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Congo, Dem - Rep. Electoral Law 2011 FR

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Félix Ngandu
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LOI ÉLECTORALE DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

LOI N°11/003 DU 25 JUIN 2011 MODIFIANT LA LOI N° 06/006 DU 09 MARS 2006


PORTANT ORGANISATION DES ELECTIONS PRESIDENTIELLE, LEGISLATIVES,
PROVINCIALES, URBAINES, MUNICIPALES ET LOCALES
LOI MODIFIANT ET COMPLETANT LA LOI N° 06/006 DU 09 MARS 2006 PORTANT
ORGANISATION DES ELECTTONS PRESIDENTIELLE, LEGISLATIVES,
PROVINCIALES, URBAINES, MUNICIPALES ET LOCALES
EXPOSE DES MOTIFS
La  révision  Constitutionnelle  du  20  janvier  2011  et  l’évolution  législative  ont  conduit le
législateur  à  apporter  des  modifications  à  la  loi  n’  06/006  du  9  mars  2006  portant  organisation  
des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales.
Ces modifications portent notamment sur:
- la réduction du nombre  de  tours  pour  l’élection  présidentielle;;
- l’introduction,  parmi  les  conditions  d’éligibilité,  du  niveau  d’études  ou  d’une  expérience  
professionnelle  d’au  moins  cinq  ans  dans  l’un  des  domaines  suivants  :  politique,  administratif,  
économique ou socio-culturel ;
- l’actualisation  du  taux  de  cautionnement  électoral  à  payer  par  liste  et  la  référence  au franc
congolais conformément à la réglementation en vigueur ;
- l’organisation  par  le  Conseil  supérieur  de  l’audiovisuel  et  de  la  communication  des  temps
d’antenne  radiotélévisés  pour  permettre  à  chaque  candidat  Président  de  la  République  de  
présenter  son  programme  d’action;;
- l’établissement  d’un  centre  de  compilation  dans  chaque  circonscription  électorale  ;;
- la signature des procès-verbaux par les témoins ;
- la remise des procès-verbaux aux témoins.
Telle  est  l’économie  générale  de  la  présente  loi.
LOI N°11/003 DU 25 JUIN 2011 MODIFIANT LA LOI N° 06/006 DU 09 MARS 2006
PORTANT ORGANISATION
DES ELECTIONS PRESIDENTIELLE, LEGISLATIVES, PROVINCIALES,
URBAINES, MUNICIPALES ET LOCALES
L’Assemblée  nationale  et  le  Sénat  ont  adopté,
Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit:
Article 1er :
Les articles 1, 2,5, 6, 8, 9, 10, 11, 13, 14, 16, 17,18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 27, 30, 33, 35, 36,
37, 38, 39, 40, 41, 42, 44, 45, 47, 48, 50, 51, 52, 53, 55, 56, 57, 58, 59, 63, 67, 68, 69, 70, 71, 72,
73, 74, 75, 76, 77, 78, 79, 80, 81, 82, 84, 85, 86, 87, 88, 89, 90, 91, 92, 93, 94, 95, 96, 98, 101,
102, 103, 104; 105, 106, 107, 108, 110, 112, 114, 115, 116, 120, 121, 122, 124, 131, 132, 133,
134, 135,136, 139, 140, 141, 147, 148, 149,150, 153, 154, 156, 157,160, 161, 162, 163, 164, 165,
166, 171, 172, 177, 184, 186, 195, 196, 199, 202, 203, 208, 211, 218, 233, 237 et 241 sont
modifiées comme suit :
« Article 1er :  La  présente  loi  fixe  les  règles  relatives  à  l’organisation  des  élections  
présidentielle,  législatives,  provinciales,  urbaines,  communales  et  locales  sur  toute  l’étendue  de  
la République Démocratique du Congo.
Article 2 : La Commission électorale  nationale  indépendante  est  chargée  de  l’organisation  du  
processus  électoral,  notamment  de  l’enrôlement  des  électeurs,  de  la  tenue  du  fichier  électoral,  des  
opérations de vote, du dépouillement et de la proclamation des résultats provisoires. Elle en
assure Ia régularité.
Article 5 :  Nul  n’est  électeur  s’il  ne  remplit  les  conditions  suivantes  :
1. être de nationalité congolaise ;
2.  être  âgé  de  dix  huit  ans  révolus  à  la  date  de  la  clôture  de  l’ensemble  des  opérations  
d’identification  et  d’enrôlement ;
3. se trouver sur le territoire de la République Démocratique du Congo le jour des élections ;
4.  ne  pas  se  trouver  dans  l’un  des  cas  d’exclusion  prévus  à  l’article  7  de  la  présente  loi.
Article 6 :  La  qualité  d’électeur  est  constatée  par  l’inscription sur la liste des électeurs et la
détention  d’une  carte  d’électeur  délivrée  par  la  Commission  électorale  nationale  indépendante.
La Commission électorale nationale indépendante publie la liste des électeurs par province et par
circonscription électorale au plus tard trente jours avant la date du début de la campagne
électorale. Elle en détermine les modalités de publication.
Tout électeur, tout candidat, tout parti politique ou tout regroupement politique peut se procurer
ces listes dans les conditions fixées par la Commission électorale nationale indépendante.
Article 8 : Dans chaque bureau de vote, la liste des électeurs est affichée trente jours avant la
date du scrutin. Elle reprend/ pour chaque électeur :
1. le nom;
2. le post-nom et le prénom;
3. le lieu et la date de naissance;
4. le sexe;
5.  l’adresse  du  domicile  ou  de  la  résidence  actuelle.
Article 9 :  Nul  n’est  éligible  s’il  ne  remplit  les  conditions  suivantes  :
1. être de nationalité congolaise ;
2.  avoir  l’âge  requis  à  la  date  de  clôture  de  dépôt de candidature ;
3. jouir de la plénitude de ses droits civils et politiques ;
4.  ne  pas  se  trouver  dans  un  des  cas  d’exclusion  prévu  par  la  présente  loi  ;;
5.  avoir  la  qualité  d’électeur  ou  se  faire  identifier  et  enrôler  lors  du  dépôt  de  sa  candidature.
6,  avoir  un  niveau  d’études  requis  ou  justifier  d’une  expérience  professionnelle  avérée  dans  l’un  
des domaines suivants : politique, administratif, économique ou socio-culturel.
Tout  Congolais  de  l’un  ou  l’autre  sexe  peut  présenter  sa  candidature  sous  réserve des
dispositions  spécifiques  pour  chaque  élection  et  de  celles  d’inéligibilité  prévues  à  l’article  10  ci-
dessous.
Article 10 : Sans préjudice des textes particuliers, sont inéligibles:
1. les personnes privées de leurs droits civils et politiques;
2. les personnes condamnées par un jugement irrévocable pour crimes de guerre, crimes de
génocide  et  crimes  contre  l’humanité  ;;
3.  les  personnes  condamnées  par  un  jugement  irrévocable  du  chef  de  viol,  d’exploitation  illégale  
des ressources naturelles, de corruption,  de  détournement  des  deniers  publics,  d’assassinat,  de  
torture, de banqueroute et les faillis;
4.  les  personnes  frappées  d’une  incapacité  mentale  médicalement  prouvée  au  cours  des  cinq  
dernières années précédant les élections;
5. les fonctionnaires et  agents  de  l’Administration  publique  ne  justifiant  pas,  à  la  date  limite  du  
dépôt des candidatures, de leur demande de mise en disponibilité;
6. les mandataires actifs dans les établissements publics ou entreprises publiques ne justifiant
pas, à la date limite du dépôt des candidatures, du dépôt de leur lettre de démission;
7.  les  magistrats  qui  n’auront  pas  donné  la  preuve,  à  la  date  limite  du  dépôt  des  candidatures,  du  
dépôt de leur lettre de demande de mise en disponibilité;
8. les membres des Forces Armées  et  de  la  Police  nationale  congolaise  qui  n’auront  pas  donné  la  
preuve, à la date limite du dépôt des candidatures, de leur démission acceptée ou de leur mise à
la retraite;
9.  les  membres  du  Conseil  économique  et  social,  du  Conseil  supérieur  de  l’audiovisuel et de la
communication, de la Cour des comptes, de la Commission électorale nationale indépendante à
tous les niveaux, y compris le personnel.
Dans  l’application  des  dispositions  du  présent  article,  la  date  limite  du  dépôt  des  candidatures  est  
prise en considération.
Article 11 :  La  convocation  de  l’électorat  est  faite  par  le  bureau  de  la  Commission  électorale  
nationale indépendante conformément à son calendrier.
Article 13 : On entend par liste un document établi par les partis politiques ou les regroupements
politiques comportant plusieurs noms des candidats,
Dans une circonscription électorale à un seul siège à pourvoir, les partis politiques ou les
regroupements politiques présentent la candidature unique du parti politique ou du regroupement
politique.
Chaque liste est établie en tenant compte de la représentation paritaire homme – femme et de la
promotion de la personne vivant avec handicap.
Toutefois, la non-réalisation de la parité homme – femme et la non présence de la personne
vivant avec handicap  ne  sont  pas  motif  d’irrecevabilité  d’une  liste.
Article 14 : On entend par regroupement politique une association créée par les partis politiques
légalement  constitués  en  vue  de  conquérir  et  d’exercer  le  pouvoir  par  la  voie  démocratique.
La Commission  électorale  nationale  indépendante  ainsi  que  l’autorité  administrative  compétente  
en sont immédiatement informées.
Article 16 : La date limite de dépôt de candidatures est fixée conformément au calendrier établi
par la Commission électorale nationale indépendante.
Un  retrait,  un  ajout  ou  une  substitution  des  candidatures  n’est  admis  que  dans  les  cinq  jours  
suivant la date limite de dépôt des candidatures.
Toutefois, entre la date limite de dépôt de candidatures et la veille du scrutin, en cas de décès ou
d’inéligibilité  des  candidats,  le  mandataire  du  candidat  ou  de  la  liste  fait,  sans  délai,  une  
déclaration complémentaire de la candidature à la Commission électorale nationale
indépendante,  qui  la  reçoit,  s’il  y  a  lieu,  la  publie  par  la  voie  des  médias  audiovisuels et en assure
obligatoirement la diffusion par affichage à tous les bureaux de vote concernés.
Le  décès  d’un  candidat  le  jour  du  scrutin  n’est  pas  une  cause  d’annulation  de  la  liste  concernée.
La  déclaration  visée  à  l’alinéa  3  du  présent  article  n’entraîne  pas,  dans  le  chef  de  la  Commission  
électorale  nationale  indépendante,  l’obligation  de  remplacer  ou  d’adapter  les  bulletins  de  vote  
papier ou électronique.
Article 17 : La présentation de la candidature consiste en la remise en trois exemplaires, pour le
parti  politique  ou  le  regroupement  politique,  d’une  lettre  de  dépôt  de  la  liste  de  ses  candidats,  et  
pour  le  candidat  indépendant  d’une  déclaration  de  candidature  par  lui-même ou son mandataire,
conformément aux modèles fixés par la Commission électorale nationale indépendante.
Un  accusé  de  réception  de  dépôt,  de  retrait,  d’ajout  ou  de  substitution  de  candidatures  est  remis  
au parti politique, au regroupement politique ou au candidat indépendant par la Commission
électorale nationale indépendante.
Article 18 : Le parti politique, le regroupement politique ou le candidat indépendant fait acte de
candidature auprès de la Commission électorale nationale indépendante.
Sous  peine  d’irrecevabilité,  la  déclaration  de  candidature  est  accompagnée  des  pièces  suivantes :
1. une lettre de consentement conforme au modèle fixé par la Commission électorale nationale
indépendante signée par le candidat ;
2.  une  photocopie  de  la  carte  d’électeur  ;;
3. une attestation de naissance ;
4. une photocopie certifiée conforme du titre académique ou du document en tenant lieu selon le
cas ;
5. une ou des attestations de services rendus ;
6.  une  fiche  d’identité  suivie  d’un  curriculum  vitae  détaillé,  le  tout  se  terminant  par  la  formule  
« je  jure  sur  l’honneur  que  les  renseignements ci- dessus sont sincères et exacts » ;
7. quatre photos format passeport ;
8. un symbole ou un logo par parti politique ou par regroupement politique ;
9.  une  lettre  d’investiture  du  candidat  par  son  parti  politique  ou  par  son  regroupement  politique  ;;
10. une preuve du versement du cautionnement électoral ;
11. le cas échéant, la preuve de la démission ou de la mise en disponibilité, conformément à
l’article  10  de  la  présente  loi.
Un récépissé de candidature est remis au déposant. Les souches de récépissé sont adressées à la
Commission électorale nationale indépendante. Dès réception de la liste ou de la candidature, le
Bureau de la Commission électorale nationale indépendante examine sa conformité aux
dispositions des articles 12, 13, 15, 16, 17, 19, 20, 21, 22 et des alinéas premier et deuxième du
présent article.
Article 19 : Un parti politique ou un regroupement politique ne peut utiliser un symbole ou un
logo déjà choisi par un autre parti politique ou regroupement politique.
En cas de contestation, la Commission électorale nationale indépendante statue.
Une  liste  des  candidats  dont  le  symbole  ou  le  logo  a  été  refusé  dispose  d’un  délai  de  cinq  jours  
pour soumettre à la Commission électorale nationale indépendante de nouvelles propositions.
Article 20 : Dans le cas de suppléants, la déclaration de candidature est accompagnée pour
chaque candidat suppléant des pièces suivantes :
1. une lettre de consentement conforme au modèle fixé par la Commission électorale nationale
indépendante signée par le candidat ;
2.  une  photocopie  de  la  carte  d’électeur  ;;
3. une attestation de naissance ;
4. une photocopie certifiée conforme du titre académique ou du document en tenant lieu selon le
cas ;
5. une ou des attestations de services rendus ;
6.  une  fiche  d’identité  suivie  d’un  curriculum  vitae  détaillé,  le  tout  se  terminant  par  la  formule  
« je  jure  sur  l’honneur  que  les  renseignements  ci- dessus sont sincères et exacts »;
7. quatre photos format passeport ;
8.  une  lettre  d’investiture  du  candidat  par  son  parti  politique ou par son regroupement politique ;
9. une lettre de désignation du candidat suppléant par le candidat indépendant.
Article 21 : Une candidature est irrecevable lorsque le candidat:
1.  n’est  pas  éligible  ;;
2.  n’a  pas  donné  son  consentement  par  écrit;;
3. est présenté en même temps dans plusieurs circonscriptions électorales pour le même scrutin;
4.  est  présenté  sur  plus  d’une  liste  dans  une  même  circonscription  électorale;;
5. ne satisfait pas aux prescrits des articles 6, 12 alinéa 2, 18 et 20 de la présente loi;
6.  n’a  pas  versé  le  cautionnement  électoral  exigé  ou  figure  sur  une  liste  dont  le  cautionnement  
électoral  n’a  pas  été  versé.
En cas de non-conformité et dans un délai de dix jours, la Commission électorale nationale
indépendante retourne la liste ou la déclaration de candidature avec un avis motivé sur les raisons
de  non  conformité,  aux  mains  du  candidat  ou  du  mandataire,  selon  le  cas,  en  l’invitant  à  
présenter une nouvelle liste ou déclaration de candidature rectifiée,
Article 22 : Une liste présentée par un parti politique, un regroupement politique ou une
candidature présentée par un indépendant est déclarée irrecevable lorsque :
1.  elle  reprend  le  nom  d’une  ou  de  plusieurs  personnes  inéligibles  ;;
2. elle porte un nombre de candidats supérieur au nombre de siège fixé pour chaque
circonscription ;
3.  elle  reprend  le  nom  d’un  candidat  dans  plus  d’une  circonscription  électorale  pour  un  même  
niveau.
Article 23 :  Les  candidats  peuvent,  dans  l’acte  de  présentation,  désigner  un  mandataire  et  un  
mandataire  suppléant  dans  le  cas  d’un  scrutin  uninominal  ou  de  liste,  pour  assister  aux  séances  
de la Commission électorale nationale indépendante.
Article 24 : Le candidat ou son mandataire prend connaissance sans déplacement, de tous les
actes de présentation de sa candidature ou de celle de son mandant qui ont été déposés et, adresse
par écrit, des observations à la Commission électorale nationale indépendante.
Ce  droit  s’exerce  jusqu’aux  jours  et  heure  fixés  par  la  Commission  électorale  nationale  
indépendante,
Article 25 : La Commission électorale nationale indépendante arrête et publie provisoirement les
listes des candidats à la date fixée par elle.
Dans un délai de quatre jours suivant la publication des listes provisoires des candidats, ces listes
peuvent être contestées devant la juridiction compétente par :
1.  le  candidat  dont  l’éligibilité  est  contestée  ;;
2. le parti politique ou le regroupement politique ayant présenté un candidat ou une liste dans la
circonscription électorale;
3. tout candidat se présentant individuellement dans la circonscription électorale ou son
mandataire.
Ce délai court à partir du premier jour ouvrable qui suit la publication des listes provisoires des
candidats.
Article 27. Les juridictions compétentes pour connaître du contentieux concernant une
déclaration de Candidature sont
1. la Cour constitutionnelle pour les élections présidentielle et législatives ;
2.  la  Cour  administrative  d’appel  pour  les  élections  provinciales ;
3. le Tribunal administratif pour les élections urbaines, communales et locales.
Les  juridictions  énumérées  à  l’alinéa  précédent  disposent  de  sept  jours  pour  rendre  leurs  
décisions à compter de la date de leur saisine.
Passé ce délai, le recours est réputé fondé et le requérant rentre dans ses droits.
Le dispositif  de  l’arrêt  ou  du  jugement  est  notifié  à  la  Commission  électorale  nationale  
indépendante  et  aux  parties  concernées  et  n’est  susceptible  d’aucun  recours.
Le cas échéant, la Commission électorale nationale indépendante modifie les listes. Mention en
est faite au procès-verbal.
La Commission électorale nationale indépendante arrête et publie sans délai la liste définitive.
Le contentieux concernant les déclarations de candidatures est jugé par une juridiction siégeant
au nombre de trois juges au moins.
Article 30 :  Pendant  la  période  de  la  campagne  électorale,  l’opposition  d’affiches,  de  photos  et  
autres effigies de propagande électorale est autorisée dans les conditions déterminées par la
Commission électorale nationale indépendante.
Tout affichage est interdit sur les édifices publics.
Article 33 :  Le  Conseil  supérieur  de  l’audiovisuel  et  de  la  communication  veille  au  respect  du  
principe  d’égalité  de  production  entre  les  candidats  en  ce  qui  concerne  la  diffusion  dans  les  
médias publics de leurs activités, écrits, déclarations ainsi que la présentation de leur personne.
Le  Conseil  supérieur  de  l’audiovisuel  et  de  la  communication  intervient,  le  cas  échéant,  auprès  
des  autorités  compétentes  pour  que  soient  prises  toutes  les  mesures  susceptibles  d’assurer  cette  
égalité,
Les  conditions  d’accès  aux  médias  publics  aux  fins  de  la  campagne  électorale  sont  arrêtées  par  le  
Conseil  supérieur  de  l’audiovisuel  et  de  la  communication  en  concertation  avec  la  Commission  
électorale nationale indépendante. Elles sont publiées un mois avant le début de la campagne
électorale.
Article 35 :  Le  Conseil  supérieur  de  l’audiovisuel  et  de  la  communication  peut,  par  une  décision  
dûment  motivée  et  notifiée,  s’opposer  à  la  diffusion  d’une  émission  de  la  campagne  électorale  si  
les propos tenus sont injurieux, diffamatoires ou révèlent un manquement grave aux dispositions
de la Constitution ou des lois,
La  décision  peut  être  contestée  sans  frais  dans  les  quatre  jours  devant  le  Conseil  d’Etat  qui  se  
prononce dans les quarante-huit heures de sa saisine. Celui-ci peut ordonner ou interdire la
diffusion  partielle  ou  totale  de  l’émission  incriminée.
Article 36 :  Est  interdite,  l’utilisation  à  des  fins  de  propagande  électorale  des  biens,  des  finances  
et  du  personnel  de  l’Etat,  des  établissements  et  organismes  publics  et  des  sociétés  d’économie  
mixte.
L’utilisation  des  biens,  des  finances  et  du  personnel  public  visé  ci-dessus est punie de radiation
de  la  candidature  ou  d’annulation  de  la  liste  du  parti  politique,  ou  du  regroupement  politique  
incriminé.
Toute autorité politico-administrative, tout parti politique, tout candidat ou toute personne peut
saisir la
Commission  électorale  nationale  indépendante  ou  l’Officier  du  ministère  public  aux  fins  
d’obtenir  l’application  des  dispositions  de  l’alinéa  ci-dessus.
Les  juridictions  citées  à  l’article  27  connaissent  des  cas  d’abus  des  biens  publics.
Article 37 : Est témoin, tout congolais mandaté par un parti politique, un regroupement politique
ou un candidat indépendant et accrédité par la Commission électorale nationale indépendante
pour assister aux opérations électorales.
Article 38 : Chaque parti politique ou chaque regroupement politique, chaque candidat
indépendant a le droit de désigner un témoin et son suppléant pour suivre les opérations
électorales visées  à  l’article  40  ci-dessous.
Les listes des témoins sont transmises à la Commission électorale nationale indépendante par le
canal de ses bureaux locaux.
Les témoins sont à la charge de ceux qui les ont désignés.
L’absence  de  témoins  n’est  pas  un  motif  d’invalidation  du  scrutin  sauf  si  elle  est  provoquée  de  
manière intentionnelle et en violation des dispositions de la présente loi.
Article 39 : Les témoins sont choisis parmi les personnes inscrites sur la liste des électeurs.
Les noms des témoins désignés, avec indication des bureaux auxquels ils sont affectés, sont
notifiés à la représentation locale de la Commission électorale nationale indépendante au moins
sept jours avant le début du scrutin.
Dans  les  cinq  jours,  il  leur  est  délivré  une  carte  d’accréditation avec la mention « témoin » dont
le modèle est fixé par la Commission électorale nationale indépendante.
Article 40 :
Article 41 : Les témoins assistent à toutes les opérations de vote, de dépouillement de bulletins,
de compilation et de décompte des voix.
Ils ne font pas partie du bureau et ne peuvent prendre part à ses délibérations même à titre
consultatif.  Ils  ont  le  droit  d’exiger  la  mention  de  toute  observation,  réclamation  et  contestation  
touchant à la régularité des opérations électorales dans le procès-verbal avant que celui-ci ne soit
placé sous pli scellé.
Le président du bureau de vote invite les témoins à contresigner le procès-verbal des opérations
électorales.
Les copies des procès-verbaux sont remises aux témoins.
Le président du bureau de vote invite les témoins à accompagner le procès-verbal des opérations
électorales.
Aucun témoin ne peut être expulsé du bureau de vote, de dépouillement et de compilation sauf
en  cas  de  désordre  provoqué  par  lui  ou  d’obstruction  aux  opérations  électorales.
Le bureau de vote pourvoit immédiatement à son remplacement par son suppléant. Mention en
est faite au procès-verbal.
En aucun cas, les opérations électorales ne peuvent, de ce fait, être interrompues.
Le nombre de témoins par parti politique, regroupement politique ou candidat indépendant, et
par bureau de vote, de dépouillement ou de compilation est fixé à un.
Il lui est fait interdiction de battre campagne ou de porter tout signe partisan le jour du scrutin.
Article 42 : Est observateur tout Congolais ou étranger mandaté par une Organisation nationale
ou internationale et accrédité par la Commission électorale nationale indépendante pour assister à
toutes les opérations électorales.
Article 44 : L’observateur  a  libre  accès  à  tous  les  lieux  où  se  déroulent les opérations électorales.
L’observateur  n’est  à  la  charge  ni  de  l’Etat  congolais  ni  de  la  Commission  électorale  nationale  
indépendante.
Sa sécurité est garantie par le Gouvernement.
Article 45 : L’observateur  est  tenu  de  respecter  les  lois  et  règlements de la République
démocratique du Congo, ainsi que les dispositions arrêtées par la Commission électorale
nationale indépendante pour la bonne organisation du scrutin.
Il  ne  peut  s’immiscer  ni  directement  ni  indirectement  dans  le  déroulement  des  opérations
électorales.
Il  doit  porter  de  manière  visible  sa  carte  d’accréditation  et  l’exhiber  à  toute  réquisition  de  
l’autorité  compétente.
Il lui est fait interdiction de battre campagne ou de porter tout signe partisan.
La Commission électorale nationale indépendante  peut,  à  tout  moment,  retirer  l’accréditation  à  
tout observateur qui aura enfreint les dispositions ci-dessus.
Article 47 : Le  vote  s’effectue  soit  au  moyen  d’un  bulletin  papier  soit  par  voie  électronique.
La Commission électorale nationale indépendante fixe dans chaque circonscription électorale le
nombre des bureaux de vote, en détermine le ressort et nomme son personnel.
Elle publie la liste des bureaux de vote et leurs localisations trente jours avant la date du scrutin.
Article 48 : Aucun bureau de vote ne peut être établi aux endroits ci-après :
1. les lieux de culte ;
2. les quartiers généraux des partis politiques, des syndicats et des organisations non
gouvernementales ;
3. les débits de boissons ;
4. les postes de police
5. les camps militaires ;
6. les académies et écoles militaires.
Article 50 : Le  président  au  bureau  de  vote,  le  secrétaire,  les  assesseurs,  et  l’assesseur  suppléant  
sont nommés en tenant compte de la représentation de la femme et, le cas échéant, relevés de
leurs fonctions par la Commission électorale nationale indépendante pour manquement constaté
dans  l’exercice  de  leur  mission.
L’acte  de  nomination  des  assesseurs  du  bureau  des  appelés  à  remplacer  le  président  absent  ou  
empêché.
Les membres des bureaux de vote doivent savoir lire et écrire. Ils doivent, en outre, être formés
à la conduite des opérations de vote.
Ils ont droit à une indemnité dont le montant électorale nationale indépendante.
Article 51 : Avant  d’entrer  en  fonction,  le  président,  le  secrétaire  du  bureau de vote, les
assesseurs  et  l’assesseur  suppléant  prêtent  solennellement  par  écrit  ou  verbalement  devant  le  
président du bureau de la Commission électorale nationale indépendante ou son délégué, le
serment suivant :
« Je jure sur mon honneur de respecter la loi, de veiller au déroulement régulier des opérations
électorales et de garder le secret du vote ».
Le serment est prêté en français ou dans une des quatre langues nationales de la République.
La Commission électorale nationale indépendante est tenue de présenter la version officielle du
serment dans chacune de ces langues nationales.
Article 52 : Les  jours  et  heures  d’ouverture  et  de  fermeture  des  bureaux  de  vote  sont  fixés  par  la  
Commission électorale nationale indépendante.
Article 53 :  Si  à  l’heure fixée pour le commencement ou pendant le déroulement des opérations,
le  président  du  bureau  de  vote  est  absent  ou  empêché,  l’assesseur  placé  en  ordre  utile  le  
remplace.
En  cas  d’absence  ou  d’empêchement  du  secrétaire,  des  assesseurs  ou  de  l’assesseur  suppléant, le
président  du  bureau  de  vote  complète  d’office  le  bureau  en  désignant  les  remplaçants  parmi  les  
électeurs pris dans le ressort de son bureau de vote.
Le  secrétaire,  les  assesseurs,  et  l’assesseur  suppléant  commis  dans  ces  conditions  ne  doivent  pas
être  candidats  aux  élections  en  cours  et  prêtent  le  serment  prévu  à  l’article  51  ci-dessus, par écrit
ou verbalement devant les membres du bureau de vote.
Article 55 : Dans le cas de vote manuel, un bulletin de vote unique par scrutin et par
circonscription électorale est établi par la Commission électorale nationale indépendante.
En cas de vote électronique, les formalités sont fixées par une décision de la Commission
électorale nationale indépendante.
Article 56 : Quarante-huit heures avant le début des opérations de vote, la Commission
électorale nationale indépendante met à la disposition de chaque bureau de vote ou centre de
vote,  des  bulletins  de  vote  compatibles  au  nombre  d’électeurs  enrôlés  et  attendus.
Avant le début des opérations de vote, les membres du bureau procèdent devant les témoins et
les observateurs au comptage des bulletins de vote reçus. Ils vérifient si le matériel est complet et
si  l’urne  est  conforme  et  vide.
L’urne  est,  ensuite,  fermée  et  scellée.  Mention  en  est  faite  au  procès-verbal des opérations de
vote.  Le  Président  du  Bureau  de  vote  constate  l’heure  à  laquelle  le  scrutin  est  ouvert.  Mention  en  
est faite au procès-verbal.
Article 57 : Au  fur  et  à  mesure  que  les  électeurs  se  présentent,  chacun  d’eux  dépose  sa  carte  
d’électeur  sur le bureau.
Après  vérification  de  son  identité  et  de  l’absence  d’encre  indélébile  sur  l’un  de  ses  doigts,  le  
Président du Bureau pointe, devant les assesseurs, les témoins et/ou les observateurs, le nom sur
la liste des électeurs, il paraphe le bulletin dont le modèle est déterminé par la Commission
électorale nationale indépendante et le remet à la personne concernée.
Après  avoir  reçu  le  bulletin  paraphé  par  le  Président  au  moment  de  sa  remise,  l’électeur  se  rend  
dans  l’isoloir.
Après avoir formé son vote,  l’électeur  va  déposer  lui-même  le  bulletin  dans  l’urne.  Ensuite,  il  
signe  en  face  de  son  nom  sur  la  liste  des  électeurs  ou  s’il  ne  sait  pas  signer,  appose  son  empreinte  
digitale.
Avant de lui remettre sa carte, le Président du bureau de vote applique de l’encre  indélébile  sur  la  
cuticule  de  son  pouce  ou,  à  défaut,  de  l’un  des  autres  doigts  d’une  main.
Le vote par procuration ou par correspondance est interdit.
Article 58 : L’électeur  qui  se  trouve  dans  l’impossibilité  d’effectuer  seul  l’opération  de  vote a le
droit  de  se  faire  assister  par  une  personne  de  son  choix  ayant  la  qualité  d’électeur.
Tout électeur qui aura porté assistance à un autre électeur ne peut communiquer le choix que
l’électeur  a  fait.
Aucun  électeur  ne  peut  porter  assistance  à  plus  d’un électeur.
Article 59 : Les membres du bureau de vote, les témoins, les observateurs, et les agents de la
Commission électorale nationale indépendante en mission peuvent voter dans les bureaux où ils
sont affectés.
Les agents de carrière des services publics  de  l’Etat  en  mission  peuvent  voter  dans  le  lieu  où  ils  
sont en mission.
Les  personnes  visées  aux  alinéas  précédents  doivent,  outre  leurs  cartes  d’électeur,  présenter  leurs  
caftes  d’accréditation  ou  leurs  ordres  de  mission.
Peuvent également voter par dérogation, les candidats et leurs conjoints ainsi que leurs
suppléants, les épouses et enfants majeurs des militaires et agents de la Police Nationale
Congolaise  en  mutation.  Ils  doivent  être  munis  de  leurs  cartes  d’électeur  et  présenter  un  ordre  de  
mission ou une feuille de route sur laquelle sont repris les noms de tous les enfants,
Ne peuvent, cependant, être admis à la catégorie des votants par dérogation que les électeurs
identifiés par la Commission électorale nationale indépendante au moins quinze jours avant le
début du scrutin.
Article 63 : Le  Président  du  Bureau  de  dépouillement  ouvre  l’urne  devant  les  membres  du  
bureau en présence des témoins, des observateurs ainsi que des journalistes et des cinq électeurs
désignés.
Il prend chaque bulletin, le donne à un assesseur qui le lit à haute voix sous le regard des témoins
et le classe selon les catégories suivantes :
1. bulletins valables ;
2. bulletins nuls.
Les autres membres du bureau procèdent simultanément au pointage.
Le Président du bureau classe les bulletins valables et calcule le total des voix obtenues par
chaque candidat.
Il consigne, outre les informations recueillies, les résultats inscriptions suivantes :
a)  élection  …  ;;
b)  résultats  de  dépouillement  du  bureau  de  vote  n°…  ;;
c) suffrages exprimés conformément au pointage sur la liste électorale ;
d) bulletins restants.
Il place ensuite dans des enveloppes distinctes, dûment identifiées, les bulletins attribués à
chaque candidat indépendant, les bulletins attribués à une même liste des partis politiques ou
regroupement  politique,  les  bulletins  nuls,  ceux  qui  n’ont  pas  été  utilisés  et  le  relevé  du  
dépouillement.
Les enveloppes sont scellées en présence des témoins et des observateurs.
Les enveloppes, les listes des électeurs et le procès-verbal du dépouillement sont envoyés au
centre de compilation de la Commission électorale nationale indépendante.
Les modalités de compilation des résultats, en cas de vote électronique, sont arrêtées par une
décision de la Commission électorale nationale indépendante.
Article 67 : Le Président du bureau place, en présence des témoins, des observateurs et de cinq
électeurs désignés les bulletins valables, les bulletins nuls ainsi que les originaux des procès-
verbaux de vote et de dépouillement dans des enveloppes distinctes scellées et indiquant le nom
et le numéro du bureau de dépouillement.
Le chef du centre de vote et de dépouillement reçoit les enveloppes des mains du Président du
bureau de vote et de dépouillement. Il se charge de les transporter au centre local de compilation
conformément au plan de ramassage arrêté par la Commission électorale nationale indépendante.
Il est accompagné des membres de bureau, des éléments de la police, des témoins et des
observateurs.
En cas de vote électronique, et en vue de garantir la transparence, les procédures de transmission
des résultats et de vérification garantissant la transparence, sont préalablement portées à la
connaissance des parties prenantes au scrutin, par la Commission électorale nationale
indépendante.
Article 68 : Aussitôt le dépouillement terminé, le résultat est immédiatement rendu public et
affiché devant le bureau de dépouillement suivant les modalités arrêtées par la Commission
électorale nationale indépendante.
La fiche des résultats est signée par tous les membres du bureau de dépouillement et les témoins.
Une copie est remise aux témoins.
Article 69 : Les procès-verbaux de dépouillement et les pièces jointes sont acheminés pour
centralisation et compilation au centre local de compilation situé dans chaque circonscription
électorale, conformément au plan de ramassage arrêté par la Commission électorale nationale
indépendante.
Article 70 : Un centre de compilation est situé dans chaque circonscription électorale.
Le centre de compilation établit une fiche de compilation des résultats. Il en dresse un procès-
verbal. La fiche de compilation et le procès-verbal sont signés par les membres du bureau du
centre de compilation de la circonscription et par les témoins.
Le Président du centre de compilation rend publics, en affichant au centre, les résultats du vote
pour les élections législatives, provinciales, urbaines, communales et locales, et les résultats
partiels  de  l’élection  présidentielle  au  niveau  de  la  ville  ou  du  territoire.
Les procès-verbaux et les pièces jointes sont transmis au siège de la Commission électorale
nationale indépendante, conformément à son plan de ramassage. Celle-ci les transmet à la
juridiction compétente.
Article 71 : La Commission électorale nationale indépendante reçoit les résultats consolidés de
tous les centres de compilation par le Secrétariat exécutif provincial.
Elle dresse un procès-verbal des résultats provisoires signé par tous les membres du bureau.
Le Président de la Commission électorale nationale indépendante ou son remplaçant rend public
les résultats provisoires du vote.
Les résultats publiés sont affichés dans les locaux de la Commission électorale nationale
indépendante ou consultés selon le cas sur Internet.
Les procès-verbaux ainsi que les pièces jointes sont transmis à la Cour constitutionnelle, à la
Cour
Administrative  d’appel,  au  Tribunal  Administratif  du  ressort,  selon  le  cas.
Article 72 : La  Cour  constitutionnelle  proclame  les  résultats  définitifs  de  l’élection  présidentielle  
dans  les  deux  jours  qui  suivent  l’expiration  du  délai  de  recours,  si  aucun  recours  n’a  été  introduit  
devant  elle.  La  Cour  constitutionnelle,  la  Cour  administrative  d’appel,  le  Tribunal  administratif  
et le Tribunal de paix, selon le cas, proclame les résultats définitifs des élections législatives,
provinciales,  urbaines,  communales  et  locales  dans  les  huit  jours  qui  suivent  l’expiration  du  délai  
de  recours,  si  aucun  recours  n’a  été  introduit  devant  la  juridiction  compétente
Peuvent  contester  les  résultats  provisoires  de  l’élection  présidentielle, dans un délai de deux jours
après  l’annonce  par  la  Commission  électorale  nationale  indépendante  :
1. le parti politique ou le regroupement politique ayant présenté un candidat ou son mandataire ;
2. le candidat indépendant ou son mandataire.
Article 72 : La  Cour  constitutionnelle  proclame  les  résultats  définitifs  de  l’élection  présidentielle  
dans  les  deux  jours  qui  suivent  l’expiration  du  délai  de  recours,  si  aucun  recours  n’a  été  introduit  
devant elle.
La Cour constitutionnelle, la Cour administrative  d’appel,  le  Tribunal  administratif  et  le  Tribunal  
de paix, selon le cas, proclame les résultats définitifs des élections législatives, provinciales,
urbaines,  communales  et  locales  dans  les  huit  jours  qui  suivent  l’expiration  du  détail  de  recours,  
si aucun  recours  n’a  été  introduit  devant  la  juridiction  compétente.
Article 73 : Peuvent  contester  les  résultats  provisoires  de  l’élection  présidentielle,  dans  un  délai  
de  deux  jours  après  l’annonce  par  la  Commission  électorale  nationale  indépendante:
- le parti politique ou le regroupement politique ayant présenté un candidat ou son mandataire
;
- le candidat indépendant ou son mandataire.
De même, peuvent contester, selon le cas, les résultats provisoires des élections législatives,
provinciales, urbaines,  communales  et  locales,  dans  un  délai  de  huit  jours,  dès  l’annonce  par  la  
commission électorale nationale indépendante:
- le parti politique ou le regroupement politique ayant présenté un candidat ou son mandataire
;
- le candidat indépendant ou son mandataire.
Article 74 : Les juridictions compétentes pour connaître du contentieux des élections sont :
- la Cour constitutionnelle, pour les élections présidentielle et législatives ;
- la  Cour  administrative  d’appel.  pour  les  élections provinciales ;
- le Tribunal administratif, pour les élections urbaines. communales et locales.
Le  délai  d’examen  du  contentieux  de  l’élection  présidentielle  est  de  sept  jours  à  compter  de  la  
date de saisine de la Cour constitutionnelle ; celui du contentieux des élections législatives,
provinciales, urbaines, communales et locales est de deux mois à compter de la saisine des
juridictions compétentes.
Si les recours sont déclarés irrecevables ou non fondés, la Cour constitutionnelle, la Cour
administrative  d’appel  ou  le  Tribunal  administratif,  selon  le  cas,  proclame  les  résultats  définitifs  
des élections.
Article 75 : Les juridictions compétentes pour connaître du contentieux des élections sont :
1. la Cour constitutionnelle, pour les élections présidentielle et législatives ;
2.  la  Cour  administrative  d’appel,  pour  les  élections  provinciales  ;;
3. le Tribunal administratif, pour les élections urbaines, communales et locales.
Le  délai  d’examen  du  contentieux  de  l’élection  présidentielle  est  de  sept  jours à compter de la
date de saisine de la Cour constitutionnelle ; celui du contentieux des élections législatives,
provinciales, urbaines, communales et locales est de deux mois à compter de la saisine des
juridictions compétentes.
Si les recours sont déclarés irrecevables ou non fondés, la Cour constitutionnelle, la Cour
administrative  d’appel  ou  le  Tribunal  administratif,  selon  le  cas,  proclame  les  résultats  définitifs  
des élections.
Si la juridiction saisie admet un recours pour erreur matérielle, elle rectifie le résultat erroné. Elle
communique la décision à la Commission électorale nationale indépendante.
Dans tous les autres cas, elle peut annuler le vote en tout ou en partie lorsque les irrégularités
retenues ont pu avoir une influence déterminante sur  le  résultat  du  scrutin.  S’il  n’y  a  pas  appel,  
un nouveau scrutin est organisé dans les soixante jours de la notification.
Article 76 : La  décision  d’annulation  des  élections  est  immédiatement  signifiée  aussi  bien  à  la  
Commission électorale nationale indépendante  qu’aux  parties  intéressées.
Article 77 : Outre les incompatibilités aux fonctions de Président de la République, de député et
de sénateur prévues aux articles 96 et 108de la Constitution, selon le cas, sont incompatibles
avec les fonctions électives provinciales, urbaines, communales et locales les fonctions ou
mandats suivants :
1. membre du Gouvernement
2. magistrat ;
3.  membre  du  Conseil  économique  et  social,  membre  d’une  institution  d’appui  à  la  démocratie  ;;
4. membre du cabinet du Président de  la  République,  du  Président  de  l’assemblée  nationale,  du
Président du Sénat, du Premier ministre, des membres du Gouvernement et de toute autre
autorité  politique  ou  administrative  de  l’Etat  ;;
5. membre des Forces armées, de la Police nationale ;
6. agent  de  carrière  des  services  publics  de  l’Etat  ;;
7. cadre politico-administratif  de  la  territoriale,  à  l’exception  des  chefs  de  chefferie  et  de  chef  de  
groupement ;
8. mandataire public actif :
- Président  du  conseil  d’administration  ;;
- Administrateur Délégué Général ;
- Administrateur Délégué Général adjoint ;
- Administrateur Délégué.
9. tout autre mandat électif.
Les fonctions électives provinciales, urbaines, communales et locales sont incompatibles avec
l’exercice  des  fonctions  rémunérées  conférées  par un Etat étranger ou un organisme
international.
Article 78 : La  décision  d’annulation  des  élections  est  immédiatement  signifiée  aussi  bien  à  la
Commission  électorale  nationale  indépendante  qu’aux  parties  intéressées.
Outre les incompatibilités aux fonctions de Président de la République, de député et de sénateur
prévues aux articles 96 et 108 de la Constitution, selon le cas, sont incompatibles avec les
fonctions électives provinciales, urbaines, communales et locales les fonctions ou mandats
suivants:
1. membre du Gouvernement;
2. magistrat ;
3.  membre  du  Conseil  économique  et  social,  membre  d’une  institution  d’appui  à  la  démocratie  ;;
4.  membre  du  cabinet  du  Président  de  la  République,  du  Président  de  l’assemblée  nationale,  du
Président du Sénat, du Premier ministre, des membres du Gouvernement et de toute autre
autorité  politique  ou  administrative  de  l’Etat  ;;
5, membre des Forces armées, de la Police nationale ;
6.  agent  de  carrière  des  services  publics  de  l’Etat  ;;
7. cadre politico-administratif de la territoriale,  à  l’exception  des  chefs  groupement  ;;
8. mandataire public actif :
- Président  du  conseil  d’administration  ;;
- Administrateur Délégué Général ;
- Administrateur Délégué Général adjoint ;
- Administrateur Délégué.
9. tout autre mandat électif.
Les fonctions électives provinciales, urbaines, communales et locales sont incompatibles avec
l’exercice  des  fonctions  rémunérées  conférées  par  un  Etat  étranger  ou  un  organisme  
international.
1.  L’élu  qui  fait  l’objet  de  l’une  des  incompatibilités  visées  à  l’article  77  points  1,  3,  4,  6,  7  et  9  
doit opter, dans les huit jours de la validation de mandat, entre son mandat et les autres fonctions
qu’il  exerce.  S’il  opte  pour  son  mandat,  il  en  avise,  par  lettre  dans  le  même  délai,  selon  le  cas,  le  
Bureau :
2. de  l’Assemblée  nationale,
3. du Sénat
4.  de  l’Assemblée  provinciale;;
5, du Conseil urbain ;
6. du Conseil communal ;
7. du Conseil de secteur ou de chefferie ;
8. de la Commission électorale nationale indépendante.
A défaut de se prononcer dans le délai fixé, il est présumé avoir renoncé à son mandat.
Article 79 :  Quiconque,  n’étant  ni  membre  de  la  Commission  électorale  nationale  indépendante,  
ni membre du bureau des opérations électorales, ni électeur dans le ressort dudit bureau, ni
témoin, ni observateur, ni journaliste accrédité, ni toute autre personne autorisée par le Président,
aura pénétré dans les lieux de vote, de dépouillement ou de compilation pendant les opérations,
en sera immédiatement expulsé sur ordre du président ou de son délégué. Mention en est faite au
procès-verbal.
En cas de résistance o, Ce récidive, un procès-verbal est dressé pat le président du bureau de vote
ou  de  dépouillement  et  transmis  à  l’autorité  judiciaire  compétente.
Le  récidiviste  est  puni  d’une  servitude  pénale  principale de  dix  à  trente  jours  et  d’une  amende  de  
20.000  à  40.000  Francs  congolais,  ‘
Article 80 : Quiconque se livre à la campagne électorale en dehors de la période légale est puni
d’une  amende  de  20.000  à  100,000  Francs  congolais.
Article 81 : Quiconque entrave ou  tente  d’interdire  ou  de  faire  cesser  toute  manifestation,  
rassemblement  ou  expression  d’opinion  pendant  la  campagne  électorale,  est  puni  d’une  servitude  
pénale  principale  de  douze  mois  au  maximum  et  d’une  amende  de  100.000  à  200.000  Francs  
congolais.
Article 82 :  Tout  membre  du  bureau  de  vote  qui,  sans  motif  légitime,  s’abstient  de  remplir  les  
fonctions  qui  lui  sont  confiées,  est  puni  d’une  servitude  pénale  principale  ne  dépassant  pas  trente  
jours  et  d’une  amende  de  100.000  à  200.000  Francs  congolais.
Article 84 : Le membre du bureau qui, sans raison valable, retarde le début du scrutin ou
interrompt  son  déroulement,  est  puni  d’une  servitude  pénale  principale  de  deux  ans  et  d’une  
amende de 40.000 Francs congolais.
Il est en outre privé de ses droits civils et politiques pour une durée de six ans.
Article 85 :  Est  puni  d’une  servitude  pénale  principale  de  sept  jours  et  d’une  amende  ne  
dépassant  pas  40.000  Francs  congolais,  toute  personne  qui,  sur  les  lieux  d’un  bureau  de  vote:
1.  fait  connaître  l’option  en faveur de laquelle elle se propose de voter ou pour laquelle elle a
voté;
2.  cherche  à  connaître  l’option  en  faveur  de  laquelle  un  électeur  se  propose  de  voter  ou  pour  
laquelle il a voté ;
3. ayant porté assistance à un autre électeur, communique le choix pour lequel cet électeur a voté
ou abuse de la confiance de la personne assistée en modifiant son vote.
S’expose  au  double  de  ces  peines,  tout  membre  du  bureau  de  vote  qui  commet  les  mêmes  
infractions.
Article 86 : Toute personne qui vote ou tente de voter  plus  d’une  fois  est  punie  d’une  servitude  
pénale  principale  d’un  mois  et  d’une  amende  de  100.000  à  200.000  Francs  congolais.
Elle est, en outre, privée de ses droits civils et politiques pour une durée de six ans.
Article 87 : Toute personne qui, directement ou indirectement, donne, offre ou promet de
l’argent,  des  valeurs,  des  biens  ou  des  avantages  quelconques  aux  membres  du  bureau  de  vote,  de  
dépouillement  ou  de  compilation,  est  punie  d’une  servitude  pénale  principale  de  six  mois  à  cinq  
ans  et  d’une  amende de 200.000 à 1,000.000 Francs congolais.
Elle est, en outre, privée de ses droits civils et politiques pour une durée de six ans.
S’expose  au  double  de  ces  peines,  tout  membre  du  bureau  de  vote  qui  sollicite  ou  accepte  les  
avantages.
Article 88 : Est punie  d’une  servitude  pénale  principale  de  six  mois  à  cinq  ans  et  d’une  amende  
de 200.000 à 1.000,000 Francs congolais, toute personne qui :
1.  use  à  l’endroit  d’un  électeur  des  menaces,  des  violences,  des  injures  ou  des  voies  de  fait  en  
vue de le déterminer  à  s’abstenir  de  prendre  part  au  vote  ou  d’influencer  son  choix;;
2.  engage,  poste  un  individu  ou  réunit  un  groupe  d’individus  armés  ou  non  dans  le  but  
d’intimider  les  électeurs  ou  de  troubler  l’ordre  avant,  pendant  ou  après  le  déroulement  du  vote;;
3. commet ou incite à commettre des actes de violence dans un bureau de vote.
Elle est, en outre, privée de ses droits civils et politiques pour une durée de six ans.
Article 90 :  Est  puni  d’une  servitude  pénale  principale  de  six  mois  tout  membre  de  la  
Commission électorale nationale indépendante ou de sa représentation locale, sous réserve des
cas autorisés par la présente loi ou par le Code pénal ordinaire en matière de secret professionnel,
qui aura révélé les résultats de vote à des tierces personnes avant la clôture des opérations de
vote,
Il est, en outre, puni de la déchéance de ses droits civils et politiques pendant une période de six
ans.
Article 91 :  Est  puni  d’une  servitude  pénale  principale  de  quinze  jours  à  un  an  et  d’une  amende  
de 100.000, à 200.000 Francs  congolais,  quiconque  introduit  ou  tente  d’introduire  des  boissons  
alcoolisées ou des stupéfiants dans un bureau de vote, de dépouillement ou de compilation.
S’expose  aux  mêmes  peines,  tout  membre  de  bureau  de  vote,  de  dépouillement  ou  de  
compilation  trouvé  en  état  d’ébriété  dans  le  bureau  de  vote  ou  de  dépouillement  lors  des  
opérations électorales.
Article 92 : Est puni des peines prévues par le Code pénal pour faux et usage de faux, quiconque
sciemment :
1. imite, sur une déclaration de candidature,  la  signature  d’une  autre  personne  ;;
2..  agit  comme  représentant  d’un  parti  politique,  d’un  regroupement  politique  ou  d’un  candidat  
alors que sa procuration est fausse;
3. modifie ou imite les paraphes du président du bureau de vote, de dépouillement ou de
compilation.
Article 94 : Est  puni  d’une  servitude  pénale  principale  de  douze  mois  et  d’une  amende  de  
100.000 à 200.000 Francs congolais toute personne qui:
1.  vote  ou  se  présente  pour  voter  sous  le  nom  d’un  autre  électeur  ;;
2. vote sans en avoir le droit.
Elle est, en outre, privée de ses droits civils et politiques pour une durée de six ans.
S’expose  au  double  de  ces  peines,  tout  membre  du  bureau  de  vote  qui  aura  permis  ou  aidé  à  
commettre ces infractions.
Article 95: Est  puni  d’une  servitude  pénale  principale  de  cinq  ans  et  d’une  amende  de  200.000  à  
1.000.000 Francs congolais quiconque :
1. falsifie le relevé du dépouillement ou le procès verbal des opérations électorales ;
2. détruit sciemment un bulletin de vote avant la fin des délais de contestation de  l’élection.
Il est, en outre, privé de ses droits civils et politiques pour une durée de six ans.
Article 96 : La contrefaçon des bulletins de vote est punie des mêmes peines que le faux en
écriture, conformément au Code pénal.
Article 98 :  Est  puni  d’une  servitude  pénale  principale  de  six  mois  à  cinq  ans  et  d’une  amende  de  
60.000 à 100.000 Francs congolais, tout candidat qui, de mauvaise foi, aura souscrit une
déclaration inexacte sur son éligibilité ou sur sa présence sur une liste.
Article 101 : Le Président de la République est élu au suffrage universel direct et à la majorité
simple des suffrages exprimés pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois.
Article 102 :  Le  scrutin  pour  l’élection  du  Président  de  la  République  est  convoqué  par  la
Commission électorale nationale indépendante, quatre-vingt-dix  jours  avant  l’expiration  du  
mandat du Président en exercice,
Article 103 :  Sans  préjudice  des  autres  cas  d’exclusion  prévus  par  la  présente  loi,  nul  ne  peut  être  
candidat  à  l’élection  présidentielle,  s’il  ne  remplit  les  conditions  ci-après :
1.  posséder  la  nationalité  congolaise  d’origine  ;;
2. être âgé de trente ans au moins ;
3. jouir de la plénitude de ses droits civils et politiques ;
4.  avoir  un  diplôme  de  graduat  au  moins  ou  justifier  d’une  expérience  professionnelle  d’au  moins  
cinq  ans  dans  l’un  des  domaines  suivants  ;;  politique,  administratif,  économique  ou  socio-
culturel.
Article 104 :  Le  candidat  à  l’élection  présidentielle  fait  acte  de  candidature  auprès  de  la  
Commission électorale nationale indépendante.
La déclaration de candidature comprend:
1. une lettre de consentement conforme au modèle fixé par la Commission électorale nationale
indépendante signée par le candidat;
2.  une  fiche  d’identité  suivie  d’un  curriculum  vitae  détaillé,  le tout se terminant par la formule
« Je  jure  sur  l’honneur  que  les  renseignements  ci-dessus sont sincères et exacts » ;
3, quatre photos format passeport;
4. un symbole ou un logo par parti politique ou regroupement politique,
Sont jointes à la déclaration de candidature les pièces ci-après:
a) un certificat de nationalité ;
b) un extrait de casier judiciaire en cours de validité ;
c)  une  photocopie  de  la  carte  d’électeur  ;;
d)  un  récépissé  du  versement,  dans  le  compte  du  Trésor  public,  d’un  cautionnement  électoral non
remboursable de 50.000.000 de francs congolais;
e)  la  lettre  d’investiture  du  candidat  par  son  parti  politique  ou  son  regroupement  politique  ;;
f)  une  photocopie  certifiée  conforme  du  diplôme  de  graduat  au  moins  ou  de  l’attestation  en  
tenant lieu ou une attestation de services rendus.
Article 105 : La déclaration de candidature est déposée par le candidat ou son mandataire contre
récépissé à la Commission électorale nationale indépendante conformément au calendrier fixé
par celle-ci.
Article 107 : Les  réclamations  et  contestations  relatives  à  la  validité  d’une  candidature  sont  
portées devant la Cour Constitutionnelle dans les quarante-huit heures suivant la publication ou
la notification de la décision de la Commission électorale nationale indépendante.
La  Cour  Constitutionnelle  statue  sans  frais  dans  les  sept  jours  qui  suivent  l’expiration  du  délai  
visé  à  l’alinéa  précédent.
Le  dispositif  de  l’arrêt  est  porté  à  la  connaissance  de  la  Commission  électorale  nationale  
indépendante, notifié au candidat ou à son mandataire et publié.
Article 108 : La Commission électorale nationale indépendante arrête et publie la liste définitive
des candidats conformément à son calendrier.
La liste définitive des candidats est publiée au Journal officiel de la République Démocratique du
Congo, affichée au siège de la Commission électorale nationale indépendante et notifiée aux
candidats ou à leurs mandataires.
Article 110:
Article 112 :  Sans  préjudice  des  dispositions  de  l’article  28  de  la  présente  loi,  la  campagne  
électorale est ouverte vingt-quatre heures après la publication de la liste définitive des candidats
et prend fin vingt-quatre  heures  avant  l’ouverture  du  scrutin.
Le  Conseil  supérieur  de  l’audiovisuel  et  de  la  communication  organise  un  temps  d’antenne  pour  
chaque candidat Président de la République en vue de lui permettre de présenter son programme
d’action.
Le nombre, la durée, les horaires des émissions ainsi déterminés par le Conseil supérieur de
l’audiovisuelle  modalité  pratiques  de  leur  réalisation  sont  la communication en concertation avec
la Commission électorale nationale indépendante.
Article 114 : Est élu Président de la République, le candidat ayant obtenu la majorité simple des
suffrages exprimés.
Article 115 :  La  circonscription  électorale  pour  l’élection des députés nationaux est :
1. le territoire ;
2. la ville ;
3. quatre circonscriptions par regroupement de communes pour la Ville de Kinshasa.
Le  nombre  de  sièges  à  l’Assemblée  nationale  est  de  cinq  cents.
Chaque circonscription électorale a droit à un nombre de députés égal au résultat des opérations
suivantes :
a)  un  quotient  électoral  est  obtenu  en  divisant  le  nombre  d’électeurs  enrôlés  de  la  République  
Démocratique  du  Congo  par  le  nombre  total  des  sièges  à  pourvoir  à  l’Assemblée  nationale  ;;
b) le nombre de siège à pourvoir dans chaque province est obtenu par la division du nombre total
d’électeurs  enrôlés  de  cette  province  par  le  quotient  électoral;;
c) si le nombre total des sièges ainsi attribués est inférieur au nombre total de sièges à pourvoir,
un siège supplémentaire est attribué à la Province qui a la décimale la plus élevée au regard du
nombre  de  siège  obtenu,  jusqu’à  l’obtention  de  cinq  cents  sièges  ;;
d) le nombre de sièges à pourvoir dans chaque circonscription est obtenu par la division du
nombre  total  d’électeurs  enrôlés  de  cette  circonscription  par  le  même  quotient  électoral  ;;
e) un siège est attribué à toutes les circonscriptions électorales qui auraient un nombre inférieur
au quotient électoral ;
f) si le nombre total de sièges ainsi attribués aux circonscriptions de la province est inférieur au
nombre total des sièges à pourvoir, un siège supplémentaire est attribué à la circonscription qui a
la  décimale  la  plus  élevée  en  regard  du  nombre  des  sièges  obtenus  jusqu’à  l’obtention  du  nombre
total des sièges de la province.
L’annexe  de  la  répartition  des  sièges  par  circonscription  électorale  établie  par  la  Commission  
électorale  nationale  indépendante  est  soumise  à  l’Assemblée  nationale  et  au  Sénat  pour  adoption.  
Elle est publiée au Journal officiel.
Article 116 : Le député national est élu avec deux suppléants. Les suppléants sont colistiers du
député.  Ils  le  remplacent  selon  l’ordre  établi,  en  cas  de  décès,  de  démission,  d’empêchement  
définitif,  de  condamnation  pénale  définitive  ou  d’incompatibilités  prévues  à  l’article  77  de  la  
présente loi.
En cas de défaut de suppléants avant la fin de la législature, une élection partielle est organisée
dans la circonscription concernée,
Article 120 :  la  liste  des  candidats  à  l’élection  des  députés  nationaux est présentée par un parti
politique ou par un regroupement politique. Les personnes indépendantes se présentent
individuellement.
Nul  ne  peut  être  candidat  aux  élections  législatives  s’il  ne  remplit  les  conditions  ci-après :
1. être de nationalité congolaise ;
2. être âgé de vingt-cinq ans révolus à la date de clôture du dépôt des candidatures ;
3. jouir de la plénitude de ses droits civils et politiques ;
4.  avoir  la  qualité  d’électeur  ou  se  faire  identifier  et  enrôler  lors  du  dépôt  de  sa  candidature ;
5.  avoir  un  diplôme  de  graduat  au  moins  ou  justifier  d’une  expérience  professionnelle  d’au  moins  
cinq  ans  dans  l’un  des  domaines  suivants  :  politique,  administratif,  économique  ou  socio-
culturel.
Article 121 : Les candidats aux élections des députés nationaux font acte de candidature auprès
du Bureau local de la Commission électorale nationale indépendante.
La déclaration de candidature comprend :
1. une lettre de consentement conforme au modèle fixé par la Commission électorale nationale
indépendante et signée par le candidat;
2.  une  fiche  d’identité  suivie  d’un  curriculum  vitae  détaillé,  le  tout  se  terminant  par  la  formule  
« Je  jure  sur  l’honneur  que  les  renseignements  ci-dessus sont sincères et exacts »;
3. quatre photos format passeport ;
4. un symbole ou un logo par parti politique ou par regroupement politique;
5. les noms des deux suppléants.
Sont jointes à la déclaration de candidatures les pièces ci-après :
a)  une  photocopie  de  la  carte  d’électeur  ;;
b) une attestation de naissance;
c) un récépissé  du  dépôt  par  candidat  ou  par  liste  d’un  cautionnement  électoral  non  remboursable  
de 250.000 Francs congolais par liste ou par candidat;
d)  une  lettre  d’investiture  du  candidat  par  son  parti  politique  ou  par  son  regroupement  politique
e) une photocopie certifiée  conforme  du  diplôme  de  graduat  au  moins  ou  de  l’attestation  en  
tenant lieu ou une attestation de services rendus,
Article 122 : Pour le scrutin de listes, tout parti politique ou tout regroupement politique
légalement constitué présente une liste des candidats.
Les candidats indépendants se présentent individuellement.
Sous  peine  d’irrecevabilité,  le  nombre  de  candidats  par  liste  est  inférieur  ou  égal  au  nombre  de  
sièges à pourvoir de la circonscription.
Article 124 : Un bureau de la Commission électorale nationale indépendante situé dans chacune
des  provinces  prévues  à  l’article  2  de  la  Constitution  reçoit  les  déclarations  des  candidatures  à  la  
députation nationale et les transmet à la Commission électorale nationale indépendante.
Les dispositions des  articles  12  à  22  de  la  présente  loi  s’appliquent,  mutatis  mutandis,  à  la  
présentation des dossiers des candidatures à la députation nationale.
Article 131 : La liste des candidats sénateurs est présentée par un parti politique ou par un
regroupement politique. Les candidats indépendants se présentent individuellement.
Nul  ne  peut  être  candidat  à  l’élection  sénatoriale  s’il  ne  remplit  les  conditions  ci-après :
1. être de nationalité congolaise;
2. être âgé de 30 ans révolus à la date de clôture du dépôt de candidature ;
3. jouir de la plénitude de ses droits civils et politiques ;
4.  avoir  la  qualité  d’électeur  ou  se  faire  identifier  et  enrôler  lors  du  dépôt  de  sa  candidature  ;;
5.  avoir  un  diplôme  de  graduat  au  moins  ou  justifier  d’une  expérience  professionnelle  d’au  moins  
cinq  ans  dans  l’un  des  domaines  suivants  :  politique,  administratif,  économique  ou  socio-
culturel.
Article 132 :  Le  candidat  à  l’élection  de  sénateur  fait  acte  de  candidature  au  bureau  de  la  
Commission électorale nationale indépendante situé au chef-lieu de chaque province.
La déclaration de candidature comprend:
1. une lettre de consentement conforme au modèle fixé par la Commission électorale nationale
indépendante signée par le candidat ;
2.  une  fiche  d’identité  suivie  d’un  curriculum vitae détaillé, le tout se terminant par la formule
« Je  jure  sur  l’honneur  que  les  renseignements  ci-dessus sont sincères et exacts »;
3. quatre photos format passeport;
4. un symbole ou un logo par son parti politique ou par son regroupement politique;
5. les noms des deux suppléants.
Sont jointes à la déclaration de candidature, les pièces ci-après :
a)  une  photocopie  de  la  carte  d’électeur;;
b) une attestation de naissance;
c)  un  récépissé  du  versement,  dans  le  compte  du  Trésor  public,  d’un  cautionnement électoral non
remboursable de 250.000 Francs congolais par liste ;
d)  une  lettre  d’investiture  du  candidat  par  son  parti  politique  ou  par  son  regroupement  politique  ;;
e)  une  photocopie  certifiée  conforme  du  diplôme  de  graduat  au  moins  ou  de  l’attestation en
tenant lieu ou une attestation de services rendus.
Article 133 : Le Secrétariat exécutif provincial de la Commission électorale nationale
indépendante reçoit les déclarations des candidatures au poste de sénateur dans le délai fixé. Il
les transmet au Bureau de la Commission électorale nationale indépendante pour traitement.
Article 134 : Après examen de la conformité de chaque candidature aux dispositions de la
Constitution et de la présente loi, la Commission électorale nationale indépendante arrête et rend
public la liste des candidatures déclarées recevables et celle des candidatures déclarées non
recevables dans les cinq jours de la clôture du délai de leur dépôt. Lesdites listes sont publiées
dans les médias audiovisuels et affichées au siège de la Commission électorale nationale
indépendante, au Bureau du Secrétariat exécutif provincial et à toutes les antennes de la
province.
Une décision dûment motivée est notifiée sans délai, à chaque candidat ou à son mandataire par
la Commission électorale nationale indépendante.
Article 135 :  Les  réclamations  et  contestations  relatives  à  la  validité  d’une  candidature  sont  
portées devant la Cour constitutionnelle dans les quarante-huit heures suivant la notification de la
décision par la Commission électorale nationale indépendante.
La Cour constitutionnelle statue sans frais dans les sept jours de sa saisine. Passé ce délai, le
recours  du  candidat  est  considéré  fondé  ;;  l’intéressé  rentre  dans  ses  droits.
Le  dispositif  de  l’arrêt  est  signifié  à  la  Commission  électorale nationale indépendante, à chaque
candidat  ou  à  son  mandataire  et  publié  dans  les  conditions  fixées  à  l’alinéa  2  de  l’article  134  ci-
dessus.
Article 136 : La Commission électorale nationale indépendante arrête et publie la liste définitive
des candidats quinze jours avant la date du scrutin.
Article 139 : Dans  les  quatre  jours  qui  suivent  l’installation  du  bureau  définitif  de  l’Assemblée  
provinciale,  la  Commission  électorale  nationale  indépendante  organise  l’élection  des  sénateurs.
L’élection  se  fait à un tour au scrutin secret, les deux tiers au moins des membres qui composent
l’Assemblée  provinciale  étant  présents.
Si  le  quorum  visé  à  l’alinéa  précédent  n’est  pas  atteint,  l’Assemblée  provinciale,  convoquée  dans  
les deux jours qui suivent, délibère valablement quel que soit le nombre des membres présents.
Chaque  député  provincial  n’a  droit  qu’à  une  voix.
Article 140 : Le procès-verbal des opérations de vote conforme au modèle établi par la
Commission électorale nationale indépendante est dressé séance tenante en quatre exemplaires. Il
porte la signature des membres du bureau de vote et des témoins présents qui le désirent.
Les copies du procès-verbal sont remises dans les deux jours aux élus, non élus et aux députés
provinciaux.
L’original  du  procès-verbal et les pièces jointes sont transmis au Secrétariat exécutif provincial.
Article 141 : Le Secrétariat exécutif provincial transmet les résultats provisoires consolidés au
bureau.
Les résultats provisoires consolidés sont affichés dans les locaux du Secrétariat exécutif
provincial.
Les procès-verbaux et les pièces jointes sont transmis au bureau de la Commission électorale
nationale indépendante, conformément à son plan de ramassage.
Article 147 :
Article 148 :  L’annexe  de  la  répartition  des  sièges  par circonscription électorale établie par la
Commission  électorale  nationale  indépendante  est  soumise  à  l’Assemblée  nationale  et  au  Sénat  
pour adoption. Elle est publiée au Journal officiel.
La liste des candidats députés provinciaux est présentée par un parti politique ou par un
regroupement politique. Les candidats indépendants se présentent individuellement.
Nul  ne  peut  devenir  député  provincial  s’il  ne  remplit  les  conditions  suivantes  ;;
1. être de nationalité congolaise ;
2. être âgé de dix huit ans révolus à la date de clôture du dépôt de candidatures ;
3. jouir de la plénitude de ses droits civils et politiques ;
4.  avoir  la  qualité  d’électeur  ou  se  faire  identifier  et  enrôler  lors  du  dépôt  de  sa  candidature.
5, avoir un diplôme de graduat au moins ou justifier  d’une  expérience  professionnelle  d’au  moins  
cinq  ans  dans  l’un  des  domaines  suivants  :  politique,  administratif,  économique  ou  socio-
culturel.
Article 149 :  Le  candidat  à  l’élection  des  députés  provinciaux  fait  acte  de  candidature  auprès  du  
bureau local de la Commission électorale nationale indépendante.
La déclaration de candidature comprend :
1, une lettre de consentement conforme au modèle fixé par la Commission électorale nationale
indépendante signé par le candidat;
2.  une  fiche  d’identité  suivie  d’un  curriculum  vitae  détaillé,  le  tout  se  terminant  par  la  formule  
« Je  jure  sur  l’honneur  que  les  renseignements  ci-dessus sont sincères et exacts » ;
3. quatre photos format passeport ;
4. un symbole ou un logo par parti politique ou par regroupement politique;
5. les noms des deux suppléants,
Sont jointes à la déclaration de candidature, les pièces ci-après :
a)  une  photocopie  de  la  carte  d’électeur  ;;
b) une attestation de naissance;
c)  un  récépissé  de  versement,  dans  le  compte  du  Trésor  public,  d’un cautionnement électoral non
remboursable de 125.000 Francs congolais par liste ;
d)  une  lettre  d’investiture  du  candidat  par  son  parti  politique  ou  par  son  regroupement  politique  ;;
e) une photocopie certifiée conforme du diplôme de graduat au moins ou de l’attestation  en  
tenant lieu ou une attestation de services rendus.
Article 150 :  Sans  préjudice  des  dispositions  de  l’article  28  de  la  présente  loi,  la  durée  de  la  
campagne pour les élections des députés provinciaux est de 30 jours ; elle prend fin 24 heures
avant  la  date  d’ouverture  du  scrutin.
Les  dispositions  des  articles  29  à  36  de  la  présente  loi  s’appliquent,  mutatis  mutandis,  à  la  
campagne électorale pour les députés provinciaux.
Article 153 : La cooptation des chefs coutumiers ne peut avoir lieu que sous la présidence du
président  du  bureau  provisoire  de  l’Assemblée  provinciale  et  après  vérification  des  pouvoirs  de  
tous les députés provinciaux élus. Immédiatement après vérification des pouvoirs, le bureau
provisoire  de  l’Assemblée  provinciale  fixe  la date de la cooptation. Cette date est portée à la
connaissance du Secrétariat exécutif provincial de la Commission électorale nationale
indépendante.
Article 154 :  En  vue  d’élaborer  la  liste  des  candidats  à  coopter,  l’antenne  locale,  sous  l’autorité  
du Secrétariat  exécutif  provincial  de  la  Commission  électorale  nationale  indépendante’  réunit  
tous les chefs coutumiers du territoire en vue de désigner les candidats chefs coutumiers à la
cooptation.
Le chef coutumier empêché peut se faire représenter par un délégué dûment mandaté à cette fin.
Aucun chef coutumier ne peut être coopté au cours de deux législatures successives. Le principe
de  rotation  des  candidats  chefs  coutumiers  doit  s’appliquer  en  tenant  compte  des  diversités  
ethniques du territoire ou de la province, selon le cas.
Aucun  chef  coutumier  membre  d’un  parti  politique  ou  d’un  regroupement  politique  ne  peut  être  
coopté.
Sous  la  présidence  d’un  bureau  constitué  de  trois  membres  de  l’Antenne  locale,  dont  un  
président, un rapporteur et un assesseur, il est dressé une liste exhaustive des chefs coutumiers
indiquant les nom, post nom, prénom et chefferie ou groupement dont ils relèvent.
Les  candidats  chefs  coutumiers  désignés,  à  raison  d’un  seul  par  territoire  d’origine  sont  
regroupés au chef-lieu de la province en vue de la désignation des chefs coutumiers à coopter
comme candidats Députés provinciaux
Les  candidats  sont  désignés  dans  l’ordre  des  voix  obtenues  jusqu’à  concurrence  des  sièges  à  
pourvoir. En cas de partage des voix pour le dernier siège, il est procédé à un tirage au sort,
Article 156 : Le procès-verbal des opérations de désignation est rédigé et signé par les membres
du  bureau  visé  à  l’article  154  alinéa  3,  selon  le  cas.
Les copies du procès-verbal sont remises par le Secrétariat exécutif provincial de la Commission
électorale nationale indépendante dans les quarante-huit heures à tous les candidats, désignés et
non désignés.
L’original  du  procès-verbal et les pièces jointes sont déposés par le Secrétariat exécutif
provincial de la Commission électorale nationale indépendante au Bureau provisoire de
l’Assemblée  provinciale  dans  les  quarante-huit heures suivant son adoption.
Article 157 : Les réclamations et contestations relatives à la désignation sont portées devant la
Cour  administrative  d’appel du ressort dans les quarante-huit heures suivant la notification des
copies du procès-verbal de désignation par la Commission électorale nationale indépendante.
La  Cour  Administrative  d’appel  statue  sans  frais  dans  les  sept  jours  à  compter  de  la  date  de sa
saisine.
Le  dispositif  de  l’arrêt  est  signifié  à  la  Commission  électorale  nationale  indépendante,  au  
candidat  et  au  Bureau  provisoire  de  l’Assemblée  provinciale.
Article 160 :  En  cas  de  décès,  de  démission,  d’empêchement  définitif,  de  mise  en  accusation ou
de révocation du Gouverneur de province, le Gouvernement provincial est réputé
démissionnaire.
Le Gouvernement provincial, sous la direction du Vice-gouverneur expédie les affaires
courantes.
Un nouveau scrutin est organisé dans les trente jours par la Commission électorale nationale
indépendante.
En  cas  de  décès,  de  démission,  d’empêchement  définitif,  de  mise  en  accusation  ou  d  révocation  
du Vice-gouverneur, le parti politique, le regroupement politique ou le Gouverneur indépendant
concerné présente le candidat Vice-gouverneur  dans  les  quinze  jours  à  l’élection  partielle.
Les  dispositions  du  présent  article  s’appliquent,  mutatis  mutandis,  au  Maire  et  au  Maire  adjoint,  
au  Bourgmestre  et  au  Bourgmestre  adjoint  ainsi  qu’au  chef  de  secteur  et  chef  de  secteur adjoint.
Article 161 : La liste des candidats Gouverneur et Vice-gouverneur est présentée par un parti
politique ou un regroupement politique. Les candidats indépendants présentent également leur
candidature.
Nul ne peut devenir Gouverneur ou Vice-gouverneur  s’il  ne  remplit  les  conditions  suivantes  :
1. être de nationalité congolaise;
2. être âgé de dix huit ans révolus à la date de clôture du dépôt de candidatures ;
3. jouir de la plénitude de ses droits civils et politiques ;
4.  avoir  la  qualité  d’électeur ou se faire identifier et enrôler lors du dépôt de sa candidature ;
5.  avoir  un  diplôme  de  graduat  au  moins  ou  justifier  d’une  expérience  professionnelle  d’au  moins  
cinq  ans  dans  l’un  des  domaines  suivants  :  politique,  administratif,  économique  ou  socio-
culturel.
Article 162 : La liste des candidats Gouverneur et Vice-gouverneur est présentée par un parti
politique ou un regroupement politique. Les candidats indépendants présentent également leur
candidature.
Nul ne peut devenir Gouverneur ou Vice-gouverneur  s’il  ne  remplit  les  conditions  suivantes  :
1. être de nationalité congolaise;
2, être âgé de dix huit ans révolus à la date de clôture du dépôt de candidatures ;
3. jouir de la plénitude de ses droits civils et politiques ;
4.  avoir  la  qualité  d’électeur ou se faire identifier et enrôler lors du dépôt de sa candidature ;
5.  avoir  un  diplôme  de  graduat  au  moins  ou  justifier  d’une  expérience  professionnelle  d’au  moins  
cinq  ans  dans  l’un  des  domaines  suivants  :  politique,  administratif,  économique  ou  socio-
culturel.
Les  candidats  à  l’élection  du  Gouverneur  et  du  Vice-gouverneur font acte de candidature auprès
du Bureau local de la Commission électorale nationale indépendante.
La déclaration de candidature comprend:
1, une lettre de consentement conforme au modèle fixé par la Commission électorale nationale
indépendante et signée par le candidat ;
2.  une  fiche  d’identité  suivie  d’un  curriculum  vitae  détaillé,  le  tout  se  terminant  par  la  formule  
« Je  jure  sur  l’honneur  que  les  renseignements  ci-dessus sont sincères et exacts »;
3. quatre photos format passeport ;
4. un symbole ou un logo par parti politique ou regroupement politique.
Sont jointes à la déclaration de candidature, les pièces ci-après :
a)  une  photocopie  de  la  carte  d’électeur;;
b) une attestation de naissance;
c)  un  récépissé  du  versement,  dans  le  compte  du  Trésor  public,  d’un  cautionnement  électoral  non  
remboursable de 1.250.000 francs congolais par liste ;
d)  une  lettre  d’investiture  du  candidat  par  son  parti  politique  ou  par  son  regroupement politique.
e)  une  photocopie  certifiée  conforme  du  diplôme  de  graduat  au  moins  ou  de  l’attestation  en  
tenant lieu ou une attestation de services rendus
Article 163 : Le Secrétariat exécutif provincial de la Commission électorale nationale
indépendante reçoit les déclarations des candidatures au poste de Gouverneur et de Vice-
gouverneur de Province dans le délai fixé par la Commission électorale nationale
indépendante. Il les transmet au Bureau de la Commission électorale nationale
indépendante pour traitement.
Article 164 : Après examen de la conformité de chaque candidature aux dispositions de la
Constitution et de la présente loi, la Commission électorale nationale indépendante arrête et rend
publique la liste des candidatures déclarées recevables et celle des candidatures déclarées non
recevables dans les dix jours de la clôture de leur dépôt.
Lesdites  listes  sont  publiées  conformément  à  I’  article  134  alinéa  2  de  la  présente  loi.  Une  
décision dûment motivée est notifiée sans délai à chaque candidat ou à son mandataire par la
Commission électorale nationale indépendante.
Article 165 : Les  réclamations  et  contestations  relatives  à  la  validité  d’une  candidature  sont  
portées  devant  la  Cour  Administrative  d’appel  du  ressort  dans  les  quarante-huit heures suivant la
notification de la décision par la Commission électorale nationale indépendante. La Cour
administrative  d’appel  statue  sans  frais  dans  les  sept  jours  de  sa  saisine.  Le  dispositif  de  I’arrêt  
est signifié à la Commission électorale nationale indépendante à chaque candidat ou à son
mandataire et publié dans les conditions fixées à article 134, alinéa 2 de la présente loi.
Article 166 : La Commission électorale nationale indépendante arrête et publie la liste définitive
des candidats quinze jours avant le jour du scrutin.
Article 171: Le procès-verbal des opérations conforme au modèle établi par la Commission
électorale nationale indépendante est dressé séance tenante en quatre exemplaires. Il porte la
signature des membres du bureau de dépouillement et des témoins présents. Une copie est
transmise  à  la  Cour  Administrative  d’appel  du  ressort,  une  autre  est  remise  aux  témoins.  
L’original  est  transmis  au  Bureau  de  la  Commission  électorale  nationale  indépendante  pour  
publication des résultats provisoires.
Article 172 : Les  réclamations  et  contestations  des  résultats  de  l’élection  gouverneur  sont  
portées  devant  la  Cour  Administrative  d’appel  du  ressort  qui  statue,  sans  frais,  dans  les  sept  jours  
de  sa  saisine.  Le  dispositif  de  I’arrêt  est  signifié  à  la  Commission électorale nationale
indépendante,  au  candidat  ou  à  son  mandataire  et  au  bureau  provisoire  de  l’Assemblée  
provinciale.  Il  est  publié  conformément  aux  dispositions  de  I’article  134  alinéa  2  de  la  présente  
loi.
Article 177 : Les  candidats  à  l’élection  du  Conseiller Urbain font acte de candidature auprès du
bureau local de la Commission électorale nationale indépendante.
La déclaration de candidature comprend:
1. une lettre de consentement conforme au modèle fixé par la Commission électorale nationale
indépendante et signée par le candidat ;
2.  une  fiche  d’identité  suivie  d’un  curriculum  vitae  détaillé,  le  tout  se  terminant  par  la  formule  
« Je  jure  sur  I’honneur  que  les  renseignements  ci-dessus sont sincères et exacts » ;
3. quatre photos format passeport ;
4. un symbole ou un logo par parti politique ou par regroupement politique ;
5. les noms de deux suppléants.
Sont jointes à la déclaration de candidature, les pièces ci-après :
a)  une  photocopie  de  la  carte  d’électeur  ;;
b) une attestation de naissance ;
c) un  récépissé  du  versement,  dans  le  compte  du  Trésor  public,  d’un  cautionnement  électoral  non  
remboursable de 50.000 francs congolais par liste ou par candidat indépendant ;
d)  une  lettre  d’investiture  du  candidat  par  son  parti  politique  ou  par  son  regroupement politique.
e) une photocopie certifiée conforme du diplôme  de  graduat  au  moins  ou  de  l’attestation  en  
tenant
lieu ou une attestation de services rendus.
Article 186 : La liste des candidats Maire et Maire adjoint est présentée par un parti politique ou
par un regroupement politique. Les candidats indépendants se présentent individuellement.
Les  candidats  à  l’élection  du  Maire  et  du  Maire  adjoint  font  acte  de  candidature  auprès  du  bureau  
local de la Commission électorale nationale indépendante.
La déclaration de candidature comprend:
1. une lettre de consentement rédigée à la main et signée par le candidat ;
2.  une  fiche  d’identité  suivie  d’un  curriculum  vitae  détaillé,  le  tout  se  terminant  par  la  formule,  
« Je  jure  sur  l’honneur  que  les  renseignements  ci-dessus sont sincères et exacts» ;
3. quatre photos format passeport;
4. un symbole ou un logo par parti politique ou par regroupement politique.
5. les noms de deux suppléants.
Sont jointes à la déclaration des candidatures les pièces ci-après :
a) une photocopie  de  la  carte  d’électeur  ;;
b) une attestation de naissance ;
c)  un  récépissé  du  versement,  dans  le  compte  du  Trésor  public,  d’un  cautionnement  électoral  non  
remboursable  de  200’000  Francs  congolais  par  liste  ou  par  candidat  indépendant  ;;
d) une lettre  d’investiture  du  candidat  par  son  parti  politique  ou  par  son  groupe  politique  ;;
e)  une  photocopie  certifiée  conforme  du  diplôme  de  fin  d’études  secondaires  ou  de  l’attestation  
en tenant lieu ou une attestation de services rendus.
Article 195 :
Article 196 : Les  candidats  à  l’élection  des  conseillers  communaux  font  acte  de  candidature  
auprès du bureau local de la commission électorale nationale indépendante.
La déclaration de candidature comprend:
1. une lettre de consentement conforme au modèle fixé par la commission électorale nationale
indépendante signée par le candidat ;
2. une  fiche  d’identité  suivie  d’un  curriculum  vitae  détaillé,  le  tout  se  terminant  par  la  formule  
»  Je  jure  sur  l’honneur  que  les  renseignements  ci-dessus sont sincères et exacts » ;
3. quatre photos format passeport ;
4. un symbole ou un logo par parti politique ou par regroupement politique ;
5. les noms de deux suppléants.
Sont jointes à la déclaration de candidatures les pièces ci-après :
a) une photocopie de la  carte  d’électeur;;
b) une attestation de naissance ;
c) un  récépissé  du  versement,  dans  le  compte  du  Trésor  public,  d’un  cautionnement  électoral  
non remboursable de 50.000 francs congolais par liste ou par candidat indépendant ;
d) une lettre d’investiture  du  candidat  par  son  parti  politique  ou  par  son  regroupement  politique  
;
e) une  photocopie  certifiée  conforme  du  diplôme  de  fin  d’étude  secondaire  en  tenant  lieu  ou  
une attestation de services rendus.
Sans  préjudice  des  dispositions  de  l’article 28 de la présente loi, la durée de la campagne pour
l’élection  des  conseillers  communaux  est  de  quinze  jours.  Elle  prend  fin  vingt-quatre heures
avant  la  date  du  scrutin.  Les  dispositions  des  articles  29  à  36  de  la  présente  loi  s’appliquent,  
mutatis mutandis,  à  la  campagne  pour  l’élection  des  conseillers  communaux,
Article 199 : Le Bourgmestre et le Bourgmestre adjoint sont élus sur une même liste au scrutin
majoritaire à deux tours par les conseillers communaux, au sein ou en dehors du conseil, pour un
mandat de cinq ans renouvelable.
Article 202 : Les  candidats  à  l’élection  du  Bourgmestre  et  du  Bourgmestre  adjoint  font  acte  de  
candidature auprès du bureau local de la Commission électorale nationale indépendante.
La déclaration de candidature comprend :
1. une lettre de consentement conforme au modèle fixé par la Commission électorale nationale
indépendante signée par le candidat;
2. une  fiche  d’identité  suivie  d’un  curriculum  vitae  détaillé,  le  tout  se  terminant  par  !a  formule  
« Je  jure  sur  I’honneur que les renseignements ci-dessus sont sincères et exacts » ;
3. quatre photos format passeport;
4. un symbole ou un logo par parti politique ou par regroupement politique.
Sont jointes à la déclaration de candidature les pièces ci-après :
a. une photocopie  de  la  carte  d’électeur;;
b. une attestation de naissance ;
c.  un  récépissé  du  versement,  dans  le  compte  du  Trésor  public.  d’un  cautionnement  électoral  non  
remboursable de 100.000 francs congolais par liste ou par candidat indépendant ;
d. une lettre  d’investiture  du  candidat  par  son  parti  politique  ou  par  son  regroupement  politique.
e.  une  photocopie  certifiée  conforme  du  diplôme  de  fin  d’études  secondaires  ou  de  l’attestation  
en tenant lieu ou une attestation de services rendus.
Article 203 : Les  candidats  à  l’élection  du  Bourgmestre  et  du  Bourgmestre  adjoint  font  acte  de  
candidature auprès du bureau local de la Commission électorale nationale indépendante.
La déclaration de candidature comprend :
1. une lettre de consentement conforme au modèle fixé par la Commission électorale nationale
indépendante signée par le candidat;
2. une  fiche  d’identité  suivie  d’un  curriculum  vitae  détaillé,  le  tout  se  terminant  par  la  formule  
« Je  jure  sur  I’honneur  que  les  renseignements  ci-dessus sont sincères et exacts » ;
3. quatre photos format passeport ;
4. un symbole ou un logo par parti politique ou par regroupement politique.
Sont jointes à la déclaration de candidature les pièces ci-après :
a) une  photocopie  de  la  carte  d’électeur;;
b) une attestation de naissance ;
c) un  récépissé  du  versement,  dans  le  compte  du  Trésor  public,  d’un  cautionnement  électoral  
non remboursable de 100,000 francs congolais par liste ou par candidat indépendant ;
d) une  lettre  d’investiture  du  candidat  par  son parti politique ou par son regroupement
politique.
e) une  photocopie  certifiée  conforme  du  diplôme  de  fin  d’études  secondaires  ou  de  I’attestation  
en tenant lieu ou une attestation de services rendus.
Sans  préjudice  des  dispositions  de  l’article  28  de  la présente loi, la durée de la campagne pour
l’élection  de  bourgmestre  et  de  bourgmestre  adjoint  est  de  trois  jours.  Elle  commence  dès  
l’installation  du  Bureau  définitif  du  Conseil  communal  et  prend  fin  vingt-quatre heures avant la
date du scrutin.
Les dispositions  des  articles  29  à  36  s’appliquent,  mutatis  mutandis,  à  la  campagne  pour  
l’élection  de  bourgmestre  et  de  bourgmestre  adjoint.
Article 208 : Le nombre de sièges à pourvoir pour chaque Conseil de secteur ou de chefferie est
de :
1. 13 sièges pour un Conseil de secteur ou de chefferie comptant plus de 15.000 électeurs
enrôlés;
2. 11 sièges pour un Conseil de secteur ou de chefferie comptant de 1û 001 à 15 000 électeurs
enrôlés;
3. 9 sièges pour un Conseil de secteur ou de chefferie comptant de 5.000 à 10.000 électeurs
enrôlés;
4. 7 sièges pour un Conseil de secteur ou de chefferie comptant moins de 5.000 électeurs enrôlés,
Toutefois, si le nombre de sièges est inférieur au nombre de groupements, chaque groupement
estreprésenté par un Conseiller de secteur ou de Chefferie.
Article 211 : Les candidats aux élections de Conseillers de Secteur ou de Chefferie font acte de
candidature auprès du bureau local de la Commission électorale nationale indépendante.
La déclaration de candidature comprend :
1. une lettre de consentement conforme au modèle fixé par la Commission électorale nationale
indépendante et signée par le candidat ;
2.  une  fiche  d’identité  suivie  d’un  curriculum  vitae  détaillé,  le  tout  se  terminant  par  la  formule   »
Je jure
sur  I’honneur  que  les renseignements ci-dessus sont sincères et exacts » ;
3. quatre photos format passeport ;
4. un symbole ou un logo par parti politique ou par regroupement politique ;
5. les noms de deux suppléants.
Sont jointes à la déclaration des candidatures les pièces ci-après :
a)  une  photocopie  de  la  carte  d’électeur;;
b) une attestation de naissance;
c)  un  récépissé  du  versement,  dans  le  compte  du  Trésor  public,  d’un  cautionnement  électoral  non  
remboursable de 20.000 francs congolais par liste ou par candidat indépendant;
d)  une  lettre  d’investiture  du  candidat  par  son  parti  politique  ou  par  son  regroupement  politique  ;;
e)  une  photocopie  certifiée  conforme  du  diplôme  de  fin  d’études  secondaires  ou  de  l’attestation  
en
tenant lieu ou une attestation de services rendus.
Article 218 :
Article 233 : Les  candidats  à  l’élection  de  Chef  de  secteur  et  de  chef  de  secteur  adjoint  font  acte  
de candidature auprès du bureau local de la Commission .électorale nationale indépendante.
La déclaration de candidature comprend :
1. une lettre de consentement conforme au modèle fixé par la commission électorale nationale
indépendante et signée par le candidat ;
2.  une  fiche  d’identité  suivie  d’un  curriculum  vitae  détaillé,  le  tout  se  terminant  par  la  formule  «
Je jure
sur  I’  honneur  que  les renseignements ci-dessus sont sincères et exact
3. quatre photos format passeport ;
4. un symbole ou un logo choisi par parti politique ou par regroupement politique.
Sont jointes à la déclaration de candidature les pièces ci-après :
a) une photocopie de  la  carte  d’électeur;;
b) une attestation de naissance ;
c)  un  récépissé  du  versement,  dans  le  compte  du  Trésor  public,  d’un  cautionnement  électoral  non  
remboursable de 50.000 francs congolais par liste ou par candidat indépendant ;
d)  une  lettre  d’investiture du candidat par son parti politique ou par son regroupement politique ;
e)  une  photocopie  certifiée  conforme  du  diplôme  de  fin  d’études  secondaires  ou  de  l’attestation  
en tenant lieu ou une attestation de services rendus.
Les dispositions des articles 224 à 229,237 et-232  de  la  présente  loi  s’appliquent,  mutatis  
mutandis,  à  I’Assemblée  provinciale,  au  conseil  urbain,  au  conseil  communal,  au  Conseil  de  
secteur et au conseil de chefferie
Article 237 : Les modalités de répartition déterminées par Ia Commission électorale nationale et
le Sénat.
Article  241  :  Sans  préjudice  de  dispositions  de  I’article  198  de  la  constitution  et  de  l’article  158  
de la présente loi, le mandat des membres de  l’exécutif  des  provinces  à  découper  cesse  à  
l’installation  des  Institutions  des  nouvelles  provinces  énumérées  à  I’article  2  de  la  Constitution.  
La Commission électorale  nationale  indépendante  organise  l’élection  des  Gouverneurs,  vice-
gouverneur, maires et maires adjoints de ces nouvelles provinces. Ces derniers achèvent les
mandats de la législature en cours « .
Article 2 :
Il est inséré à la loi no. 06/006 du 09 mars 2006 portant organisation des élections présidentielle,
législatives, municipales et locales, les dispositions suivantes :
Article 74 bis :
Le contentieux des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, communales et
locales est jugé par une juridiction siégeant au nombre de trois juges au moins. Ces juridictions
statuent  sans  frais  et  le  ministère  de  l’avocat  n’est  pas  obligatoire.
Article 74 ter :
La  requête  en  contestation  des  résultats  d’une  élection  doit  être  datée  et  signée  par  son  ou  ses  
auteurs ou,
- les noms, prénoms, qualité, demeure ou siège de la partie requérante ;
- l’objet  de  Ia  demande  ;;
- l’inventaire  des  pièces  formant  le  dossier.
Elle  indique  les  griefs  allégués  et  comporte  les  éléments  de  preuve  sur  lesquels  s’appuie  la  
demande.
Elle  est  inscrite  par  les  soins  du  greffier  dans  un  rôle.  L’inscription  au  rôle  se  fait  dans  I’ordre  
des dates de dépôt suivant une numérotation continue, en indiquant les noms du demandeur et la
circonscription électorale concernée.
Le  greffier  délivre  un  récépissé  indiquant  le  rôle,  le  numéro  d’ordre,  les  références  au  nom  du  
demandeur et à la circonscription concernée.
La requête est notifiée au candidat  dont  l’élection  est  contestée,  au  parti  politique  ou  
regroupement  politique  ayant  présenté  un  candidat  ainsi  qu’à  la  commission  électorale  nationale  
indépendante. ceux-ci peuvent adresser à la juridiction saisie un mémoire en réponse dans un
délai de  trois  jours  après  notification,  L’absence  de  mémoire  en  réponse  n’est  pas  suspensive  
procédure.
Article 74 quater :
A  la  date  de  réception  des  mémoires  ou  à  l’expiration  du  délai  d’introduction  de  ceux-ci, la
juridiction saisie communique le dossier au Ministère public pour son avis à intervenir dans un
délai de quarante-huit heures.
La  juridiction  saisie  prend  toutes  les  mesures  d’instruction  nécessaires.  La  Commission  
électorale nationale indépendante ainsi que toute autorité politique ou administrative sont tenues
de lui communiquer toutes informations nécessaires en leur possession.
Le  requérant  et  le  candidat  dont  l’élection  est  contestée  peuvent  demander  à  être  entendus,  
assistés,  s’ils  le  souhaitent,  d’un  avocat.
Article 74 quinquies :
La décision de  la  juridiction  est  notifiée  au  requérant,  au  candidat  dont  l’élection  est  contestée  
ainsi  qu’à  la  Commission  électorale  nationale  indépendante,  Elle  est  susceptible  de  recours/  sauf  
en ce qui concerne les arrêts de la Cour constitutionnelle.
Le recours contre  les  décisions  de  la  Cour  administrative  d’appel,  du  Tribunal  administratif  est  
introduit, dans les trois jours à compter de leur signification.
Les juridictions saisies peuvent toutefois, à la requête des parties ou du Ministère public, rectifier
les erreurs matérielles de leurs décisions ou en donner interprétation, toutes les parties entendues.
Article 110 bis :
A la date de publication de la liste définitive des candidats présidents de la République, tous les
candidats ont droit à une égale protection.
Chaque  candidat  Président  de  la  République  bénéficie  d’une  garde  de  vingt-cinq policiers afin
d’assurer  sa  sécurité  jusqu’à  l’investiture  du  Président  élu.
Les frais de prise en charge de cette garde sont imputés au Trésor public.
Article 237 bis :
En  attendant  I’installation  des  juridictions  de  l’ordre  administratif,  la  Cour  suprême  de  justice,  
d’appel  et  le  Tribunal  de  grande  instance  exercent  les  compétences  dévolues  respectivement  au  
d’Etat,  à  la  Cour  administrative  d’appel  et  au  Tribunal  administratif.
Aux  fins  d’assurer  un  exercice  efficace  de  la  compétence  prévue  à  l’alinéa  précédent,  le  Premier  
président  de  la  Cour  d’appel,  le  Président  du  Tribunal  de  grande  instance  peut  assumer  les  
magistrats du parquet, les avocats et les défenseurs judiciaires du ressort au titre de juges
assumés,
Article 237 ter :
Le mode de vote électronique ne peut être appliqué pour les élections de » 2011-2013″.
Article 3 :
Les articles 3, 109 et 244 de la loi no 06/006 du 09 mars 2006 portant organisation des élections
présidentielle, législatives, municipales et locales sont abrogés,
Article 4 :
La présente loi entre en vigueur à la date de sa promulgation.
Fait à Kinshasa, le 25 juin 2011
Joseph KABILA KABANGE
Pour  copie  certifiée  conforme  à  I’original
Le 27 juin 2011
Le Cabinet du Président de la République
Gustave BEYA SIKU
Directeur de Cabinet

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