Conservation
Conservation
Chapitre : 1
I-INTRODUCTION ..................................................................................................................................... 2
II-FORMULATION DU PROBLEME A RESOUDRE ..................................................................................... 3
II-1. Type de problèmes ....................................................................................................................... 3
II-2. Mise en équations ........................................................................................................................ 3
III-FORMULATION GENERALE DES EQUATIONS DIFFERENTIELLLES DE CONSERVATION ........................ 4
III-1. Remarque .................................................................................................................................... 4
III-2. Forme générale d’une équation de conservation ....................................................................... 4
IV- DISCRETISATION DE L’EQUATION GENERALE DE CONSERVATION .................................................... 6
IV-1. DOMAINE DE DISCRETISATION.................................................................................................. 6
IV-2. DISCRETISATION .......................................................................................................................... 7
2.1- Discrétisation de l’équation de conservation générale. .............................................................. 7
2.2 -Calcul des termes de type valable pour les faces (e et n) ................................ 9
2.3-Calcul des termes de type valable pour les faces (s et w) ............................... 10
2.4 - Calcul exacte du flux généralisé (solution exacte) ................................................................ 11
2.5- Linéarisation du terme source ............................................................................................... 12
2.6- Discrétisation de l’équation à deux dimensions ........................................................................ 13
Chapitre 2
1- DISCRETISATION DES EQUATIONS _________________________________________________ 17
1.1- Choix du maillage ___________________________________________________________ 17
1.2- Discrétisation des équations de conservation sur un volume fini ______________________ 19
2- TRAITEMENT DES CONDITIONS AUX LIMITES ________________________________________ 20
2.1- Conditions aux limites à la paroi _______________________________________________ 20
1
2.1.1-Vitesse : _______________________________________________________________ 20
2.1.2-Température ___________________________________________________________ 21
2.2- Sortie ____________________________________________________________________ 22
2.3- Entrée ____________________________________________________________________ 22
3- METHODE NUMERIQUE DE RESOLUTION ___________________________________________ 23
4-COUPLAGE PRESSION-VITESSE, ALGORITHME DE RESOLUTION ___________________________ 24
4.1. COUPLAGE PRESSION-VITESSE ________________________________________________ 24
4.2. ALGORITHME SIMPLER _______________________________________________________ 24
4.2.1 Algorithme SIMPLE ______________________________________________________ 24
4.2.2. Algorithme SIMPLER _____________________________________________________ 26
4.3. CONDITIONS AUX LIMITES POUR LA CORRECTION DE PRESSION ET POUR LA PRESSION ____ 27
4.4 SOUS-RELAXATION –CONVERGENCE_____________________________________________ 29
4.5 TEST DE CONVERGENCE ______________________________________________________ 30
4.6 CONCLUSIONS ______________________________________________________________ 30
Chapitre 3 : Applications
Résolution d’un problème de convection libre en 2.D...................................................................... 32
I- Formulation du problème : ........................................................................................................... 32
II- Solution numérique .................................................................................................................. 34
1. Discrétisation des équations gouvernantes par la méthode du volume de contrôle (ou volume
finis) ................................................................................................................................................... 34
a- Equation de mouvement suivant x ......................................................................................... 36
b- Equation de mouvement suivant y ........................................................................................... 36
c- Discrétisation de l’équation de l’énergie................................................................................... 37
d- Discrétisation des conditions aux frontières : ........................................................................... 37
2-Résolution de équations discrétisées............................................................................................. 37
Algorithme de Résolution (SIMPLER →SIMPLEC) .......................................................................... 37
2
Chapitre : 1
I-INTRODUCTION
Les trois grandes méthodes numériques utilisées dans les codes de calcules numériques sont
les volumes finis, les différences finis et les éléments finis.
La méthode des différences finis consiste à discrétiser les équations de continues aux nœuds
d’un maillage prédéfini en calculant chaque dérivée partielle à l’aide de séries de Taylor
tronquées pour obtenir des équations linéaires reliant la valeur des inconnues en un nœud aux
valeurs de ces mêmes inconnues aux nœuds voisins.
La technique des éléments finis discrétise l’espace à l’aide d’éléments géométriques simples
(triangles ou quadrilatères en général). Comme elle permet de modéliser des géométries très
complexes, elle est parfois préférée à la méthode des différences finis.
La méthode des volumes finis famille de méthodes numériques reposant sur une partition du
domaine en volumes de contrôle, largement décrite par Patankar (1980), consiste à discrétiser
le domaine de l’écoulement en une multitude de volumes de contrôle puis d’effectuer des
bilans (masse, de quantité de mouvement…..) sur ces petits volumes, pour lesquels seule une
valeur moyenne des inconnues est calculée. Pour des lois de conservation, les échanges entre
volumes de contrôle se font par l'intermédiaire de flux, de manière automatiquement
conservative.
L’avantage déterminant des volumes finis par rapport aux autres méthodes est qu’ils sont
conservatifs, tout ce qui sort d’un volume de contrôle entre dans un autre.
Les méthodes de volumes finis sont utilisées depuis longtemps pour la simulation numérique
en mécanique des fluides. Elles permettent d'approcher des solutions presque nécessairement
discontinues, tout en conservant de bonnes propriétés (conservativité , précision, monotonie,
etc...). Ces méthodes ont trouvé une seconde jeunesse avec leur application à
l'électromagnétisme, notamment pour les cas hétérogènes, et les applications de la mécanique
des fluides où les domaines sont déformables (interactions fluide-structure, écoulements
moteur, etc...)
La méthode des volumes finis a été alors proposée pour traiter ces problèmes. Son principe est
simple : on considère comme espace d'approximation les fonctions constantes par morceaux,
ces morceaux ou cellules ou volumes finis étant choisis par l'utilisateur et issus par exemple
d'un maillage de type éléments finis - notamment non structuré- ce qui permet de prendre en
compte des géométries complexes. Cette vision des volumes finis est néanmoins réductrice, et
fortement influencée par l'approche éléments finis (les volumes finis peuvent être vus comme
des éléments finis de type P0)
3
Cependant, les méthodes en volumes finis prennent un autre sens quand on s'intéresse à une
loi ou à un système de lois de conservation. Les valeurs numériques dans chaque cellule
peuvent être vues comme des approximations de valeurs moyennes sur la cellule, dont les
variations ne dépendent que des flux aux bords de la cellule. Ainsi, il suffit de construire des
fonctions de flux numériques, donnant de bonnes approximations de ce qui passe d'une cellule
à ses voisines. Automatiquement, la méthode produite est conservative (ce qui sort d'une
cellule rentre exactement dans sa voisine).
Ces méthodes peuvent être appliquées dans la grande majorité des domaines d'application
abordés par le projet, des écoulements multi-espèces ou multiphasiques
Enfin, il est important de rappeler ici que les méthodes de volumes finis s'adaptent très
simplement pour la simulation numérique de lois de conservation en formulation
Arbitrairement Lagrangienne Eulérienne (ALE), en maillages dynamiques à topologie
constante, passage presque nécessaire pour la simulation de la plupart des interactions fluide-
structure (où le domaine fluide, complémentaire de la structure, varie avec le temps).
Entrée Sortie
U0, V0 , T0
Plaque
x
( )
4
( )
( ) ( ) ( ) ( ) (1)
Dans cette équation, φ est la variable dépendante généralisée par unité de volume, est coefficient
de diffusion généralisé et ( ) le terme source. Les quantités et ( ) sont
spécifiques à chaque variable φ. L’équation différentielle totale est constituée de quatre termes,
respectivement le terme d’accumulation, le terme de transport convectif, le terme de transport
diffusionnelle et le terme source.
Variable généralisée :
φ représente la variable généralisée, elle peut représenter les différentes quantités physiques. Si
l’équation générale est supposée représenter la conservation de la quantité de mouvement, alors φ
5
conservation φ
Masse 1 0 0 0
- 0
Vitesse suivant 1
La direction + [ ( )]
Energie dans le T 0 0
fluide
Ce modèle est applicable au calcul des écoulements laminaires et du transfert de chaleur convectif.
Le modèle est constitué de 5 équations aux dérivées partielles non-linéaires et couplées. Leur
résolution nécessite une méthode numérique.
6
La plupart des propriétés physiques du fluide sont constantes sur le volume de contrôle. Cependant il
est souhaitable de placer les faces des volumes de contrôle là où il y a discontinuité des propriétés du
fluide ou du terme source et de préférence là où les conditions aux limites sont définies. Après que la
7
position des faces des volumes de contrôles ait été décidée les nœuds sont placés aux centres des
volumes de contrôle.
Considérons le volume de contrôle type sur la figure ci-dessus placé autour du point P. Il
communique avec les quatre volumes voisins à travers les quatre faces. Les centres des volumes de
contrôle voisins sont notés E, W, N et S pour indiquer Est, Ouest, Nord et Sud. Il n’est souvent
désirable d’utiliser un maillage non uniforme, car pour une utilisation optimale d’un même nombre
de points on peut mettre plus de points là où la variable φ varie rapidement et moins de points où φ
varie peu.
IV-2. DISCRETISATION
La discrétisation est réalisée en intégrant l’équation différentielle sur un volume élémentaire appelé
volume de contrôle (volume fini).
(2)
( ) ( ) ( ) (3)
Le volume de contrôle sur lequel on va intégrer notre équation est le volume de contrôle schématisé
sur la figure 2, centré au point P, il est limité par les quatre faces désignées par e, w, n, s et son
volume est .
Par intégration de l’équation (3) sur le volume de contrôle considéré, on a obtenu l’équation
algébrique (4) en fonction des termes sur les faces. La valeur de ( ) est constante sur les
faces Est et Ouest du volume de contrôle, la valeur de ( )est constante sur les faces Nord et
Sud, et la valeur de (̅̅̅̅ ̅̅̅̅ ) est constant sur l’ensemble du volume de contrôle. Ceci est justifié
par le fait que les valeurs utilisées sont des valeurs moyennes sur la surface ou dans le volume.
(̅̅̅̅ ) (4)
8
( ) ( ) ( ) ( ) (̅̅̅̅ ) (6)
Nous avons présenté la discrétisation dans le cas bidimensionnel mais l’idée peut facilement
s’appliquer à d’autres cas (mono-ou tridimensionnel).
9
P e E x
𝛿𝑥𝑒 𝛿𝑥𝑒
(7)
: Nombre de Peclet.
La discrétisation de sur l’élément de module P-E donne :
( ) (8)
Soit encore
( ) (9)
Où est la valeur de au point e. ce point n’est pas un nœud du maillage de , la valeur de celle-ci
est donc inconnue et il faut le déduire par interpolation entre les valeurs aux nœuds P et E.
Considérons pour simplifier une variation linéaire de entre , la valeur de au point e est
donnée par :
( ) (10)
f : facteur géométrique de pondération
avec { (12)
( )
Ces deux termes ont les propriétés suivantes :
- Dépendance :
- Symétrie : ( ) ( ) (c’est-à-dire si on inverse le sens des axes, A jouera le
rôle de B et vice versa)
D’après ces deux propriétés, il suffit de connaitre une des deux fonctions (A ou B) seulement et pour
des nombre de Peclet positifs ( ), l’autre s’en déduit aisément.
10
( )( ) (20)
Et ( )( ) (21)
( ) ( )( ) (22)
On pose ( ) ( )
Avec
( ) (| |) ( ) (23)
Où : conductance diffusionnelle.
Et : conductance convectionnelle.
On constate que les conductances restent encore localisées au point e qui n’est pas un
nœud du maillage et donc on a besoin d’interpoler entre les points P et E pour les calculer.
2.3-Calcul des termes de type valable pour les faces (s et w)
On suivra le même résonnement que précédemment en utilisant un élément linéaire S-P, ce qui
revient à changer le sens de l’axe et à changer la fonction d’interpolation A par B.
( ) (| |) ( ) (24)
11
Où seul le signe du nombre de Peclet à l’intérieur de la fonction Max a changé. Les conductances
globales sont données par :
( ) (| |) ( ) (25)
La loi d’interpolation est introduite au niveau de (| | ), nous avons effectué le calcul pour une
interpolation linéaire par souci de simplification, alors que cette variation peut prendre n’importe
quelle forme. Pour illustrer cela on se propose de faire un calcul exact de ce flux généralisé.
( ) (26)
𝛿𝑥𝑒 ⬚
P e E x
𝛿𝑥𝑒 𝛿𝑥𝑒
(27)
(29)
La résolution analytique de l’équation (29) entre les points P et E figure ci-dessus (par intégration
deux fois entre le point P et E), permet de donner la solution exacte de φ(x) entre les points P et E.
Avec les conditions aux limites suivantes :
x=0 (30a)
x=L (30b)
12
En tenant compte de la solution (31) qu’on substitue dans de l’équation(28), on obtient pour i=e, le
flux généralisé J entre les points P et E celui-ci s’écrit :
( ( )
) (32)
Où ; ; (33)
( ) ( )
On définie * + (34)
( ( )
) ( ( )
) (35)
Avec ( )
( )
( )
( ) (37)
De façon identique, on peut déterminer les différents flux totaux entre le nœud central P et les
autres nœuds voisins.
̅̅̅̅ (38)
: Coefficient de
L’opération de linéarisation du terme source est souvent cruciale, car la solution de beaucoup de
problèmes complexes dépend de cette décomposition. Il faut veiller à ce que le coefficient soit
négatif, un coefficient positif peut faire diverger le code de calcul.
La décomposition du terme source peut être quelconque il suffit que le coefficient soit négatif,
une façon de le linéariser est de prendre comme étant la dérivée du terme source au point
( : valeur de φ calculée dans l’itération précédente).
( ) ( ) ( ) ( ) (39)
( )
( ) (40)
+* ( ( )
)+ * ( ( )
)+ = ( )
(41)
sont les flux massiques traversant les interface de volume de contrôle.
Avec
Jn
JW Je
∆y
Js
∆x
(| |) [ ]
L’expression Max [a,b] désigne le maximum de a et b . La fonction d’interpolation entre le point P et
les nœuds voisins, calculée à partir de la solution exacte d’un cas monodimensionnel, présente un
point singulier quand le terme de convection devient nul et nécessite beaucoup de temps dans le calcul
numérique.
Et l’équation finale discrétisée est donnée par :
(44)
Schéma (| |)
Différence centrale 1-0.5| |
Upwind (en amont) 1
Hybride Max(0, 1-0.5| |)
Puissance Max(0, ( | |) )
Exponentielle | |
(| |)
Le choix d’une loi fait intervenir plusieurs facteurs dont les plus importants sont la précision et le
temps de calcul.
La notation nb indique les nœuds voisins au nœud P, et la sommation est étendue à tous les nœuds
voisins au nœud P.
16
Chapitre 2
Chapitre 2
Les équations de bases sont discrétisées spatialement en utilisant l’approche des volumes de
contrôle (ou volume finis). Cette technique, à base physique, s’appuie sur le principe de
conservation ; elle consiste à faire des bilans, dans chaque volume fini, des différentes quantités
physiques telles que : la masse, la quantité de mouvement, l’énergie …., etc. Mathématiquement,
cette technique se traduit par l’intégration des équations, écrites sous forme conservative, sur
chaque volume.
(2)
tous les nœuds pairs et un autre niveau pour tous les nœuds impairs. Cela permettrait au programme
de calcul de converger vers une solution numériquement exacte mais qui ne présente aucune réalité
physique.
2°/ La discrétisation de l’équation de continuité dans le cas monodimensionnel suivant la
direction x permet d’écrire :
(3)
Sont des valeurs inter-nodales et doivent être déterminées à partir des vitesses nodales
par interpolation (linéaire pour simplifier). On aboutit à :
( ) ( ) ( )
(4)
Une fois de plus, il y a découplage entre les nœuds pairs et impairs, ce qui peut provoquer des
oscillations non physique du champ de vitesse. Cela remet en cause la propriété de conservation de
la masse en passant d’un volume de contrôle au volume voisin, et en conséquence celle des autres
variables.
Les deux problèmes évoqués ci-dessus, liés directement à la discrétisation, ont conduit Harlow et
Welch (1965) à repenser autrement le problème de la localisation des variables et utiliser des
maillages décalés pour les vitesses. On considère donc une grille pour la pression (et toutes les
variables scalaires), et on met les nœuds pour les composantes de la vitesse sur les faces des
volumes de contrôle figure 1. Cela permet d’éviter les deux problèmes cités ci-dessus provocant
l’oscillation des champs de pression et de vitesse.
N
()
𝛿𝑦(𝑗)
W P(xi ,yj)
E
dy(j)
𝛿𝑥(𝑖)
y dx(i)
S
x
() ( )
() , ( ) (5)
() ( )
20
Près d’une paroi solide la sous-couche visqueuse est très mince et caractérisée par un gradient de
vitesse tangentielle considérable. En général elle ne peut être décrite dans le maillage utilisé. Un
maillage fin est nécessaire pour pouvoir tenir compte des effets de cette sous-couche visqueuse. Cela
peut devenir coûteux en temps de calcule et en mémoire.
2.1.1-Vitesse :
a- cas d’une valeur imposée à la frontière
La discrétisation de l’équation de conservation de la quantité de mouvement suivant la direction x,
sur un volume de contrôle dont la face Nord est une paroi, s’écrit :
( ) ( ) ( ) ( ) (6)
21
( ) (7)
( )
( )
Donc :
( )( )
( ) ( )( ) ( )( )
( ) ( )
Comme pour la conductance globale intérieure, on met la conductance globale à la frontière sous la
forme :
[ ] (8)
=0 ou (9)
On effectue alors le calcul normalement et on adapte à chaque fois les valeurs à la frontière en
fonction des valeurs calculées. Ceci revient à imposer une conductance nulle à la frontière .
2.1.2-Température
a- Cas du gradient imposé à la frontière
L’équation à la frontière reste la même, il suffit de recalculer le terme
( ) ( ) (10)
On constate qu’en plus du flux imposé à la frontière, on a besoin de la valeur de sur cette même
frontière. La manière la plus générale pour résoudre le problème est de développer une équation pour
chaque à la frontière, tenant compte du flux imposé, que l’on résout avec le système global pour
obtenir .
Ce cas présente seulement pour l’équation d’énergie et dans le cas où la frontière est une paroi
solide. On a alors la vitesse à la frontière est nulle et l’équation à la frontière se réduit à :
cte (11)
Qui s’introduit dans le terme source de l’équation discrétisée.
Pour tous autres cas, avec un peu de réflexion on établira l’expression aux limites.
c- Paroi adiabatique
Si la paroi est adiabatique, il suffit d’assurer un coefficient nul à la frontière. Si par exemple c’est la
face Est du volume de contrôle qui est confondue avec la paroi on pose alors :
. (12)
2.2- Sortie
Le fait d’imposer un gradient nul à la sortie, se traduit numériquement par un coefficient nul sur la
face aval du volume de contrôle à la sortie.
(13)
Cela peut être justifié par le fait que, généralement à la sortie le phénomène de convection devient
prépondérant par rapport à la diffusion, par conséquent le nombre de Peclet devient important. Cela
donne un coefficient nul à l’Est si cette face est confondue avec la frontière à la sortie.
2.3- Entrée
Les valeurs des différentes variables sont imposées, leur introduction dans les calculs ne pose aucun
problème.
23
Si la méthode de balayage rangée par rangée est appliquée suivant la direction x, on doit introduire des
approximations des valeurs de ϕ aux nœuds voisins suivant la direction y, soit le résultat est :
( ) (15)
Le signe (*) indique que la valeur est approximative, et le terme entre parenthèse dans l’équation (15)
est considéré comme connu. En regroupant les termes inconnus dans le même membre, cette équation
peut s’écrire :
(16)
Equation dans laquelle i indique la position du nœud suivant la direction x, et les coefficients
sont donné par :
(17)
24
On obtient donc pour chaque ligne un système d’équations de structure tridiagonale qui peut être
résolu par l’Algorithme de thomas.
La méthode de résolution rangée par rangée consiste donc à écrire une équation semblable à
l’équation (15) pour chaque nœud du maillage (volume fini) suivant la direction x, on obtient un
système d’équations auquel on applique une méthode de résolution directe (par exemple
l’Algorithme de Thomas), après on explore la ligne suivante. Le domaine est parcouru de la même
façon suivant les autres directions suivant que le domaine est bi ou tridimensionnel. Le processus est
répété jusqu’à la convergence de la solution. On trouve dans l’annexe A bref rappel de l’algorithme
de Thomas et de la procédure de correction bloc par bloc.
Dans cette partie on se propose de décrire succinctement la procédure que nous avons adoptée pour
la résolution du système des équations de conservation. Après avoir décrit dans un chapitre
précédent l’algorithme de résolution d’une équation de conservation, nous présenterons
l’algorithme que nous avons choisi d’utiliser pour tenir compte du couplage les différentes variables.
∑ ( ) (19)
25
En substituant les quantités définies ci-dessus dans l’équation (18,19) et en soustrayant l’équation
(20,21) des résultats, on obtient :
∑ ( ) (23)
∑ ( ) (24)
La caractéristique principale de l’algorithme SIMPLE est de considérer comme négligeables les
termes ∑ ∑ qui constituent la contribution des corrections de vitesse des nœuds
voisins.
Cet approximation est justifiée par le fait que, quand la solution aura convergé vers la solution finale
les corrections U’ et V’ deviennent nulles et par conséquent les contributions des nœuds voisins sont
nulles. Ce qui permet d’écrire les corrections de vitesse comme suit :
( ) (25)
( ) (26)
On pose et
(34)
(35)
Nous avons ainsi obtenu l’équation de correction de la pression. Elle présente la même forme que
l’équation générale discrétisée. Elle peut donc facilement être intégrée dans le code de calcul
numérique. Sa résolution permet de calculer le champ de correction de pression P’, ainsi que ceux
des corrections des vitesses par application des relations (25,26).
Remarquons que n’est rien d’autre que le bilan de masse correspondant au champ de vitesse
approximatif. Lorsque le terme source devient nul il n’y aura plus de génération du champ de
correction de pression, U* et V* seront les solutions exactes U et V.
Le champ de correction de pression obtenu à l’aide de l’équation (29), est généralement grossier : il a
le rôle de corriger les vitesses, mai entraîne aussi des corrections exagérées pour le champ de
pression. Cela peut faite diverger la procédure de résolution. Il est donc nécessaire d’apporter
certaines modifications à savoir :
Introduction d’un facteur de sous-relaxation pour la pression
(36)
Introduction d’un facteur de sous-relaxation pour les vitesses
Cette sous relaxation pour les vitesses se fait à la fin de la résolution de toutes les équations du
système, à l’aide de la valeur de l’itération en cours de la variable à relaxer et de sa valeur lors de
l’itération précédente :
( )
= ( ) (39)
* : indique la valeur de φ à l’itération précédente.
Les facteurs de sous-relaxation ont une grande influence sur la convergence et sont parfois difficiles à
ajuster. Ils varient d’un problème à un autre. Pour remédier à ce problème une première
amélioration introduire par Patankar, consiste à trouver une équation pour la pression. Celle-ci- sera
calculée directement ce qui permet d’éliminer le coefficient de sous relaxation . C’est cette
amélioration qui est à l’origine de l’algorithme SIMPLER.
∑ ( )
(41)
On définit les composantes de vitesse ̂ ̂ , appelées pseudo-vitesses, comme étant les vitesses
que l’on aurait aux faces du volume fini, en l’absence de gradient de pression.
Elles sont calculées juste en fonction des vitesses aux nœuds voisins.
∑
̂ (42)
∑
̂ (43)
27
Equation de la pression
En substituant les vitesses données par les relations (40,41) dans l’équation de continuité discrétisée,
on obtient une équation analogue à celle obtenue pour la correction de pression P’(29), mais cette
fois-ci en P.
(44)
Avec les coefficients donnés par les relations (30-34. Quant au terme source
il est défini par :
̂ ̂ ̂ ̂ (45)
La seule différence entre l’équation de correction de pression et l’équation de pression est le terme
source b, calculé à partir de vitesses U* dans un cas et des vitesses ̂ dans l’autre.
L’équation obtenue nous permet de calculer le champ de pression exact qui satisfait l’équation de
conservation de la masse correspondant aux vitesses estimées. Par conséquent on a plus besoin du
facteur de sous-relaxation .
Nous avons ainsi décrit la modification introduire sur l’algorithme ‘Simple ». Il en résulte un nouvel
algorithme, « SIMPLER », donc voici les étapes de calcul.
Etapes de calcul « Algorithme SIMPLER »
1- Estimation des vitesses (valeurs initiale,)
2- Calcul des coefficients des équations de quantité de mouvement et calcul des
pseudo-vitesses ̂ ̂ par les équations (42 ,43)
3- Evaluation du terme source par la relation (45) et résolution de l’équation
(44) ce qui donne le champ de pression P= P*
4- Résoudre des équations de la quantité de mouvement, on obtient U* et V*
5- Evaluation du terme source à partir de la relation (35) et résolution de
l’équation (29) en P’
6- Correction du champ de vitesse (U,V) relations (22) , en calculant les corrections
par les relations (27,28)
7- Résoudre des autres équations, énergie … si c’est couplé
8- Test de convergence :
* oui passer à l’étape suivant
* Non revenir à l’étape n°2 avec les champs de vitesse (U,V) comme
nouvelles estimations
9- Résolution des équations relatives aux autres variables non couplées ni avec la
pression ni avec les vitesses.
Le maillage que nous avons adopté (maillage à volume complet à la frontière), permet d’avoir une
face du volume de contrôle pour la pression qui coïncide avec la frontière, (figure 1).
La vitesse sur la paroi est, spécifié d’après les conditions aux limites, c’est-à-dire que est fixe. Par
conséquent la correction de vitesse est nulle D’après la relation (25) on a :
( ) (46)
On en déduit que :
(47)
28
Cela se traduit donc au niveau de la procédure numérique par l’introduction d’un coefficient nul à la
frontière Est ( ) dans l’équation de correction de pression.
Pour la pression, comme la vitesse est connue sur la frontière, donc on n’a pas besoin de valeur de
pression. Mais la condition aux limites reste posée, car la pression intervient sous forme de gradient
et on a besoin de sa valeur sur la frontière. Pour détourner cette situation on adopte la même
condition que pour la correction de pression c'est-à-dire .
N
Volume fini V
𝛿𝑦𝑛 N’
n
𝛿𝑦(𝑗)
Volume fini U
W P(xi ,yj) E
w e
dy(j)
𝛿𝑥𝑒
𝛿𝑥(𝑖)
s
y S’
dx(i)
S
x
Il est souhaitable, pour de raisons numériques, de prendre une valeur de A proche des coefficients
aux nœuds voisins qui entourent le point I.
∑ (56)
Cette sous-relaxation s’introduit par une modification du coefficient et du terme source b qui
deviennent
∑( )
(57)
(58)
Quand la solution aura convergé, la valeur de φ devient égale à la valeur de φ*, et la valeur de φ
satisfait à l’équation (52).
30
La résolution du système d’équations différentielle se fait d’une manière itérative, il faut donc avoir
un critère pour juger de la convergence de la solution, c'est-à-dire un critère pour arrêter les calculs.
Le premier test qui vient à l’esprit est de mesurer la variation des différentes variables entre deux
itérations successive es en chaque nœud. C'est-à-dire que l’erreur maximale détectée en un nœud du
maillage ne soit pas supérieure à une valeur E .
Soit
( ) (59)
E . : Nombre très petit choisi suivant la précision désirée. Tant que la relation (59) n’est pas
satisfaite, le calcul se poursuit. Mais cela est insufflant, car une faible vitesse de convergence peut
donner l’illusion que la variable considérée converge vers la solution exacte.
Un test plus réalise physiquement pour contrôler la convergence est de calculer à la fin de chaque
itération, les résidus en chaque nœud du maillage et pour chaque variable φ. est calculé
d’après par la relation :
(∑ ) (60)
Le test d’arrêt et alors que les associés à chaque variable φ tendent vers zéro :
| | 61)
Nous réalisons ces tests de convergence dans notre code numérique comme suit :
- La résolution du système d’équations correspondant à une variable φ est considérée comme
convergente si la variable φ entre deux itérations successives satisfait à la relation (59), en
chaque nœud du maillage.
- La solution convergente est obtenue par l’algorithme SIMPLER si l’ensemble des variables
satisfont à la relation (61) séparément et en chaque nœud du maillage.
4.6 CONCLUSIONS
Dans ce chapitre nous avons décrit l’algorithme SIMPLER, pour la résolution du système des
équations de conservation. Cet algorithme traite le couplage des variables, permettant ainsi l’écriture
d’un système d’équations algébriques indépendantes. La solution de chaque équation peut être
obtenue alors par simple application de l’algorithme présenté.
31
Chapitre 3 : Applications
Chapitre 3
I- Formulation du problème :
Adiabatique
Tf=cte
Tc=cte
Adiabatique
ϕ
( ) (64)
- L’équation d’énergie :
T T 2T 2T
u v a( ) (65)
x y x 2 y 2
33
Approximation e Boussenesq :
( ( ))
L= longueur de référence.
a
U0 : Vitesse de référence, , [ ]
[ ]
[ ][ ]
L
P0 U 02 : pression caractéristique
u v x y
U , V , X , Y
U0 U0 L L
T Tc
Tc T f
Par l’introduction de ces variables réduites dans les équations (62), (63) et (64) ci-dessus, il en résulte
les équations adimensionnelles gouvernantes suivantes :
- Conservation de la masse
(67)
( ) (69)
- L’équation d’énergie :
2 2
U V ) (70)
X Y X 2 Y 2
H Y,V
0
X,U
Tc=cte
Adiabatique
L ϕ
( ) ( )
(73)
Le modèle est constitué de 4 équations aux dérivées partielles non-linéaires et couplées. Leur
résolution nécessite une méthode numérique.
( ) ( ) ( ) (74)
N
Volume fini V
𝛿𝑦𝑛 N’
n
𝛿𝑦(𝑗)
Volume fini U
W P(xi ,yj) E
w e
dy(j)
𝛿𝑥𝑒
𝛿𝑥(𝑖)
s
y S’
dx(i)
S
x
() ( )
() , ( )
() ( )
36
P e x
E
𝛿𝑥𝑒 𝛿𝑥𝑒
b- Equation de mouvement suivant y
L’intégration de l’équation de mouvement dans la direction Y est faite dans le volume de contrôle
décalé vers le haut le nœud centrale est n.
∑ ( ) (78)
L’intégration est faite dans les volumes de contrôle correspondants aux nœuds principaux de
l’équation (70), avec un terme source nulle on aura donc :
∑ (81)