CREDIT MANAGER
Le credit manager a pour mission la gestion du risque client : il est chargé
d'accélérer les encaissements clients et de minimiser les pertes sur
créances afin de sécuriser et développer le chiffre d’affaires et de veiller à
assurer la pérennité de l’entreprise.
AUTRES INTITULÉS
Responsable gestion du risque client
Responsable du crédit client
Credit controller
ACTIVITÉS PRINCIPALES
Définition de la politique de crédit client
Analyser avec les responsables commerciaux les comportements de paiement
des clients : taille, facture moyenne…
Sensibiliser les services comptables, financiers et commerciaux aux
problématiques du crédit client.
Déterminer les limites de crédit en montants et en délais.
Réduire le DSO (délai moyen de paiement des clients) afin d’optimiser le BFR
(Besoin en Fonds de Roulement de l’entreprise).
Rédaction des documents contractuels
Rédiger les clauses liées aux règlements à intégrer aux contrats clients.
Rédiger ou réviser les CGV (conditions générales de vente) qui seront signées
par le client en même temps que le bon de commande.
Définir avec le service commercial les clauses les plus appropriées à l'activité,
la nature de la clientèle et la politique ou les contraintes financières de l'entreprise.
Analyse de la solvabilité des entreprises clientes
Analyser les bilans pour détecter les éventuelles fragilités susceptibles
d'entraîner des retards de paiement.
Analyser les comptes de résultat de l'entreprise pour se faire une opinion sur
sa situation économique.
Orienter les commerciaux vers les clients les moins risqués.
Décider de l'encours de chiffre d'affaires à autoriser avec chaque client.
Décider des conditions de règlement, éventuellement différentes des
conditions générales de vente.
Mener des études de scoring financier.
Mise en place de la politique de relance
Analyser les historiques de délais de règlement par type de client.
Définir le nombre de relances préalables pour prévenir les retards de
règlement.
Définir le nombre et les dates de relances courrier simples après échéances.
Adapter les relances en fonction d’une typologie client.
Mettre en place la procédure de recouvrement des factures impayées :
courrier recommandé, mise en contentieux, facturation de pénalité de retard.
Analyser le coût de gestion des relances par rapport aux économies réalisées
sur les frais financiers et sur les impayés.
Gestion des créances
Suivre les encours par commercial et par client.
Analyser avec les commerciaux les litiges commerciaux et les clients
défaillants.
Analyser avec la comptabilité les comptes clients et les éventuelles erreurs
d'imputations comptables des encaissements.
Fixer et gérer les limites d'encours par client.
Négocier avec les clients les plus importants leurs conditions de règlement et
mettre en place les garanties éventuelles.
Gestion des contentieux
Définir les critères de mise en contentieux en tenant compte de la rentabilité.
Préparer les dossiers de contentieux.
Suivre les procédures judiciaires.
Négocier éventuellement les conditions avec un cabinet de gestion de
contentieux.
Accompagnement des commerciaux
Communiquer auprès des commerciaux sur les enjeux du credit management,
les évolutions de la réglementation.
Effectuer des formations sur les procédures de credit management.
Aider au développement des ventes.
Veiller à la bonne application de la politique crédit.
Systèmes d'information
Évaluer et optimiser les systèmes de gestion des créances client et de gestion
du recouvrement des comptes clients.
Relation avec les prestataires externes
Négocier les contrats avec les sociétés d’affacturage et d’assurance crédit.
Gérer les relations avec les banques pour la gestion des liquidités, la demande
de garanties bancaires.
ACTIVITÉS ÉVENTUELLES
Le credit manager peut mettre en place une équipe de relance téléphonique. Il doit
définir les procédures de relance (délai d'échéances, nombre de relances, marges de
négociation des chargés de relances) et mettre en place des objectifs de relance
fondés sur le chiffre d'affaires encaissé et les délais d'encaissement.
Il peut être amené à calculer les commissions ou les intéressements sur les chiffres
d'affaires encaissés des commerciaux mensuellement pour paiement mensualisé ou
pour estimation dans les comptes de la société.
Le credit manager, selon les entreprises, peut aussi avoir la charge de la comptabilité
client.
VARIABILITÉ DES ACTIVITÉS
Le poste varie en fonction du secteur d'activité, du montant moyen des factures, de
la nature de la clientèle et de l’importance de l’entreprise.
La gestion de grands comptes nécessitera plus de négociations et de formalisme
contractuel individualisé alors que la gestion de petites créances conduira à des
approches statistiques et systématiques des créances.
Cela dépendra par ailleurs de la culture générale de l'entreprise : il est nécessaire
d'avoir la confiance de la direction générale pour mettre en place une réelle politique
de prévention du risque client pour éviter que le métier se concentre sur du
recouvrement de créances.
Enfin dans les groupes et entreprises d’envergure internationale, le credit manager
aura un rôle et des responsabilités plus importantes car le risque client y est accru.
RATTACHEMENT HIÉRARCHIQUE
Directeur financier
Directeur général
Directeur administratif et financier
Directeur de la comptabilité
Directeur crédit groupe
Directeur de la trésorerie et du financement
CONTEXTE ET FACTEURS D’ÉVOLUTION DU
MÉTIER
La crise financière, en augmentant le risque de défaillance des entreprises, a
contribué à renforcer le rôle et les missions du credit manager dans l’entreprise et à
élargir le périmètre de leur fonction. Il n’est plus simplement en charge de la gestion
des risques financiers mais aussi de la gestion des risques opérationnels. Une
attention particulière est portée désormais à l’optimisation du BFR, au contrôle du
risque client, devenu un enjeu stratégique pour les entreprises.
Le « scoring » interne est devenu un outil indispensable du credit manager. Le credit
manager a des liens plus étroits avec les commerciaux. La prévention des risques est
mise au premier plan. Certaines tâches comme le recueil de données sur les clients,
l’analyse de leur solvabilité afin de se prémunir contre tout risque d’impayé, ont été
renforcées.
Par ailleurs, la loi LME de janvier 2009 a conduit les entreprises à diminuer leur DSO
(délai moyen de paiement des clients) et pour ce faire à renforcer leurs équipes. Il
existe donc actuellement une demande de la part des entreprises sur cette fonction.
PROFIL
Diplômes requis
Les entreprises apprécient particulièrement les profils associant formation
commerciale et comptable.
Masters 2 en finance, comptabilité, gestion
BTS, IUT comptabilité/gestion
Écoles de commerce (certaines écoles de commerce ont un partenariat avec
l’AFDCC et proposent une spécialisation en credit management)
Diplômes comptables : DCG (Diplôme de Comptabilité et de Gestion), DSCG
(Diplôme Supérieur de Comptabilité et de Gestion)
Spécialisation en credit management : certificat de compétences délivré par
l’AFDCC…
Durée d'expérience
Ce type de poste peut être ouvert à des débutants en tant qu'assistant crédit ou
chargé de recouvrement. Pour des postes plus confirmés, une expérience de 3 à 5
ans minimum est indispensable.
COMPÉTENCES REQUISES
Compétences techniques
Connaissance des mécanismes de comptabilité client
Connaissance des principales techniques d’analyse de bilan
Connaissances juridiques des domaines contractuels
Capacités à manager une équipe
Anglais et/ou plusieurs langues dans un contexte international car le crédit
manager doit communiquer avec les clients à l’export
Aptitudes personnelles
Sens de la négociation et ouverture d’esprit pour arbitrer les contentieux
clients
Force de caractère nécessaire pour résister aux demandes des commerciaux
et des clients et pour obtenir le paiement des créances dans les meilleurs délais
Sang-froid pour ne pas prendre de décisions hâtives
Savoir gérer son stress : ses décisions ont un impact direct sur la sécurisation
financière de l’entreprise.
Sens de l’organisation pour les procédures juridiques et pour le respect des
échéances
Rigueur pour traiter les chiffres
[Link]
1. Quotidien d’un responsable financier
2. Qualités requises pour devenir responsable financier
3. Formation nécessaire
4. Évolution professionnelle
5. Salaire d’un responsable financier
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offres Cadremploi.
Quotidien d’un responsable financier
Le responsable financier est également appelé manager financier,
responsable administratif et financier ou RAF.
Le responsable financier supervise différents services au sein d’une
même entreprise : finance, comptabilité, administratif, trésorerie,
gestion des fonds, etc.
Œuvrant sous la responsabilité d’un directeur financier ou du PDG, il
manage ses équipes et se porte garant de la mise en œuvre de la
politique financière de l’entreprise. Il est généralement membre du
comité de direction et exerce ses responsabilités au sein d’une PME-
PMI.
Au quotidien, il assume plusieurs missions :
Superviser la comptabilité
Définir le budget
Gérer et optimiser la trésorerie
Suivre les investissements et les négociations bancaires
Valider les décisions
Vérifier l’équilibre des budgets
Gérer la partie sociale et personnelle
Être garant des obligations légales et règlementaires
Piloter les dossiers administratifs et juridiques
Piloter les systèmes d’information, les services généraux
Traiter l’information financière
Apporter un conseil aux chefs de service et à la direction générale
Qualités requises pour devenir responsable
financier
Sens de l’analyse
Sens de la négociation
Leadership
Bon relationnel
Rigueur, esprit d’analyse
Capacité à absorber le stress
Vision stratégique
Capacité de persuasion
Forte implication
Formation nécessaire
Un diplôme de niveau Bac +5 est plus que nécessaire pour accéder à un
poste de responsable financier :
DSCG
Master CCA
Master finance
Master en sciences de gestion
Master comptabilité, contrôle, audit
Master ingénierie financière, fiscalité
Évolution professionnelle
Pour accéder à un poste de responsable financier, il faut avoir plusieurs
années d’exercice en tant que cadre financier, comptable ou
administratif. Les profils provenant de cabinets de conseil sont
également appréciés.
Le responsable financier peut ainsi évoluer vers des postes de directeur
financier, administratif, RH ou directeur général.
Salaire d’un responsable financier
Un responsable financier débutant reçoit en moyenne un salaire allant
de 2 250 à 3 700 € bruts par mois.
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metiers/detail/article/[Link]
DIRECTION ADMINISTRATIVE ET FINANCIERE Appellations ▪ Chef de service administratif ▪ Chef de
service Financier ▪ Directeur / Directrice des affaires financières ▪ Directeur / Directrice des services
communs ▪ Directeur / Directrice des services généraux ▪ Directeur administratif / Directrice
administrative ▪ Directeur administratif et financier / Directrice administrative et financière -DAF- ▪
Directeur financier / Directrice financière ▪ Directeur financier / Directrice financière et comptable ▪
Responsable administratif / administrative ▪ Responsable administratif et financier / Responsable
administrative et financière ▪ Responsable administratif, comptable et financier / Responsable
administrative, comptable et financière ▪ Responsable des services généraux ▪ Responsable
financier / financière ▪ Secrétaire général / générale d'entreprise ▪ Travel Manager Définition Définit
et supervise la gestion administrative (procédures, fonctionnement, affaires juridiques, ...) et
financière (trésorerie,...) d'une structure selon les choix stratégiques adoptés par les instances
dirigeantes et les réglementations (financières, fiscales et commerciales) nationales ou
internationales. Peut être en charge de la gestion des ressources humaines. Peut définir et mettre en
place une politique de recouvrement. Accès à l'emploi Cet emploi/métier est accessible à partir d'un
diplôme de Licence en économie, finance, gestion, comptabilité,…complété par une expérience
professionnelle. Une connaissance du secteur d'activité de l'entreprise peut être demandée. La
pratique d'une langue étrangère, en particulier le français, est requise. Conditions d'exercice de
l'activité L'activité de cet emploi/métier s'exerce au sein de direction générale de grandes
entreprises, de Moyennes Entreprises, de collectivités locales ou d'organismes de service public
(Mairie, Préfecture, ....) en relation avec différents services et intervenants (ressources humaines,
services techniques, analyste financier, commissaire aux comptes, ...). Elle varie selon le secteur
(commerce, industrie, Services de l'Etat, ...) et l'organisation de la structure (filiale, succursale,
PME, ...). Compétences de base Savoir faire Savoir Définir et mettre en place les procédures de
gestion administrative et financière et les indicateurs nécessaires au suivi d'activité et au reporting à
la direction Elaborer le budget prévisionnel de la structure, le présenter aux instances dirigeantes
et effectuer les ajustements Suivre l'évolution des résultats financiers de la structure et établir son
plan de financement Superviser, contrôler la gestion de la trésorerie et émettre des
recommandations sur l'allocation des ressources financières aux instances dirigeantes Comptabilité
générale Comptabilité analytique Comptabilité publique Droit des sociétés Fiscalité Audit
financier Normes comptables International Financial Reports Standards -IFRS- Réglementation
bancaire Analyse financière ANETI-Projet R.T.M.C. © Copyright 2018 ANETI Avril 2018 342
Compétences de base Savoir faire Savoir Superviser et coordonner l'audit interne (évaluation des
risques financiers, validation de choix fiscaux, ...) Superviser et coordonner l'action des services,
des conseils juridiques en matière de litige et de montages financiers Gestion comptable et
administrative Analyse de risques financiers Compétences spécifiques Savoir faire Savoir Conduire
et suivre des fonctions : Commerciales Comptables Financières Logistiques Ressources
Humaines Droit du travail Droit commercial Droit des affaires Techniques de négociation
syndicales Réaliser des activités : Gestion des déplacements professionnels Gestion des
relations avec des fournisseurs, les services fiscaux et les intermédiaires financiers (banques,
assurances,...) Gestion du patrimoine mobilier et immobilier Négociation avec des financeurs
(exécution de conventions,...) Règlement des contentieux Superviser la gestion des ressources
humaines d'une structure (paie, formation, recrutement, ...) Gestion prévisionnelle des emplois et
des compétences -GPEC- Législation sociale Définir et mettre en place une politique de
recouvrement Normes qualité Définir les besoins en système d'information et piloter le
déploiement de nouveaux outils informatiques Environnement de travail Structures Secteurs
Conditions ➢ Association ➢ Collectivité locale ➢ Entreprise Moyenne ➢ Entreprise
publique/établissement public ➢ Grande entreprise ➢ Organisation humanitaire Mobilité
professionnelle Fiches RTMC proches Fiches RTMC envisageables si évolution M1204 - Contrôle de
gestion M1206 - Management de groupe ou de service comptable M1207 - Trésorerie et
financement M1301 - Direction de grande entreprise ou d'établissement public M1302 -
Direction de petite ou moyenne entreprise
Comment optimiser la gestion
de sa trésorerie ? Voici le guide
des bonnes pratiques pour
gérer ses liquidités avec brio
Par L'équipe Goneo
le 19/08/2020
Savoir gérer sa trésorerie est une qualité attendue de la part des entrepreneurs. La liquidité est l’oxygène d’une
entreprise : la bonne gestion de son flux permettra à une entreprise de couvrir ses charges d’exploitation, de faire
face aux imprévus conjoncturels, et lui garantira, plus globalement, une marge de manœuvre financière pour sa
stratégie de croissance. Gérer ses flux de trésorerie implique de l’anticipation et une gestion réfléchie de la part
du dirigeant. Cela est d’autant plus vraie pour les TPE/PME qui disposent généralement de peu de visibilité
financière et d’un petit capital social pour réussir à développer leur activité. Dans cet article, nous vous donnons
les clés pour optimiser la gestion de votre trésorerie, à travers le suivis de bonnes pratiques.
Qu’est ce que la trésorerie ?
La trésorerie représente l’ensemble des sommes d’argent disponibles en caisse ou placées sur des comptes
bancaires. Indispensable à toute entreprise, une gestion efficace de la trésorerie permet de contrôler les entrées
et sorties d'argent avec pour principal objectif d'optimiser l'équilibre financier de la structure. Autrefois garante de
la présence d'une liquidité suffisante pour chaque échéance financière, la trésorerie doit aujourd'hui être capable
d'optimiser la rentabilité des fonds disponibles, de couvrir les risques liés aux taux d'intérêts et de change et
d'apporter une certaine sécurité aux paiements. Le trésorier a pour rôle de gérer de la meilleure façon possible
des finances d'une entreprise en veillant sur les flux financiers.
Qu’est ce qu’une trésorerie bien
“optimisée” ?
Une trésorerie optimisée ne signifie pas avoir une trésorerie d’un montant important sur son compte ou en caisse,
mais plutôt se rapprocher d’une trésorerie égale à 0. L’excédent peut être placé sur un compte rémunéré car le
but n’est pas de stocker l’argent mais de le rendre disponible et liquide pour couvrir vos charges d’exploitation !
Votre entreprise aura besoin de ressources financières suffisantes pour honorer ses dépenses : salaires des
collaborateurs, paiement des fournisseurs, paiement des charges sociales et fiscales, financement des
opérations marketing,etc. Il est donc important de suivre régulièrement l’évolution de sa trésorerie afin d’éviter
une cessation de paiement, voire la faillite.
Avoir une trésorerie équilibrée signifie anticiper et donc développer une vision stratégique à moyen et long terme.
Pour cela, le dirigeant d’entreprise devra avoir en tête les flux financiers réels et prévisionnels de son entreprise,
comme le loyer, les impôts, les salaires, ou les factures fournisseurs. Gérer ses flux financiers avec prévoyance
fera donc partie des bonnes pratiques à adopter en plus de l’entretien d’un rapport transparent et professionnel
avec son banquier et la connaissance de son activité (la conjoncture économique du secteur, l’évolution du
contrat avec son fournisseur, etc).
Les bonnes pratiques à adopter
pour optimiser la gestion de sa
trésorerie
Gérez vos flux de trésorerie en établissant
un plan de trésorerie prévisionnel
Afin d’anticiper les flux financiers de votre entreprise et de leur impact sur votre trésorerie (encaissements et
décaissements), il vous faudra établir un plan de trésorerie prévisionnel. Il est conseillé de le construire sur une
réflexion à moyen terme ( sur une période s’étalant sur 6 mois à 1 an) et de répéter l’opération chaque année.
Un plan de trésorerie prévisionnel est un tableau qui anticipe les entrées et les sorties d’argent mensuelles. Vous
pouvez, par exemple, utiliser un tableur Excel à 12 colonnes (1 colonne par mois) comprenant deux parties : une
relative aux encaissements pour les lignes du haut du tableau et une relative aux différents décaissements
mensuels en bas de tableau.
Lorsque vous réalisez ce tableau prévisionnel, ayez en tête que :
le plan de trésorerie montre les charges d’exploitation réellement décaissées et le chiffre d’affaires
réellement encaissé, pour chaque mois. Vous devez donc prendre en compte les délais de paiement
pour réaliser vos prévisions de trésorerie ;
le plan de trésorerie inclut la TVA encaissée et déductible ainsi qu’une ligne relative aux éventuels
paiements ou remboursements de TVA ;
le plan de trésorerie prend en compte tous les flux, y compris le paiement des impôts et des charges
sociales, aux mois où vous devrez réaliser ces décaissements.
Anticipez vos demandes d’emprunt et
entretenez de bons rapports avec votre
banquier
En parallèle du tableau prévisionnel à réaliser, privilégiez une relation transparente avec votre banquier. Il est
important de lui communiquer comment se porte l’activité de l’entreprise d’un point de vue financier et lui
présenter votre prévisionnel. Si le plan de trésorerie révèle un découvert, le conseiller bancaire déjà averti sera
plus indulgent que s’il est mis devant le fait accomplis. Des facilités de caisse pourront être mise en place pour
traiter ce découvert et non pas des agios ou des frais de rejets récurrents si vous n’avez pas prévenu votre
conseiller.
Anticiper ses flux de trésorerie et développer une relation de confiance avec sa banque n’ont de sens que si le
dirigeant d’entreprise optimise son cycle opérationnel en interne.
Diminuez les délais de paiements de vos
clients et maximisez celui de vos
fournisseurs
Si des clients tardent trop à payer une grande quantité de biens, ne laissez pas les choses traîner. Entrez en
contact avec la ou les personnes ou le service de paiement des charges. Rien n’est plus efficace qu’un courrier
en recommandé pour contacter le mauvais payeur et faire en sorte qu’il s'acquitte de son paiement dans les plus
brefs délais. Pour gérer ces retards à long terme, vous pouvez mettre en place un service de suivi des factures
clients et de relance lorsque cela est nécessaire.
Si vous faire payer le plus rapidement possible par vos clients est important, parvenir à négocier des délais avec
vos propres fournisseurs pourra aussi vous aider à optimiser votre trésorerie. En effet, si vous devez payer tous
ces fournisseurs avant de recevoir l’argent de vos ventes, il est fort possible que votre trésorerie soit mise à mal.
L’idéal est de payer vos fournisseurs après avoir reçu l’argent de vos ventes. Si vous êtes partenaires de longue
date, et que vous affirmez par exemple que d’autres fournisseurs vous proposent des délais plus avantageux,
votre fournisseur acceptera certainement votre proposition.
Anticipez la saisonnalité de votre secteur
d’activité et les imprévus conjoncturels
Certains secteurs d’activité voient leur activité baisser puis augmenter en fonction de la saisonnalité. C’est le cas
du secteur du tourisme par exemple qui voit ses rentrées d’argent augmente fortement durant les vacances de
sport d’hiver ou durant les vacances d’été puis diminuer lorsque l’arrière saison s’installe. A l’image de ce secteur,
de nombreuses entreprises sont impactées par cette saisonnalité qui vient gonfler puis dégonfler leur trésorerie
cycliquement. Il est nécessaire d’anticiper cette saisonnalité au niveau de votre prévisionnel financier pour
tempérer les mouvements de trésorerie.
Outre la saisonnalité, anticiper les imprévus conjoncturels est important pour que l’entreprise dispose d’assez de
liquidités pour faire face à une baisse d’activité. Vous pouvez par exemple faire en sorte de geler un certain
montant de liquidité pour être serein face à un futur parfois très incertain...
Optimisez vos stocks
La trésorerie et les stocks sont directement liés : un stock trop important va un stock trop important va peser sur
la trésorerie de l’entreprise et faire croître son BFR (Besoin en fonds de roulement), tandis que trop peu de stock
augmente les risques de rupture et de ne pas pouvoir faire face à la demande client. Il est donc important de
réaliser un inventaire de vos stocks régulièrement afin de constater si de l’argent dort dans vos placards…
Pour les optimiser, plusieurs méthodes existent dont :
Le réapprovisionnement calendaire, qui consiste à commander la même quantité de biens à dates fixes.
Cette méthode est adaptée pour des entreprises déjà implantées dont la rotation de stock est
relativement prévisible.
La méthode de réapprovisionnement à la commande. Cette méthode définit un seuil minimal critique de
stock à ne pas dépasser lorsqu’une nouvelle commande est passée. Cette méthode fonctionne pour les
produits périssables, par exemple.
La méthode du point de commande fonctionne dans le sens inverse. Au lieu d’un stock maximal à
atteindre, la méthode du point de commande de sert d’un seuil minimal critique, qui, quand il est atteint,
doit déclencher une commande. Flexible, c’est une option pertinente pour des biens qui ont tendance à
être écoulés de manière irrégulière.
Comment gérer un déficit de
trésorerie ?
Faites appel à un expert-comptable pour
optimiser votre trésorerie
Si, malgré ces bonnes pratiques, vous manquez de trésorerie pour faire face à vos décaissements ou à vos
projets de développement, des solutions sont possibles. Si vous n’en avez pas déjà un, vous pouvez faire appel à
un expert-comptable, qui pourra vous aider à trouver un équilibre entre vos charges et vos encaissements via par
exemple :
la préconisation de supprimer des services ou activités coûteuses ou de réduire des frais généraux afin
de faire diminuer vos charges d’exploitation ;
la proposition d’un plan financier visant à augmenter vos marges et donc vos encaissements (faute de
diminuer vos décaissements).
Notre cabinet d'expertise-comptable à Lyon peut vous accompagner dans cet objectif, n'hésitez pas à faire appel
à nous !
Négociez un crédit de trésorerie / un prêt
bancaire professionnel / la facilité de
caisse / l’augmentation du découvert
autorisé avec la banque
En parallèle, vous pouvez prendre rendez-vous avec votre conseiller bancaire et négocier un crédit de trésorerie
ou un prêt bancaire professionnel. Il s’agit ici d’un financement bancaire classique. Autrement, vous pouvez faire
la demande de facilité de caisse et augmenter le découvert autorisé. Dans ce cas, la banque peut vous autoriser
l’entreprise à fonctionner avec un compte débiteur (donc à découvert) pendant une certaine durée. Cependant, ce
recours a un coût car entraîne le paiement d’agios à la banque et de frais bancaires.
Modifiez votre business model pour
résorber le déficit de trésorerie
Une solution un peu plus radicale serait de revoir en partie votre business model car la cause de votre déficit de
trésorerie pourrait venir d’un manque d’optimisation organisationnelle. Plus concrètement et à titre d’exemple, on
peut imaginer par exemple :
faire de ménage dans sa gamme d’offres et privilégier la vente de produits ou de services à forte marge.
il peut être intéressant de focaliser l’activité de la société sur un panel plus restreint mais plus lucratif de
produits ;
augmenter d’une manière générale ses marges si le marché le permet ;
changer de fournisseur si celui-ci ne vous permet pas d’espacer vos délais de paiement ;
essayer de dégager de nouvelles sources de revenus en multipliant vos canaux de distribution ou en
élargissant votre offre à une nouvelle clientèle.
Comment gérer un excédent de
trésorerie ?
Avoir un excédent de trésorerie est bon signe : vous parviendrez à rembourser vos charges d’exploitation sans
problème et cela témoigne de la bonne santé financière de votre entreprise. Cependant sachez qu’il est possible
d’optimiser la trésorerie de votre société car laisser dormir un excédent de liquidité n’est pas intéressant
financièrement et stratégiquement. Il est alors intéressant pour vous de placer votre argent. Les banques vous
proposeront plusieurs offres avec des objectifs différents : faire fructifier votre excédent ou bien sauvegarder vos
liquidités par exemple. Dans les deux cas, vous serez gagnant.