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Pharm1an Physique23-Optique

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Thèmes abordés

  • Rayons principaux,
  • Lois de Snell-Descartes,
  • Lame à faces parallèles,
  • Distance focale,
  • Correction des amétropies,
  • Hypermétropie,
  • Image réelle,
  • Presbytie,
  • Prisme,
  • Méthodes objectives
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Pharm1an Physique23-Optique

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Thèmes abordés

  • Rayons principaux,
  • Lois de Snell-Descartes,
  • Lame à faces parallèles,
  • Distance focale,
  • Correction des amétropies,
  • Hypermétropie,
  • Image réelle,
  • Presbytie,
  • Prisme,
  • Méthodes objectives

OPTIQUE

Dr A. BOUTEFNOUCHET

Département de Médecine Faculté de Médecine Université Badji Mokhtar Annaba

0.1. Principe de l’optique géométrique 0.1.4. Lois de Snell-Descartes


Lorsqu’un rayon lumineux passe d’un milieu transparent,
0.1.1. Prinicipe de Fermat
d’indice de réfraction n1 , vers un autre milieu transparent
Pour aller d’un point à un autre la lumière prend le d’indice de réfraction n2 6= n1 , il subit une déviation :
chemin qui correspond au temps de parcours minimum. C’est le phénomène de réfraction.
De ce fait le chemin optique est stationnaire.
A N
0.1.2. Propagation rectiligne de la lumière
I : Point d’incide
i Milieu (1) : n1
On optique géométrique on admet que la lumière se N’IN: Normal à (Σ) en I
propage en lignes droites. Le trajet rectiligne de
la lumière s’appelle rayon lumineux. L’ensemble de I (AI, IN) : Plan d’incidence
quelques rayons lumineux, provenant d’une même source (Σ)
lumineuse ou se dirigeant vers un même point, s’appelle Milieu (2) : n2 i = NIA : angle d’incidence
pinceau lumineux. Le faisceau lumineux est un en- r r = N’IB : angle de réfraction
semble plus large. N‘ B

0.1.3. Comportement d’un rayon lumineux sur La réfraction se fait selon les deux lois de Snell-
un dioptre Descartes

Dioptre : On appelle dioptre un ensemble com-


1ere loi: Le rayon réfracté IB se trouve dans le même
posé de deux milieux transparents homogènes et
plan que le plan d’incidence (AI, IN)
isotropes d’indices de di¤raction di¤érents séparés par
un surface( ). 2eme Loi : Il existe un rapport constant entre les
sinus des angles d’incidence et de réfraction
sin i n2
= =)
sin r n1
n1 sin i = n2 sin r
Incidence
Réflexion Si le milieu (1) est le vide alors n1 = 1

Milieu (1) : n1 sin i n2


= = n2 indice absolu du milieu (2)
sin r 1
Diffusion
0.1.5. Système optique
(Σ)
Un système optique est un ensemble de milieux transpar-
Milieu (2) : n2
ents séparés par des surfaces polies. La lumière y subit
des réfractions et/ou des ré‡exions. On distingue deux
Réfraction classes de systèmes optiques :

Les systèmes dioptriques : formés uniquement de


dioptres et la lumière les traverse de bout en bout
Lorsque la lumière arrive au niveau d’un dioptre on Les systèmes catadioptriques : serie de réfractions
observe trois (03) phénomènes : et de ré‡exions
- Di¤uacsion (negligeable)
0.1.6. Image d’un point lumineux - Stigmatisme
- Ré‡exion
Considéront un point lumineux A envoyant ses rayons
- Réfraction, sur un système optique quelconque (S). Si tous les rayons
sortant de (S) passent (convergent) par un seul point A’
Ces trois phénomènes peuvent se produire simultané- on dira qu’il y a stigmatisme. Le point A’ représentera
ment mais généralement l’un d’eux prédomine. l’image rigoureusement stigmate de A (point objet)
miroir plan est un système optique rigoureusement stig-
Système Optique mate. En réalité c’est le seul système optique qui soit
Rigoureusement stigmate rigoureusement stigmate.
(S)
Système En regle générale l’image donnée par un miroir plan est
optique toujours de nature opposée à celle de l’objet de sorte que
A A’
si l’objet est réel son image et virtuelle et inversement.
point objet point image

Image d’un objet étendu: L’image A0 B 0 d’un ob-


jet étendu AB est son symétrique par rapport au miroir
Par application du principe du retour inverse en pla- plan. Ce dernier constitue donc un plan de symétrie en-
cant le point lumineux en A’, les rayons sortant de tre l’objet et son image.
(S) passent automatiquement par A. Ce point (A) sera
l’image rigoureusement stigmate de A’.
A est le conjugué de A’ par rapport à (S) et inverse- B A
ment. Le système optique (S) est rigoureusement stig-
mate pour le couple A et A’.

0.2. Eléments de l’optique géométrique


0.2.1. Miroir plan
Un miroir plan est une surface plane tôtalement
ré‡ichissante. La ré‡exion des rayons lumineux se fait
selon les lois de ré‡exion.

Lois de ré‡exion:
B’
1ere loi : Les rayons incident et ré‡ichi sont dans le A’
plan d’incidence

2eme loi : L’angle de ré‡exion est égal à l’angle 0.2.2. Miroir Sphérique
d’incidence La surface re‡échissante est sphérique.
^{ = r^
Convention de signes : Dans cette convention on
suppose que :
Image d’un point ponctuel: l’axe optique du miroir sphérique est orienté positive-
ment selon le sens de propagation de la lumière.
Tous les rayons issus du point A semblent provenir du Le sommet S du miroir sphérique est l’origine des
point A0 qui est le symétrique de A par rapport au plan espaces
du miroir. Quelque soit le point d’incidence I les
triangles HAI et HA0 I sont identiques : On aura
toujours :

HA = HA0 8I I

i
A i
N h
Rayon
incident
r
i Rayon
réfléchi H O C I F H S

Plan (-) : Réel Plan (+) : Virtuel


I
A’

A0 est l’image de A. Elle est virtuelle car elle est com- Le plan objet et le plan image se trouvent dans le même
posée de rayons …ctifs. Cette image est unique donc elle coté celui du plan d’incidence : Plan (-) par rapport à
est l’mage rigoureusement stigmate de A et de ce fait, le l’origine S
Dans le cas de l’approximation de Gauss ( incidence à Approximation de Gauss : Dans l’approximation
faibles angles), on peut ecrire : de Gauss on suppose que l’incidence se fait à trés faibles
angles (proche de la normale au dioptre)
SO t HO = p : distance Objet
SI t HI = q : distance Image tan i t sin i et tan r t sin r =)
SC t HC = R : distance au centre du dioptre
tan i sin i n2
HA0 = HA = HA = HA
tan r sin r n1
On peut aussi estimer que :
h
tan t sin t = A faible incidence on aura donc :
p
h n2
tan t sin t = HA0 = HA 8i
q n1
h C’est la loi du dioptre plan
tan t sin t =
R
Dans ce cas tous les rayons issus de A donnent une seule
On a aussi : = +i et = +i =) image A’selon la loi du dioptre plan.
i = = =) + = 2
L’image A’est de nature di¤érente de celle de l’objet.
h h h Elle est virtuelle si l’objet est réel et inversement.
+ =
p q R
On obtient ainsi la loi de conjugaison L’une des conséquence de cette loi des dioptres est :
du miroir sphérique en simpli…ant par h Lorsqu’un mileu (m) d’épaisseur réel e est observé à tra-
1 1 2 vers un milieu extérieur, d’indice de réfrction di¤érent
+ = next 6= nm , son épaisseur devient un "épaisseur ap-
p q R 0
parent" (e ) de valeur :
0.2.3. Dioptre plan
0 next
e = e:
A’ nm

A Réfraction limite : Situation rencontrée lorsque


i l’indice de réfraction du milieu incident (n1 ) est inférieur
r
à celui du milieu refrigent (n2 )
(n1)
H I
1
(n2)
r
2
i2 i1 n1
3

On appelle dioptre plan un dioptre dont la surface de n2


séparation entre les deux milieux transparents est plane r1

HI
9 r2
tan i = HA =
) HI = HA tan i = HA0 tan r ) rL 3'
HI ; 2'
tan r = HA0 1'
tan i sin i cos r
HA0 = HA = HA
tan r sin r cos i
n2 cos r Re‡éxion totale : Situation rencontrée lorsque
HA0 = HA
n1 cos i l’indice de réfraction du milieu incident (n1 ) est supérieur
à celui du milieu refrigent (n2 ) : n1 n2 : Dans ce cas
La position de l’image A0 dépend de l’incidence i.
Chaque rayon issu de l’objet A donne une image A0 dif- i r et pour une valeur limite i = iL on a : r = :
2
férente de ceux données par les autres rayons. Par con- Si l’angle d’incidence i dépasse la valeur de iL (i iL )
séquent, on aura pour un objet une in…nité d’images et on aura une re‡exion totale et le dioptre se comportera
de ce fait le dioptre plan n’est pas un système stigmate. comme un miroir.
Deux situations se présentent :
Si next nL =) d O : Il y a rapprochement de
l’image vers la face incidente.
Si next nL =) d O : Il y a éloignement de
l’image de la face d’incidence.
0.2.5. Prisme
Le prisme est un système optique composé d’un milieu
trasparent homogène et isotrope limité par deux surfaces
planes formant un angle A (angle du prisme) di¤érent
de 0 et . L’angle A du prisme se trouve entre ses faces
incidente et émergente est sa valeur est toujours positive.

Le prisme
0.2.4. Lame à faces parallèles i : angle d’incidence
r : angle de réfraction
Une lame à faces parallèles est un système optique com- r’: angle de la 2eme incidence
posé d’un milieu trasparent homogène et isotrope limité A i : angle émergence
par deux surfaces planes parallèles. A : angle du prisme
np
next
A Lame à faces parallèles D
i : angle d’incidence i
d next r i’
A’ r : angle de réfraction r’
r’: angle de la 2eme incidence
i i : angle émergence Face d’incidence Face d’émergence
H I

nL Les formules du prisme: Pour le prisme on établie


e r r’
les quatre (04) formules suivantes :
I’
Face d’incidence : next sin i = np sin r
next
i’ Face d’émergence : np sin r0 = next sin i0
Angle du prisme : A = r + r0
Déviation : D = i + i0 (r + r0 ) = i + i0 A
O
Conditions d’émergence : Dans certains cas un rayon
Au niveau de la face d’incidence : lumineux peut subir une ré‡exion totale sur la face
d’émergence du prisme et de ce fait il ne peut pas sortir
next sin i = nL sin r du prisme. L’émergence du prisme se fait sous des con-
ditions liées en premier lieu à l’angle du prisme A et en
Au niveau de la face d’émergence : second lieu à l’angle d’incidence i. En e¤et pour avoir
émergence il faut que :
nL sin r0 = next sin i0
r0 6 = angle critique
les angles intérieurs r et r0 étant egaux il vient :
comme r 6 et A = r + r0 =)
i = i0 =) A 6 2: : 1ere condition d’émergence
rayon incident AI == rayon émergent I 0 O
Cette première condition (A 6 2: ) est nécessaire mais
pas su¢ sante pour avoir émergence du prisme. En e¤et,
La lame à faces parallèles ne dévié pas les rayons inci-
si cette condition est véri…ée il faut aussi s’assurer que :
dents D = 0: Cependant l’image se deplace par rapport
à l’objet d’une distance AA0 = d: On démontre que se r0 6 =)
deplacement d est donné par la relation suivante :
r > (A ) =)
next 1 np
d = e(1 ) i > sin [ : sin(A )] : 2eme condition
nL next
Si la lame se trouve dans l’air (next = 1): d’émergence

1 Déviation minimale : La déviation D dépend unique-


d = e(1 ) ment de l’incidence i. Elle devient minimale D = Dm
nL
lorsque les angles d’incidence et de réfraction sont égaux 0.2.6. Dioptre sphérique
A
i = i0 . Dans ce cas r = r0 = est : Le dioptre est dit sphérique lorsque sa surface de réfrac-
2
tion est de forme sphérique.
Dm = 2i A
Convention de signes : Dans cette convention on
suppose que :
D = D(i) l’axe optique du dioptre sphérique est orienté posi-
D Max tivement selon le sens de propagation de la lumière.
Le sommet S du dioptre sphérique est l’origine des
espaces

Dm
(i)
0° i=i‘ 90°

En pratique lorsqu’un prisme est placé en position de


déviation minimale on peut déterminer son indice de
réfraction n.
Dm A > 9
i= >
>
2 >
> Dm + A
>
= sin( )
sin i 2
A =) n = =
r= >
> sin r A Dans le cas de l’approximation de Gauss ( incidence à
2 >
> sin
>
> 2 faibles angles), on peut ecrire :
;
sin i = n sin r
SO t HO = p : distance Objet
Décomposition de la lumière par le prisme : SI t HI = q : distance Image
L’indice de refraction n d’un milieu transparent varie en
SC t HC = R : distance au centre du dioptre
fonction de la longueur d’onde n = n( ):de la lumière
qui le traverse. Cette variation est donnée par la On peut aussi estimer que :
formule de Cauchy :
h
B tan t sin t =
n( ) = A+ 2 p
h
avec A et B des constantes tan t sin t =
q
h
A tan t sin t =
Phénomène de dispersion R
On a aussi : i= + et r= =)
n (λ )
λR
i Rougen1 ( + ) = n2 ( ) =)
Lumière blanche λV n1 + n2 = (n1 n2 ) =)
(polychromatique)
h h h
Violetn1 + n2 = (n1 n2 )
Face d’incidence Face d’émergence p q R

Ce qui donne …nalement la loi de Descartes pour les diop-


Dans le cas du prisme, si la lumière incidente est
tres sphériques :
polychromatique (composée de plusieures couleurs),
chaque rayon monochromatique, appartenant à cette n1 n2 (n1 n2 )
lumière, sera réfracté selon la valeur de sa longueur =
p q R
d’onde d’aprés la relation :
Cette relation s’appelle aussi la formule de conjugaison
sin i = n( ) sin r( ) des dioptres sphériques.
. De ce fait l’angle de réfraction sera dépendant de la Dans cette relation les positions de p; q et R doivent
longueur d’onde r = r( ) et par conséquent la lumière être considérer en valeurs algébriques selon la convention
polychromatique se décompose : C’est le phénomène de des signes. Ce qui donne :
dispersion. Objet dans le plan objet : p < 0 (Objet réel)
Objet dans le plan image : p > 0 (Objet virtuel) Discussion : Considérons un dioptre sphérique convexe
(R > 0):Deux cas se présentent :
Image dans le plan image : q > 0 (Image réelle)
1er cas : n1 < n2
Image dans le plan objet : q < 0 (Objet virtuelle)
n2
Centre dans le plan objet : R < 0 (dioptre concave) fi = R > 0 =) Fi dans le plan image
(n2 n1 )
Centre dans le plan image : R > 0 (Dioptre convexe) n1
fo = R < 0 =) Fo dans le plan objet
Point focal objet Fo : Tout rayon issu du point focal (n1 n2 )
objet Fo a la particularité de se réfracter parallélement à Ce dioptre est convergent
l’axe optique du dioptre sphérique. Par conséquent tout
objet placé en Fo aura une image à l’in…ni d’où : 2eme cas : n1 > n2
n2
SFo = fo = p () q ! 1 =) fi = R < 0 =) Fi dans le plan objet
(n2 n1 )
n1 n2 (n1 n2 ) n1
= =) fo = R > 0 =) Fo dans le plan image
fo 1 R (n1 n2 )
n1 Ce dioptre est divergent
fo = R
(n1 n2 )
Pour le dioptre sphérique concave (R < 0) la situation
Point focal image Fi : Tout rayon incident parallèle à est renversée :
l’axe optique du dioptre sphérique se réfracter en passant
par le point focal image Fi . Par conséquent tout objet 1er cas : n1 < n2 : dioptre divergent
placé à l’in…ni aura une image placée en Fi : 2 eme
cas : n1 > n2 : dioptre convergent
SFi = fi = q () p ! 1 =)
0.2.7. Lentilles minces
n1 n2 (n1 n2 )
= =) Une lentille mince est un système optique constitué par
1 fi R
n2 un milieu transparent, homogène et isotrope, limité par
fi = R deux surfaces sphériques, ou, une surface sphérique et
(n2 n1 )
un plan, dont les sommets sont très rapprochés. A partir
D’aprés les relations donnant les distances focales fo et de cette dé…nition on détermine les di¤érents types de
fi , on remarque que les points Fo et Fi ne se placent lentilles minces. Convention de signes : Dans cette
jamais dans le même plan. convention on suppose que :
Rayons principaux : Pour déterminer, par constru- l’axe optique de la lentille est orienté positivement
cution géométrique, l’image A0 B 0 donnée par un diop- selon le sens de propagation de la lumière.
tre sphérique d’un objet AB, on utilise trois (03) rayons Le centre O de la lentille est l’origine des espaces.La
principaux. Ces rayons qui partent de l’extrimité B de lentille peut être considérée comme l’association de deux
l’objet sont : dioptres sphériques:
Incidence : B Réfraction : B 0 Le premier (n1 =n2 ) de sommet S1 de rayon R1
0
1:rayon == à l’axe optique 1 :passe par Fi Le second (n2 =n1 ) de sommet S2 de rayon R2
2:rayon ? au dioptre 20 :passe par C (non dévié)
L’image A0 de A est obtenue aprés une double réfrac-
3:rayon qui passe par Fo 30 :== à l’axe optique
tion:
Grandissement latéral L : Il représente le rapport
0
entre la hauteur de l’image sur celle de l’objet. On A ! dioptre(n1 =n2 ) ! A1 ! dioptre(n2 =n1 ) ! A
démontre que ce rapport est donné par la relation
suivante: Les sommet S1 et S2 étant très rapprochés on peut
0 0
donc les confondre avec O: On aura en considérant
AB n1 q l’approximation de Gauss :
L = =
AB n2 p
> 0 : Image droite n1 n2 (n1 n2 )
L 1er dioptre : =
p q1 R1
L < 0 : Image gauche ou renversée
n2 n1 (n2 n1 )
2eme dioptre : =
Puissance du dioptre sphérique D : Elle représente p2 q R2
la force de convergence (ou de divergence) du dioptre Comme q1 = p2 :
sphérique. Elle est donnée par :
Il vient :
n2 n1 n2 n1 n1 n1 1 1
D = = = = (n1 n2 )( ) =)
fi fo R p q R1 R2
D > 0 : dioptre sphérique convergent 1 1 n2 1 1
D < 0 : dioptre sphérique divergent = (1 )( )
p q n1 R1 R2
qui représente la loi de Descartes pour les lentilles mince. Comme la lentille est l’association de deux diop-
minces. tres sphériques on peut écrire:
Dans le cas d’une lentille mince d’indice de réfraction n2 n1 n1 n2
(n) se trouvant dans l’air, cette loi s’écrit : D = D1 + D2 = + =)
R1 R2
1 1
1 1 1 1 D = (n2 n1 )( ) =)
= (1 n)( ) R1 R2
p q R1 R2 n1 n1 n1
D = = =
Point focal objet Fo : Tout rayon issu du point focal f fi fo
objet Fo a la particularité de se réfracter parallélement à D > 0 : lentille convergente
l’axe optique la lentille. Par conséquent tout objet placé D < 0 : lentille divergente
en Fo aura une image à l’in…ni d’où :
La vergence V d’une lentille correspond à sa puissance
SFo = fo = p () q ! 1 =) lorsqu’elle se trouve dans l’air :
1 1 n2 1 1
= (1 )( ) =) 1
fo 1 n1 R 1 R2 Air : D = V = : Vergence
f
1 n2 1 1
= (1 )( ) Théorème de vergence : Un ensemble de lentilles
fo n1 R 1 R2
minces accolées se comporte comme une seule lentille de
Point focal image Fi : Tout rayon incident parallèle à vergence Veq la somme algébrique des vergences de ces
l’axe optique du dioptre sphérique se réfracter en passant lentilles.
par le point focal image Fi . Par conséquent tout objet n
X
placé à l’in…ni aura une image placée en Fi : Veq = Vi
i=1
SFi = fi = q () p ! 1 =)
Veq = V1 + V2 + V3 + ::::: + Vn+1 + Vn
1 1 n2 1 1
= (1 )( ) =)
1 fi n1 R1 R2 0.3. Instruments d’optique géométrique
1 n2 1 1
= ( 1)( ) 0.3.1. L’oeil
fi n1 R1 R2
L’oeil est système optique complexe formé d’une sphère
On remarque que la distance focale f = fi = fo . On de 12mm de rayon. La cavité oculaire est entièrement
peut écrire la loi de conjugaison comme suit : transparente, elle est divisée en deux par le cristallin.
L’oeil possède quatre (04) principaux dioptre :
1 1 1
= La cornée de rayon R = 7; 8mm et d’indice n = 1; 377
p q f
L’humeur aqueuse : chambre antérieure d’indice
Cette relation s’appelle "formule du lunetier"
1; 337
Rayons principaux : Pour déterminer, par constru-
Le cristallin : lentille de structure feuilletée (R1 =
cution géométrique, l’image A0 B 0 donnée par une lentille
10mm et R2 = 6mm) et hétérogène. Son indice croît de
mince d’un objet AB, on utilise trois (03) rayons princi-
l’extérieur vers le centre et sa valeur moyenne est n =
paux. Ces rayons qui partent de l’extrimité B de l’objet
1; 42:
sont :
L’humeur vitrée : chambre postérieur composée es-
Incidence : B Réfraction : B 0
0 sentiellement d’eau et d’indice n = 1; 337
1:rayon == à l’axe optique 1 :passe par Fi
Grandissement
2:rayon passe par O 20 : n’est pas dévié 0.3.2. Oeil réduit
3:rayon qui passe par Fo 30 :== à l’axe optique On démontre que l’ensemble des dioptres de l’oeil peut
latéral L : Il représente le rapport entre la hauteur être assimilé à un dioptre sphérique unique appelé oeil
0 0
de l’image …nale A B sur celle de l’objet AB. Par réduit.
l’introduction de l’image intermédiaire de hauteur A1 B1
on peut écrire : Ses indices extrèmes sont : 1 et 1; 337
0 0 0 0
Sa puissance est de 60 dioptries avec un écart type
AB A B A1 B1 n1 q 1 n2 q de 3; 5 (pour un oeil normal emmetrope)
L = = : = :
AB A1 B1 AB n 2 p n 2 p2 A partir de ces données on détermine don rayon R est
comme q1 = p2 on aura :
q ses distances focales f i et f o
L =
p 1; 337 1
R = = +5; 6mm
L > 0 : Image droite 60
1; 337
L < 0 : Image gauche ou renversée fi = = +23mm
60
Puissance de la lentille mince D : Elle représente 1
fo = = 17mm
la force de convergence (ou de divergence) de la lentille 60
0.3.3. Condition de vision nette placée à l’in…ni est ‡oue. A…n de détreminer la posi-
tion du P R plaçant un objet en ce point (au P R), son
La condition nécessaire de vision nette est que l’image se
image se forme alors sur la rétine sans que l’oeil myope
forme sur la rétine (Fovéa sensibilité maximale). De
n’accommode (oeil myope reste au repos), il vient :
ce fait toute image se formant avant ou aprés la rétine
sera ‡oue. 1 n n
= =)
Accommodation : PR L (fi )r
1 n n
L’oeil ne peut pas voir en même temps les objets = < 0 =)
PR L (fi )r
éloignés et les objets rapprochés.
PR < 0
Dans le cas d’un oeil normal au repos seuls les ob-
jets placés à l’in…ni (au delas de 5m) donnent des images Le P R se trouve donc à une distance …nie dans le plan
nettes. Les objets rapprochés forment leurs images der- objet: Il est réel.
rière la rétine (images ‡oues). L’accommodation permet seulement à l’oeil myope de
Pour qu’un oeil puisse voir nettemlent un objet rap- voir nettement entre son P P et son P R. il ne peut
proché il diminue sa distance focale image en contrac- donc pas voir les objets placés au delà de son PR (trop
tant son cristallin. Cette adaptation, avec la position de éloignés) même en accommodant.
l’objet, s’appelle ACCOMMODATION La proximité du Remotum
Cette accommodation n’est cependant possible que si 1 n n
R = = =)
les objets se trouvent dans le domaine de vision distincte PR L (fi )r
de l’oeil. Ce domaine est limité par deux points : R = D1 Dr < 0
Le Ponctum Remotum PR : représente la limite n
supérieure du "domaine de vision distincte" correspon- D1 = :Puissance de l’oeil normal au repos.
L
dant ainsi au debut de l’accommodation. En regardant n
un objet placé au PR l’oeil est au repos (n’accommode Dr = : Puissance de l’oeil myope au repos.
(fi )r
pas) Pour cette raison R représente le degré d’amétropie
Le Ponctum Proximum PP : limite inférieure du car il détermine l’écart entre la puissance de l’oeil normal
domaine de vision distincte correspondant au maximum (D1 ) et celle de l’oeil myope (Dr ). Plus jRj est grand
d’accommodation. plus la myopie est prononcée.
Les grandeures suivantes représentent respectivement La myopie se caractérise par un degré
la proximité du Remotum et la proximité du Proximum d’amétropie négatif R < 0
: L’hypermétropie :
1 Un oeil est hypermétrope lorsqu’il est plus court que
R( ) = : Proximité du Remotum
PR sa convergence(L < (fi )r ) . Le foyer image de l’oeil hy-
1 permétrope au repos se trouve derrière la rétine. Le P R
P( ) = : Proximité du Proximum
PP de l’oeil hypermétrope ne se trouve pas à l’in…ni. De ce
fait, l’image d’un objet placée à l’in…ni est ‡oue. A…n
Dans le cas d’un oeil emmétrope (normal ou sans anom- de détreminer la position du P R plaçant un objet en ce
alie), le PP se trouve à 25cm du sommet de l’oeil et le point (au P R), son image se forme alors sur la rétine
PR se trouve à l’in…ni d’où : sans que l’oeil hypermétrope n’accommode (oeil hyper-
1 métrope reste au repos), il vient :
R = =0
1 1 n n
1 100 = =)
P = = = 4 PR L (fi )r
0; 25: 25 1 n n
= > 0 =)
PR L (fi )r
0.3.4. Les amétropies sphériques de l’oeil
PR > 0
Une amétropie constitue un défaut de vision. Un oeil
normal est dit emmétrope et un oeil qui présente une Le P R se trouve donc à une distance …nie dans le plan
anomalie ou un défaut est dit amétrope. Parmi les image: Il est virtuel.
amétropies sphériques de l’oeil on va étidier : La my- L’accommodation permet à l’oeil hypaermétrope de
opie et l’hypermétropie. voir nettement entre son P P et son P R. il peut donc
voir les objets placés à l’in…nie mais en accommodant.
La myopie :
La proximité du Remotum
Un oeil est myope lorsqu’il est plus long que sa con-
vergence (L > (fi )r ). Le foyer image de l’oeil myope au 1 n n
R = = =)
repos se trouve avant la rétine. Le P R de l’oeil myope PR L (fi )r
ne se trouve pas à l’in…ni. De ce fait, l’image d’un objet R = D1 Dr > 0
n
D1 = :Puissance de l’oeil normal au repos. 0.4. Correction des amétropies sphériques
L de l’oeil
n
Dr = : Puissance de l’oeil myope au repos. La corretion d’un oeil amétrope doit lui permettre une
(fi )r
vision de loin (à l’in…ni) nette sans accommodation et
Pour cette raison R représente le degré d’amétropie une vision de prés nette (à -25 cm) avec un maximum
car il détermine l’écart entre la puissance de l’oeil normal d’accommodation. Pour ce faire on utilise des lentilles
(D1 ) et celle de l’oeil hypermétrope (Dr ). Plus R est minces supposées, en premier lieu, très proches de l’oeil.
grand plus l’hypermétropie est prononcée Vision de loin : Le rôle de la lentille de correction est de
L’hypermétropie se caractérise par un degré ramener l’objet placé à l’in…ni au P R de l’oeil amétrope,
d’amétropie positif R > 0 il vient :
1 1 1
= =)
1 PR fL
1 1
= =)
PR fL
Amplitude d’accommodation A :
VL = R
Un oeil qui accommode diminue sa distance focale im-
n Oeil myope : R < 0 =) VL < 0 :
age et par conséquent augmente sa puissance (D = ):
fi La lentille de correction est divergente
Oeil hypermétrope : R > 0 =) VL > 0 : La
Au P R la puissance de l’oeil est minimale Dr = Dmin
lentille de correction est convergente
est :
Vision de prés: La lentille donne une image d’un ob-
1 n n jet placé à 25cm de l’oeil au niveau du P P de l’oeil
= = Dmin =)
PR L (fi )r amétrope, il vient:
n
Dmin = R 1 1 1
L = =)
0; 25 PP fL
Au P P la puissance de l’oeil est maximale Dmax est: 1 1
4 = =)
PP fL
1 n n VL = P +4
= = Dmax =)
PP L fmin
n Oeil myope:P < 4 =) VL < 0:
Dmax = P La lentille de correction est divergente
L
Oeil hypermétrope : P > 4 =) VL > 0 : La
lentille de correction est convergente
L’amplitude d’accommodation A représente la dif-
férence entre ces deux puissances : Dans le cas le plus général, la lentille de correction est
séparée d’une distance d par rapport au sommet de l’oeil.
A = Dmax Dmin =) La correction pour la vision de loin devient :
A = R P
VL = R0
1
Presbytie: R0 = et P R0 = P R + d
P R0
Cest la perte partielle ou totale de la faculté La correstion pour la vision de prés :
d’accommodation. Elle se manifeste par l’éloignement
du Proximum PP du sommet de l’oeil. La presbytie est VL = P0 + 4
une amétropie qui intervient avec l’age suite à une perte 1
P0 = et PP0 = PP + d
de souplesse du cristallin qui devient relativement plus PP0
régide. Elle touche aussi bien l’oeil emmétrope que l’oeil
myope ou hypermétrope. Dans le cas où elle est totale le Astigmatisme :
P P se trouve au même niveau que le P R et le domaine C’est une forme d’amétropie dans laquelle, en étant
de vision distincte se contracte en un seul point. dans les conditions de l’approximation de Gauss, l’image
d’un point n’est pas ponctuelle. L’astigmatisme est
Statistiquement : dû essentiellement à un défaut de sphéricité du diop-
tre cornéen. On distingue deux types d’astigmatismes
A = 14 : enfant de 8ans
cornéens :
A = 2 : à 50ans
Astigmatisme irregulier : Absence totale de
symétrie au niveau du dioptre cornéen (kératocône, trau-
Un oeil est considéré presbyte lorsque son amplitude matisme, brûlure, ..). Ce type d’astigmatisme ne sera pas
d’accommodation A < 4 : traité dans cette partie du cours.
Astigmatisme régulier : L’oeil possède deux (D1 ; 0) génératice horizontale ! déplacement de
méridiens principaux perpendiculaires de puissances dif- F1 ou,
férentes. Ils ne convergent pas au même endroit sur l’axe
optique et l’oeil astigmate aura donc deux focales im- (0; D2 ) génératrice verticale ! déplacement de F2 .
ages F1 et F2 séparées. Au niveaux des méridiens princi-
paux, l’oeil astigmate au repos, présente des puissances
extrémales (maximale et minimale). L’écart entre ces
deux puissances s’appelle degré d’astigmatisme, il est
donné par :
n 1 n 1 Toriques : de puissances (D1 ; D2 ) ! déplacements
Ac = Dmax Dmin =
Rmin Rmax de F1 et F2
1 1 Sphéro-cylindriques : association d’une lentille
Ac = (n 1)( )
Rmin Rmax sphérique (DS ; DS ) et d’une lentille cylindrique (D1 ; 0)
Les points focaux images F1 et F2 correspondent respec- ou (0; D2 )
tivement au méridien vertical et au méridien horizontale. Exemple1: Oeil régulièrement stigmate myopique com-
En réalité, en parle plûtot de droites focales images : posé dont les degrés d’amétropies sont R1 = 5 et
R2 = 3 . La correction peut se faire soit avec :
Le méridien vertical possède une droite focale image
horizontale perpendiculaire à l’axe optique au point F1
Une lentille torique ( 5 ; 3 ) ou,
Le méridien horizontal possède une droite focale image
verticale perpendiculaire à l’axe optique au point F2 Une lentille sphéro-cylindrique composée d’une
lentille sphérique ( 3 ; 3 ) et une lentille cylin-
L’astigmatisme régulier est dit conforme à la rè-
drique ( 2 ; 0 )
gle lorsque c’est le méridien vertical qui correspond la
puissance maximale Dmax et le méridien horizontal à la
puissance minimale Dmin (SF1 < SF2 ). Dans le cas in- Exemple2: Oeil régulièrement stigmate mixte dont les
verse l’astigatisme régulier est non conforme à la rè- degrés d’amétropies sont R1 = 2 et R2 = +3 . La
gle(SF1 > SF2 ). correction peut se faire soit avec :

En règle général, on utilise la notation universelle Une lentille sphéro-cylindrique (+3 ; +3 ) +


de Javal pour dire si l’astigmatisme est conforme à la ( 5 ; +0 ) ou,
règle ou non. Dans cette notation l’oeil est représenté
par un cercle gradué de 0 à 180 . Le méridien dont Une lentille sphéro-cylindrique ( 2 ; 2 ) +
la puissance est minimale est pris comme référence. Son (0 ; +5 ):
angle d’inclinaison par rapport à l’axe horizontal dé…nit
l’astigmatisme de sorte que : Image vue par un oeil astigmate : Pour compren-
0 < < 30 ou 150 < < 180 : Astigmatisme dre la manière avec laquelle un oeil astigmate voit, con-
régulier conforme à la règle sidérant deux types d’atigmatismes réguliers conformes
à la règle :
60 < < 120 : Astigmatisme régulier non conforme
à la règle Le myopique simple : Focale horizontale avant la
rétine et focale verticale sur la rétine.
30 < < 60 ou 120 < < 150 : Astigmatisme
régulier oblique Un point lumineux placé à l’in…ni donne comme image
un segment de droite vertical nette sur la rétine. En
Classi…cation des astigmatismes réguliers : Selon remplacant ce point lumineux par un objet rectiligne
l’emplacement des focales images F1 et F2 par rapport à vertical son image sera nette sur la rétine car elle est
la rétine d’un oeil astigmate au repos, on distingue cinq composée d’un ensemble de petits segments de droite ver-
(05) types d’astigmatismes réguliers : ticaux placés dans le même prolongement les uns sur les
La correction d’un oeil astigmate régulier doit se faire autres. Dans le cas où l’objet à l’in…ni est rectiligne
de sorte que l’image …nale se forme sur la rétine (condi- horizontal son image sera une bande horizontale ‡oue et
tion de vision nette). Le verre correcteur utilisé, qu’on épaisse car elle est composé de petits segments de droite
appelle verre astigmate, présente deux puissances dif- verticaux placés les uns à côté des autres.
férentes selon ses axes principaux. Ces puissances doivent L’hypermétropique simple : Focale horizontale sur
normalement compenser les puissances Dmax et Dmin de la rétine et focale verticale derrière la rétine.
l’oeil astigmate pour que l’image …nale se forme sur la
Un point lumineux placé à l’in…ni donne comme im-
rétine. Dans la pratique, et pour corriger les di¤érents
age un segment de droite horizontal nette sur la ré-
cas d’astigmatismes réguliers, on a recours à di¤érentes
tine. En remplacant ce point lumineux par un objet
lentilles astigmates dont :
rectiligne horizontal son image sera nette sur la rétine
Cylindriques: de puissances car elle est composée d’un ensemble de petits segments de
droite horizontaux placés dans le même prolongement les - La kiascopie : Permet la mesure des amétropies
uns à côté des autres. Dans le cas où l’objet à l’in…ni est (myopie, hypermétropie)
rectiligne vertical son image sera une bande verticale - Le kératomètre : Appelé aussi ophtalmomètre de
‡oue et épaisse car elle est composée de petits segments Javal. Il mesure les courbures cornéennes et la détermi-
de droite horizontaux placés les uns en sur les autres. nation de l’astigmatisme.
Dans le cas le plus général, l’oeil astigmate non cor-
rigé ne peut pas voir nettement et en même temps deux 0.4.1. Methode de la boite des verres (méthode
droites perpendidulaires. L’exemple du cadran horaire de Damders)
représenté par la …gure (a) ci-dessous montre qui si : C’est une méthode subjective dont le principal objec-
L’ccommodation s’e¤ectue selon le méridien horizon- tif est la recherche d’une amétropie et d’évaluer son
tal donc avec la focale verticale, la ligne verticale du cad- degré. Elle est basée sur les di¤érences entre par-
ran et nette et la ligne horizontale et ‡oue (b). cours d’accommodation pour les di¤érentes amétropies
sphériques.
L’ccommodation s’e¤ectue selon le méridien vertical
donc avec la focale horizontale, la ligne horizontale du Le sujet en vision monoculaire regarde une échelle de
cadran et nette et la ligne verticale et ‡oue (c). l’acuite visuelle à 5m ( in…ni) deux cas peuvent alors se
présenter :
Acuité visuelle Av :
1. Les petits caractères correspondant à une
Le plus petit angle à partir duquel on peut distinguer acuité (10=10) paraissent ‡ous.
deux points ou deux lignes s’appelle le minimum sé-
parable. L’acuité visuelle Av correspond à l’inverse du Pour cela deux causes sont envisageables :
minimum séparable. - Un trouble non dioptrique (lesion nerveuse ou at-
teinte de la rétine,...)
1
Av = : sans unité - Un trouble dioptrique (eventuellement une amétropie
= minimum séparable sphérique)

10 Pour s’en convaincre de quel trouble il s’agit on utilise


Par dé…nition Av = 1 ou lorsque le minimum sé- le trou sténopique qu’on place devant l’oeil et qui va
10
parable est égal à 1minute (1’). lui servir de diaphragme, dans ce cas :

4
Si la vision n’est pas améliorée le trouble est d’origine
1 minute = 1’= 3:10 radian rétiniènne ou nerveuse.
Si la vision est améliorée le trouble est dû générale-
L’acuité visuelle depend de plusieurs facteurs comme
ment à une amétropie sphérique (myopie ou hyper-
les conditions d’éclairage (Luminance), la forme de
métropie).
l’objet (appelée optotype), la couleur de l’objet, son con-
traste, etc.. Dans ce derniers cas il su¢ t de placé une lentille fail-
blement divergente devant cette oeil pour connaitre le
Il faut aussi noter que l’acuité visuelle diminue sensi-
type de l’amétropie sphérique. En e¤et :
blement en vision nocturne (la nuit) par rapport à celle
diurne (le jour). En e¤et pour un oeil normal elle peut - Si la vue s’améliore : il s’agira d’un oeil myope
10 - Si la vue ne s’améliore pas : il s’agira d’un oeil hy-
dépasser le jour alors que la nuit elle est comprise
10 permétrope.
1 1
entre et :
10 20 Cas de la Myopie :
Exploration fonctionnelle des troubles diop- On a vu que dans le cas d’une myopie la correction se
triques. fait avec des verres divergents. On suppose que les verres
Méthodes subjectives : Elles font intervenir de cerrection utilisés sont trés proches de l’oeil. On fait
l’appréciation du patient. Parmi ces méthodes citons : dé…ler devant l’oeil myope une série de verres (lentilles)
divegents par ordre de puissance croissant (en valeur ab-
- Trou sténopéique : permet d’améliorer l’acuité solue) jusqu’à vision nette à 5m de tous les caractères
visuelle pour un oeil ayant une amétropie sphérique. Si de l’echelle de l’acuité visuelle (obtenstion d’une acuité
elle n’est pas améliorée c’est que le trouble est d’origine 10/10). Dans ce cas le degré d’amétropie R de la myopie
rétinienne ou nerveuse. correspond axactement à la vergence Vmin de la lentille
- Verres correcteurs : Appréciation de la vision de puissance minimale (en valeur absolue) qui permet
nette d’un tableau de lettres placé à 5m du sujet par d’avoir une acuité visuelle de (10/10). R = Vmin
l’utilisation de verres correcteurs de puissance croissante. On continu cette opération (vision à 5m) par
Méthodes objectives : Elles sont indispensables car l’utilisation de verres, par ordre de puissance croissant,
elles permettent de déterminer les qualités physiques de dont la vergence jV j jVmin j. Dans ce cas l’oeil myope
l’oeil sans l’appréciation du patient. Parmi ces méthodes continu a voir avec une aquité de 10/10 mais en accom-
citons : modant. Lorque sa vision à 5m devient ‡oue on conclu
que le verre utilisé a neutralisé l’accommodation de l’oeil lentille divergente avec laquelle cet oeil continue de
myope. voir nettement les caractères à 5m en ayant un maxi-
La puissance Vmax (puissance maximale en valeur ab- mum d’accommodation.
solue) du verre le plus divergent permettant une vision Celle du remotum est R = VC: max de sorte que VC: max
nette (acuité 10/10 à 5m) est égale à la proximité du correspond à la vergence maximale de la lentille con-
proximum de cet oeil myope: P = Vmax : vergente avec laquelle cet oeil continue de voir nette-
L’amplitude d’accommodation de cet oeil est facile- ment les caractères à 5m (oeil au repos). L’amplitude
ment déduite par : d’accommodation est alors :

A=R P = Vmin Vmax A=R P = VC: max VD: max

Cas de l’Hypermétropie
On considère une forte Hypermétropie de sorte que les
PP et PR soientt tous les deux virtuels. De ce fait, le
patient ne pourra en aucun cas voir nettement les objets
réels.
On reprend la même expérience que précédemment
mais avec une série de lentilles divergentes. L’objet est
toujours placé à 5m du patient.
Dans ce cas dès que la vergence de la lentille atteint une
valeur V = Vmin = P , le patient commence a voir nette-
ment les caractères placés à 5m mais avec une accommo-
dation maximale. Cette vision nette sera maintenue tant
que la vergence de la lentille considérée est comprise entre
Vmin V Vmax .La valeur Vmax correspond a celle de
la proximité du remotum R. Dans ce cas l’amplitudute
d’accommodation sera donnée par :

A=R P = Vmax Vmin

2. Les petits caractères correspondant à une


acuité (10=10) paraissent nettes
Dans ce cas, deux situations peuvent se présenter
L’oeil est normal ou emmetrope
L’oeil présente une hypermétropie de sorte que sont
P P soit réél (faible ou moyenne hypermétropie)
Pour s’assurer de l’une ou de l’autre situation, il su¢ t
de placer prés de cet oeil une lentille faiblement conver-
gente pour une vision à 5m.
I Si la vision du patient devient ‡oue on
conclura que l’oeil est normal (emmétrope)
La proximié du remotum est alors R = 0 et celle du
proximum P = Vmax de sorte que Vmax correspond à la
vergence maximale de la lentille divergente avec laquelle
cet oeil continue de voir nettement les caractères à 5m
en ayant un maximum d’accommodation. L’amplitude
d’accommodation de l’oeil est alors donnée par :

A = P = Vmax
car : R=0

I Si au contraire la vision reste nette on


conclura que l’oeil est hypermétrope.
La proximité du proximum est P = VD: max de sorte
que VD: max correspond à la vergence maximale de la

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