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Méthodes de prospection sismique

Ce document décrit la théorie et les principes de la sismique réflexion, une méthode géophysique utilisée pour étudier la structure géologique sous-jacente. Il explique comment les ondes sismiques se propagent à travers des couches souterraines de densités différentes et sont réfléchies, permettant de déduire les propriétés des couches. Le document contient également des détails sur l'utilisation de la sismique réflexion dans la recherche pétrolière en Algérie.

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Méthodes de prospection sismique

Ce document décrit la théorie et les principes de la sismique réflexion, une méthode géophysique utilisée pour étudier la structure géologique sous-jacente. Il explique comment les ondes sismiques se propagent à travers des couches souterraines de densités différentes et sont réfléchies, permettant de déduire les propriétés des couches. Le document contient également des détails sur l'utilisation de la sismique réflexion dans la recherche pétrolière en Algérie.

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LA SISMIQUE

REFLEXION

SI HAMDI MOHAMED EL AMINE


|
1. Introduction :
Pour connaitre la constitution géologique d’une région, les géophysiciens procèdent à divers
mesures de surface. Pour préciser en particulier les courbes de niveau des couches géologique,
ils emploient les méthodes de la prospection sismique : une explosion est provoquée au
voisinage des couches superficielles du terrain étudier, l’onde de choc provoqué
artificiellement se propagent dans le sous sol. Les couches géologiques étant de densité et de
nature différentes, lorsque le front d’onde franchit la frontière séparant deux couches, une
partie de l’énergie transportée est réfléchie et réfractée vers la surface du fait du discontinuité
des constantes élastiques des couches.

En surface des sismographes enregistrent les arrivées de l’énergie libérée par l’explosion
durant les 4 ou 5 secondes qui la suivent. En pointant ces arrivées sur les sismographes
(section temps) et en recoupant leurs indicatrices avec celle procurées par d’autres mesures, le
sismicien précise sa connaissance du sous sol, position des discontinuités, vitesse de
propagation, par fois coefficients d’absorptions.

On constate depuis quelques années que les méthodes sismiques sont de plus en plus utilisées
à des fin de reconnaissances.

Il y a à cette évolution des raisons techniques liées aux conditions géologiques et aussi des
raisons économiques.

En Algérie, comme on le sait, la province triasique est l’une des régions les plus riches en
hydrocarbures du Sahara Algérienne.

Longtemps considérée comme présentant peut de perspectives, ce n’est qu’en 1952 qu’on a
entrepris des travaux géologique et géophysique intensifs ayant pour but la recherche
d’accumulation commerciales d’hydrocarbures.

En 1956, des champs géants y ont été découverts essentiellement à l’aide de la prospection
sismique ; par exemple, le champ de Hassi Messaoud, avec des réserves estimés a 5 milliard
de tonne d’huile et Hassi-R’mel avec des réserves approximatives de 2 trillions de mètre
cubes de gaz et 500 millions de tonne de condensat. Donc, en peut constater que le rôle de la
prospection sismique dans la recherche pétrolière.

On distingue deux méthodes de prospection sismique : la sismique réflexion et la sismique


réfraction ; elles ont toutes les deux pour but de déterminer la profondeur et la forme des
discontinuités géologiques qui constituent le sous sol.

1
2. Théorie :
Les méthodes sismiques sont des techniques d’imagerie basées sur l’étude de la propagation
des ondes sismiques. Les ondes sismiques sont de nature mécanique. On peut dire d’une onde
que :
– c’est une perturbation du milieu, qui se propage dans l’espace ;
– la propagation est fonction des propriétés physiques du milieu.
On peut décrire le phénomène de la propagation des ondes sismiques `a partir de
– la loi de Hooke : reliant contrainte et déformation ; – la deuxième loi de Newton : reliant
force et accélération. Ces concepts sont présentés dans cette section, qui est très largement
inspirée de l’ouvrage de Dix (1952).

2.1. Caractéristiques élastiques des solides :


Les méthodes sismiques reposent sur le principe de la propagation des ondes (déformation du
milieu) dans un milieu élastique. Les ondes sismiques se propagent dans les matériaux comme
des patrons de déformation de particules a travers les matériaux avec des vitesses qui
dépendent de leurs propriétés élastiques et de leurs densités. Pour démontrer la nature de cette
dépendance, nous décrivons les déformations en termes des forces qui les causent, définissant
deux concepts importants, la contrainte et la déformation (stress et strain en anglais). Les
relations entre contrainte et déformation pour un matériau particulier permettent de décrire les
propriétés élastiques de ce matériau, ainsi que les caractéristiques (tel que la vitesse) des
ondes qui s’y propagent. On considérera le cas d’une onde se propageant dans un milieu
élastique, homogène et isotrope. Un milieu est homogène lorsque ses propriétés sont les
mêmes partout dans l’espace, et isotrope lorsque des propriétés sont uniformes selon la
direction. La propagation d´dépend donc des propriétés ou constantes élastiques du milieu (et
de leur distribution). Par ailleurs, sous l’action d’une contrainte, un matériau est déformé. La
déformation est élastique si le corps reprend sa forme initiale lorsque la contrainte est retirée.
Les constantes élastiques mettent en relation contrainte (force) et déformation :
– contrainte : force par unité de surface (F/A) N/m2 ;
∆L ∆V
– déformation : déformation unitaire ou .
l V
A l’int´erieur des limites d’´elasticit´e, la contrainte est proportionnelle a la déformation (loi
de Hooke).

2.1.1. Quelques d´efinitions :


Module d’Young ou module d’élasticité (E)
F/ A contrainte uniaxiale
E= ∆ l/l = déformation parallèle a la contrainte

avec F/A = P

2
Module d’élasticité volumique (κ) Contraintes hydrostatiques P dans les trois axes
orthogonaux entraîne une changement de volume ∆V .
contrainte volumique F/A P
κ= déformation volumique = ∆ V /V = ∆ V /V
1/κ est appelé compressibilité.
Module (d’élasticité) de cisaillement ou rigidité (µ) Mesure du rapport contrainte /
déformation dans le cas d’un cisaillement simple tangentiel. Déformation sans changement de
volume.
P P
µ = ∆ l/l = φ
φ est l’angle de désformation

3. RAPPEL SUR LA SISMIQUE REFLEXION :


3.1. Définition :
La sismique réflexion c’est une méthode de la géophysique d’exploration consiste à effectué
des ébranlements dans le sol et a observer en surface les ondes réfléchies et les détecter pour
estimer les propriétés du sous-sol de la Terre et pour l’identification des structures
géologiques sous terrains. La méthode nécessite une source sismique d'énergie (camions
vibrateur, explosifs,…) selon l’objectif et l’environnement du travail pour provoqué des ondes
acoustiques, ces ondes se propagent dans le sous-sol à différent vitesse et profondeur. Ce
dernier varie de quelques mètres à plusieurs kilomètres. Lorsqu’elles arrivent, l'énergie
réfléchie est détectée par des hydrophones alignés en surface qui convertissent les vibrations
en signal électrique. Ce signal est ensuite numérisé et enregistré sur un sismographe. La
sismique réflexion se caractérise par son pouvoir de résolution, qui dépend de la longueur
d’onde dominante du signal générer par la source sismique. la sismique réflexion s’applique
dans déférents domaine de recherche scientifiques tel que : la géologie, hydrogéologie,
recherches pétroliers et miniers et en génie civil.

3.2. Principes generaux :


La sismique réflexion est une méthode de la géophysique d’exploration qui utilise la réflexion
des ondes sur les interfaces entre plusieurs niveaux géologiques. Elle sert à explorer le sous-
sol en profondeur(1). Cette technique consiste à enregistrer en surface, à l'aide d'hydrophones
localisés dans une flûte(3), des échos issus de la propagation dans le sous-sol d'une onde
sismique provoquée artificiellement par des explosifs ou des camions vibreurs(2). Ces échos
sont générés par la réflexion de l'onde incidente sur des interfaces géologiques. Ce sont ces
surfaces qui renvoient les ondes(4) à cause d'un changement des propriétés physiques
(densité, élasticité) du sous-sol, ces changements peuvent êtres des limites des couches ou des
zones des hétérogénéités au sein de même couche. (D’après : J. Collot, P. Rouillard, C.
Magoni-Laporte, 2010) Ainsi, les ondes produites artificiellement en surface se propagent
dans le sous-sol et rencontrent au cours de leur propagation des couches géologiques de
natures différentes. Ces couches ont donc des propriétés acoustiques différentes, et affectent
la propagation de l’onde. L’interface entre deux couches successives d’impédances
3
acoustiques distinctes forme une discontinuité de la vitesse de propagation des ondes et
provoque une réflexion de l’onde incidente, qui remonte alors vers la surface et les capteurs.
Cette interface correspondra après traitement des données à un réflecteur sismique. Les
données mesurées subissent ensuite un traitement sismique complexe, tenant compte des
phénomènes physiques mis en jeu ainsi que des problèmes d’interférence. On obtient ainsi un
ensemble de signaux monodimensionnels, appelés traces sismiques. La sismique réflexion est
devenue l'outil principal d'imagerie des études de géologie marine. Limitée pendant
longtemps à la définition géométrique des couches du sous-sol, elle permet aujourd'hui, grâce
aux progrès et aux innovations techniques, une véritable imagerie du sous-sol

3.2.1. Les interfaces sédimentaires :


Elles séparent deux strates sédimentaires, c’est à dire deux couches du sous sol déposées l’une
au dessus de l’autre et chacune composées de roches du même type. Chaque interface
sédimentaire correspond à un événement géologique marquant
3.2.1.1. Horizon :
Sont généralement de grande taille (plusieurs kilomètres carrés) et sont souvent horizontaux
ou faiblement inclinés. Leur forme peut être plane ou plus ou moins intensément plissée. Un
horizon a un âge unique. (D’après VERNY 2009)
Les horizons sont généralement disposés parallèlement les uns aux autres mais sous l'effet de
divers facteurs liés aux particularités des environnements de dépôt ou à la tectonique locale.
Conscients que la terminaison des interfaces sédimentaires relativement les unes aux autres
renseignent sur le mode de dépôt des strates et éventuellement sur les événements ultérieurs
qui les ont affectées,
Les déférents types de terminaison sont résumés ci-dessus :

Fig.: Différents types de terminaisons des interfaces sédimentaires. (D’après VERNY 2009)

3.2.1.2. Chenal :
Est une dépression de forme généralement concave et linéaire dans laquelle les sédiments
transportés par un flux aqueux constituent divers corps sédimentaires allongés.

3.2.2. Les contacts tectoniques :


Ils sont générés par les mouvements transversaux qui affectent la croûte terrestre et dont la
cause première est le jeu des plaques tectoniques. Ils appartiennent principalement à deux
catégories : les failles et les chevauchements, Il s’agit donc d’une discontinuité qui sépare les
4
couches qu’elle affecte en deux compartiments qui ont subi un déplacement appréciable l’un
par rapport à l’autre.

3.3. Les étapes de la sismique réflexion :


La sismique réflexion est une méthode géophysique permettant d’accéder à la géométrie des
strates géologiques grâce à l’utilisation d’ondes sismiques se réfléchissant sur des réflecteurs.
Il se décompose en trois (3) étapes principales : l’acquisition, le traitement et l’interprétation

3.3.1. Acquisition :
L’acquisition des données sismique agit du choix une source (camion vibreur …) qui émet
des ondes sismique qui se propagent dans le sol, lorsque ces ondes rencontrent un changement
de facies une partie de l’onde est réfléchie et remonte vers la surface, le reste continue à se
propager et peut rencontrer alors d’autres réflecteurs. En surface, un dispositif d’acquisition
permet d’enregistrer le signal qui remonte afin de pouvoir l’interpréter pour prendre des idées
sur les structures géologiques souterraines.

Fig.1: Système de sismique-réflexion de GENAVIR 24-traces.

3.3.2. Traitement :
L’échantillonnage des donnés sismiques se faites en temps et en distance, le traitement de ces
données sismiques permet d’obtenir des sections sismiques en 2D ou 3D ; qui permettront de
faire une imagerie de sous-sol la plus proche a la réalité géologique. L’échantillonnage qui se
faites correctement en temps ou en distance de la fonction sismique permet d’avoir la réussite
de l’imagerie. (D’après COPPENS, 1997)
Les principales phases de traitement sismique :
Le traitement sismique consiste en une succession de traitement élémentaire permettant de
passer des données terrains acquises en collection point de tir commun à une section sommée.
Les principales phases de traitement sismique se résument au plan suivant (d’après
COPPENS, 1997) :

5
3.3.3. Interprétation :
L’interprétation sismique c’est la dernière étape de la sismique réflexion peut être subdivisé
en trois catégories : structurelle, stratigraphique et lithologique.
L’interprétation sismique structurelle permet de crée des cartes des structures de sous-sol a
fin d’identifier les failles et les déférents structures géologiques, on utilise aussi la
stratigraphie pour connaitre la chronostratigraphie des strates, enfin, l’interprétation
lithologique visé a déterminé les changements de faciès lithologiques.

4. Les Différents domaines de la sismique réflexion :


4.1. Bref aperçu historique :
Le 17 avril 1887 des ondes sismiques engendrées par un séisme localisé au japon
ont pu être enregistrées par la station installée à Potsdam (Allemagne). Il s’agit pour
la première fois d’enregistrer des ondes sismiques à l’aide d’instrument et d’établir
que celles-ci se propagent dans les profondeurs du globe terrestre. Le géologue
anglais John Milne (1850-1913) tenta de construire et d’installer un réseau
international de sismographes dans l’idée de connaitre grâce aux ondes
sismiques, la structure interne du globe terrestre. Que ce soit en sismologie ou en
méthodes sismiques d’exploration, le géophysicien recherche des informations sur
la nature structurale du milieu géologique contenues dans l’enregistrement des
ondes sismiques.

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4.1.1. AUX USA :
C’est vers 1910 que fut abordé pour la première fois la tentative d’utiliser les ondes
sismiques réfléchies pour imager la géologie de sous-surface par le Canadien
Reginald Aubrey.Fessenden (1866-1932). Ses travaux débutèrent après
l’engloutissement du Titanic pour mettre en évidence la détection des icebergs.
Le 18 septembre 1917 le premier brevet est décroché grâce à l’étude de la
propagation des ondes acoustiques dans l’eau pour « Method and apparatus for
lasting ore bodies using acoustic waves » aux USA.

13
1921 est la date de la première utilisation de la méthode de Fessenden par Geological
engineering Compagny d’Oklahoma pour la prospection des Hydrocarbures. Karcher
.J.C employa alors la propagation des ondes sismiques à Belle Isle en Oklahoma
(USA) et mettra en évidence la configuration de la discontinuité entre une couche
d’argile et une couche de calcaire et l’existence d’un dôme anticlinal. Ce fut la
réalisation de la première coupe sismique.
En 1924, le gisement pétrolier d’Orchard Salt dôme au Texas fut découvert par la
méthode de sismique réfraction.
Historiquement c’est vers 1927 que fut la mise au point et l’utilisation pour la
première fois la méthode réflexion. (fig.2)

Fig.2.Campagne de sismique réflexion à Dallas en 1931.Au premier plan de la photo on observe des
géophones de l’époque pesant chacun 16 kg .Une chambre noire installée dans le camion est
utilisée pour imprimer les signaux sismiques enregistrés (Source SEG).

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4.1.2. En Europe occidentale :
Les méthodes sismiques ont été appliquées pour la première fois en Europe
occidentale avec la tentative d’application de la sismique par l’Allemand Ludger
Mintrop en 1908 qui procéda à Göttingen (Allemagne) à la mesure par sismique
artificielle, en lâchant d’une hauteur de 14 mètres une charge de 4 tonnes.
Pendant la première guerre mondiale les Allemands tentaient de localiser les canons
ennemis en mesurant les ondes acoustiques (réfractées).C’est Mintrop qui réalisa la
première application de la prospection sismique terrestre dès le début des années
1920 .En 1924 la Compagnie seismos appliqua la sismique réfraction à la recherche
pétrolière pour la mise en évidence des dômes de sels en Allemagne.
4.1.3. En Afrique du Nord :
Les premières campagnes sismiques menées dans le domaine de la recherche
pétrolière et gazière au Sahara algérien ont débuté le 11 mars 1951 par la première
application de la sismique réflexion. Celle-ci donna des résultats décevants sinon
négatifs parce que les enregistrements fournis étaient très médiocres en raison du
rapport signal sur bruit très faible causé par plusieurs facteurs.
Au Maroc, les premières applications de la sismique réflexion datent de 1935 pour
estimer les bassins du Gharb et du Prérif et en 1955 pour explorer les bassins de
Souss, Guercif et d’Essaouira.
4.2. Le Début commercial de la sismique réflexion :
La sismique réflexion constitue depuis les années 1920 l’outil principal de recherche
des gisements d’hydrocarbures. Durant la période 1927-1929 la sismique réflexion
fut utilisée commercialement et les résultats se sont soldés par la découverte de
quelques pièges structuraux. Depuis la sismique réflexion a connu une évolution sans
égal de par son application dans la prospection des gisements renfermant des
hydrocarbures .Elle a mobilisé à elle seule un nombre important de travaux de
recherche , de développements techniques et technologiquesdepuis son application
commerciale à partir des années 1920 et son essor se poursuit continuellement.

4.3. La Sismique Réflexion Numérique :


Le bond actuel de la sismique réflexion est dû à sa réussite en exploration
pétrolière. Les enregistrements des données sismiques sont passés du papier par
des procédés optiques (dans les années 1950) à des enregistrements magnétiques
analogiques dans les années 1960. Durant la même décennie (1962), il est apparu le
passage au CDP (common depth point), procédé qui constitue de nos jours l’un des
plus grand progrès en prospection sismique réflexion. Le passage à des
enregistrements numériques débuta vers 1964.
L’enregistrement numérique, fournissant l’information sismique sous forme chiffrée a
permet à la sismique réflexion de subir des grandes mutations grâce aux progrès
réalisés dans les traitements de l’information sismique qui sont profondément liés aux
progrès rapides de l’informatique (rapidité de calcul, capacité de stockage etc…).
Depuis l’avènement de la numérisation à nos jours des efforts particuliers ont été
accomplis dans le domaine du traitement numérique des données sismiques. Les
traitements sont de plus en plus sophistiques ce qui expliquent les progrès constants
et réguliers que connait sans cesse la prospection par sismique réflexion. De nos
jours, il est devenu possible, grâce au développement de la puissance de calcul de

16
8
réaliser des enregistrements directement sur ordinateur et d’en faire des traitements
sismiques durant l’acquisition sur le terrain.

4.4. La Sismique Réflexion 2D :


Les structures géologiques du sous-sol sont à 3 dimensions (3D), mais pour diverses
raisons et plus particulièrement économiques on réalise des images sismiques à
deux dimensions d’où l’appellation de sismique 2D.
En sismique réflexion 2D, le sismicien se contente de disposer les traces sismiques
et les points de tir de façon semi rectiligne le long d’un profil (profil sismique). Cela
consisterait à déplacer la source sismique et les traces sismiques le long du profil.
Ce type d’acquisition des signaux sismiques permet un enregistrement (en fonction
de deux variables x,t) dans un plan vertical contenant l’axe sources sismiques -
traces sismiques. Le sous-sol est alors divisé en éléments de surface ∆ x et ∆ t
assimilés à des points situés à mi-chemin entre les points de tir et les traces
sismiques (fig.3a) .Il est admis alors que les réflexions proviennent des réflecteurs
présumés horizontaux ou légèrement inclinés. La section sismique (l’ensemble des
signaux spatio-temporels réfléchis arrivant aux différentes traces sismiques fig.3b et
3c) est obtenue par la représentation en temps et en distance des enregistrements
des différentes traces sismiques.

(a) Element du sous - sol en sismique 2D

17

(b) Principe d’acquisition de la sismique 2D

9
(c) Principe de la sismique 2D

4.5. La sismique réflexion 3D :


La première application de la sismique 3D fut révélée par les chinois en 1966 lors du
congrès AAPG en 1981.Elle fait son apparition dans la recherche pétrolière dans les
années 1980 quand la société américaine GSI appliqua pour la première fois cette
méthode en 1972à Bell Lake Field.
La sismique 3D est une extension de la sismique 2D.En sismique 2D le sous-sol est
généralement partagé en éléments de surface (∆ x,∆ t ) assimilés à des points fixés à
mi-chemin entre les couples sources sismiques-traces sismiques, alors qu’en
sismique 3D l’énergie sismique est réfléchie non pas par un CMP (point milieu
commun) ou CDP mais par un élément de volume ((,∆ x , ∆ y , ∆ t) appelé Bin ou cells
(fig4a). L’image (x,t) prise dans la direction des lignes des traces sismiques est dite
« inline », tandis que l’image (y,t) est appelée « cross line » (fig.4b). L’image est
donc obtenue grâce aux étalements des points de tir et les traces sismiques sur une
surface .Ces éléments de volume (∆ x , ∆ y , ∆ t) sont également assimilés à des points
fixés mi-chemin entre les couples sources sismiques – traces sismiques suivant leurs
azimuts respectifs (fig4).
La sismique 3D permet de surmonter certaines insuffisances rencontrées par la
sismique 2D en donnant des images sismiques plus précises et plus fiables que la
sismique 2D. En effet, lors de l’acquisition en prospection sismique 2D , les
évènements sismiques provenant hors du plan d’acquisition sont considérés comme
des parasites .En prospection sismique 3D tous les évènements sismiques
enregistrés correspondent à un signal qui doit permettre d’imager convenablement
les structures du sous-sol, les signaux provenant hors du plan d’acquisition peuvent
être localisés et aident donc à améliorer la résolution des images sismiques.

10
La sismique 3D est de nos jours une méthode qui permet de fournir une meilleure
définition des structures compliquées de faibles dimensions. Elle peut mettre en
évidence les pièges stratigraphiques et les réservoirs limités par les failles, améliorer
la définition de l’extension ainsi que l’évolution petrophysique d’un réservoir pétrolier,
améliorer la qualité des calages sismiques et bien entendu éviter de forer des puits
inutiles et secs.
Elle est devenue une méthode indispensable grâce aux avantages qu’elle a par
rapport à la sismique 2D notamment dans l’augmentation considérable du pouvoir de
résolution horizontale et verticale (imager des structures complexes), fournir une
meilleure continuité latérale des images sismiques 3D . En bref, elle permet
d’imager des structures complexes que la sismique 2D n’arrive pas à imager. C’est
aussi une méthode indispensable pour comprendre l’extension des gisements
d’hydrocarbures grâce à son apport dans la précision des variations latérales de
certaines propriétés des réservoirs comme la lithologie, les épaisseurs, la porosité, le
contenu en fluide etc…

(a)Schéma élémentaire du sous-sol en sismique 3D (b)Mode d’acquisition sur le terrain

Fig 4. Principe de la sismique 3D

Fig4 Géométrie sur le terrain de la sismique 3D (tiré d’acquisition 3D - M.Bachta 2002)

4.6. La sismique réflexion 4D :


La sismique 4D (appelée aussi sismique répétitive) est une sismique utilisée en phase
de production. Elle est répétée à des intervalles de temps dans des conditions
identiques au même endroit à partir de plusieurs campagnes sismiques 3D.comme
son nom l’indique, il s’agit de plusieurs enregistrements des données sismiques en 3D,

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la quatrième dimension est le temps séparant deux campagnes de prospection
sismiques 3D . Les données de la sismique 4D permettent de faire une analyse des
variations des impédances acoustiques entre deux temps sur un même champ
d’hydrocarbures .Cela permettrait de fournir une aide, dans des conditions
favorables, à repérer les changements intervenant dans la distribution des fluides que
renferme un champ d’hydrocarbures (eau, huile, gaz) en exploitation ainsi que les
mouvements réels des fluides en présence. Il est alors possible de mieux gérer les
programmes de production des réservoirs pétroliers, suivre l’évolution des fronts de
fluide injectés ce qui permet de suivre l’évolution du gisement pétrolier pendant son
exploitation etc…

4.7. La Sismique réflexion Haute et très Haute Résolution :


L’exploration sismique réflexion conventionnelle est principalement utilisée pour
prospecter les gisements d’hydrocarbures enterrées à quelques centaines voire à
quelques milliers de mètre de profondeur. Elle utilise des signaux sismiques de
basses fréquences de bande 10-80 Hz environ. Elle permet de détecter des structures
géologiques de dimensions pluri décamétriques à pluri hectométriques.

La sismique haute et très haute résolution (appelée aussi sismique de résonance)


emploient des sources sismiques suffisamment riches en hautes fréquences et des
espacements entre géophones plus faibles pour explorer des anomalies localisées à
des faibles profondeurs (moins d’une centaine de mètre).Ces méthodes utilisent des
longueurs d’onde proches à l’épaisseur des couches que l’on veut repérer. Plus la
fréquence est haute et plus la résolution verticale des couches est grande (pour
rappel : la résolution verticale définit l’épaisseur de la plus petite couche que l’on veut
différencier).
Ces méthodes permettent d’obtenir des images sismiques de la sub surface avec
une précision de plusieurs décimètres. Son principe se résume très succinctement
comme suit :
La trace sismique enregistrée a pour expression :

T(t) = R(t)*S(t)*Désigne leproduit de convolution

La transformée de Fourier de la trace sismique est :

TF[T(t)]= TF[R(t)*S(t)] = TF[R(t)]*TF[S(t)]

T(f) = R(f)*S(f)

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L’amélioration du pouvoir de résolution aura pour objectif à agir sur le spectre S(f)
de telle manière qu’il tend éventuellement vers un spectre blanc .Le spectre S(f)
est généralement la résultante simultanément de plusieurs opérateurs se convoluant
en série et correspondant aux divers filtres de la chaine sismique tels que le signal

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émis par la source sismique , l’effet des filtres électroniques et électriques , l’effet
des nappes de réception et d’émission et bien d’autres.
Pour que S(f) soit proche d’un spectre blanc, il faut que chacun des opérateurs sus
mentionnés ressemblent eux-mêmes le plus possible à un spectre blanc. Or, seuls
certains de ces opérateurs sont plus au moins maitrisables tandis que d’autres sont
complexes et non encore suffisamment maitrisables.

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