Diagnostic Financier et Création de Valeur
Diagnostic Financier et Création de Valeur
Thème n° 9
Présenté par
Encadré par :
❖ MAMOUDOU Abdoul
Pr. BENGRICH Mustapha
Karim
❖ LAMSSARBI Badra
❖ TRAORE Mamadou
Introduction
Axe 1 : le cadre et mesure de la création de la valeur.
1. Levier opérationnel
2. Levier financier
3. Levier stratégique
Conclusion
Les années quatre-vingt-dix ont été marqué par l’apparition des nouveaux concepts
d’évaluation d’entreprise qui sont basé sur la création de valeur actionnariale. Leur but est
d’inviter les dirigeants d’entreprise à pratiquer une stratégie et des méthodes de gestion dans
l’optique d’augmenter la rentabilité des actionnaires et par conséquent d’élargir la part du
marché de l’entreprise en maximisant la valeur des actions.
La création de valeur de nos jours est un thème qui est d’actualité et soulève un intérêt
fort dans différents domaines de la science de gestion, à savoir : le management stratégique, la
finance d’entreprise, la comptabilité, le contrôle de gestion et le marketing. Sur le côté
académique, cet intérêt est à la base de nombreuses recherches. Sur un niveau pratique, elle
est apparait comme le nouveau credo des dirigeants des grandes entreprises.
Plusieurs études faites ont pour but la recherche d'un système de gouvernance efficace
dans la mesure où il permet aux investisseurs et plus particulièrement aux actionnaires de
juger la performance de l'entreprise et de s'orienter vers la firme la plus performante et vers
les stratégies les plus créatrices de valeur.
Les études ont été menées dans ce sens pour l’instauration d’un système efficace dans
la perspective où il servira aux investisseurs et plus spécifiquement aux actionnaires d’évaluer
la performance de l’entreprise et de se guider vers la firme la plus performante et vers les
stratégies les plus créatrices de valeur.
De fait, il semble que la valeur actionnariale est devenue une référence essentielle dans la
définition des stratégies et dans le pilotage des firmes. Et les causes de cette évolution ne font
guère débat. D'un côté, les vagues de privatisation, les opérations de fusion et d'acquisition,
les restructurations industrielles et l'émergence du secteur des nouvelles technologies ont
accru l'activité des marchés d'actions ainsi que la dépendance des firmes à leur égard. La
globalisation financière a aussi étendu l'influence des marchés boursiers. Parallèlement, les
évolutions démographiques ont orienté l'épargne des ménages vers les placements boursiers.
De surcroît, cette réorientation s'est faite par l'intermédiaire de fonds d'investissement qui ont
potentiellement renforcé le pouvoir de l'actionnariat en le concentrant. Celui-ci est désormais
en mesure de demander des comptes et de faire valoir ses objectifs auprès des dirigeants
d'entreprise.
- Quels sont les indicateurs les plus appropriés pour mesurer la création de valeur ?
Le plan de ce travail suivra la chronologie suivante : dans un premier temps nous essayerons
de parler du cadre conceptuel ainsi que les mesures de la création de la valeur et dans une
seconde partie nous mettrons en lumière ces indicateurs et les limites.
Dans laquelle :
✓ CI : représente le montant des actifs économiques bruts investis dans les projets
industriels et corrigés de l’inflation ;
✓ CF : représente la somme des cash-flows annuels ;
✓ VR représente la valeur résiduelle des actifs, constituée par la valeur brute des actifs
non amortissable ;
✓ n: représente la période retenue, calculée par le rapport (Valeur brute des
immobilisations/ dotations annuelle aux amortissements).
ii. La mise en œuvre du modèle
Certaines firmes utilisent des variantes de calcul du CFROI. Ainsi dans sa présentation
des résultats annuels de 2007 (rapports annuels 2008), Rhodia définit ce calcul de la façon
suivante :
𝑬𝑩𝑬
𝑪𝑭𝑹𝑶𝑰 =
𝑨𝑰𝑩 + 𝑩𝑭𝑹
Avec :
➢ EBE : équivalent du cash-flow ;
➢ AIB : actif immobilisé brut ;
➢ BFR : besoin en fonds de roulement (avant amortissements et provisions).
iii. Critère de décision
Une fois, le CFROI calculé, on compare le taux obtenu au CMPC :
• il y a création de valeur si :
CFROI > CMPC
• il y a destruction de valeur si :
CFROI < CMPC
2. Les critères boursiers de mesure de la création de valeur
2.1 Le Market-to-book ratio (M/B) ou ratio de Marris
Ratio financier visant à définir la valeur réelle de marché des fonds propres.
Pour se faire, il suffit de diviser la capitalisation boursière de l'entreprise par le
montant comptable des capitaux propres. Ces différents ratios n'ont d'intérêts que s'ils sont
comparés avec des sociétés de même taille, mais aussi du même secteur.
Avec
Par extension, la MVA peut être considérée comme la valeur actuelle nette (VAN) de
tous les investissements de l’entreprise.
Or, lorsque le marché est efficient, la somme des revenus attendus des projets est une
information qui est répercutée dans le cours des actions d’une firme. On peut alors considérer
que la MVA représente la différence entre valeur boursière des capitaux investis et valeur
comptable des capitaux investis, soit
MVA = VB CI − VC CI = CI (VB − VC )
Avec :
➢ 𝐕𝐁 : valeur boursière ;
➢ 𝐕𝐂 : valeur comptable ;
Ainsi est-il possible d’indiquer que la MVA permet de relier le critère d’EVA au
marché.
ii. Les critères de décision
Le modèle signifie clairement que :
➢ lorsque la MVA est positive, on peut en déduire que le marché anticipe une
création de valeur supérieure au coût du capital engagé ;
➢ lorsque la MVA est négative, on peut en déduire que le marché prévoit une
rentabilité insuffisante face au coût des capitaux engagés.
En revanche, cette interprétation repose bien sur l’hypothèse d’efficience des
marchés, hypothèse qui fait partie du socle commun à tous les modèles de mesure de la
création de valeur, comme nous l’avons vu précédemment.
❖ REMARQUE
En général, l’endettement n’a pas de valeur de marché, aussi est-il ramené à la valeur
comptable.
Par conséquent, dans la relation vue précédemment, à savoir que :
MVA = CI (VB − VC ) = VB (CP + D) − VC (CP + D).
On a donc
MVA = VB(CP) − VC(CP).
L'étude de la valeur d'une entreprise consiste dans sa valorisation ainsi que dans
l'identification des éléments susceptibles de l’influencer, nombreuses présentations des
variables d’action interne ont été proposées. Elle distingue entre trois leviers de la création de
la valeur :
• Levier opérationnel
• Levier financier
• Levier stratégique.
1. levier opérationnel
La gestion des « opérations » est souvent négligée par les conseils traditionnels qui
préfèrent s’attarder sur des aspects moins métiers, elle recèle pourtant des trésors pour ce qui
est de la création de valeur qu’elle se fasse par augmentation des produits ou par réduction des
charges. Elle s’attache particulièrement au monitoring de la production permettant la
redéfinition de process pour une utilisation plus efficiente des ressources quelle que soit leur
nature (travail, matières, énergie, etc.), de l’organisation du réseau de production
(optimisation physique du process) et d’un alignement avec les besoins des clients.
actions sur la marge opérationnelle :
✓ réduction des coûts de production ;
✓ réorganisation du travail pour gagner en productivité ;
✓ augmentation du volume des ventes ;
✓ développement des produits et/ou des activités ;
✓ conquête de nouveaux marchés ;
✓ renforcement des avantages compétitifs… ;
Actions sur le taux de rotation des capitaux investis ;
minimisation du BFR :
✓ Réduction du temps d’écoulement des stocks ;
✓ réduction des délais de règlement clients ;
✓ augmentation du crédit fournisseur ;
✓ désinvestissement des activités inutiles ou destructrices de valeur.
Le terme de levier financier exprime le fait que l’importance de la dette par rapport
aux capitaux propres au bilan d’une entreprise joue comme un levier sur la rentabilité de
ceux-ci. Supposons que la rentabilité de l’actif économique d’une entreprise soit de 10%. Si
ceux-ci sont intégralement financés sous forme de capitaux propres, le ROE sera aussi de
10%. En revanche, si l’actif économique est financé moitié par capitaux propres et moitié par
endettement, et que le coût de ce dernier est de 5%, le ROE sera alors de 15% (10% = 1/2 ×
5% + 1/2 × ROE, d’où ROE = 15%).
Le recours à l’emprunt économise donc du capital et permet de mieux le rentabiliser.
Certes, mais à condition que le coût de la dette soit toujours inférieur à la rentabilité de l’actif
économique. Dans le cas contraire, l’effet de levier est négatif et risque de mettre l’entreprise
en difficulté, voire en faillite, car la rentabilité de l’actif ne permet plus de payer les intérêts.
Si grâce à la dette, le ROE s’améliore, la valeur de l’entreprise devrait augmenter.
Deux économistes réputés ont obtenu le prix Nobel d’économie en démontrant qu’il n’en était
rien à cause de l’accroissement du risque qu’entraîne le levier financier, c’est l’un des deux
fameux théorèmes de Modigliani et Miller : la valeur de la firme est indépendante de sa
structure financière. La démonstration est exacte mais elle repose sur des hypothèses
irréalistes, alors pour créer de la valeur on :
▪ réduction du coût des capitaux propres ;
▪ réduction du coût de la dette ;
▪ optimisation de la combinaison Capitaux propres/Dettes pour minimiser le CMPC :
endettement ou désendettement selon le niveau des taux d’intérêt à long terme ;
montant de la prime de risque de l’entreprise
3. Levier stratégique:
➢ Porter 1985 : Pour réussir à long terme, l’entreprise doit faire face à 5 forces
concurrentielles qui pèsent sur son secteur :
Rivalité entre les entreprises présentes ;
La menace de nouveaux entrants ;
La menace des produits de substitution
Le pouvoir de négociation des clients ;
Le pouvoir de négociation des fournisseurs.
Les critères de mesure de la valeur tels que l’EVA ou la MVA seraient donc la
panacée pour évaluer la performance du management de la firme .Même en se plaçant dans
l’optique des intérêts stricts des actionnaires, ces critères ne sont pas exempts de faiblesses.
La critique tient essentiellement aux difficultés de la mesure et au risque de court-termisme.
1. Les difficultés de la mesure
Tout d’abord, l’EVA reste un indicateur de performance annuel. Rien ne permet donc
d’affirmer qu’un EVA élevé sur un exercice est le révélateur assuré d’une politique de
création de richesse à long terme. Par ailleurs, comme tout indicateur, il est manipulable. Il est
en effet tout à fait possible qu’un EVA faible à court terme soit le résultat d’une politique
d’investissement à long terme et à valeur actuelle nette pourtant positive, et qu’un EVA élevé
ne traduise qu’une politique de sous-investissement, notamment en recherche et
développement (R-D) ou en formation. Le risque de « court-termisme » de la part des
dirigeants n’est donc pas écarté avec un tel indicateur.
Enfin, la recherche de la valorisation maximum à court terme du capital financier peut
entraîner une remise en cause de la compétitivité, donc de la survie à terme, de l’entreprise.
C’est le cas lorsque certains programmes de downsizing font perdre à l’entreprise une grande
partie de son expérience accumulée et de son savoir-faire. Si, en théorie, la maximisation de la
valeur actionnariale à long terme n’est pas contradictoire avec la valorisation du capital
A la lumière de ce que nous avons traité, il est à conclure qu’une méthode de mesure
de la création de valeur organisationnelle nous parait plus utile pour pallier aux insuffisances
de la création de valeur économique.
Aujourd’hui couramment pratiquées. Les mesures de création de valeur économique,
qu'elles se fassent en utilisant les outils traditionnels de l'analyse financière (valeur ajoutée,
rentabilité...) ou en utilisant des outils plus récents de l'évaluation financière ; soit d’indicateur
qui peuvent être de nature économique (EVA...), comptable (BPA, PER...) ou boursière
(MVA, TSR) ; ont peu ou pas de capacité prédictive sur la création de valeur économique à
long terme car elles n’éclairent pas le potentiel d'une entreprise.
Cependant il est à comprendre que le management par la valeur financière à des
limites. En outre son champ d’application ne prend pas en compte le long terme ; le transfert
de risque par l'actionnaire vers le salarié.
Remerciements ......................................................................................................................... 2
Sommaire .................................................................................................................................. 3
Introduction .............................................................................................................................. 4
Axe 1 : le cadre et mesure de la création de la valeur ........................................................... 6
Section 1 : concept de création de la valeur .......................................................................... 6
1. Création de valeur : définition. ................................................................................ 6
2. Les acteurs de la création de valeur ........................................................................... 6
2.1 Le rôle principal de l’actionnaire ....................................................................... 6
2.2 La situation des autres parties prenantes ........................................................... 6
Section 2 : La mesure de la création de valeur ...................................................................... 8
1. Les critères économiques de mesure de la création de valeur ............................... 8
1-1 Valeur Ajoutée Economique : Economic Value Added (EVA) ......................... 8
i. Le principe du modèle........................................................................................ 9
ii. La mise en œuvre du modèle ............................................................................. 9
iii. Les critères de décision................................................................................... 9
1-2 CFROI (Cash- Flow Return On Investment)..................................................... 9
i. Le principe du modèle........................................................................................ 9
ii. La mise en œuvre du modèle ........................................................................... 10
iii. Critère de décision ........................................................................................ 10
2. Les critères boursiers de mesure de la création de valeur ...................................... 10
2.1 Le Market-to-book ratio (M/B) ou ratio de Marris .......................................... 10
i. Le principe du modèle...................................................................................... 11
ii. La mise en œuvre du modèle ........................................................................... 11
iii. Les critères de décision................................................................................. 11
2.2 Le modèle du TSR (Total Shareholder Return) ............................................... 11
i. Le principe du modèle...................................................................................... 11
ii. Les critères de décision .................................................................................... 12
2.3 Le modèle MVA (Market Value Added ) ......................................................... 12
i. Le principe du critère ...................................................................................... 12
ii. Les critères de décision .................................................................................... 13
2.4 Le ratio q de Tobin ............................................................................................ 13
i. Le principe du critère ...................................................................................... 13