Programme Langues Germaniques Transition
Programme Langues Germaniques Transition
LANGUES GERMANIQUES
42/2000/240
AVERTISSEMENT
Il abroge et remplace, année par année, les programmes315/26 de 1985, 315/65 de 1979,
7/5508 du 29 avril 1993 et le 7/3005 du 1er août 1973 dans sa partie consacrée à
l'enseignement de transition.
Enseignement de transition : 2e et 3e degrés
INTRODUCTION
• Les cahiers 1, 2 et 5 sont communs à tous les programmes. Les réflexions contenues dans
ces cahier concernent tous les professeurs. Les suggestions et les exemples contenus dans
les cahiers 2 et 5 doivent être sélectionnés et adaptés en fonction du niveau et de l'option
des différentes classes.
ainsi que grâce aux commissions antérieures des programmes d'hôtellerie et du premier degré,
auxquels divers éléments ont été empruntés.
Des Ces informations font le point sur l'état actuel des con- ☛ Cahier 1, chapitre 1
informations… naissances en matière d'apprentissage, et constituent
une base indispensable pour tout professeur en tant que
spécialiste de la communication et de l’apprentissage.
… ainsi que des Elles s'efforcent de situer les problèmes qui se posent ☛ Cahier 1, chapitre 2
observations et ou donnent des éclairages importants sur le chapitre qui ☛ Cahiers 2, 3 et 4,
des réflexions va être développé. chapitres "Probléma-
tique" et "Clarifica-
Ces informations, observations et réflexions éclairent tion des concepts"
les choix retenus en matière d'objectifs, de contenus et
de méthodologie
Des matériaux Ils peuvent aider le professeur à réaliser les objectifs ☛ Cahier 2, annexes
d'autonomie et de communication.
… à pratiquer Ces activités doivent s'insérer dans des "situations ☛ Cahier 5, définition
en situation d'apprentissage".
d'apprentissage
Premier cahier
Apprendre et enseigner 1. Apprendre
(commun à tous les programmes) 2. Enseigner
Deuxième cahier
La contribution du cours de 1. L'autonomie
langue à la formation de l'élève 2. La communication
(commun à tous les programmes) 3. La communication interculturelle
Troisième cahier
Les quatre aptitudes 1. Comprendre à l'audition
(spécifique à l'enseignement de transition) 2. Comprendre à la lecture
3. Communiquer oralement
4. S'exprimer par écrit
Quatrième cahier
La langue 1. Problématique
(spécifique à l'enseignement de transition) 2. Le vocabulaire
3. La grammaire
4. La prononciation
5. Le sociolinguistique
Cinquième cahier
Les situations d'apprentissage : 1. Définition et paramètres d'une situation
mise en perspective d'apprentissage
2. Mise en perspective des situations
et organisation d'apprentissage par les séquences didactiques
(commun à tous les programmes)
3. Mise en perspective des situations
d'apprentissage par le projet
4. Lieux et modes d'apprentissage
5. Les technologies de l'information et de la
communication
6. La remédiation
Tous les champs thématiques sont abordés, et l'élève Tous les champs thématiques sont régulièrement re-
peut parler de leurs aspects les plus élémentaires. vus et enrichis, à travers des sujets plus diversifiés.
Les quatre aptitudes sont exercées, mais ECOUTER Il y a un équilibre entre les quatre aptitudes.
et PARLER sont prioritaires.
Les messages à produire oralement sont En expression orale, la palette des tâches s'enrichit et
− brefs et simples induit des contributions progressivement plus longues,
− proches des situations d'apprentissage. plus nuancées.
Les messages à produire par écrit sont de portée En expression écrite, les tâches se diversifient et les
très limitée. écrits progressivement plus longs, plus nuancés.
S'y ajoute la production de textes formels, avec
modèles.
Les contenus lexicaux et grammaticaux à connaître Les contenus lexicaux et grammaticaux à connaître
doivent permettre de s'exprimer de façon simple au doivent permettre de s'exprimer de façon plus nuancée
présent, au passé et au futur dans les aspects les plus dans des situations et à propos de contenus progressive-
élémentaires des différents champs thématiques. ment plus complexes.
D'autres vocables et formes grammaticales doivent Le vocabulaire à reconnaître augmente, ainsi que le
pouvoir être interprétés dans un document à com- nombre de notions grammaticales à pouvoir interpréter
prendre. pour comprendre des documents.
Le stock lexical personnel se diversifie.
La réflexion sur la langue est entamée. La réflexion sur la langue s'approfondit, mais la
pratique reste prioritaire.
Tous les champs thématiques sont abordés dès le début, de manière récurrente et progres-
sivement enrichie et diversifiée.
Au début, les messages à produire par écrit sont de portée très limitée. La palette des
tâches s'enrichit ensuite et induit des écrits progressivement plus longs, plus nuancés. S'y
ajoute la production de textes formels, avec modèles.
L'apprentissage peut prendre appui sur celui de la LM1, par des rapprochements et des
comparaisons. La réflexion linguistique, concomitante dans les deux langues, s'affermit. La
pratique de la langue bénéficie également d'activités similaires dans les deux langues.
Tous les champs thématiques sont abordés dès le début, de manière récurrente et progres-
sivement enrichie et diversifiée.
L'apprentissage peut prendre appui sur celui de la LM1 et de la LM2, par des
rapprochements et des comparaisons. La réflexion linguistique, concomitante dans les
diverses langues, s'affermit. La pratique de la langue bénéficie également d'activités
similaires dans les autres langues.
1er Cahier
LANGUES GERMANIQUES
42/2000/240
Premier cahier
APPRENDRE ET ENSEIGNER
_____
1. Apprendre
Ce que la recherche nous dit sur les processus
d’apprentissage …
… et quelques axes didactiques qui en découlent
2. Enseigner
2.1. Le statut changeant de l’école
2.2. Les exigences de l’institution
2.3. Le profil des élèves
2.4. Les attentes de la société
2.5. Le présent programme
Bibliographie
Il est important d'explorer ce que nous savons sur les processus de mémorisation et
d'apprentissage pour pouvoir proposer une méthodologie adéquate. Les connaissances en la
matière sont en évolution permanente, et ce chapitre rassemble quelques données importantes
sur la question.
Les pistes didactiques qui en découlent sous-tendent la méthodologie proposée dans le présent
programme.
1.
L'esprit n'apprend pas tout seul
1
S Greenspan, L'esprit qui apprend, Editions Odile Jacob
Programmes de langues germaniques – Cahier 1 : Apprendre et enseigner 2
2.
L'apprentissage est "expérientiel"
Demander d'expliciter, de
Certaines interventions du professeur, telles que vouloir convain- justifier, d'illustrer, de
cre, se prévaloir de son expérience, moraliser, peuvent freiner structurer …
l'apprentissage expérientiel. Donner un feed-back ("Donc,
ce que tu veux dire, c'est...")
3.
Le savoir est de nature intégrative
4.
Mémoriser, c'est créer des associations
2
D. Bannister & F. Fransella. Voir bibliographie
3
M. T. Claes, Les techniques mnémoniques dans l'apprentissage des langues, UCL 1991
Programmes de langues germaniques – Cahier 1 : Apprendre et enseigner 3
5.
On apprend mieux quand il y a intention
Le processus de mémorisation
• ... commence dans la mémoire explicite : elle est le siège du Donner du sens :
fonctionnement rationnel, explicite, intellectuel, conscient • discuter de l'utilité des
(travail cognitif, étude consciente) tâches
• discuter des objectifs et des
• ... et aboutit à la mémoire implicite : elle contient les con-
méthodes d'apprentissage
naissances disponibles spontanément, les règles automatisées
• discuter de la contribution
• ... grâce à l'intervention des motivations, des intentions, des des méthodes
émotions. d'apprentissage à la
formation de compétences
Notre affectivité conditionne donc le passage des données de la générales et à la
mémoire explicite vers la mémoire implicite. Il n'y a pas d'ap- connaissance du monde
prentissage durable sans motivation, intention, forte implication • ...
affective.
Donner des stimulations :
Quid des techniques de mémorisation ? • richesse et variété des
matériaux, des situations
• la répétition (on fait attention) est la moins efficace
d'apprentissage et de
• l'étude par coeur (on se concentre) l'est un peu plus communication
• les procédés mnémotechniques, tels que associations diverses, • pédagogie du projet
images mentales, mots-clés, mots-liens, rimes, rythme, ... (on • donner des thèmes ou des
active les formes) sont plus efficaces encore. situations inhabituelles qui
forcent l'imagination
Mais toutes ces techniques restent des béquilles ... tant qu'il n'y a • ...
pas l'intention de mémoriser. L'apprentissage est efficace en
contexte scolaire, si l'apprenant est placé en situation de besoin
et/ou d'implication affective (pourquoi mémoriser ?).
La méthode communicative tente de créer des situations où l'élève a besoin de dire des choses (on met
l'accent sur les intentions plutôt que sur les formes)…
... mais cette méthode reste encore inférieure à l'apprentissage en milieu naturel. En immersion, le
passage de la mémoire explicite vers la mémoire implicite se réalise aisément, en raison du besoin réel
de communiquer.
6.
On apprend aussi avec les autres
Par exemple
8.
Il y a des apprenants "correcteurs" et des apprenants "non correcteurs"
4
Voir bibliographie
Programmes de langues germaniques – Cahier 1 : Apprendre et enseigner 5
de manière insuffisante, chez d'autres de manière excessive. la correction linguistique
Lorsqu'il fonctionne de façon optimale, le locuteur atteint un bon
équilibre entre aisance et correction. Nuancer et varier ses réactions
aux erreurs. P.ex. en
L'influence que peut exercer le professeur sur le fonctionnement expression orale :
du moniteur des élèves n'a jamais pu être mesurée. Il semble que • accepter l'erreur, sauf si
elle empêche la
si un certain nombre d'erreurs disparaissent à la longue, c'est
compréhension
moins parce qu'on les a corrigées que grâce à l'exposition inten- • suggérer la forme juste en
sive à la langue et à la pratique. En d'autres termes, l'essentiel reformulant soi-même sans
pourrait dépendre du niveau d'aspiration personnel de chacun. insister ou en demandant,
p.ex. de confirmer "c’est
On peut toutefois craindre qu'un enseignement qui accorde trop de ceci que tu veux dire ?"
place à la correction renforce la tendance perfectionniste des
"correcteurs" (sur-utilisation du moniteur) et qu'à l'inverse, un Concevoir des tâches et des
enseignement qui lui en accorde trop peu encourage les "non- contextes qui donnent aux
correcteurs" à négliger encore davantage la correction (sous- élèves l'envie de s'exprimer
utilisation du moniteur). correctement
9.
Y a-t-il une "programmation" des apprentissages ?
Les élèves n'apprennent donc pas nécessairement ce que le Contacts avec des locuteurs
professeur enseigne au moment où il l'enseigne. Cela plaide contre étrangers via les nouvelles
technologies de l'information
une approche linéaire (on avance par tranches de règles gram-
maticales successives supposées "fixées" une fois pour toutes) ; il
apparaît au contraire important de revenir régulièrement sur les
mêmes points ("approche en spirale"), en les réintégrant, les
restructurant, et les élargissant, afin de se donner assez de chance
de "rencontrer" les moments favorables de chacun.
11.
Input et output
En matière d'apprentissage des langues, deux hypothèses
principales ont cours actuellement. Selon celles-ci, on apprend : Exposition intensive à une
langue compréhensible :
• activités nombreuses de
1. par l'exposition à la langue
lecture et d'écoute
Selon ce modèle, l'apprenant doit être confronté à un très grand • stratégies de compréhension
nombre de messages compréhensibles (input) 6 avant de pouvoir
produire (output). Interactions nombreuses
• travaux de groupe
Cette hypothèse est toutefois née de l'observation de l'acquisition • dialogue professeur-élève(s)
de la langue étrangère en milieu naturel (immersion). Si personne
Faire entrer la langue et les
ne doute de l'efficacité de l'input, cette simple confrontation à la
locuteurs natifs dans la classe
langue ne suffit pas, en milieu scolaire, pour assurer l'acquisition.
Certains chercheurs ajoutent que l'élève doit aussi pouvoir Emmener les élèves à
manifester qu'il comprend ou ne comprend pas, et donc pouvoir l'étranger
"négocier le sens" des messages.
2. en produisant et en interagissant
Selon ce deuxième modèle, l'apprenant doit être amené à produire
rapidement, parce qu'il réalise alors un travail intensif sur la
langue, met ses "acquis" en pratique, et les teste.
5
Petit glossaire épistémologique, Courrier du CETHES, 1995
6
Concept de "message compréhensible" selon Krashen : un message à la fois naturel et juste un cran au dessus
du niveau de connaissance des élèves.
Programmes de langues germaniques – Cahier 1 : Apprendre et enseigner 7
L’un et l’autre mécanismes jouent sans doute avec une importance différente selon les apprenants. On
veillera dès lors à un équilibre entre les deux approches.
12.
Et la recherche continue …
L’apprentissage en milieu scolaire passe par le professeur. C’est lui qui programme, organise,
informe, explique, contrôle, sanctionne…
Mais le professeur n’est pas un élément isolé. Il interagit lui-même avec son environnement
privé et professionnel, avec l’institution et ses exigences… et avec les élèves, qui, de leur
côté, interagissent avec leur propre environnement social et culturel.
Le rôle du professeur est aussi difficile qu’important : il est au centre de multiples influences
et attentes, parfois contradictoires.
… fragilise sa position. Dans un monde sans cesse plus complexe et surmédiatisé, l'école n’a
plus le monopole ni de la transmission de savoirs ni de la formation. L’adéquation de son rôle
aux exigences de notre temps est continuellement mise en question.
Parallèlement, la position du professeur est fragilisée : il n’est plus "seul maître à bord" : les
jeunes ont droit de recours, ils ont "voix au chapitre".
Les modèles des jeunes, véhiculés par les médias et la publicité, incarnent nonchalance,
séduction, succès facile. Ils répondent à leur besoin de se singulariser du monde adulte et
peuvent entrer en conflit avec les exigences de travail et de rigueur nécessaires à
l’apprentissage d’une langue.
Les médias, la chanson et la culture ambiante, ainsi que les contacts qui se multiplient avec
des groupes de plus en plus diversifiés de la société - et notamment avec d'autres jeunes lors
des échanges scolaires - révèlent une langue variée, à forte connotation régionale, sociale, de
tranche d'âge, etc. Cette langue peut dévaloriser aux yeux des élèves la langue "standard"
assez strictement normalisée, apprise à l’école.
Par ailleurs, enseigner une langue à but communicatif relativise la priorité de perfection de la
langue, alors que le contexte scolaire conserve un rapport très fort à la norme et cultive la
crainte de la faute.
Il doit former des jeunes dont certains mettent en question l’école ou le cours, voire le
professeur.
Il doit favoriser l’apprentissage d’élèves qui ont de multiples activités de loisirs et dont la
gestion du temps libre entraîne souvent fatigue et incapacité de se concentrer ; dont le travail
irrégulier, généralement articulé autour des contrôles, est difficilement conciliable avec la
nécessité d’utilisation régulière de la langue étrangère comme outil de communication.
Le professeur de langue étrangère subit donc la pression de l'attente de résultats d'un cours qui
a ainsi les avantages et les inconvénients d'intéresser tout le monde.
Tous ne sont cependant pas conscients qu'il s'agit d'un apprentissage lourd et long, et accusent
volontiers les cours de langue de ne pas servir à grand chose. Ceci d'autant plus s'ils s'en
réfèrent à leur propre apprentissage qui peut avoir été inadéquat en termes d'objectifs
communicatifs.
… n’ignore pas cette réalité. Il se propose d’aider le professeur à réaliser des équilibres qui lui
permettent de rencontrer au mieux ces attentes, ces difficultés et ces contradictions.
Actes du colloque "Mémoire et mémorisation dans l'apprentissage des langues", Faculté de médecine,
UCL, novembre 1991 :
− L. BEHEYDT, Lexical Memory : a Linguist's Point of View
− M.T. CLAES, Les Techniques Mnémoniques dans l'Apprentissage des Langues
− D. CROWSTON, Imagery Mnemonics for Foreign Language Vocabulary as Evidence of Dual
Coding Theory : An Alternative View
− N. ELLIS, Interactions of Explicit and Implicit Knowledge in Foreign Language Learning
− M. HUPET, Le Rôle de la Conversation dans l'Acquisition des Compétences Linguistiques
− M. PARADIS, Implication de Mécanismes Mnésiques Cérébraux Différents selon les Méthodes
d'Apprentissage
− D. SANDRA, The Use of Lexical Morphology as a Natural Mnemonic Aid in Learning Foreign
Language Vocabulary
− M. SIGUAN, L'intériorisation d'une Langue Seconde
− M.C. SCHOUTEN-VAN PARREREN, The Retention of Foreign Language Words
− VAN LOON-VERVOORN, Development and Breakdown of Lexical Knowledge
BANNISTER, D. / FRANSELLA F., Inquiring Man. The Psychology of Personal Constructs, London,
Routledge, 1989.
BOURDIEU, P., The Field of Cultural Production, Oxford, Polity Press, 1993.
CANALE / SWAIN, Theoretical Basis of Communicative Approaches to 2nd Language Teaching and
Testing, in : Applied Linguistics 1, 1980.
DAVIS E. / NUR H. / RURU S., Helping Teachers and Students Understand Learning Styles, in :
English Teaching Forum, July 1994
ELLIS, R., The Study of Second Language Acquisition, Oxford, O.U.P., 1994.
GALISSON, R. / COSTE, D., Dictionnaire de Didactique des Langues, Paris, Hachette, 1976.
HOLEC, H., Autonomy and Foreign Language Learning, Pergamon Press, 1981.
HOLEC, H., L’autonomie de l’apprenant en langues vivantes, Conseil de l’Europe, Strasbourg, 1997.
KRASHEN, S. D., The Input Hypothesis, in : Georgetown University Round Table on Language and
Linguistics, 1980.
KRASHEN, S.D., Second Language Acquisition and Second Language Learning, Oxford, Pergamon
Press, 1981.
LITTLE, D., Learner Autonomy 1 : Definition, Issues and Problems, Dublin, Authentik, 1981.
LITTLE, D., Learner Autonomy : a theoretical construct and its practical application, in : Die
Neueren Sprachen 93:5, Frankfurt am Main, 1994.
LITTLE, D. / SINGLETON, D., : Authentic Texts, Pedagogical Grammar and Language Awareness
in Foreign Language Learning, in : James, C. / Garret, P. (eds), Language Awareness in the
Classroom, 123-32, London, New York, Longman, 1992.
MEIRIEU, P., L’école mode d’emploi. Des ‘méthodes actives’ à la pédagogie différenciée, Paris,
E.S.F., 1985.
NUNAN, D. (ed.), Collaborative Language Learning and Teaching, Cambridge, C.U.P., 1992.
ROGERS, C., Freedom to Learn for the 80's, New-York, Merrill, 1983
THARP R. G., / GALLIMORE, R., Rousing Minds to Life. Teaching, Learning, and Schooling in
Social Context, Cambridge, C.U.P., 1988.
VYGOTSKY, L., Thought and Language, Cambridge, Mass. : Harvard University Press, 1986.
WELLS, G., Learning through Interaction : The Sudy of Language Development. Cambridge, C.U.P.,
1981.
WILLIAMS, L.V., Deux cerveaux pour apprendre, Les Editions de l’Organisation, 1986.
2ème Cahier
LANGUES GERMANIQUES
42/2000/240
Deuxième cahier
LA CONTRIBUTION
DES COURS DE LANGUES GERMANIQUES
A LA FORMATION DES ELEVES
_____
1. L’autonomie
1.1. Objectifs
1.2. Clarification des concepts : autonomie, apprendre à apprendre,
compétences transversales, évaluation formative
1.3. Méthodologie
2. La communication
2.1. Clarification du concept : qu'est-ce que communiquer ?
2.2. Communiquer en classe
1. La communication interculturelle
3.1. Clarification du concept : la culture
3.2. Objectifs
3.3. Méthodologie de la rencontre interculturelle
3.4. Le texte littéraire, une rencontre interculturelle
Annexes
1. L'AUTONOMIE
1.1. OBJECTIFS
"La Communauté française ... et tout pouvoir organisateur poursuivent simultanément et sans
hiérarchie les objectifs suivants :
1° promouvoir la confiance en soi et le développement de la personne de chacun des élèves
2° amener tous les élèves à s'approprier des savoirs et à acquérir des compétences qui les
rendent aptes à apprendre toute leur vie
3° préparer tous les élèves à être des citoyens responsables, capables de contribuer au
développement d'une société démocratique, solidaire, pluraliste et ouverte aux autres cultures
4° assurer à tous les élèves des chances égales d'émancipation sociale."
Apprendre Il est impossible de maîtriser toutes les connaissances et tous les savoir-faire en
pour la vie en langue étrangère. En outre, le professeur et les élèves eux-mêmes ignorent
devenant plus souvent l'usage que ces derniers feront de la langue étrangère. Il faut donc les
autonome… préparer non seulement à se servir des connaissances apprises, mais également
à être capables d'en acquérir de nouvelles tout au long de leur vie ( = apprendre
à apprendre), et donc viser à une capacité croissante d’apprentissage autonome.
… qui passe Cette prise en charge implique une connaissance des contraintes du système.
par la prise de Elle implique aussi que l’élève ait conscience des objectifs, des moyens pour
conscience… les atteindre et de la manière d’évaluer s'il les a atteints (évaluation formative).
… et L’évaluation formative fait donc partie de cette prise de conscience. Elle est in-
l'évaluation tégrée dans les démarches d'enseignement (☛ Cahier 3, méthodologie), et son
formative … but est d'améliorer l'apprentissage. Elle consiste en une réflexion, un dialogue
avec les élèves sur les résultats atteints et le processus d’apprentissage qui y a
mené. Elle éclaire élèves et professeur sur l’efficacité de l’enseignement et de
l’apprentissage et, le cas échéant, sur l'origine des difficultés. Elle débouchera
alors sur la modification des processus d'enseignement et/ou d'apprentissage.
… et aboutit Progressivement, l’élève est aussi impliqué dans la prise de décisions. Pour
à la prise de cela, il faut :
décisions − d'abord rendre transparentes les décisions concernant l’apprentissage
− obtenir l’adhésion des élèves aux décisions prises
− petit à petit associer les élèves à la prise de décisions
− les encourager à en prendre eux-mêmes.
1.3. METHODOLOGIE
La prise de conscience
Informer sur les L'autonomie telle que définie suppose au départ que l’on connaisse le cadre
devoirs des uns de travail, les devoirs et les droits des uns et des autres :
et des autres − contraintes de vie de groupe et nécessité d’une écoute et d’un respect
mutuels
− contraintes de l’apprentissage en institution scolaire (programmes,
travaux, …)
− nécessité pour les élèves de participer aux activités, de respecter les
consignes, …
− nécessité pour le professeur d’offrir un cours intéressant adapté au
niveau des élèves, de soutenir les élèves en difficulté…
Informer sur Pour que les élèves adhèrent au cours, le professeur les informe sur
l'utilité du cours l'importance de la langue apprise pour leur vie et leur mobilité, pour les
études supérieures et pour l'emploi. Pour ce faire, il peut tirer parti des
offres d'emplois et des contacts avec des professionnels.
Informer sur le Pour que les élèves adhèrent aux activités d’apprentissage proposées par le
processus professeur, celui-ci doit aussi les informer :
d’apprentissage − des objectifs à atteindre, par exemple en leur distribuant les pages
concernées du programme, une liste de fonctions, …
− de la manière dont il se propose de les y amener : par le développement
de l’autonomie, des quatre aptitudes (☛ Cahier 3), de projets (☛ Cahier
5), …
− des différents styles d’apprentissage. Pour tout le moins, les élèves doi-
vent prendre conscience qu’ils ont un style d’apprentissage dominant,
en connaître les avantages et savoir qu’il en existe d’autres dont ils
peuvent s’enrichir. Le professeur doit également être conscient de son
propre style d’apprentissage et d’enseignement, et du fait qu’il favorise
les élèves qui ont le même style d’apprentissage que lui.
Programmes de langues germaniques - Cahier 2 : Contribution à la formation des élèves 4
☛ Annexe 1 : Le "test de Barsch" permet aux élèves et au professeur de
découvrir leur style d’apprentissage dominant.
− des modalités et des critères d’évaluation, par exemple en leur distri-
buant les pages concernées du programme, une grille d'évaluation, …
Observer, Pour mieux découvrir la méthode de travail des élèves, le professeur peut
s'informer, − observer leur manière de travailler en classe
réfléchir avec − s’informer sur leur manière d'apprendre et de travailler à domicile.
l'élève
Voici quelques questions qui peuvent l'y aider lorsqu'un élève est en
difficulté :
- Travailles-tu ? Assez ? Qu'est-ce qui t'empêche de te mettre au travail ?
- Comment t'y prends-tu pour étudier ? Ton cahier te sert-il ? Comment
l'utilises-tu ? Comment mémorises-tu le vocabulaire ? Comment sais-tu
que tu connais ce que tu as étudié ?
- Comment t'y prends-tu pour comprendre un texte ? (☛ Annexe 2)
- Qu'est-ce qui t'empêche de prendre la parole en classe ? Si tu la prends,
prépares-tu tes interventions ? (☛ Annexe 3)
- Comment t'y prends-tu pour rédiger un texte…?(☛ Annexe 3)
- Si tu pouvais dire au professeur comment tu voudrais qu'il aborde la
matière, qui lui dirais-tu ?
- …
Les constats pourront aider le professeur à réfléchir avec l'élève sur une
méthode de travail plus efficace, par exemple pour :
− les stratégies de lecture, d'écoute, de communication orale (☛ Cahier 3)
− la manière de mémoriser le vocabulaire (☛ Cahier 4).
Faire découvrir Les démarches proposées par le professeur peuvent ne pas rencontrer
au lieu de l’adhésion des élèves, soit parce que ceux-ci n’en perçoivent pas la portée,
convaincre soit parce qu’elles leur sont étrangères. Quelles qu’en soient les causes, le
professeur peut essayer de les convaincre du bien-fondé de son point de
vue. Il peut aussi proposer aux élèves des activités permettant à tous de se
rendre compte des bonnes décisions ( = celles qui mènent aux objectifs
poursuivis).
• que la langue est plus que l’addition ➣ s’ils analysent une interaction orale sur vidéo
de vocabulaire et de grammaire
• que parler, c’est plus que faire des ➣ s’ils sont obligés de réagir à l’imprévu (lors d’une
phrases correctes activité par paires sur base de cue-cards ou en
donnant un coup de fil à un autochtone)
• que la langue écrite est différente de ➣ s’ils comparent un texte narratif et un dialogue
la langue parlée ➣ s’ils doivent eux-mêmes présenter oralement le
contenu d’une brochure et évaluer cette présentation
➣ s'ils doivent comparer une plainte exprimée verbale-
ment et la lettre qui la confirme
• que le non-linguistique, le regard, la ➣ s’ils doivent évaluer eux-mêmes une activité orale
mimique... sont essentiels en com- enregistrée sur vidéo (évaluation formative)
munication orale
• de ce qu’ils peuvent faire ou dire ➣ s’ils peuvent pratiquer des activités leur permettant
quand ils manquent de moyens lin- d’acquérir des stratégies de communication
guistiques (☛ Cahier 3, "Communiquer oralement")
• de leur impact sur les autres, des ➣ si on leur propose un tableau d’analyse de l’inter-
réactions des autres à leur égard, des action tel que le tableau de Bales pour une auto- ou
attentes des autres une co-évaluation (☛ Annexe 5, "Analyse du pro-
cessus d'interaction")
• de l’utilité des tâches et activités ➣ s’ils ont l’occasion de pratiquer une grande variété
proposées, de leur aspect réaliste et d’activités et d’exercices... et de discuter de leur
communicatif par rapport aux exerci- efficacité relative (évaluation formative)
ces plus formels
Programmes de langues germaniques - Cahier 2 : Contribution à la formation des élèves 6
Différentes manières d’apprendre :
• de leur propre manière d’apprendre ➣ s’ils s’informent sur le sujet ou s’ils répondent à un
(styles d’apprentissage) questionnaire ad hoc (☛ Annexe 1)
• d’autres manières d’apprendre, de re- ➣ s’ils comparent leurs démarches avec celles des
tenir le vocabulaire… condisciples
• des stéréotypes culturels ➣ s’ils explicitent les représentations qu’ils ont des
"étrangers" et les comparent avec les observations
faites lors d’un échange (☛ Annexes 6 et 7)
• de ce qu’ils ont appris ➣ s'ils peuvent établir le relevé de ce qu'ils savent faire
grâce à une liste d'objectifs ou de fonctions
(☛ Annexe 8)
• de leur niveau en expression orale et ➣ s’ils sont invités à s’évaluer selon une grille de
écrite critères d’évaluation (☛ Cahier 3)
• de l’utilité de ce qu’ils ont appris ➣ s’ils ont l’occasion de communiquer avec des au-
tochtones (☛ 3.3. "Méthodologie de la rencontre in-
terculturelle" et Cahier 5)
1
D’après Henri HOLEC : L'autonomie de l'apprenant en langues vivantes, Conseil de l'Europe, Strasbourg 1997
Programmes de langues germaniques - Cahier 2 : Contribution à la formation des élèves 7
solliciter leur avis concernant ces choix, pour ensuite les associer à la prise de décisions et les
encourager à en prendre eux-mêmes.
Chaque professeur pourra situer sa pratique entre les deux pôles extrêmes de la prise de
décisions (par le professeur seul > > > > par les élèves seuls), et réfléchir à l'opportunité de la
modifier. Les exemples qui suivent pourront l’y aider.
le professeur > > > > > > > > > > les élèves
Organiser le processus
• qu’allons-nous faire?
• comment allons-nous le faire?
Réaliser l'activité
Evaluer
• le processus (évaluation formative)
• le résultat (évaluation certificative)
Exemples
Exemple 1
Les élèves demandent de choisir leurs thèmes pour un semestre. Le professeur fournit une liste de thèmes
correspondant à la table des matières du manuel. Les élèves en ajoutent d’autres. Dans la liste ainsi obtenue,
chaque élève choisit ses 6 thèmes préférés, et les thèmes qui reviennent le plus souvent forment l’ossature du
programme pour le semestre.
le professeur > > > > > > > > > > les élèves
Choisir les contenus
• le sujet X
Exemple 2
Le professeur filme les élèves lors d’une activité d’expression orale par paires. Les élèves visionnent la cassette
et s’évaluent à l’aide d’une grille. Ils justifient leur note.
Sur base de leurs constatations, ils commentent les activités pratiquées en vue de l’expression orale, retiennent
celles qui les aident à progresser et en proposent de nouvelles.
le professeur > > > > > > > > > > les élèves
Evaluer
• le processus (évaluation formative) X
• le résultat (évaluation certificative) X
Organiser le processus
• qu’allons-nous faire? X
Exemple 3
Les élèves élaborent des questions en vue d'un test. Le professeur en sélectionne un certain nombre. Ce faisant, la
classe contribue à l’organisation du processus d’évaluation.
Démarche alternative
La classe est divisée en deux groupes. Chaque groupe prépare des questions qui seront posées à l’autre groupe.
Le professeur joue le rôle de modérateur dans chaque groupe.
Programmes de langues germaniques - Cahier 2 : Contribution à la formation des élèves 8
le professeur > > > > > > > > > > les élèves
Organiser le processus
• qu’allons-nous faire? X
Evaluer
• le processus (évaluation formative) X
Exemple 4
Les élèves disposent d’un logiciel de grammaire pour les activités de remédiation. Ils choisissent, éventuellement
avec l’aide du professeur, le point grammatical qu’ils veulent travailler. Le logiciel permet aux élèves de s’éva-
luer au début et à la fin de l’activité. Lorsque l’élève estime qu’il est prêt, il passe le test et imprime son score.
le professeur > > > > > > > > > > les élèves
Choisir les contenus
• le sujet (grammatical) X
Organiser le processus
• comment allons-nous le faire? X
Remarque
Utiliser un logiciel ne favorise pas nécessairement la prise de décisions. En effet, dans certains logiciels, le
choix laissé à son utilisateur est quasi nul. "Travailler seul" devant un ordinateur ne signifie pas nécessairement
"être autonome".
Exemple 5
Les élèves du cours d’allemand en technique-secrétariat essaient de déterminer les compétences linguistiques et
professionnelles attendues d’une secrétaire. Le professeur leur fournit le programme de l’option et propose de le
confronter avec la réalité via l’interview d’une secrétaire germanophone. Les élèves lisent la partie "objectifs" du
programme et élaborent des questions à poser. Ils s’exercent en classe. Le professeur organise un rendez-vous et
l’interview est filmée.
Les réponses de la secrétaire concernant son travail sont mises en parallèle avec le programme. Les conclusions
permettent aux élèves de définir les objectifs du cours, les contenus et les moyens à mettre en œuvre.
le professeur > > > > > > > > > > les élèves
Définir les objectifs
• qu’allons-nous apprendre? X
Choisir les contenus
• le sujet X
• ce qu’on a envie de dire X
Organiser le processus
qu’allons-nous faire? X
Réaliser l'activité X
Les démarches proposées par les professeurs, tout en impliquant les élèves dans les décisions,
favorisent leur prise de conscience du processus d’apprentissage. Ainsi …
• En interviewant une secrétaire, (exemple 5), les élèves prennent mieux conscience des
objectifs à atteindre, de leur importance et de l’apprentissage à faire pour les atteindre.
• En visionnant leurs performances en expression orale (exemple 2), ils prennent conscience
de ce qu’est l’expression orale et de la manière dont ils peuvent la développer (évaluation
formative).
• En élaborant des questions en vue d’un contrôle (exemple 3), ils distinguent mieux
l'essentiel et l'accessoire dans la matière vue.
• En décidant du moment de l’évaluation (exemple 4), ils prennent mieux conscience de ce
que veut dire "connaître une matière".
Programmes de langues germaniques - Cahier 2 : Contribution à la formation des élèves 9
2. LA COMMUNICATION
La fonction centrale du langage est la communication.2 C’est un outil qui permet à ses usa-
gers d’entrer en rapport les uns avec les autres et qui doit assurer la compréhension mutuelle.3
Dans l’acte de communication, JAKOBSON dénombre six facteurs : un émetteur qui envoie
un message à un destinataire, un contexte appréhendable par le destinataire, un code commun
à l’émetteur et au destinataire et un contact ou canal physique et psychologique qui permet
d’établir ou de maintenir l’échange.
Les informations véhiculées entre l’émetteur et le récepteur ne sont pas toutes linguistiques :
en interaction orale par exemple, les regards, gestes, mimiques et attitudes parlent autant que
les mots. Et les informations émises ne sont pas nécessairement les mêmes que les
informations reçues : l’effet produit chez le récepteur n’est pas toujours en concordance avec
l’intention de l’émetteur.
Le contexte n’est pas nécessairement appréhendé de la même manière par l’émetteur et le ré-
cepteur. Une compréhension commune du contexte social doit continuellement être élaborée.
De même, un code doit constamment être négocié. La difficulté à construire un code commun
n'est pas inhérente à l’utilisation de la langue étrangère. Elle se manifeste tout autant entre des
personnes appartenant à des couches sociales différentes (p.ex.: élèves issus de milieux
sociaux différents), à des âges différents (p.ex. : professeur et élèves) ou à des cultures
différentes.
Enfin, le contact et le maintien de l’échange passent par le regard bienveillant, par l’ac-
ceptation et l’écoute de l’autre, par l’intérêt qu’on porte à l’autre en tant que personne.
2
Les autres fonctions de la langue généralement admises sont la fonction d'expression, la fonction esthétique et
la fonction de support de la pensée
3
Martinet, dans : Gallison et Coste, Dictionnaire de didactique des langues vivantes, Hachette
Programmes de langues germaniques - Cahier 2 : Contribution à la formation des élèves 10
les compétences stratégiques, qui permettent de compenser les lacunes linguistiques :
− stratégies de compensation,
− stratégies de réparation,
− stratégies d’évitement.
☛ Cahier 3, Les quatre aptitudes.
la compétence sociolinguistique, qui permet d’interpréter dans son contexte le sens réel d’un
énoncé, au delà de son sens linguistique apparent.
☛ Cahier 4, "La dimension sociolinguistique".
LA CULTURE
La culture
La notion de culture porte donc en elle la notion de frontière : le "nous" implique qu'il y ait
"les autres", le "moi" implique qu'il y ait "l'autre".
La notion d'interculturel dépasse celle des contacts avec des personnes issues des pays dont on
apprend la langue. Elle s'applique déjà au sein même de la classe, où les différences cultu-
relles peuvent être aussi importantes qu'en dehors, et où le voisin peut être tout aussi
"étranger" que ne l'est un jeune de Munich ou de Dublin. Elle s'applique aussi à la distance
entre le professeur et ses élèves : la différence d'âge, la différence entre la culture "adulte" et
la culture "jeune", … génèrent des intérêts parfois fort différents.
Les appartenances
Mais qu'est-ce que le "nous" ? Jusqu'où va cet héritage culturel "commun" ? Selon le type
d'enjeu auquel on est confronté, on appartient d'abord à l'ensemble des francophones, des
Programmes de langues germaniques - Cahier 2 : Contribution à la formation des élèves 12
enseignants, des piétons, des consommateurs, des colombophiles, des propriétaires, des non-
fumeurs, … Nous avons des appartenances multiples, qui sont relatives et circonstancielles.
L'individu
Mais quel que soit l'héritage culturel commun d'une région du globe, d'une nation, d'une ville,
d'un quartier, d'une famille, d'un couple, la manière d'appréhender ce bagage et l'expérience de
chaque individu sont uniques. Si chacun veut se reconnaître parmi des "semblables", il est en
même temps animé d'un souci tout aussi grand de découvrir et d'affirmer son unicité.
Rencontrer
Rencontrer, c'est franchir "la" frontière, celle qui nous différencie de tel "autre" dans tel
contexte, pour reconnaître, comprendre et accepter l'autre, mais aussi inévitablement pour s'en
enrichir à son tour. "Réfléchir à la culture de l'autre amène à réfléchir à sa propre culture,
l'apprentissage de la culture de l'autre inclut et induit l'apprentissage de soi". 4
3.2. OBJECTIFS
"I am a survivor of a concentration camp. My eyes saw what no man should witness : gas
chambers built by learned engineers, children poisoned by educated physicians, infants
killed by trained nurses, women and babies shot by high school and college graduates. So
I am suspicious of education. My request is : help your students to become human. Your
efforts must never produce learned monsters, skilled psychopaths, educated Eichmanns.
Reading, writing and arithmetic are important only if they serve to make our children
more human." 5
"La rencontre interculturelle est devenue une réalité quotidienne, à laquelle il importe
que chacun soit préparé" 6.
4
Marie-France Quenouille, Outil de communication ou médiateur culturel ? dans : Les cahiers pédagogiques n°
369, décembre 1998
5
Message d'un nouveau chef d'établissement à ses professeurs - source inconnue
6
Chandelier et Hermann-Brennecke, 1993, cités dans "L'apprentissage des langues vivantes en milieu scolaire
dans l'Union européenne", Commissions européennes, 1997
Programmes de langues germaniques - Cahier 2 : Contribution à la formation des élèves 13
En application du décret, ce programme vise à développer chez l'élève des savoir-faire, des
savoir-être et des attitudes, y compris via l'expérience esthétique, afin de l'aider à se découvrir
et à découvrir l'autre, dans un processus interactif : se former pour rencontrer l'autre, mais
aussi rencontrer l'autre pour se former.
Cette formation passe par une information culturelle diversifiée, qui ne fait toutefois l'objet ni
d'une étude ni d'une évaluation.
• comprendre que les mots, les phrases et • s'efforcer de clarifier le sens de ses messa-
les intonations utilisés dans une langue ges et de ceux de son interlocuteur
sont chargés de connotations, de signifi-
cations implicites, et que le sens linguis- • utiliser ses observations et ses connaissan-
tique apparent des énoncés peut être trom- ces dans les situations de communication
peur
• percevoir ses stéréotypes sur sa propre • nuancer et rectifier ses stéréotypes sur sa
culture et sur celle de l'autre propre culture et sur celle de l'autre
C'est dans cette perspective que s'inscrivent le texte littéraire, la chanson, le poème, … au
cours de langue étrangère.
Ils communiquent et suscitent des émotions. Ils véhiculent souvent des problématiques inté-
ressantes pour l'adolescent et déclenchent des réflexions humaines, sociales, historiques, …
Leur mise en forme traduit la sensibilité linguistique de leur auteur et le travail des élèves sur
le texte permet d'affiner la leur. Ce travail leur permet aussi, à travers un regard "autre", de
découvrir et d'accepter l'étrange et l'étranger, de se découvrir eux-mêmes à son contact et de
reculer ainsi les limites de leur subjectivité.
La rencontre
Mais ce processus n'est pas automatique. La simple accumulation d'observations ne suffit pas
à approfondir la connaissance de l'autre. Sans réflexion, ces observations et cette expérience
diminueront les stéréotypes chez les uns, les renforceront chez les autres. Le "debriefing" de
l'observation ou de la rencontre est donc essentiel.
Le processus n'est pas non plus purement rationnel. Nos représentations ont leurs racines dans
notre expérience et notre vécu affectif ; elles résistent de ce fait à une mise en question. Dans
ce sens, toute rencontre avec "l'étranger" peut mettre en question notre expérience préalable et
notre structuration mentale ; elle peut donc constituer une "menace" pour notre propre
identité.
Mais c'est à travers ce questionnement sur le "moi" et sur "l'autre" qu'on restructure sa propre
identité. Cette identité renouvelée, plus interculturelle, repose sur la compréhension et
l'acceptation de l'autre.
7
F. Debré, au colloque "Les jardins de Wallonie", septembre 1998
Programmes de langues germaniques - Cahier 2 : Contribution à la formation des élèves 15
Une pédagogie de l'interculturel
Le modèle de "pédagogie de la rencontre" que nous proposons ci-dessous est certes basé sur
une activité d'échange scolaire, mais sa philosophie s'applique déjà au sein de la classe.
Le professeur est invité à puiser selon ses besoins dans les différents exemples d'activités
possibles.
La rencontre peut se dérouler de différentes manières. Elle peut être plus ou moins organisée
et guidée. Par exemple :
8
Voir en annexe 10 : l'organisation du voyage et de l'échange
Programmes de langues germaniques - Cahier 2 : Contribution à la formation des élèves 17
3.4. LE TEXTE LITTERAIRE, UNE RENCONTRE
INTERCULTURELLE
Le texte littéraire, la chanson, le poème, … sont aussi des formes de rencontre : avec une
personnalité, un style, une problématique, une époque, … La pédagogie du texte littéraire fait
partie de celle de l'interculturel. Et la même approche peut lui être appliquée.
1. Réagir au texte
Dans un premier temps, les élèves doivent pouvoir activer les représentations qu'ils associent
au texte et exprimer leurs réactions à celui-ci, y compris affectives. Le professeur les aide à
formuler ces réactions avec justesse.
2. Confronter ses réactions avec les réactions des autres et avec le texte lui-même
Il s'agit ensuite de confronter les réactions et points de vue des différents élèves, sans
jugement de valeur. Cette phase leur permet de se rendre compte de la multiplicité des
perceptions et sensibilités, et de mieux accepter cette multiplicité.
Par ailleurs, en les renvoyant constamment au texte, le professeur les aide à approfondir leur
compréhension de celui-ci.
3. Etablir des liens avec soi-même, avec son vécu, avec "sa réalité"
Une compréhension réelle n'est possible que si l'on parvient à établir des connexions avec son
vécu affectif, social, relationnel, ... Et on sera plus disposé à accepter ce que l'on comprend
mieux.
Bref, il s'agit de partir de réactions affectives, subjectives en vue de les dépasser à travers la
confrontation avec les réactions des autres et à travers un approfondissement de la
compréhension du texte.
1. Mets une croix dans la colonne qui correspond le mieux, pour toi, à chacune des 24 affirmations. Essaie de répondre le plus franchement possible.
Toujours : 4 points
Souvent : 3 points
Parfois : 2 points
Rarement : 1 point
Jamais : 0 point
Certains ont des "préférences" très nettes, et une manière d'apprendre leur convient vraiment bien. D'autres ont des "préférences" moins marquées
et peuvent apprendre de diverses manières.
Lire
OK
Ai-je pensé à tout ce qui peut m’aider à comprendre le texte?
Commentaires
Ecouter
OK
Ai-je pensé à tout ce qui peut m’aider à comprendre le document sonore ?
Je me suis arrêté l’une ou l’autre fois pour essayer de voir ce qui pouvait bien relier les
divers éléments compris
J’ai écouté plusieurs fois
J’ai écouté avec le script
J’ai bien observé ce qui distingue la langue du script de ce que j’ai entendu
Commentaires
Ecrire
OK
Avant de remettre un travail écrit, j’ai vérifié les points suivants :
Commentaires
Parler
OK
Avant de participer à une activité d’expression orale, j’ai passé en revue les
points suivants :
Commentaires
Questionnement pour une évaluation d'une séquence de cours avec les élèves 9
5. Comment le sais-tu?
.....
.....
.....
9
Manfred Dahmen et Han Van Toorenburg, dans : L'autonomie de l'apprenant en langues vivantes, Conseil de
l'Europe, Strasbourg 1997
Programmes de langues germaniques - Cahier 2 : Contribution à la formation des élèves 24
Annexe 5
Participant observé :
Rend la 10. EXPRIME SON Je ne suis pas d’accord, C’est complètement idiot
communication DESACCORD
Et l’interaction
Difficiles 11. CREE DU STRESS Est impatient, mal à l’aise (gestes ou expression du
(-) visage de nervosité, d’ennui)
10
Bales, dans : A. Birch & T. Malim - avec l'autorisation de PALGRAVE - Voir bibliographie.
Programmes de langues germaniques - Cahier 2 : Contribution à la formation des élèves 25
Annexe 6
1. Word link
Which of the following words/phrases do you associate with the French ?
Which of them do you associate with the English ?
ENGLISH FRENCH
2. The words/phrases which you have written under these tittles are called
stereotypes
DISCUSSION : Which of the words you have put under 'English' do you think
are fair and which do you think are unfair ? (e.g. Do you always wear a bowler
hat ? Give reasons for your answer).
11
Sarah Dark et al., in : Face to Face, Learning 'language and culture' through visits and exchanges, CILT 1997
Programmes de langues germaniques - Cahier 2 : Contribution à la formation des élèves 26
Annexe 7
During this whole week we will not only see Montdidier but will also be going to Paris and
Compiègne. This gives us the chance to see different parts of France. This sheet can be filled
in as the week goes on and the results used in the final reporting session on Friday. There will
also be special bonuses for people who spot the more interesting items in the list. We will
pick a different one each day to make it more competitive.
The best way of conducting this investigation is to try to learn the items on the list. We do not
want you to count every time you see one of them, but think back at the end of each day and
remember how often you saw them. Then, at the end of the week, you can fill in the tables
under the headings 'None; almost none; a few; lots' in answer to the question 'How many of
the following items/people did you see during the whole week?'
12
Sarah Dark et al., in : Face to Face, Learning 'language and culture' through visits and exchanges, CILT 1997
Programmes de langues germaniques - Cahier 2 : Contribution à la formation des élèves 27
Annexe 8
Voici une grille qui te permet d'établir le bilan de ce que tu sais faire en langue étrangère.
Coche la case qui convient
− en expression orale
− en compréhension (dans les situations où tu dois aussi comprendre ton interlocuteur).
Rallyes de découverte
Lors d’un voyage à Malines, certains élèves doivent se rendre au bureau de police pour
interviewer un agent. Voici les textes introductifs et les questions d’interview, rédigés par les
élèves.
We zijn leerlingen van het Koninklijk Atheneum van Borgworm. We zitten in het laatste jaar
en we studeren Nederlands als eerste of tweede vreemde taal. Na onze tocht door de stad
wensen we u enkele vragen te stellen over de activiteiten van de politie.
Mogen we u een paar vragen stellen ? Mogen we het gesprek opnemen ? Zo kunnen we het
later in onze klas gebruiken.
:HLKQDFKWVPDUNWUDOO\H LQ $DFKHQ
Lors d’une visite au marché de Noël à Aix-la-Chapelle, les élèves doivent trouver les réponses
aux questions suivantes, préparées par le professeur
+HUHLVDPDSRI<RUN
1%<RXDUHVXSSRVHGWRVWD\
LQVLGHWKHFLW\:DOOV
Le questionnaire comporte 18 rubriques présentant une ou plusieurs questions. Il a pour but de faire découvrir
activement la ville, son histoire, ses lieux connus et ses personnages célèbres ainsi que certaines spécialités
locales.
Quelques exemples:
1. Find five old and famous sisters.
• How old are they?
• Where can they be seen? (be precise!)
Note: Cet item donne très peu de renseignements sur l'objet même de la question: d'où nécessité
d'interroger plusieurs personnes avant de découvrir de quoi il s'agit. Il est pratiquement
indispensable de se rendre sur place pour avoir une bonne chance d'obtenir les informations
recherchées.
3. He was a XVIIth century 'terrorist'. He was born in York and is still famous everywhere in England.
What's his name?
Note: La réponse est 'Guy Fawkes' (connu pour l'épisode du 'Gun Powder Plot')
Information des familles • une note détaillée est envoyée ou remise aux parents
• si possible, une assemblée permet de répondre à leurs questions
diverses
Le professeur de langue, comme les autres, est invité à intégrer divers aspects spécifiques de
ce projet dans son cours, de la conception à l'évaluation.
13
Certains programmes tels que Coménius et Trèfle subventionnent l'échange et la rencontre préparatoire.
Programmes de langues germaniques - Cahier 2 : Contribution à la formation des élèves 31
Annexe 11
Questionnaire
3. Dans quelles situations, avec quelles personnes étais-tu davantage à l'aise pour
communiquer ?
4. Dans quels domaines as-tu constaté que tu avais des lacunes (grammaire, vocabulaire,
expressions idiomatiques, connaissances culturelles, …) ?
2. Cite 5 choses que tu voudrais connaître sur la région, dont tu pourrais éventuellement nous parler
par la suite, lors d'une leçon ou d'une soirée.
3. Mets-toi maintenant dans la peau de deux jeunes Autrichiens de ton âge, par ex. Werner et
Veronika. Comment te représentes-tu la Belgique, vue de là-bas ?
4. Que dirais-tu à tes amis autrichiens pour qu'ils visitent la Belgique ? Quel(s) aspect(s) de notre
pays mettrais-tu en valeur ?
5. Tes représentations
a. Dans ta propre famille, les qualités suivantes sont-elles importantes ? Si c'est le cas, fais une
croix dans la première colonne.
b. Dans ta famille d'accueil en Autriche, quelles sont, à ton avis, les qualités qui seront les plus
appréciées de ta part ? Mets une croix dans la deuxième colonne.
c. Ont-elles pour toi de l'importance ? Si oui, ajoute une croix dans le tableau (3ème colonne).
Si tu penses à d’autres, tu peux les ajouter.
6. Quelle image voudrais-tu laisser de toi à tes hôtes, à tes amis autrichiens de ton séjour chez eux ?
7. Pourquoi t'engages-tu dans cet échange ? Quelles sont tes attentes ? Que comptes-tu faire
personnellement pour que celles-ci se réalisent ?
8. A ton retour, nous aimerions que tu relates l'un ou l'autre aspect de ton voyage en vue de la
confection d'un petit journal. Quel aspect du voyage (une journée, un thème, des anecdotes
amusantes, etc.) aimerais-tu traiter ?
9. Nous aimerions aussi mettre sur pied une exposition de photos à montrer à tes condisciples et tes
parents. Nous te suggérons d'emmener un appareil-photos pour "immortaliser" l'un ou l'autre coin
ou événement
Programmes de langues germaniques - Cahier 2 : Contribution à la formation des élèves 33
Annexe 13
I leaned back on the seat and watched the back of Dick's head as he steered. The '55 DeSoto rumbled along the
rain-soaked street.
This evening’s gonna be a total loss, I thought. Things have gotta be pretty dull when all you’ve got to do is
drive around with a friend who just got his license. But it beats sitting home. So there we were, five of us. Dick
and Phil were in front. Reid, Steve, and I were in the back. We were all cold, damp, and bored. Man, we needed
something to do!
"This is really crummy. I think, we… "
I was cut off by Phil. "Hey, let's drive up to somebody… some kid . . . and flatten him."
"What" I said.
"We drive up slow, then swing open the door real fast, and knock the guy on his can."
We all looked at him kinda funny.
"Well, it's something to do," Phil said.
"Aw, why not? Okay, we'll do it."
We began looking around for a victim.
"You guys are nuts," I said. "What if he calls the cops ?"
"You worry too much. Whenever we wanna have some fun, you always chicken out."
"There's one!"
It was raining hard, but we could see the blurred figure of some guy under a streetlight on the corner. Steve
laughed.
"Oh wow ! This is gonna be funny."
A couple of us started laughing.
"Will you guys shut up?" said Dick. I guess it made him nervous.
The kid was about half a block away. The street wasn't too busy. Only a few cars were around. Dick started
weaving across the road.
"Stop fooling around !" I said.
Steve got on the door, ready to open it. Then everything started happening too fast. The guy at the corner stepped
out into the street. The car swerved. The door swung open, and Steve started falling out. He grabbed my arm, and
we both fell back on the seat. Dick got scared and threw the car away from the kid. The headlights flashed on a
frozen figure. I could see his face, eyes wide, mouth open. There was a squeal of tires on the slick street and a
hollow thud as the figure was hurled, rolling across the roof. I got all mixed up.
"Ken Benjamin" I said. "I think that was Ken Benjamin!"
Dick slowed down. Then he suddenly started speeding down the street.
"Dick! Stop! I know that guy ! Dick, will ya stop?" He didn't hear me. "Stop the car! He's my friend!"
I hit him on the shoulder and grabbed his shirt. He turned around. Tears were blobbing up in his eyes.
"Shut up, you jerk !You want us to get nailed for manslaughter ?" He hit my arm.
What a stupid thing to do! I got so scared that I started shivering like crazy. I just couldn’t believe it. I felt sick.
"Hey!"
I looked up. It was Dick. He was looking in the rear-view mirror. There was a car behind us.
"Is he following us?"I asked.
"Well, I'll lose him," said Dick.
The car lunged forward as it picked up speed. I looked back. The headlights shone through the rain, about two or
three hundred yards away. Dick hung a sharp right up a narrow street.
Hardly anyone ever comes up this way, I thought. If he follows us up here, he's really following us. I looked
back. The headlights were even closer.
We started up a winding road. I looked back and could see the brown Volvo as it cut through the street ponds.
Yeah, I thought, a good guy would drive one of those Volvos. What if he catches us? Ken was my friend. Hit
and run, hit and run kept going through my head. I kinda hoped that guy would catch us.
We were out in the sticks by now. The roads were winding a lot. The Volvo was making his move, and was
closing fast. But as he rounded a curve, he turned too sharply and his car slid off the road. He couldn't have been
hurt. Every one was relieved. After that, Dick drove us all home.
Exemple de démarche
2. En classe
• Activité écrite
− Décris la poursuite en voiture
− Ecris un article de journal à propos de l’incident
L’une de ces activités peut être enregistrée sur cassette.
Thuis
uit Top in Zicht 1, Bonnet F, Dangereau B, Guilmin M, Poivre M, Ureel M
De Boeck, Bruxelles, 1995.
Text : Jaak Dreesen - Muziek : Miel Cools
- Le professeur propose aux élèves de noter en parallèle les mots qui évoquent les
vacances et ceux qui évoquent, au moment du retour , le plaisir de retrouver son chez
soi.
Vakantie Thuis
- En observant les deux séries de mots, les élèves découvrent le thème du poème.
Les trois premiers vers sont chantés ; puis la chanson passe au second plan pour faire
place à la récitation du poème.
3. Deuxième écoute
- Lors de cette écoute, les élèves doivent indiquer les rimes et les syllabes accentuées.
- Comparaison des réponses.
4. Troisième écoute
Weduwe
Toon Hermans, uit « Ik heb het leven lief », Fontein, Nl-Baarn, 2001
Exemple de démarche 14
Prendre pour la première fois un texte simple, aux éléments prosodiques évidents, à la syntaxe peu
déroutante, donc pas trop éloignée des acquis grammaticaux de l'apprenant. Un texte assez court qui
pourra être lu/récité deux fois de suite. […]
Choisir une classe que l'on connaît bien (depuis six mois ou un an, p. ex.), où les bavards sont
séparés, les rêveurs avancés, les fonceurs temporisés. Selon le texte, les préparer ou non, dans les
leçons précédentes, à la connaissance de certains éléments lexicaux présents dans le poème à voir.
Estimer qu'au cours de la leçon personne ne frappera à la porte pour dicter, distribuer, annoncer,
vérifier quoi que ce soit, vous appeler ou mander un élève. Que la route, le chantier proches vous
garderont assez longtemps leur calme momentané.
Avant d'entendre avec les yeux, il faut faire silence en soi pour accueillir la vision, les yeux fermés.
Donc pas de stencil distribué aux élèves découragés d'y reconnaître le découpage en strophes des
textes "difficiles" ou "barbants". Donc la voix. Le nec plus ultra ! […]
Dès le début de la leçon, avant qu'ils ne sortent leurs affaires, inviter les élèves à s'asseoir (un par
banc, si possible), à coucher sur la table leur tête dans leurs bras repliés, à fermer les yeux, à respirer, à
s'écouter respirer. Toutes consignes données, comme d'habitude, dans la langue enseignée. La détente
optimale viendra de ce silence, prolongé par la voix du professeur qui doit rythmer, élargir les
respirations, favoriser l'écoute, intensifier l'état de réception.
Annoncer un jeu jamais joué dans la classe. Donner la règle, la consigne : écouter quelque chose sur
quoi on va donner ses impressions, dire ce que l'on a compris, quel effet le message a produit. […]
14
Extraits de, Approche de la Poésie par la Poésie en langue étrangère dans un cadre scolaire, Rose-Marie
François, poète, chargée de cours de traduction littéraire à l’Université de Liège, dans : Poésie et Ecole, Actes du
Colloque tenu à Louvain-la-Neuve, nov. 1987.
"C'est comme de la musique" – "C'est un chant" – "C'est quelque chose sur […]" – "Je ne savais pas
qu'il y avait de si belles choses en néerlandais". Le mot "poème" apparaît rarement spontanément. […]
Ils essaient de faire part de ce qu'ils ont compris. Ce qui différencie des autres cet exercice de
compréhension à l'audition, c'est moins le fait qu'il n'a pas été enregistré sur cassette, moins la
difficulté ou la facilité à donner le contenu de ce qui est dit que de rendre compte de la façon dont on
reçoit ce qui est dit. Contrairement aux messages d'ordre cognitif présentés jusqu'alors, qui peuvent
intéresser, lasser ou amuser, celui-ci touche, ou, à tout le moins, dérange.
En fonction des réactions de l'auditoire, (faire) parler ici de poésie, d'art, d'esthétique, etc. En
répondant à la question de savoir ce qui distinguerait du poème un entrefilet sur le même sujet, les
élèves sont amenés à mentionner une série de "signes distinctifs" du poème que je note au tableau
comme lors d'un brain-storming. Le classement de leurs "impressions" (p. ex. "répétitions de lignes, de
mots, de sons") amène à l'analyse des "techniques" et à l'utilité des termes rimes, assonances,
allitérations; schéma de strophe, éléments de couleurs, de sonorités, de lieux, de temps; annonces,
rappels, échos, etc.
Invariablement surgira, non sans quelque agacement, l'objection de l'incrédule face à l'éventuelle mise
en œuvre consciente chez l'auteur de tout cet arsenal. Moment béni pour se risquer à parler de la
genèse du poème - le poète-scribe, le poète-lecteur, traducteur de ce qu'il a perçu, correcteur de ce qu'il
en a noté. […]
Après un premier entretien suite à l'audition du poème, distribuer le texte. Le relire, les élèves
suivant cette fois des yeux ce qu'ils sont censés avoir déjà perçu par l'ouïe. Qui le peut répond aux
questions des autres. Elles sont d'abord d'ordre lexical, visent une compréhension au premier degré.
Cependant une analyse plus profonde s'organise insensiblement. C'est alors qu'apparaissent, si elles
n'avaient pas encore été abordées à propos du travail "conscient ou non" du poète, les notions de
polysémie, connotation, etc.
Une relecture scandée, en groupe puis par des volontaires, où le rythme, la mélodie, la correction du
moindre son est soignée, induit à l'apprentissage "par cœur" du texte. Sans être obligatoire, cet effort
est choisi par la plupart des élèves. On s'en étonnerait si l'on perdait de vue que notre enseignement tel
qu'il est conçu stimule peu la mémoire en ce sens qu'il s'efforce fort heureusement d'évacuer tout
psittacisme. Cependant elle est bien vivante, notre mémoire. Et, ensommeillée, elle aime qu'on la
réveille en touchant en elle les mythes, les archétypes, tout l'héritage qui nous habite. L'art en est
capable. Celui du verbe en particulier. L'apprenant qui récite un poème en langue étrangère, s'il sait
tenir compte de la correction phonétique personnalisée dont il a fait l'objet, a la satisfaction peu banale
de "proférer" l'étrange qu'il s'est approprié, de pouvoir, sans devoir chercher ses mots, sans risque
d'être interrompu, et sans se livrer, cette fois, au simulacre (par ailleurs utile) de la conversation
courante, de pouvoir donner son propre souffle à la parole "autre", belle, bien cadencée, logée au
rythme de tout son corps.
L'étape suivante, par exemple une semaine plus tard, commence par la même mise en condition que
pour l'audition du poème. Cette fois, on va passer à l'écriture. Dans la détente, les yeux fermés, couché
sur une feuille encore blanche généralement de mauvais augure, l'élève reçoit la consigne d'écrire, de
composer un texte bref, en prose (éventuellement poétique) sur un sujet apparenté à celui du poème
vu. […] La valeur (e.a. stylistique) des textes fournis est en moyenne supérieure à la qualité habituelle.
Le choix des mots est plus précis, et surtout la syntaxe est meilleure, comme si, et je caresse cette
hypothèse, l'apprenant, par la voie/x de la poésie, acceptait enfin le "désordre", accueillait enfin dans le
Ainsi, tandis que la langue étrangère serait une des multiples portes donnant sur la poésie, la poésie
permettrait en revanche d'apprivoiser la langue étrangère, élargissant à l'infini la notion de message, de
communication, de grammaire, sans limitations de temps, d'espace, sans définition préjugée de
l'interlocuteur.
99 Luftballons
Nena - avec la permission de EMI Songs Musikverlag GmbH, D-Habmurg.
99 Luftballons
Auf ihrem Weg zum Horizont
Hielt man für Ufos aus dem All
Darum schickte ein General
Eine Fliegerstaffel hinterher
Alarm zu geben, wenn es so wär'
Dabei war’n da am Horizont
Nur 99 Luftballons.
99 Düsenjäger
Jeder war ein großer Krieger
Hielten sich für Captain Kirk
Das gab ein grosses Feuerwerk
Die Nachbarn haben nichts gerafft
Und fühlten sich gleich angemacht
Dabei schoss man am Horizont
Auf 99 Luftballons.
99 Kriegsminister
Streichholz und Benzinkanister
Hielten sich für schlaue Leute
Witterten schon fette Beute
Riefen Krieg und wollten Macht
Mann, wer hätte das gedacht
Dass es einmal soweit kommt
Wegen 99 Luftballons.
99 Jahre Krieg
Ließen keinen Platz für Sieger
Kriegsminister gibt’s nicht mehr
Und auch keine Düsenflieger
Heute zieh’ ich meine Runden
Seh’ die Welt in Trümmern liegen
Hab’ einen Luftballon gefunden
Denk an dich und lass ihn fliegen.
1. Avant l’écoute
Le professeur réactive ou introduit quelques mots de vocabulaire à l’aide des dessins ci-
dessous. Ensuite les élèves imaginent une histoire en y introduisant un maximum d’éléments
du dessin.
Première écoute
3. Le professeur demande aux élèves quels éléments du dessin ils ont pu identifier. Il note
ces éléments au tableau.
4. Les élèves disent quels thèmes ils ont déjà identifiés. Ils émettent des hypothèses plus
précises quant au scénario de l’histoire.
Deuxième écoute
5. Pendant l’écoute, les élèves sont invités à vérifier ces hypothèses et à associer le plus
grand nombre de mots autour du thème "Krieg".
Krieg
7. Les élèves reçoivent le texte de la chanson. Les mots soulignés sont omis. Les élèves
doivent essayer de les reconnaître lors de la 3è écoute.
Troisième écoute
8. Vérification.
12. Si la chanson a plu à certains élèves, on peut leur suggérer de surfer sur le site
www.nena.de, en dehors du cours et de collecter des informations qu’ils pourront
présenter à la classe. Ils pourraient aussi présenter une autre chanson.
3ème Cahier
LANGUES GERMANIQUES
42/2000/240
Enseignement de transition : 2e et 3e degrés
Troisième cahier
Tableau général des fonctions, des interlocuteurs, des canaux de communication, et des contenus
Comprendre
1. La problématique 1. La problématique
1.1. Pourquoi écouter ? 1.1. Pourquoi lire ?
1.2. Le processus de la compréhension à l’audition 1.2. Le processus de la compréhension à la lecture
3. La méthodologie 3. La méthodologie
3.1. Le choix des documents 3.1. Le choix des textes
3.2. Les activités 3.2. Les activités
3.3. L’évaluation formative 3.3. L’évaluation formative
L’évaluation de la compréhension
1. La problématique 1. La problématique
3.1. Pourquoi entraîner à la communication orale ? 1.1. Pourquoi exercer l’expression écrite ?
3.2. Il y a parler et parler 1.2. Il y a écrire et écrire
3.3. Communiquer oralement en classe 1.3. Donner un sens à l’écriture
3. La méthodologie 3. La méthodologie
3.1. Les exercices préparant à la communication orale 3.1. Les exercices préparant à l’expression écrite
3.2. La communication orale 3.2. L’expression écrite
3.3. L’évaluation formative et la remédiation 3.3. L’évaluation formative et la remédiation
Annexes
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 1
TABLEAU GENERAL
DES
• CONTENUS
Remarques
1
Dans le tableau ci-après,
la réalisation des "fonctions" ou "actions"
implique, pour chacune, qu'on doive pouvoir
• comprendre le message
• l'exprimer
• y réagir.
2
Tous les champs thématiques doivent être abordés
de manière progressive et récurrente.
3
Les autres listes (interlocuteurs, situations et canaux de communication, notions)
représentent un choix indicatif.
Il est conseillé d'en aborder le plus grand nombre possible.
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 2
Contenus
Actions
Interlocuteurs
( fonctions) Champs
Exemples de notions
Thématiques
Î
- -
• aborder, prendre à sur • achat(s)
contact de à propos de • accident/perte/vol
• accepter avec • activités culturelles
• s'assurer de la pour Ð • activités et horaire journalier
compréhen-sion • actualité/société/politique...
• blâmer Ð Achats • aide
• caractériser • ami * • confort/commodité
• confirmer, • client(e) Ecole • direction/itinéraire
demander • correspondant(e) Education • divertissements/loisirs/vacances...
confirmation • collègue Formation • école/études
• commander • fonctionnaire * • envoi (courrier, colis, télégramme,...)
• conseiller • médecin Habitat, Foyer • excuses
• décrire • préposé(e) Environnement • famille/parenté/milieu
• demander • serveur(se) * • formules de lettre
• épeler • vendeur(se) Identification, • formules de politesse
• (s')excuser • ... Personnalité, • formules sociales (vis-à-vis/téléphone)
• expliquer Famille • habitation/ameublement...
• féliciter Situations et canaux de * • habillement
• (s')informer communication Lieux et • histoire/anecdote/événement
• inviter Directions • horaire
• justifier * • identité
• offrir dans Langues • inscription, affiliation
• prendre congé par Etrangères • intérêts et goûts
• (se) présenter sur * • invitation
• promettre en Nourriture • langue (capacité, choix, difficulté, traduc-
• proposer Boissons tion, aide...)
• raconter Ð * • lieux/ localisation/ adresse
• réclamer Relations • lieux publics
• refuser • affiche Avec les autres • logement
• remercier • brochure * • milieu
• remplir, com- • candidature Perception et • nature/géographie/pays...
pléter • carte postale Activité physique • opinion/avis/certitude/doute...
• rendre compte • dictionnaire * • prix/tarif/addition/facture/monnaie
• (se) renseigner • e-mail Santé,Hygiène • problèmes, difficultés
• répondre • face à face Bien-être • profession/carrière
• résumer • fax * • programme(s) (TV, cinéma,...)
• saluer • fiction Services • projets
• ... • formulaire * • qualités/défauts
• haut-parleur Temps-Saisons • réclamation
• journal * • rencontre/rendez-vous
• lettre Temps libre • repas
• magazine Loisirs • restaurant/menu
• mode d'emploi * • santé/maladie/inconfort
• multimédia Transports • sentiments/impressions
• note, mémo Voyages • services
• programme Déplacements • temps/saisons/climat
• radio * • transports/déplacements
• télégramme Vie culturelle • us et coutumes
• téléphone (chansons, • utilisation (instrument, appareil,...)
• télétexte Cinéma, arts), • valeurs/convictions/croyances
• TV Civilisation • ..
• visioconférence *
• ... Vie
Quotidienne
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 3
COMPRENDRE
Comprendre un message, c'est être capable d'en extraire, avec un maximum d'économie,
l'information nécessaire pour rencontrer des besoins variés
tels que :
trouver le numéro de téléphone d'un médecin ou l'heure de départ d'un train, comprendre le fonctionne-
ment d’un appareil, s’informer des conditions de location d’un appartement, saisir la cause de la
destitution d’un ministre, suivre la trame d’une histoire policière ou découvrir si l’héroïne d’un roman va
épouser celui qu’elle aime.
Le lecteur / l’auditeur efficace fait preuve de flexibilité et passe aisément d'un mode à un
autre, même à l’intérieur d’un même texte. Par exemple :
On peut lire un dépliant touristique juste pour se faire une idée mais on peut aussi lire certains extraits
de manière plus détaillée parce qu'ils nous intéressent plus particulièrement. On peut écouter le journal
parlé pour savoir s’il y aura grève ou pas, ou pour rassembler le plus possible d’informations sur une
vedette.
Les activités proposées tiennent compte de ces différents modes de lecture et d’écoute.
Loin d'être une compétence passive, l'activité de compréhension est un processus de construc-
tion ou d'appropriation du sens. Pour ce faire, le lecteur/auditeur tire parti de sa connaissance
du monde : sa familiarité avec le contexte et le thème dont il est question, sa reconnaissance
de ce qu'impliquent la situation, le type de document, la typographie, l'auteur, etc. Ces
connaissances déterminent des attentes par rapport au document. Ces attentes fonctionnent
comme des hypothèses d'interprétation qui permettent d'orienter la lecture/l'écoute. Cette dé-
marche top-down réduit l'information nouvelle que le lecteur/l'auditeur doit encore découvrir
et l'aide à comprendre les mots inconnus. Ces hypothèses sont progressivement confirmées ou
infirmées à mesure que l'information nouvelle est intégrée dans ce qu'il savait déjà.
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 4
COMPRENDRE A L’AUDITION
1. La problématique
1.1. Pourquoi écouter ?
1.2. Le processus de la compréhension à l’audition
2. Les objectifs
3. La méthodologie
3.1. Le choix des documents
3.2. Les activités
• L’apprentissage des stratégies d’écoute
• A la découverte du sens
- Activités avant l'écoute
- Activités pendant/après l'écoute
3.3. L’évaluation formative
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 5
1. LA PROBLEMATIQUE
Un processus com- Seule une longue pratique de la langue et de l'écoute rend l'apprenant
plexe et difficile, capable de repérer rapidement l'information utile dans un message oral
Qui doit être exercé qu'il n'a pas toujours la possibilité de réentendre, parfois long, peu
structuré et chargé de vocabulaire inconnu.
Une aide à En multipliant les écoutes, l'élève se familiarise avec les structures et
l’expression orale les formes du discours oral, et les assimile peu à peu.
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 6
1.2. LE PROCESSUS DE LA COMPREHENSION A L’AUDITION
Une intention • Si nous avons une intention d'écoute, nous identifions les
éléments nouveaux recherchés dans un contexte connu déjà bien
circonscrit.
• Si nous n'avons pas d'intention d’écoute (on m’adresse inopiné-
ment la parole, une annonce passe à la radio), notre connaissance
du contexte n’a pas été activée, et nous n’avons pas anticipé le
sens du message ; le démarrage est donc plus difficile.
Des • Nous utilisons nos connaissances du contexte, de l’interlocuteur,
connaissances du sujet, pour anticiper le contenu et orienter notre recherche de
préalables sens vers
− des hypothèses d’interprétation cohérentes
− la confirmation de nos hypothèses.
• Nos connaissances culturelles et notre expérience nous aident à
comprendre.
• …
Des stratégies • S’il y a un interlocuteur, nous l’interrompons pour demander de
répéter, de reformuler, d’expliquer, de clarifier, nous lui propo-
sons une interprétation ou nous résumons pour qu’il confirme ou
corrige, …
• Lorsque nous le pouvons, nous réécoutons le passage que nous ne
comprenons pas; nous passons si nous ne comprenons toujours
pas ; nous réécoutons le document ou un extrait afin d’y retrouver
des clés pour interpréter les passages difficiles.
• Nous devinons le sens des mots par analogie, par association, par
logique contextuelle.
• …
Les caracté- Certains ont des facilités évidentes à comprendre à l'audition, même s'ils ont des
ristiques difficultés à s'exprimer. L'inverse est tout aussi vrai : des personnes maîtrisant
personnelles très bien la langue peuvent néanmoins avoir des faiblesses à l'audition.
de l'audi- Ces déficiences peuvent avoir des causes :
teur
• physiques : p.ex. une malformation, la destruction de la capacité de perce-
voir certains sons (surtout aigus) par des environnements trop bruyants, la
fatigue...
• culturelles : nous sommes conditionnés aux fréquences de notre langue ma-
ternelle, et notre capacité de percevoir les fréquences des autres langues dé-
pend de ce conditionnement : un francophone a des difficultés à bien enten-
dre certains sons anglais, un slave perçoit aisément les sons des autres lan-
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 7
gues européennes (☛ Annexe 1)
• affectives et psychologiques : des problèmes relationnels, par exemple avec
les parents ou le professeur, peuvent inhiber la capacité d’écoute, voire la
compréhension.
La situation On comprend plus facilement lorsque… On comprend plus difficilement lorsque…
A l'issue du cours de LM1, LM2 ou LM3, l'élève sera capable de comprendre à l'audition …
Non interactif : ... deux ou trois écoutes du lo- • ... après le nombre fixé
LM1, LM2 : messages divers cuteur ou de l'enregistrement, d'écoutes
(p.ex : messages enregistrés, extraits en fonction du message (lon-
d’émissions TV, de films, …) gueur, difficulté) et de la tâche
LM3 : brefs messages courants (p.ex : (ampleur, complexité)
publicités, informations pratiques, ac-
tualités connues, messages sur répon-
deur,...)
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 9
3. LA METHODOLOGIE
L’écoute non interactive (cassette son, vidéo, ...) demande un entraînement à la fois très régu-
lier et structuré. La liste qui suit offre des suggestions d'activités de pré-écoute, de tâches à
réaliser pendant ou après l'écoute, ainsi que de démarches d'évaluation formative. Ces trois
niveaux d'activités sont indispensables pour un apprentissage efficace de l'audition.
Pendant le processus d’apprentissage, les consignes et les tâches sont de préférence formulées
dans la langue cible, ceci afin d'assurer le bain de langue. Le professeur s'assurera évidemment
de la compréhension de ces consignes et tâches.
Si la réalisation de la tâche implique une formulation, le français peut être le meilleur moyen
pour l'élève de montrer clairement ce qu'il a compris.
Les diverses activités d'écoute peuvent aider les élèves à élaborer des stratégies de compréhen-
sion et à développer progressivement une confiance en leur capacité de comprendre un texte
sonore. Pour que l’élève comprenne bien le sens des conseils donnés par le professeur en ma-
tière de stratégies d'écoute, on peut lui proposer des activités qui les concrétisent. Ces activi-
tés de développement des stratégies trouvent naturellement leur place parmi les activités de
découverte de sens évoquées ci-après.
Tu ne dois pas • Ecouter en fonction de la tâche reçue, pour repérer les infor-
tout comprendre mations attendues ou recherchées.
Tire parti de la • Prendre en compte le contexte visuel (p. ex., si un véhicule
situation avec une plaque de voiture étrangère s'arrête, on s’attend à ce
que le conducteur demande son chemin).
• Tirer parti du contexte sonore (les bruits indiquent si on est
dans une gare, si une discussion se passe dans une cuisine ou
dans un bureau ; la musique de fond peut indiquer un contenu
serein ou violent, … ).
• Observer ce que font les interlocuteurs : leurs gestes et leurs
actions sont généralement en étroite relation avec le contenu
de leur message (on pointe du doigt ce qu'on nomme, on fait
des gestes d'apaisement, d'impatience, …).
• …
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 11
Tire parti du • Pour s'habituer à formuler des hypothèses et à prédire, imagi-
contexte ner ce qui peut précéder ou suivre un segment de phrase ou
une phrase, un paragraphe, un extrait de dialogue, un fragment
de récit, ...
• Tenter d’identifier si un mot inconnu doit être un nom de ville,
un âge, une quantité, ...
• …
Tire parti des • S'il s'agit d'une conversation, se concentrer sur les rythmes et
indicateurs du les intonations des interlocuteurs, qui permettront éventuelle-
discours oral ment d'émettre des hypothèses (ton fâché, mécontent : erreur,
(la grammaire réclamation ; ton joyeux, exalté : réussite d'un projet).
de l'oral)
• Repérer le groupe verbal et le sujet (notamment dans des in-
versions ou des subordonnées).
• Interpréter l'accent de phrase, les intonations montantes ou
descendantes, les pauses, les redondances, …
• …
A la découverte du sens
AVANT L'ECOUTE
• Ils rassemblent des informations sur le sujet, en réalisant par exemple un associogramme
• Ils commentent une photo, un graphique, une anecdote, sur le sujet
• Ils répondent à des questions, des vrai/faux, des QCM sur le sujet
• …
Les élèves reçoivent éventuellement l'un ou l'autre indice concernant le document (origine,
caractéristiques, émetteur, destinataire, …)
Pour des élèves faibles, ou pour aborder occasionnellement un document difficile, une aide
peut être fournie
• Ils transcrivent des noms propres, ainsi que des nombres (en chiffres !), des numéros de
téléphone, des dates et des jours
• Ils répondent à des questions globales ou de repérage (Qui ? Où ? A propos de quoi ?
Quelles villes sont citées ? ...)
• Ils répondent à des questions sélectives, des vrai/faux/non mentionné, un QCM,...
• Ils associent ce qu'ils ont entendu avec des photos, des images, des mots, des titres,...
• Ils remplissent ou complètent un schéma, un formulaire, un tableau, une grille de rensei-
gnements,...
• Ils prennent note pour réaliser un résumé ou un compte rendu
• Ils redisent à quelqu'un ce qu'ils ont entendu
• Ils relèvent les anachronismes, les informations erronées introduites dans une version
écrite, ...
• Ils notent les informations utiles pour réaliser une tâche ultérieure (p. ex. une recette de
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 13
cuisine, se rendre à une adresse donnée)
• Ils dessinent ou illustrent ce qu'ils ont compris (p.ex un itinéraire)
• Ils exécutent les actions ou les gestes demandés
• Ils relèvent les éléments communs ou les différences par rapport à un autre document ou
une illustration
• Ils donnent un titre à ce qu'ils ont entendu
• Ils imaginent une suite logique à ce qu'ils ont entendu (p.ex. "et maintenant, je suis sûr
qu'elle va ... parce que ...")
• Ils donnent un commentaire personnel sur ce qu'ils ont entendu
• …
Ensuite, tous ensemble, on compare, on confronte, on justifie les réponses trouvées. Si néces-
saire, on ré-écoute un bref extrait. Cette négociation en vue d'établir le sens du document
représente une occasion de réutiliser les éléments qu'il contient. Les activités d'écoute mènent
ainsi naturellement à de l’expression orale.
• Si possible, les élèves travaillent par deux et utilisent une fiche bilan (☛ Cahier 2, annexe
2). Ils s’expliquent mutuellement les démarches qu’ils ont mises en œuvre pour compren-
dre
• Les élèves lisent le script, écoutent le document avec le script sous les yeux, repèrent les
passages qui n'ont pas été (bien) compris
• Avec l'aide du professeur, ils tentent d'identifier les difficultés et les causes de la non-
compréhension : les élisions (gotta, gonna, wanna …), la difficulté d'identifier des mots
qui se fondent dans un flux sonore, l'absence de ponctuation, la présence de nombreux pe-
tits mots qui modulent le sens (well, you see, sort of … , eben, aber, doch … , toch, maar,
even … ), le débit trop rapide, des bruits de fond, un accent non familier …
• Un élève lit à voix haute un extrait du script en imitation de ce qu’il vient d’entendre
• Ils visionnent une cassette vidéo sans, puis avec, puis à nouveau sans sous-titres et
observent comment leur compréhension progresse
• Le professeur rassure ("il n'est pas toujours possible - ni nécessaire - de tout comprendre")
• …
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 14
COMPRENDRE A LA LECTURE
1. La problématique
1.1. Pourquoi lire ?
1.2. Le processus de la compréhension à la lecture
2. Les objectifs
3. La méthodologie
3.1. Le choix des textes
3.2. Les activités
• L’apprentissage des stratégies de lecture
• A la découverte du sens
- Activités avant la lecture
- Activités pendant/après la lecture
3.3. L’évaluation formative
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 15
1. LA PROBLEMATIQUE
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 16
1.2. LE PROCESSUS DE LA COMPREHENSION A LA LECTURE
une intention • Nous lisons d’une manière différente selon notre intention de lecture :
Un mode d'emploi ne se lit pas comme le résumé d'une œuvre littéraire, un horaire de
chemin de fer ne se lit pas comme une convocation à une réunion, un dépliant touristique
ne se lit pas comme le journal, nous ne lisons pas pour nous amuser comme nous lisons
pour nous informer.
• Cette intention peut varier à l’intérieur d’un même texte. Par exemple :
On peut survoler un article pour se faire une idée (compréhension extensive), et s'arrêter
à certains passages qui apportent des informations intéressantes.
des • Nos connaissances, notre culture et notre expérience (du sujet, du type
connaissances de texte, du contexte, …) nous aident à comprendre. Une lecture n'est ef-
ficace que si on peut associer les informations apportées par la lecture
(un minimum) à celles stockées antérieurement dans le cerveau (un
maximum).
des stratégies • Nous intégrons ce que nous suggèrent les photos, les schémas, …
… pour formuler des hypothèses et anticiper le contenu du texte
… et orienter notre recherche de sens vers :
− la confirmation de nos hypothèses
− la découverte des informations nouvelles et pertinentes ;
• Nous ne lisons pas tout ! – l’œil réalise des bonds successifs à travers le
texte et le cerveau "remplit les vides" ;
• Nous n'effectuons pas une lecture linéaire, mot à mot, phrase par phrase :
nous embrassons des unités de sens. Ce n'est en effet que dans une sé-
quence que chaque détail prend son sens ;
• Nous nous contentons d'approximations au début, progressons dans le
texte, nous nous arrêtons brièvement à ce que nous ne comprenons pas,
nous passons si nous ne trouvons pas la signification rapidement, et nous
y revenons après ;
• Nous devinons le sens des mots par analogie, par association.
Le lecteur trop lent, qui fait du déchiffrage, perd le lien avec le contexte et la compréhension
devient plus difficile.
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 17
Qu'est-ce qui rend la compréhension à la lecture plus facile ou plus difficile ?
Le texte On comprend plus facilement lorsque ... On comprend plus difficilement lorsque...
La langue On comprend plus facilement lorsque ... On comprend plus difficilement lorsque...
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 18
2. LES OBJECTIFS
A l'issue du cours de LM1, LM2 ou LM3, l'élève sera capable de comprendre à la lecture …
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 19
3. LA METHODOLOGIE
Pour répondre aux intérêts des élèves ou les stimuler, les textes doivent répondre aux
critères suivants :
• offrir autant que possible un contenu intéressant (information nouvelle, surprenante, utile,
coutumes, histoire, institutions du pays étranger, ...)
• être formulés dans une langue
- authentique
- standard
- abordable
• conservent dans la mesure du possible leur présentation originale. Celle-ci fournit généra-
lement une série d'indicateurs utiles à la compréhension. Les suppressions ou découpages
éventuels ne doivent dénaturer ni le texte ni le contexte.
Il peut être utile, à tous les niveaux, d’aborder des documents authentiques, c’est-à-dire des
documents qui ne sont pas prévus pour l’apprentissage, afin d’habituer progressivement les
élèves à la complexité d’une langue non simplifiée telle qu’ils la rencontreront.
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 20
3.2. LES ACTIVITES
La liste qui suit offre des suggestions d'activités de pré-lecture, de tâches à réaliser pendant ou
après la lecture, ainsi que de démarches d'évaluation formative. Ces trois niveaux d'activité
sont indispensables pour un apprentissage efficace de la lecture.
Pendant le processus d’apprentissage, les consignes et les tâches sont de préférence formulées
dans la langue cible, ceci afin d'assurer le bain de langue. Le professeur s'assurera évidemment
de la compréhension de ces consignes et tâches.
Si la réalisation de la tâche implique une formulation, la langue maternelle peut être le meil-
leur moyen pour l'élève de montrer clairement ce qu'il a compris.
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 21
Parcours le • Essayer de percevoir le sens sur base des mots en gras ou soulignés
texte pour y • Analyser la fonction des éléments en italique, entre guillemets, après
repérer les un double point, entre deux tirets, …
indications
• Tirer un parti maximum de l’information fournie par les données
remarquables
chiffrées, les noms propres, les noms de produits, etc…
Essaie de • Déduire par le contexte le sens des mots "tippexés" ou remplacés par
comprendre des formes fantaisistes : schtroumpf, schtroumpfing, geschtroumpft,
par le contexte …
• Remettre à la place ad hoc dans le texte les mots listés sous le texte
Essaie de com- • Comprendre le sens des mots composés listés sous le texte
prendre à partir • Décomposer et recomposer autant de mots qu’on peut
de la composition • Grâce au contexte, reconstituer des mots du texte dont on a ôté les
des mots
préfixes ou les suffixes
Dégage les • Surligner les mots-liens, les adverbes ou les locutions tels que
liens dans d’abord, ensuite, enfin, mais, en conclusion, …
le texte • Réintroduire des mots-liens préalablement extraits du texte
• Reconstituer un texte découpé
Exploite les • Entourer le groupe verbal et le sujet (notamment dans des inversions
Indicateurs ou des subordonnées)
grammaticaux • En allemand ou en néerlandais, souligner les mots qui annoncent un
rejet du verbe
• Après chaque phrase contenant un pronom ou un adverbe pronomi-
nal, reconnaître à qui/quoi cet élément fait référence
• Souligner les mots qui indiquent les quantités les prix ou les mesures,
les caractéristiques d'un objet ou d'un produit, ceux qui indiquent les
gestes à accomplir ou les choses à ne pas faire, …
Utilise bien le • Réaliser une tâche de compréhension d'abord sans consulter le dic-
Dictionnaire tionnaire. A-t-on pu réaliser la tâche demandée ? Si non, identifier
quels mots non compris ont empêché de la réaliser et d'en rechercher
le sens
- Par deux, les élèves essaient de trouver le sens des signes se trou-
vant à côté des mots
- ils recherchent le sens de plusieurs mots dans un contexte détermi-
né et explicitent comment ils y sont arrivés (ou non).
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 22
A la découverte du sens
AVANT LA LECTURE
• Les élèves reçoivent une photo ou un graphique sur le sujet ; ils l'analysent et mettent en
commun tout ce que cela évoque
• Les élèves discutent de leur expérience ou de leur connaissance du sujet, éventuellement
via d'autres cours
• La classe projette ses connaissances sur un associogramme
• Les élèves (re)lisent un texte sur le sujet et/ou le contexte
• …
Les élèves reçoivent éventuellement l'un ou l'autre indice concernant le texte (genre, source,
auteur, destinataire, …)
Pour des élèves faibles, ou pour aborder occasionnellement un document difficile, une aide
peut être fournie
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 23
PENDANT ET/OU APRES LA LECTURE
(Rappel : les tâches ont été données avant)
• répondent à des questions portant sur le sens général, telles que Qui a écrit quoi ? A qui ?
Dans quel but ? ou Qui a fait quoi ? Quand ? Où ? Pourquoi ?
• répondent à des questions sélectives, des vrai/faux/non mentionné, un QCM …
• associent ce qu'ils ont lu avec des photos, des images, des mots, des titres …
• remplissent ou complètent un schéma, un formulaire, un tableau, une grille de renseigne-
ments, un agenda, un planning …
• rédigent un résumé ou compte rendu à un destinataire identifié
• relèvent les anachronismes, les informations erronées introduites dans une autre version
• notent les informations utiles pour réaliser une tâche ultérieure (p. ex. dresser un itinéraire
sur un plan)
• dessinent ou illustrent ce qu'ils ont compris
• exécutent les actions, les gestes … demandés dans le document
• relèvent les éléments communs ou les différences par rapport à un autre document ou une
illustration
• donnent un commentaire personnel, une suite … (p.ex. "et maintenant, je suis sûr qu'elle
va ... parce que ... ")
• retrouvent la structure du texte, p. ex. en le découpant en paragraphes
• reconstituent un texte dont les paragraphes ont été mélangés
• mettent la ponctuation dans un texte proposé "en vrac"
• choisissent parmi deux résumés dont l'un contient des erreurs de contenu
• choisissent parmi trois suites possibles la seule qui soit logique
• reconstituent un ordre logique ou chronologique
• situent un passage ou un événement dans son contexte
• trouvent un titre adéquat
• dans un article de journal, réécrivent le petit résumé d'en-tête en caractères gras (que le
professeur a tippexé)
• inventent un titre pour chaque paragraphe
• comparent le texte avec un autre sur le même sujet ou du même type
• résument l’idée de chaque paragraphe
• comprennent ou reconstituent un texte "déchiré" ou dont une bande verticale a été tippexée
• dégagent les mots-clés en vue de réaliser une activité d’expression orale ou écrite de suivi
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 24
• disent ce qui leur a plu ou déplu
• …
Ensuite, tous ensemble, on compare, on confronte, on justifie les réponses trouvées. Si néces-
saire, on étaye sa réponse en citant un bref extrait, qu’on lit à voix haute. Cette négociation en
vue d'établir le sens du document représente une occasion de réutiliser les éléments qu'il
contient. Les activités de lecture mènent ainsi naturellement à de l’expression orale.
Si possible, les élèves travaillent par deux et utilisent une fiche bilan (☛ Cahier 2, annexe 2).
Ils s'expliquent mutuellement les démarches qu'ils ont mises en œuvre pour comprendre.
Ils essayent ensuite, éventuellement avec l'aide du professeur, d'identifier la cause de la non-
compréhension (manque de vocabulaire, contexte peu clair, manque d'information sur le sujet,
manque d'intérêt pour le sujet, maîtrise insuffisante des stratégies,...).
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 25
L'EVALUATION DE LA COMPREHENSION
Les textes qu’on lit ou écoute pour le plaisir, tels des chansons, se prêtent
toutefois mal à une évaluation sommative. L'interaction entre texte et lec-
teur/auditeur est ici très importante, et trop subjective pour être évaluée.
Les consignes Des consignes claires et précises, ainsi que la tâche, doivent être données
avant chaque audition ou lecture : les élèves doivent savoir ce qu'on attend
d'eux et les critères selon lesquels ils seront notés.
Les tâches Dans l'éventail des tâches possibles d’apprentissage de l’audition ou de la
lecture, certaines se prêtent mieux que d’autres à une évaluation sommative.
Par exemple:
• rédiger un compte rendu
• compléter un tableau, un schéma
• apparier des éléments de phrases, des images et des commentaires, des
titres et des petits textes…
• compléter des phrases lacunaires
• compléter une synthèse lacunaire du texte
• faire découper en paragraphes
• mettre la ponctuation dans un texte proposé "en vrac"
• repérer et souligner les mots-clés
• remettre les éléments dans le bon ordre
• répondre à des questions
• …
• combiner plusieurs de ces techniques.
En audition, le document est court et fait l'objet de deux, au maximum de
Les trois écoutes. Une première écoute est faite sans interruption. Une deuxième
conditions
peut être interrompue occasionnellement pour faciliter la prise de notes. Une
troisième écoute éventuelle peut permettre aux élèves de vérifier leurs
réponses. S'il est nécessaire de proposer un nombre d'écoutes plus élevé, le
document ou la tâche est sans doute trop difficile.
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 26
En lecture, le texte reste à la disposition de l'élève pendant la durée de
l'épreuve. L'utilisation du dictionnaire, du cahier ou d'un lexique est autori-
sée. Le professeur en évite un usage abusif en limitant le temps de l'épreuve.
Il rappelle aussi que l'usage du dictionnaire, même entraîné et efficace, ne
peut remplacer de bonnes stratégies de compréhension.
Remarques
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 27
COMMUNIQUER ORALEMENT
1. La problématique
1.1. Pourquoi entraîner à la communication orale ?
1.2. Il y a parler et parler
1.3. Communiquer oralement en classe
2. Les objectifs
3. La méthodologie
3.1. Les exercices préparant à la communication orale
3.2. La communication orale
• La phase préparatoire
• Les activités
• L'organisation
3.3. L’évaluation formative
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 28
1. LA PROBLEMATIQUE
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 29
1.2. IL Y A PARLER ET PARLER
D’autres activités de communication orale, comme informer ou raconter, sont de type exposi-
tif : elles n’impliquent pas nécessairement une intervention de l’interlocuteur. Ici aussi, il
faut…
La distinction "expositif/interactif" est faite ici par souci de clarification. Dans la réalité, les
frontières entre les deux sont beaucoup moins catégoriques. Ainsi, une conversation peut
contenir des moments expositifs (on raconte une anecdote), et la narration d'un accident peut
déclencher des commentaires ou des questions.
L’expression orale, qui englobe la compréhension à l’audition - il faut comprendre son inter-
locuteur pour pouvoir s’entretenir avec lui - comporte deux difficultés majeures. L’une est
d’ordre cognitif : il faut mobiliser instantanément des vocables et des structures linguistiques.
L’autre est d’ordre psychologique : il s’agit de l’apparente réticence de beaucoup de jeunes à
communiquer en classe. Cette réticence peut s’expliquer par :
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 30
• la peur de prendre la parole dans un groupe, du regard des autres, du ridicule
• la peur de ne pas être compris, un manque de confiance en ses moyens
• la peur de faire des fautes
• l’impression de n’avoir rien d’intéressant à dire
• la monopolisation de la parole par certains
• une absence d’apprentissage en communication orale
• parfois une expérience négative, voire une absence d’expérience dans le domaine, y com-
pris en langue maternelle : à la maison, on fait des reproches, on moralise... ou tout sim-
plement, on ne se parle pas
• le manque d’intérêt pour le sujet abordé.
Le rôle du professeur est primordial, mais aussi délicat. Il ne peut obliger un élève à parler,
mais il peut
• favoriser la communication orale en créant une ambiance de travail sereine et détendue
• établir avec les élèves quelques règles de communication et les faire respecter
• solliciter des interventions significatives, poser des questions pertinentes
• prendre au sérieux ce que les élèves disent, en s’intéressant d’abord au contenu avant de
relever les erreurs de langue
• ne pas exiger des phrases complètes quand elles ne se justifient pas
• ne pas corriger les élèves pendant qu'ils parlent
• multiplier les occasions de prise de parole par les élèves
• se soucier de la prise de parole de chacun
• proposer des activités progressives vers l’expression libre
• préparer et organiser les activités de manière à ce qu’elles puissent être réalisées autant
que possible sans son intervention
• multiplier les occasions de rencontre avec des autochtones.
La plupart des activités de classe en communication orale sont simulées. Les activités de
communication orale authentique ont généralement lieu en dehors de la classe, lors
d’échanges, de visites à l’étranger ou de rencontres avec des autochtones. Ces activités sont
sans aucun doute les plus significatives aux yeux des élèves et les plus profitables. Ils y adhè-
rent généralement pleinement.
Mais n’y a-t-il d’authenticité qu’en dehors de la classe ? Les élèves peuvent aussi adhérer à
toute activité de classe qu'ils apprécient et qu’ils jugent utile dans leur processus
d’apprentissage. Dans ce sens, les simulations et les jeux de rôles peuvent, comme les activi-
tés ludiques, acquérir un caractère d'authenticité à leurs yeux.
Par ailleurs, en faisant admettre la langue étrangère comme langue de communication pour les
besoins de la gestion de l’apprentissage, le professeur peut multiplier les occasions de prise de
parole des élèves dans des domaines facilement transférables en dehors de la classe
(s’enquérir du bien-être de quelqu’un, motiver un retard, s’excuser, demander quelque
chose,...).
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 31
2. LES OBJECTIFS
A l'issue du cours de LM1, LM2 ou LM3, l'élève sera capable d'exprimer oralement …
• de signaler qu'il s'exprime dans une langue étrangère, afin d'obtenir de son interlocuteur attention
et patience ;
• de fournir à, son interlocuteur un feed-back indiquant qu'il comprend/ne comprend pas, est/n'est
pas d'accord, etc. ;
• d'interrompre son interlocuteur pour
− signaler qu'il n'a pas compris,
− demander de répéter ou de reformuler,
− demander le sens d'un mot ;
• de simplifier sa syntaxe lorsque cela améliore la fluidité et la compréhensibilité de son message ;
• de remplacer un mot inconnu par un geste, un terme plus général, une périphrase, un mot équiva-
lent dans une autre langue, etc. et de vérifier que l'interlocuteur a compris le sens du mot ;
• de vérifier que l'interlocuteur a compris son message.
1
Voir aussi "Compréhension à l'audition"
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 32
3. LA METHODOLOGIE
Ces exercices servent à exercer de manière ciblée l’une ou l’autre composante de la communi-
cation :
• la formulation
• l’expression corporelle
• l’utilisation de stratégies.
Formuler des ques- Après avoir travaillé sur un texte, une moitié de la classe pose des
tions, répondre à des questions à l’autre.
questions
Décrire une image, Ces exercices servent à activer du vocabulaire (concernant des activi-
une photo, un picto- tés sportives, du mobilier d’une maison, etc.) et des notions grammati-
gramme cales (comme les prépositions de lieu, les auxiliaires de mode, etc.).
Résumer, décrire, Décrire une maison à vendre à partir des notes ci-dessous :
(re)formuler
- price : £ 124.000
- 3 floors
- downstairs : living room, kitchen, dining room + garden
- etc…
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 33
Les conversations squelette de dialogue
guidées sur base
de cue-cards, d’un A s’adresse à B
pictogramme…
B salue A
A demande si B connaît la ville
B répond "ça va"
A demande où se trouve le hall
Omnisports B explique
Lire Il doit s’agir d’une lecture soigneusement préparée : les pauses entre les
à haute voix unités de sens, l’accent tonique, l'intonation révèlent une bonne com-
préhension du texte.
L’expression corporelle
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 34
- le regard
• travailler les pauses, l’intonation, les rythmes, qui sont les composantes essentielles de la
grammaire de la langue orale
• favoriser la cohésion du groupe.
Le miroir
Les élèves marchent au rythme de la musique et occupent l’espace. Quand
la musique s’arrête, ils se mettent par deux, face à face. L’un sert de miroir
à l’autre et imite tous les mouvements, les grimaces… qu’il fait. Après un
petit moment, les paires inversent le rôle. Puis on continue à marcher sur la
musique et quand elle s’arrête à nouveau, on choisit un autre partenaire, et
ainsi de suite.
Il faut toujours prendre comme partenaire l’élève le plus proche.
Travailler Les élèves se trouvent en cercle. Ils ont une page d’une revue. Tour à tour,
l’intonation ils vont au milieu du cercle pour lire une phrase sur un ton que leur dit le
professeur : doux, agressif, scolaire, etc.
La saynète ou Ils peuvent s'inscrire dans un tel apprentissage et être traités comme des
le sketch activités d’expression corporelle, qui permettent de travailler l’intonation et
la prononciation en liaison avec la gestuelle, la mimique et la mise en
scène. Il ne s’agit donc pas de la simple récitation d’un dialogue où chacun
exécute son rôle sans vraiment faire attention à ce que dit l’autre.
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 35
Apprentissage des stratégies de communication
Le tableau ci-dessous contient quelques conseils en vue d’une bonne communication orale et,
en regard, des activités qui permettent aux élèves de s’approprier ces stratégies par des exerci-
ces appropriés.
Ecoute les autres • Raconter une histoire en chaîne. Un élève commence : "Hier, il s’est
passé quelque chose de terrible." Il lance une balle à un autre élève
qui continue : "Oui, je me promenais dans les rues de Liège,
quand… " et ainsi de suite.
• Raconter une histoire en chaîne. A l'activité ci-dessus, on ajoute l'obli-
gation de répéter d'abord l'information qu'on vient d'entendre, en de-
mandant si c'est bien ce que le narrateur précédent a dit ; si c'est le cas,
celui-ci confirme et donne le feu vert pour l'élément suivant.
• Argumenter en chaîne. On choisit un sujet ; un élève commence par
exprimer un avis en avançant un argument. Le suivant doit reformuler
l’argument du précédent et puis ajouter son propre avis. Le 3e reprend
l’argument du 2e et ajoute le sien, et ainsi de suite. Au lieu d’ajouter
un argument, les élèves peuvent aussi dire qu’ils sont d’accord ou
qu’ils ne sont pas d’accord avec l’argument d’un tel ou d’un tel. Enfin,
ils peuvent essayer de résumer tous les arguments qui ont précédé.
Interromps si • Un élève raconte une anecdote ou lit un petit texte dans lequel il y a du
tu ne comprends vocabulaire nouveau ou spécialisé. Les élèves doivent interrompre
pas chaque fois qu'ils ne comprennent pas un mot.
Signale que tu as
compris
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 36
3.2. LA COMMUNICATION ORALE
La phase préparatoire
Pour qu’une activité de communication orale puisse réussir, elle doit être préparée. Le tableau
ci-dessous mentionne les principales difficultés prévisibles et des suggestions correspondantes
pour la phase préparatoire.
Pour que les élèves osent • Créer une ambiance de travail sereine et détendue.
parler devant les autres : (☛ cahier 2, 2.3. " Communiquer en classe")
Préparation psychologique • …
et/ou relationnelle
Pour que les élèves aient • Trouver un lien entre le sujet et le vécu des élèves.
envie de participer : • Aborder le sujet de manière inattendue, originale, ludique;
Préparation de la étonner et surprendre
Motivation • ...
Pour que les élèves aient • Rassembler au tableau ou sur transparent des idées ou des ar-
quelque chose à dire : guments, soit en les dégageant des documents abordés, soit par
Préparation du contenu un brainstorming préalable, afin qu’ainsi, chacun profite des
idées de tous
• Proposer des stimuli visuels (photos, posters, dessins…) ou
sonores
• Fournir des fiches de rôle ou des consignes qui offrent un cane-
vas, des idées de départ
• Demander de noter quelques idées sous forme très sommaire
• …
Pour que les élèves dispo- • Dégager des documents abordés le vocabulaire ayant trait au
sent des moyens nécessai- thème
res pour s’exprimer : • Proposer ou demander de rechercher le vocabulaire permettant
Préparation linguistique d’exprimer les idées rassemblées lors d’un brainstorming
• Fournir le vocabulaire nécessaire à l'expression de fonctions
langagières telles que : exprimer son accord, contredire, remer-
cier, résumer...
• …
Pour que les élèves ne li- • Ne rien laisser écrire d’autre que des mots-clés lors de la phase
sent pas un texte préparé : préparatoire
Problème de perception • Le cas échéant, leur retirer le papier qu’ils ont malgré tout pré-
de l'objectif paré
• …
Si les élèves doivent jouer • Réfléchir au rôle avec les élèves : à la manière de se comporter
un rôle, pour qu’ils le ou de parler quand on est tel personnage dans telle situation
jouent vraiment : • Rappeler la dimension non-verbale de la communication
Problème d’adhésion • Organiser un minimum de mise en scène
et d’appropriation • …
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 37
Les activités
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 38
La simulation A. Sur base de fiches de rôle
par paires
Le professeur propose aux élèves une situation qu’ils pourraient rencontrer
(un coup de fil pour prendre un rendez-vous, une rencontre avec un étran-
ger, une inscription à un club, une réservation de chambre, une demande
de précisions suite à une petite annonce, des indications données à un tou-
riste, … ) ou une situation imaginaire (l’interview d’un chanteur, un débat
télévisé… ).
Ils reçoivent chacun une fiche contenant les instructions pour le rôle à jouer
(cue-card). Les consignes de cette fiche fournissent un canevas, des idées ou des
passages obligés. Elles ne doivent pas empêcher ceux qui ont de l’imagination de
la développer. Elles sont une aide, un aide-mémoire, pas une entrave.
(☛ Annexe 2, un exemple de fiche de rôle)
La situation est la même pour tous les élèves impliqués, mais les instructions
correspondent aux rôles des différents interlocuteurs (en général A et B). C’est le
principe de "l’information gap" : l’un ne sait pas ce que l’autre va dire - sinon
quel intérêt y aurait-il à se parler ? En toute logique, il est donc exclu que les
deux "interlocuteurs" préparent la scène ensemble.
On peut aussi créer une simulation à partir d’une photo, d’un dessin…
1
Le jeu de rôle
On emploie souvent l’un pour l’autre les termes "simulation" et "jeu de rôle". Le jeu de rôle a, dans l’esprit de ses
concepteurs, une dimension psychologique plus importante que la simulation. Il s’agit d’un jeu dramatique orga-
nisé, qui doit permettre aux intervenants d’exprimer toute leur personne et de mieux prendre conscience d’eux-
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 39
Une simulation réussie a les caractéristiques suivantes :
• la langue est adéquate à la situation proposée, que celle-ci soit vrai-
semblable ou fictive
• le développement est cohérent du début à la fin de la conversation
• chaque réplique de l’un tient compte de ce qu’a dit l’autre.
Ainsi, si un élève A a déjà dit son âge, alors que l’élève B a comme consigne de le
lui demander, il n’est pas naturel que l’élève B le fasse; mais il peut être naturel
qu’il dise "donc tu as 13 ans...". Ou si les instructions de l’élève A disent "ta mère
est à l’hôpital" et s’il le mentionne dans la conversation, il est normal que l’élève B
réagisse et montre son intérêt, même si ses consignes n’en parlent pas.
Les activités Un grand nombre de manuels proposent des jeux communicatifs pour sti-
à caractère muler la prise de parole des élèves.
ludique et
créatif Les simulations et les sketches ont également, par nature, un caractère lu-
dique.
C'est généralement le professeur qui joue le rôle moteur dans ce type d'ac-
tivité.
L'interview Les élèves s'informent sur divers aspects de la vie, du travail, de la person-
nalité, … d'un condisciple, du professeur, d'une personne extérieure.
mêmes à travers le regard des autres ou en regardant le "jeu" des autres. Bien pratiqué, le jeu de rôle est une
activité précieuse tant sur le plan linguistique que sur le plan de la découverte de soi et de la communication.
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 40
de sa personnalité. On peut aussi jouer à interviewer un personnage connu
ou fictif.
Les interviewers prennent note des réponses sur une fiche préparée à
l'avance. Ils doivent ensuite élaborer une synthèse des tendances générales
du groupe, pour pouvoir en rendre compte aux autres, oralement ou par
écrit.
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 41
La narration, Un élève peut être invité à raconter (un événement vécu, un film ou un li-
la description, vre), à décrire (un objet, le fonctionnement d’un appareil) ou à faire un ex-
l’exposé posé (sur tout sujet qui l’intéresse).
Il doit alors réellement s’agir d’une communication orale. L’élève doit être
entraîné à parler à partir de mots-clés, à capter l’attention des autres par des
photos ou par des schémas servant de support à ce qu’il dit , … La lecture
ou la récitation d’un texte préalablement corrigé par le professeur ne sont
pas de l'expression orale.
Les autres élèves doivent préalablement recevoir des tâches d’écoute pour
guider et faciliter la compréhension. Par exemple : noter les informations
surprenantes, trouver dans l'information qu’ils vont entendre des réponses
à telle ou telle question, noter sous forme de mots-clés l’essentiel de
l’information entendue ou des réactions à des informations entendues, etc.
Le message sur Les élèves doivent formuler une demande, une explication, … de façon
répondeur ou claire et concise.
sur boite vocale
Ils peuvent préparer quelques mots clés.
La prise de On peut discuter, débattre, prendre position lors de l’évaluation d’une acti-
position, la vité ou lors de tout événement de classe. On donne son avis sur le cours,
discussion, on parle de soi, de ses émotions, de ses aspirations…, etc. Ici, les élèves ne
le débat simulent pas, mais parlent en leur nom propre. Exemples :
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 42
Le contact avec C’est lorsque les élèves doivent s’adresser à des autochtones que le recours
les autochtones à la langue étrangère est le plus significatif et le plus bénéfique.
L’organisation
L’organisation des activités de communication orale doit permettre au plus grand nombre
d’élèves de prendre la parole. Pour cela, il faut
• varier les types de regroupements
• assurer une gestion efficace.
Types de grou-
Avantages Inconvénients
pements
Tous ensemble − Le professeur contrôle bien… − …ceux qui s'expriment.
− Le temps de parole de chacun est
réduit
− Ce sont souvent les mêmes qui par-
lent (et les mêmes qui ne disent rien).
Par petits − Plus d'élèves s'impliquent que dans − L'activité est plus difficile à gérer.
groupes le grand groupe. − La participation de chacun peut être
inégale.
− Le professeur ne contrôle pas l'ex-
pression de tous.
Par paires − Tous les élèves s'entraînent, même − L'activité est plus difficile à gérer.
les taiseux ou les faibles. − Le professeur contrôle plus difficile-
ment l'expression de chacun.
Quelle que soit la forme choisie, la configuration de la classe doit stimuler la communication.
Une organisation des bancs en rangées convient à un cours magistral, expositif, non à un cours
axé sur la communication. On préférera la disposition en U ou par petits groupes.
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 43
A l’intérieur des différents groupements, il peut être judicieux d'alterner le choix du partenaire
(un voisin, un copain, un élève plus faible/fort, choix aléatoire, …).
L’efficacité des activités dépend en grande partie de la qualité des consignes. Celles-ci doivent
préciser à l’élève le but poursuivi, ce qu’il doit faire et de combien de temps il dispose.
Lorsque les élèves travaillent entre eux, les consignes doivent également préciser les limi-
tes de temps et la tâche de chacun.
Le professeur supervise l'activité :
• il passe dans les bancs, il aide au besoin, il prend note des fautes à traiter ultérieurement
(☛ 3.3. "Evaluation formative")
• les élèves doivent remplir un document, une fiche, un bon de commande,…
• en fin d'activité, il demande à un groupe de présenter son travail devant la classe.
Lors d'un exposé ou d'un jeu de rôles devant la classe, le professeur implique tous les élèves
en leur donnant une tâche d’écoute : répondre à des questions, préparer une réaction ou des
questions sur le fond, se préparer à transformer l’information en un petit article de journal,
situer l’intérêt de ce qui a été dit sur une échelle de 1 à 5, ou noter les fautes de grammaire ou
de prononciation, etc. (☛ Cahier 5, "L'organisation du travail")
Les élèves doivent apprendre à se faire comprendre malgré leurs limites linguistiques d'une
part, à s’exprimer avec le plus d’aisance et le moins d’erreurs possible d'autre part. Deux exi-
gences qui, dans la pratique, se révèlent souvent contradictoires.
Si le professeur veut tout contrôler, chaque élève n'a droit qu'à un temps insuffisant d'expres-
sion orale sur une année de cours ; corollairement, si le professeur suscite plus d'expression
orale, il pourra moins contrôler celle-ci.
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 44
Cette problématique du contrôle a une triple dimension.
Postulat A Postulat B
Je crois que je dois corriger l’élève chaque Je crois que faire des erreurs est normal dans
fois qu’il fait une erreur, pour que les erreurs tout apprentissage. Certaines erreurs se corri-
ne se fixent pas dans sa tête (le "mauvais pli"). geront progressivement, d’autres ne se corri-
geront pas.
Conséquences Conséquences
+ ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ -
CORRECTION AISANCE
- ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- +
2. Les élèves ont des styles d'apprentissage divergents, … sur lesquels nous n’avons que très
peu d’influence
Conséquences Conséquences
Il faut les encourager à parler... même s'ils Il faut les encourager à réfléchir à la forme
font des erreurs. avant de parler.
Le fait même de devoir souvent faire l'effort de formuler ne peut que renforcer progressive-
ment la capacité à le faire.
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 45
En conclusion…
Il n’est pas bénéfique de corriger les élèves pendant qu’ils parlent et qu’ils sont donc concen-
trés sur ce qu’ils essaient de dire plutôt que sur la manière de le dire. Dans un premier temps,
on réagit au contenu. La "faute" est ainsi dédramatisée à ce moment.
Si les erreurs entravent la communication, la nécessité de plus de correction s’impose. Le pro-
fesseur peut procéder par corrections indirectes : reformuler lui-même une phrase erronée,
feindre de ne pas comprendre, faire clarifier le contenu par l’élève qui vient de parler ou par
ses condisciples.
En ce qui concerne les autres erreurs, il semble plus utile de postposer la correction.
Bref, il faut rechercher un équilibre permanent entre "corriger / faire corriger", "laisser aller"
et/ou "postposer la correction".
En ce qui concerne l'expression orale, l'évaluation formative consiste d'abord en une réflexion
avec les élèves sur :
• l’activité d’expression orale elle-même
− la préparation, son déroulement et son efficacité
☛ 3.2. "La phase préparatoire"
☛ Cahier 2, annexe 3 "Parler – Ai-je pensé à tout ?"
☛ Cahier 2, annexe 4, "Questionnement pour une évaluation avec les élèves"
− la dynamique du groupe
☛ Cahier 2, annexe 5, "Tableau d'analyse de l’interaction".
• les erreurs, leur origine, leur gravité et la nécessité de les corriger.
Ensuite on peut s'attacher à la correction de certaines erreurs. Dans la mesure du possible,
l'autocorrection et la correction par les condisciples sont préférées à la correction par le pro-
fesseur.
Les séquences filmées par le professeur et analysées avec les élèves sont un puissant moyen
de prise de conscience de l’impact de certaines fautes sur l’intelligibilité du message, de
l’importance relative d’autres, de l’importance aussi de la composante non-verbale de
l’expression et de l’utilisation des stratégies de communication.
Pour remédier aux erreurs, des exercices de grammaire et d’expression écrite pourront,
après la séquence d’expression orale, aider les élèves à mieux fixer les points mal assimilés.
Ces exercices sont de préférence centrés sur un ou deux points essentiels et individualisés. Les
logiciels et fiches de révision peuvent être utilisés. Ici, il va de soi qu’il faut corriger. Mais
l’impact de cette phase sur la qualité de l’expression orale est tout relatif, comme le montre la
pratique et comme le confirme le chapitre sur la recherche en la matière.
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 46
4. L’EVALUATION DE L’EXPRESSION ORALE
L’évaluation de l’expression orale est organisée à des moments spécifiques à cet effet. En ef-
fet, l’évaluation "continue" de l’expression orale n’est possible que pour les élèves qu’on en-
tend régulièrement ou dans des classes peu nombreuses. Pour que cette évaluation soit valide,
il convient dès lors que les élèves bénéficient de moments privilégiés pour se faire entendre.
Les activités de contrôle doivent effectivement porter sur l'interaction orale. C'est-à-dire :
sur un échange verbal qui comporte toujours une part d’imprévu auquel l’élève doit pouvoir
réagir pour faire ainsi la preuve de sa capacité à se faire comprendre de son interlocuteur et à
le comprendre.
Langue
Message
• La tâche est-elle réalisée ? • Richesse (structures grammaticales, vocabu-
• Les interventions répondent-elles à la logique laire)
du discours ? Dans le cas d’une simulation, • Prononciation
sont-elles vraisemblables ? • Aisance
• Correction
Qualité de l'interaction
• Prise d’initiative et réaction à l’imprévu
¾ L’élève prend-il l’initiative, relance-t-il la conversation ? (+)
¾ L’élève réagit-il de façon minimale ? (-)
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 47
4.1. L’évaluation de l'expression orale sans interaction
La tâche demandée doit être formulée de manière à ne pas permettre la restitution d’un conte-
nu appris. Le professeur peut intervenir pour réorienter la contribution de l'élève, la faire
nuancer, demander une appréciation personnelle, établir des liens avec d'autres aspects du
même thème ou d'autres thèmes traités en classe, ….
Message Langue
Qualité de l'expression
• L’élève utilise-t-il des techniques pour rendre son message compréhensible et attrayant ?
La correction : la nature fugace du message oral rend une bonne mise en forme difficile. Il
s’ensuit qu'une langue orale plus relâchée, moins riche, avec un style et une syntaxe pas
toujours entièrement cohérents, et même partiellement fautifs, est parfaitement acceptée.
La qualité de l'interaction : le troisième volet des tableaux contient des indicateurs importants
de ce que doit être une activité d'expression orale : elle doit permettre à l’élève de prendre des
initiatives, de réagir à l'imprévu, de faire répéter, de rendre son message attrayant…, bref de
"négocier le sens".
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 48
S’EXPRIMER PAR ECRIT
1. La problématique
1.1. Pourquoi exercer l'expression écrite ?
1.2. Il y a écrire et écrire
1.3. Donner un sens à l'écriture
2. Les objectifs
3. La méthodologie
3.1. Les exercices préparant à l'expression écrite
3.2. L'expression écrite
• La phase préparatoire
• La rédaction des textes
• Les textes à produire
3.3. L’évaluation formative
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 49
1. LA PROBLEMATIQUE
Une utilité fonc- Peu de personnes écrivent en langue étrangère. La majorité de ces écrits
tionnelle limitée, sont simples et brefs : carte ou lettre à des connaissances, demande d'in-
mais en évolution formation, réservation d'hôtel,...
Les nouvelles technologies de la communication (fax, e-mail, conférence
télématique,...) ont toutefois tendance à remplacer la communication orale
téléphonique par une communication écrite. Mais il s'agit alors souvent
d'un écrit très proche de la langue orale.
Un outil L’écriture est un processus plus réfléchi que l’expression orale. Le texte
d'apprentissage écrit reste visible en permanence et se prête mieux à être amélioré. Il offre
donc
• un bon instrument diagnostique des progrès et lacunes
• un bon instrument d’apprentissage et d'amélioration des formes lin-
guistiques
• un support précieux pour l'évaluation formative, l'auto-évaluation et la
remédiation.
2
C. Durieux, Bulletin du CIAVER, numéro spécial 30e anniversaire, 1996
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 50
1.2. IL Y A ECRIRE ET ECRIRE
L'élève est plus susceptible de s'investir dans une tâche d'expression écrite s'il y perçoit un
sens qui dépasse le simple apprentissage linguistique ou la simple tâche scolaire pour le pro-
fesseur. "Ecrire pour … " donne du sens aux activités d’écriture :
− écrire pour quelqu’un
− écrire pour s’exprimer, pour créer ou s'amuser
− écrire pour organiser son expérience et sa pensée.
• Les écrits "fonctionnels" : ils permettent aux élèves d'être opérationnels dans des situa-
tions courantes de communication (lettre à un correspondant, à un office du tourisme, e-
mail, fax, … ). Lorsqu'ils sont pratiqués en classe, le destinataire est souvent fictif ("Imagi-
nez que vous écrivez à …"). Mais un destinataire réel est aussi possible. Adresser un écrit
à un correspondant réel, à un office du tourisme réel, à l’école partenaire, … motive géné-
ralement l’élève à mieux soigner la présentation et la langue.
• Dans les écrits plus créatifs (petit poème, terminer une histoire, créer une affiche, écrire
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 51
une lettre à son chien, ... ), le contenu, l’effet recherché, voire le simple plaisir d’écrire
priment naturellement.
• Dans les écrits de type réflexif (faire part de son point de vue dans une lettre de lecteur,
rédiger une fiche de lecture pour informer les autres, …), une contextualisation permet gé-
néralement à l’élève de mieux en percevoir la portée. Ainsi une activité telle que "Ecrivez
le texte d’introduction d’un livre en en relevant les points forts, l’originalité, …" suscite
généralement plus de motivation et d’idées que celle d’un résumé ou d’une synthèse, qui
ont pour seul destinataire le professeur et dont on ne perçoit pas bien le but concret.
Enfin, tous les écrits peuvent être valorisés et contribuer à la motivation et au progrès par l'af-
fichage ou la publication (affichage ou journal mural, tableau des petites annonces et événe-
ments divers, recueil des productions de la classe, magazine de l'école, concours inter-scolaire,
site Internet de l’école, ...).
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 52
2. LES OBJECTIFS
A l'issue du cours de LM1, LM2 ou LM3, l'élève sera capable d'exprimer par écrit …
3
Dans un sens très général : quelle façon d’écrire est normale dans quel type d’écrit ?
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 53
3. LA METHODOLOGIE
La classe transforme en narration un dialogue abordé. Tour à tour les élèves dictent le texte au
professeur. Celui-ci le transcrit au tableau tout en le structurant et en corrigeant les fautes.
Le professeur peut ensuite poser des questions sur les différents éléments afin d’enrichir le
texte (où ? quelle rue ? à quelle heure ? pourquoi ? …).
Ce faisant, le professeur fait émerger un texte écrit narratif, avec ses caractéristiques propres.
Il expérimente en même temps avec les élèves des manières d’élaborer un texte écrit (structu-
ration, ajouts, insertion d’adjectifs, de relatives, etc…).
• Des mots sont donnés, en groupes ou en vrac ; les élèves doivent les relier dans un texte
suivi au gré de leur fantaisie :
Immer wenn… , dann… leider…
aber wenn… ,dann… bestimmt…
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 54
Modifier certaines données dans un texte
Les élèves reçoivent un texte et une image/photo correspondante. Le texte décrit l’image ou
raconte ce qui s’y passe. Mais toutes les données ne correspondent pas. Les élèves doivent les
modifier en conséquence.
Les élèves reçoivent un texte dans une forme minimale (essentiellement des noms, des verbes
et des prépositions) ; ils reçoivent "un sac d’adverbes", "un sac d’adjectifs", "un sac de
connecteurs", … et enrichissent le texte.
Die Schule regelt mein Leben. Von Montag bis Freitag stehe ich um 7 auf. Um viertel vor
acht nehme ich den Bus, meistens ohne Frühstück.
Aber am Samstag…
Und am Sonntag…
Ich sitze den ganzen Tag auf der Schule. Der beste Augenblick ist …
Progressivement la partie à ajouter devient plus importante, jusqu'à ce que les élèves rédigent
presque entièrement eux-mêmes.
Résumer un texte
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 55
Exercices d'entraînement à l'utilisation des ouvrages de référence
Les conseils d'utilisation des ouvrages de référence (le cahier, le dictionnaire, une grammaire)
peuvent être concrétisés par les activités suivantes
Utilise bien le • Par deux, les élèves essaient de trouver le sens des signes se
dictionnaire trouvant à côté des mots.
• Ils recherchent le sens de plusieurs mots dans un contexte
déterminé et explicitent comment ils y sont arrivés (ou
non).
La phase préparatoire
• Collecter les formes grammaticales dont on va avoir besoin et les éléments qui permettent
de structurer le texte (les connecteurs, les prépositions, les adverbes, …).
• Collecter les formules pour exprimer des fonctions (saluer, remercier, proposer, s'excuser,
se plaindre, menacer, …).
La rédaction de textes
La rédaction est en principe un acte individuel. En apprentissage, toutefois, elle peut aussi se
faire par paires, en vue d’un enrichissement mutuel. Occasionnellement, elle peut se faire avec
l’ensemble de la classe.
Les types de textes qu’on va exercer doivent être, de façon équilibrée, des textes fonctionnels
et non-fonctionnels. Voici quelques exemples.
− bonjour de vacances
− remerciements après un séjour
− prendre un rendez-vous
− relation d’un incident
− décrire un itinéraire
− se présenter au futur partenaire d’échange
− présenter son école
− bref mémo sur ce qui s'est décidé en l'absence d'une personne
− invitation pour une représentation théâtrale, un montage poétique ou littéraire de la classe
− première lettre à un correspondant
− suite, début ou fin d'une histoire
− commentaire d'une photo vue dans un magazine
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 57
− horoscope
− version alternative d'une histoire (que se serait-il passé si ... ?)
− journal personnel
− instructions
− mode d'emploi du bonheur
− poème
− parodie
− petit écrit de fiction
− compléter un formulaire
− tract
− règlement de la classe
− expliquer pourquoi on voudrait faire un séjour
− remercier pour des renseignements fournis, pour un service rendu
− poser sa candidature
− lettre de lecteur pour un magazine
− écrit de protestation
− demande de brochures sur une ville touristique
− lettre à une personnalité
− mise en dialogue d'une scène clé, d'un extrait d'une nouvelle, d’un roman
− avis et réactions personnelles à une lecture (la fiche reste dans le livre ou dans la banque de
textes)
− comment j’ai vécu le match contre les profs (affichage ou cahier des productions de la
classe)
− discours (d'un ministre, d'un professeur, d'un élève)
− notice au dos d'un livre …
− …
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 59
Annexe 1
Hertz
125 250 500 1000 2000 4000 8000 16000
4
A. Tomatis, Nous sommes tous nés polyglottes, Ed. Fixot, 1991
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 60
Annexe 2
A
AU TELEPHONE : SEJOUR EN ANGLETERRE
________________________________________________________________
Tu es allé(e) à Brighton pour perfectionner ton anglais et tu as suivi des cours dans une école.
Tu séjournais dans une famille d’accueil. Un(e) ami(e) te téléphone pour savoir si tu t’es bien
amusé(e) et il (elle) te pose beaucoup de questions.
Tu lui réponds :
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 61
B
AU TELEPHONE : SEJOUR EN ANGLETERRE
________________________________________________________________
Ton ami(e) vient de rentrer d’un séjour en Angleterre dans une famille d’accueil. Il (elle) était
parti(e) suivre des cours là-bas pour améliorer son anglais. Cela t’intéresse, car tu pars la se-
maine prochaine à Brighton pour la même raison.
Tu lui téléphones :
5
Extrait de : M. Dahmen et C. Tyssens, Les simulations par paires, Ministère de la Communauté Française, 2000
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 62
Annexe 3a
Dossier de candidature
Le dossier qui suit ne peut être considéré comme un modèle, mais bien comme une aide. En
fonction de la classe et de l'objectif poursuivi, le professeur pourra sélectionner, dans la langue
qu'il enseigne, les éléments qu'il estime utiles, par exemple pour créer des exercices ou
organiser des jeux de rôles.
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 63
AUßERBERUFLICHE BESCHÄFTIGUNGEN/ EXTRA-PROFESSIONAL
ACTIVITIES / EXTRA-PROFESSIONELE ACTIVITEITEN:
Soziale oder kulturelle Aktivitäten / Social or cultural activities / Sociale of culturele activiteiten:
Name der Schule - Abschluss - % / Name of the school - certificates - % / Naam van de
school - behaalde diploma's - %
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 64
Gesprochen / Geschrieben / Gelesen /
Speaking / Writing / Reading /
Gesproken Geschreven Gelezen
Französisch / French / Frans
Niederländisch / Dutch /
Nederlands
Englisch / English / Engels
Deutsch / German / Duits
Andere / Other / Andere
(Fangen Sie mit Ihrer letzten Arbeitsstelle an / Start with your last job / Met de laatste
betrekking beginnen)
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 65
Arbeitgeber / Employer / Werkgever:
Warum haben Sie diese Stelle aufgegeben? / Reasons for quitting / Om welke redenen heeft U
de vennootschap verlaten?
Dürfen wir Ihre Referenzen beantragen? / Can we ask for references? / Mogen wij naar
referenties vragen?
Name und Funktion Ihres direkten Vorgesetzten / Name and function of your immediate
superior/ Naam en functie van Uw rechtstreekse overste:
Kurze Beschreibung der Tätigkeit / Brief description of tasks / Beknopte takenbeschrijving:
Warum haben Sie diese Stelle aufgegeben? / Reasons for quitting / Om welke redenen heeft U
de vennootschap verlaten?
Dürfen wir Ihre Referenzen beantragen? / Can we ask for references? / Mogen wij naar
referenties vragen?
Name und Funktion Ihres direkten Vorgesetzten / Name and function of your immediate
superior/ Naam en functie van Uw rechtstreekse overste:
Kurze Beschreibung der Tätigkeit / Brief description of tasks / Beknopte takenbeschrijving:
Warum haben Sie diese Stelle aufgegeben? / Reasons for quitting / Om welke redenen heeft U
de vennootschap verlaten?
Dürfen wir Ihre Referenzen beantragen? / Can we ask for references? / Mogen wij naar
referenties vragen?
Name und Funktion Ihres direkten Vorgesetzten / Name and function of your immediate
superior/ Naam en functie van Uw rechtstreekse overste:
Kurze Beschreibung der Tätigkeit / Brief description of tasks / Beknopte
takenbeschrijving:
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 66
Annexe 3b
Entrevue d'embauche
L'entrevue d'embauche peut comporter une partie qui se déroule en langue étrangère. C'est pour
aider le professeur à y préparer ses élèves que le présent programme lui propose une série de
thèmes et de questions susceptibles d'être abordés. Il ne s'agit pas de prendre tous les domaines
en considération, mais bien de sélectionner ceux qui paraissent les plus appropriés, par exemple
pour organiser des jeux de rôles ou des interviews, ou pour préparer à l'examen de
qualification.
ALLEMAND
Motivation
Familie
Allgemeine Interessen
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 67
− Wie verbringen Sie Ihre Freizeit?
− Sport?
− Sind Sie Mitglied eines Vereins / einer Gesellschaft? Rolle / Position?
Sonstiges
− Referenzen
− Gehaltsvorstellung, andere Vergütungen
− Gesundheitstest
− Alltagsprobleme (Wagen, Computer,...)
− Was wissen Sie über unsere Gesellschaft? über unsere Produkte?
Berufserfahrung
Ausbildung, Studium
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 68
ANGLAIS
Motivation
Family background
General interests
Miscellaneous
− References
− Expected salary, fringe benefits
− Medical tests
− Everyday problems (car, computer,...).
− What do you know about our company? our products?
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 69
Previous experience
− Job history (name of company, activity sector, products, salaries, role in the company,
responsibilities,...)
− Which initiatives did you take?
− Which problems did you face?
− What do you think of your working conditions, of the atmosphere, of the relations with your
colleagues?
− Which job did you prefer?
Contact with people - future prospects - holidays - job security - salary - travelling - working
conditions - working hours
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 70
NEERLANDAIS
Motivatie
Familie
Algemene interesse
Allerlei
− Referenties
− Gewenste bezoldiging, bijkomende voordelen
− Medisch onderzoek
− Alledaagse problemen (wagen, computer,...)
− Wat weet u over onze vennootschap? onze produkten?
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 71
Opgedane ervaring
Opleiding en studies
Contact met andere mensen - reizen - salaris - toekomstvooruitzichten - vaste baan - werkrooster -
werksfeer
Verklaar uw keuze.
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 3 : Les quatre aptitudes 72
MINISTERE DE LA COMMUNAUTE FRANCAISE
4ème Cahier
LANGUES GERMANIQUES
42/2000/240
Enseignement de transition : 2e et 3e degrés
Quatrième cahier
LA LANGUE
1. La problématique
1.1. Variétés de langue et registres
1.2. Langue parlée et langue écrite
2. Le vocabulaire
2.1. Problématique
2.2. Objectifs
2.3. Méthodologie
3. La grammaire
3.1. Problématique
3.2. Objectifs
3.3. Contenus
3.4. Méthodologie
4. La prononciation
4.1. Problématique
4.2. Objectif
4.3. Méthodologie
5. La dimension sociolinguistique
5.1. Clarification du concept
5.2. Objectifs
5.3. Méthodologie
Annexe
Une langue, c'est par définition un code standardisé. Mais cette standardisation reste toujours
mouvante, et pas seulement dans le temps : il y a des variantes nationales, des langues régio-
nales, des langues de groupes professionnels ou sociaux, des langues spécifiques à chaque
type de document ou de communication, ...
Le temps d'apprentissage limité impose à l'école de faire des choix judicieux. Les options
retenues sont les suivantes :
S'EXPRIMER L'élève doit apprendre une langue "standard", lui permettant d'accéder
en langue standard sans trop de difficulté aux différentes variétés qu'il pourrait être amené à
rencontrer :
• en anglais, aucune directive n'est donnée quant au choix entre
l'anglais britannique et l'anglais américain. Il paraît toutefois indiqué
de réserver une place significative à l'anglais britannique, langue de
nos voisins directs et base de la langue culturelle internationale ;
• en néerlandais, il paraît logique de privilégier la langue des interlo-
cuteurs les plus probables dans l'usage futur de la langue, c-à-d le
néerlandais de Belgique ;
• en allemand, la langue de la RFA semble s'imposer, pour les mêmes
raisons pragmatiques.
Entre les deux pôles extrêmes de la langue parlée familière et de la langue écrite formelle, du
moins au plus structuré, il y a de nombreux stades intermédiaires. Il est important de prendre
ce phénomène en considération, afin de
• proposer des messages et situations de compréhension et d'expression dont on a bien
mesuré la spécificité
• nuancer l'évaluation de la qualité de l'expression.
La communication …
est directe,
immédiate ➢ ➢ ➢ ➢ ➢ ➢ ➢ ➢ différée
2.1. PROBLEMATIQUE
Le vocabulaire L’éventail lexical auquel les élèves sont exposés dans les messages et
nécessaire pour documents qu’ils doivent comprendre est inévitablement fort large. Mais
comprendre tout ce vocabulaire ne doit pas pouvoir être réutilisé.
… et celui Le lexique suffisant dont l’élève doit disposer pour pouvoir s’exprimer est
nécessaire pour moins étendu. Mais il doit être bien acquis et disponible pour pouvoir être
s’exprimer réutilisé.
En outre … le stock lexical personnel de chaque élève se diversifie de plus en plus, sans
qu'on puisse vraiment l'évaluer.
2.2. OBJECTIFS
L'élève connaît et utilise un lexique suffisant pour exprimer avec aisance et clarté l'essentiel
des fonctions et notions listées en tête du cahier 3 ("Tableau général")
• dans les interactions orales, en recourant aux stratégies de communication
• dans les communications orales sans interaction, en disposant d'un temps de préparation
• dans les communications écrites, en utilisant des ouvrages de référence, et notamment un
dictionnaire bilingue.
Ceci implique que l'élève doit identifier et comprendre un lexique qui dépasse ce qu'on exige
de lui en production.
En LM3, étant donné le temps imparti à ce cours, il est important de distinguer encore plus
nettement les exigences en compréhension et en expression.
Lors des activités précédant la lecture ou l’écoute, le professeur peut être amené à rappeler, à
introduire quelques mots. Il peut
− associer un mot à une image, à un son, à un autre mot, …
− le dessiner au tableau
− le mimer
− l’expliquer en langue cible
− le traduire
− l’associer au vécu, à une expérience personnelle
− le faire chercher au dictionnaire
− utiliser des synonymes/antonymes
− …
Les élèves rencontrent dans les documents d’autres mots nécessaires à la compréhension.
Ils doivent être amenés à
− en dégager le sens par le contexte
− en dégager le sens par la structure de la phrase, l’analyse de la composition de mots, la
ressemblance avec le français, …
− éventuellement chercher le sens de l’un ou l’autre mot au dictionnaire quand il s’agit d’un
texte écrit.
− Le professeur peut clarifier quelques autres mots qui s’avèrent encore indispensables pour
affiner la compréhension.
− Lors d’une compréhension à l’audition, les élèves peuvent découvrir des mots
supplémentaires dans le script..
− Le professeur devra peut-être aussi fournir aux élèves quelques mots nécessaires dans la
discussion de mise en commun.
Les documents ne contiennent pas nécessairement tout le vocabulaire dont les élèves ont
besoin pour dire ce qu’ils ont envie de dire. Le professeur peut donc l’enrichir lors de la phase
préparatoire aux activités de production.
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 4 : La langue 5
Exemple :
Après avoir vu un ou plusieurs documents sur les hobbies, les élèves sont invités à parler de leurs
propres hobbies. En guise de préparation, le professeur dessine un tableau à trois colonnes et demande
aux élèves de lui dire en français de quels mots ils auront besoin. Il traduit ces mots et les inscrit dans la
colonne voulue. Les expressions impliquant une structure grammaticale (am Wochenende, ich möchte,
I’d like, ik slaap liever…) sont provisoirement apprises comme du lexique.
Les élèves peuvent avoir besoin de l’un ou l’autre mot qu’on n’avait pas prévu avant les
activités de production. Le professeur incite les élèves à dire les choses autrement ; mais si ce
n’est pas possible, il leur fournit le mot en question, s’il s’agit d’une activité orale ; s’il s’agit
d’une activité écrite, il peut leur demander de le chercher au dictionnaire. Ce vocabulaire est
souvent très précieux, puisqu’il permet aux élèves de dire ce qu’ils ont vraiment envie de dire.
− le vocabulaire que les élèves peuvent se contenter de reconnaître (il peut être simplement
noté dans le texte)
− et le vocabulaire qui doit être disponible pour une réutilisation.
− noté au cahier ; ce sera notamment le cas pour le vocabulaire qui est apparu lors des
activités de production
− présenté sur feuille
− coché dans le manuel ou sur une copie du lexique en annexe.
Elle pourrait être divisée en trois colonnes : deux petites pour le mot (accompagné de la
transcription phonétique - partielle - en anglais) et sa traduction, et une colonne pour sa
transcription dans un contexte ou pour des observations (modalités d’emploi, nuances de sens,
caractéristiques, l’expression dont le mot fait partie…) :
La création d’associations
verre vader
verwante FAMILIE
moeder
kind van moederszijde
oom
broer zus tante
grootvader
zijn van stichten grootmoeder
kinderen hebben
Buckingham Palace
− associer autour d’un cercle représentant le temps : les saisons, les mois, les jours
− créer un arbre généalogique fantaisiste où fleurs, légumes, stars et animaux font partie
de la même famille
− …
Exemple
Pour relier sun, daughter, to see, love, cow, today, l’élève peut imaginer : My daughter is in love. She is
• etc.
Bon nombre d’exercices peuvent progressivement être produits par les élèves eux-mêmes à
l’attention des condisciples. Ce travail de conception d’exercices permet aux élèves de mieux
s’approprier et les activités de cours (autonomie) et le vocabulaire lui-même.
Exemples :
− proposer des dessins et faire trouver des mots (noms de vêtements, d’animaux…)
− mettre la première et la dernière lettre d’un mot et faire trouver celui-ci
− commencer une liste de mots de la même famille et la faire compléter
− élaborer une liste de mots en vue de trouver des contraires, des synonymes
− imaginer une chaîne de mots à allonger
− élaborer la définition d’un mot pour retrouver celui-ci
− imaginer une grille de mots croisés et la faire compléter
− imaginer un exercice à trous et le faire compléter
− découper des mots et les recomposer
− …
La récurrence et l'utilisation
3.1. PROBLEMATIQUE
Quelle grammaire ?
Si la grammaire est essentielle à une langue pour articuler les mots et ainsi donner un sens aux
énoncés, il y a toutefois lieu de faire des distinctions entre :
La grammaire L'éventail des formes linguistiques auxquelles les élèves sont exposés dans
nécessaire pour les messages et documents est inévitablement fort large.
comprendre
…et celle Par contre, l'élève choisit, selon ses possibilités, les formes langagières qu'il
nécessaire pour utilise pour se faire comprendre, et se construit progressivement sa
s'exprimer grammaire.
…et la L’écrit par contre fait davantage appel aux moyens linguistiques : une
grammaire de syntaxe articulée (conjonctions de subordination, mots de liaison…), des
l’écrit formes verbales diversifiées et précises, l’emploi fréquent de pronoms
relatifs, etc.
De la théorie à la pratique
Les mécanismes grammaticaux compris, entraînés et "connus" sont oubliés ou utilisés fautive-
ment dès qu'on passe à l'expression C'est un phénomène normal dans tout apprentissage.
Roma non fu Il est parfaitement acceptable que l'élève arrive dans un premier temps à se
fatta in un faire comprendre dans une langue encore lacunaire et fautive ("inter-
giorno langue"). C'est essentiellement la pratique qui contribuera à l'amélioration.
Le travail sur la Certains élèves surveillent plus que d’autres la qualité de la langue
grammaire a un lorsqu’ils écrivent ou parlent. Cette tendance à produire une langue plus ou
impact variable moins correcte ne dépend que partiellement du travail sur la grammaire qui
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 4 : La langue 10
aura été réalisé avec eux. Elle est largement fonction de leur profil
d’apprenant.
Une réflexion avec les élèves sur le rôle de la grammaire et sur leur propre
mode de fonctionnement s'impose.
☛ Problématique des profils d'apprenants (Cahier 1, chapitre 1)
☛ Activités de prise de conscience (Cahier 2, "La prise de conscience")
☛ "Dans quelle mesure faut-il contrôler l'activité et corriger les erreurs ?"
(Cahier 3, "La communication orale").
Les étapes de la La méthodologie prônée ci-dessous procède par étapes graduelles pour
maîtrise développer la maîtrise des mécanismes grammaticaux par une bonne
compréhension et une bonne familiarisation.
3.2. OBJECTIFS
L'élève…
d'une part connaît et utilise une grammaire suffisante pour formuler avec aisance et clarté ses
intentions de communication
• dans les interactions orales, en recourant aux stratégies de communication
• dans les interactions orales sans interaction, en disposant d'un temps de préparation
• dans les communications écrites, en utilisant des ouvrages de référence, et notamment un
précis de grammaire
Ceci implique que l'élève doit pouvoir identifier et comprendre des formes et structures
grammaticales qui dépassent ce qu'on exigera de lui en expression.
Etant donné le temps imparti au cours de LM3, il est important de distinguer encore plus
nettement les exigences en compréhension et en expression.
La grammaire est au service de la communication. Dans cette optique, il y a lieu de s’en tenir
aux règles générales et aux formes employées fréquemment.
☛ Les tableaux en annexe offrent des listes pour chacune des trois langues, permettant aux
professeurs :
− de vérifier s’ils ont bien abordé au degré concerné les items importants,
− d’harmoniser leurs exigences aux différents degrés,
− de baliser les activités de contrôle dans les quatre aptitudes.
3.4. METHODOLOGIE
Les élèves rencontrent naturellement les phénomènes grammaticaux lors des écoutes et des
lectures.
Lorsqu’un même phénomène a été rencontré à plusieurs reprises, on peut passer à la phase de
systématisation et de formulation de règles.
En effet, certains élèves auront déjà commencé à comprendre le mécanisme. Mais, en fonction
de leur style d'apprentissage, d’autres ont besoin d'une analyse plus organisée. La grammaire
traitée explicitement est pour eux un élément facilitateur : il accélère et clarifie la structuration
qu'ils n'auraient pas réalisée eux-mêmes au fur et à mesure de l'input.
Ici encore, on procède par étapes. L’apprentissage se fait en spirale, c’est-à-dire au fur et à
mesure des phénomènes rencontrés. Les règles visent à les structurer et les généraliser, sans
jamais viser à l'exhaustivité. Ainsi, un pronom relatif ne doit pas mener à une page sur les
pronoms relatifs, un auxiliaire de mode ne doit pas mener à les traiter déjà tous, etc.
Par exemple, les élèves élaborent un tableau des différents types de phrases interrogatives
rencontrés avec ou sans mot interrogatif, mot interrogatif sujet ou complément. Ils peuvent les
rechercher à domicile ou le professeur en fournit une liste. Ils sont "en vrac" et les élèves
imaginent eux-mêmes un classement . Cette activité est déjà une construction de la règle. Le
professeur peut aussi proposer des catégories dans lesquelles les élèves doivent insérer des
exemples.
Souvent, on aide la compréhension en attirant l’attention sur les similitudes et les différences
avec d’autres langues apprises, ou sur le contraste avec la langue maternelle. Exemples :
• "Est-ce que" ne se traduit pas ; comparez "Est-ce que vous venez ?" et "Kommt ihr ?"
• Faire traduire "She arrived yesterday" par "Elle est arrivée hier" permet à l'élève de
comprendre que le prétérit anglais ne correspond pas automatiquement à une certaine
forme française, mais qu'il faut comprendre le sens.
Dans le même esprit, il est inutile de traiter des points de grammaire qui ne se différencient en
rien du français, même si le manuel le prévoit. 1
2. Formuler la règle
Le professeur admet plusieurs formulations de la règle. Pour s'assurer qu'elles sont correctes,
on vérifie si elles s’appliquent à tous les exemples rencontrés. Le cas échéant, il les corrigera.
Il peut aussi proposer sa formulation de la règle, ou inviter les élèves à comparer avec les
tableaux, règles et synthèses du manuel.
Une synthèse est notée au cahier ou présentée sur feuille dactylographiée. Les élèves peuvent
garder leur formulation de la règle ou leur synthèse. S’ils trouvent des exemples qui vont à
l’encontre de la règle formulée, il est prudent de vérifier celle-ci ensemble dans un bon
manuel de grammaire. Le système de classement des matières abordées doit permettre à
l’élève une consultation ultérieure aisée.
1
Les manuels monolingues, notamment britanniques, s'adressent généralement à des apprenants du monde
entier, et traitent indistinctement tous les problèmes qui peuvent se poser au départ des différentes langues.
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 4 : La langue 13
Des exercices à l'expression
Les exercices suivants permettent d'apprendre à utiliser les formes. Dans ces exercices, la
préoccupation formelle fait progressivement place au souci d’exprimer un contenu … pour
aboutir à l’expression réelle.
− Dans un texte, mettre les verbes entre parenthèses au présent simple ou continu
− Introduire dans un texte les auxiliaires de mode voulus selon le contexte (possibilité,
nécessité, obligation)
− Dans un texte conjuguer les verbes au passé composé au moyen de zijn/hebben/,
sein/haben
− En allemand, introduire les terminaisons voulues selon les cas
− Mettre les verbes au temps voulu selon le contexte
− Mettre les verbes à la place voulue dans un texte mélangeant phrases coordonnées et
subordonnées
− …
− Ecrire une petite lettre de son lieu de vacances et dire ce qu’on est en train de faire et
comment on passe son temps (présent simple/continu)
− Compléter des phrases commençant par "Wenn ich… , dann…", "If I were a teacher…"
− Ecrire une pub avec un maximum de comparatifs et de superlatifs
− Ecrire quelques records du Guinness Book avec un maximum de superlatifs
− Reconstituer en détails les activités d’une journée pour justifier son emploi du temps pour
sa petite amie, la police…(passé composé)
− A partir d’une suite d’images raconter une histoire (emploi des temps)
− Imaginer ce que l’espion voit à travers ses jumelles (forme progressive)
− Imaginer les ordres que le gouvernement de Sa Majesté donne à James Bond pour le
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 4 : La langue 14
guider à travers un paysage dont les élèves ont un croquis (impératif et prépositions de
lieu)
− Rédiger les dix commandements/interdits du cours … pour les élèves ou le professeur
(auxiliaires de mode)
− Ecrire un petit texte pour se définir en disant ce qu'on n'est pas, ce qu'on n'a pas, ce qu'on
ne fait pas, ce qu'on ne veut pas… (négation)
− Raconter ce qu'on ne fait pas d'habitude, mais ce qu'on fait aujourd'hui … parce qu'on est
amoureux (emploi des temps)
− Trouver cinq explications, en utilisant des conjonctions de subordination (weil, obwohl,
um … zu), pour expliquer la situation suivante : "Un homme se trouve en pyjama dans la
rue" (construction de phrase)
− Décrire l'homme "de l'indicatif" et l'homme "du conditionnel" : l'un fait … parce que …,
l'autre ferait … si … (expression de l'irréel)
− …
✰ Tous les exercices peuvent être rendus plus attrayants et plus efficaces s’ils sont
présentés sous forme de jeux ou de concours…
− Deux élèves ont des images présentant 6 différences ; ils doivent les identifier en se
décrivant mutuellement les images (emploi des temps)
− Les élèves doivent regarder un dessin pendant deux minutes, puis rappeler tout ce qu'ils y
ont vu (ici, les structures grammaticales pourront être plus variées, selon la richesse de
l'illustration)
− Des dessins, avec un petit texte, sont soumis aux élèves. Ils contiennent tous des
aberrations historiques sur lesquelles les élèves doivent réagir. Par exemple: Napoleon
took the phone and said softly : "Not tonight, Josephine" (le passé et la négation) 2
− Un élève pense à un membre du groupe. Les autres lui posent des questions du type
oui/non pour découvrir à qui il pense (formation de questions)
− Devinette : par paires, les élèves notent cinq questions et imaginent la réponse. Tour à
tour, ils lisent les réponses aux autres, qui doivent alors imaginer quelle était la question
(forme interrogative)
− deux élèves ont le plan d'une pièce, l'un avec les meubles, l'autre sans. celui qui a le plan
avec les meubles doit dicter leur emplacement à l'autre (prépositions de lieu)
− Transformer des phrases : la classe est divisée en deux groupes. les élèves notent une série
de phrases. Tour à, tour, ils lisent une phrase et désignent quelqu'un de l'autre groupe en
lui demandant de la transformer : mettre au superlatif, exprimer au passé, nier, …
− …
✰ La répétition des formes devient poésie : les élèves imitent ou complètent une structure
répétitive ; ils changent abruptement cette structure pour provoquer une chute. Ils peuvent
ainsi créer de vrais petits poèmes, comme dans les exercices ci-dessous.
2
D'après Mike Legros
Programme de langues germaniques dans l'enseignement de transition – Cahier 4 : La langue 15
Mein Problem ist nicht dein Problem Morgens denk ich an dich
Meine … ist auch deine … Abends denk ich an dich
Unser… ist auch euer… Im Bus seh ich dich…
Aber meine Liebe ist meine Liebe …
…
Aber …
Il faut donc veiller à un équilibre permanent entre le travail sur la langue et l’utilisation de la
langue, le travail sur la langue étant au service de son utilisation.
4.1. PROBLEMATIQUE
A la naissance, l’oreille a le potentiel d’entendre tous les sons de toutes les langues et les
organes phonatoires ont le potentiel de les produire tous.
Mais par l’écoute intensive de la langue maternelle, l’oreille se conditionne peu à peu, elle a
ensuite des difficultés à percevoir certains sons d’autres langues. La langue cible est perçue
via le crible linguistique de la langue maternelle (☛ Cahier 3, annexe 1 : "On parle une langue
avec l’oreille").
De la même façon, la prononciation de la langue cible est influencée par les habitudes
acquises en langue maternelle. La production de sons étrangers peut même paraître "étrange",
voire entraîner la crainte du ridicule chez certains. En classe, cette difficulté peut être
accentuée par l’appréhension de parler devant un groupe ou la peur de "ne pas y arriver".
4.2. OBJECTIF
La prononciation de l'élève doit lui permettre de formuler avec aisance et clarté ses intentions
de communication et de se faire comprendre d'un interlocuteur bienveillant.
4.3. METHODOLOGIE
Pour que l’élève puisse acquérir une bonne prononciation en langue étrangère :
− il doit être exposé de manière intensive à la langue étrangère ;
− des exercices peuvent l’aider à imiter les sons étrangers et à se les approprier ;
− une approche plus globale de l’expression orale permet de prendre en compte les divers
aspects du problème.
Le professeur donnera aussi aux élèves l'occasion de découvrir, quand c'est possible, le script
des textes entendus, afin qu'ils saisisssent mieux la spécificité de la langue parlée (par
exemple les élisions : I wanna, I gonna, Igotta, …)
Remarque
S’il est exclu de pratiquer l’initiation systématique à la transcription phonétique, celle-ci peut
cependant être une aide précieuse dans certains cas :
− indication de la prononciation de certaines lettres ou de certains groupes de lettres: laugh
[ :f], know [n], life [ai], etc.
− indication de l’accent tonique: e'nough, 'doorbreken
− indication de la valeur et de la longueur des voyelles: zit [I] et ziet [i:], sit [I] et seat [i:]
Tout le corps (la posture, la gestuelle…) doit participer à l’expression orale. Ainsi, lors de la
préparation d’une saynète ou d’un sketch, le travail sur la mise en scène et l’expression
corporelle entraînent une meilleure accentuation et intonation, qui induisent elles-mêmes en
général une meilleure prononciation (☛ Cahier 3 : "Expression corporelle").
Enfin, comme signalé plus haut, la difficulté à prononcer correctement peut être liée à des
facteurs psychologiques (peur de l’étrange, du ridicule), renforcés dans le groupe par la
présence des autres. C’est toute l’approche de l’expression orale qui pourra contribuer à
résoudre ces problèmes :
− créer un climat détendu
− proposer à l’élève de se décrisper avant de parler
− ne pas s’acharner si un élève ne parvient pas à prononcer correctement
− faire parler dans de petits groupes
− …
Les énoncés ne prennent leur sens que dans la culture dont ils font partie et dans le contexte
où ils sont utilisés.
Les choses ne se disent pas nécessairement de la même façon dans deux langues différentes,
et les traductions littérales sont souvent impossibles.
En outre, une phrase grammaticalement correcte n'est pas encore nécessairement acceptable.
l'implicite
• implicite contextuel :
− Aux oreilles d'un initié, la phrase énonciative J'ai conseil de classe jusqu'à 6h, aujourd'hui est
comprise comme l'impératif qu'elle est vraiment : Va rechercher les enfants à l'école.
− Les phrases suivantes peuvent prendre des significations très différentes selon le locuteur et le
contexte : Puis-je vous aider? – Tu es un amour – Tu es bête ! – Il est très gentil.
• implicite culturel :
− Die Wessis und die Ossis, Beneden de grote rivieren, Excuse my French, This is double Dutch to me,
To plead the fifth, …
− On aborde quelqu'un par Monsieur / Madame en français ou Meneer / Mevrouw en néerlandais, mais
par Excuse me en anglais ou Verzeihung en allemand
− Donner un ordre peut être assez direct (Kom even binnen, alstublieft), ou apparaître linguistiquement
comme une offre (Would you like to come in ?)
− certaines fonctions langagières peuvent se rendre par des mots dans certaines langues, par des
moyens phonétiques ou non linguistiques dans d'autres; parfois même elles ne se traduisent pas du
tout : à quoi correspondent en français les "question tags" ou le I'm afraid anglais, les adverbes even,
maar, eens ou le diminutif -je néerlandais, ou, en allemand, l'article dans Hast du auch die Kerstin
eingeladen ?
le lexique
− Le S'il vous plaît belge ne se dit pas indifféremment please ou here you are
− La table du salon, la table des matières, à table!, les Chevaliers de la table ronde,… est-ce toujours
der Tisch, ou the table ?
− Dans les contacts hiérarchiques, des appellations aussi différentes selon les langues que Monsieur le
Directeur, Herr Lich, ou John participent d'un même registre ; la distance hiérarchique est bien
connue et respectée, mais pas nécessairement explicitée dans chaque langue.
− A la fin d'un repas, Ich bin satt est un compliment apprécié par l'hôte d'outre-Rhin.
− Traduit littéralement, le français Ce n'est pas mal serait insultant pour un Britannique qui attend
plutôt It's great (wonderful, splendid, …), voire Oh wow ! (cela n'empêchera pas un éventuel but de
suivre … un peu plus tard).
l'intonation
− Selon l'intonation, oui (ou yes ou ja) peut signifier l'adhésion enthousiaste, l'acceptation résignée, le
scepticisme, … ; l'intonation est particulièrement porteuse de sens en anglais, où ce yes peut même
signifier non … poliment.
5.2. OBJECTIFS
5.3. METHODOLOGIE
Lorsqu'il y a ambiguïté sur le sens des énoncés, le professeur clarifie, notamment en contraste
avec la langue maternelle.
I like that 1. La maman découvre des graffitis sur le mur du ➜ Qu'est-ce que c'est que ces
salon ; chacun des 3 mots est accentué cochonneries ?
2. La maman reçoit un bouquet de fleurs ; accentu- ➜ Elles sont adorables
ation sur "like"
Donner le contraire
Voici quelques mini-conversations. Que pourrait dire B s'il voulait exprimer - poliment - le
contraire de ce qu'il dit ?
A B Le contraire
− Could I speak to Bob, please ? − Certainly, just a minute − …
Rappel
La grammaire est au service de la communication.
Pour la manière de la traiter au cours, les professeurs se référeront à la méthodologie exposée dans le présent cahier.
3. Il y a lieu de s’en tenir aux règles générales et aux formes employées fréquemment.
4. La répartition de la matière en LM1, LM2 et LM3 a été ventilée sur les trois degrés en prenant la LM1 comme référence approximative ; ceci
par souci de simplification, car il est évident que les lignes de partage entre les degrés en LM2 et LM3 ne sont pas identiques à celles admises
en LM1.
2. Groupe nominal
2.1. Noms
Genre En fonction du lexique abordé X X X
Pluriel Règles générales : -en, -s X
Pluriels irréguliers En fonction du lexique abordé X X X
Complément déterminatif (cas possessif) Annies horloge/ Jan zijn boek… C X
2.2. Adjectifs
Place de l’adjectif X
Règle d’accord de base X
Adjectifs en –en, adjectifs +s C X
Adjectifs nominalisés C X
Degrés de comparaison Formes de base (réguliers et irréguliers) C X
Autres formes C X
2.3. Déterminants
Articles Formes et règles de base régissant l’emploi: de/het/ X
een/geen/pas d’article
Autres règles d’emploi C X
Démonstratifs Die, deze, dat, dit X
De-/hetzelfde, zo’n/zulke C X
Possessifs X
Interrogatifs Welk(e) ? X
Wat voor een… ?, wat voor… ? C X
Exclamatifs Wat een… ! C X
Indéfinis Alle, een paar, veel, weinig X
ander(e), elk(e), enkel(e), ieder(e), vele, weinige, heel C X
(hele)
5. Mots invariables
Adverbes Pour indiquer la manière, le lieu, le temps, En fonction du lexique abordé X X X
la quantité, …
Degrés de comparaison Règles de base C X
Autres règles C X
6. La phrase
Phrase verbale simple Phrase affirmative X
Phrase négative Niet, geen, nog niet, niet meer, niemand, nooit, niets, X
nog geen, geen meer C X
Phrase interrogative Sans mot interrogatif + traduction de « est-ce X
que… ? »
Avec les mots interrogatifs : hoe, hoeveel, hoelang, X
hoe (+ adjectif/adverbe), wie, prép.+wie,welk,
waarom, waar, waar… naartoe/vandaan, wanneer, wat
Autres mots interrogatifs : waar(+préposition), wat C X
voor
Phrase exclamative C C C
Phrase complexe Propositions (phrases enchâssées) X
juxtaposées
Propositions (phrases enchâssées) X
coordonnées
Propositions (phrases enchâssées) Die, dat, wat, waar(+préposition), wie, X
subordonnées relatives (préposition+)wie
Propositions (phrases enchâssées) Als, dat, hoeveel, hoelang, hoe(+adjectif/adverbe), of, X
subordonnées, complétives et omdat, toen, waar, waar(+préposition), waarom,
circonstancielles et interrogatives indirectes wanneer, wat, wat voor, welk, (préposition+)wie
2. Groupe nominal
2.1. Noms
Genre X
Pluriel Règle générale : -s X
Autres règles du pluriel : en fonction du lexique X X X
abordé
Pluriels irréguliers : en fonction du lexique abordé X X X
Complément déterminatif (cas possessif) X
2.2. Adjectifs
Place de l’adjectif X
Adjectifs épithètes et attributs X
Autres règles X
Adjectifs nominalisés En fonction du lexique abordé C X X
Degrés de comparaison Formes de base (réguliers et irréguliers) C X
Autres formes C X
2.3. Déterminants
Articles Formes et règles de base régissant l’emploi: the, a/an, X
no, pas d’article
Autres règles d’emploi C X X
Démonstratifs This, that, these, those X
Possessifs X
Interrogatifs What, which,? X
Exclamatifs What, what a … ! C X
Indéfinis All, whole, each, every, much/many, little/few, some, X
any, no, a lot of
3. Groupe verbal
3.1. Verbes spéciaux Auxiliaires de mode Emplois de base : can, could, must, may, I’d like, X
would you
Autres emplois et formes X X
Verbes « à particule » En fonction du lexique abordé C X X
6. La phrase
Phrase verbale simple Phrase affirmative X
Phrase négative Règles de base X
Autres règles : no, no(body/thing), never C X
Phrase interrogative Sans mot interrogatif + traduction de « est-ce X
que… ? »
Avec les mots interrogatifs : how long/much/many, X
how(+ autres adj./adv.), who/whose, which, what,
why, where, where…to/from, when
Mots interrogatifs utilisés avec préposition C X
Short answers X
Question-tags C X
Phrase exclamative C C C
Phrase complexe Propositions (phrases enchâssées) X
juxtaposées
Propositions (phrases enchâssées) X
coordonnées
Propositions (phrases enchâssées) Who, which, what, that/pas de relatif X
subordonnées relatives
Relatif avec préposition, whose, of which, pas de C X
relatif
Propositions (phrases enchâssées) subor- Because, if, that, when, where X
données, complétives et circonstancielles
After (that), as, as soon as, as long as, before, X
(al)though, till, until, while
2. Groupe nominal
Tableau des déclinaisons Nominatif, accusatif, datif X
Génitif C C X
2.1. Noms
Genre En fonction du lexique abordé X X X
Pluriel
2.2. Adjectifs
Place de l’adjectif X
Règles d’accord Epithète C X
Adjectifs nominalisés C X
Degrés de comparaison Formes de base (régulières/irrégulières) C X
Autres C X
2.3. Déterminants
Articles Formes et règles de base: der/die /das /die, ein/kein/pas X
d’article
Autres règles d’emploi C X
Démonstratifs Dieser, der…hier / der …da X
Possessifs X
Interrogatifs Welch… ? X
Was für … ? C X
Exclamatifs Was für ein… ! C X
Indéfinis Alle, ein paar, jeder, viele, wenige X
Andere, einige, ganz C X
Beide, die meisten, derselbe, manch(er), mehrere, C X
verschiedene, solche, irgendein/welche
Numéraux Cardinaux X
Ordinaux X
3. Groupe verbal
3.1. Verbes spéciaux Auxiliaires de mode Emplois de base : können, wollen, dürfen, müssen, ich X
möchte
Autres auxiliaires et autres emplois X
Verbes à particule séparable/inséparable En fonction du lexique abordé X X X
Verbes pronominaux En fonction du lexique abordé X X X
3.2. Formes
Formes conjuguées Présent X
Prétérit Verbes réguliers, sein, haben X
Verbes courants irréguliers, en fonction du lexique abordé X X
Futur Werden X
Autre expression du futur : présent + adv. de temps / X
compl. de temps
5. Mots invariables
Adverbes Pour indiquer la manière, le lieu, le En fonction du lexique abordé X X X
temps, la quantité, …
Degrés de comparaison Règles de base C X
Autres règles C X
6. Types de phrases
Phrase verbale simple Phrase affirmative X
Phrase négative Nicht, kein, nicht mehr, noch nicht, niemand, nie, nichts X
Noch kein, kein mehr C X
5ème Cahier
LANGUES GERMANIQUES
42/2000/240
Cinquième cahier
− doit résoudre un problème qui le concerne, l’intéresse, a du sens pour lui (☛ Cahier 2,
"L' autonomie")
− a un défi - abordable - à relever (aussi dans le jeu et la compétition)
− a l’occasion d’observer, d’imiter, d’essayer, d’expérimenter, de développer des stratégies
− peut échouer, recommencer (essais-erreurs)
− a le temps et les moyens (matériel…) de se débrouiller seul
− peut travailler avec quelqu’un
− peut compter sur l’aide de l’enseignant
− peut se situer, s’auto-évaluer, s’évaluer avec quelqu’un
En milieu scolaire, les situations d’apprentissage sont influencées par la dynamique du groupe
plus ou moins grand et les motivations diverses des élèves qui le constituent. Et c’est de la
relation professeur-élèves que dépend en grande partie l’efficacité de l’apprentissage.
L’efficacité de l’apprentissage
Cette efficacité sera d’autant plus grande qu'il a une motivation interne :
− Il veut atteindre un but
− Il s’intéresse au cours
− Il a de la sympathie pour son professeur
− Il veut relever un défi
− Il cherche à être valorisé, félicité
− Il veut bien faire
− Il a peur de décevoir
− Il a envie de faire mieux que les autres
− …
Programme de langues germaniques – Cahier 5 : Les situations d'apprentissage 2
Si l'élève n'a pas de motivation interne, l'enseignant peut susciter une motivation
(motivation externe) par ce qu'il est ou par sa manière de faire
Mais entreprendre toutes ces démarches et donc "remplir sa part du contrat" ne permet pas
encore au professeur de se substituer à l’élève, ni d'apprendre à sa place, ni de lui insuffler sa
volonté.
L'équipement
Le professeur doit pouvoir disposer, outre d'un local permanent qu'il pourra décorer en
fonction des langues enseignées, d'un équipement minimum :
• une armoire fermant à clé
• un enregistreur à cassettes de qualité
• un stock de cassettes
• des supports visuels (cartes géographiques, affiches, …)
• des dictionnaires bilingues
• une grammaire
L'horaire
Des chapitres Dans le présent programme, les objectifs, les démarches et les activités
séparés dans un d’apprentissage sont, par souci de clarté, présentés séparément : écouter,
programme … parler, lire, écrire, la rencontre interculturelle, la prise de conscience des
démarches d’apprentissage, l’observation du fonctionnement de la langue,
le travail sur la grammaire, etc.
… ne le sont pas Dans la pratique, elles sont nécessairement intégrées dans des séquences de
dans la pratique leçons ou unités, où chacune prend sa place et son importance relative, son
sens. Cette intégration reflète en outre le caractère d’authenticité de l’utili-
sation de la langue et de son apprentissage en dehors de l’école : on fait
part à quelqu’un de ce qu’on vient de lire, on réagit par écrit à ce qu’on
vient d’entendre, on essaie de comprendre le point de vue de l’autre, etc.
PAR LE PROJET
3.1. DEFINITION
Le projet est une idée ou un plan que l’on se propose de réaliser. Il s'intègre à l'apprentissage
en classe ou en est un complément. Il met de préférence les élèves en contact avec des
locuteurs natifs. Il doit être attrayant en soi.
Les élèves doivent être partie prenante. Idéalement le projet est donc proposé par les élèves
eux-mêmes. Le professeur peut leur demander de dresser une liste de projets possibles lors
d’un brainstorming avec l’ensemble de la classe ou dans de petits groupes. L’idée qui
intéresse le plus grand nombre d’élèves et qui est effectivement réalisable sera retenue.
Le professeur peut aussi saisir au bond une idée de projet émise par l’un ou l’autre élève ou en
suggérer lui-même. Dans ce cas, il devra pourtant s’assurer qu’une majorité y adhère.
Les élèves sont associés aux décisions lors de toutes les phases de préparation et de réalisation
du projet :
− Qui (équipes) fait quoi (répartition des tâches) ?
− Où (localisation, situation, circonstances) ; Quand (impératifs de temps) ?
− Comment (moyens, coûts, déplacements, matériel...) ?
− Comment et à qui va-t-on communiquer son expérience ?
Sans cette implication des élèves, le projet risque de devenir une charge lourde à porter pour
le professeur et d’un apport négligeable pour le cours.
Les discussions de classe en langue cible permettront la pratique d’un nombre important de
fonctions langagières qui peuvent se résumer en "négocier avec les autres" et qui sont
transférables à beaucoup d’autres situations.
La réalisation du projet
Il s’agit d’une phase essentielle : elle va généralement mettre les élèves en contact avec les
locuteurs natifs.
Les élèves gèrent cette phase autant que possible sans l’intervention du professeur, grâce à la
préparation préalable.
Après la réalisation du projet, on peut commencer par faire un bref tour de table pour
comparer les impressions des uns et des autres et les informations et la documentation
recueillies (photos, vidéos, cassettes, ...).
Ensuite chaque groupe d’élèves présente à l’intention des autres les résultats des interviews
sur le thème choisi. Cette présentation peut se faire oralement ou par écrit (par affichage,
p.ex.). Chaque élève doit être impliqué.
Le professeur les incitera à rendre cette présentation attrayante. Elle pourra d’ailleurs aussi se
faire en dehors de la classe (élèves d’une autre classe, professeurs, chef d’établissement,
parents, visiteurs lors d’une journée portes ouvertes, etc.).
On évalue
• la manière dont le projet a été réalisé
- l'établissement d'un plan de travail
- le respect de ce plan de travail et des consignes
- la recherche et l'organisation de la documentation
- le déroulement, les problèmes rencontrés…
- …
• son apport sur le plan de l'apprentissage de la langue
• son apport sur le plan du développement personnel
• son apport sur le plan de la relation au sein du groupe
Autant d'aspects qui ont également leur importance dans le travail en classe.
• Organiser un échange
• Visiter une ville étrangère et réaliser une enquête
• Visiter un aéroport, une gare, un camping, un centre de vacances, …
• Inviter des étrangers à l’école
• Réaliser un journal avec l’aide d’un(e) assistant(e) de langue
• Visiter une foire commerciale à l’étranger : rassembler de la documentation, demander des
informations sur les produits
• Visiter un marché de Noël à l’étranger
• Réaliser un dépliant de publicité sur sa ville
• Planifier un voyage à l'étranger ; visite d'une agence de voyage, recherche sur Internet, …
• Prendre contact avec les acteurs d'une troupe de théâtre étrangère
• Visiter le Parlement et des services des Communautés européennes
• Visiter le Quartier général du Shape à Casteau
• …
Les ateliers désignent tant des endroits (classe, cuisine, salle de sport…) que les activités qui y
sont pratiquées. Pendant quelques semaines, quelques mois, voire toute l'année, un certain
nombre d’heures de cours sont consacrées à l’atelier, les autres heures servent à la
structuration de la langue utilisée à l’atelier. Les ateliers peuvent généralement s’inscrire dans
un projet.
Le principe est de proposer aux élèves des activités qui ont un but autre que linguistique, la
langue n’étant rien d’autre que le moyen de communication utilisé lors de la pratique de ces
activités. Celles-ci se déroulent donc presque exclusivement en langue cible, l’usage de la
langue maternelle étant évité. La langue étrangère se construit ainsi dans l’action.
Parfois, des documents tels que des modes d'emploi ou des descriptions sont nécessaires. On
les utilise tels quels, sans simplifier la langue.
Mais diverses expériences réalisées ont montré que, lors d’un atelier bien mené,
• tous les élèves sont actifs
• tous osent, car tous sont impliqués dans l’action
• les élèves et les professeurs ont du plaisir à travailler
• la compréhension des élèves évolue vite
• en expression orale, les interventions des élèves sont naturellement limitées au début, car
l’input est très important et l’assimilation des choses entendues et la réutilisation prennent
du temps. Mais le peu que les élèves disent est lié au geste et à l’action et répond à des
besoins réels de communication. Et on peut donc émettre l’hypothèse qu’à longue
échéance, ce sera plus efficace.
4.1. LA PROBLEMATIQUE
La recherche nous apprend que l’apprentissage est expérientiel : on apprend par expérience
personnelle. Il est donc par nature autonome et différencié.
La recherche nous apprend aussi que l’on apprend en interaction avec les autres.
L’organisation de la classe
L’organisation du travail
Les phases de travail avec le professeur ont toute leur raison d’être, à savoir chaque fois que
son expertise est nécessaire : pour rassembler des idées, gérer une discussion, mettre en
commun les résultats des travaux individuels, en paires, de groupes, faire le point sur un
problème de grammaire, …
Le professeur est non seulement la personne de référence en tant que locuteur de la langue
apprise, mais aussi en tant qu’organisateur des apprentissages. De plus, il est l’expert de la
communication et de l’apprentissage.
Cependant quand le professeur est le point de passage obligé des activités, il a tendance à
− accaparer la parole,
− se contenter de poser des questions induisant des réponses courtes
− diminuer le temps de parole des élèves.
Les élèves peuvent recevoir des activités à réaliser individuellement, en paires ou en groupes,
dans toute la mesure du possible sans l’intervention du professeur. Le professeur devient alors
une personne ressource auquel l’élève peut faire appel.
Le travail Il convient
individuel • pour des phases de travail qui exigent une grande concentration ou se font à
un rythme individuel (la lecture, l’audition, l’expression écrite)
• pour des moments où on mobilise des acquis ou des idées pour préparer une
autre activité (p.ex. mettre par écrit des mots que suggère un thème).
Le travail C’est une forme de travail motivante et efficace : l’élève peut choisir son
par paires partenaire. Les réflexions communes s’enrichissent mutuellement et mènent
souvent plus loin que deux réflexions séparées. Le travail par paires convient
pour un grand nombre d’activités dans les quatre aptitudes, pour le travail sur
les formes linguistiques, leur correction et leur évaluation
Il est souvent plus difficile à gérer. Une bonne définition de la tâche de chaque
élève est indispensable pour son bon fonctionnement.
Son efficacité ne doit donc pas seulement se mesurer en termes de résultat, mais
aussi sur le plan du fonctionnement dans un groupe et de la contribution de
chacun. Il devrait dès lors faire l’objet d’un debriefing sur base de questions
telles que : Quels comportements favorisent la communication ? Lesquels
l'entravent ? Comment peut-on le cas échéant remédier à son dysfonctionne-
ment ? (☛ Cahier 5, annexe 5, "Tableau d'analyse du processus d’interaction").
Nous reprenons ici de manière résumée les possibilités d'organisation qui ont été suggérées
dans les différents chapitres du troisième cahier (les quatre aptitudes).
La rédaction d’un texte Elle exige concentration et souvent isolement. Elle se pratiquera
donc de préférence individuellement. Ce qui n’exclut pas une
rédaction par paires, avec les bénéfices de ce type d’organisa-
tion.
Les exercices de grammaire Ces activités peuvent se pratiquer individuellement, par deux,
et de vocabulaire, leur par petits groupes ou avec l’ensemble de la classe
correction
La correction d’activités ou C'est une réflexion sur l’apprentissage, qui peut se faire seul
de travaux, l’évaluation (auto-correction/auto-évaluation), avec le professeur et les au-
formative tres élèves (correction collective/co-évaluation), ou par paires.
Définition
L’accès libre est une manière possible d’organiser l’apprentissage. Il s’agit d’aménager un
lieu (un coin de la classe, la médiathèque ou la bibliothèque…), de déterminer les moments où
les élèves peuvent accéder librement à un choix de textes, des fiches d’activités et d’auto-
contrôle. L’organisation en groupe-classe est alors abandonnée Ceci permet des moments
d’apprentissage individualisé et différencié. Le professeur n’intervient qu’à la demande des
élèves.
Mise en place
Les élèves doivent disposer d’un matériel dont l’importance peut varier selon les moments
accordés à cet apprentissage et les types d’activités.
On peut proposer des moments d’apprentissage en accès libre avec un matériel relativement
modeste qui consiste en un ensemble de textes accompagnés de
− fiches de travail
− fiches d’auto-correction
Ce matériel doit cependant offrir un choix suffisant.
Voici le relevé d’un matériel plus complet. Entre ces deux extrêmes, toutes les phases
intermédiaires sont possibles.
☛ Un exemple en annexe
Des activités • des fiches d’activités d’expression orale contenant les instructions pour
des activités par paires (p.ex. des cue-cards pour des simulations)
(☛ Cahier 3, un exemple en annexe)
• éventuellement des activités individuelles destinées à être enregistrées
• des fiches d’activités d’expression écrite contenant les instructions pour
la rédaction de textes
• des fiches contenant les critères d’évaluation permettant aux élèves
d’auto-évaluer leur expression orale et écrite
• des exercices de grammaire avec leurs corrigés
• des fiches d’activités permettant d’organiser ou de réutiliser le vocabu-
laire abordé
Les textes, les documents sonores et télévisuels doivent être attrayants. Il peut s’agir de
documents proposés par les élèves eux-mêmes. Ils doivent être régulièrement réactualisés (par
exemple par l’abonnement à des journaux ou revues ou via Internet).
Ils doivent être classés de manière à ce que les élèves puissent y avoir accès facilement :
selon les champs thématiques et/ou par centres d’intérêt.
Le "carnet de bord"
Un carnet de bord est tenu par l’élève. Il lui permet de tenir un relevé du travail accompli et
du progrès réalisé. Il contient :
− la date
− le titre du texte
− l’activité réalisée
− le bilan de ce qu’il estime avoir appris (langue, stratégies, contenus, …)
Le choix, qui doit être réel, n’exclut pas certaines contraintes. Par exemple :
− l’obligation de choisir à intervalles réguliers des activités permettant d’approfondir
l’apprentissage en classe ou de remédier à des faiblesses, notamment en matière de
grammaire et de vocabulaire
− l’obligation de passer à intervalles réguliers par toutes les aptitudes (lire, écrire, parler,
écouter) pour lesquelles du matériel est disponible.
Si des activités à domicile sont prévues, le professeur doit s’assurer que les élèves disposent
du matériel et des documents nécessaires. Les tâches doivent être :
− courtes
− variées, notamment dans une perspective de différenciation
− formulées en termes de "ce que les élèves doivent faire" plutôt que des termes vagues tels
que "préparez le texte", "étudiez pour demain", "revoyez"… Par exemple :
- Dessine ta chambre et inscris les noms à côté des objets
- Recherche de la documentation dans une revue ou sur Internet sur tel thème
- Ecris six phrases contenant des auxiliaires ; laisse la place de l’auxiliaire en blanc ; ces phrases à
trous serviront de test aux autres.
Là où un apprentissage en accès libre est organisé, les fiches peuvent aussi être utilisées à
domicile.
Les activités à domicile peuvent être notées à titre informatif, mais ne peuvent être prises en
compte pour l’évaluation sommative (bulletin).
Les activités à domicile peuvent avoir différents buts. Elles sont une occasion d’individualiser
l’apprentissage.
Tant la lecture que l’écoute de documents sont des moyens de maintenir le contact avec la
langue étrangère en dehors de l’école.
Avant d’être proposés à domicile, ils doivent évidemment avoir fait l’objet d’un apprentissage
en classe (☛ Cahier 3 : Les quatre aptitudes). Le professeur rappellera quelques conseils tels
que :
La lecture à domicile
Les lectures à domicile peuvent être les mêmes pour tous ou différentes. Avant de les
proposer, le professeur doit avoir mis les élèves "en appétit de lire".
Phase de • Offrir un grand nombre de textes répondant aux intérêts et niveaux des
motivation élèves
(en classe) • Laisser les élèves choisir parmi ces textes
Programme de langues germaniques – Cahier 5 : Les situations d'apprentissage 17
• Suggérer une lecture individuelle lorsqu’on a détecté un intérêt particulier
pour tel ou tel sujet
• Suggérer une lecture (individuelle ou collective) parce qu’on veut partager
son propre intérêt pour un sujet
• …
Phase de Cette phase devrait permettre aux élèves de s’exprimer brièvement sur ce
vérification qu'ils ont lu et en ont retiré (☛ Cahier 3, Expression orale, "La narration et la
ou de suivi description").
ET DE LA COMMUNICATION
Ecrire plus et Le traitement de texte induit par sa technique même une autre manière de
mieux rédiger : "l'écriture au kilomètre" permet de se consacrer plus au développe-
ment des idées : les corrections sont introduites sans besoin de réaliser des
brouillons successifs décourageants ; le correcteur orthographique permet
d'assimiler progressivement la graphie correcte des mots ; on évite le retour
démotivant de feuilles marquées de rouge. L'outil "synonymes" peut aussi
aider à l'enrichissement du vocabulaire de l'élève.
Ecrire des Le traitement de texte, associé à la base de données, permet un travail plus
textes formels intensif et plus "professionnel" sur des textes formels tels que des lettres
commerciales. Des banques de présentations standard, de paragraphes types et
de phrases ou tournures obligatoires selon les types de documents sont
disponibles.
Leurs limites :
• la machine ne "comprend" que ce qu'on y a mis. Aucune réponse non
prévue n'est possible.
Les logiciels "ouverts" pour élèves leur permettent aussi d'importer (via
traitement de texte, scanner, CD-Rom ou Internet) leurs propres textes dans
des structures d'exercices ou d'activités prédéterminées.
Les encyclopédies
Des ressources Une recherche d'information peut commencer dans un dictionnaire, puis
illimitées s'élargir dans une encyclopédie "papier" ou dans un ouvrage de référence ;
la recherche s'assouplit et s'approfondit encore dans une encyclopédie sur
CD-Rom. Avec la recherche sur internet, ce sont des ressources potentiel-
lement infinies qui sont accessibles.
Lecture et écoute Une recherche d'information ou de texte est en soi une phase de lecture,
débouchent parfois d'écoute. Souvent, la langue utilisée est d'ailleurs plus simple que
naturellement sur celle des journaux ou des magazines.
l'expression
orale… La comparaison et le choix des documents développent naturellement
l'expression orale.
La diversité des sources d'information ouvre sur une discussion plus riche
et donc une vision plus critique.
Remarques
L'accès aux sites envisagés peut réserver bien des surprises, inhérentes aux deux caractéristiques de
l'univers Internet : la liberté à peu près totale d'y mettre ce qu'on veut, et l'absence également à peu près
totale de limites. Il peut y avoir une relative difficulté à trouver une information, et la fiabilité de
l'information trouvée est extrêmement variable.
Dans un premier temps, et surtout avec des élèves non formés, il est parfois plus profitable d' "aspirer"
préalablement une panoplie de sites dans l'ordinateur central et de ne permettre aux élèves que l'accès à
ces sites. Ceci évite dispersion et perte de temps, tout en préservant l'intérêt de la recherche individuelle.
Ultérieurement, lorsque l'élève va réellement en ligne, le professeur indique quelques sites à visiter. Il
peut progressivement élargir la gamme des possibilités. Il est à ce moment fortement conseillé que le
professeur réalise à l'avance la recherche lui-même, pour vérifier que "tout fonctionne".
La publication peut contribuer à la motivation des élèves pour produire des écrits de qualité
(☛ Cahier 3, "Donner un sens à l'écriture" et ci-dessus, "Le traitement de texte") : ils écrivent
pour être lus - potentiellement par le monde entier - , et deviennent donc plus soucieux de
l'image qu'ils vont donner d'eux-mêmes.
Les textes publiés sur un site du réseau interne (intranet) ou sur le site Internet de l'école
peuvent également constituer une vitrine importante de la classe ou de l'école. Publier des
textes d'élèves sur Internet peut donc naturellement s'inscrire dans un projet, de classe ou
d'école.
Le courrier électro- L'échange est nettement plus rapide que par le courrier "papier"
nique (e-mail) traditionnel : l'arrivage du courrier est pratiquement instantané. On peut
écrire à plusieurs correspondants en même temps. Chaque élève peut
obtenir son adresse électronique (sa "boite aux lettres"). De plus, le
courrier électronique permet d'échanger non seulement du texte, mais
aussi du son et des images.
Remarque
La question du contrôle de la qualité de l'expression orale peut se poser. La problématique a
été évoquée au Cahier 1 (La recherche), au Cahier 3 (L'expression orale), ainsi que dans le
chapitre "Les élèves travaillent entre eux" du présent cahier.
Exemple 1
Groupe 1 Groupe 2
Un à deux élèves par machine se consacrent Avec le groupe plus réduit qui reste, le
soit à de la remédiation, soit à du professeur réalise de l’expression orale.
renforcement.
Exemple 2
Groupe 1 Groupe 2
La classe évoque des points d'actualité et décide celui qu'on voudrait creuser.
Le professeur peut envoyer un ou deux élèves Pendant ce temps la classe met en commun
dans la salle cybermédia pour télécharger de tout ce qu'elle sait déjà sur le sujet (phase
l'information. orale, puis synthèse écrite).
Les différents articles sont distribués à des petits groupes qui les lisent. On peut alors :
− comparer la diversité des informations sur le même sujet
− comparer la diversité des positions des différents journaux sur le même thème
− étudier l'évolution de l'approche du problème au cours du temps.
Exemple 3
La classe va au centre cybermédia. Les élèves ont lu dans une revue scolaire un article sur un
fait de société aux Pays-Bas. Ils recherchent des informations supplémentaires dans les
différents médias (encyclopédie "papier", CD-Rom, autres revues, Internet). En petits
groupes, ils rassemblent l'information, en discutent, puis préparent un "extrait de journal
télévisé" sur ce sujet, sous la forme d'un événement récent ou d'une synthèse journalistique sur
la question. Ce "journal télévisé" est filmé et présenté sur vidéo aux condisciples. On discute
ensemble du contenu, de la langue, du montage, ...
Bien que le magnétoscope ne fasse pas à proprement parler partie des technologies de
l'information et de la communication, il s'en rapproche par plusieurs aspects, et devrait
idéalement faire partie de l'équipement normal d'une classe de langue à côté du cassettophone
et de l'ordinateur.
Une séquence vidéo est plus qu'un texte accompagné d'images. Comme tout élément pictural,
l'image vidéo est elle-même porteuse de sens. Selon le cas, elle explicite, complète, contredit,
… le texte. La manière d'exploiter une séquence vidéo en classe dépend largement du degré
de complémentarité entre l'image et le texte.
développer Beaucoup de séquences vidéo offrent une telle quantité d'indices visuels
l'expression orale que leur exploitation permet de développer naturellement l'expression
en exploitant orale, indépendamment du degré de compréhension du texte.
l'image
Exemples
• Une séquence est montrée sans le son. Les élèves doivent deviner ce
qui se passe et ce que les personnages se disent, en se basant sur les
événements, les éléments situationnels, les interactions, les re-
gards, …
• Les élèves entendent la séquence sans la voir (carton sur l'écran). Ils
doivent imaginer où la scène a lieu, qui sont les protagonistes, ce
qu'ils font, …
Exemple
Les élèves regardent une séquence, puis, selon les besoins, ils décrivent
ce qu'ils ont vu, expliquent la situation, imaginent les événements anté-
rieurs, expriment ce que suscite en eux la séquence vue, …
exercer les L'expression orale pratiquée en vue d'exploiter les indices visuels permet
stratégies d'écoute souvent d'introduire du vocabulaire, d'anticiper sur le sens et de faciliter
et la compréhension ainsi la compréhension. C'est surtout le cas, lorsque la relation image
à l'audition son est suffisamment directe. (☛ Cahier 3, Comprendre à l'audition,
"L'apprentissage des stratégies d'écoute" et "A la découverte du sens")
préparer une Les élèves observent une scène dialoguée, proche de celle qu'on veut
simulation exercer. Ils en retirent les aspects qui peuvent leur être utiles, par
exemple les attitudes, les gestes, les enchaînements, certaines tournures
ou expressions, …
Programme de langues germaniques – Cahier 5 : Les situations d'apprentissage 25
réaliser l'évaluation Des interactions orales filmées en classe et regardées ensemble
formative en permettent de prendre conscience de l'importance des éléments non
expression orale verbaux de la communication, du niveau auquel on est arrivé et des
aspects de l'expression à améliorer, … (☛ Cahier 3, Expression orale,
"L'évaluation formative")
Toutes ces utilisations du magnétoscope sont basées sur des séquences courtes. La projection
de longues séquences, et a fortiori de films, n'est normalement pas justifiée en classe.
Le professeur établit d'abord un diagnostic en se basant sur les observations faites pendant les
activités de classe ou lors d'un entretien avec un élève (☛ Cahier 2, "La prise de conscience").
La remédiation se fait normalement avec l'ensemble de la classe lors de ces activités. Mais
parfois, elle nécessite une action plus personnalisée.
• Pour des problèmes de méthode de travail : explorer avec les élèves les démarches et
stratégies décrites dans
☛ Cahiers 3, Les quatre aptitudes
☛ Cahier 4, La langue.
• Pour un problème de motivation personnelle : aider l’élève à renouer avec une image
positive de lui-même et à se réconcilier avec l’école.
A cet égard, l'intégration d'un élève ou de la classe dans un projet peut être bénéfique
(☛ ci-dessous). Le projet permet :
− la réalisation d'actions autres que linguistiques
− la collaboration avec une équipe, dans laquelle l'apport de chacun est valorisé
− un contact autre que purement scolaire avec le professeur
− …
La réalisation du projet peut être une occasion nouvelle pour l'élève d'apprendre à
− établir un plan de travail
− respecter les consignes, le plan de travail
− rechercher et organiser de la documentation
− se coordonner avec les autres
− …
1a
Telephoning 1
d'après Business Objectives, Hollett, Oxford University Press, 1996, Unit 2, "Telephoning", pp. 16-181-182
Objectifs
Nombres et
alphabet
(5) Notions et
fonctions pour
confirmer une
commande
1. Avant l'écoute
Les élèves observent et analysent les deux formulaires proposés ci-dessous ; pour chacun, ils
identifient
• le type de formulaire
• les différents éléments du formulaire
• la manière de le compléter (tick = ✓ ).
• En écoutant les deux documents proposés à l'audition (voir script ci-dessous), les élèves
complètent les deux formulaires : le 1er à l'aide du premier document, le 2e à l'aide du 2e.
Ensemble, on vérifie les réponses.
1
Proposé par Huguette HERMANS, AR Saint-Ghislain
3a 3b
• Sur base des "tapescripts", les élèves relèvent les expressions utiles au téléphone ("The line's
busy. Will you hold? I'll put you through...").
• Selon les besoins, le professeur propose des exercices de rappel et de réactivation de la
prononciation des différentes lettres de l'alphabet.
• Sur base de la cassette enregistrée, les élèves notent les mots à épeler et les épèlent à leur
tour.
• Par paires, ils se dictent des abréviations (exemples : FBI, IBM, VIP,...).
• Le professeur rappelle et réactive les notions suivantes : formuler un numéro de téléphone, de
fax, une référence,... Il distingue éventuellement entre British et American English.
• Par paires, les élèves échangent des numéros de téléphone (privé, école, amis, club sportif,...).
+ extension aux "polite requests" ("Could I/you ...? May I ...? Would you ...?").
Elève A Elève B
Vous vendez des ordinateurs. Un client étranger vous Téléphonez à un fournisseur étranger pour
téléphone. Répondez à sa demande de renseignements − vous fournir 40 ordinateurs portables NC-200
concernant votre ordinateur portable, le NC-200. On − vous donner un prix C.I.F.
vous posera des questions sur − vous livrer la marchandise dans un mois
− Vos prix − vous donner une garantie de 2 ans
− les délais de livraison − vous faire une remise de 20 %
− la garantie − vous accorder un délai de 60 jours pour le
− les remises paiement
− vos conditions de paiement
5. Expression écrite
• Ensuite les élèves rédigent une lettre de confirmation de la commande sur base du 2e
document proposé à l'audition.
1b
In het station 2
Objectifs
2
Proposé par Anne VANDERSANDE, AR Jean Absil, Etterbeek
Programme de langues germaniques – Cahier 5 : Les situations d'apprentissage 33
2. Lecture du billet de train
Il s'agit de réutiliser par écrit, des éléments utilisés oralement lors des vérifications de la
compréhension dans les exercices ci-dessus.
Stuur maar een fax op naar het Centraal Station om een groepsreis te bespreken.
Datum: 24-10-96
Bestemming: Antwerpen
Aantal: 113 + 4 begeleiders
School: Athénée Royal de Koekelberg
"Je gaat met je school naar Antwerpen. Wat zijn de berichten die voor jouw groep
bestemd zijn?"
Script
Dames en heren, het restaurant bevindt zich in het derde rijtuig. Het restaurant is open tussen 11.30 en 14 uur.
***
Dames en heren, over enkele minuten rijdt het Transeurop Express Memling het station binnen. Reizigers
voor Antwerpen en Nederland worden verzocht in de drie rijtuigen vooraan over te stappen.
Hebt u niets vergeten in de trein?
***
De IC-trein komende van Charleroi, aankomst voorzien 13.42, rijdt het station binnen, spoor 5.
***
***
Mededeling aan de reizigers in de richting Oostende: de IC-trein naar Oostende via Gent van 12.59 heeft een
Vertraging van vermoedelijk 20 minuten.
***
Mededeling spoor 11: de trein naar Hasselt via Aarschot van 14.18 heeft geen 20, maar 30 minuten vertraging.
***
Mededeling spoor 12: de voor Brugge gereserveerde plaatsen bevinden zich in het tweede rijtuig.
***
Dames en heren, over enkele minuten rijdt de TEE het station Berchem-Antwerpen binnen. Reizigers voor
Antwerpen worden verzocht hier uit te stappen want deze trein rijdt niet over Antwerpen-Centraal.
***
Mededeling spoor 12: spoorverandering. De IC-trein naar Nijvel van 18.53 zal vertrekken van spoor 8 in plaats
van spoor 12.
***
Dames en heren, wegens technische moeilijkheden wordt onze trein opgehouden. We spannen ons in om u de
reis zo vlug mogelijk te laten voortzetten. Wij voorzien een vertraging van vermoedelijk 10 minuten. Gelieve
ons te verontschuldigen.
Chaque élève reçoit une des 2 fiches de rôles et une fiche de vocabulaire. Il en prend
connaissance de manière individuelle (max. 2 minutes). Ensuite des paires aléatoires jouent la
situation devant la classe.
A: oui (montre)
B: 520 BEF moins 40 % = 312 BEF
A (fais le code)
B: donne billet
de korting la réduction
Expressions utiles
Wilt u herhalen, a.u.b.? Voulez-vous bien répéter, s.v.p.?
Sorry Pardon
Une moitié de la classe reçoit la fiche de rôle A, l'autre la fiche de rôle B. Chaque élève prend
connaissance de sa fiche (max. 2 minutes). Ensuite des paires aléatoires jouent la situation devant
la classe.
Elève A Elève B
1c
A l'hôtel 3
d’après DEUTSCH KONKRET 1, Neuner, Desmarets, Funk, Krüger, Scherling,
Langenscheidt, München, 1983, Lektion 8B.
Durée : 2 périodes
Objectifs
• Lire la lettre d’un client relative à une réservation et transcrire sur une fiche d’hôtel les
éléments importants de cette lettre
• Confirmer par écrit la réservation du client et lui décrire l’itinéraire pour arriver à l’hôtel à
l’aide d’un plan détaillé fourni en annexe de la lettre
• Réagir à un appel téléphonique du client qui s’est égaré en ville et lui indiquer le chemin à
suivre en fonction du plan.
3
Proposé par Gaston Georges, ITCF Etienne Lenoir, Arlon
Programme de langues germaniques – Cahier 5 : Les situations d'apprentissage 39
1. Comprendre à la lecture
L’élève doit être capable de comprendre les éléments essentiels de la lettre de réservation qui
suit et de les transcrire sur la fiche d’hôtel ci-après.
PERSONALIEN
NAME
VORNAME
ADRESSE
POSTLEITZAHL
STADT
LAND
TELEFON
RESERVIERUNG
ANKUNFTSTAG
ABREISEDATUM
ZIMMER
GÄSTE
Les élèves sont invités à rédiger la lettre de confirmation de la réservation ainsi que la
description précise de l’itinéraire à respecter pour arriver à l’hôtel (☛ plan à la page
suivante).
Le professeur rappellera les consignes à respecter pour la rédaction d’une lettre.
Les élèves pourront également utiliser les expressions propres aux lettres de réponse et celles
spécifiques à l’indication du chemin.
Cette lettre sera adressée à Frank WEBER – Volgerstr. 4 – 8500 Nürnberg.
3. S’exprimer oralement
Conversation téléphonique entre le client qui s’est égaré et l’hôtelier qui lui explique le
chemin pour arriver à l’hôtel.
1d
Postuler un emploi 4
Objectifs
Les élèves lisent une série d'offres d'emploi dans le secteur horeca (voir ci-dessous). Cette
activité peut être accompagnée d'une brève vérification de la compréhension :
4
Proposé par Françoise Heuse, ITCF Hôtellerie, Spa
Programme de langues germaniques – Cahier 5 : Les situations d'apprentissage 43
2. S'exprimer par écrit (Durée : ± 20 minutes)
Les élèves sélectionnent une de ces annonces. En fonction de l'annonce retenue, ils rédigent
leur CV : informations personnelles, compétences professionnelles, compétences
linguistiques, autres informations utiles.
Le professeur met à leur disposition des lettres modèles et des listes de vocabulaire et
d'expressions.
• à une moitié des élèves une fiche mémo – candidat (voir ci-dessous). Elle va permettre au
candidat de se préparer à l'interview. Cette fiche est une base de discussion et peut être
allongée ou modifiée par le candidat en fonction de l'emploi sollicité ou de sa
personnalité. Le candidat doit se préparer à donner des informations ne figurant pas sur
son CV et à poser des questions à l'interviewer
• à l'autre moitié des élèves une fiche mémo – employeur (voir ci-dessous). Les éléments
repris sur cette fiche peuvent également être modifiés et adaptés par le futur "employeur".
Celui-ci prépare donc l'interview sur base de cette fiche mémo d'une part et sur base du
CV du candidat d'autre part. L'interviewer doit se préparer à obtenir d'autres informations
que celles déjà reçues par écrit.
Avant d'aborder l'activité orale, il peut en outre s'avérer utile d'aborder avec les élèves les
prérequis nécessaires (ici, par exemple : les mots interrogatifs, les formes interrogatives).
Lorsque chaque paire a terminé la première interview, les élèves échangent leur rôle en
passant par une nouvelle phase de préparation, pendant laquelle chacun se prépare brièvement
à son nouveau rôle.
2a
Faire découvrir sa ville à des étrangers 5
Projet réalisé dans le cadre d’un échange avec des jeunes de Grande-Bretagne
5 Ecoute : Les élèves écoutent et visionnent des publicités pour Cassettes audio et vidéo
collecte de une ville. Ils en dégagent des slogans.
slogans
7 Ecrire Les élèves réalisent des posters pour présenter leur ville.
5
Projet proposé par Jacques Delhaye, AR Ciney
Programme de langues germaniques – Cahier 5 : Les situations d’apprentissage 47
Extrait de Channel 6(c), D. Gibbs-Goodey, F. Morel, M. Boineau, Belin, Paris, 1984, p.113.
2b
Accueil au cours de personnes étrangères résidant ou de passage en
Belgique
Phases du projet
• rassembler des documents relatifs à la profession, au pays, etc. des personnes que l’on se
propose d’inviter
• s’informer et s’entraîner à l’écoute : lire et écouter des documents traitant des sujets que
l’on veut aborder
• écouter et visionner des interviews et en élaborer
• se documenter sur les problèmes parallèles en Belgique pour informer les invités
• rédiger une lettre d’invitation avec présentation du projet et explication de la démarche
• revoir les formules d’accueil, de remerciements, les stratégies de communication
(demander de préciser, de répéter…)
• …
Différents thèmes peuvent être traités par des petits groupes d’élèves.
2c
Visite d’une entreprise ou d’une usine de montage 6
Phases du projet
• Les élèves prennent contact (par téléphone ou par écrit) avec l’usine ou l’entreprise et
demandent si une visite est possible ; ils en déterminent les modalités pratiques (jour,
heure, …).
• Eventuellement, ils rédigent une confirmation écrite.
• Ils prennent les renseignements pratiques pour s’y rendre (car, train, prix, ...).
• Le professeur et les élèves préparent un questionnaire ; ils préparent aussi quelques mots
de salutation et de remerciements.
• Lors de la visite, les élèves
- répondent aux questions grâce aux explications fournies ;
- posent, si nécessaire, des questions supplémentaires ;
- demandent de la documentation.
• Les étudiants remercient oralement sur place.
• Ils rédigent une lettre de remerciements.
2d
Mettre sur pied un hôtel-restaurant fictif et réaliser un support vidéo 7
Emergence du projet
Les élèves sont associés à toutes les prises de décision et à toutes les phases de préparation et
de réalisation du projet. Cela implique une discussion à propos de :
La définition des contenus Des activités et des documents que l'on veut réaliser
découleront une série fonctions et notions à maîtriser et
d'activités.
Les modalités de réalisation Comment va-t-on préparer les simulations et les documents ?
Qui fait quoi ? (répartition des tâches, travail par paires ou
travail de groupes)
Avec quels outils et quels documents ?
Quel est le rôle du professeur ?
Phases du projet
1. Elaborer, par paires, un dépliant publicitaire présentant un hôtel sur base de documents
divers et en utilisant le dictionnaire.
3. Simuler des situations à l'hôtel. Les élèves imaginent des situations possibles. Ils
élaborent, par deux, trois ou quatre, un schéma de conversation; ils répètent la
conversation plusieurs fois avant de la jouer à la réception de l'hôtel didactique.
5. Assurer le service au restaurant. Une partie des élèves, travaillant en pratique salle,
servent dans la langue-cible l'autre moitié du groupe qui joue le rôle des clients étrangers.
Ici aussi, on imagine et on répète préalablement en classe une série de situations possibles
dans le contexte "service au restaurant".
1. Lecture sélective de prospectus d'hôtel ou de sites publicitaires sur Internet (repérer des
slogans, décrire les chambres d'hôtel, les services, …)
4. Ecouter ou lire des recettes culinaires afin de se familiariser avec le vocabulaire nécessaire
pour décrire la confection d'un plat
5. La réalisation du projet
Gestion du travail
A chaque phase de la préparation et de la réalisation, les élèves sont amenés à gérer leur
travail sans l'intervention constante du professeur. Il leur faudra souvent plus de temps que ce
qui aura été prévu pour aboutir à un résultat. En effet, ils doivent apprendre à négocier entre
eux, à faire des choix et à se mettre d'accord.
Cette gestion du travail et ces discussions de classe ne se font certainement pas spontanément
en langue-cible mais le professeur peut servir de stimulus en utilisant lui-même la langue
étrangère dans chaque situation.
Qu'évalue-t-on ?
Comment ?
1. En début d'année, examiner avec les élèves les contenus linguistiques du programme ou la
table des matières du manuel de base utilisé et leur faire interviewer un hôtelier-restaurateur
concernant ses contacts avec la clientèle. Cette activité peut faciliter chez les élèves une
meilleure prise de conscience des tâches et des besoins linguistiques utiles à leur future
profession.
2. Rédiger un prospectus publicitaire présentant un hôtel fictif et décrire cet hôtel devant la
classe (sous forme de jeu de rôle visant à trouver des clients intéressés par leur hôtel).
3. Préparer des simulations à la réception d'un hôtel (réceptionniste – client) avec deux
groupes d'élèves ayant travaillé séparément sur une série de situations habituelles ou
imprévues. (check-in, paiement, réclamations, demandes particulières,…)
7. Inviter une personne à dîner au restaurant de l'école en préparant chaque étape de la visite
dans la langue cible : lettre d'invitation, traduction des menus proposés, confirmation écrite
par lettre, fax ou e-mail, ou par téléphone, accueil du client, service à table, conversation,
remerciements, …
8. Inviter un groupe de personnes (p. ex : une classe d'une autre école) à un repas à l'école et
effectuer tout le service dans la langue cible.
9. Planifier une journée d'excursion dans une ville étrangère : déterminer en groupe les
activités possibles sur place, prendre les contacts nécessaires à l'organisation de la journée,
envisager ensemble les besoins linguistiques en fonction des situations possibles ou probables.
Exploitation ultérieure de cette activité en classe.
10. Planifier un voyage à l'étranger en effectuant des recherches sur l'Internet : recherche
d'informations sur les possibilités d'hébergement (comparer les hôtels, les prix,…), les
activités possibles, les attractions touristiques, le climat, … Discussions et prises de décision
en groupe sur base de grilles à compléter …
11. Sur base d'informations culturelles ou culinaires, collectées dans divers documents
accessibles en classe (menus étrangers, prospectus touristiques, articles de magazine ou
manuels), élaborer avec les élèves un jeu de l'oie avec des questions portant sur la nourriture
et les habitudes alimentaires dans certaines régions, certains pays d'Europe ou du monde.
Les documents proposés ci-dessous ont été élaborés par un groupe de professeurs engagés
dans une expérience d'apprentissage en accès libre.
• Schoolreglement
✲✲✲ Ce document ayant été élaboré par des professeurs enseignant au degré inférieur,
l'indication du niveau signifie ici que le texte est prévu pour des élèves d'une 3è année
d'apprentissage.
Le document comporte
− une feuille avec le texte à lire
− une feuille décrivant la tâche de l'élève
− une feuille "Réponses de l'élève". Elle doit être photocopiée à l'attention des élèves qui
choisissent cette activité. L'élève peut également indiquer les réponses dans son cahier; il
doit alors mentionner les références et le titre du texte.
− une feuille d'auto-correction
L'élève indique les réponses dans son cahier en mentionnant le titre et les références du texte
choisi.
• Fiche type
L'élève indique les réponses dans son cahier en mentionnant le titre et les références du texte
choisi.
2. Huit élèves ont chacun fait quelque chose. Tu devras décider si d’après le règlement c’était
autorisé ou non.
Élève 1 : Serge arrive un matin en classe, lance son sac dans un coin et s’affale sur une chaise.
Élève 3 : Luc est sorti jusqu’à deux heures du matin. Il a dormi pendant la première heure de cours.
Élève 7 : Sandrine a téléphoné hier soir à André, parce qu’elle n’avait pas compris les exercices de
mathématique.
3. Tu inscriras tes réponses dans le petit tableau sur la feuille « REPONSES DE L’ELEVE ».
Pour l’élève qui fait quelque chose qui est autorisé, tu inscris OK .
Pour l’élève qui fait quelque chose qui n’est pas autorisé, tu inscris NON.
Inscris le numéro de l’article qui justifie ta réponse.
2. Huit élèves ont chacun fait quelque chose. Tu devras décider si d’après le règlement c’était
autorisé ou non.
Élève 1 : Serge arrive un matin en classe, lance son sac dans un coin et s’affale sur une chaise.
Élève 3 : Luc est sorti jusqu’à deux heures du matin. Il a dormi pendant la première heure de cours.
Élève 7 : Sandrine a téléphoné hier soir à André, parce qu’elle n’avait pas compris les exercices de
mathématique.
Pour l’élève qui fait quelque chose qui est autorisé, tu inscris OK .
Pour l’élève qui fait quelque chose qui n’est pas autorisé, tu inscris NON.
Inscris le numéro de l’article qui justifie ta réponse.
Élève 3 : OK, les élèves qui sont sortis la veille doivent pouvoir récupérer.
Élève 4 : Ce sont les professeurs et le directeur qui doivent nettoyer la cour de récréation.
Élève 7 : Les cours doivent être donnés de telle façon que les élèves deviennent automatiquement
intelligents. Ils doivent donc avoir compris à la sortie du cours.
D 01 L01 TACHE
Titre : FICHE TYPE NIVEAU
* ** ***
1. AVANT LA LECTURE
les illustrations
les photos?
2. LIS LE TEXTE
3. APRES LA LECTURE
• Trouves-tu ce texte
◊ Intéressant ◊ Amusant ◊ surprenant
Pourquoi?
1. Travaillez à deux.
- - -
- - -
- - -
- - -
- - -
- - -
- - -
- - -