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Exercices de Mathématiques sur les Entiers

Ce document contient plusieurs exercices sur les nombres entiers naturels. Il présente des démonstrations par récurrence et des propriétés sur des sommes et produits d'entiers.
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Licence FONDNATEXP, UE Maths 305 CORRIGÉ

Les entiers naturels (c)

Exercice c.1 Si n est pair (c’est-à-dire qu’il existe un entier k tel que n = 2k) alors n2 est pair donc n2 + n
est pair.
Si n est impair (c’est-à-dire qu’il existe un entier k tel que n = 2k + 1) alors n2 est impair (car n2 =
2(2k 2 + 2k) + 1) donc n2 + n est pair.
Donc, pour tout n ∈ N, n2 + n est pair.
On peut aussi facilement démontrer le résultat par récurrence.

Exercice c.3 On calcule les premières valeurs de n! et 3n jusqu’à se faire une idée de leur comportement :

n 0 1 2 3 4 5 6 7
n! 1 1 2 6 24 120 720 5040
3n 1 3 9 27 81 243 729 2187

• On voit que pour 0 ≤ n ≤ 6, on a n! ≤ 3n (il n’y a égalité que pour n = 0).

• On montre par récurrence que pour tout n ≥ 7, on a 3n ≤ n!.

(1) Pour n = 7 c’est vrai comme on l’a vu dans le tableau.

(2) Supposons que, pour un entier n ≥ 7, on ait 3n ≤ n!. Alors, en multipliant terme à terme cette
inégalité avec l’inégalité 3 ≤ n + 1 (vraie puisque 7 ≤ n), on a

3n+1 ≤ n! × (n + 1) = (n + 1)!

Donc la propriété est vraie au cran n + 1.

Par le principe de récurrence, la propriété est vraie pour tout n ≥ 7.

Exercice c.4 On a : 2 heures 47 = 167 minutes. Or, 167 = 5 × 29 + 22 donc je peux téléphoner 5 fois à
Lucie et il me restera 22 minutes.
Si j’appelle a fois Lucie et b fois Hugo, je dépense 7a + 29b minutes. De 29a + 7b ≤ 167 on déduit que
0 ≤ a ≤ 5. Le maximum de minutes est dépensé lorsque
(1) a = 0 et b = 23, soit 7 × 23 = 161
(4) a = 3 et b = 11, soit 164 minutes.
minutes.
(5) a = 4 et b = 7, soit 165 minutes.
(2) a = 1 et b = 19, soit 162 minutes.
(6) a = 5 et b = 3, soit 166 minutes.
(3) a = 2 et b = 15, soit 163 minutes.
Donc en combinant des coups de fil à Lucie et Hugo, je peux téléphoner au maximum 166 minutes.

Exercice c.5 Soit k le plus grand entier tel que 3k ≤ n. (C’est le quotient de la division euclidienne de n
par 3). On a donc trois possibilités : n = 3k, n = 3k + 1, ou n = 3k + 2. Selon le cas, on a

(1) n3 − n = 9k 2 − 3k = 3(3k 2 − k),


(2) n3 − n = (3k + 1)3 − (3k + 1) = (27k 3 + 27k 2 + 9k + 1) − (3k + 1) = 3(9k 3 + 9k 2 + 2k),
(3) n3 − n = (3k + 2)3 − (3k + 2) = (27k 3 + 54k 2 + 36k + 8) − (3k + 2) = 3(9k 3 + 18k 2 + 11k + 2)

donc pour tout n ∈ N, n3 − n est multiple de 3.


On peut aussi démontrer la propriété par récurrence :
(1) pour n = 0 c’est clair.
(2) Supposons que, pour un entier n ≥ 0, n3 − n soit multiple de 3. Alors,

(n + 1)3 − (n + 1) = (n3 + 3n2 + 3n + 1) − (n + 1) = (n3 − n) + 3(n2 + n)

Utilisant l’hypothèse de récurrence, on ajoute 3(n2 + n) à n3 − n qui est multiple de 3, donc (n + 1)3 − (n + 1)
est multiple de 3.

Par le principe de récurrence, pour tout n ∈ N, n3 − n est multiple de 3.

Exercice c.6 (a) Il semble sur ces trois exemples que pour tout n ≥ 0, on a : 100n(n + 1) + 25 = (10n + 5)2 .
(b) Pour n = 9 cela donne : 9025 = 952 et pour n = 10 cela donne : 11000 + 25 = 1052 . C’est correct dans
les deux cas.
(c) En utilisant l’identité remarquable (a + b)2 = a2 + 2ab + b2 on obtient (10n + 5)2 = 100n2 + 100n + 25 =
100n(n + 1) + 25.

Exercice c.7 L’énoncé est faux, en effet pour m = n = p = 0 et q = 1 il donne : 0 ≤ −1.

Exercice c.8 Pour calculer S = 1 + 2 + · · · + (n − 1) + n on peut remarquer que S = n + (n − 1) + · · · + 2 + 1


et donc S + S égale
1 +2 + . . . +(n − 1) +n
+n +(n − 1) + . . . +2 +1
(n + 1) +(n + 1) + . . . +(n + 1) +(n + 1)
n(n+1)
et on compte n termes égaux à n + 1. Donc 2S = n(n + 1) et S = 2 .
Passons à l’autre somme.
Si a = 1 on a am + · · · + an = n − m + 1 c’est-à-dire le nombre de termes (égaux à 1).
n−m+1 n+1 −am
Si a 6= 1, on a am + · · · + an = am (1 + · · · + an−m ) = am a a−1 −1 = a a−1 .

Exercice c.9 Pour les premiers entiers on trouve : si n = 1, 2 régions délimitées. Si n = 2, 4 régions. Si
n = 3, 7 régions. Si n = 4, 11 régions.
En continuant à ajouter des droites pour couper le plan en régions, on voit qu’il se passe la chose suivante.
Ayant coupé le plan par n droites, on a un certain nombre de régions, disons Rn . Lorsqu’on dessine une
n + 1-ème droite, pour que toutes soient « en position générale » il faut que la droite ne soit parallèle à
aucune des précédentes, et ne passe par aucune intersection de 2 droites. En d’autres termes, la droite va
couper (une seule fois !) chacune des n droites déjà tracées, et ce faisant elle quitte une région en la divisant
en 2. À la dernière droite croisée, elle coupe encore une région en 2. Au total elle a coupé n + 1 régions en
2, c’est-à-dire qu’elle en a créé n + 1. Donc : Rn+1 = Rn + n + 1. Donc,
n(n + 1)
Rn = Rn−1 + n = Rn−2 + n + (n − 1) = · · · = n + (n − 1) + · · · + 2 + R1 = +1
2
Exercice c.10 Montrons que (i) implique (ii). Il suffit de montrer que si une partie A ⊂ N n’a pas de
plus petit élément, alors elle est vide. Puisqu’on suppose (i) on peut démontrer cela par récurrence : on va
montrer pour tout n ≥ 0, la propriété P (n) : « pour tout i ≤ n, i 6∈ A ». Pour n = 0 c’est vrai, car si 0 ∈ A
c’est son plus petit élément de toute évidence. Supposons P (n) vraie, alors il suffit de montrer que n + 1 6∈ A
pour avoir P (n + 1). Or cela est clair, car sinon n + 1 serait le plus petit élément de A.
Montrons maintenant que (ii) implique (i). On se donne une propriété P (n) vraie pour n = 0 et héréditaire
et il s’agit de montrer que P est vraie pour tous les entiers n ≥ 0. On considère l’ensemble des entiers tels
que P n’est pas vraie :
A := { n ∈ N , P (n) n’est pas vraie }
Si A est non vide alors elle a un plus petit élément m d’après (ii). Cela veut dire que P (m) n’est pas vraie
(en particulier m ≥ 1 puisque P (0) est vraie) et P (m − 1) n’est pas vraie. Or, ceci contredit le fait que P
est héréditaire. Donc A est vide, c’est-à-dire, P est vraie pour tous les entiers n ≥ 0.

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