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1 author:
Yassine Benia
University of Benyoucef Benkhedda (Alger 1)
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Université d’Alger 1
Avant-propos 5
1 Séries numériques 7
1.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.2 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.2.1 Définitions et propriétés élémentaires . . . . . . . . . . . . . . 8
1.2.2 Condition nécessaire de convergence . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.2.3 Critère de Cauchy . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.2.4 Reste de rang n d’une série convergente . . . . . . . . . . . . . 12
1.3 Séries à termes réels positifs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
1.4 Comparaison d’une série avec une intégrale . . . . . . . . . . . . . . . 16
1.4.1 Série de Riemann . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
1.4.2 Série de Bertrand . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
1.5 Séries alternées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
1.5.1 Règle d’Abel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
1.5.2 Convergence absolue et semi convergence . . . . . . . . . . . . 23
1.6 Séries à termes réels de signe quelconque . . . . . . . . . . . . . . . . 24
1.6.1 Critère de Cauchy . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
TABLE DES MATIÈRES TABLE DES MATIÈRES
3 Séries entières 90
3.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 90
3.2 Séries entières réels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 91
3.2.1 Rayon de convergence d’une série entière . . . . . . . . . . . . 93
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TABLE DES MATIÈRES TABLE DES MATIÈRES
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TABLE DES MATIÈRES TABLE DES MATIÈRES
Bibliographie 187
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INTRODUCTION
5
Introduction
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CHAPITRE 1
SÉRIES NUMÉRIQUES
1.1 Introduction
Le procédé qui consiste à additionner infiniment de quantités différentes à partir
d’une quantité initiale apparait dans plusieurs disciplines : physique, informatique,
statistique, finances . . . etc.
L’idée de base d’une telle sommation infinie discrète donnant une valeur finie a
été considérée paradoxale pour les mathématiciens pendants plusieurs siècles, jusqu’à
l’introduction de l’idée de limite et la tentative de donner à celle-ci une définition
rigoureuse. Depuis les séries infinies n’ont cessé d’attirer l’attention des mathémati-
ciens et ont pu achever un grand développement.
Dans tout ce chapitre K désigne l’ensemble des nombres réels R ou complexes C.
Objectifs du chapitre
7
1.2 Généralités Chapitre 1
1.2 Généralités
2) La suite (Sn )n∈N est dite suite des sommes partielles de rang n de la
+∞
P
série un .
n=0
+∞
P
Notation 1.1. La série numérique est notée par u0 + u1 + · · · + un + · · · ou un
P n=0
ou un .
n∈N
1.2 Définition
P
La série un est dite convergente si et seulement si la suite des sommes
n∈N
partielles (Sn )n∈N est convergente. Dans ce cas la limite S = lim Sn est
n→+∞
P
appelée somme de la série un .
n∈N
On écrit
+∞
X
S= un = lim Sn .
n→+∞
n=0
Remarque 1.1.
Étudier la nature d’une série revient à déterminer sa nature si elle converge ou
diverge ensuite calculer sa somme en cas de convergence.
Exemple 1.1.
∞
an , avec a ∈ R.
P
Étudions la convergence de la série géométrique
n=0
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1.2 Généralités Chapitre 1
La suite des sommes partielles associée à cette série géométrique est donnée par
1 − an
, a 6= 1,
Sn = 1−a
n + 1 a = 1.
+∞
an diverge.
P
1) Si a = 1, lim Sn = lim n + 1 = +∞ donc la série
n→+∞ n→+∞ n=0
n
1−a +∞
P n
2) Si a > 1, lim Sn = lim = +∞ alors la série a diverge.
n→+∞ n→+∞ 1 − a n=0
+∞
P n
3) Si a 6 −1, la limite de Sn n’existe pas et donc la série a diverge.
n=0
n
1−a 1 +∞
P n
4) Si −1 < a < 1, lim Sn = lim = et donc a converge et
n→+∞ n→+∞ 1 − a 1−a n=0
1
S= .
1−a
Exemple 1.2.
∞
P 1 1
Soit la série . Posons un = pour tout n > 1,
n=1 n(n + 1) n(n + 1)
1 1 1
= − ,
n(n + 1) n n+1
donc
n
P
Sn = uk
k=0
Pn 1
=
k=0 k(k
+ 1)
Pn 1 1
= −
k=0
k k+1
1 1 1 1 1 1 1
= 1− + − + − + ··· + −
2 2 3 3 4 n n+1
1
= 1− .
n+1
et
1
lim Sn = lim 1 − =1
n→+∞ n→+∞ n+1
la suite des sommes partielles (Sn )n∈N est convergente vers 1. Par conséquent la
P∞ 1
série est convergente, et sa somme S = 1.
n=1 n(n + 1)
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1.2 Généralités Chapitre 1
Exemple 1.3.
∞
P n+2 n+2
Soit la série ln . Posons un = ln pour tout n ∈ N,
n=1 n+1 n+1
n
P
Sn = uk
k=0
Pn k+2
= ln
k=0 (k + 1)
Pn
= (ln k + 2 − ln k + 1)
k=0
donc
lim Sn = lim ln(n + 2) = +∞,
n→+∞ n→+∞
∞
P n+2
(Sn )n∈N est divergente, d’où la divergence de la série ln .
n=1 n+1
Remarque 1.2.
Si un = an+1 − an on trouve que Sn = an+1 − a0 , alors la série de terme général un
converger si et seulement si la suite (an )n∈N converge.
Exercice 1.1.
Déterminer la nature des séries suivantes en calculons leurs sommes
∞ ∞
X n(n + 2) X 1
ln , .
n=1
(n + 1)2 n=1
n(n + 1)(n + 2)
On vient de voir qu’une fois la suite des sommes partielles associée est explicitée
alors on peut déduire la nature de la série qui est de même que la suite des sommes
partielles, mais trouver l’expression analytique exacte de celle-ci, n’est pas toujours
∞ 1
P
facile, par exemple la série . Pour remédier à ce problème, il a fallu concevoir
n=1 n
d’autres critères qui nous permettent de déterminer la nature d’une série numérique
sans trouver l’expression analytique de la suite des sommes partielles qui lui est
associée.
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1.2 Généralités Chapitre 1
Démonstration.
P
Supposons que la série un converge alors (Sn )n∈N sa suite des sommes partielles
n∈N
associée est convergente. De plus, pour tout entier n > 1,
alors
lim un = lim Sn − lim Sn−1 = 0.
n→+∞ n→+∞ n→+∞
P n+2
L’implication inverse est fausse. En effet, reprenons l’exemple 2.1, la série ln
n+1
est divergente, bien que son terme général tend vers 0.
Remarque 1.3.
P
Par contraposition, si lim un 6= 0 alors la série un diverge.
n→+∞ n∈N
Exemple 1.4.
∞
P 1
Soit la série sin(e n )
n=1
On a
1
lim un = lim sin(e n ) = sin(1) 6= 0.
n→+∞ n→+∞
La condition nécessaire de convergence n’est pas vérifiée alors la série est divergente.
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1.2 Généralités Chapitre 1
ou q
X
∀ε > 0n ∃N ∈ N, ∀p, q ∈ N, q > p > N ; uk < ε.
k=p+1
Démonstration.
P
Soit un une série convergente, (Sn )n∈N la suite des sommes partielles associée
n∈N
est convergente par conséquent c’est une suite de Cauchy, puis la proposition est
démontrer.
Exemple 1.5.
P∞ 1
Pour montrer que la série harmonique est divergente, il suffit de montrer que
n=1 n
la suite des sommes partielles qui lui est associée (Sn )n∈N n’est pas de Cauchy.
n 1
P
En effet, Sn = , pour p = 2n et q = n, on trouve que
k=1 k
|Sp − Sq | = |S2n − Sn |
1 1 1
= + + ··· +
n+1 n+2 2n
1 1
> + ··· +
2n 2n
n
=
2n
1
= .
2
1
Il suffit ainsi de choisir ε = , pour que (Sn )n∈N ne soit pas de Cauchy.
2
∞
X
Rn = uk .
k=n+1
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1.3 Séries à termes réels positifs Chapitre 1
1.3 Proposition
∞
P
Soit un une série convergente alors la suite Rn est convergente et on a
n=0
lim Rn = 0 et Sn + Rn = S.
n→∞
Démonstration.
∞
P
La série un est convergente, on a donc
n=0
∞
X n
X ∞
X
uk = uk + uk .
k=0 k=0 k=n+1
Soit Sn + Rn = S alors Rn = S − Sn et
lim Rn = S − lim Sn = S − S = 0.
n→∞ n→∞
Démonstration.
P
• Si un converge alors (Sn )n∈N et convergente (par définition).
n∈N
• Soit (Sn )n∈N une suite majorée, comme la série est à termes positifs alors elle
est croissante et donc convergente.
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1.3 Séries à termes réels positifs Chapitre 1
Exemple 1.6.
P∞ 1 1 Pn 1
Soit la série 2
. Pour tout n > 1, > 0. Vérifions que S n = est majorée.
n=0 n n2 k=1 k
2
1 1 1 1
Comme 2 < = − pour tout k > 2, alors
k k(k + 1) k−1 k
n
X 1 1
Sn < 1 + −
k=2
k−1 k
1 1 1 1 1
=1+ 1− + − + ··· + −
2 2 3 n−1 n
1
=2−
n
< 2,
P∞ 1
(Sn )n∈N est majorée, ce qui implique que 2
est convergente.
n=0 n
Démonstration.
n
P n
P
1− Posons : Sn = uk et Tn = vk .
k=0 k=0
Comme pour tout n ∈ N, 0 6 un 6 vn alors Sn 6 Tn , pour tout n ∈ N.
∞
P
vn converge ⇒ Tn converge ⇒ Tn est bornée (majorée) ⇒ Sn est majorée.
n=0
∞
P
D’après le Lemme 1.3 un converge.
n=0
P∞ ∞
P
2− Par contraposition : si un diverge alors vn diverge.
n=0 n=0
Remarque 1.4.
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1.3 Séries à termes réels positifs Chapitre 1
∞
P ∞
P
1. Si un et vn sont à termes négatifs, alors il suffit d’étudier les séries
n=0 n=0
∞
P P∞
− un et − vn .
n=0 n=0
2. Dans le théorème de comparaison, on peut remplacer l’hypothèse ∀n ∈ N, un 6
vn par l’hypothèse : ∃n0 ∈ N; ∀n > n0 ; un 6 vn .
Exemple 1.7.
sin2 n
Soit la série de terme général un = n pour tout n ∈ N? .
2 + ln n
un > 0 pour tout n ∈ N? , on peut appliquer la règle de comparaison.
Comme sin2 n est majorée par 1, et ln n > 1 pour tout n ∈ N? ,
n
1 1
un 6 n 6 .
2 + ln n 2
∞
n
P 1
est une série géométrique convergente, d’après la règle de comparaison
n=1 2
P∞
un est convergente.
n=1
Démonstration.
un
Soit lim = 1 donc
n→+∞ vn
P
Grâce a la règle de comparaison et les inégalités précédentes on trouve que un et
P n∈N
vn ont la même nature.
n∈N
Exemple 1.8.
1 + an
Soit la série de terme général un = pour tout n ∈ N et a > 0.
5n + 3n
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1.4 Comparaison d’une série avec une intégrale Chapitre 1
+∞ 1 +∞ 1
un ∼ ∼ n
5n +3 n 5
∞
n
P 1
est une série géométrique convergente, et d’après la règle d’équiva-
n=0 5
∞
P sin2 n
lence n
.
n=1 2 + ln n
b) Si a > 1, lim an = +∞, alors
n→+∞
+∞ an +∞ an
un ∼ ∼ n,
5n + 3n 5
P∞ a n
si a > 5 la série géométrique diverge, et par la règle d’équivalence
n=0 5
P∞ 1 + an P∞ a n
n n
diverge, et si a < 5 la série géométrique converge, et
n=0 5 + 3 n=0 5
∞ 1 + an
P
donc n n
converge.
n=0 5 + 3
Z∞ ∞
X Z∞
f (x) dx 6 un 6 f (n0 ) + f (x) dx.
n0 n=n0 n0
Démonstration.
Soit k ∈ N avec k > n0 , f est décroissante sur [n0 , +∞[, et pour tout x ∈ [k, k + 1],
f (k + 1) 6 f (x) 6 f (k),
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1.4 Comparaison d’une série avec une intégrale Chapitre 1
d’où
Zk+1
f (k + 1) 6 f (x) dx 6 f (k),
k
en sommant de n0 à n, et en utilisant le fait que un = f (n) pour tout n > n0 , on
obtient
n k+1
n Z n
X X X
uk+1 6 f (x) dx 6 uk ,
k=n0 k=n0 k k=n0
d’où
n+1
X Zn n
X
uk 6 f (x) dx 6 uk ,
k=n0 +1 n0 k=n0
en déduit que
Zn
Sn+1 − Sn0 6 f (x) dx 6 Sn − Sn0 −1 .
n0
Z∞
1− Si f (t) dt converge,
n0
Zn Z∞
Sn+1 6 f (x) dx + Sn0 6 f (t) dt + Sn0 = M.
n0 n0
Z+∞
f (x) dx 6 S
n0
Z+∞
ainsi f (x) dx converge.
n0
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1.4 Comparaison d’une série avec une intégrale Chapitre 1
1.4 Proposition
La série de Riemann converge si et seulement si α > 1, c’est-à-dire
P 1
? Si α > 1 la série converge.
nα
P 1
? Si α 6 1 la série diverge.
nα
Démonstration.
1
1) Si α < 0, un = = n−α , et lim un = +∞.
nα n→+∞
alors
Zn
1
si α > 1,
lim f (x) dx = 1−α
n→+∞
+∞ si α 6 1.
1
P
La série un converge si 0 < α 6 1 et diverge si α > 1.
n∈N
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1.4 Comparaison d’une série avec une intégrale Chapitre 1
Démonstration.
1. On a lim nα un = 0 donc
n→+∞
ε ε
∀ε > 0, ∃n0 ∈ N, ∀n > n0 ; − α
6 un 6 α .
n n
∞
P
Grâce a la règle de comparaison un est convergente.
n=0
2. Pour le deuxième point de la proposition, on le montre aussi en utilisant la
définition de la limite et la règle de comparaison.
Exemple 1.9.
∞
P 1
1) Soit la série ln n
, on a
n=1 (ln n)
1 n2
lim n2 = lim
n→+∞ (ln n)ln n n→+∞ eln(ln n)ln n
n2
= lim ln n(ln ln n)
n→+∞ e
n2
= lim ln ln n
n→+∞ n
= lim n2−ln ln n
n→+∞
= 0.
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1.4 Comparaison d’une série avec une intégrale Chapitre 1
∞
P 1
D’après la règle de Riemann la série ln n
est convergente.
n=2 (ln n)
∞
P 1
2) Soit la série 2
,
n=1 (ln n)
1
lim n = +∞.
n→+∞ (ln n)2
∞
P 1
D’après la règle de Riemann la série 2
est divergente.
n=2 (ln n)
1.6 Proposition
P 1
1. Si α > 1, converge pour tout β ∈ R.
nα (ln n)β
P 1
2. Si α < 1, diverge pour tout β ∈ R.
nα (ln n)β
P 1
3. Si α = 1, converge si et seulement si β > 1.
n(ln n)β
Démonstration.
α+1 α+1
1. Si α > 1 alors > 1, posons γ = , on trouve que
2 2
α+1 1 (ln n)−β
lim nγ un = lim n 2 = lim = 0, ∀β ∈ R,
n→+∞ n→+∞ nα (ln n)β n→+∞ n α−12
P 1
en utilisant la règle de Riemann, la série converge si α > 1 pour
nα (ln n)β
tout β ∈ R.
P 1
et d’après la règle de Riemann la série diverge si α < 1 pour
nα (ln n)β
tout β ∈ R.
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1.5 Séries alternées Chapitre 1
1
3. Si α = 1, un = , on utilise comparaison avec une intégrale.
n(ln n)β
1
Considérons la fonction f : [2, +∞[−→ R+ définie par f (x) = . f
x(ln x)β
est positive de plus elle est décroissante et continue, en posant x = ln t, on
obtient
ZA Zln A
dx dt
= ,
x(ln x)β tβ
2 ln 2
donc
ZA Zln A
dx dt
lim = lim .
A→+∞ x(ln x)β A→+∞ tβ
2 ln 2
Z+∞
dt
L’intégrale de Riemann existe si et seulement si β > 1, par conséquent
tβ
ln 2
Z+∞
dx
existe si et seulement si β > 1.
x(ln x)β
2
P 1
D’après le Théorème 1.4, la série converge si et seulement si β > 1.
n(ln n)β
Démonstration.
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1.5 Séries alternées Chapitre 1
Sn = a0 b0 + a1 b1 + · · · + an−1 bn−1 + an bn
6 M (an − an+1 ),
car (an∈N ) est une suite de réels positifs, décroissante et |Bn | est borné par M. Or
Exemple 1.10.
P∞ sin n 1
Soit la série . Posons an = et bn = sin n.
n=1 n n
(an )n∈N est une suite à termes positifs décroissante et tend vers 0, et eik = cos k +
i sin k donc
n
X n
X Xn
ik
e = cos k + i sin k,
k=1 k=1 k=1
d’autre part
n ei − ei(n+1)
X
ik 2
e = |1 − ei | .
6
1 − e i
k=1
P∞ sin n
Alors d’après la règle d’Abel est une série convergente.
n=1 n
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1.5 Séries alternées Chapitre 1
1.7 Définition
P
On dit qu’une série à termes réels un est alternée si
n∈N
Démonstration.
Supposons
que (an )n∈N est une suite positive, décroissante vers 0. Soit bn = (−1)n ,
Pn
(−1)n bn converge.
P
bk 6 1, et d’après le théorème de sommation d’Abel
k=0 n∈N
1.6 Théorème
Toute série absolument convergente est convergente.
Démonstration.
P P
Soit un une série absolument convergente, donc la série |un | converge d’après
n∈N n∈N
le critère de Cauchy de convergence des séries, et on a
q
X
∀ε > 0, ∃N ∈ N ∀p, q ∈ N, q > p > N ; |uk | < ε.
k=p+1
comme q
X q
X
uk 6 |uk |,
k=p+1 k=p+1
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1.6 Séries à termes réels de signe quelconque Chapitre 1
alors q
X
∀ε > 0, ∃N ∈ N ∀p, q ∈ N, q > p > N ; uk < ε,
k=p+1
P
d’où la convergence le la série un .
n∈N
Remarque 1.5.
Démonstration.
p
On a lim n |un | = l, alors
n→+∞
p
∀ε > 0, ∃n0 ∈ N, ∀n > n0 ; | n |un | − l| 6 ε,
d’où
∀ε > 0, ∃n0 ∈ N, ∀n > n0 ; (l − ε)n 6 |un | 6 (l + ε)n .
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1.6 Séries à termes réels de signe quelconque Chapitre 1
Exemple 1.11. n
1
Soit a > 0, considérons la série de terme général un = a+ .
P n
un est une série à termes positifs, et on a
n∈N
p 1
lim n |un | = lim
a+ = a.
n→+∞ n→+∞ n
P P
Si a < 1, la série un converge et si a > 1, un diverge et pour le cas a = 1 on
n∈N n∈N
peut montrer que la condition nécessaire de convergence n’est pas vérifiée.
Démonstration.
un+1
Supposons que lim = l, alors
n→+∞ un
∀ε > 0, ∃n0 ∈ N, ∀n > n0 ; (l − ε)n |u0 | 6 |un | 6 (l + ε)n |u0 |
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1.6 Séries à termes réels de signe quelconque Chapitre 1
Remarque 1.6.
Exemple 1.12.
∞
P nn
Soit la série un de terme général un = ,
n=0 n!
n+1
n
un+1 (n + 1) n! 1 1
n ln(1+ n ),
lim = lim
n
= lim 1 + = lim e
n→+∞ un n→+∞ (n + 1)! n n→+∞ n n→+∞
1 +∞ 1
comme ln 1 + ∼ ,
n n
un+1
lim = lim en· n1 = e > 1.
n→+∞ un n→+∞
Remarque 1.7.
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1.6 Séries à termes réels de signe quelconque Chapitre 1
Exemple 1.13.
+∞
P1 +∞
P1 +∞
P1
1) La série somme − = 0 est convergente bien que les séries ,
n=1 n n=0 n n=1 n
+∞
P1
− sont divergentes.
n=1 n
+∞
P1 1 +∞
P 1 +∞ P 1
2) La série + est divergente, mais les séries , sont
n=1 n n+1 n=1 n n=1 n + 1
divergentes.
C’est une technique qu’on applique sur quelques séries à terme quelconques pour
lesquelles les critères précédents ne s’appliquent pas. Il suffit d’utiliser un dévelop-
pement asymptotique du terme général.
Exemple 1.14.
P∞ (−1)n 1
Soit la série √ n
, la suite √ n’est pas décroissante et donc on
n=0 n + (−1) n + (−1)n
ne peut pas appliquer le théorème de Leibniz. On a
(−1)n (−1)n 1
√ = √ × ,
n + (−1)n n (−1)n
1+ √
n
(−1)n
et √ tend vers 0 lorsque n tend vers +∞, dans ce cas on peut utilisé le déve-
n
1
loppement limité de la fonction au voisinage de 0 à l’ordre 1,
1+x
(−1)n (−1)n 1
√ = √ ×
n + (−1) n n (−1)n
1+ √
n
n
(−1)n
(−1) 1
= √ 1− √ +o
n n n
n
(−1) 1 1
= √ − +o √ .
n n n n
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1.7 Produit des séries Chapitre 1
P (−1)n
√ est une série alternée convergente, et on a
n
1 1 +∞ 1
+o ∼ ,
n n n
P1
la série est une série divergente, et d’après le critère d’équivalence de séries
n
P1 1 P
à termes positifs +o est divergente. un est divergente comme somme
n n n∈N
d’une série convergente et une autre divergente.
Remarque 1.8.
En utilisant le développement limité, il faut développer à un ordre suffisamment élevé
pour obtenir un reste absolument convergent.
alors
w0 = u0 v0
w1 = u0 v1 + u1 v0
..
.
wn = u0 vn + u1 vn−1 + · · · + un v0 .
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1.8 Récapitulatif des techniques de convergence Chapitre 1
1.9 Théorème
∞
P ∞
P
Soit un une série absolument convergente et vn une série convergente,
n=0 n=0
∞
P
alors la série produit wn est convergente. De plus sa somme est donnée par
n=0
∞ ∞
! ∞
!
X X X
wn = un vn .
n=0 n=0 n=0
Remarque 1.9.
Dans le Théorème ??, si les deux séries sont semi-convergentes, la série produit n’est
pas nécessairement convergente.
Exemple 1.15.
(−1)n P
Soit un = √ , la série un est semi-convergente. Pour vn = un , on a
n n∈N
wn = u1 vn + u2 vn−1 + · · · + uk vn−k+1 + · · · + un vn
(−1)n+1 (−1)n+1 (−1)n+1 (−1)n+1
= √ +√ √ + ··· + √ √ + ··· + √ .
n 2 n−1 k n−k+1 n
√ √
Or k n − k + 1 6 n pour tout k = 1, · · · , n, donc
1 1
√ √ > , ∀k = 1, · · · , n
k n−k+1 n
1 P
d’où |wn | > n · = 1, ainsi lim |wn | =
6 0, et donc la série wn diverge.
n n→+∞ n∈N
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1.9 Exercices Chapitre 1
P
Nature de un
n∈N
↓
non
Est ce que lim un = 0 ? −→ la série diverge
n→+∞
↓ oui
P oui
un est-elle géomètrique ? −→ convergence des séries géométriques
n∈N
↓ non
oui
S est déterminable
n
−→ convergence ou divergence par définition
↓ non
P oui
un est-elle à termes positifs ? −→ règles de comparaison, d’équivalence.. etc
n∈N
↓ non
P
Nature de |un |
↓
P P
oui
|un | converge ? −→ un converge
n∈N
↓ non
oui
Est ce que un = εn bn ?
−→ appliquer le lemme d’Abel
↓ non
On se débrouille !
↓
fin
Schéma récapitulatif des techniques de convergence
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1.9 Exercices Chapitre 1
Exercice 3.
Soit a > 0, déterminer la nature des séries suivantes
an P √
P P a n n a
1. 2 n
, 2. ( n a − 1) , 3. 1+ − e .
n>1 (1 + a)(1 + a) ...(1 + a) n>1 n>1 n n+1
Exercice 4.
Déterminer la nature des séries suivantes
P n! P 1
2 .n!.n−n ,
P n
1. 2. n
, 3. ln n
,
n>1 n>0 2 n>1 3
n2
n2 + 1
P 1 P x n P
4. ln n
, 5. 1 + , x > 0, 6. ,
n>2 (ln n) n>1 n n>1 n2 + n + 1
n2
P n
7. .
n>1 n+1
Exercice 5.
Déterminer la nature des séries suivantes
(−1)n
P n 1 P
1. (−1) sin , , 2. sin ,
n>1 n n>1 n2
P (−1)n P (−1)n
3. n
, 4. p , α > 0.
n>2 ln(n + (−1) ) n>2 nα + (−1)n
Exercice 6.
P P
Soient un et vn deux séries á termes positifs convergentes.
n∈N n∈N
Montrer que les séries suivantes sont aussi convergentes
X X√ X un vn
max(un , vn ), un vn et .
n∈N n∈N n∈N
un + vn
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1.9 Exercices Chapitre 1
Exercice 7.
3. Donner un équivalent de
n
X
Sn = ln2 (k), quand n −→ +∞.
k=1
1
4. La série de terme général est-elle convergente ?.
Sn
Exercice 8.
Établir une comparaison avec des intégrales
n √ √ n
+∞ +∞ +∞
k ∼ 32 n n, 1
P P
1. 2. ln(n!) ∼ n ln n, 3. k
∼ ln n,
k=1 k=1
n n ln k 2
P 1 +∞ P +∞ (ln n)
4. ∼ ln(ln n), 5. ∼ .
k=1 k ln k k=1 k 2
Exercice 9.
P
Soit un une série à termes positifs convergeant vers S.
n>1
1P n P
1. On pose vn = uk , quelle est la nature de la série vn ?
n k=1 n>1
1 Pn P
2. On pose wn = kuk , calculer wn en fonction de S.
n(n + 1) k=1 n>1
a1 + ... + an
Indic. si lim an existe alors lim = lim an .
n→+∞ n→+∞ n n→+∞
Exercice 10.
ln n
, vn = (−1)n un , Sn =
P P
Pour n > 1, on pose un = uk et Tn = vk .
n 16k6n 16k6n
P P
1. Préciser la nature des séries un et vn .
n>1 n>1
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1.9 Exercices Chapitre 1
Exercice 11.
Déterminer la nature de la série de terme général
√ √ √
1 + 2 + ··· + n
un = (avec α ∈ R).
nα
Exercice 12. (Intégrales de Wallis / Formule de Stirling)
π
Z2
1) Pour tout n ∈ N, on pose Wn = cosn t dt.
0
π
Z2
a) Montrer que pour tout n ∈ N, Wn = sinn t dt.
0
b) Montrer que pour tout n ∈ N, Wn > 0.
vn = ln un − ln un−1 .
P
b) En déduire que la série vn est convergente. Montrer alors que les suites
(ln un )n∈N et (un )n∈N convergent, et donc il existe un réel K > 0 tel que
n n √
+∞
n! ∼ K n.
e
c) En utilisant cet équivalent, calculer un équivalent simple de la suite (W2p )p∈N .
√
En déduire que K = 2π et donc
+∞ √
n! ∼ nn .e−n 2πn.
1) Pour tout k ∈ N? , on a
1 1 (k + 2) − k 1 1 1
= = − = ak −ak+1 ,
k(k + 1)(k + 2) 2 k(k + 1)(k + 2) 2 k(k + 1) (k + 1)(k + 2)
1
où ak = , alors
k(k + 1)
1 1 1 1
Sn = (a1 − an+1 ) = − .
2 2 2 (n + 1)(n + 2)
1 P 1
alors lim Sn = , donc la série converge et sa somme
n→∞ 4 n>1 n(n + 1)(n + 2)
1
S= .
4
2) Soit (un )n∈N une suite géométrique de raison q différente de 1, alors pour tout
n ∈ N et tout p ∈ N tels que n > p, on a
n
X 1 − q n−p+1
uk = up
k=p=0
1−q
donc
n n k
X 3k 2
X 3
= 7
k=1
7k−2 k=1
7
n
7 1 − 37
=
3 1 − 37
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1.9 Solutions des exercices Chapitre 1
147 P 3n
alors lim Sn = , donc la série n−2
converge et a pour somme la valeur
n→∞ 4 n>1 7
147
.
4
3) Sachant que
tan α − tan β π π
tan(α − β) = , ∀α, β ∈] − , [,
1 + tan α tan β 2 2
a−b
arctan a − arctan b = arctan , ∀a, b ∈ R.
1 + ab
où ak = arctan(k).
Alors, pour tout k ∈ N? on a
n
X 1
arctan = arctan(n + 1) − arctan(1)
k=1
k2 + k + 1
π
= arctan(n + 1) − .
4
π P 1
comme lim arctan(n + 1) = , la série arctan converge et
n→∞ 2 n>1 n2 + n + 1
π
sa somme S = .
4
P 1
4) En utilisant le fait que e = , n2 = n(n − 1) + n et n! = n(n − 1)!, on
n>0 n!
obtient
X n2 − 2 X n(n − 1) X 1 X1
= + −2
n>0
n! n>2
n! n>1
(n − 1)! n>0
n!
= e + e − 2e
= 0.
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1.9 Solutions des exercices Chapitre 1
1
P
5) Comme e = n!
et n! = n(n − 1)!,
n>0
X n3 X n2
=
n>1
n! n>1
(n − 1)!
X n2 − 1 + 1
=
n>1
(n − 1)!
X (n − 1)(n + 1) X 1
= +
n>1
(n − 1)! n>1
(n − 1)!
X (n + 1) X 1
= +
n>2
(n − 2)! n>0
n!
X (n − 2 + 3)
= +e
n>2
(n − 2)!
X 1 X 3
= + +e
n>3
(n − 3)! n>2
(n − 2)!
= 5e.
n+1
Sn = an+1 − a2 = ln(n + 1) − ln n − ln 2 = − ln 2,
n
1P
lim Sn = − ln 2, donc la série ln 1 − 2 et sa somme est S = − ln 2.
n→∞ n>1 n
Corrigé de l’exercice 2
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1.9 Solutions des exercices Chapitre 1
1) On a
1
lim cos = 1 6= 0.
n→∞ n
La condition nécessaire de convergence n’est pas vérifiée, la série est diver-
gente.
2) Comme
1 1 +∞ 1
p =q ∼ ,
n(n + 1) n2 (1 + n1 ) n
P1
est une série de Riemann (α = 1) divergente, et d’après le critère d’équi-
n
P 1
valence de séries à termes positifs la série p est divergente.
n>1 n(n + 1)
n
2
3) On a lim = 0 et le développement limité de sin au voisinage de 0 à
n→∞ 9 n
2
l’ordre 1 est sin x = x + o(x), en prenant x = , on obtient
9
n n
2 +∞ 2
sin ∼ ,
9 9
donc n n
n 2 +∞ 10
5 sin ∼ .
9 9
P 10 n
10
Puisque 1 < , la série géométrique diverge, par le critère d’équi-
9 9 n
2
valence de séries à termes positifs (pour tout n > 1, 0 6 6 1,
n n 9
2 P n 2
sin > 0 ) la série 5 sin est divergente.
9 n>0 9
4) On a
√ √
r r
3 3 2 1
n2 + 2n − n2 − 1 = n2 (1 + ) − n2 (1 − 2 )
n n
2
= n3 − n
1
=n 1 − 1
n3
+∞
∼ −n,
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1.9 Solutions des exercices Chapitre 1
ainsi
√
3
√ +∞
− n2 + 2n + n2 − 1 ∼ n.
P
La série n est divergente, et par le critère d’équivalence de séries à termes
P√ 3
√
positifs la série− n2 + 2n− n2 − 1 est divergente et donc la série donnée
P√ 3
√
n2 + 2n − n2 − 1 est aussi divergente.
(n) en − e−n +∞ en
5) = 2n ∼ 2n = e−n .
(2n) e − e−2n e
∞ 1
e−n est une série géométrique convergente (la raison < 1), et d’après la
P
n=0 e
P (n)
règle d’équivalence de séries à termes positifs, la série est convergente.
n>1 (2n)
x2
6) Au voisinage de 0 on a ln(1 + x) = x − + o(x2 ),
2
n
1
un = e − 1 +
n
1
= e − en ln(1+ n )
+∞ 1 1
∼ e − en( n − 2n2 )
1
= e − e1− 2n
Corrigé de l’exercice 3
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1.9 Solutions des exercices Chapitre 1
Corrigé de l’exercice 4
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1.9 Solutions des exercices Chapitre 1
3) On a
1 1 1 1 1
= = = = .
3ln n eln 3ln n eln n ln 3 eln nln 3 nln 3
P 1 P 1
Mais ln 3 > 1, alors ln n
= est une série de Riemann (α = ln 3)
3 nln 3
convergente.
1 1 1 1 1
un = ln n
= ln(ln n)ln n = ln n ln(ln n) = ln nln(ln n) = ln(ln n) .
(ln n) e e e n
n2 1
lim n2 un = lim = lim = 0,
n→+∞ n→+∞ nln(ln n) n→+∞ eln n(ln ln n−2)
P 1
la série ln n
est convergente.
n>1 (ln n)
x
5) On a ln(1 + z) = z + o(z) au voisinage de 0, en prenant z = qui tend vers
n
0 lorsque n tend vers +∞, on obtient
x n x n
lim 1+ = lim eln(1+ n )
n→∞ n n→∞
x
= lim en ln(1+ n )
n→∞
x
n
= lim e n
n→∞
= ex .
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1.9 Solutions des exercices Chapitre 1
= e−1 .
n2
n2 + 1
0 n P
où on a utilisé le fait ln(1+z) ∼ z avec z = − 2 , la série
n +n+1 n>1 n2 + n + 1
est convergente.
7) On a
n
2 ln( n+1 )
un = en
1
2 ln(1+ n )
= e−n
2 1 1 1
= e−n ( n − 2n2 +o( n2 ))
1
= e−n+ 2 +o(1)
+∞
∼ e1/2 e−n .
Corrigé de l’exercice 5
1
1) Il s’agit d’une série alternée. Posons an = sin .
n
1 π
Pour tout n ∈ N, 0 < 6 alors an est positive et tend vers 0, et on a
n 2
1 1 1 1
n<n+1⇒ < ⇒ sin < sin ⇒ an+1 < an
n+1 n n+1 n
car la fonction sin est positive et décroissante sur [0, π2 ], et d’après le théorème
1
(−1)n sin est convergente.
P
de Leibniz la série
n>1 n
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1.9 Solutions des exercices Chapitre 1
(−1)n (−1)n
1
sin = +o .
n2 n2 n2
P (−1)n
La série alternée est convergente d’après le théorème de Leibniz, et
n2
comme
o 1 6 1 ,
n2 n2
P 1
la série o est absolument convergente d’après le critère de compa-
n2
(−1)n
P
raison de séries à termes positifs, on conclut que la série sin est
n>1 n2
convergente comme somme de deux séries convergentes.
1
3) Les développements limités des fonctions ln(1 + x) et au voisinage de
1+x
0 à l’ordre 1 s’écrivent
ln(1 + x) = x + o(x),
1
= 1 − x + o(x),
1+x
ainsi
(−1)n (−1)n
= n
ln(n + (−1)n ) ln n + ln(1 + (−1)
n
)
n
(−1)
=
(−1)n (−1)n
ln n + n + o n
(−1)n 1
=
ln n 1 + (−1) + o (−1)n
n
n ln n n ln n
n n
(−1)n (−1)n
(−1) (−1)
= 1− +o +o
ln n n ln n n ln n n ln n
n
(−1) 1 1
= − + o
ln n n(ln n)2 n(ln n)2
P (−1)n P 1
La série alternée est convergente d’après le théorème de Leibniz,
ln n n(ln n)2
P 1
est une série de Bertrand (α = 1 et β = 2) convergente et la série o n(ln n)2
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1.9 Solutions des exercices Chapitre 1
4) On a
(−1)n
|un | = q
α n
n 2 1 + (−1)
nα
+∞1 P 1
ainsi |un | ∼ α et α est une série de Riemann convergente si et seule-
n2 n2
P
ment si α > 2, la série un est absolument convergente et donc convergente
n∈N
si α > 2.
Pour le cas 0 < α 6 2, on utilise le développement limité de la fonction
(1 + x)a en 0, avec a = − 12 ,
− 12
(−1)n (−1)n
un = α 1+
n2 nα
n
1 (−1)n (−1)n
(−1)
= α 1− +o
n2 2 nα nα
(−1)n (−1)n
1
= α − 3α + o 3
n2 2n 2 n2α
P (−1)n
Pour tout α > 0, la série alternée α est convergente d’après le théo-
n2
rème de Leibniz, de plus
(−1)n
1 +∞ 1
3
α
+o 3
α
∼ 3 .
2n 2 n 2 2n 2 α
3 2 P 1
? Si α > 1 (donc α > ), la série 3 converge, et d’après le critère
2 3 2n 2 α
(−1)n
P 1
d’équivalence de séries à termes positifs, 3 +o 3 converge,
P 2n 2 α n2α
un est convergente comme somme de deux séries convergentes.
n∈N
3 2 P 1
? Si α < 1 (donc 0 < α < ) la série 3 est divergente, et d’après
2 3 2n 2
α
(−1)n
P 1 P
le critère d’équivalence, 3
α
+ o 3
α
diverge, un est divergente
2n 2 n2 n∈N
comme somme d’une série convergente et une autre divergente.
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1.9 Solutions des exercices Chapitre 1
Corrigé de l’exercice 6
Pour tout a et b de R+ , on a
max(a, b) 6 a + b
√ a+b
et comme 2ab 6 a2 + b2 alors ab 6 . un > 0 et bn > 0 pour tout n ∈ N, on
2
obtient les majoration suivantes
√ un + vn
max(un , vn ) 6 un + vn , un vn 6 ,
2
et
un vn un vn
6 = un .
un + vn vn
Par comparaison de séries à termes positifs, on peut conclure.
Corrigé de l’exercice 7
1. La fonction x 7→ ln2 (x) est croissante sur [1, ∞[, Pour k > 1,
2. En utilisant une intégration par partie, pour u0 (t) = 1 et v(t) = ln2 (t) on
trouve Z x
ln2 (t) dt = x ln2 (x) − 2x ln(x) + 2x − 2.
1
3. On a Z k+1
2
ln (k) 6 ln2 (t) dt 6 ln2 (k + 1),
k
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1.9 Solutions des exercices Chapitre 1
ainsi,
donc
+∞
Sn ∼ n ln2 (n),
∞
et
1 +∞ 1
∼ ,
Sn ∞ n ln2 (n)
P 1 1
4. Comme la série 2 est convergente, la série de terme général est
n ln (n) Sn
convergente.
Corrigé de l’exercice 8
où
√ √ √
vn = 1 + 2 + · · · + n.
+∞ 2 3
vn ∼ n2 .
3
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1.9 Solutions des exercices Chapitre 1
n ln n − n + 1 6 ln(n!) 6 (n + 1) ln(n + 1) − (n + 1) − 2 ln 2 + 2.
+∞
On divise par n ln n pour prouver que ln(n!) ∼ n ln n. La seule chose non
évidente à vérifier est que
(n + 1) ln(n + 1)
→ 1.
n ln n n→+∞
Corrigé de l’exercice 9
Pn P
1. Soit Sn = kuk , comme un converge vers S,
k=1 n>1
lim Sn = S,
n→∞
ainsi
+∞ S
vn ∼ .
n
PS
est une série de Riemann divergente, et d’après le critère d’équivalence
n P
de séries à termes positifs la série vn est divergente.
n∈N
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1.9 Solutions des exercices Chapitre 1
2. On a
n X
1 X
wn = k.uk
n(n + 1) k=1
X
1 1
= − k.uk
n n + 1 16k6n
n n
1X 1 XX
= kuk − kuk
n k=1 n + 1 k=1
n n+1
1X 1 X
= kuk − kuk + un+1
n k=1 n + 1 k=1
1P n
Posons an = kuk , wn s’écrit
n k=1
wn = an − an+1 + un+1 .
P
On peut maintenant trouver la suite des sommes partielle de la série wn
qu’on note Tn .
n
X
Tn = wk
k=1
n
X n
X
= (ak − ak+1 ) + uk+1
k=1 k=1
n+1
X
= a1 − an+1 + uk
k=2
n+1 n+1
1 X X
= u1 − kuk + uk
n + 1 k=1 k=2
n+1
1 X
= Sn+1 − kuk .
n + 1 k=1
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1.9 Solutions des exercices Chapitre 1
1 n+1
P
Calculons kuk , on a
n + 1 k=1
n+1
P
k.uk = u1 + 2u2 + 3u3 + · · · + (n + 1)un+1
k=1
ainsi
n+1
P
k.uk = (n + 1)Sn+1 − S1 − S2 · · · − Sn .
k=1
Corrigé de l’exercice 10
P 1
1. −1
est une série de Bertrand (α = 1 et β = −1) divergente. On
n>1 n(ln n)
n ln k 2
P +∞ (ln n)
peut aussi utiliser ∼ (voir l’exercice 5), la suite des sommes
k=1 k 2
(ln n)2
partielles est divergente car lim = +∞.
n→∞ 2
ln n
vn est une série alternée. On a vn = (−1)n un avec un =
P
, la suite
n∈N n
(un )n∈N est positive et tend vers 0, pour montrer qu’elle est décroissante, on
considère la fonction f :]1, ∞[−→ R définie par
ln x
f (x) = .
x
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1.9 Solutions des exercices Chapitre 1
Comme
1 − ln x
f 0 (x) = 6 0, ∀x ∈ [e, +∞[.
x2
P
(un )n∈N est décroissante à partir d’un certain rang, on conclut que vn est
n∈N
une série convergente d’après le théorème de Leibniz.
2. D’après l’exercice 5,
n
X ln k +∞ (ln n)2
∼ .
k=1
k 2
+∞ (ln n)2
3. Comme Sn ∼ 2
,
ainsi
+∞ (ln 2)2
S2n − Sn ∼ + ln 2 ln n.
2
4. Calculons S2n + T2n .
2n
X 2n
X
S2n + T2n = uk + (−1)k uk
k=2 k=2
X2n
= (1 + (−1)k )uk
k=2
Xn
=2 u2k
k=2
n
X ln(2k)
=2
k=2
2k
n n
X ln 2 X ln(k)
= +
k=2
k k=2
k
n
X 1
= ln 2 + Sn
k=2
k
ainsi
S2n + T2n = Sn + ln 2 ln n + o(1).
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1.9 Solutions des exercices Chapitre 1
P
5. Comme la série vn est convergente alors sa somme est lim T2n , et d’après
n∈N n→∞
les questions 3. et 4.,
Corrigé de l’exercice 11
D’après l’exercice 8,
+∞ 2 √ −α 2 1
un ∼ n nn = .
3 3 nα− 23
1 3
est une série de Riemann elle est convergente si et seulement si nα− 2 >
P
α− 23
n P
1, et d’après le critère d’équivalence de séries à termes positifs la série un est
5
convergente si et seulement si α − 23 > 1 (donc α > ).
2
Corrigé de l’exercice 12
Z π
2
1) Pour tout n ∈ N, on pose Wn = cosn t dt.
0
π
a) Soit n > 0, posons t = − u, alors cos(t) = cos( π2 − u) = sin(u) et
2
dt = − du.
Z π Z 0 Z π
2 2
n n
Wn = cos t dt = − sin u du = sinn u du
π
0 2
0
b) Pour tout n ∈ N et pour tout t ∈ [0, π/2], cosn t > 0. Donc par croissance
de l’intégrale, Wn > 0.
Supposons que Wn = 0. Puisque t 7→ cosn t est continue, alors cosn t = 0
pour tout t ∈ [0, π/2], ce qui est absurde. Ainsi, Wn > 0 pour tout n ∈ N.
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1.9 Solutions des exercices Chapitre 1
= (n − 1)Wn−2 − (n − 1)Wn .
π
La suite (un )n est donc constante et de premier terme u1 = W0 W1 = ,
π 2
par conséquent, un = nWn Wn−1 = u1 = .
2
π
e) Pour tout t ∈ 0, 2 ,
0 6 cos t 6 1,
0 6 cosn+1 t 6 cosn t
n−1 n−1
Wn−1 6 Wn−2 = Wn 6 Wn−1
n n
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1.9 Solutions des exercices Chapitre 1
n−1 Wn
Puisque Wn > 0, pour tout n > 1, 6 6 1.
n Wn−1
π 1 2
On a nWn Wn−1 = pour tout n > 1, alors = nWn , en déduit
2 Wn−1 π
que
n−1 2
6 nWn2 6 1,
n π
2 +∞ π
et lim nWn2 = 1, Wn2 ∼ 2n
et comme Wn > 0,
n→+∞ π
r
+∞ π
Wn ∼ .
2n
2) a) Pour tout n ∈ N∗ ,
√ √ n+ 21
(n + 1)!en+1 nn n nn n
un+1 n
= √ = √ e= e,
un (n + 1)n+1 n + 1 n!en (n + 1)n n + 1 n+1
donc
n+ 1
un+1 n 2
= e.
un n+1
un
D’autre part, pour tout n > 2, vn = ln ,
un−1
n− 12 !
n−1
vn = ln e
n
1 1
= n− ln 1 − +1
2 n
1 1
= n− ln 1 − +1
2 n
2
Le développement de ln(1 − u) à l’ordre 3 en 0 est ln(1 − u) = −u − u2 −
u3
3
+ o(u3 ),
1 1
vn = n − ln 1 − +1
2 n
1 1 1 1 1
= n− − − 2 − 3 +o +1
2 n 2n 3n n3
1 1 1 1 1
= −1 − − 2+ + 2 +1+o
2n 3n 2n 4n n2
1 1
=− 2
+o
12n n2
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1.9 Solutions des exercices Chapitre 1
1 1 P 1
+∞
b) D’après la question précédente, |vn | ∼ , est une série de Rie-
12 n2 n2 P
mann convergente, et par la règle d’équivalence la série vn est absolu-
ment convergente donc convergente.
P
La série vn est télescopique,
n
X n
X
vk = (ln uk − ln uk−1 ) = ln un − ln u1 = ln un − 1.
k=2 k=2
n!en +∞
un = √ ∼ K,
nn n
ainsi
n n √
+∞
n! ∼ K n.
e
c) Montrons tout d’abord que la propriété
(2p)! π
(p) : W2p =
(2p p!)2 2
W2(p+1) = W2p+2
2p + 1
= W2p
2p + 2
2p + 1 (2p)! π
=
2p + 2 (2p p!)2 2
(2p + 2)(2p + 1) (2p)! π
=
(2(p + 1))2 (2p p!)2 2
(2(p + 1))!
= p+1
(2 (p + 1)!)2
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1.9 Solutions des exercices Chapitre 1
Ainsi
(2p)! π
W2p =
(2p p!)2 2
2p −2p
√
+∞ K(2p) e 2p π
∼ p p −p
√ 2
(2 Kp e p) 2
√
K 22p p2p+1/2 e−2p π 2
= 2 2p 2p+1 −2p
K 2 p e 2
√ r
2π π
=
K 4p
√ r
+∞
r
π
r
π +∞ 2π π √
mais d’après 1)e), W2p ∼ , donc ∼ , et K = 2π.
4p 4p K 4p
En conclusion,
n n √
+∞
n! ∼ 2πn.
e
C’est ce qu’on appelle la formule de Stirling.
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CHAPITRE 2
2.1 Introduction
Dans ce chapitre on présente les notions de convergence simple et uniforme,
l’interprétation graphique de la convergence uniforme, le Critère de Cauchy pour la
convergence uniforme, et on donne les propriétés des suites et séries de fonctions
uniformément convergentes.
Objectifs du chapitre
49
2.2 Suites de fonctions Chapitre 2
fn : E → K
x 7→ fn (x).
2.2 Définition
Ont dit que la suite de fonctions (fn )n∈N converge simplement sur D ⊂ E
vers une fonctions f si pour tout x de D
c’est à dire
L’ensemble des points x ∈ D tels que la suite numérique (fn (x))n∈N converge
est appelé domaine de convergence simple, noté
2.1 Proposition
Si la limite simple d’une suite de fonctions existe alors elle est unique.
Démonstration.
Ceci est une conséquence immédiate de l’unicité de la limite d’une suite de nombres
réels.
Exemple 2.1.
1. Soit (fn )n∈N une suite de fonction définie par
fn : [0, 1] → R
x 7→ xn
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2.2 Suites de fonctions Chapitre 2
pour tout n ∈ N.
f (x)
f2 (x) = x2
1 f10 (x) = x10
f20 (x) = x20
x
1
Alors (fn )n∈N converge simplement sur [0, 1] vers la fonction f définie par
0 si x ∈ [0, 1[,
f (x) =
1 si x = 1.
gn : R → R
x2n
x →
7
1 + x2n
pour tout n ∈ N.
g(x)
g5
1
g1
0.5
x
−2 −1 1 2
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2.2 Suites de fonctions Chapitre 2
Pour tout x ∈ R,
+∞ si |x| > 1,
lim x2n = 1 si x = ±1,
n→∞
si |x| < 1,
0
on déduit que
1 si |x| > 1,
1
lim gn (x) = si x = ±1,
n→∞
2
0 si |x| < 1.
hn : [0, 1] → R
x 7→ xn + (1 − x)n
pour tout n ∈ N.
h(x)
h10 h2
0.5
x
0.5 1
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2.2 Suites de fonctions Chapitre 2
Pour tout x ∈]0, 1[, 1 − x appartient à ]0, 1[, les suites numériques xn et
(1 − x)n tendent vers 0, on déduit que
1 si x = 0,
lim hn (x) = h(x) = 0 si x ∈]0, 1[
n→∞
1 si x = 1,
c’est à dire
Remarque 2.1.
Dans la définition de la convergence simple n0 dépend de x et ε mais pour la conver-
gence uniforme il dépend uniquement de ε
2.1 Théorème
Si la suite de fonction (fn )n∈N converge uniformément vers f sur D,alors elle
converge simplement vers f sur D.
Démonstration.
Soit (fn )n∈N une suite de fonction uniformément convergente vers f sur D,
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2.2 Suites de fonctions Chapitre 2
ainsi
∀ε > 0, ∃n0 ∈ N, ∀n > n0 ; sup|fn (x) − f (x)| < ε,
x∈D
d’autre part
∀x ∈ D, |fn (x) − f (x)| 6 sup |fn (x) − f (x)|
x∈D
Remarque 2.2.
La réciproque du théorème précédent est fausse.
Exemple 2.2.
Soit (fn )n∈N une suite de fonctions définie par
mais
sup |fn (x) − f (x)| = sup xn = 1 9 0
x∈[0,1] x∈[0,1] n→∞
(fn )n∈N ne converge pas uniformément vers la fonction f sur [0, 1].
Cependant, si pour tout réel a ∈]0, 1[ on restreint les fonctions fn sur le segment
[0, a] ⊂ [0, 1[, on trouve que
La suite de fonctions (fn )n∈N converge uniformément vers la fonction nulle sur [0, a]
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2.2 Suites de fonctions Chapitre 2
Démonstration.
Supposons que (fn )n∈N converge uniformément sur D vers f . Alors pour tout ε > 0
il existe n0 ∈ N tel que pour tout n > n0 , on ait
ε
sup |fn (x) − f (x)| < .
x∈D 2
Ainsi, pour tout p > q > n0 et tout x ∈ D, par l’inégalité triangulaire on obtient
ε ε
|fp (x) − fq (x)| 6 |fp (x) − f (x)| + |fq (x) − f (x)| < + = ε,
2 2
d’où
sup |fp (x) − fq (x)| < ε.
x∈D
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2.3 Propriétés de la convergence uniforme des suites de fonctions Chapitre 2
Réciproquement, supposons que pour tout ε > 0, il existe n0 ∈ N tel que pour tout
p > q > n0 , on a
sup |fp (x) − fq (x)| < ε.
x∈D
où x ∈ D et n0 est indépendant de x,
Remarque 2.3.
Le critère de Cauchy nous permet d’étudier la convergence uniforme sans savoir la
limite.
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2.3 Propriétés de la convergence uniforme des suites de fonctions Chapitre 2
Démonstration.
Soit (fn )n∈N une suite uniformément convergente sur D vers f ,
ε
∀ε > 0, ∃n0 ∈ N, ∀n > n0 ; ∀x ∈ D, |fn (x) − f (x)| < (2.1)
3
en particulier, on a
ε
∀x ∈ D, |fn0 (x) − f (x)| < . (2.2)
3
Comme fn0 est continue en x0 , il existe δ > 0 tel que pour tout x ∈ D avec
|x − x0 | 6 δ,
ε
|fn0 (x) − fn0 (x0 )| < .
3
Soit x ∈ D avec |x − x0 | 6 δ, moyennant (2.1) et (2.2) on trouve
ε ε ε
|f (x)−f (x0 )| 6 |f (x)−fn0 (x)|+|fn0 (x)−fn0 (x0 )|+|fn0 (x0 )−f (x0 )| < + + =ε
3 3 3
f est continue en x0 .
Remarque 2.4.
Si la suite de fonctions (fn )n∈N est continue sur D et sa limite f n’est pas continue
sur D alors (fn )n∈N ne converge pas uniformément sur D.
Exemple 2.3.
La suite (hn )n∈N de l’Exemple 2.1 ne converge pas uniformément vers h puisque les
fonctions hn sont toutes continues sur [0, 1] et h n’est pas continue sur [0, 1].
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2.3 Propriétés de la convergence uniforme des suites de fonctions Chapitre 2
Démonstration.
Puisque la suite de fonctions (fn )n∈N converge uniformément vers la fonction f sur
[a, b], donc pour tout ε > 0 il existe n0 ∈ N tel que pour tout entier n > n0
ε
|fn (x) − f (x)| 6 sup |fn (x) − f (x)| < ,
x∈[b,a] b−a
en intégrant sur [a, b], on obtient l’inégalité suivante
b
Z Zb Zb
fn (x) dx − f (x) dx 6 |fn (x) − f (x)| dx 6 ε.
a a a
3. Il existe x0 ∈ [a, b] tel que la suite numérique (fn (x0 ))n∈N converge.
Alors
Démonstration.
On va développer la preuve du théorème en trois étapes élémentaires
1. Soit x ∈ [a, b], on a
Zx
fn (x) = fn (x0 ) + fn0 (t) dt.
x0
Nous allons montrer que (fn )n∈N converge uniformément sur [a, b] vers la
fonction f définie par
Zx
f (x) = l + g(t) dt,
x0
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2.3 Propriétés de la convergence uniforme des suites de fonctions Chapitre 2
où l = lim fn (x0 ).
n→∞
Pour tout x ∈ [a, b], on a
Zx Zx
fn (x) − f (x) = fn (x0 ) − l + fn0 (t) dt − g(t) dt,
x0 x0
alors
Zx
|fn (x) − f (x)| 6 |fn (x0 ) − l| + |fn0 (x) − g(t)| dt,
x0
Comme (fn0 )n∈N converge uniformément vers la fonction g sur [a, b] et (fn (x0 ))n∈N
converge vers une limite noté l, on déduit que
ε
∀x ∈ [a, b], ∀ε > 0; ∃n1 ∈ N, ∀n > n1 ; |fn (x) − f (x)| < ,
2(b − a)
ε
∀ε > 0; ∃n2 ∈ N, ∀n > n2 ; |fn (x0 ) − l| < .
2
Pour tout x ∈ [a, b] et pour tout ε > 0 il existe n0 = max(n1 , n2 ) tel que pour
tout n > n0 , on obtient
ε ε|x − x0 |
|fn (x) − f (x)| 6 + ,
2 2(b − a)
3. Pour tout x ∈ [a, b], f 0 (x) = g(x), lim fn (x) = f (x) et lim fn0 (x) = g(x),
n→∞ n→∞
0
lim fn0 = lim fn .
n→∞ n→∞
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2.4 Séries de fonctions Chapitre 2
De facon analogue aux séries, les séries de fonctions sont définies à partir des
suites de fonctions.
2.4 Définition
Soient E une partie de R et fn : E −→ R une suite de fonctions.
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2.4 Séries de fonctions Chapitre 2
∞
X
S(x) = lim Sn (x) = fn (x), ∀x ∈ D.
n→∞
n=0
P
La fonction S, définie sur D, est appelée la somme de la série fn . On appelle,
pour chaque n ∈ N, reste d’ordre n la fonction Rn : D −→ R définie par :
∞
X
∀x ∈ D, Rn (x) fk (x).
k=n+1
Pour tout n ∈ N, Sn + Rn = S.
P P
Autrement dit, la série fn converge absolument sur D si et seulement si |fn |
n∈N n∈N
converge simplement sur D.
Exemple 2.4.
P sin(nx)
La série √ converge simplement sur R.
n>1 n n
En effet, pour tout x de R fixé,
sin(nx) 1
√ 6 √
n n n n
P 1 1
√ = 3 est une série de Riemann convergente, et d’après le critère de
n>1 n n n2
P sin(nx) P sin(nx)
comparaison la série √ converge simplement sur R et donc √
n n
n>1 n>1 n n
est absolument convergente sur R.
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2.4 Séries de fonctions Chapitre 2
2.2 Proposition
Toute série de fonctions absolument convergente sur D est simplement conver-
gente sur D.
Démonstration.
P
Soit fn une série de fonctions absolument convergente sur D, pour tout x de D la
n∈N
P P P
série |fn (x)| converge et donc fn (x) converge, ainsi fn converge simplement
n∈N n∈N n∈N
sur D.
Remarque 2.5.
La réciproque du théorème précédent est fausse.
P (−1)n xn
Exemple 2.5. est simplement convergente sur R mais elle n’est pas
n∈N n
absolument convergente.
P
En d’autres termes, pour montrer la convergence uniforme de la série fn sur
n∈N
D, il faut d’abord vérifier la convergence simple de la suite de fonctions (Sn )n∈N , on
note S la somme, puis vérifier que le reste converge uniformément vers 0,
Remarque 2.6.
pour que le reste Rn (x), avec x ∈ D ait un sens il faut d’abord vérifier la convergence
simple sur D.
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2.4 Séries de fonctions Chapitre 2
2.3 Proposition
P
Si la série de fonctions fn converge uniformément sur D, alors la suite de
n∈N
fonctions (fn )n∈N converge uniformément vers 0 sur D.
Exercice 2.1.
2.4 Proposition
P
Soit an (x)bn (x) une série de fonctions définies sur D telle que
n∈N
1. Pour tout x ∈ D la suite (an (x))n∈N soit décroissante
2.5 Proposition
Soit (fn )n∈N une suite de fonctions positives, définies sur D, telle que
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2.4 Séries de fonctions Chapitre 2
Exemple 2.6.
1
S(x) = , ∀x ∈ [0, 1[
1−x
xn+1
Sn (x) − S(x) = − , ∀x ∈ [0, 1[
1−x
xn
P
n’est pas borné sur l’intervalle [0, 1[, on déduit que la série de fonctions
n>0
ne converge pas uniformément sur l’intervalle [0, 1[. Cependant, si pour tout
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2.5 Propriétés de la convergence uniforme des séries de fonctions Chapitre 2
réel a ∈]0, 1[ on restreint les fonctions fn (x) sur le segment [0, a] ⊂ [0, 1[,
sup xn = an ,
x∈[0,a]
n
P
la série de fonctions x converge normalement, et donc uniformément sur
n>0
[0, a] vers la fonction S.
2. Soit la série de fonctions
X 1
, ∀x ∈ R.
n>0
n2 + x2
1
Posons gn (x) = , pour tout x ∈ R,
n2 + x2
1
0 < gn (x) 6 2 , ∀n ∈ N?
n
1 P 1
sup|gn (x)| 6 2 pour tout n ∈ N? , et 2
est une série de Riemann conver-
x∈R n n>0 n
P 1
gente alors d’après le théorème de Weierstrass la série de fonctions 2 2
n>0 n + x
converge normalement sur R.
3. Soit la série de fonctions
X 1
2 x2
, ∀x ∈ R.
n>0
1 + n
1
Posons hn (x) = , pour tout x ∈ R? fixé,
1 + n 2 x2
1
0 < hn (x) 6 2 2 , ∀n ∈ N? .
xn
P 1
Comme suphn (x) = 1, la série de fonctions 2 2
ne converge pas nor-
x∈R n>0 1 + n x
malement sur R? .
Si pour tout réel a > 0 on restreint la suite de fonctions hn sur ]−∞, −a[∪]a, ∞[,
on trouve que
1
sup hn (x) = .
x∈]−∞,−a[∪]a,∞[ 1 + a2 n 2
P 1
ce qui implique que la série de fonctions 2 2
converge normalement
n>0 1 + n x
sur ] − ∞, −a[∪]a, ∞[ pour tout a > 0.
1 − xn+1 1
S = lim Sn = lim = .
n→∞ n→ ∞ 1 − x 1−x
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2.5 Propriétés de la convergence uniforme des séries de fonctions Chapitre 2
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2.7 Exercices Chapitre 2
!0
0
X X 0
∀x ∈ [a, b], S (x) = fn (x) = fn (x).
n∈N n∈N
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2.7 Exercices Chapitre 2
1. Si (fn )n∈N est croissante sur I et converge simplement vers f sur I, alors f
est croissante.
2. Si (fn )n∈N est bornée sur I et converge uniformément vers f sur I, alors f est
bornée.
Exercice 14.
Étudier la convergence simple et uniforme des suites de fonctions suivantes
nx x
1. fn (x) = 2 2
, x ∈ R, 2. g n (x) = 2 2
, x ∈ R+ ,
1 + n .x n +x
n
3. hn (x) = x(1 − x) , x ∈ [0, 1] , 4. kn (x) = (1 − |x|)n , x ∈ ]−1, 1[ .
Exercice 15.
On considère la suite de fonctions (fn )n∈N définie sur [0, 1] par
fn (x) = arctan(nx).
Étudier la convergence uniforme de cette suite sur les intervalles [0, 1], ]0, 1] et [a, 1]
où a ∈]0, 1[.
d d
Exercice 16. Contre exemple lim (fn ) 6= ( lim fn ).
n→+∞ dx dx n→+∞
Soit la suite de fonctions définie par
x
fn (x) = , x ∈ [0, 1], n ∈ N.
1 + n 2 x2
1. Montrer que (fn )n∈N converge uniformément vers une fonction f sur R.
2. Montrer qu’on a f 0 (x) = lim fn0 (x) partout sauf en x = 0. Que peut on
n→+∞
déduire ?
Z Z
Exercice 17. Contre exemple lim fn 6= ( lim fn ).
n→+∞ n→+∞
Soit la suite de fonctions définie sur [0, +∞[ par
1 si x ∈ [0, n] ,
fn (x) = n
0 si x > n.
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2.7 Exercices Chapitre 2
Exercice 18.
On considère la suite de fonctions sur R+ définie par
1− x
n
si x ∈ [0, n] ,
fn (x) = n
0 si x > n.
Z ∞
2
−x
Montrer que (fn )n∈N converge uniformément vers f (x) = e . En déduire e−x dx.
0
Exercice 19.
Étudier la convergence simple, absolue, normale et uniforme des séries de fonctions
suivantes :
1
x(1 − x)n , x ∈ [0, 1] ,
P P
1. 2. 3 2
, x ∈ ]0, +∞[ ,
n>1 n>1 n + n x
x P xn
, x ∈ R+ , , x ∈ R+ ,
P
3. 4. n
n>1 (1 + nx)(1 + (n + 1)x) n>1 1 + x
P x2
5. 3 3
, x ∈ R+ .
n>1 n + x
Exercice 20.
P xn sin(nx)
Soit S(x) = .
n>1 n
1) Montrer que S ∈ C 1 (]−1, 1[).
Exercice 21.
P √
Pour tout x > 0, on pose S(x) = exp(−x n). Trouver un équivalent simple à
n>0
S(x) en 0+ .
Exercice 22.
P arctan(nx)
Soit S(x) = un (x) où un (x) = . Étudier la fonction S(x) : domaine de
n>1 n2
définition, parité, limites, continuité, dérivabilité (vérifier que S n’est pas dérivable
en 0), allure du graphe.
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2.8 Corrigé des exercices sur le chapitre 2 Chapitre 2
Exercice 23.
Pour x > 0, on pose
+∞
X (−1)n
S(x) = ,
n=1
n + ln(1 + nx)
1. Justifier que S est définie et continue sur ]0, +∞[.
Exercice 24.
Soit la série de fonctions définie par
X x
, x ∈ R+ .
n>1
n2 + x2
2) Étudier la convergence normale de la série sur R+ , puis sur [0, a] avec a > 0.
x
sur R+ .
P
Déduire la continuité de la fonction S(x) = 2 2
n>1 n + x
x
(−1)n 2 sur R+ .
P
3) Étudier la convergence uniforme de la série
n>1 n + x2
ainsi
∀x, y ∈ I, x > y ⇒ lim fn (x) = f (x) > lim fn (y) = f (y).
n→∞ n→∞
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2.8 Corrigé des exercices sur le chapitre 2 Chapitre 2
2) Supposons que (fn )n∈N est bornée sur I et converge uniformément vers f sur
I,
∀ε > 0, ∃n0 ∈ N, ∀n > n0 ; ∀x ∈ I, |fn (x) − f (x)| < ε,
et
∃M > 0, ∀x ∈ I; |fn (x)| 6 M, ∀n ∈ N.
ε
∀ε > 0, ∃n0 ∈ N, ∀n > n0 ; ∀x ∈ I, |fn (x) − f (x)| < ,
3
et
ε
∀ε > 0, ∃δ > 0, ∀x, y ∈ I, |x − y| 6 δ; |fn (x) − fn (y)| < ,
3
Corrigé de l’exercice 14
1) a) Convergence simple.
Soit x ∈ R fixé, on a
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2.8 Corrigé des exercices sur le chapitre 2 Chapitre 2
b) Convergence uniforme.
∗1 1
Méthode 1 : On remarque que pour tout n ∈ N , fn = , sup|fn (x)| >
n 2 x∈R
1
. On déduit que sup|fn (x)| ne tend pas vers 0 quand n tend vers +∞,
2 x∈R
cela montre que la suite de fonctions (fn )n∈N ne converge pas uniformé-
ment vers la fonction nulle sur R.
Méthode 2 : On étudie la fonction fn sur R+ (fn étant impaire) dans le
but de déterminer sup|fn (x) − f (x)| = sup|fn (x)|.
x∈R x∈R
Soit n ∈ N∗ , la fonction fn est dérivable sur R+ ,
(1 + n2 x2 ) − x(n2 x) n(1 − n2 x2 )
fn0 (x) = n = ,
(1 + n2 x)2 (1 + n2 x)2
la fonction fn est croissante sur 0, n1 , décroissante sur n1 , +∞ et positive
sur R+ ,
1 1
sup|fn (x) − 0| = fn = ,
x∈R n 2
qui ne tend pas vers 0 quand n tend vers l’infini.
2) a) Convergence simple.
Soit x ∈ R+ fixé,
x
lim gn (x) = lim = 0,
n→+∞ n→+∞ n2 + x2
la suite de fonctions (gn )n∈N converge simplement vers la fonction nulle
sur R+ .
b) Convergence uniforme.
gn est dérivable sur R+ et pour tout réel positif x
n2 − x2
gn0 (x) = .
(n2 + x2 )2
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2.8 Corrigé des exercices sur le chapitre 2 Chapitre 2
gn0 (x) + 0 −
1
gn (x) 2n
0 0
3) a) Convergence simple.
Soit x ∈ R fixé,
? Si x = 0, pour tout n ∈ N, hn (0) = 0 et donc lim hn (0) = 0.
n→+∞
b) Convergence uniforme.
On étudie les variations de la fonction hn sur R+ afin de déterminer
sup|hn (x) − f (x)| = sup|hn (x)|.
x∈R x∈R
Soit n ∈ N∗ , hn est dérivable et pour tout x de [0, 1]
1
1
La fonction hn est croissante sur 0, 1+n , décroissante sur 1+n , 1 et
positive sur [0, 1],
n
1 1 1
sup|hn (x) − 0| = hn = 1− → 0.
x∈R 1+n 1+n 1+n n→+∞
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2.8 Corrigé des exercices sur le chapitre 2 Chapitre 2
(hn )n∈N converge uniformément vers la fonction nulle sur [0, 1].
4) a) Convergence simple.
Soit x ∈ R fixé, on a
? Si x = 0, pour tout n ∈ N, kn (0) = 1 et donc lim kn (0) = 1.
n→+∞
b) Convergence uniforme.
Chaque fonction kn est continue sur ] − 1, 1[,et la limite simple n’est pas
continue sur ]−1, 1[, d’après le théorème de continuité, (kn )n∈N ne converge
pas uniformément sur ] − 1, 1[.
Corrigé de l’exercice 15
f (x) = 2
0, x = 0.
Chaque fonction fn est continue sur [0, 1], et la limite simple f n’est pas
continue sur cet intervalle, on conclut par le théorème de continuité que la
convergence de la suite de fonctions n’est pas uniformément convergente sur
[0, 1].
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2.8 Corrigé des exercices sur le chapitre 2 Chapitre 2
n
ϕ0n (x) = − 6 0, ∀x ∈ R,
1 + n 2 x2
π
sup |fn (x) − f (x)| = − arctan(ax) → 0.
x∈[a,1] 2 n→+∞
Corrigé de l’exercice 16
1. Montrons que (fn )n∈N converge uniformément vers une fonction f sur R.
? Si x ∈]0, 1],
x 1
lim fn (x) = lim = lim = 0.
n→+∞ n→+∞ n2 x2 n→+∞ n2 x
1 − n 2 x2
fn0 (x) = ,
(1 + n2 x2 )2
1
fn (x) 2n 1
0 1 + n2
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2.8 Corrigé des exercices sur le chapitre 2 Chapitre 2
on déduit que
1 2
sup |fn (x) − f (x)| = fn = → 0.
x∈[0,1] n n n→+∞
(fn )n∈N converge uniformément sur [0, 1] vers une fonction f qui est dérivable
avec f 0 = 0.
? Si x ∈]0, 1], on a
−n2 x2
lim fn (x) = lim = 0.
n→+∞ n→+∞ n4 x4
(fn0 )n∈N converge simplement sur [0, 1] vers la fonction g définie par
0, x ∈]0, 1],
g(x) =
1, x = 0.
Bien évidemment, f 0 6= g.
L’intérêt de cet exercice est donc de mettre en valeur l’importance des hypo-
thèses dans le théorème de dérivabilité de la limite.
Corrigé de l’exercice 17
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2.8 Corrigé des exercices sur le chapitre 2 Chapitre 2
1. On a
Z+∞ Zn
1
lim fn (x) dx = lim dx = lim 1 = 1,
n→+∞ n→+∞ n n→+∞
0 0
et
Z+∞ Za Za
lim fn (x) dx = lim lim fn (x) dx = lim 0 dx = 0,
n→+∞ a→+∞ n→+∞ a→+∞
0 0 0
on remarque que
Z+∞ Z+∞
lim fn (x) dx 6= lim fn (x) dx.
n→+∞ n→+∞
0 0
Corrigé de l’exercice 18
Montrons que (fn )n∈N converge uniformément sur R vers f .
x n
Soit x ∈ R+ , il existe n0 ∈ N tel que pour tout n > n0 > x, fn (x) = 1 − ,
n
x n
lim fn (x) = lim 1 − = e−x .
n→+∞ n→+∞ n
e−x − 1 − x
n
si x ∈ [0, n],
gn (x) = f (x) − fn (x) = n
e−x si x > n,
et déterminons la borne supérieure de la fonction |gn | sur [0, +∞[. Pour tout n ∈ N,
gn est dérivable sur R+ et on a
1− x
n−1
0
− e−x si x ∈ [0, n],
gn (x) = f (x) − fn (x) = n
−e−x si x > n.
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2.8 Corrigé des exercices sur le chapitre 2 Chapitre 2
x
− Pour x ∈ [0, n], gn (x) = e−x − en ln(1− n ) , et d’après le théorème des accroisse-
i x h
ments finis, il existe c ∈ n ln 1 − , −x telle que
n
x
x
|en ln(1− n ) − e−x | = ec n ln 1 − +x
n
2
x2
c x
= e −x − +o − +x
2n 2n
2 2
c x x
=e − +o −
2n 2n
On distingue deux cas
√
? Si x ∈ [0, 4 n],
e−x
2 2 2
x x 6e x 1
c
c
|gn (x)| = e − + o − 6 √ 6 √ → 0.
2n 2n 2n n n n→+∞
√
? Si x ∈ [ 4 n, n],
2 2 2
√ √
c x x −4n x 4
= ne− n → 0,
|gn (x)| = e − + o − 6e
2n 2n 2n n→+∞
on déduit que
sup |fn (x) − f (x)| → 0,
x∈R+ n→+∞
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2.8 Corrigé des exercices sur le chapitre 2 Chapitre 2
cette dernière expression tend vers 0 quand n tend vers +∞ et donc lim In = I.
n→+∞
∗
Calculons maintenant la limite de In . Soit n ∈ N , en effectuant les changements de
√
variables x = u n puis u = cos v, on obtient
√
Z n n
x2
In = 1− dx
n
0
Z1
√
= n (1 − u2 )n du
0
Zπ/2
√
= n sin2n+1 v dv
0
√
= nW2n+1
r
+∞ π
où Wn est la n-ème intégrale de Wallis (voir l’exercice 12). On sait que Wn ∼
2n
et donc
√
√ π π
r
+∞ +∞
In ∼ n× ∼ .
2(2n + 1) 2
√
π
Finalement, In tend vers quand n tend vers +∞ et donc
2
Z +∞ √
−x2 π
e dx = .
0 2
Corrigé de l’exercice 19
? Si x ∈]0, 1[ on obtient
+∞
X x
S(x) = x (1 − x)n = = 1.
n=0
1 − (1 − x)
P
un (x) est une série simplement convergente sur [0, 1], et comme sa somme
S n’est pas continue sur [0, 1] donc elle n’est pas uniformément convergente
sur cette intervalle.
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2.8 Corrigé des exercices sur le chapitre 2 Chapitre 2
1
2) Posons un (x) = .
n + n 3 x3
Convergence simple et absolue.
Soit x ∈]0, +∞[ fixé, on a
+∞ 1
un (x) ∼ > 0,
n 3 x2
+∞
P 1
est une série de Riemann convergente, et d’après le critère d’équiva-
n=1 x2 n 3
+∞
P
lence la série un (x) converge pour tout x ∈]0, +∞[, et donc elle converge
n=0
+∞
P
simplement sur ]0, +∞[, et comme |un (x)| = un (x), un (x) est absolument
n=0
convergente sur ]0, +∞[.
Convergence normale.
Soit n ∈ N∗ , la fonction un est décroissante et positive sur ]0, +∞[,
1
sup |un (x)| = un (0) = .
x∈]0,+∞[ n
P1
Puisque la série numérique est divergente alors la série de fonctions
n
+∞
P
un (x) n’est pas normalement convergente sur ]0, +∞[.
n=1
Soit a > 0, pour n ∈ N∗ , la fonction un est décroissante et positive sur [a, +∞[
et donc
1 +∞ 1
sup |un (x)| = un (a) = 3 3
∼ 3 3.
x∈[a,+∞[ n+n a na
P
La série numérique sup |un (x)| converge, alors la série de fonctions
x∈[a,+∞[
P
un (x) converge normalement et donc uniformément sur [a, +∞[.
Convergence uniforme sur ]0, +∞[.
P
On sait que un (x) converge uniformément sur I si et seulement si Rn
+∞
P
converge uniformément vers 0 sur I, telle que Rn (x) = uk (x) pour tout
k=n
x ∈ D.
On a
+∞
3/2
X 1
sup Rn (x) > Rn (n )= = +∞
x∈]0,+∞[ k=n
k+1
donc la série n’est pas uniformément convergente sur ]0, +∞[.
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2.8 Corrigé des exercices sur le chapitre 2 Chapitre 2
3) Soit
1 1
un (x) = − ,
1 + nx 1 − (n + 1)x
1
posons an (x) = , un (x) = an (x) − an+1 (x) il s’ensuit que
1 + nx
n
X 1
Sn (x) = un (x) = a0 (x) − an+1 (x) = 1 − .
k=0
1 − (n + 1)x
donc
0 si x ∈ [0, 1[,
1
lim un (x) = si x = 1,
n→+∞
2
1 si x ∈ [1, +∞[.
P
Pour x ∈ [1, +∞[ fixé, la série numérique un (x) est divergente alors la
P
série de fonctions un (x) ne converge pas absolument, uniformément et
normalement sur [0, +∞[.
5) Pour x ∈ R+ fixé,
x2 +∞ x
2
un (x) = ∼ .
n 3 + x3 n3
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2.8 Corrigé des exercices sur le chapitre 2 Chapitre 2
P x2
3
est une série de Riemann convergente, et par la règle de d’équivalence
n>1 n
P x2
la série 3 3
converge pour tout x ∈ R+ . Ainsi, la série de fonctions
n>1 n + x
P x2
3 + x3
converge simplement sur R+ , et comme |un (x)| = un (x) sur R+ ,
n>1 n
elle est absolument convergente sur R+ .
Convergence normale.
Pour tout n ∈ N, un est dérivable sur R+ et on a
donc √
√
3
3
4
sup |un (x)| = un ( 2n) = .
x∈[0,+∞[ 3n
P
La série numérique sup |un (x)| est divergente, la série de fonctions
x∈[0,+∞[
+∞
P
un (x) n’est pas normalement convergente sur [0, +∞[.
n=1
Corrigé de l’exercice 20
xn sin(nx)
1. Posons un (x) = .
n
Soit x ∈] − 1, 1[,
|un (x)| 6 |x|n , ∀n ∈ N.
+∞
|x|n est une série géométrique convergente pour tout x ∈] − 1, 1[ et donc
P
n=1
+∞
P
la série un (x) est absolument convergente et donc simplement convergente
n=1
sur ]-1,1[.
Soit a ∈]0, 1[. Pour tout n > 1, un est de classe C 1 sur [−a, a] et on a
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2.8 Corrigé des exercices sur le chapitre 2 Chapitre 2
+∞ +∞
2an−1 converge, alors la série de fonctions u0n (x) est
P P
La série numérique
n=1 n=1
normalement et donc uniformément convergente sur [−a, a].
En résumé,
2. Calculons S 0 (x).
Soit x ∈] − 1, 1[,
+∞
X
S 0 (x) = (xn−1 sin(nx) + xn cos(nx))
n=1
+∞
! +∞
!
X X
= Im xn−1 einx + Re xn einx
n=1 n=1
eix xeix
= Im + Re
1 − xeix 1 − xeix
e (1 − xe−ix ) xe (1 − xe−ix )
ix ix
= Im + Re
x2 − 2x cos x + 1 x2 − 2x cos x + 1
sin x + x cos x − x2
= 2 ,
x − 2x cos x + 1
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2.8 Corrigé des exercices sur le chapitre 2 Chapitre 2
et donc
0
sin x + x cos x − x2
x sin x 1
arctan = × 2
1 − x cos x (1 − x cos x)2
x sin x
1+
1 − x cos x
sin x + x cos x − x2
=
(1 − x cos x)2 + x2 sin2 x
sin x + x cos x − x2
= 2
x − 2x cos x + 1
= S 0 (x).
ainsi
x sin x x sin x
S(x) = arctan − arctan(0) = arctan .
1 − x cos x 1 − x cos x
Pour tout x ∈] − 1, 1[
+∞ n
X x sin(nx) x sin x
S(x) = = arctan .
n=1
n 1 − x cos x
Corrigé de l’exercice 21
Soit x ∈]0, +∞[,
√
lim n2 e−x n
= 0,
n→+∞
√
e−x n
P
d’après la règle de Riemann, la série converge simplement ]0, +∞[. Ainsi,
n>0
S est bien définie sur ]0, +∞[.
√
Soit x ∈]0, +∞[, la fonction t 7→ e−x t
est décroissante sur [0, +∞[, pour tout
k ∈ N? , on a Z k+1 √ √
Z k √
−x t −x k
e dt 6 e 6 e−x t
dt.
k k−1
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2.8 Corrigé des exercices sur le chapitre 2 Chapitre 2
√ u2 2u
Soit x ∈]0, +∞[, en posant u = x t donc t = 2 et dt = 2 du, on obtient
x x
Z +∞ √ 2 +∞ −u
Z
−x t 2 1 2
e dt = 2 ue du = 2 −(u + 1)e−u 0 = 2 ,
0 x 0 x x
alors
2 2
6 S(x) 6 1 + , ∀x ∈]0, +∞[,
x2 x2
S(x)
d’où lim+ = 1, il s’ensuit que
x→0 2
x2
+∞
X √ 0+ 2
e−x n ∼ 2 .
n=0
x
Corrigé de l’exercice 22
1) Domaine de définition.
Soit x ∈ R fixé, on a
arctan(nx)
|un (x)| =
6 π .
n 2 2n2
P π P
La série numérique converge, la série un (x) converge absolument
2n2
et donc simplement sur R et donc S est définie sur R.
2) Étude de la parité.
Pour tout x ∈ R,
+∞ +∞
X arctan(−nx) X arctan(nx)
S(−x) = =− = −S(x).
n=1
n2 n=1
n2
S est impaire.
π
|un (x)| 6 , ∀n ∈ N? ,
2n2
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2.8 Corrigé des exercices sur le chapitre 2 Chapitre 2
ainsi,
π
sup|un (x)| 6 , ∀n ∈ N? .
x∈R 2n2
P π P
La série numérique , n > 1 converge, alors la série de fonctions un
2n2
converge normalement et donc uniformément sur R.
Ainsi
π3
lim S(x) = − .
x→−∞ 12
5) Étude de la continuité.
P
Chaque fonction un est continue sur R et la série de fonctions un converge
n>1
uniformément vers S sur R, d’après le théorème de continuité la fonction S
est continue sur R .
6) Étude de la dérivation.
Soit a > 0, pour tout n > 1, un est de classe C 1 sur [a, +∞[, et on a
n 1
u0n (x) = = , ∀n ∈ N? .
n2 (1 + n2 x2 ) n(1 + n2 x2 )
alors
1 +∞ 1
sup |u0n (x)| = u0n (a) = 2 2
∼ 2 3,
x∈[a,+∞[ n(1 + n a ) an
P 1 P 0
la série numérique 2 2
converge, la série de fonctions un converge
n>1 n(1 + n a ) n>1
normalement et donc uniformément sur [a, +∞[.
En résumé,
P
• La série de fonctions un converge simplement vers S sur [a, +∞[.
n>1
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2.8 Corrigé des exercices sur le chapitre 2 Chapitre 2
Cette inégalité étant vraie pour tout entier naturel non nul N , alors quand
N tend vers +∞ on obtient
+∞
0
X 1
lim S (x) > = +∞,
x→0+
n=1
n
d’où
lim S 0 (x) = +∞.
x→0+
En résumé, S est de classe C 0 sur [0, +∞[, de classe C 1 sur ]0, +∞[ et S 0 (x)
tend vers +∞ quand x tend vers 0 par valeurs supérieures. D’après un corol-
laire du théorème des accroissements finis, on sait que S n’est pas dérivable
en 0 à droite et que sa courbe représentative admet [Oy) pour demi-tangente
en (0, 0). Puisque S est impaire, S n’est pas dérivable en 0 et sa courbe
représentative admet (Oy) pour tangente en (0, 0).
Corrigé de l’exercice 23
(−1)n 1
1. Posons un (x) = = an (x).bn (x), où an (x) = et
n + ln(1 + nx) n + ln(1 + nx)
bn (x) = (−1)n .
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2.8 Corrigé des exercices sur le chapitre 2 Chapitre 2
Pour x fixé, (an (x))n est positive, décroissante et lim sup |an (x)| =
n→+∞x∈]0,+∞[
1 +∞
= 0. de plus (−1)n 6 1. Alors d’après le théorème de Leibniz, la
P
lim
n→+∞ n n=1
+∞
P (−1)n
série de fonctions converge uniformément sur ]0, +∞[ et
n=1 n + ln(1 + nx)
comme un est continue sur ]0, +∞[ pour tout n ∈ N∗ , d’après le théorème de
continuité, la fonction S est continue sur ]0, +∞[.
= 0.
1
lim sup |αn (x)| = lim = 0.
n→+∞x∈]0,+∞[ n→+∞ n
+∞
u0n (x) est uniformément convergente sur
P
D’après le théorème de Leibniz
n=1
+∞
P
]0, +∞[, et comme un (x) converge simplement sur ]0, +∞[, alors d’après
n=1
le théorème de dérivation S ∈ C 1 (]0 + ∞[) et on a
+∞
0
X (−1)n+1 n
∀x ∈]0, +∞[, S (x) = .
n=1
(1 + nx) [n + ln(1 + nx)]2
Corrigé de l’exercice 24
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2.8 Corrigé des exercices sur le chapitre 2 Chapitre 2
x +∞ x
un (x) = ∼ 2.
n2 +x 2 n
P x
2
est une série de Riemann convergente, et par la règle de comparaison
n>1 n
P x P x
la série 2 2
converge. Donc, la série de fonctions 2 2
converge
n>1 n + x n>1 n + x
simplement sur R+ .
2) Étudions la convergence normale de la série sur R+ , puis sur [0, a] avec a > 0.
Soit x ∈ R+ ,
1
sup |un (x)| = ,
x∈R+ 2n
P 1 x
ne converge pas normalement sur R+ .
P
diverge donc la série 2 2
n>1 2n n>1 n + x
Pour x ∈ [0, a] avec a > 0,
a
sup |un (x)| = .
x∈[0,a] n2 + a2
P a P
La série converge, la série numérique sup |un (x)| converge et
n>1 n2
+a 2
n>1x∈[0,a]
P x
donc la série 2 2
converge normalement sur [0, a].
n>1 n + x
P
La série de fonctions un converge uniformément sur [0, a] et chaque fonction
un est continue sur [0, a]. D’après le théorème de continuité la fonction S est
continue sur [0, a], comme c’est vrai pour tout a > 0, elle est continue sur
R+ .
x
(−1)n sur R+ .
P
3) Étudions la convergence uniforme de la série
n>1 + x 2 n2
Pour x ∈ R+ fixé, (an (x))n est positive, décroissante et lim sup|an (x)| = 0,
n→+∞ x>0
+∞
(−1)n un (x)
P
Alors d’après le théorème de Leibniz, la série de fonctions
n=1
converge uniformément sur R+ .
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CHAPITRE 3
SÉRIES ENTIÈRES
3.1 Introduction
Les série entières sont des séries de fonctions de terme générale an xn où (an )n∈N
est une suite numérique, elles peuvent être considérées comme un polynôme avec un
nombre infini de termes. Habituellement, une série entière donnée converge (c’est-à-
dire qu’elle approche une somme finie) pour toutes les valeurs de x dans un certain
intervalle autour de zéro, en particulier lorsque la valeur absolue de x est inférieure
à un nombre positif R, appelé rayon de convergence. En dehors de cet intervalle, la
série diverge, alors que la série peut converger ou diverger lorsque la valeur absolue
de x soit égale à R.
Dans ce chapitre on présente les séries entières, leurs propriétés et quelques ap-
plications.
Objectifs du chapitre
90
3.2 Séries entières Chapitre 3
Exemple 3.1.
P xn
+∞ xn
1− Soit . Posons un (x) = et appliquons le critère de d’Alembert
n=0 n! n!
un+1 (x)
lim = lim x = 0.
n→+∞ un (x) n→+∞ n + 1
La série entière est absolument convergente pour tout x ∈ R donc D = R.
P xn
+∞ xn
2− Soit 2
. Posons un (x) = ,
n=0 n n2
n2
un+1 (x)
lim = lim
2
x = |x|.
n→+∞ un (x) n→+∞ (n + 1)
Si |x| < 1, la série est absolument convergente et si |x| > 1 la série diverge.
1 P xn
+∞
Pour le cas où |x| = 1, on a |un (x)| = 2 . La série 2
est absolument
n n=0 n
convergente sur [−1, 1], alors D = [−1, 1].
+∞
n!xn converge si et seulement si x = 0 car
P
3−
n=0
un+1 (x)
lim = lim |(n + 1)x| .
n→+∞ un (x) n→+∞
donc D = {0}.
P xn
+∞ xn
4− Soit . Posons un (x) = ,
n=0 n n
un+1 (x) n
lim = lim x = |x|.
n→+∞ un (x) n→+∞ n + 1
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3.2 Séries entières Chapitre 3
Si |x| < 1, la série est absolument convergente et si |x| > 1 la série diverge.
Pour le cas où |x| = 1,
1 +∞P1
? si x = 1, un (1) = , est la série harmonique, elle est divergente,
n n=0 n
(−1)n +∞P (−1)n
? si x = −1, un (−1) = . est une série alternée convergente.
n n=0 n
Alors D = [−1, 1[.
Démonstration.
Comme (an xn0 )n est bornée, il existe M > 0 tel que
∀n ∈ N, |an x0 |n 6 M.
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3.2 Séries entières Chapitre 3
Pour les séries entières, la notion de convergence prend une forme assez simple.
3.1 Théorème
an xn une série entière, alors il existe un unique nombre réel R > 0
P
Soit
n∈N
(éventuellement infini) tel que
Démonstration.
Soit I = {r ∈ R+ ; an xn converge}. I 6= ∅ car 0 ∈ I.
P
n∈N
On distinguera trois cas : I = {0}, I = R+ et {0} ⊂ I ⊂ R+
1− I = {0}. On pose R = 0.
Soit x ∈ R∗ alors |x| > 0 et par suite x ∈ |an xn | diverge.
P
/ I et la série
n∈N
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3.2 Séries entières Chapitre 3
b) Soit x ∈ R tel que |x| < R. Il existe ρ ∈ I tel que |x| < ρ < R. Comme
|an |ρn converge, |an ||xn | converge en vertu du théorème de
P P
la série
n∈N n∈N
an xn est alors absolument convergente.
P
comparaison.
n∈N
/ I et donc la série |an xn |
P
c) Soit x ∈ R, |x| > R. Ceci implique que |x| ∈
n∈N
diverge.
an xn diverge. Pour cela, on raisonne par l’absurde. Si
P
Montrons que
n∈N
an xn converge, d’après le lemme d’Abel, la série an xn1 est absolu-
P P
n∈N n∈N
ment convergente pour tout x1 ∈ R, vérifiantR < |x1 | < |x| et donc
|x1 | ∈ I. On a alors nécessairement |x1 | 6 R = supI et ceci est en contra-
r∈I
diction avec l’hypothèse R < |x1 | < |x|.
3.2 Définition
Le nombre R = sup {|x|; x ∈ D} tel que 0 6 R 6 +∞ est appelé rayon de
an x n .
P
convergence de la série
n∈N
Remarque 3.1.
an xn est caractérisé par
P
Le rayon de convergence de la série
n∈N
n
P
1− |x| < R alors an x est absolument convergente.
n∈N
an xn diverge si |x| > R.
P
2−
n∈N
3− |x| = R est le cas douteux où on ne peut rien dire sur la nature de la série.
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3.2 Séries entières Chapitre 3
Démonstration.
p p
On remarque que lim sup n
|an xn | = |x| lim sup n |an |
n→∞ n→∞
On obtient le résultat demandé en utilisant le critère de Cauchy pour la convergence
des séries numériques.
Démonstration.
n
un+1 an+1 an+1
Posons un = an x , alors = |x|, on pose l = lim .
un an n→∞ an
an
? Si l = 0, R = lim = +∞.
n→∞ an+1
? Si l = +∞, R = 0.
an |x|
? Si l = +∞, R = lim = .
n→∞ an+1 l
Exemple 3.2.
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3.3 Opérations sur les séries entières Chapitre 3
P xn
+∞ 1
1− . On a an (x) = , en utilisant le critère de d’Alembert,
n=0 n! n!
an
R = lim = lim (n + 1)! = +∞.
n→+∞ an+1 n→+∞ n!
Le rayon de convergence est R = +∞, la série est absolument convergente
pour tout x ∈ R.
P xn
+∞
2− 2
. On a
n=0 n
(n + 1)2
an
lim = lim
= 1,
n→+∞ an+1 n→+∞ n2
le rayon de convergence est R = 1. La série est absolument convergente si
|x| < 1, et divergente si |x| > 1.
P xn
+∞
3− n
. Le critère de Cauchy donne :
n=0 2
r
n 1 1
lim n
= < 1,
n→+∞ 2 2
le rayon de convergence est R = 2. La série est absolument convergente si
|x| < 2, et divergente si |x| > 2.
an+1 xϕ(n+1)
an+1 ϕ(n+1)−ϕ(n)
l = lim = lim x .
n→+∞ an xϕ (n) n→+∞ an
ensuite, on cherche le domaine de x où l < 1, R est donc égale au sup {l ∈ R+ ∪ {∞}}.
Exemple 3.3.
+∞
3n x2n+5 . Dans ce cas ϕ(n) = 2n + 5,
P
Trouvons le rayon de convergence de la série
n=0
on a n+1 2n+7
3 x
l = lim n 2n+5 = 3|x|2 .
n→+∞ 3 x
√
3
la série converge si 3|x|2 < 1 donc |x| < , en déduit que le rayon de convergence
√ 3 √
3 3
est R = . La série est absolument convergente pour tout |x| < et divergente
√3 3
3
si |x| >
3
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3.3 Opérations sur les séries entières Chapitre 3
3.2 Théorème
an xn et bn xn deux séries entières, R et R0 sont leurs rayon de
P P
Soient
n∈N n∈N
convergence respectivement.
Démonstration.
0
1. Supposons que R < R
0
an xn et bn xn sont absolument conver-
P P
a) Si R > |x| alors R > |x| donc
n∈N n∈N
gentes.
Comme
|(an + bn )xn | 6 |an bn | + |bn xn |
0
(an + bn )xn converge absolument pour tout |x| < R =
P
donc la série
n∈N
0
min(R, R ).
0
b) Pour R < |x| on disting deux cas
0
an xn converge absolument et la série
P
? Si R < |x| < R, la série
P n∈N
bn xn diverge, donc (an + bn )xn diverge.
P
n∈N n∈N
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3.4 Propriétés analytiques des séries entières Chapitre 3
0
an xn et bn xn divergent, alors la série
P P
? Si R < R < |x|, les séries
n∈N n∈N
(an + bn )xn diverge.
P
n∈N
(an + bn )xn converge, d’après le lemme
P
Raisonnons par l’absurde,
n∈N
(an + bn )xn converge pour tout x0 de R, tel que
P
d’Abel la série
n∈N
0
|x0 | < |x| et en particulier pour x0 vérifiant R < |x0 | < R < |x|. D’où
la contradiction.
0
(an + bn )xn converge absolument si
P
2. Si R = R , c’est claire que la série
n∈N
0 0 00
|x| < R = R. De plus R = R 6 R .
Exemple 3.4.
+∞
P n − 2n n
+∞
P1
Soient S(x) = x et T (x) = n
x Les deux séries ont pour rayon de
n=0 n=0 2
+∞
P 1 n
convergence R = 1, mais la série somme (S + T )(x) = n
x , a pour rayon de
n=0 2
convergence R00 = 2.
n
!
X X
ak bn−k xn
n>0 k=0
00 0
de rayon de convergence R > min(R, R ).
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3.4 Propriétés analytiques des séries entières Chapitre 3
Démonstration.
Soit 0 < r < R, pour tout n ∈ N les fonctions un (x) = an xn sont continues sur [−r, r]
et puisque la convergence est normale donc uniforme sur [−r, r], S est continue dans
[−r, r] pour tout r, 0 < r < R donc continue sur ] − R, R[.
+∞
X
0
S (x) = nan xn−1 .
n=1
Démonstration.
n
ak x k ,
P
Soient les fonctions Sn :] − R, R[−→ R définies par Sn (x) =
k=1
an xn convergence sim-
P
1) lim Sn (x) = S(x) pour tout x ∈] − R, R[, la série
n→∞ n∈N
plement sur ] − R, R[.
n
2) Chaque fonction fn est dérivable et on a Sn0 (x) = kak xk−1 .
P
k=1
+∞
nan xn−1 est R car
P
3) Le rayon de convergence de la série
n=1
(n + 1)an+1 an+1
lim = lim = 1.
n→+∞ nan n→+∞ an R
La suite (Sn0 )n∈N est uniformément convergente sur [−r, r], d’après le théorème
de dérivation S est dérivable et on a
+∞
X
0
S (x) = lim Sn0 (x) = nan xn−1 , ∀x ∈ [r, r], ∀r ∈]0, R[.
n→∞
n=1
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3.4 Propriétés analytiques des séries entières Chapitre 3
Donc
+∞
X
0
S (x) = lim Sn0 (x) = nan xn−1 , ∀x ∈] − R, R[.
n→∞
n=1
3.6 Théorème
an xn de rayon de convergence R alors f ∈ C ∞ (]−R, R[)
P
Soit la série f (x) =
n∈N
et on a
+∞ n
X f (0)
∀x ∈] − R, R[, f (x) = xn .
n=1
n!
Démonstration.
an xn par application du théorème précédent on a
P
En effet, si f (x) =
n∈N
+∞
X
0
f (x) = nan xn−1 .
n=1
f (k) (0)
De cette expression, il résulte que f (k) (0) = ak k!, c’est-à-dire que ak = .
k!
Démonstration.
an n+1 +∞
P an+1 n + 1
Le rayon de convergence de la série entière x est R car lim =
n=1 n + 1 n→∞ n + 2 an
an+1
lim
= 1 . D’après le théorème d’intégration on conclut que F 0 = S.
n→∞ an R
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3.5 Développement en série entière Chapitre 3
Remarque 3.3.
+∞
an xn , avec an ∈ R et x ∈] − R, R[, alors
P
Si S(x) =
n=0
Zx Zx +∞
! +∞ Zx +∞ +∞
X X X an n+1 X an−1 n
S(t) dt = an tn dt = an n
t dt = x = x ,
n=0 n=0 n=0
n+1 n=1
n
0 0 0
3.3 Proposition
∞
an xn sur ] − a, a[ alors f est
P
Si f est égale à la somme d’une série entière
n=0
de classe C ∞ sur ] − a, a[ et ∀n ∈ N, f (n) (0) = an n!.
Démonstration. Le premier point découle directement des propriétés des séries en-
tières. Quand au deuxième,
alors
(n) (n)
f (n) (x) = a0 + a1 x + · · · + an−1 xn−1 + an xn + an+1 xn+1 + · · · ,
+∞
X
∀x ∈ ] − a, a[, f (x) = an x n .
n=0
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3.5 Développement en série entière Chapitre 3
3.8 Théorème
Soit une fonction de classe C ∞ sur [−a, a]. Supposons qu’il existe une
constante M telle que
∀n ∈ N, ∀x ∈ [−a, a], f (n) (x) 6 M.
P f (n) (0)
+∞
alors la série xn est uniformément convergente sur [−a, a] et on a
n=0 n!
+∞
Pf (n)
(0) n
f (x) = x pour tout x ∈ [−a, a].
n=0 n!
Démonstration.
Par hypothèse, il existe M > 0 tel que pour tout k ∈ N et pour tout x ∈ [−a, a] on
a f (k) (x) 6 M .
Le développement de Taylor de f au voisinage de 0 à l’ordre n donne
n
X f (k) (0) f (n+1) (θx) n+1
f (x) = xk + x , avec 0 < θ < 1.
k=0
k! (n + 1)!
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3.5 Développement en série entière Chapitre 3
alors
+∞ n
x
X x
∀x ∈ [−a, a], e = .
n=0
n!
et comme a est quelconque alors
+∞
x x x2 X xn
∀x ∈ R, e = 1 + + + ··· = .
1! 2! n=0
n!
3− Soit f la fonction définie sur ]−1, +∞[ par f (x) = ln(1+x), et soit a ∈]0, 1[.
f est de classe C ∞ sur [−a, a], et on a
1 (−1)n
f 0 (x) = , f (n) (x) = ,
1−x (1 − x)n+1
ainsi
1
sup f (n) (x) =
x∈[−a,a] (1 − a)n
mais
1
lim = +∞,
n→+∞ (1 − a)n
les dérivées de f ne sont pas uniformément bornée sur [−a, a]. Cependant
on peut développer cette fonction car cette condition est suffisante mais non
nécessaire.Pour cela, on développe f 0 (x)
+∞
1 X
= xn , ∀x ∈ [−a, a],
1 − x n=0
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3.6 Quelques applications des séries entières Chapitre 3
alors
+∞
0 1 X
f (x) = = (−1)n xn , , ∀x ∈ [−a, a],
1 + x n=0
en déduit alors que
+∞
X xn+1
n
ln(1 + x) = (−1) , ∀x ∈ [−a, a].
n=0
(n + 1)
Remarque 3.4.
Pour exprimer la somme d’une série entière à l’aide des fonctions classiques, on
se ramène toujours aux développements en série entière usuels. Pour cela, on peut
utiliser plusieurs astuces :
P p(x) n
1. Pour une série entière du type x , on exprime p(x) dans la base
n!
X, X(X − 1), X(X − 1)(X − 2), ... afin de se ramener à la série de l’ex-
ponentielle.
+∞
F (n)xn où F est une fraction rationnelle,
P
2. Pour une série entière du type
n=0
on décompose F en éléments simples.
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3.6 Quelques applications des séries entières Chapitre 3
1
3. S’il y a des multiplies de n ou par rapport aux séries classiques, on
x+1
pense à intégrer ou à dériver
Exemple 3.6.
P n3 n
Calculons la somme de la série entière x
n!
n3
Posons an = n!
. On a
Par le critère de d’Alembert, le rayon de convergence de cette série est égal à +∞,
La dérivée de ex est ex ,
+∞ +∞
X n(n − 1)(n − 2) n 3
X n(n − 1)(n − 2)
x =x xn−3 = x3 ex ,
n=0
n! n=3
n!
et
+∞
X n
xn = xex ,
n=0
n!
alors
+∞ 3
X n
xn = (x3 + 3x2 + x)ex ,
n=0
n!
il résulte que
+∞ 3
X n
= 5ex .
n=0
n!
Exemple 3.7.
+∞
P x2n
Calculons la somme de la série entière .
n=0 2n + 1
x2n un+1 n→+∞ 2
Posons un = , −→ x , si |x| < 1 la série converge, et si |x| > 1 la
2n + 1 un
série diverge, donc R = 1.
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3.6 Quelques applications des séries entières Chapitre 3
Pour x ∈] − 1, 1[, on note S(x) la somme de la série entière. Donc S est dérivable
sur ] − 1, 1[ et on a
+∞ 1 1
0 X 1
(xS(x)) = x2n = = 2
+ 2
n=0
1 − x2 1−x 1+x
= −1 + x2 f (x),
donc
+∞
X x2n 1 1
2
= g(x) − f (x)
n=2
4n − 1 2 2
1 x2 − 1
1+x
=− + ln .
2 4x 1−x
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3.6 Quelques applications des séries entières Chapitre 3
bn x n ,
P
3. Par des changements d’indice, on se ramène à une écriture du type
n∈N
où la suite (bn )n∈N s’écrit en fonction de la suite (an )n∈N .
5. Cela doit permettre de trouver la suite (an )n∈N en fonction de certains para-
mètres.
an xn a un rayon de conver-
P
6. Réciproquement, on vérifie que la série entière
n∈N
gence non nul et qu’elle est solution de l’équation différentielle.
00 0
Exemple 3.9. Considérons l’équation différentielle y + xy + y = 1, et cherchons
0
une solution unique telle que y(0) = y (0) = 0.
+∞
an x n .
P
Soit R > 0, le rayon de convergence de la série
n=0
Posons
+∞
X
∀x ∈ ] − R, R[, f (x) = an x n ,
n=0
+∞ +∞
00
X X
f (x) = n(n − 1)an xn−2 = (n + 2)(n + 1)an+2 xn .
n=2 n=0
en remplacant dans l’équation différentielle, on trouve que
+∞
00
X
0
f (x) + xf (x) + f (x) = bn x n .
n=0
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3.7 Exercices sur le chapitre 3 Chapitre 3
telle que
bn = (n + 2)(n + 1)an+2 + (n + 1)an
mais
00
f + xf 0 + f = 1
sin(x) , x 6= 0
f (x) = x
1, x = 0
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3.7 Exercices sur le chapitre 3 Chapitre 3
Exercice 26. Calculer les sommes des séries entières après avoir préciser leur rayon
et domaine de convergence :
+∞(−1)n 3n+1 +∞
Pn −1 n +∞
P sin nα
xn ,
P
1. x , 2. x , 3.
n=0 3n + 1 n=1 n! n=0 n!
+∞
P ch n 2n +∞
sin2 n cos nxn .
P
4. x , 5.
n=1 n! n=0
Exercice 27. Pour les séries entières suivantes, donner le rayon de convergence et
exprimer leur somme en termes de fonctions usuelles :
+∞
Pn +2 n +∞
P (n + 1)(n − 2) n P (−1)n+1
+∞
1. x , 2. x , 3. x2n ,
n=0 n + 1 n=0 n! n=1 2n n!
P x2n
+∞ P n3
+∞ +∞
xn , (−1)n+1 nx2n+1 ,
P
4. , 5. 6.
n=0 2n + 1 n=0 n! n=0
P x2n
+∞
7. 2
. .
n=0 4n − 1
+∞
an xn de rayon de convergence
P
Exercice 28. Soit S la somme de la série entière
n=0
R > 0. Démontrer que S est paire si et seulement si, pour tout k ∈ N, a2k+1 = 0.
Exercice 30.
+∞
P (−1)n n
On considère la série entière f (x) = x .
n=2 n(n − 1)
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3.8 Corrigé des exercices sur le chapitre 3 Chapitre 3
Exercice 31. Soit f l’application définie sur ] − 1, 1[ par f (x) = cos(α arcsin x),
α ∈ R.
00
(1 − x2 )y − xy 0 (x) + αy(x) = 0, y(0) = 1, y 0 (0) = 0.
Exercice 32.
Montrer que les fonctions suivantes sont de classe C ∞ :
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3.8 Corrigé des exercices sur le chapitre 3 Chapitre 3
(2n)!
2) Posons an = . On a
(n!)2
(2n)!
an
= (n!)2
an+1 (2(n + 1))!
((n + 1)!)2
(n + 1)!(n + 1)!(2n)!
=
(2n + 2)!n!n!
(n + 1)n!(n + 1)n!(2n)!
=
(2n + 2)(2n + 1)(2n)!n!n!
(n + 1)(n + 1) n→+∞ 1
= −→ .
(2n + 2)(2n + 1) 4
1
D’après la règle de d’Alembert, le rayon de convergence est R = .
4
3) On applique la règle de Cauchy,
2 ! n1
n n
n
(−1)n
√ (−1) n→+∞
n
an = 1+ = 1+ −→ e,
n n
1
donc R = .
e
4) On a
+∞ 2n
an ∼ ,
3n
alors
an +∞ 3n+1 2n
3
an+1 ∼ 2n+1 3n = 2
3
ainsi, d’près la règle de d’Alembert R = .
2
n3n 3n
5) Posons un (x) = x ,
(3n)!
un+1 (x) (n + 1)3n+3 (3n)! 3
un (x) = (3n + 3)! n3 n |x|
(n + 1)3n+3
= |x|3
(3n + 3)(3n + 2)(3n + 1)n3n
3n
(n + 1)2
1
= 3n
1+ |x|3
3(3n + 2)(3n + 1)n n
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3.8 Corrigé des exercices sur le chapitre 3 Chapitre 3
comme
3n
1 1
lim 1 + = lim e3n ln(1+ n )
n→+∞ n n→+∞
1 1
= lim e3n( n +o( n ))
n→+∞
= lim e(3+o(1))
n→+∞
= e3 .
alors
un+1 (x) e3
lim = |z|.
n→+∞ un (x) 27
puis
e3 3 27 9
|z| = 1 ⇔ |z|3 = 3 ⇔ |z| = .
27 e e
9
R= .
e
6) On remarque que si |x| < 1,
2
lim ln(nxn ) = −∞,
n→+∞
donc
2
lim nxn = 0,
n→+∞
et si |x| = 1,
2
lim nxn lim n = +∞.
n→+∞ n→+∞
Corrigé de l’exercice 26
(−1)4n+1 1 +∞ 1
un (−1) = =− ∼ −
3n + 1 3n + 1 3
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3.8 Corrigé des exercices sur le chapitre 3 Chapitre 3
1P1
− est une série de Riemann divergente, d’après le critère d’équivalence
3 nP
la série un (−1) est divergente.
? Pour x = 1, on a
(−1)n
un (1) = .
3n + 1
P (−1)n
est une série alternée convergente, d’après le critère d’équivalence
3n +P1
la série un (−1) est divergente.
Le domaine de convergence D =] − 1, 1].
Soit x ∈] − 1, 1], posons
+∞
X (−1)n
S(x) = x3n+1 ,
n=0
3n + 1
alors
+∞ +∞
0
X
n 3n
X 1
S (x) = (−1) x = (−x3 )n = .
n=0 n=0
1 + x3
Comme S(0) = 0,
Zx Zx
0 1
S(x) = S (t) dt = dt.
1 + t3
0 0
Donc
Zx Zx Zx
1 1 1 1 2−t
dt = dt + dt
1 + t3 3 1+t 3 t2 − t + 1
0 0 0
Zx Zx
1 1 2t − 1 1 1
= [ln(1 + t)]x0 − 2
dt + dt
3 6 t −t+1 2 t2 −t+1
0 0
Zx
1 1 1 1
= ln(1 + x) − ln(x2 − x + 1) + dt
3 6 2 t2 − t + 1
0
√
1 1 2 3 2x − 1
= ln(1 + x) − ln(x − x + 1) + arctan √ .
3 6 6 3
n−1
2) Posons an = .
n!
= lim n! (n + 1)! n − 1 = lim (n − 1)(n + 1) = +∞,
an
R = lim
n→+∞ an+1 n→+∞ n − 1 n n! n→+∞ n
Le domaine de convergence D = R.
Soit x ∈ R, On a
+∞
X n−1
S(x) = xn
n=1
n!
+∞ +∞
X n n X xn
= x −
n=1
n! n=1
n!
+∞ +∞
X xn X xn
= −
n=1
(n − 1)! n=1 n!
+∞
" +∞ #
X xn−1 X xn
=x − +1−1
n=1
(n − 1)! n=1
n!
+∞ n
" +∞ #
X x X xn
=x − −1
n=0
n! n=0
n!
x
P xn
+∞
comme e = ,
n=0 n!
S(x) = xex − ex + 1.
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3.8 Corrigé des exercices sur le chapitre 3 Chapitre 3
P zn
+∞
comme ez = , alors
n=0 n!
+∞ inα
X e iα
xn = exe
n=0
n!
mais
+∞ inα +∞ +∞
X e X cos nα X sin nα n
xn = xn + i x ,
n=0
n! n=0
n! n=0
n!
ainsi
+∞
X sin nα
xn = ex cos α sin(x sin α).
n=0
n!
4) On a
en + e−n
ch n = ,
2
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3.8 Corrigé des exercices sur le chapitre 3 Chapitre 3
alors
+∞ +∞
1 X en 2n 1 X e−n 2n
S(x) = x + x
2 n=1 n! 2 n=1 n!
+∞ +∞
1 X (ex2 )n 1 X (e−1 x2 )n
= +
2 n=1 n! 2 n=1 n!
" +∞ # " +∞ #
1 X (ex2 )n 1 X (e−1 x2 )n
= −1 + −1
2 n=0 n! 2 n=0 n!
1 h ex2 i 1 h −1 2 i
= e −1 + ee x − 1
2 2
1 ex2 1 e−1 x2
= e + e − 1.
2 2
ein + e−in P xn
+∞
5) En utilisant le fait que cos n = et ex = , on obtient
2 n=0 n!
+∞
X
S(x) = sin2 n cos nxn
n=0
+∞
X
= (1 − cos2 n) cos nxn
n=0
+∞
X +∞
X
n
= cos nx − cos3 nxn
n=0 n=0
+∞ +∞ in 3
X in e + e−in n X e + e−in
x − xn
n=0
2 n=0
2
+∞ +∞ +∞
1 X i n 1 X −i n 1 X 3i n
= (e x) + (e x) − (e x)
2 n=0 2 n=0 8 n=0
+∞ +∞ +∞
3 X i n 3 X −i n 1 X −3i n
− (e x) − (e x) − (e x)
8 n=0 8 n=0 8 n=0
1 1 1 1 1
= + − −
8 1 − xei 1 − xe−i 1 − xe3i 1 − xe−3i
Corrigé de l’exercice 27
n+2
1. Posons an = , en utilisant la règle de d’Alembert, en trouve R = 1. On
n+1
a
n+2 1
=1+ ,
n+1 n+1
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3.8 Corrigé des exercices sur le chapitre 3 Chapitre 3
donc
+∞ +∞ +∞
X n+2 n
X
n
X 1
x = x + xn
n=0
n + 1 n=0 n=0
n + 1
+∞
1 1 X xn+1
= +
1 − x x n=0 n + 1
1 ln(1 − x)
= − .
1−x x
1
2. Posons an = √ . d’après la règle de d’Alembert
n
an
R = lim = 1,
n→+∞ an+1
On a
(n + 1)(n − 2) = n2 − n − 2 = n(n − 1) − 2,
donc
+∞ +∞ +∞
X (n + 1)(n − 2) X n(n − 1) X 1 n
xn = xn − 2 x
n=0
n! n=0
n! n=0
n!
+∞
X 1
= xn − 2ex
n=2
(n − 2)!
+∞
X 1
= x2 xn − 2ex
n=0
n!
= (x2 − 2)ex .
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3.8 Corrigé des exercices sur le chapitre 3 Chapitre 3
x2n
5. Posons un = . On a un+1 /un → x2 . Ainsi, si |x| < 1, et si |x| > 1 la
2n + 1
série est diverge, alors R = 1. S est dérivable sur ] − 1, 1[, et
+∞
0
X
2n 1 1 1 1
(xS) (x) = x = = + .
n=0
1 − x2 2 1−x 1+x
De plus, S(0) = 1.
n3
6. Posons an = ,
n!
an n3 n→+∞
= (n + 1) × −→ +∞.
an+1 (n + 1)3
De même,
+∞ +∞
X n(n − 1) X n
xn = x2 ex et xn = xex ,
n=0
n! n=0
n!
ainsi
+∞ 3
X n
xn = (x3 + 3x2 + x)ex .
n=0
n!
1
7. Par la règle de d’Alembert, on trouve que R = 1. On pose f (x) = , on
1+x
a pour tout x ∈] − 1, 1[,
+∞
X
f (x) = (−1)n xn ,
n=0
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3.8 Corrigé des exercices sur le chapitre 3 Chapitre 3
en dérivant,
+∞
x 0
X
− 2
= xf (x) = (−1)n nxn ,
(1 + x) n=0
donc
+∞
x2 x3
X
n+1 2n+1
(−1) nx =x× = .
n=0
(1 + x2 )2 (1 + x2 )2
8. A l’aide de la règle de d’Alembert, on montre que le rayon de convergence de
la série entière est égale à 1. On décompose ensuite en éléments simples la
fraction rationnelle. On trouve
1 1 1 1
2
= − .
4n − 1 2 2n − 1 2n + 1
+∞
P x2n P x2n
+∞
Posons f (x) = et g(x) = on sait que pour x 6= 0, on a
n=0 2n + 1 n=0 2n − 1
1 1+x
f (x) = ln .
2x 1−x
On se ramène à ce cas pour g, en remarquant que
+∞
X x2 x2(n−1)
g(x) = −1 +
n=1
2(n − 1) + 1
+∞
X
2 x2n
= −1 + x
n=0
2n + 1
= −1 + x2 f (x).
Corrigé de l’exercice 28
Supposons d’abord que a2k+1 = 0 pour tout k ∈ N, S est paire comme somme d’une
série de fonctions paires. Réciproquement, supposons que S est paire, et posons
T (x) = S(−x). Pour tout x ∈] − R, R[,
+∞
X
T (−x) = (−1)n an xn .
n=0
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3.8 Corrigé des exercices sur le chapitre 3 Chapitre 3
De plus, puisque S est paire, T et S coïncident sur ] − R, R[. Donc pour tout entier
n ∈ N, on a an = (−1)n an , ainsi an = 0 si n est impaire.
Corrigé de l’exercice 29
1) La fonction x 7−→ cos x ch x est développable en série entière sur R en tant que
produit de fonctions développables en série entière sur R. Pour tout x ∈ R,
alors
1 (1+i)x
+ e(1−i)x + e(−1+i)x + e(−1−i)x .
cos x ch x = e
4
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3.8 Corrigé des exercices sur le chapitre 3 Chapitre 3
et
+∞
1X xn
cos x ch x = [(1 + i)n + (1 − i)n + (−1 + i)n + (−1 − i)n ]
4 n=0 n!
+∞
1 X h√ i π n √ −i π n √ 3iπ n √ − 3iπ n i xn
= 2e 4 + 2e 4 + 2e 4 + 2e 4
4 n=0 n!
+∞
1 X √ n h nπ nπ nπ nπ
= 2 cos + i sin + cos − i sin
4 n=0 4 4 4 4
n
3nπ 3nπ 3nπ 3nπ x
+ cos + i sin + cos − i sin
4 4 4 4 n!
+∞
3nπ xn
X n nπ
= 2 2 −2 2 cos + 2 cos
n=0
4 4 n!
+∞
X n nπ nπ xn
= 2 2 −2 cos cos
n=0
2 4 n!
+∞
X kπ x2k
= 2k−2 (−1)k cos
k=0
2 (2k)!
+∞
X x4l
= 22l−2 cos lπ
l=0
(4l)!
+∞
X x4n
= 22n−2 (−1)n .
n=0
(4n)!
P xn
+∞
2) Pour tout x ∈] − 1, 1[, on a ln(1 − x) = , alors
n=1 n
1−x
ln = ln(1 − x) − ln(1 + x)
1+x
+∞ n +∞
X x X (−x)n
= −
n=1
n n=1
n
+∞
X xn
= (1 − (−1)n )
n=1
n
+∞ 2k
X x
=2 .
k=1
2k
3) On factorise par a :
ln(x + a) = ln a(1 + x/a) = ln(a) + ln(1 + x/a).
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3.8 Corrigé des exercices sur le chapitre 3 Chapitre 3
x
Pour < 1, soit |x| < a, on en déduit
a
+∞
X (−1)n+1 xn
ln(x + a) = ln(a) + .
n=1
nan
donc
+∞
X (2x)n 1 1
ln(1 + 2x) = (−1)n−1 , ∀x ∈] − , [,
n=1
n 2 2
En sommant, on trouve que
+∞
2
X (−1)n−1 2n − 1
ln(1 + x − 2x ) = xn .
n=1
n
1
La série obtenue est de rayon de convergence .
2
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3.8 Corrigé des exercices sur le chapitre 3 Chapitre 3
x2
Il en résulte que pour tout x tel que ∈] − 1, 1[, on a
4
−3/2 +∞
x2 3.5.7. . . . .(2n + 1) x2n
X
1+ =1+ (−1)n n
.
4 n=1
2.4.6. . . . .2n 4
La série entière obtenue a pour rayon de convergence 2.
Corrigé de l’exercice 30
PC P (−1)n n
est convergente, alors la série x est normalement conver-
n2 n(n − 1)
(−1)n n
gente sur [−1, 1]. Chaque fonction x est continue sur [−1, 1], on en
n(n − 1)
déduit la continuité de f sur [−1, 1].
f (x) = (1 + x) ln(1 + x) − x + C,
et C = f (0) = 0.
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3.8 Corrigé des exercices sur le chapitre 3 Chapitre 3
Corrigé de l’exercice 31
1) On a
+∞
X
(n + 1)(n + 2)an+2 + (−n(n − 1) − n + α2 )an tn .
n=0
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3.8 Corrigé des exercices sur le chapitre 3 Chapitre 3
Corrigé de l’exercice 32
Cette égalité est encore vraie en 0, puisque les deux membres sont alors égaux
à 1. Ainsi, f coïncide sur R avec une série entière de rayon de convergence
+∞. f est donc de classe C ∞ .
2) Pour x > 0, on a
+∞ √ 2n +∞
X ( x) X xn
g(x) = = .
n=0
(2n)! n=0
(2n)!
Pour x < 0, on a :
+∞ √ 2n +∞ n n +∞
X
n ( −x)
X
n (−1) x
X xn
g(x) = (−1) = (−1) = .
n=0
(2n)! n=0
(2n)! n=0
(2n)!
+∞
P xn
Ainsi, g coïncide sur R avec la série entière : elle est donc de classe
n=0 (2n)!
C ∞.
3) Pour x 6= 0, on a
x − sin x
h(x) = .
x sin x
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3.8 Corrigé des exercices sur le chapitre 3 Chapitre 3
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CHAPITRE 4
4.1 Introduction
Dans ce chapitre on présente la théorie des séries de Fourier, on commence par
donner la notion de séries trigonométriques, puis les séries de Fourier des fonctions
paires ou impaires données dans divers formes d’intervalles ainsi que les règles de
convergences, la formule de parseval et quelques applications.
Objectifs du chapitre
127
Séries trigonométriques Chapitre 4
4.2 Définition
Soit T un nombre réel. Une fonction f définie sur un ensemble D ⊂ R dans
R est dite périodique de période T ∈ R (ou T -périodique) si,
∀x ∈ D, x + T ∈ D et f (x + T ) = f (x).
Exemple 4.1.
cos ωt, sin ωt et exp(iωt) sont des fonctions périodiques de période T
car ωT = 2π.
Remarque 4.1.
est T -périodique. On peut par cette remarque ramener l’étude des fonctions
T -périodiques à celles des fonctions 2π-périodiques.
4.3 Définition
Soient (an )n∈N et (bn )n∈N deux suites de nombres réels. On appelle série tri-
gonométrique, toute série de fonctions de la forme
+∞
a0 X
+ (an cos(nx) + bn sin(nx)) . (4.1)
2 n=1
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Séries trigonométriques Chapitre 4
4.1 Proposition
P P
Si les séries numériques an et bn convergent absolument, alors la série
n∈N n∈N
trigonométrique (4.1) converge normalement sur R. En outre, sa somme est
une fonction continue sur R.
Exemple 4.2.
P cos nx P sin nx
Les séries 2
et 2
, convergent normalement sur R.
n∈N n n∈N n
Soit
+∞
X
f (z) = an z n .
n=0
une série entière de rayon de convergence R > 0. Posons
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Séries trigonométriques Chapitre 4
avec
Z2π Z2π
1 1
an = f (x) cos(nx)dx, bn = f (x) sin(nx)dx, n ∈ N,
π π
0 0
En multipliant les deux membres de l’équation (4.2) par cos(px), et en intégrant sur
l’intervalle [0, 2π], on trouve
Z2π ∞
X Z2π ∞
X Z2π
f (x) cos(px)dx = an cos(px) cos(nx)dx + bn cos(px) sin(nx)dx
0 n=0 0 n=0 0
et
Z2π
cos(px) sin(nx)dx = 0, ∀n ∈ N
0
on trouve que
Z2π
f (x) cos(px)dx = πap .
0
alors, pour tout n ∈ N
Z2π
1
an = f (x) cos(x)dx, p > 0.
π
0
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Séries trigonométriques Chapitre 4
on trouve que
Z2π
f (x) sin(px)dx = πbp ,
0
Z2π
1
bn = f (x) sin(nx)dx.
π
0
Remarque 4.2.
1. Si la fonction f n’est pas donnée explicitement sur [0, 2π], mais sur l’intervalle
[−π, π], dans ce cas le calcul des coefficients de Fourier de f s’effectue sur
l’intervalle [−π, π],
Zπ Zπ
1 1
an = f (x) cos(nx)dx, bn = f (x) sin(nx)dx, n ∈ N,
π π
−π −π
Zπ
2
2. Si la fonction f est paire, an = f (x) cos(nx)dx et bn = 0 pour tout n ∈ N.
π
0
Zπ
2
3. Si la fonction f est impaire, an = 0 et bn = f (x) sin(nx)dx pour tout
π
0
n ∈ N..
Exemple 4.3.
Soit f une fonction périodique de période 2π définie par
1, x ∈] − π2 , π2 [,
f (x) =
0, x ∈] − π, − π [∪] π , π[,
2 2
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Séries trigonométriques Chapitre 4
bn = 0, a0 = 1,
π
Zπ Z2
2 2 2 sin nπ
an = f (x) cos(nx)dx = cos(nx)dx = 2
, n ∈ N∗ .
π π π n
0 0
1 2X1 nπ
+ sin cos(nx).
2 π n∈N∗ n 2
Remarque 4.3.
Si l’intervalle d’intégration est [θ, θ+π] alors les coefficients de Fourier de la fonction
f , s’écrit
θ+π
Z θ+π
Z
1 1
an = f (x) cos(nx)dx, bn = f (x) sin(nx)dx, ∀n ∈ N,
π π
θ θ
où θ ∈ R.
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Séries trigonométriques Chapitre 4
L π π
en utilisant le changement de variable x = , alors t = x et dt = dx, pour tout
πt L L
n de N on trouve
ZL ZL
1 nπx 1 nπx
an = f (x) cos dx, bn = f (x) sin dt,
L L L L
−L −L
et pour tout n ∈ N?
Z1
2
an = x cos(nπx) dx
1
0
alors
a2n = 0,
−4
a2n+1 =
,
π 2 (2n+ 1)2
en déduit que La série de Fourier associée à f est
+∞
1 4 X cos((2n + 1)πx)
− 2 .
2 π n=1 (2n + 1)2
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Séries trigonométriques Chapitre 4
Soit f une fonction non périodique définie sur [a, b]. On définit la série de Fourier
associer à f on le prolongent à une fonction g périodique de période T = b − a, telle
que g(x) = f (x), x ∈]a, b[.
Alors la série de Fourier de f s’écrit
X
2πn
2πn
a0 + an cos x + bn sin
n>1
T T
avec
Zb Zb
2 2πnx 2 2πnx
an = f (x) cos dx, bn = f (x) sin dx, ∀n ∈ N.
T T T T
a a
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Séries trigonométriques Chapitre 4
Z2π +∞
1 2 a2 X 2
(f (x)) dx = 0 + an + b2n
π 2 n=1
0
π2 1 1 1 X 1
= 2 + 2 + 2 + ... = ,
6 1 2 3 n2
∞
π2 1 n+1 1
X 1
= 1 − 2 + .... + (−1) 2
+ ... = (−1)n+1 2 ,
12 2 n n=1
n
∞
π2 1 1 1 X 1
= 2 + 2 + 2 + ... = .
8 1 3 5 n=0
(2n + 1)2
? La formule de Leibniz
X (−1)n ∞
π 1 1 1
= 1 − + − + ... = ,
4 3 5 7 n=0
2n + 1
∞ ∞ 2
π−1 X sin(x) X sin(x)
= = .
2 n=1
n n=1
n
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Séries trigonométriques Chapitre 4
Exemple 4.5.
Soit f une fonction périodique de période 2π définie par
1, x ∈]0, π[
f (x) =
−1, x ∈] − π, 0[
π
Pour x = ,
2
4 X sin (2n + 1) π2
π 4 X (−1)n
f( ) = 1 = =
2 π 2n + 1 π 2n + 1
il en résulte que
X (−1)n 1 1 1 π
= 1 − + − + ... = ,
2n + 1 3 5 7 4
par l’égalité de Parseval, on trouve
Zπ ∞
2 2
X 16 1
f (x) dx = 1 =
π n=0
π2 (2n + 1)2
0
alors
∞
X 1 π2
=
n=0
(2n + 1)2 8
P∞ 1
S= 2
est une série convergente, en séparant les termes d’ordre paire et impaire
n=1 n
on trouve
∞ ∞
X 1 X 1
S= 2
+ , (4.3)
n=1
(2n) n=1
(2n + 1)2
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Séries trigonométriques Chapitre 4
mais
∞ ∞ ∞
X 1 X 1 1X 1 S
2
= 2
= 2
= ,
n=1
(2n) n=1
4n 4 n=1 n 4
en remplacant dans (4.3) on trouve
∞
S X 1
S= + ,
4 n=0 (2n + 1)2
alors
3S X 1 π2
= = ,
4 (2n + 1)2 8
ainsi
∞
X 1 π2
S= 2
= .
n=1
n 6
Comme les séries entière, les séries de Fourier peut être utiliser pour chercher des
solutions pour quelques équations aux dérivées partielles. La méthode de séparation
des variables pour les équations aux dérivées partielles repose sur la recherche de
solution sous forme d’un produit de fonctions d’une seul variable. Lorsqu’on applique
cette méthode, on trouve que ces fonctions sont solutions d’équations différentielles
ordinaires.
Considérons le problème des Cordes vibrantes suivant
2
∂ u ∂ 2u
2 (x, t) = (x, t), x ∈]0, 1[, t > 0,
∂t
∂x2
u(0, t) = u(1, t) = 0, t > 0,
u(x, 0) = f (x), ∂u (x, 0) = g(x), x ∈]0, 1[.
∂t
On cherche des solutions sous la forme X(x)T (t) vérifiant les conditions aux initiales
et les conditions aux limites du problème.
En utilisant le principe de superposition on trouve
∞
X
u(x, t) = sin(nπx) (an cos(nπt) + bn sin(nπt)) ,
n=1
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Séries trigonométriques Chapitre 4
Exemple 4.6.
On considère le problème suivant
∂ 2u ∂ 2u
(t, x) = (t, x), x ∈]0, 2π[, t > 0,
2 2
∂t ∂x
u(0, t) = u(2π, t) = 0,
3x
u(x, 0) = 2 sin
2
∂u x
= 3 sin
∂t 2
en utilisant la méthode de séparation des variables, on trouve
∞
X nx nt nt
u(x, t) = sin an cos + bn sin .
n=1
2 2 2
3x
comme u(x, 0) = 2 sin ,
2
∞
3x X nx
2 sin = an sin
2 n=1
2
rappelons que
Z2π π, n = m
sin nx sin mx dx =
0
6 m
0, n =
alors
Z2π
1 3x nx
an = 2 sin sin dx
π 2 2
0
2, n = 3
=
0, n 6= 3.
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4.5 Exercices sur le chapitre 4 Chapitre 3
x
comme u(x, 0) = 3 sin , en déduit que
2
∞
x X nbn nx
3 sin = sin
2 n=1
2 2
ainsi
Z2π
1 x nx
bn = 3 sin sin dx
πn 2 2
0
3, n = 1
=
0, n 6= 1
x t 3x 3t
u(x, t) = 3 sin sin + 3 sin sin .
2 2 2 2
Exercice 34. Soit f une fonction 2π−périodique, définie pour x ∈ [0, 2π[ par f (x) =
x2 .
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4.6 Corrigé des exercices sur le chapitre 4 Chapitre 4
2) Calculer
+∞ +∞
X 1 X 1
, .
n=1
n2 n=1
n4
Exercice 35.
Exercice 36. Soit f une fonction périodique de période 2, définie par f (x) = x − x3
pour tout x ∈] − 1, 1].
Exercice 37.
P
1) Soit un (x) une série de fonctions uniformément convergente sur un inter-
n∈N
valle I. Montrer que les fonctions un sont toutes bornées sur I pour n assez
grand, et que kun k∞ tend vers 0 lorsque n tend vers +∞.
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4.6 Corrigé des exercices sur le chapitre 4 Chapitre 4
On a
Zπ Zπ
1 1 π
a0 = f (x) dx = x dx =
π π 2
−π 0
?
Pour tout n ∈ N ,
Zπ
1
an = f (x) cos(nx) dx
π
−π
Zπ
1
= x cos(nx) dx
π
0
π Zπ
1 1 1
= x sin(nx) − sin(nx) dx
π n 0 nπ
0
Zπ
1
=− sin(nx) dx
nπ
0
1
=− 2
[cos(nx)]π0
nπ
1
= 2 ((−1)n − 1) ,
nπ
et
Zπ
1
bn = f (x) sin(nx) dx
π
−π
Zπ
1
= x sin(nx) dx
π
0
π Zπ
1 1 1
= − x cos(nx) + cos(nx) dx
π n 0 nπ
0
1
=− [x cos(nx)]π0
nπ
(−1)n+1
= .
n
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4.6 Corrigé des exercices sur le chapitre 4 Chapitre 4
alors
∞ ∞
3X 1 X 1 π2
= = ,
4 n=1 n2 n=1
(2n + 1)2 8
ainsi
∞
X 1 π2
= .
n=1
n2 6
Corrigé de l’exercice 34
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4.6 Corrigé des exercices sur le chapitre 4 Chapitre 4
Z2π
1
an = x2 cos(nx)dx
π
0
2π Z2π
1 x2 sin nx
2
= − x sin(nx)dx
π n 0 πn
0
2π Z2π
2 x cos(nx) 2
= − 2 cos(nx)dx
nπ n 0 πn
0
4
= [π cos(nπ)]
πn2
4
= 2 (−1)n ,
n
et
Z2π
1 2π 2
a0 = x2 dx = .
π 3
0
Pour x = 0, on a
∞
π2 X (−1)n
f (0) = 0 = +4 .
3 n
n2
dons
∞
X (−1)n π2
=− .
n
n2 12
De même pour x = π,
∞ ∞
2 π2 X (−1)n
n π2 X1
f (π) = π = +4 2
(−1) = + 4 2
.
3 n
n 3 n
n
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4.6 Corrigé des exercices sur le chapitre 4 Chapitre 4
Ainsi
+∞
X 1 π2
= .
n=1
n2 6
La dernière somme se calcule en appliquant le théorème de Parseval,
Z 2π 2 2 +∞
1 X 16 16π 2
1 4 4π
x dx = + + 2 .
2π 0 3 2 n=1 n4 n
Z2π
1 16π 4
En utilisant le fait que x4 dx = , moyennant le calcul précédent,
2π 5
0
en déduit que
+∞
X 1 π4
= .
n=1
n4 90
Corrigé de l’exercice 35
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4.6 Corrigé des exercices sur le chapitre 4 Chapitre 4
−4
car cos(nπ) = (−1)n . donc on a a2n = 0, et a2n+1 = , pour tout
π(2n + 1)2
n ∈ N?
La série de Fourier associée à f est
+∞
π 4 X cos((2n + 1)x)
− .
2 π n=0 (2n + 1)2
En particulier, pour x = 0,
+∞
X 1 π2
= .
n=0
(2n + 1)2 8
d’où
+∞
X 1 π4
4
= .
n=0
(2n + 1) 96
Corrigé de l’exercice 36
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4.6 Corrigé des exercices sur le chapitre 4 Chapitre 4
1) Puisque un = +∞
P P+∞
k=n uk − k=n+1 uk , alors par le critère de Cauchy uniforme
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4.6 Corrigé des exercices sur le chapitre 4 Chapitre 4
Ceci prouve à la fois que un est bornée sur I pour n assez grand, et aussi que
(kun k∞ ) tend vers 0.
2) On a
√
a b
a cos(x) + b sin(x) = a2 + b2 √ cos(x) + √ sin(x) .
a2 + b 2 a2 + b2
a b
Posons u = √ et v = √ . Alors u et v sont deux réels tels que
2
a +b 2 a + b2
2
u2 + v 2 = 1. Il existe donc θ ∈ R tel que u = cos(θ) et v = sin(θ). Alors pour
tout x ∈ I
√
|a cos(x) + b sin(x)| = a2 + b2 cos(θ) cos(x) + sin(θ) sin(x)
√
= a2 + b2 cos(x − θ).
3) On utilise les deux questions précédentes : On sait que |an cos(nx)+bn sin(nx)|
tend vers 0. De plus, soit In = nI = [nα, nβ]. Alors
Ceci implique que lim a2n = lim b2n = 0 - on peut justifier cela par le
n→+∞ n→+∞
théorème des gendarmes,
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CHAPITRE 5
INTÉGRALES GÉNÉRALISÉES
5.1 Introduction
Jusqu’à présent, nous avons considéré l’intégration de fonctions continues sur un
intervalle fermé et borné. Dans ce chapitre, nous présentons une généralisation de
la définition de l’intégrale des fonctions pas nécessairement continue sur intervalles
non bornées, par exemple
π
Z+∞ Z1 Z+∞ Z2
sin x
e−x dx, ln x dx, dx, tan x dx, · · ·
x
0 0 −∞ 0
Objectifs du chapitre
148
5.2 Intégrales généralisées (impropres) Chapitre 5
5.2 Définition
Soit f une fonction définie sur [a, b[ à valeurs dans R ou C (−∞ < a < b 6
+∞), localement intégrable sur [a, b[, on lui associe la fonction F définie sur
[a, b[ et à valeurs dans R ou C par
Zx
∀x ∈ [a, b[, F (x) = f (t) dt.
a
Exemple 5.1.
Z1
dt 1
1) L’intégrale est généralisé, la fonction t 7→ n’est pas définie en
1−t 1−t
0
1.
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5.2 Intégrales généralisées (impropres) Chapitre 5
= − ln(1 − x) → +∞.
n→+∞
Z1
dt
L’intégrale est divergente.
1−t
0
R +∞ dt
2) Soit l’intégrale généralisé 1
(en +∞), pour tout x ∈ [1; +∞[, on a
t2
Z x
dt 1
2
=1− → 1,
1 t x n→+∞
Z+∞
dt
donc converge.
t2
1
5.3 Définition
Soit f une fonction définie sur [a, b[ à valeurs dans R ou C (−∞ 6 a < b <
+∞), localement intégrable sur [a, b[, on lui associe la fonction F définie sur
]a, b] et à valeurs dans R ou C par
Zb
∀x ∈]a, b], F (x) = f (t) dt
x
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5.2 Intégrales généralisées (impropres) Chapitre 5
Exemple 5.2.
Z1
1) Etudions l’intégrale généralisée ln t dt.
0
Pour tout x ∈]0, 1], une intégration par partie donne
Z1 Z1
ln t dt = [t ln t]1x − dt
x x
= [t ln t − t]1x
= ln(1) − 1 − (x ln x − x)
Z1
lim ln t dt = −1.
x→0
x
Z1
L’intégrale ln t dt converge et on a
0
Z1
ln t dt = −1.
0
Z0
2) Soit l’intégrale généralisée et dt. Pour tout x ∈] − ∞, 0]
−∞
Z0
0
et dt = et x = 1 − ex → 1,
x→−∞
x
Z0
alors l’intégrale et dt est convergente, et sa valeur est 1.
−∞
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5.2 Intégrales généralisées (impropres) Chapitre 5
5.4 Définition
Soit f une fonction définie sur ]a, b[ à valeurs dans R ou C (−∞ 6 a < b 6
+∞), localement intégrable sur ]a, b[. On dit que l’intégrale de f sur ]a, b[ est
convergente, s’il existe c ∈]a, b[, tel que les intégrales de f sur ]a, c] et [c, b[
Zc Zb
convergent, on appelle f (t) dt + f (t) dt l’intégrale généralisée de f sur
a c
]a, b[, noté
Zb Zc Zb
f (t) dt = f (t) dt + f (t) dt
a a c
Remarque 5.1.
1) On pratique, pour étudier une intégrale généralisée sur ]a, b[, on choisit une
valeur c de ]a, b[. La valeur de l’intégrale est indépendante de c.
Zc Zb
2) Pour c ∈]a, b[, si f (t) dt diverge alors f (t) dt diverge.
a a
Exemple 5.3.
Z1
dt
, est une intégrale généralisée en 0 et 1
t − t2
0
Zc
dt
Soit c ∈]0, 1[, étudions la nature de . On a
t(1 − t)
0
1 1 1
= + ,
t(1 − t) t 1−t
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5.2 Intégrales généralisées (impropres) Chapitre 5
Zc Z1
dt dt
est divergente, alors est aussi divergente.
t(1 − t) t(1 − t)
0 0
Zb Zb
0
u (t)v(t) dt = lim(u(t)v(t)) − u(a)g(a) − u(t)v 0 (t) dt
t→b
a a
Démonstration. On a
Zb Zb
0
u (t)v(t) dt = [u(t)v(t)]ba − u(t)v 0 (t) dt.
a a
Zb Zx
u0 (t)v(t) dt = lim u0 (t)v(t) dt
x→b
a a
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5.2 Intégrales généralisées (impropres) Chapitre 5
d’où
Zb Zx
u0 (t)v(t) dt = lim [u(t)v(t) dt]xa − u(t)v 0 (t) dt ,
x→b
a a
Zx
= lim u(t)v(t) − u(a)v(a) − u(t)v 0 (t) dt ,
x→b
a
Zx
= lim(u(t)v(t)) − u(a)v(a) − lim u(t)v 0 (t) dt,
x→b x→b
a
Zb
= lim(u(t)v(t)) − u(a)v(a) − u(t)v 0 (t) dt.
x→b
a
Zb Zx
0
comme la limite de uv en b existe, les intégrales u (t)v(t) dt et u(t)v 0 (t) dt sont
a a
de meme nature.
Exemple 5.4.
Z+∞
Calculons la somme de l’intégrale te−t dt.
0
La fonction t 7−→ te−t est continue sur [0, +∞[. Utilisant l’intégration par partie,
on pose u(t) = t et v 0 (t) = e−t , alors
Zx Zx
te−t dt = −[te−t ]x0 − −e−t
0 0
= −xe−x − e−x + 1,
ainsi
Zx
lim te−t dt = 1.
x→+∞
0
Z+∞ Z+∞
−t
L’intégrale te dt est convergente et te−t dt = 1 .
0 0
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5.2 Intégrales généralisées (impropres) Chapitre 5
Zβ Zb
f (ϕ(x)) ϕ0 (x)dx et f (t) dt
α a
Zβ Zb
f (ϕ(x)) ϕ0 (x)dx = f (t) dt.
α a
Démonstration.
Soient x ∈ [a, b[ et y ∈ [α, β[, posons
Zx Zy
F (x) = f (t) dt et G(y) = f (ϕ(x))ϕ0 (x)dx,
a a
et montons que
F (ϕ(y)) = G(y).
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5.2 Intégrales généralisées (impropres) Chapitre 5
On a
ϕ(y)
Z
F (ϕ(y)) = f (t) dt
a
ϕ(y)
Z
= f (t) dt
ϕ(α)
= F (ϕ(y)) − F (ϕ(α))
Zy
= (F ◦ G)0 (u)du
α
Zy
= F 0 (ϕ(x))ϕ0 (u)du
0
Zy
= f (ϕ(x))ϕ0 (u)du
α
= G(y).
Zb Zx
Supposons que f (t) dt converge, donc lim f (t) dt = l,
x→b
a a
Zy ϕ(y)
Z
0
f (ϕ(u))ϕ (u)du = F (ϕ(y)) = f (t) dt
α a
ϕ(y)
Z Zb
lim f (t) dt = f (t) dt = l.
y→β
a a
Zy
L’intégrale f (ϕ(u))ϕ0 (u)du converge.
α
Zy
Inversement, supposons que f (ϕ(u))ϕ0 (u)du converge, alors
α
Zy
lim f (ϕ(u))ϕ0 (u)du = l.
y→β
α
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5.2 Intégrales généralisées (impropres) Chapitre 5
d’où
Zx Zβ
lim f (t) dt = f (ϕ(u)) ϕ0 (u) du = l,
x→b
a α
Zb
donc f (t) dt converge.
a
Finalement en passant à la limite lorsque y tend vers β dans F (ϕ(y)) = G(y), on
obtient l’égalité
Zβ Zb
0
f (ϕ(x)) ϕ (x)dx = f (t) dt
α a
Exemple 5.5.
Z+∞
dt
Étudions la nature de l’intégrale .
t ln t
2
En utilisant le changement de variable t = eu , dt = eu du (ϕ est de classe C 1 et
Z+∞ Z+∞
dt du
strictement monotone sur [ln 2, +∞[), on trouve que les intégrales et
t ln t u
2 ln 2
Z+∞ Z+∞
du dt
ont la même nature, et comme est divergente, alors est divergente.
u t lnt
ln 2 2
5.3 Proposition
Soient f et g deux fonctions [a, b[ définies sur [a, b[ à valeurs dans R ou
Zb
C, localement intégrables sur [a, b[, si les intégrales généralisées f (t) dt et
a
Zb Zb
g(t) dt convergent, alors pour tout λ ∈ R l’intégrale généralisée (f +
a a
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5.2 Intégrales généralisées (impropres) Chapitre 5
λg)(t) dt converge et on
Zb Zb Zb
(f + λg)(t) dt = f (t) dt + λ g(t) dt
a a a
Démonstration.
Soit x ∈ [a, b[,
x
Zb Z
(f (t) + λg(t))(t) dt = lim (f + λg)(t) dt
x→b
a
ax
Z Zx
= lim f (t) dt + λ g(t) dt
x→b
a a
Zx Zx
= lim f (t) dt + lim λ g(t) dt
x→b x→b
a a
Zb Zb
= f (t) dt + λ g(t) dt
a a
Remarque 5.2.
Zb Zb Zb
Si l’intégrale f (t) dt converge et l’intégrale g(t) dt diverge, alors (f + g)(t) dt
a a a
diverge.
Zb
Car si on suppose que l’intégrale (f + g)(t) dt converge, d’après la proposition
a
précédente
Zb Zb Zb
(f + g)(t) dt − f (t) dt = g(t) dt
a a a
Zb
converge, contradiction avec le fait que g(t) dt diverge.
a
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5.2 Intégrales généralisées (impropres) Chapitre 5
5.4 Proposition
Soit α ∈ R
Z1
1
1) L’intégrale dt converge si et seulement si α < 1.
tα
0
Z+∞
1
2) dt converge si et seulement si α > 1.
tα
1
Démonstration.
Z1
1 1
1 [t1−α ]x si α 6= 1,
dt = 1−α
tα
[ln t]1x si α = 1,
x
1
(1 − x1−α ) ; α 6= 1,
= 1−α
− ln x si α = 1,
Z1
1
lim dt existe si et seulement si 1 − α > 0, donc si et seulement si α < 1,
x→0 tα
x
Z1
1
ainsi dt est convergente si et seulement si α < 1.
tα
0
2) Pour tout x ∈ [1, +∞[,
Zx
1 x
1 [t1−α ]1 si α 6= 1,
dt = 1−α
tα
[ln t]x1 si α = 1,
1
1
(−1 + x1−α ) si α 6= 1,
= 1−α
ln x si α = 1.
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5.2 Intégrales généralisées (impropres) Chapitre 5
Or,
0 ; 1−α<0
lim x1−α = lim e(1−α) ln x =
x→0 x→0 +∞ si 1 − α > 0.
Zx
1
lim dt existe si et seulement si 1 − α < 0, donc si et seulement si α > 1,
x→0 tα
1
Z+∞
1
ainsi dt est convergente si et seulement si α > 1.
tα
1
Remarque 5.3.
Z+∞
1
L’intégrale dt est divergente car
tα
0
Z+∞ Z1 Z+∞
1 1 1
dt = dt + dt
tα tα tα
0 0 1
Z1 Z+∞
1 1
où dt converge pour α < 1 et dt converge pour α > 1.
tα tα
0 1
Zb
On vient de voir qu’une fois la primitive associée a l’intégrale généralisée f (t) dt
a
est explicitée alors on peut déduire la nature de cette intégrale, il suffit de calculer
une limite de la primitive, mais malheureusement trouver l’expression de celle-ci,
2 sin t
n’est pas toujours facile, par exemple le cas de la fonction t 7−→ et ou t 7−→ .
t
Comme pour les série numérique, il faut concevoir d’autres critères qui nous per-
mettent de déterminer la nature d’une intégrale généralisée.
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5.2 Intégrales généralisées (impropres) Chapitre 5
Zb
∀x ∈ [a, b[, F (x) 6 f (t) dt.
a
Démonstration.
Zx
La fonction f étant positive sur [a, b[ alors F (x) = f (t) dt est croissante [a, b[, car
a
pour tout x ∈ [a, b[, F 0 (x) = f (x) > 0.
Soit l’ensemble
F = {F (x), x ∈ [a, b[}.
lim F (x) = M.
x→b
ainsi
∀ x ∈ [x0 , b[; |F (x) − M | < ε,
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5.2 Intégrales généralisées (impropres) Chapitre 5
d’où
lim F (x) = M.
x→b
Zb
Pour la réciproque, supposons par l’absurde que f (t) dt converge, et que F
a
n’est pas bornée.
Comme F est croissante, alors lim F (x) = +∞, d’autre part
x→+∞
Zx
lim F (x) = lim f (t) dt = +∞
x→b x→b
a
Zb
f (t) dt diverge, ce qui est absurde, ainsi F est bornée.
a
Démonstration.
1) Posons
Zx Zx
G(x) = g(t) dt et F (x) f (t) dt, ∀x ∈ [a, b[.
a a
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5.2 Intégrales généralisées (impropres) Chapitre 5
Démonstration.
Comme f ∼ g au voisinage de b, il existe une fonction ε définie sur un voisinage
[α, b[ de b vérifiant
1
Donc il existe β ∈ [α, b[ tel que 6 ε(t) 6 2 ainsi
2
f (t)
∀t ∈ [β, b[, 6 f (t)ε(t) = g(t) 6 2f (t)
2
Zb Zb Zb
Alors, si l’intégrale f (t) dt converge, l’intégrale f (t) dt converge donc 2f (t) dt
a β β
Z b Zb
converge, et d’après le théorème de comparaison f (t) dt converge, g(t) dt converge
β a
aussi.
Zb Zb Zb
1
Si g(t) dt diverge, g(t) dt diverge donc l’intégrale g(t) dt diverge, d’où la
2
a β β
Zb Zb Zb
divergence de f (t) dt et de f (t) dt. Par conséquent les intégrales f (t) dt et
β a a
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5.2 Intégrales généralisées (impropres) Chapitre 5
Zb
g(t) dt sont de même nature.
a
Exemple 5.6.
Z+∞ 2
sin t
1) dt est une intégrale généralisée convergente, en effet, pour tout t ∈
t2 + 1
1
R?+ ,
sin2 t 1
6 .
t2 + 1 t2
Z+∞
dt
est une intégrale de Riemann convergente, alors d’après le critère de
t2
1
Z+∞
sin2 t
comparaisons dt est convergente.
t2 + 1
1
Z1
e−t
2) Étudions la nature de l’intégrale généralisée dt.
t
0
e−t 0
La fonction t 7−→ est positive et continue sur ]0, 1], et on a e−t ∼ 1, donc
t
e−t 0 1
∼ .
t t
Z1 1
Z −t
dt e
diverge, alors dt est divergente d’après le critère d’équivalence.
t t
0 0
5.1 Corollaire
Soient f : [a, +∞[−→ R+ une fonction localement intégrable, et a > 0,
Z+∞
α
1) Si lim t f (t) = 0 alors f (t) dt converge pour tout α > 1.
t→+∞
a
Z+∞
α
2) Si lim t f (t) = +∞ alors f (t) dt diverge pour tout α 6 1.
t→+∞
a
Démonstration.
On utilise la définition de la limite et le théorème de comparaison avec l’intégrale
de Riemann.
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5.2 Intégrales généralisées (impropres) Chapitre 5
Démonstration.
Z+∞
dt
Alors l’intégrale diverge.
tα (ln t)β
2
Si α = 1, en utilise le changement de variable t = eu , on obtient
Z+∞ Z+∞
dt du
=
t (ln t)β
α uβ
2 ln 2
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5.2 Intégrales généralisées (impropres) Chapitre 5
Z+∞ Z+∞
du dt
converge si et seulement si β > 1, alors converge si et
uβ tα (ln t)β
ln 2 2
seulement si β > 1.
1
2) En utilisant le changement de variable t = , on obtient
u
1
Z2 Z2 Z+∞
uα
dt −du du
= = .
t | ln t |β
α | − ln u |β u2 u2−α (ln u)β
0 +∞ 2
Z+∞
du
D’après 1) converge si et seulement si 2−α > 1 ou 2−α = 1
u2−α (ln(u))β
2
et β > 1, donc si et seulement si α < 1 ou si β > 1 et α = 1. Or
1
Z2
dt
converge ⇐⇒ (α < 1) ou (α = 1 et β > 1).
tα ( ln t )β
0
ln(1 + x) = x + o(x),
alors au voisinage de 1, on a
en déduit que
1 1 1
∼
tα | ln t |β | t − 1 |β
en posons t = u + 1, on trouve
1
Z0 Z2
du du
= .
| u |β uβ
− 12 0
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5.2 Intégrales généralisées (impropres) Chapitre 5
1 1
Z1 Z2 Z2
dt du du
et sont de meme nature, comme converge si et
tα | ln t |β uβ uβ
1 0 0
2
Z1
dt
seulement si β < 1, alors l’intégrale converge si et seulement si
tα | ln t |β
1
2
β<1.
Exemple 5.7.
Z+∞
t ln t
Etudions la nature de l’intégrale dt, α ∈ R.
(1 + t2 )α
0
Au voisinage de 0, on a
t ln t 0
2 α
∼ t ln t.
(1 + t )
Z1
L’intégrale t ln t dt converge, en effet une intégration par partie donne
0
Z1 1 Z1
t2
1
t ln t dt = − ln t − t dt
2 x 2
x x
2 1
x2 1 t
=− ln x −
2 2 2 x
x2 1 1 1
=− ln x − + x2 → −
2 4 4 x→0 4
Z1 Z1
t ln t
t ln t dt converge, donc dt est aussi convergente.
(1 + t2 )α
0 0
En +∞, on a
t ln t +∞ t ln t ln t
2 α
∼ 2α = 2α−1 .
(1 + t ) t t
Z+∞
ln t
est une intégrale de Bertrand convergente si et seulement si 2α − 1 > 1,
t2α−1
1
Z+∞
t ln t
donc si et seulement si α > 1, alors dt converge si et seulement si
(1 + t2 )α
1
α > 1.
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5.2 Intégrales généralisées (impropres) Chapitre 5
5.5 Proposition
Toute intégrale généralisée absolument convergente est convergente.
En revanche, la réciproque est fausse.
Exemple 5.8.
Z+∞
cos(t)
Soit l’intégrale généralisée dt, pour tout t ∈ [1, +∞[ on a
t2
1
cos(t) 1
t2 6 t2
Z+∞ Z+∞
dt cos(t)
converge, alors dt est absolument convergente et donc convergente.
t2 t2
1 1
5.6 Définition
Soit f une fonction localement intégrable sur [a, b[. On dit que l’intégrale
Zb Zb Zb
généralisée f (t) dt est semi convergente si |f (t)| dt diverge et f (t) dt
a a a
converge.
Exemple 5.9.
Z+∞
sin t
L’intégrale dt est semi convergente.
t
1
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5.2 Intégrales généralisées (impropres) Chapitre 5
alors
Z+∞ Z+∞
sin t sin2 ( 21 ) sin2 ( 2t )
dt = − + dt
t t2 t2
1 1
Z+∞ Z+∞
sin2 ( 2t ) sin t
comme dt converge, dt converge.
t2 t
1 1
D’autre part, pour tout t ∈ [1, +∞[
Z+∞ Z+∞
cos(2t) 1
ainsi dt est convergente et dt est une intégrale de Riemann diver-
2t 2t
1 1
Z+∞
sin t
gente, d’où la divergence de l’intégrale dt.
t
1
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5.2 Intégrales généralisées (impropres) Chapitre 5
Démonstration.
Zb Zx
Supposons que l’intégrale f (t) dt converge, et posons F (x) = f (t) dt, alors
a a
limF (x) = l,
x→b
ε
∃α ∈ [a, b[, ∀x ∈ [α, b[; |F (x) − l| < ,
2
pour tout x, y ∈ [α, b[
y
Z
f (t) dt = |F (y) − l + l − F (x)|
x
6 |F (y) − l| + |l − F (x)|
ε ε
6 +
2 2
=ε
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5.2 Intégrales généralisées (impropres) Chapitre 5
Zb
Alors f (t)g(t) dt converge.
a
Démonstration.
Soit G : [a, b[→ R une fonction définie par
Zx
G(x) = g(t) dt.
a
Zb
D’après le critère de Cauchy, afin de montrer que l’intégrale f (t)g(t) dt converge,
a
il suffit de montrer que
y
Z
∀ε > 0, ∃α ∈ [a, b[, ∀x, y ∈ [α, b[; f (t)g(t) dt < ε.
x
ainsi y
Z Zy
f (t)g(t) dt 6 |f (x)||G(x)| + |f (y)||G(y)| + |f 0 (t)||G(t)| dt.
x x
On a y
Z
g(t) dt 6 M, ∀x, y ∈ [α, b[
x
alors t
Z
|G(t)| = g(u) du 6 M,
a
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5.2 Intégrales généralisées (impropres) Chapitre 5
en déduit que
y
Zy
Z
f (t)g(t) dt 6 M |f (x)| + |f (y)| + |f 0 (t)| dt ,
x x
comme f est décroissante et limf (t) = 0, alors f est positive, f 0 (t) 6 0, donc
t→b
Alors
Zy
| f (t)g(t) dt| 6 M (f (x) + f (y) − f (y) + f (x)) = 2M f (x).
x
ε
∃α ∈ [a, b[, ∀x ∈ [α, b[; f (x) < ,
2M
puis y
Z
ε
∀x, y ∈ [a, b[, f (t)g(t) dt 6 2M = ε.
2M
x
Zb
f (t)g(t) dt converge.
a
Exemple 5.10.
Z+∞
sin t
Soit dt avec α ∈ R∗+ .
tα
1
Z+∞
sin t
1) Si α > 1, dt converge car pour tout t ∈ [1, +∞[
tα
1
sin t 1
tα 6 tα .
1
2) Si 0 < α 6 1 , les fonctions t 7→ et g : t 7→ sin(t) sont continue sur [1, +∞[
tα
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5.3 Fonctions définies par une intégrale Chapitre 5
= |cos(x) − cos(y)|
6 |cos(x)| + |cos(y)|
6 2.
Z+∞
sin(t)
D’après le critère d’Abel dt est convergente.
tα
1
f : I × J ⊂ R2 → R
(x, t) 7→ f (x, t).
Zb
On suppose que limf (x, t) = ∞, ainsi l’intégrale f (t) dt est une intégrale gé-
x→b
a
néralisée dépendant du paramètre x. Donc le premier problème posé est celui de
la convergence d’une famille d’intégrales généralisées : on est amené à déterminer
Zb
l’ensemble des valeurs de x pour lesquels f (x, t) dt converge, dit ensemble de
a
définition de la fonction
Zb
F (x) = f (x, t) dt
a
Zb
Si pour tout x ∈ J, f (x, t) dt converge, on dit que F est une fonction définie par
a
une intégrale généralisée. Le but de cette partie est l’étude de la continuité et de la
dérivabilité de cette fonction.
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5.4 Applications Chapitre 5
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5.4 Applications Chapitre 5
5.4 Applications
Γ :]0, +∞[ → R
Z+∞
x →
7 Γ(x) = tx−t e−t dt.
0
Z+∞
L’intégrale tx−t e−t dt converge pour tout x strictement positif, en effet
0
Z+∞ Z1 Z+∞
x−t −t x−t −t
t e dt = t e dt = tx−t e−t dt.
0 0 1
Z+∞
L’intégrale tx−t e−t dt est convergente car pour tout x ∈ [1, +∞[, lim t2 tx−1 e−t =
n→+∞
1
0.
pour tout x ∈]0, 1[
0 1
tx−1 e−t ∼ tx−1 =
t1−x
Z1
1
L’intégrale dt est convergente car 1−x < 1, d’où la convergence de l’intégrale
t1−x
0
Z1
tx−t e−t dt.
0
5.1 Propriété
Pour tout x ∈]0, +∞[ et n ∈ N,
Z+∞
1) Γ(x + 1) = xΓ(x). En particulier Γ(2) = 1Γ(1) = e−t dt = 1.
0
2) Γ(x + n + 1) = x(x + 1) · · · (x + n − 1)Γ(x).
3) Γ(n) = n!.
√
4) Γ 21 = π.
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5.4 Applications Chapitre 5
1
(2n)! √
5) Γ n + 2
= π.
2( 2n)n!
Z+∞
6) Γ(n)
(x) = e−t (ln t)n tx−1 dt.
0
x x
√
7) Γ(x + 1) = e
2πx(1 + ε(x)) avec lim ε(x) = 0 (Formule de Stir-
x→+∞
ling)
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5.5 Exercices sur le chapitre 5 Chapitre 5
Z+∞
up−1
3) β(p, q) = du.
(1 + u)p+q
0
π
4) Si p ∈
/ Z, β(p, 1 − p) = Γ(p)Γ(1 − p) = .
sin(πx)
Z1
tx−1
Exercice 41. On pose f (x) = dt.
1+t
0
1) Déterminer le domaine de définition de f .
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5.6 Corrigé des exercices sur le chapitre 5 Chapitre 5
4) En déduire un équivalent de f en 0.
3) Calculer F 0 (x).
1) on a
1 et
=
(1 + et )(1 + e−t ) (1 + et )2
u0 1
Cette expression est de la forme et admet comme primitive − ,
(1 + u)2 1+u
Zx x
1 −1 1 1 1
lim t −t
dt = lim t
= − lim x
= .
x→+∞ (1 + e )(1 + e ) x→+∞ 1 + e
0 2 x→+∞ 1 + e 2
0
3) On a
π
Z2 h√ i π2 √
cos 2t
√ dt = sin 2t = limπ sin 2t = 0.
sin 2t 0 t→ 2
0
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5.6 Corrigé des exercices sur le chapitre 5 Chapitre 5
alors
Z+∞ Zx
dt dt
= lim
t(t + b) t→+∞ t(t + b)
a a
x
1 t
= lim ln
x→+∞ b t+b a
1 a x
= − lim
b a + b t→+∞ x + b
a
=
b(a + b)
1
5) Comme arctan t a pour dérivée , et la primitive de la fonction u0 u est
1 + t2
u2
, alors
2
Z+∞ Zx x
(arctan t)2 (arctan x)2 π2
arctan t2t arctan t2t
dt = lim dt = lim = lim = .
1 + t2 x→+∞ 1 + t2 x→+∞ 2 0
x→+∞ 2 8
0 0
alors
Z+∞ Zx x
ln t ln t ln t 1 ln x 1
dt = lim dt = − lim + = 1− lim + = 1.
t2 x→+∞ t2 x→+∞ t t 1 x→+∞ x x
1 1
Corrigé de l’exercice 39
1) La fonction t 7→ ln t est localement intégrable sur ]0, 1] car elle est continue
sur ]0, 1], le problème de convergence est en 0. Posons
Z1
F (x) = ln t dt
x
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5.6 Corrigé des exercices sur le chapitre 5 Chapitre 5
alors
Z1
F (x) = ln t dt = [t ln t − t]1x = −x ln x + x − 1
x
ainsi
lim F (x) = −1
x→0
Z1
F admet une limite finie, alors ln t dt converge et sa valeur est −1.
0
2) On a
Z+∞ Z+∞ Z0
sin t dt = sin t dt + sin t dt,
−∞ 0 −∞
et
Zx
F (x) = sin t dt = 1 − cos(x)
0
Z+∞
La limite de F lorsque x tend vers +∞ n’existe pas, alors l’intégrale sin t dt
0
Z+∞
diverge, d’où la divergence de l’intégrale sin t dt.
−∞
−t2
3) t 7→ e est localement intégrable sur [0, +∞[ car elle est continue sur
[0, +∞[. Le problème de convergence de l’intégrale est au voisinage de +∞.
On a
2
lim t2 e−t = 0.
x→+∞
Z+∞ Z+∞
dt 2
Ainsi, puisque converge, il en est de même de e−t dt.
t2
1 0
1 √2 √
4) L’application t 7→ t + t + 1 − t2 − t + 1 est continue et positive sur
t
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5.6 Corrigé des exercices sur le chapitre 5 Chapitre 5
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5.6 Corrigé des exercices sur le chapitre 5 Chapitre 5
En 0,
ln t 0
∼ ln t
t2 +1
Z+∞
ln t dt est convergente (voir l’exercice 1. 1)), et d’après le critère d’équiva-
0
Z1
ln t
lence pour des fonction à signe constant, l’intégrale dt est conver-
t2 + 1
0
gente.
En +∞, on a
ln t ln t
lim t3/2 = lim √ = 0.
t→+∞ t2 + 1 t→+∞ t
Z+∞
ln t
Ainsi, par comparaison à une intégrale de Riemann convergente, dt
t2+1
1
Z+∞
ln t
est convergente. En résumé, dt converge.
t2 +1
0
1 − cos t
8) La fonction t 7→ est continue sur ]0, +∞[. On a
t2
Z+∞ Z1 Z+∞
ln t 1 − cos t 1 − cos t
2
dt = dt + dt.
t +1 t2 t2
0 0 1
En 0,
1 − cos t 0 1
∼
t2 2
Z1
1
dt est convergente, et d’après le critère d’équivalence pour des fonctions
2
0
Z1
1 − cos t
positives, l’intégrale dt est convergente.
t2
0
En +∞, on a
1 − cos t
6 2
t2 t2
Z+∞
1 − cos t
Ainsi, par comparaison à une intégrale de Riemann convergente, dt
t2
1
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5.6 Corrigé des exercices sur le chapitre 5 Chapitre 5
Z+∞
1 − cos t
est convergente. En résumé, dt converge.
t2
0
√
− t
te
9) La fonction t 7→ est continue sur [0, +∞[. De plus, au voisinage de
1 + t2
+∞, on a √
te− t
2
√
− t
lim t × = lim te =0
t→+∞ 1 + t2 t→+∞
Z+∞ √
te− t
Alors l’intégrale dt est convergente.
1 + t2
0
Corrigé de l’exercice 40
1) On a
Z+∞ Z1 Z+∞
dt dt dt
= +
tα tα tα
0 0 1
Z1 Z+∞
dt dt
converge si et seulement si α < 1 et converge si et seulement si
tα tα
0 1
Z+∞
dt
α > 1, on en déduit que l’intégrale n’est pas convergente.
tα
0
t − sin t
2) La fonction t 7→ est continue sur ]0, +∞[. On a
tα
Z+∞ Z1 Z+∞
t − sin t t − sin t t − sin t
dt = dt + dt
tα tα tα
0 0 1
En +∞,
t − sin t +∞ 1
∼ α−1
tα t
Z+∞ Z+∞
1 t − sin t
dt converge si et seulement si α > 2, donc dt converge si
tα−1 tα
1 1
et seulement si α > 2.
Au voisinage de 0, en utilisant le développement limité de la fonction t 7→ sin t,
on obtient
t3
t − sin t = t − t + + o(t3 )
6
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5.6 Corrigé des exercices sur le chapitre 5 Chapitre 5
alors
t − sin t 0 1
∼ α−3
tα 6t
Z1
1
dt converge si et seulement si α − 3 < 1, donc si et seulement si
6tα−3
0
Z1
1
α < 4, alors dt converge si et seulement si α < 4.
tα−1
0
Z+∞
1
En résumé dt est convergente si et seulement si α ∈]2, 4[.
tα−1
0
Corrigé de l’exercice 41
tx−1
1) La fonction t 7→ est continue sur ]0, 1]. Au voisinage de 0,
1+t
tx−1 0 x−1 1
∼t = 1−x ,
1+t t
Z1
1
dt est une intégrale de Riemann convergente si et seulement si 1−x <
t1−x
0
1, donc si et seulement si x > 0, et d’aptrés le critère d’équivalence pour des
Z1 x−1
t
fonctions positive dt converge si et seulement si x > 0. Le domaine
1+t
0
de définition de f est donc ]0, +∞[.
tx−1 ta−1
06 6 = g(t).
1+t 1+t
Z1
g(t) dt converge, et d’après le théorème de continuité des intégrales à pa-
0
ramètres f est continue [a, b] avec a, b quelconque de ]0, +∞[, alors elle est
continue sur ]0, +∞[.
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5.6 Corrigé des exercices sur le chapitre 5 Chapitre 5
0 1
alors f (x) ∼
x
5) On a
Z1
1
0 6 f (x) 6 tx−1 dt =
x
0
puis lim f (x) = 0.
x→+∞
Corrigé de l’exercice 42
1) Si x ∈ R, alors
0
sin(xt) ∼ xt,
sin(xt) −t
alors lim e = 0, et donc la fonction se prolonge par continuité en
n→+∞ t
sin(xt) −t
0. Ainsi, la fonction t 7→ e est continue sur [0, +∞[ et on a pour
t
t > 1,
sin(xt) −t −t
t e 6e .
Z+∞ Z+∞
sin(xt) −t
e−t dt est convergente, alors d’après le critère de comparaison e dt
t
0 0
est convergente.
sin(xt) −t ∂f
2) Posons, pour x ∈ R et t > 0, f (x, t) = t
e . Alors, ∂x
est définie sur
R×]0, +∞[ et
∂f
(x, t) = cos(xt)e−t .
∂x
C’est donc une fonction continue sur R×]0, +∞[. De plus, pour tout x ∈ R
et tout t ∈]0, +∞[,
∂f
(x, t) 6 e−t ,
∂x
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5.6 Corrigé des exercices sur le chapitre 5 Chapitre 5
Z+∞
e−t dt est convergente. On en déduit, par le théorème de dérivation des
0
intégrales à paramètres, que F est de classe C 1 sur R et
Z+∞
F 0 (x) = cos(xt)e−t dt.
0
alors
F (x) = arctan(x).
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BIBLIOGRAPHIE
[2] M Aassila, 400 Exercices corrigés d’analyse avec rappels de cours, ellipses, paris,
2014.
[5] J-M. Monier, Analyse 2, Cours et 600 exercices corrigés, DUNOD, paris, 1994.
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