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Generalites SST

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1.

GENERALITES
La santé et la sécurité au travail sont la responsabilité de tous les militaires travaillant individuellement ou en
équipe. De ce fait il s’avère nécessaire de déterminer clairement le rôle et la responsabilité des différents
intervenants :

 Le rôle du chef d’atelier où d’équipe ;


 Le rôle de l’employé.

1) CHEFS D’ATELIERS :

Le chef d’atelier demeure responsable de la sécurité et de la santé dans le lieu de travail dont il est
responsable. De par son contact permanent avec le personnel et le milieu de travail, il doit :

 Contribuer au plan d’identification et d’évaluation des risques ;


 Instruire son personnel sur les dangers existants et les mesures à observer, et l’informer sur
toute nouveauté en matière de sécurité ;
 Initier les nouveaux arrivés aux exigences de la sécurité au travail et la protection de la santé ;
 Incorporer le facteur sécurité au travail dans toutes les activités quotidiennes ;
 S’assurer de la conformité, de l’efficacité et du suivi des moyens de travail utilisés, ainsi que
ceux de protection ;
 Employer le personnel conformément à ses capacités et ses compétences ;
 Veiller au respect des règles de sécurité à tous les niveaux.

2) LE PERSONNEL :
Tout militaire, dans l’exercice de ses fonctions, doit :
 Utiliser le matériel, l’équipement, les dispositifs et les vêtements de sécurité que prévoient les
règlements pour assurer sa protection ;
 Se conformer aux consignes réglementaires et à celles de ses chefs en matière de santé et de sécurité
au travail ;
 Prendre les mesures nécessaires pour assurer sa propre santé et sa propre sécurité, ainsi que celles
de ses compagnons de travail ;
 Signaler à son chef hiérarchique et au contrôleur tout objet ou toute circonstance qui, dans un lieu de
travail, présente un risque pour sa santé ou sa sécurité ou pour celles de ses compagnons de travail;
 Signaler tout accident ou autre fait ayant causé, dans le cadre de son travail, une blessure à lui-même
ou à une autre personne ;
2. GESTION DES RISQUES PROFESSIONNELS
Liés aux conditions générales de travail, les risques professionnels menacent constamment la santé et la
sécurité du personnel. Eliminer ou réduire ces risques passe par la mise en œuvre d’une démarche qui consiste
à identifier et classer les risques, en vue de définir les actions de prévention.

Le plan de la leçon sera comme suit :

 Identification des risques ;


 Classification des risques ;
 Actions de prévention.

1. IDENTIFICATION DES RISQUES :

Il s'agit de repérer les dangers et de se prononcer sur l'exposition à ces dangers.

2. CLASSIFICATION DES RISQUES :

Le classement est une opération qui peut avoir les caractéristiques suivantes :

 Classement "subjectif" (fait par des individus à partir de l'idée qu'ils se font du risque en se  fondant sur
leur expérience et leurs connaissances)
 Classement "qualitatif" (établissement d'un système d'ordre comparatif) ou "quantitatif" faisant appel à
des méthodes statistiques basées sur des critères tels que :
 Gravité des conséquences possibles.
 Facteurs aggravants.
 Nombre d’opérateurs exposés.
 Fréquence et durée d’exposition.
 Probabilité d’événement.
 Nombre d’accidents, de maladies ou d’incidents liés à ce risque.

3. ACTIONS DE PREVENTION :
Le document unique sur lequel sont consignés les résultats de l’évaluation des risques contribue à
l'élaboration du programme annuel de prévention des risques professionnels.
La prévention des risques consiste à :
 Eviter les risques ;
 Evaluer les risques qui ne peuvent être évités ;
 Combattre les risques à la source ;
 adapter le travail à l'homme (limiter le travail monotone ou cadencé.)
 tenir compte de l'état d'évolution de la technique.
 Remplacer ce qui est dangereux par ce qui ne l'est pas ou ce qui l'est moins.
 Planifier la prévention en y intégrant, dans un ensemble cohérent : la technique, l'organisation du travail,
les conditions de travail, les relations sociales, l'influence des facteurs ambiants.
 Prendre des mesures de protection collective et leur donner la priorité sur les mesures de protection
individuelle.
 Donner des instructions appropriées au personnel.
3. LES MALADIES PROFESSIONNELLES

Connaissant que la maladie professionnelle est une maladie causée par l'exercice habituel d'un métier.

On distingue, deux types de maladies :

 Les maladies indemnisables à l’état.


 Les maladies non indemnisables à l’état.
Ces deux dernières feront l’objet de notre cours ; de ce fait le plan sera comme suit :

 Les maladies professionnelles indemnisables(MPI).


 Les maladies à caractères professionnelles(MCP).

1. LES MALADIES PROFESSIONNELLES INDEMNISABLES (MPI) :


1.1. Les tableaux :

Les tableaux de MPI comportent l'énumération, par rubriques, des conditions que le malade doit remplir, pour
obtenir l'indemnisation. Si le militaire remplit ces différentes conditions, il bénéficie de la présomption légale
d'origine professionnelle de sa maladie.
Ces tableaux définissent trois notions : le risque, la maladie et le délai de prise en charge

1.1.1. L'exposition au risque doit être habituelle  :

La liste des professions ou travaux exposant au risque de la maladie est la plus souvent indicative c'est-à-dire
qu'une activité professionnelle exposant au risque peut être prise en compte même si elle n'est pas
expressément mentionnée.

1.1.2. Les symptômes :

Il peut s'agir soit de symptômes cliniques, soit d'éléments biologiques, soit de résultats d'examens
complémentaires particuliers, soit d'un panachage de plusieurs des éléments précédents.

1.1.3. Le délai de prise en charge :

Il est indiqué pour chaque affection. C'est le délai maximal entre la fin de l'exposition au risque et la première
constatation de la maladie (même si le caractère professionnel de la maladie apparaît plus tard). Il varie de
quelques jours à plusieurs dizaines d'années suivant la maladie (3 jours à 50 ans).

2. LES MALADIES A CARACTERE PROFESSIONNEL (MCP) :

Les victimes de MCP sont pris en charge au titre de l'Assurance Maladie, comme pour toute autre maladie non
professionnelle.

CONCLUSION

"La maladie professionnelle est une maladie causée par l'exercice habituel d'un métier"; "C'est une
maladie qui, vraisemblablement, ne se serait pas produite dans un autre métier". Il s’agit là d’une notion
médicale. Mais on distingue, dans cet ensemble, deux sous-ensembles juridiques :

 Les maladies professionnelles indemnisables(MPI).


 Les maladies à caractères professionnelles(MCP).

4. LES NUISANCES PROFESSIONNELLES PHYSIQUES

Les nuisances professionnelles sont une multitude ; parmi celles -ci, on distingue :

 Les nuisances Physiques ;


 Les nuisances Chimiques ;
 Les nuisances Par rayonnement ;
 Les nuisances Thermiques.

Notre vue sera axée sur Les nuisances professionnelles physiques.


Le plan de la leçon sera donc comme suit :
 l’éclairage ;
 le bruit ;
 la vibration ;
 l’électricité.

1. L’ECLAIRAGE :
Une vision normale ne peut s'exercer qu'avec un minimum de lumière. Un bon niveau d'éclairement permet
une bonne productivité avec notamment une baisse des erreurs, des accidents, une moindre fatigue visuelle.

1.1. Effets du mauvais éclairage 


 Fatigue visuelle.
 Erreur dans l’exécution des travaux.
 Risque de chute, d’accident dans les allées de circulation.

1.2. Mesures de prévention :

 L'éclairage doit être conçu et réalisé de manière à éviter la fatigue visuelle, ainsi que les affections
oculaires qui en résultent..
 Les postes de travail situés à l'intérieur des locaux de travail doivent être protégés du rayonnement
solaire gênant par des protections fixes ou mobiles appropriées (par exemple : installation des rideaux,
verres teintés…Etc.).
 Les sources d'éclairage doivent être aménagées ou installées de façon à éviter tout risque de brûlure.

2. LE BRUIT :

2-1 Définition:
C’est une vibration de l'air qui se propage en ondes acoustiques à des fréquences variables, provoquant une
sensation auditive qui peut être plaisante (bruit de la mer, chant des oiseaux…Etc.) mais, souvent désagréable,
gênante, voire nocive.
2.2 Niveaux de bruit :
On mesure physiquement le niveau du bruit en décibels (dB). Mais pour prendre en compte la
subjectivité de l'oreille humaine, on utilise un décibel physiologique appelé décibel A, noté dB (A).

Niveau du bruit Observations

0 dB (A) Bruit le plus faible qu'une oreille puisse percevoir

50 dB (A) Niveau habituel de conversation

85 dB (A) Seuil de nocivité

120 dB (A) Seuil de douleur

Nota : Les niveaux sonores ne s'ajoutent pas, ils se "composent".

2.3 Effets du bruit :


Parmi une multitude, on distingue :

 Atteinte de l’acuité auditive.


 Difficultés de concentration.
 Gêne à la compréhension d’ordres
 Fatigue,
 Altération du sommeil.
 Augmentation du stress.
 Augmentation de la tension artérielle…etc.

2.4 Mesures de prévention 


 Réduction du bruit des machines.
 Limitation du temps d’exposition ;
 Eloignement des militaires des sources de bruit.
 Mise en place de protection collective : (capotage, …)
 Port des équipements de protection individuelle.

3. LES VIBRATIONS :
3.1. Définition :
Ce sont des mouvements et des secousses mécaniques transmis directement au corps des militaires en
contact avec un outil vibrant.

3.2. Effets des vibrations:


Les vibrations transmises aux membres supérieurs provoquent à moyen terme un ensemble de symptômes
appelé "syndrome des vibrations". Les symptômes du syndrome des vibrations sont :

 Douleurs dans les bras et les mains.


 Gêne fonctionnelle des articulations (coude, poignet, main).
A long terme, ce syndrome peut devenir irréversible.

3.3. Mesures de prévention :


Pour protéger les militaires contre les effets des vibrations, il faudra :

 Choisir des machines traitées contre les vibrations et correctement entretenues; 


 Réduire les vibrations à la source, en choisissant l'engin adapté à la tâche et aux conditions des sols ;
 Diminuer la transmission des vibrations aux opérateurs en intercalant des dispositifs de suspension
entre la source et la personne.

4. L’ELECTRICITE :
Tout militaire est amené à travailler avec du matériel électrique. Ce qui implique que tout poste de travail
peut être confronté à un accident d'origine électrique.
Mesures de prévention :
 Isolation des parties actives : celles-ci doivent être totalement recouvertes d'un isolant qui ne peut être
enlevé que par destruction.
 Des enveloppes (boîtiers, armoires...) ne pouvant être ouvertes qu'à l'aide d'une clé ou d'un outil
approprié.
 La mise en place d'obstacles : rambardes ou panneaux grillagés fixes distant d'au moins 10 cm pour U <
500 V ou 20 cm pour U > 500 V.
 Usage de matériel conforme et de bonne qualité (disjoncteur différentiel).
.
5. LES NUISANCES PROFESSIONNELLES CHIMIQUES
On désigne par produit chimique dangereux, tout produit pouvant provoquer un ou plusieurs parmi
les effets suivants : intoxication, irritation, lésion, brûlure, incendie, explosion.

Le plan de la leçon sera le suivant :

 Définitions des produits chimiques ;


 Les risques ;
 Les mesures de prévention.

1. DEFINITIONS :

1.1 Très toxiques, toxiques :


Dangereux en cas de pénétration dans l’organisme par le nez, la bouche ou à travers la peau.

1.2 Irritants :
Ils peuvent provoquer une irritation de la peau ou des voies respiratoires ou une inflammation des yeux.

1.3 Corrosifs :
Pouvant exercer une action destructive sur les tissus vivants (peau, yeux, muqueuses).
1.4 Extrêmement inflammables, facilement inflammables, inflammables  :
Les solides, liquides ou gaz qui peuvent s’enflammer à l’air et continuer à brûler.

1.5 Explosifs :
Tout produit pouvant exploser sous l’action d’un choc, d’un frottement, d’une flamme ou de la chaleur.

2. LES RISQUES :
2.1 Incendie ou explosion :
En présence de produits chimiques, les incendies deviennent dangereux et difficile à maîtriser. De même, les
fuites sur un récipient ou lors du transfert peuvent favoriser le départ ou la propagation d’un incendie ou d’une
explosion.

2.2 Chute de récipients mobiles :


Elle peut être due à un encombrement excessif, un empilage hasardeux, des défauts de conception du local de
stockage (dénivellement, éclairage insuffisant). Elle peut aussi se produire à cause de la rupture de supports
fragilisés par la corrosion.

2.3 Dangers liés aux produits :


Stockage mal adapté aux caractéristiques physico-chimiques d’un produit peut induire une modification ou une
dégradation du produit le rendant plus dangereux lors du stockage ou de son utilisation ultérieure; certains
produits craignent l’humidité, la chaleur, le froid, la lumière ou l’oxygène.

2.4 Cas du transfert :


Les accidents potentiels lors du transfert de produits chimiques sont :

 Fuites et projection violentes du produit.


 Accumulation d’électricité statique due à la vitesse de transfert du produit et à son frottement sur les
parois et risque consécutif d’incendie et explosion.
 Contact avec le produit lors de la manipulation de flexibles et d’accessoires.
 Lors du transvasement manuel de produits dangereux d’un récipient, le contact direct avec le produit et
l’exposition des voies respiratoires présentent des risques potentiels pour la santé.

3. Mesures de prévention :
Les mesures de prévention et de protection, afférentes aux produits chimiques dangereux, doivent être
observées durant :

 La production et la manipulation.
 Le stockage.
 Le transport.
 Le traitement et/ou L’élimination des déchets.
3.1 Règles pour le stockage:
Le stockage des produits chimiques présente des risques multiples à conséquences graves pour la
santé du personnel et la sécurité des installations. Certaines consignes sont à respecter :

 Une planification et une maintenance des locaux de stockage sont nécessaires


 L’ordre et la propreté des lieux sont essentiels.
 Tous les utilisateurs potentiels devraient être informés des méthodes de manipulation à appliquer.
 Il faut veiller particulièrement aux incompatibilités entre substances, au choix d’un emplacement
convenable pour les produits et aux conditions climatiques.
 Les produits chimiques en stock devraient être examinés périodiquement selon la notice d’utilisation.
 Tous les intervenants appelés à se rendre aux lieux de stockage, doivent être sensibilisés sur les
risques encourus et les précautions à observer.
 Les moyens anti-incendie adaptés doivent être disponibles à l’intérieur des locaux ou à proximité
immédiate.
 Les installations électriques doivent respecter les normes requises pour tous les locaux de stockage et
d’utilisation.
 Les locaux doivent être suffisamment aérés.

3.2 Règles pour l’utilisation:


Les mesures assurant la protection des opérateurs pourraient consister en une combinaison de ce qui suit:

 Propreté des locaux ;


 Pratiques de travail ;
 Protection des installations contre les incendies ;
 Protection des installations contre l’explosion.

6. LES NUISANCES PROFESSIONNELLES


PAR RAYONNEMENTS

Les champs électromagnétiques de basses fréquences et de très basses fréquences (ondes radio et micro-
ondes), les rayonnements optiques (infrarouges, visibles et ultraviolets) et la radioactivité (rayonnements alpha,
bêta, gamma, X, neutronique…etc.). Ces rayonnements sont à la fois des ondes et des flux de particules
énergétiques. Toutefois, leurs dangerosités sont caractérisées par des grandeurs différentes.

Cette leçon englobe l'ensemble des rayonnements :

 Les champs électromagnétiques ;


 Les rayonnements optiques ;
 La radioactivité.
1. CHAMP ELECTROMAGNETIQUE :
Un champ électromagnétique apparaît lorsque des charges électriques sont en mouvement.

1.1. Effets :
11.1 Effets directs :

 Fréquence comprise entre 0 et 10 MHz : ces champs donnent naissance, dans l'organisme, à des
courants induits, qui, si leur intensité est suffisante, sont capables de stimuler le système nerveux.
 Fréquence entre 100 kHz et 10 GHz : une exposition aux ondes radio ou aux hyperfréquences entraîne
un échauffement des tissus et, si l'intensité des ondes est élevée, des brûlures superficielles ou
profondes.

1.2.1 Effets indirects :

 Effet sur les implants conducteurs passifs et actifs.


 Etincelles provoquées par les courants de contact ou des courants induits et augmentant le risque
d’incendie.
 Mise en mouvement d'objets métalliques par les champs magnétiques (aimants).
Les personnes travaillant de façon habituelle et prolongée près des sources d'ondes électromagnétiques se
plaignent souvent de :

 Fatigue.
 Irritabilité.
 Pertes de mémoire.
 Troubles du sommeil.
 Maux de tête.
 Vertiges.
1.2 Mesures de prévention :

1.2.1 La réduction à la source :

Pour réduire l’émission à la source, il est possible de jouer sur :

 La conception des installations.


 Le réglage des machines.
 L’entretien des machines.

1.2.2 La réduction de l’exposition :

L’éloignement de l’opérateur par rapport à la source est la meilleure protection. (Commande à distance).
Pour les hautes fréquences, il est possible de réduire l’exposition, en réduisant le temps pendant lequel
l’opérateur est soumis au champ grâce à des cadences différentes ou à une rotation du personnel.

1.2.3 La protection individuelle :

Possible en utilisant des vêtements de protection.


NOTA : Ces vêtements sont efficaces uniquement pour certains champs électriques, ils ne protègent pas
contre les champs magnétiques basses fréquences.

2. LES RAYONNEMENTS OPTIQUES :

On caractérise plus volontiers les rayonnements optiques par leur longueur d'onde :

 Ultraviolets : 10 à 400 nm.


 Visible : 400 à 780 nm.
 Infrarouges : 780 nm à 1 mm.
2.1. Effets :

 L'absorption des IR par le corps entraîne un réchauffement qui peut être agréable mais peut aussi
brûler.
 En milieu de travail, le principal risque lié aux rayonnements visibles est l'éblouissement qui peut
entraîner une fatigue visuelle et posturale.
 A forte dose, les UV sont dangereux pour la peau et pour les yeux, à court et à long terme.

2.2. Mesures de prévention :

 Pour se protéger efficacement contre les IR, le personnel doit porter un écran facial comportant un
dépôt métallique sur la face externe.
 Selon la tâche, l'éclairement du poste de travail doit être compris entre 300 et 1000 lux.
 La peau n'est efficacement protégée que si elle est couverte de tissu.
 Les zones exposées peuvent être protégées à l'aide d'une crème solaire.
 Le choix de la protection oculaire dépend du type et de l'intensité de la source de rayons UV.
3. La radioactivité:
3.1 Définitions:

La radioactivité est un phénomène naturel lié à la structure de la matière. Certains atomes sont
instables, et émettent des rayonnements ionisants.

3.2 Effets sur la santé :

Selon les circonstances, l’exposition peut être externe (avec ou sans contact cutané) ou interne
(ingestion, inhalation/pénétration de substances radioactives).

Nota : La majorité des expositions d’origine professionnelle sont des expositions externes.
3.2.1 Exposition externe:

Sans contact cutané :

La source radioactive du rayonnement est située à distance de l’organisme. L’irradiation est dans ce cas
en rapport avec le pouvoir de pénétration dans le corps des divers rayonnements émis par la source.

Par contact cutané :

Le contact cutané avec un radioélément peut induire une exposition interne par pénétration du
radioélément à travers la peau.
3.2.2 Exposition interne :

Les substances radioactives pénètrent dans l’organisme soit par inhalation, par ingestion, par voie oculaire
ou par voie percutanée.

Après pénétration dans l’organisme, l’exposition interne de l’organisme se poursuivra tant que la substance
radioactive n’aura pas été éliminée naturellement par l’organisme.

3.3 Mesures de prévention :

La radioprotection est basée sur trois éléments essentiels :

 La justification : l’utilisation de rayonnements ionisants doit apporter un bénéfice par rapport au risque
radiologique.
 L’optimisation : maintenir les expositions ou les probabilités d’exposition aussi basses que
raisonnablement possible,
 La limitation : des doses individuelles, respectant les valeurs limites réglementaires.

7. LES NUISANCES PROFESSIONNELLES THERMIQUES


L’exposition à la chaleur ou au froid peut être à l’origine de troubles sérieux chez un individu. En effet,
la température corporelle de l’homme doit demeurer constante, quel que soit son environnement thermique.

Pour préserver le potentiel humain ; ces deux facteurs sont à combattre :

 La chaleur ;
 Le froid.

1. LA CHALEUR :

1.1 Risques d’une exposition prolongée à la chaleur  :

 Déshydratation, perte de connaissance, troubles de vision.


 Œdème de chaleur, crampes de chaleur, stress thermique.
 Décès.

1.2 Mesures de prévention :

1.2.1 Mesures techniques :

 Informer les militaires des risques liés à la chaleur et des mesures de premiers secours ;
 Augmenter le taux d'évaporation: installer un ventilateur pour favoriser les mouvements d'air ;
 Limiter, autant que possible, le travail physique et reporter les tâches lourdes.
 Se montrer vigilant face aux situations de travail particulières ;
 Prévoir des adaptations techniques permettant de limiter les effets de la chaleur (ventilateurs, stores,
abris en extérieur…etc.).

1.2.2 Mesures organisationnelles :


 Aménager des aires de repos climatisées ;
 Prévoir une source d'eau potable réfrigérée (10-15°C) ;
 Établir une procédure d'urgence en cas de malaise liés à l'exposition à la chaleur ;
 Augmenter la fréquence des pauses de récupération ;
 Limiter si possible le temps d’exposition des militaires ou effectuer une rotation des tâches ;
 Aménager les horaires de travail, afin de bénéficier au mieux des heures les moins chaudes de la
journée ;
 Privilégier le travail d’équipe, éviter le travail isolé (permettant une surveillance mutuelle des militaires en
cas de problème).
 Interdire la consommation de tabac ;
 Bien choisir les vêtements de travail.

1.2.3 Premières mesures de secourisme :

 Alerter ou faire alerter le médecin ;


 Amener la victime dans un endroit frais et bien aéré ;
 Déshabiller ou desserrer les vêtements du sujet ;
 Arroser la victime ou placer des linges humides sur la plus grande surface corporelle, en incluant la tête
et la nuque.
NOTA :

 Si la victime est consciente, lui faire boire de l'eau fraîche.


 Si la victime est inconsciente, la mettre en position latérale de sécurité, en attendant les secours après
mise en route des premières mesures de secourisme.

2. LE FROID :

Le travail dans un environnement froid peut être dangereux pour la santé, et peut aussi être mortel.

Dans un milieu de travail, les températures trop froides peuvent réduire l'efficacité des employés et
augmenter les taux d'accidents.

2.1 Conditions aggravant les risques dues au froid  :

 Age ;
 Présence de troubles circulatoires ;
 Blessures entraînant une perte de sang ou une modification de la circulation sanguine ;
 Antécédents de lésions dues au froid ;
 Fatigue ;
 Consommation du tabac ;
 Usage de certains médicaments.

2.2 Mesures de prévention :


2.21 Protection collective :
 Prévoir des abris chauffés (des tentes, un campement ou des salles de repos) ;
 Adapter la cadence de travail de manière à éviter que le corps humain subisse des variations de
températures ;
 Prévoir des périodes de repos adéquates dans un endroit tempéré et permettre aux travailleurs de
changer de vêtements ;
 Réduire au minimum le risque de lésions dues au froid par la conception d'équipement adéquat.

2.2 2 Protection individuelle :

a- Vêtements :

 Il faut porter des vêtements protecteurs lorsqu'on doit travailler dans un environnement où les
températures sont inférieures à 4°C ;
 Les vêtements devraient être choisis en fonction du climat ;
 Pour le travail sous la pluie ou la neige, la couche de vêtements extérieure devrait être imperméable.
 Il faut garder les vêtements secs.

b- Effets chaussants :

 Ce sont les bottes en cuir à semelles de caoutchouc doublées en feutre et munies de fausses semelles
en feutre qui sont les mieux adaptées au travail lourd dans un environnement froid.
 Les chaussettes en polypropylène aideront à maintenir les pieds secs et chauds en éloignant la sueur
de la surface de la peau.

c- Protection du visage et des yeux  :

 Il importe de choisir des lunettes protectrices adaptées au travail ;


 Eviter de rester immobile en position assise ou debout pendant des périodes prolongées.

8. LES MATIERES ET PRODUITS INTERDITS


L’amiante était utilisée au 19° siècle pour développer les domaines techniques et infrastructures, en raison
de ses caractéristiques et de son coût très bon marché.

Cependant, les études récentes ont mis en évidence les risques d’usage de cette matière, sur la santé de
l’être humain et sur l’environnement.

Pour préserver le potentiel humain contre les dangers de l’amiante, la politique des FRA, en matière de
sécurité et de santé, vise à garantir un milieu de travail répondant aux exigences d’hygiène et de sécurité les
plus appropriées tout en restant conforme à la réglementation nationale.

Dans cette leçon nous allons parler de :

 Définition ;
 Risques professionnels ;
 Conditions d’enlèvement ;
 Mesures de prévention.
1. DEFINITION :

Amiante est une matière minérale fibreuse cristalline et donc fibrogène. Ce produit naturel présente
des propriétés physiques exceptionnelles :

 Thermiques.
 Acoustiques.
 Chimiques.
 Mécaniques.
2. RISQUES PROFESSIONNELS :

L’amiante a la propriété de se séparer en fibres extrêmement fines qui, en cas d’ingestion par voies
respiratoires, provoquent les maladies suivantes :

 Asbestose (fibrose pulmonaire).


 Cancer du poumon (risque x 50 pour les fumeurs).
 Mésothéliome (attaque l’enveloppe pulmonaire).
3. CONDITIONS D’ENLEVEMENT DES DECHETS :

 Utiliser des masques adéquats.


 Humidifier le matériau.
 Enfermer dans des sacs marqués « amiante ».
 En cas de quantités importantes, faire appel à une entreprise agréée.

4. MESURES DE PREVENTION :

4.1. Techniques Collectives :

 Substitution.
 Aménagement de locaux de filtration et de stockage.
4.2. Techniques Individuelles :

 Utilisation des EPI.


 Respect des consignes d’hygiène.
 Sensibilisation.
4.3. Prévention Médicale :

 Surveillance médicale stricte.


 Examen médical périodique.
 Radiographie pulmonaire.
 Spiromètrie.

9. LES INCENDIES

L'incendie sur les lieux de travail est un sujet très préoccupant et d'actualité permanente. Dramatiques
sur le plan humain, ces sinistres le sont aussi sur le plan économique et opérationnel. Si le nombre de victimes
directes (décès, brûlés, intoxiqués par les fumées) est relativement peu important, en revanche, les coûts
engendrés s’avèrent très élevés.

La prise en compte du risque d’incendie en prévention est fondamentale.

Le plan de la leçon est comme suit :


 Conditions de survenue d’un feu ;
 Les conséquences d’un incendie ;
 Evaluation du risque d'incendie ;
 Moyens de prévention.
1. CONDITIONS DE SURVENUE D’UN FEU :

L’incendie est une réaction chimique d’oxydation d’un combustible par un comburant, nécessitant une
source d’énergie pour être initiée.

Étant donné que, sur les lieux de travail, le comburant (oxygène de l’air) et les combustibles sont
toujours présents, tous les lieux de travail présentent des risques d’incendie dès lors qu’il y a présence de
sources d’énergie.

2. LES CONSEQUENCES D’UN INCENDIE :

 L’asphyxie
 L’intoxication
 La chaleur dégagée par l’incendie dégrade la résistance mécanique des structures des bâtiments :( un
effondrement)
 L’environnement (pollutions)

3. EVALUATION DU RISQUE D'INCENDIE :

Les origines d’un incendie sont tout d’abord dues à la présence de produits combustibles. Il sera
primordial :

 D’en établir la liste.


 D’en étudier leur nature.
 D’en connaître les caractéristiques physico-chimiques
 D’en recenser leurs conditions de stockage ou d’utilisation

4. MOYENS DE PREVENTION :

a- Limiter la propagation d’un incendie :

Il importera pour cela de :

 Créer des obstacles.


 Fractionner les bâtiments en unités distinctes avec des ouvrages séparatifs coupe-feu.
 Isoler les locaux à risques des autres locaux.
 Cloisonner les escaliers.
 Choisir les matériaux en fonction de leur comportement au feu.
b- Issues et dégagements :

Les issues et les dégagements devront permettre une évacuation rapide.


Ils seront en permanence accessibles, libres et bien indiqués.

c- Désenfumage :

Le désenfumage permet de faciliter l’évacuation du personnel, l’intervention des secours et limite les risques de
propagation de l’incendie.

d- Implantation des matériels d’extinction :

Les matériels de première et deuxième intervention ainsi que les installations fixes d’extinction doivent être
choisis judicieusement pour qu’ils soient adaptés et suffisants. Ils doivent être contrôlés régulièrement.

 Matériels de première intervention :


Ils comportent essentiellement les extincteurs portatifs et les robinets d’incendie armés (RIA). Les extincteurs
sont de plusieurs types en fonction de l’agent extincteur qu’ils contiennent (eau, poudre, dioxyde de carbone…
etc.) et de leur poids ou de leur équipement (sur roues…etc.).

 Matériels de deuxième intervention  :


Ce matériel, plus puissant et plus lourd que le précédent, comprend :

 Des installations fixes d’alimentation en eau.


 Des tuyaux à brancher sur les bouches d’incendie, poteaux d’incendie ou sur le refoulement d’une
motopompe.
 Des lances d’incendie.
 Installations fixes d’extinction  :

Diverses installations fixes d’extinction, généralement automatiques, peuvent être réalisées lorsque les risques
sont graves ou ponctuels, ou que la valeur du matériel à protéger est grande.
Ces installations permettent de contenir, voire d’éteindre un foyer d’incendie par une intervention précoce et
rapide, même en l’absence des occupants.

10. LES RISQUES LIES A LA MAINTENANCE AUX HANGARS


Les travaux de maintenance exigent l’intervention de techniciens de spécialités différentes ainsi que l’utilisation
des moyens importants et diversifiés.

Le non respect des procédures de travail et des consignes de sécurité ne peut qu’accroître le facteur risque lié
aux activités de maintenance. Le plan de la leçon sera comme suit :

 Risques ;
 Mesures de prévention.

1. RISQUES :
Les risques liés à la maintenance des aéronefs sont généralement identifiés comme suit :
 Ecrasement.
 Glissade.
 Brûlure.
 Blessure.
 Chute.
 Heurt d’obstacle.
 Radiation.
 Projection d’objet.
 Nuisance sonore.
 Nuisance Chimique.
 Incendie ou explosion.
 Traumatisme, stress, fatigue.

2. MESURES DE PREVENTION :

 Respect des procédés et procédures ;


 Tenues vestimentaires des techniciens ;
 Lieu de travail ;
 Utilisation des escabeaux et échelles ;
 Mise à la terre ;
 Mise des aéronefs sur vérins ;
 Mises en place des sécurités ;
 Maintenance des réservoirs de carburant d’aéronefs :
 Entretien des batteries :

11. LES RISQUES LIES A LA MAINTENANCE


EN LIGNE DE VOL

La ligne de vol est un des secteurs à grands dangers dans une unité aérienne, aussi bien pour le
personnel spécialisé et les équipages que pour le matériel.

La leçon sera structurée comme suit :

 Risques ;
 Mesures de prévention.
1. Risques :
Les risques les plus importants que peut encourir un technicien en ligne de vol, peuvent être liés :
a. Aux conditions environnementales (température, pluie, bruit) :
 Malaise.
 Fatigue.
 Dépression.
b. A la lumière :

 Pendant le jour, l'éclat diminue l'acuité visuelle.


 Le soir, l'éclat fait perdre l'adaptation à l'obscurité qui dure environ 30 min.
 La lumière UV est dangereuse pour les yeux et la peau.
 Les radiations ionisantes sont toutes dangereuses
 Les radiations de micro-ondes, existant aux environs des antennes, peuvent produire stérilisation,
cataractes et explosions en présence de vapeurs de combustible.

c. Au matériel :

 Chocs ;
 Radiations intenses ;
 Brûlure ;
 Intoxication et asphyxie.

2. Mesures de prévention :
Face à ces risques multiformes, différentes actions de prévention s’imposent :

a. En ce qui concerne la température :

 Chaque ligne de vol doit être dotée d’abris adéquats pour la protection du personnel.
 Le bureau de piste doit être aménagé, étanche et équipé de moyens de chauffage
 En cas d’orage ou de risque de grêle, les aéronefs doivent être abrités ou, à défaut, amarrés selon la
documentation spécifique.

b. En ce qui concerne le bruit :


 Tous les techniciens travaillant en piste doivent porter les équipements antibruit lors des démarrages
des avions.
 Employer des bouchons « stop bruit » ou des casques antibruit

c. En ce qui concerne les vibrations et les radiations  :


 Limiter le temps d’exposition aux vibrations ou aux radiations.

d. En ce qui concerne l’utilisation de l’air comprimé :

Il est interdit de souffler avec de l’air à pression sur tout type de résidus

e. En ce qui concerne le Gonflage des roues :

 L’utilisation des gardes métalliques pour gonfler les roues est nécessaire pour prévenir toute explosion
possible.
 Employer l'azote plutôt que l’air et l’oxygène.

f. En ce qui concerne Engins de servitude :

 La présence d’un extincteur est obligatoire auprès des engins de servitude.


 Les câbles des engins de servitude doivent être étirés totalement et en aucun cas pliés.
 Les opérateurs des engins doivent être prêts à agir en situations d’urgence.
 Ne jamais stationner les engins sous l’avion.
 Les cales pour engins doivent être mises en place.
 Le rapprochement de l'avion doit se faire tangentiellement et pas directement.
 La vitesse maximale en cas de remorquage est de 20 Km/h.

g. En ce qui concerne la circulation de véhicules à proximité des aéronefs  :

Les véhicules ne s'approcheront des avions qu’en cas de :


 Dépannage urgent.
 Chargement et déchargement du matériel.
 Transports de patients ou de blessés.
 Aucun véhicule ne doit passer devant un aéronef armé.
 Aucun véhicule ne doit croiser le cône de sortie des gaz derrière les réacteurs.

12. LA SECURITE DES EUIPEMENTS ELECTRONIQUES AU SEIN DES ATELIERS

La majorité des équipements électroniques, en fonctionnement, produisent des tensions ou des radiations.
Un des aspects dangereux de l'électricité et des radiations est que leur présence ne peut être détectée par les
sens humains. La possibilité de décharges électriques, de brûlures en raison de la radiation et du risque
d'électrocution sont des dangers potentiels que courent toujours les opérateurs ou les techniciens.

La leçon sera repartie comme suit :

 Les risques ;
 Mesures de prévention.

1. RISQUES :

Parmi les effets du courant électrique sur le corps humain, on peut citer :

 La mort par asphyxie qui peut survenir suite à une exposition prolongée ;
 La perte de connaissance temporaire ;
 L’arrêt cardiaque ;
 De sérieuses brûlures et un aveuglement temporaire ou permanent ;
 Des chutes ou/et des blessures sérieuses ;
 Radiations.

2. MESURES DE PREVENTION :
a. En ce qui concerne le personnel :
 Interdiction de porter les objets conducteurs (bague, montre, bracelet, …etc.) ;
 Tout le personnel doit connaître l’emplacement des armoires, tableaux de contrôle, de commande et de
distribution d’électricité ;
 Le personnel doit savoir actionner et arrêter rapidement et positivement les interrupteurs de l’ensemble
des équipements.
 Tout individu ayant subi un choc électrique doit être immédiatement évacué à l’infirmerie de l’unité.
 Le personnel appelé à manipuler le matériel électronique et électrique doit avoir une expérience
suffisante ou être supervisé par un chef d’équipe qualifié.
 Avant de commencer toute intervention, le personnel doit se référer à la documentation technique en
vigueur.

b. En ce qui concerne les installations  :


 L’accès aux ateliers électroniques doit être réglementé.
 Les emplacements des renvois vers les extincteurs doivent être définis.
 Les portes des armoires d’alimentation doivent toujours être fermées sauf pour les réparations
nécessaires et autorisées.
 En cas de défectuosité d’une installation, le personnel doit être averti du danger et une affiche, conforme
aux standards, doit être accrochée sur cette installation.
 Seuls les fusibles avec les valeurs appropriées doivent être utilisés.
 Les ensembles dont les tensions sont supérieures à 600 volts, doivent être complètement séparés des
autres. L’indication de haute tension doit être inscrite d’une manière lisible sur la clôture ou la barrière.
 Au moins une barre de mise à la terre doit être installée dans chaque atelier ou local abritant des
équipements électroniques. Cette mise à la terre doit être périodiquement vérifiée.

c. En ce qui concerne les outillages et les équipements  :

 Le chef d’atelier doit s’assurer que tous les équipements et les outillages sont disposés de manière à
éviter tout incident éventuel.
 Les techniciens sont responsables de la bonne tenue et manipulation des équipements et outils mis à
leur disposition.
 Seuls les outils munis de protection peuvent être utilisés pour les travaux sur des équipements sous
tension.
 Les échelles doivent être en bois ou autre matière isolante pour les travaux sur ou à proximité des
équipements électriques.

d. En ce qui concerne la manipulation des bancs de test  :

 Les opérateurs et les techniciens doivent se conformer aux procédures prescrites par la documentation
en vigueur.
 Le personnel doit connaître les caractéristiques et les sécurités des différents instruments.
 Les techniciens exposés aux risques liés à des tensions élevées doivent recevoir une formation
adéquate dans le domaine.

e. En ce qui concerne les travaux sur les antennes en Hauteur  :

 Les équipements de sécurité appropriés doivent être impérativement portés lors des travaux en hauteur.
 Toutes les tours et les structures d’antennes doivent être équipés d’échelles munies de montures de
support.
 Interdire ce type de travaux au personnel sujet à des vertiges.
 S’assurer du bon état des supports d’antennes.
 Avant de débuter le travail, s’assurer que l’alimentation des antennes est hors tension, que les capacités
sont déchargées et que les affiches et signalisations appropriées sont accrochées.

f. En ce qui concerne les travaux sur radômes des radars  :

 Le personnel travaillant sur ou dans l’entourage d’un radôme doit porter un casque et des chaussures
en caoutchouc.
 Se conformer aux exigences du constructeur.

13. LES RISQUES LIES A L’UTILISATION DU MATERIEL

INFORMATIQUE
Les postes de travail informatisés sont devenus des outils incontournables. Toutefois, on les trouve
souvent agencés sans aucune considération des principes ergonomiques et sans que l’utilisateur soit informé
des risques encourus lors de l’utilisation de ces supports informatiques.
Durant cette leçon on va voir :

 Les risques ;
 Mesures de prévention.
1. RISQUES :
Selon l'INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité), et suite à des connaissances basé sur
des données récentes, l'écran, en lui-même, ne constitue pas un risque pour la santé des opérateurs. Par
contre, son utilisation dans des conditions inadéquates, contribue à l'apparition des risques suivants :

 La fatigue oculaire ;
 Les troubles Musculo - Squelettiques (TMS) ;
 Le stress ;
 Les rayonnements.

2. Mesures de prévention :
2.1. En ce qui concerne la fatigue oculaire  :

 Interrompre le rythme du travail sur écran par des changements d'activités et des pauses.
 Procéder au dépistage et à la correction des troubles visuels.
 La lumière du jour ne doit pas éclairer directement l’écran.
 Installer l’écran perpendiculairement aux fenêtres.
 La distance entre l’écran et la fenêtre doit être supérieure à un mètre.
 Contrôler la lumière naturelle au moyen des rideaux.
 Remplacer les tubes fluorescents dès qu’un papillotement est perceptible.
 Installer l’écran de l’ordinateur selon les règles suivantes :
 Le haut de l'écran ne doit pas dépasser le niveau des yeux.
 Placer l’écran à une distance de lecture confortable (entre 50 et 70 cm).
 Eviter de poser le moniteur sur l'unité centrale.
 Nettoyer régulièrement l’écran et le filtre antireflet.
2.2. En ce qui concerne les troubles musculo - squelettiques  :

 Réglage du siège.
 Adoption de la bonne posture.
 Respect de la hauteur de l’écran.
 Le clavier doit être placé en face de l’écran et incliné pour éviter une flexion intense des poignets lors
de la frappe.
 Les avant-bras et bras doivent former un angle droit.
 La souris doit être placée à droite (ou à gauche) du clavier.
 Les poignets ne doivent pas reposer sur le bord tranchant de la table.
 Le siège doit être muni d’accoudoirs.
 Tous les outils ou documents doivent être à portée de mains…etc.
2.3. En ce qui concerne le stress :

Le stress peut être considérablement réduit si :

 Le travail est bien organisé.


 Le poste de travail est bien adapté à l'opérateur.
 L’opérateur exerce une activité physique régulière.
 L’ambiance au travail est favorable.
 Le travail quotidien sur écran est périodiquement interrompu par des changements d'activités et des
pauses.

 Surveillance médicale :

Un examen approprié des yeux et de la vue est à effectuer périodiquement par un médecin. Au terme
de cet examen, une correction peut se révéler nécessaire.

14. LA SECURITE AU SEIN DES LABORATOIRES


ET STATIONS D’OXYGENE

Tous les gaz ont des caractéristiques qui peuvent entraîner des blessures si les consignes de sécurité et
d’utilisation ne sont pas observées.

L’oxygène, sous forme liquide détruit instantanément les tissus humains et a un effet analogue à des
graves brûlures. Il peut réagir violemment au contact de vapeurs, de solides inflammables ou en présence
d’une source d’inflammation (l’électricité statique, les étincelles, les flammes et les ondes de choc).

La leçon sera articulée en deux points :

 Risques ;
 Mesures de prévention.
1. RISQUES :
Il est important de rappeler la réaction suivante :
OXYGENE + CORPS GRAS => EXPLOSION
Ainsi, le travail au sein de laboratoires et de stations d’Oxygène renferment plusieurs risques potentiels :
 Brûlures.
 Incendies.
 Explosions.
 Inhalation (Toux, vertige, mal de gorge).
 Gelures de la peau.

2. Mesures de prévention :

2.1. En ce qui concerne le laboratoire d’oxygène  :

 Le laboratoire oxygène doit être équipé des moyens anti-incendie spécifiques.


 Interdiction de fumer dans le laboratoire d’oxygène.
 L’accès aux ateliers O2 doit être limité strictement au personnel concerné.
 Ne jamais laisser l’oxygène (liquide ou même vapeur), entrer en contact avec le corps humain.
 Les réservoirs remplis d’oxygène liquide doivent rester en position verticale et ne doivent jamais être
roulés.
 L’oxygène liquide peut augmenter de volume plusieurs centaines de fois quand il se vaporise et se
réchauffe. De ce fait, les réservoirs et les systèmes de canalisation doivent être équipés de soupapes de
sécurité appropriées.
 Entreposer l’oxygène liquide à l’écart des gaz et des produits inflammables.
 Maintenir l’oxygène liquide à l’écart de toute source d’inflammation.
 Les visiteurs doivent être en parfaite connaissance des mesures de sécurité (briefing, panneaux de
signalisation…etc.).
 Si un accident survient, consulter immédiatement un médecin, réchauffer les parties atteintes par les
gelures avec de l’eau à une température voisine de celle du corps humain (37°C).

2.2. En ce qui concerne la station d’oxygène  :

 La clôture de la station O2 doit être constituée de matériaux non inflammables. Pendant les heures de
travail normal, la porte doit être fermée à clé.
 Les murs et les cloisons pare-feu doivent être en brique, en béton ou tout autre matériau incombustible.
 Les tuyauteries transférant des gaz ou liquides inflammables ne doivent en aucun cas traverser la zone
de sécurité.
 La station doit être équipée des moyens anti-incendie spécifiques.
 Ne pas fumer dans les zones d’interdiction.
 Ne pas porter de sources de flammes et d’étincelles dans les zones où on manipule l’oxygène liquide.
 Ne jamais lubrifier avec un corps gras les appareils en contact avec l’oxygène.
 Dans les zones de travail, le matériel, l’outillage et les vêtements doivent être exempts d’huiles, de
graisses ou de tout autre matériau combustible.
 Effectuer toutes les opérations de transfert dans un endroit ouvert et ventilé.
 Eviter le transport dans des véhicules dont le compartiment de transport n’est pas séparé de la cabine
de conduite.
 Lors du transport de l’oxygène, le conducteur doit connaître les dangers potentiels du chargement ainsi
que les mesures à prendre en cas d’accident.
 Si de l’oxygène liquide est répandu sur des vêtements, il faut les enlever immédiatement.
 Ne manipuler l’oxygène liquide que dans des locaux dont le sol est incombustible.
 Les organes de sécurité (Soupapes, etc.) doivent être maintenus en parfait état.
 Lorsqu’il y a fuites, éviter tout contact de la peau avec le liquide.
 Un équipement respiratoire est indispensable dans les situations où une sous oxygénation peut se
produire.
 Dans une atmosphère suroxygénée, les meilleurs moyens d’extinction de feu sont l’eau et les
extincteurs à poudre ou au CO2.
 Le personnel travaillant dans la station O2 doit être équipé de moyens de protection appropriés à savoir :
 Gants de protection.
 Lunettes de protection
 Combinaison (Blanche).
 Bottes en cuir ou en caoutchouc (Sans clou).

2.3. En ce qui concerne les panneaux d’avertissement  :

La station O2 doit être équipée des panneaux d’avertissement suivants :

 Interdiction de fumer.
 Interdiction de flammes nues.
 Pas d’huiles ou graisses.
 Pas de matières inflammables dans un périmètre de cinq (5) mètres.
 Accès interdit aux personnes non autorisées.
 Interdiction de stationner.

2.4. En cas d’urgence :

 Dans le cas d’une fuite importante d’oxygène liquide ou gazeux, il est nécessaire de couper entièrement
l’alimentation électrique dans la zone concernée et d’éteindre toute flamme nue.
 La victime d’un incendie en atmosphère oxygénée doit être inondée avec de l’eau à l’aide d’une lance. Il
est dangereux de porter secours à la victime en pénétrant dans l’atmosphère suroxygénée car le
sauveteur prendra probablement feu lui-même.
 Dans le cas d’un accident dû à une sous oxygénation, ramener le patient à l’air libre sans délai et lui
administrer de l’oxygène à l’aide d’un respirateur.
 En cas d’inhalation, il est conseillé de s’exposer à l’air frais, de prendre un repos ou de consulter un
médecin.

15. TRAVAIL DANS LES ESPACES CONFINES


ET DANS LES BUREAUX
Les travaux de maintenance dans les espaces confinés nécessitent des précautions particulières en matière de
sécurité de la part des techniciens. La configuration de ces espaces, la mauvaise visibilité ainsi que la
concentration des gaz toxiques ou inflammables peuvent être à l’origine de nombreux incidents.
Le travail au bureau n’est pas toujours considéré comme dangereux. Mais les blessures et les maladies dont
peuvent être victimes les militaires qui y travaillent sont graves et entraînent des dégâts aussi importants que
ceux subis par le personnel de tout autre milieu de travail.
La leçon traite les risques ainsi que les mesures de prévention au sein de :

 Espaces confinés ;
 Bureaux.

1. ESPACES CONFINES :
1.1. RISQUES :

Les risques liés à la maintenance dans les espaces confinés sont identifiés comme suit :
 Asphyxie.
 Troubles musculo - squelettiques
 Evanouissement.
 Incendie ou explosion.
 Traumatisme, stress, fatigue.
 Affection oculaire.
 Blessure.
 Chute.
 Nuisance sonore… Etc.

1.2. MESURES DE PREVENTION :

Avant d’entreprendre les travaux de maintenance dans un espace confiné, il faut :

 Délimiter la zone du travail;


 Eviter de travailler dans des conditions climatiques défavorables ;
 S’assurer de la présence de moyens d’extinction appropriés ;
 Eliminer toute source de flamme ;
 Déconnecter toute source électrique liée à cet espace ;
 S’assurer de la mise à la terre de l’espace confiné ;
 Se doter des EPI appropriés ;
 Purger, aérer, ventiler, nettoyer et assécher l’espace à entretenir ;
 Doter l’espace de systèmes d’alarme et de communication ;
 S’assurer que l’opérateur peut être facilement évacué en cas d’accident.

Au cours des opérations de maintenance à l’intérieur d’un espace confiné :

 Ne pas frotter, glisser ou laisser tomber d’objets métalliques ;


 Utiliser des lampes antidéflagrantes ;
 Utiliser les outillages protégés par des gaines ;
 Limiter la durée et la fréquence de travail ;
 Pour les travaux de soudure, se conformer aux procédures particulières édictées par la
documentation ;
 Instaurer un suivi médical et des visites régulières au profit du personnel.

2. LES BUREAUX
2.1. Risques :
Les risques encourus dans ce type d’activité sont liés principalement à la nature et l’environnement de
travail et se résument comme suit :

2.1.1. Chutes et trébuchements :

Les chutes attribuables à une glissade ou à un trébuchement ne sont pas rares dans les milieux de
travail et peuvent être la cause de graves blessures et d'une incapacité permanente (mauvais état du sol,
désordre, manque de propreté ou éclairage inadéquat).

2.1.2. Electrocution :

Les machines mal entretenues et les installations non conformes utilisées dans les bureaux peuvent
être à l’origine d’incidents électrique ou électrocution mortelle.

2.1.3. Incendie :

Le court circuit électrique, l’entreposage inapproprié des fournitures et provisions, et le non respect des
consignes élémentaires de sécurité donnent un environnement favorable au déclenchement d’incendie.

2.1.4. Lésions musculaires et aux articulations  :

Faute d’aménagement approprié des postes de travail et de conception adéquate des tâches, le
personnel est exposé à deux types de lésions :

 Lésions musculaires dans le cou, les épaules et le dos dues au travail en position assise.
 Lésions aux articulations et muscles dues à la répétition du même mouvement
2.1.5. Stress :

A cause de la nature du travail statique et routinier, le stress est répandu chez les personnes qui
exercent au bureau. A haute dose, le stress professionnel est source d'erreurs, d'agressivité et de frustration.

2.2. Mesures de prévention :

 Sensibiliser le personnel, sur son environnement de travail, et les procédures d’urgence.


 Les installations doivent être équipées des issues de secours .
 S’assurer périodiquement de la conformité et du bon état des machines utilisées.
 Les produits chimiques et ingrédients doivent être stockés dans des lieux appropriés.
 Veiller sur la propreté, l’ordre, et l’éclairage adéquat dans les postes de travail et les différents
passages et allées des installations.

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