République Algérienne Démocratique
et Populaire
Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche
scientifique
Université de Ghardaïa
Département de science et technologie
3emme années génie civil
Module : TP MDC 2
• Composition de béton
2- Ecrasement du béton
3- scléromètre
4- Ultrason
Présenté par: DERIGIE PAR
2020/2021
TP : 1 COMPOSTION D’UN BETON
Introduction :
L’étude de la composition d’un béton consiste à définir le mélange
optimal des différents granulats dont on dispose, ainsi que le dosage en
ciment et en eau, afin de réaliser un béton dont les qualités soient
celles recherchées pour la construction de l’ouvrage en cause.
Ils existent de nombreuses méthodes pour déterminer la composition
du béton, on cite :
• Méthode de BOLOMEY.
• Méthode d’ABRAMS.
• Méthode de FAURY.
• Méthode de Dreux-Gorisse.
• Méthode de VALETTE.
• Méthode de JOISEL.
• etc.…….
la théorie de Caquot exprime que la loi de granulation est une loi en
fonction de , c’est pour cela
FAURY adopte une échelle des abscisses graduées en.
Pour le diamètre des grains < on parle à des grains fins et moyens.
Pour le diamètre des grains > on parle à des grains gros.
La courbe granulométrique est une droite pour l’ensemble du
mélange, ciment compris, qui s’appelle la courbe de référence de
FAURY, elle est composée de deux droites de pente différentes.
L’abscisse du point de rencontre de ces deux droit est fixée à et son
ordonne Yest donnée par la formule générale suivante :
YA+ 17.8*
A : coefficient dépend de la nature des granulats.
B : varie de 1 à 2 selon que béton ferme ou mou.
R : le rayon moyen de moule.
Y=27+17.8*+3.5
D max= Dn-₁( 1+ )
Dn-₁ : la diamètre qui correspond au tamis n-1.
X : le refus sur le tamis n-1.
Y : le refus entre Dn-1 et (dn-1/2)
TP : 02 Ecrasement de béton
Résistance en compression du béton
Introduction :
La résistance a été longtemps considérée comme la qualité essentielle
pour ne pas dire la seule à rechercher pour un béton, ouvrabilité et
résistance sont à étudier de paire car elles sont étroitement
dépendantes l’une de l’autre et d’autant plus qu’elles varient en sens
inverse en fonction de certains facteurs essentiels de la composition du
béton.
La résistance du béton se présente sous deux aspects essentiels : la
résistance à la compression et la résistance à la traction.
BUT DE L’ESSAI :
L’essai a pour but de connaître la résistance à la compression et à la
traction du béton, qui peut être mesurée en laboratoire sur des
éprouvettes.
Principe d’un essai :
Elle se mesure par compression axiale de cylindres droits de révolution
d’une hauteur double de leur diamètre. Le cylindre le plus couramment
employé est le cylindre de (16*32) dont la section est de 200 cm².
Matériels utilisée :
• Une machine d'essai qui est une presse de force et de dimension
appropriées à l’éprouvette à tester et répondant aux prescriptions
des normes NF P 18-411 et NF P 18-412.
• Un moyen pour rectifier les extrémités des éprouvettes : surfaçage
au soufre, ou disque diamanté.
Mode opératoire
Détermination de la masse volumique des éprouvettes :
Calculer leur masse volumique, en divisant la masse par le volume
correspondant et la comparer à celle déterminée dans le TP précédent.
Surfaçage des éprouvettes :
Les surfaces des éprouvettes cylindriques ne sont jamais planes, et
pour bien repartir les efforts, les éprouvettes doivent être rectifiées par
surfaçage au soufre.
On utilise un mélange de 60% massique de fleur de soufre et 40%
de sable fin (D ≤ 0,5 mm) que l'on chauffe dans un récipient approprié
(durant cette opération, mettre la hotte en marche car il y a
dégagement d'odeurs désagréables).
Le dispositif de surfaçage est simple à utiliser : huiler le fond de
l'appareil, verser une louche de mélange fondu dans la coupelle,
descendre aussitôt l'éprouvette sur le mélange tout en appuyant sur les
guides pour qu'elle soit verticale, la maintenir quelques instants
jusqu'au durcissement du mélange; faire la même opération pour la
deuxième face.
Conduite de l'essai de compression simple :
• Placer l’éprouvette sur le centre de plateau de la presse.
• Mettre en marche l’appareil en appliquant une charge croissante
progressivement a une vitesse de 6 mm/s jusqu’à la rupture.
• La charge maximale sera enregistrée au cours de l’essai et calculer
à 0,5 MPa près, la résistance correspondante RC en MPa.
• L’essai doit être pratiqué sur 3 éprouvette au minimum, la
moyenne des résultats correspond à la résistance maximum à la
compression de béton essayé. Mais ce n’est pas le cas parce qu’on
a utilisé une seule éprouvette.
Remarque :
Avant d’avoir la rupture de l’eprouvette on aobserve la fissuration sur les parois.
Résultats :
Ref Densité Poids (G) Charge RC RC
éprouvette (t/m³) totale (MPa) moyenne
(kn) (MPa)
1 2.49 13200 868 49.14
2 2.48 13100 968 54.81 53.2
3 2.49 13200 983 55.65
Interprétation de résultat :
RC=
RC : la résistance à la compression en MPa.
F : la charge maximale en N.
S : la section de l’éprouvette en cm².
Conclusion :
Après détermination de la résistance mécanique du béton vis à vis de la
compression et de la traction. Ces essais de résistance sont nécessaires
pour vérifier si la composition du béton utilisé aboutie
aux caractéristiques mécaniques recherchés.
TP : 03 Scléromètre
Définition :
L’essai au scléromètre consiste à projeter une masse sur la surface
du béton avec une énergie initiale constante. Suite au choc, une partie
de l’énergie est absorbée par le béton, l’Aure partie provoque le
rebondissement de la masse. L’énergie d’impact est produite par un
système de ressorts dont l’amplitude du mouvement de recul est
fonction de : l’énergie de recul ; caractéristiques des systèmes de
ressorts. La mesure de la dureté au choc permet d’évaluer la résistance
d’un béton de manière non destructive. Cette méthode est
intéressante en raison de sa simplicité ; elle permet de faire rapidement
des contrôles de régularité des bétons d’un ouvrage.
BUT DE L’ESSAI :
• Permettre l’obtention rapide de la résistance du béton d’un
ouvrage, sans procéder à des prélèvements de béton durci
par carottage.
• La mesure de la dureté au choc permet d’évaluer la
résistance d’un béton de manière non destructive. Cette
méthode est intéressante en raison de sa simplicité ; elle
permet de faire rapidement des contrôles de régularité des
bétons d’un ouvrage.
Principe d’un essai :
Le principe de base de l’essai au scléromètre est que le rebond d’un
masse élastique dépend de la dureté de la surface sur la quelle frappe la
masse. Il s’agit de tester la dureté de surface d’un béton durci. Cette
dureté étant d’autant plus élevée que le béton est plus résistant, cela
permet d’avoir un ordre de grandeur de la résistance atteinte par un
béton à un âge donné.
Matériels utilisée :
• Un scléromètre à béton conforme à l a norme en vigueur.
• Enclume de calibrage, en acier permettant le calibrage du
marteau.
Un scléromètre
Mode opératoire :
• Il convient d’utiliser le scléromètre dans une température
ambiante comprise entre 10⁰C et 35⁰C.
• placez l’éprouvette surfacée au centre des 2 plateaux de la
presse.
• Appliquez une charge en KN correspondant à une pression de 0.5
MPa. tourner ensuite la vis de mise en charge au minimum (-)
pour stabiliser la charge.
• Maintenir fermement le scléromètre de manière à permettre à la
tige de percussion de frapper perpendiculairement la surface
d’essai.
• Augmenter progressivement la pression exercée sur la tige
jusqu’au déclenchement du choc.
• Après le choc, enregistrer l’indice de rebondissement.
• Pour obtenir une estimation fiable de l’indice de rebondissement
de la surface d’essai, neuf essais au moins doivent être effectués.
• Enregistrer la position et l’orientation du marteau à chaque série
d’essai.
• La distance minimale entre deux essai de choc doit être de 25mm
et aucun essai ne doit être réalisé à moins de 25mm du bord de la
surface testée.
Résultats obtenue :
Point Age Position Lectures Moyenne Resistance Resistance
jours en degré des [Link] [Link]
points bars bars
B-3’ >28j 0 30 30 29 30.8 240 0
33 30 32
30 33 32
29
C-4’ >28j 0 30 29 35 31.2 240 0
29 32 31
34 33 30
29
5-G >28j 0 30 30 30 30.4 230 0
28 24 32
32 32 32
34
2-1 >28j -90 28 32 28 27.6 250 0
28 24 30
30 24 26
26
4-1 >28j -90 26 24 28 25.6 220 0
20 28 22
24 30 30
24
TP : 04 Ultrason
Définition :
Connu sous le nom d’essai aux ultrasons, cet essai permet de
déterminer la vitesse de propagation d’ondes longitudinales (de
compression) à travers un élément en béton. Le principe de la méthode
consiste à mesurer le temps mis par une onde à parcourir une distance
donnée.
BUT DE L’ESSAI :
1-Le but de l’essai est d’apprécier la qualité du béton d’un ouvrage,
sans procéder à un prélèvement d’éprouvette par carottage.
Principe d’un essai :
Le principe de l’essai consiste à mesurer la vitesse du son à l’intérieur
du béton ; cette vitesse est d’autant plus élevée que le béton a un
module d’élasticité plus important, donc à priori une résistance plus
importante.
On produit un train d’impulsion de vibration au moyen d’un émetteur
applique sur l’une des faces de l’élément à contrôler. Après avoir franchi
une longueur de parcours (L) dans le béton, l’impulsion de vibration est
convertie en un signal électrique à l’aide d’un récepteur et la base de
temps électronique permet de mesurer le temps de propagation des
ondes ultrasonores t.
Matériels utilisée :
L’appareil comprend les accessoires suivants :
• Un générateur d’impulsions électriques.
• Paire de transducteurs.
• Un amplificateur.
• Un dispositif électronique de mesure de temps permettant de
mesurer la durée écoulée entre le départ d’une impulsion générée
par le transducteur-émetteur et son arrivée au transducteur-
récepteur.
• Un barreau de calibrage est fourni pour permettre d’obtenir une
ligne de référence du mesurage de la vitesse.
Appareil à ultrason Tic o
Mode opératoire :
• Préparation de l’éprouvette :
Pour qu’il y ait un contact parfait entre le béton et les
transducteurs, il est recommandé d’employer un matériau
intermédiaire entre les deux et en prenant soin de vérifier que
l’appareil est bien applique contre la surface à tester. Les
matériaux d’interposition sont la vaseline, un savon liquide ou une
pâte constituée de kaolin et de glycérol.
Lorsque la surface de béton est très rugueuse, il est nécessaire de
ponces et d’égaliser la partie de la surface où le transducteur sera
fixé.
• Point de mesure :
Le nombre de points de mesures dépend des dimensions de
l’ouvrage testé. Pour un grand panneau (dalle, voile, radier, …) les
points de mesures sont situés aux intersections d’un quadrillage
d’une maille de 0.5 m, le cas des petits éléments (poteaux,
poutres…) les mesures se font en six points.
• Disposition du transducteur :
Il est possible de mesurer la vitesse de propagation du son en
plaçant les deux transducteurs sur des faces opposées
« Transmission directe », sur des faces adjacentes «Transmission
semi-directe » ou sur la même face «Transmission indirecte ou
transmission de surface » en cas de structure ou d’éprouvette de
béton.
Expression de résultats :
La vitesse de propagation du son à travers le béton est déterminée par
la formule suivante :
V=L/T
V : la vitesse de propagation du son, en km/s.
L : la longueur de parcours, en mm.
T : le temps que met l’impulsion pour parcourir la longueur, en µs.
Résultats :
Distance Temps µs Vitesse m/s
CM
23.7 72.0 3291.66
34.5 109.4 3153.56
19.0 52.3 3632.88
15.2 43.6 3486.23
17.9 48.9 3660.53
Transformation : 1cm→10⁻² m 1 µs→10⁻⁶s
Interprétation de résultat :
On a
V=D/T
V= la vitesse de propagation de son, en km/s.
D=la longueur de parcours, en m.
T : le temps que met l’impulsion pour parcourir la longueur, en µs
5-Classification du béton d’après la vitesse du son :
Conclusion générale :
Dans le cadre de contrôles d’ouvrages neufs ou en construction,
comme de diagnostics d’état d’ouvrages anciens, il est important de
mettre en œuvre des techniques performantes et adaptées à ce
contrôle. Pour cela, les essais non destructifs ( essai de Scléromètre
et essai de Ultrason) ont pour objectif de qualifier, sans destruction
et en respectant son intégrité. Ces essais sont très pratiques, rapides et
avec un coût raisonnable et légers à mettre en œuvre, et apportent de
surcroit une réponse globale à l’échelle d’une structure ou d’un
ouvrage,