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Introduction à la Cryogénie et ses Applications

Ce document décrit les principes de base de la cryogénie et présente plusieurs cycles cryogéniques utilisés pour la liquéfaction des gaz, notamment le méthane. Il introduit les notions de cryogénie, présente les principaux cryofluides et leurs domaines d'application, et décrit en détail les cycles de base et de Linde pour la liquéfaction du méthane.

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Introduction à la Cryogénie et ses Applications

Ce document décrit les principes de base de la cryogénie et présente plusieurs cycles cryogéniques utilisés pour la liquéfaction des gaz, notamment le méthane. Il introduit les notions de cryogénie, présente les principaux cryofluides et leurs domaines d'application, et décrit en détail les cycles de base et de Linde pour la liquéfaction du méthane.

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République Algérienne Démocratique et Populaire

‫وزارة التعليم العالي والبحث العلمي‬


Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
‫جامعة الجياللي بونعامة خميس مليانة‬
Université Djilali BOUNAAMA de Khemis Miliana
Faculté des Sciences et de la Technologie
Département de Technologie

Module : cryogénie

Spécialité : énergétiques , Niveau : MASTER 2

Présenteé par :
-Hafsaoui Fatima zohra
Chapitre I : généralité sur la cryogénie

I.1 Introduction et historique :


La cryogénie, science et technologie des températures inférieures à 120 K (-153 oc), a
entamé son deuxième siècle d'existence. Elle est le résultat d'une conjonction historique du progrès
scientifique (déploiement progressif de la thermodynamique au cours du XIXe siècle, de la théorie
macroscopique de l'énergie de J. Joule et S. Carnot, à la mécanique statistique des particules
microscopiques de L Boltzmann et J.W. Gibbs) et du progrès technologique (poursuite de la
liquéfaction des gaz atmosphériques jusque l’est considérés comme « non condensables », faisant
appel à l'ingéniosité des ingénieurs et des physiciens pour étudier les propriétés des substances
chimiques pures et de leurs mélanges, les appareils de compression,
l'écoulement et les transferts de chaleur des fluides, et les techniques d'isolation thermique). La
première liquéfaction de l'air [L. Cailletet et R. Pictet, 1877] et la première séparation de l'oxygène et
de l’azote [K. Olszewski et S. Wroblewski, 1883] furent rapidement suivies par la liquéfaction de
l'hydrogène, rendue possible par l'invention d'un réservoir isolé sous vide avec écran de rayonnement
[J. Dewar, 1898]. ce bref historique n'a pour but que de montrer comment la cryogénie, du début et
tout au long du XXe siècle, a été associée aux progrès de la science et de la technologie. Ceci est vrai
aujourd'hui encore, grâce à des caractéristiques uniques, présentées ci après [1]

]1[ Philippe Lebrun, 2003, La cryogénie clé de la science et de la technologie avancées,


Bulletin de l’institut international du froid, volume IXXXIII
I.2 Domaine de la cryogénie :

La cryogénie est produire, maintenir, utiliser les basses Température. Le domaine de


température est comme suit (figure I.2) :

0K (-273°C) < température cryogénique< 120K (-150°C) [2]

]2[ [Link], 2001 , Fusion [Link] 58 – 59 301

figure I.1 Domaines des températures cryogéniques

[Link] de recherche :

Mesures à très basse (température matériau,,


physique du solide)
Développement instrumentation SQUID
Accélérateurs et physique des particules
(Aimants, cavités, détecteurs)
Fusion nucléaire contrôlée
Confinement magnétique
Astrophysique
Capteurs d’observation à terre et spatial…

I.2.2. Domaines industriels [ 9] :

Electronique :(détecteur, composants …)


Electrotechnique : (stockage, transport,
alternateurs, limiteur,…)
Transport
Liquéfaction et réfrigération :( Stockage
des fluides)
Isolation
Spatial : Propulseur (carburant et
moteur)
Médical :(IRM, Cryochirurgie,
cryoconservation

]9[Perinić, G. Vandoni, T. Niinikoski, 1981, Introduction to Cryogenic Engineering, 5.


9.12.2005G. CERN, ISO 3525/1-3, Vacuum Technology: Vocabulary International
Organization for Standardization, Geneva, Switzerland.
[Link] fluide cryogénique (cryogène ou cryo fluide) est un fluide classique dont les
caractéristiques sont les suivantes :

Variations brutales de la plupart des propriétés physiques.


Conditions d’équilibre entre les différentes phases.

I.2 Diagramme des phases

Il se présente sous forme de deux phases liquide et gaz (en général, bien séparés sous
l’effet de la pesanteur) et où les deux phases coexistent sans évoluer en quantité (il y a
à tout moment autant de molécules de gaz qui se condensent que de molécules de
liquide qui s’évaporent) .
Un apport de chaleur au liquide en équilibre avec sa vapeur provoque son ébullition
sans augmenter sa température (les vapeurs générées doivent être évacuées pour ne
pas modifier la pression). Le liquide s’épuise par évaporation.
Si un apport ponctuel de chaleur est réalisé sans laisser les vapeurs s’échapper, la
pression et la température augmentent en suivant la courbe d’équilibre de phase. Ceci
peut aussi être réalisé en comprimant mécaniquement le gaz au dessus du liquide.
Si l’on refroidit le bain (extraction de chaleur sur un volume fermé par un échangeur
"froid"), on observera une condensation du gaz vers le bain et donc pour un système
fermé une diminution de la pression. De même, si l’on diminue par pompage du gaz la
pression sur le bain, on provoque son ébullition en même temps qu’une diminution de
sa température.

Toutes ces variations de température et de pression suivent la courbe d’équilibre gaz-


liquide jusqu’aux limites que sont d’un côté le point critique (pressurisation du bain) et de
l’autre le point triple (pompage du bain) ] 9[

I.4Principaux cryofluides :

Figure I.3. Principaux cryofluides et leur utilisation]9[.


Figure I.4 Applications des basses températures

I.5 . Liquéfaction des gaz]4[.

La liquéfaction est un changement d'état qui fait passer un corps de l'état gazeux à l'état
liquide. Elle est la transformation inverse de la vaporisation. Bien qu'incorrect selon la
terminologie de la thermodynamique, le terme condensation (liquide) est couramment
utilisé à la place. Elle peut se produire par compression ou refroidissement d'un gaz. La
première industrialisation du procédé est due à Carl von Linde.

La liquéfaction des gaz a lieu :


pour réduire leur volume et donc mieux les stocker et les transporter ;
pour les utiliser dans les différents domaines de la cryogénie.

I.6 Conclusion :

La liquéfaction des gaz a ouvert plusieurs portes vers de nouvelles technologies aaves ses
cycles cryogénique .
Chapitre II : les cycles cryogénique

II.1 Introduction :

On parle de cryogénie pour désigner les procédés de réfrigération à très basse


température (typiquement inférieure à 125 K), et les distinguer des cycles de
réfrigération ordinaires. Bon nombre de ces procédés concernent la liquéfaction
des gaz dits permanents, comme l'air, le gaz naturel, l'hydrogène ou l'hélium.

La cryogénie est donc le domaine de l'ingénierie qui s'intéresse aux systèmes


fonctionnant à très basse température, ce qui pose des problèmes particuliers,
notamment en termes de fluides et de matériaux.

Les cycles de réfrigération et de liquéfaction cryogéniques mettent en jeu des


combinaisons de compressions paraisothermes, de refroidissements, de
régénérations thermiques et de détentes isenthalpiques ou adiabatiques des
fluides.

On peut distinguer quatre grandes familles de procédés thermodynamiques


cryogéniques :

 les procédés à détente isenthalpique de Joule-Thomson


 les cycles inverses de Brayton à détente isentropique
 les procédés mixtes associant une détente isenthalpique et une détente
isentropique (cycle de Claude)
 les cascades classiques ou intégrées

II.2 Cycle de base de liquéfaction du méthane :

our liquéfier du gaz naturel, on comprime à 100 bars du méthane pris à 1 bar et
280 K, puis on le refroidit jusqu'à 210K (on suppose dans cet exemple que l'on
dispose d'un cycle de réfrigération permettant de le faire).
a compression est supposée isentropique, mais le rapport de compression très
élevé nécessite le recours à plusieurs compresseurs (3 dans cet exemple) avec
refroidissement intermédiaire à 280 K. Les pressions intermédiaires sont égales à
5 et 25 bars.

Le gaz refroidi à 210 K est détendu isenthalpiquement de 100 bars à 1 bar, et ses
phases liquide et gazeuse séparées. Comme le montre le schéma de l'installation
de la figure ci-dessous, le méthane entre dans la partie supérieure gauche, et les
fractions liquide et gazeuse sortent en bas à droite.

Figure II.1 Cycle de liquéfaction simple


Avec le paramétrage retenu, le synoptique de l'installation est donné ci-dessous.
Figure II.2 Synoptique de l'installation

le travail de compression nécessaire par kilogramme de méthane aspiré est de


798,5 kJ, et 0,179 kg de méthane liquide sont produits, ce qui correspond à un
travail de 4,46 MJ par kilogramme de méthane liquéfié.

II.3 Cycle de Linde :


Dans un cycle de Linde (voir ci-dessous), on améliore le cycle précédent
sur deux points :

 on recycle le méthane gazeux après détente isenthalpique


 on introduit un échangeur de chaleur entre ce méthane gazeux et le
méthane sortant du refroidisseur, afin de refroidir le gaz comprimé non plus à 210
K mais à 191 K.
Figure II.3 cycle de Linde

Pour ces nouvelles conditions le travail de compression par kilogramme de


méthane liquéfié devient égal à 1,91 MJ, soit simplement 43 % du précédent.

Figure II.4 Synoptique du cycle de Linde


Le calcule de ce cycle demande quelques précautions, compte tenu de la
sensibilité de l'équilibre de l'échangeur aux variations de débit imposées par le
séparateur.

Le gain de performance provient essentiellement de la baisse de la température


en entrée de détendeur, qui réduit le titre de sortie et augmente donc le débit de
la phase liquide. Par ailleurs, la baisse de la température en entrée du premier
compresseur permet de réduire le travail de compression, mais cet effet est
moins important que le premier.

II.4 tracé dans les diagrammes thermodynamiques :

Figure II.5 Diagramme (h.p) methane

Cycle de Linde en rouge, et cycle de base en noir, dans le diagramme (h, log(P))
Figure II.6 cycle entropique (T.S) methane

II.5 Cycle de Linde pour la liquéfaction de l’azote :

Pour liquéfier de l’air, (nous prendrons ici de l’azote pur), on comprime à 200 bars
de l’azote pris à 1 bar et 280 K (compression refroidie le portant à 50 °C), puis on
le refroidit jusqu’à 280K.

L’azote est alors refroidi dans un échangeur avec la partie non liquéfiée, ce qui lui
permet d’atteindre une température d’environ -110 °C. Il est ensuite détendu de
manière insenthalpique jusqu’à 1 bar, ce qui permet d’en liquéfier environ 8 %.

La fraction liquide est extraite, et le reste, sous forme de vapeur saturée, est
recyclée dans le régénérateur puis mélangé avec l’azote atmosphérique à 280 K,
ce qui ferme le cycle. La performance de cette machine est faible, de l’ordre de
1,8 l/kWh, mais le cycle peut être modélisé sans difficulté dans Thermoptim
Figure II.7  Synoptique du cycle de Linde pour l’azote

l y a moyen de l’améliorer avec un cycle à double détente, mais son paramétrage est beaucoup
plus difficile à obtenir, car des instabilités peuvent apparaître au niveau des débits, du fait du rôle
joué par les séparateurs de phase (figure II.8)
Figure II.8 Synoptique du cycle de Linde à deux étages

II.6 CYCLES DE BRAYTON INVERSE :

Le cycle de Brayton inverse a été présenté une fiche thématique, à laquelle nous


vous recommandons de vous référer pour plus de précisions.

Ce cycle peut être utilisé pour des applications cryogéniques. A titre d'exemple, la
figure ci-dessous montre le synoptique obtenu en s'inspirant de l'exemple 3.2.1
de B. Petit, relatif à une installation destinée à produire du froid en dessous de 20
K pour réfrigérer une chambre à bulles à hydrogène liquide.

Dans ce cycle, l'hélium est comprimé à 20 bars, puis refroidi à 30 °C, avant d'être
divisé en deux flux qui sont détendus en parallèle, le flux principal suivant un
cycle de Brayton inverse classique, tandis que le secondaire contribue au
refroidissement du débit total.
Notez que, dans cet exemple, il faut forcer à la main la température du point 12
bis, égale à celle du point 12, du fait de la nécessité de changer de corps, la
vapeur helium n'étant définie dans Thermoptim que pour T < 200 K.

Figure II.9 Synoptique du cycle de Brayton inverse à hélium

II.7CYCLE DE CLAUDE :

Le cycle de Linde utilise une détente isenthalpique qui présente deux inconvénients :
d'une part le travail de détente est perdu, et d'autre part le refroidissement ne peut être
obtenu que si l'état thermodynamique du fluide est tel que la détente de Joule-Thomson
conduit à un abaissement de la température.

Claude a quant à lui proposé un cycle qui met en jeu une turbine et un détendeur et
présente la particularité que l'installation fonctionne avec un seul fluide comprimé à un
seul niveau de pression, comme le montre (figure II.10). Le cycle de Claude a été utilisé
dans de nombreuses installations de liquéfaction de l'air.
Figure II.10 Schéma du cycle de Claude

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