Compréhension et expression orale en FLE
Compréhension et expression orale en FLE
Année universitaire
2020-2021
Table des matières
1. Concepts clés ....................................................................................................................................... 4
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[Link]. Le questionnaire à réponses ouvertes .......................................................................... 21
3. L’expression orale.............................................................................................................................. 23
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1. Concepts clés
1.1. La communication
Quelqu’un [l’émetteur] produit un énoncé [le message] dont le contenu [le référent]
est communiqué à quelqu’un d’autre [le récepteur] grâce à l’utilisation d’une langue
commune [le code] et à un moyen de communication spécifique [le canal].
− La fonction expressive : elle est utilisée par l’émetteur pour informer le récepteur sur
sa propre personnalité ou ses propres pensées et sentiments.
− La fonction conative : l’émetteur tente que le récepteur agisse sur lui-même
et s’influence.
− La fonction référentielle : elle correspond aux informations objectives contenues
dans les messages
− La fonction poétique : le message est l’énoncé du contenu des informations que
l’émetteur transmet au récepteur, l’objet de la communication. La fonction poétique
porte sur le contenu de l’énoncé et met l’accent sur la forme du message.
− La fonction métalinguistique : Le code, c’est le système de signes communs entre
l’émetteur et le récepteur qui permet la compréhension du message (ex : la langue
française).
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La fonction phatique : le canal est la voie de communication, le lien physique entre
l’émetteur et le récepteur. À l’écrit, c’est le papier, l’écriture (livre, journal, etc.). À
l’oral, c’est la voix, la parole, les gestes. La fonction phatique est utilisée pour établir,
maintenir ou interrompre le contact physique et psychologique avec le récepteur. Cette
fonction est souvent utilisée à l’oral.
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2. La composante sociolinguistique renvoie à la connaissance des règles
socioculturelles d’emploi de la langue et l’utilisation appropriée des formes
linguistiques.
3. La composante discursive assure la cohésion et la cohérence des types du discours
conformément aux paramètres de la situation de communication.
4. La composante stratégique consiste en l’utilisation des stratégies verbales et non
verbales qui servent d’aide à la communication.
Ces composantes constituent le noyau des unités didactiques que ce soit pour l’oral ou
pour l’écrit. La compétence de communication permet aux apprenants d’adapter les
énoncés linguistiques, pour pouvoir interpréter leurs significations à la situation de
communication (statut, âge et rang social de l’interlocuteur, etc.) ; et à l’intention de
communication (demander une information, donner un conseil ou un ordre, convaincre,
etc.) Donc, il n’est pas suffisant de connaître le système linguistique de la langue
étrangère, il faut également savoir s’en servir des règles d’emploi mises en valeur par
les quatre composantes déjà citées.
Les didacticiens ont listé les capacités que doit avoir un apprenant à l’oral :
[…] écouter l’autre, prendre la parole à bon escient, pouvoir énoncer des règles,
ou bien lorsque on réclame de l’élève qu’il soit capable d’exprimer ses
préférences, ou d’affirmer ses choix ses goûts esthétiques ou encore de les
expliciter et les faire partager. (Le Cunff et al, 1992 : 29)
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2. La compréhension orale
2.1. Définition de la compréhension orale
En effet, l’acte de comprendre est une opération mentale permettant de construire les
significations que recouvrent les signifiants sonores. Elle met à l’épreuve la capacité de
l’apprenant à saisir d’abord les indices sonores afin d’accéder au sens.
Selon Bailly, l’accès au sens à travers un message sonore conduit l’apprenant à mettre
en œuvre différentes capacités à savoir l’anticipation du contenu, le repérage des
informations à travers la prosodie et l’accentuation, la compensation des éléments
inconnus en se basant sur ce qui est connu, la mémorisation de détails et l’émission
d’hypothèses. La compréhension orale exige encore que l’apprenant ait un minimum
d’informations sur le thème traité dans le document sonore.
Quant à Elisabeth Lhote, elle relève un certain nombre d’objectifs d’écoute qui peuvent
être réalisés en situation d’apprentissage : « écouter pour entendre, pour détecter, pour
sélectionner, pour identifier, pour reconnaître, pour lever l’ambiguïté, pour reformuler,
pour synthétiser, pour faire, pour juger ». (1995, cité dans Cuq & Gruca, 2005, p. 162).
Mais il s’agit de porter l’attention, au moins, sur un objectif à travers la mise au point
d’un projet d’écoute.
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5. Ecouter pour reformuler : il s’agit de savoir pratiquer l’analyse et la synthèse pour
rédiger un résumé.
6. Ecouter pour synthétiser : cette écoute est complémentaire de la précédente. Elle
correspond à un niveau d’écoute difficile qui fait appel à une grande attention de la
part de l’auditeur.
1. L’écoute distraite : Elle ne nécessite pas une attention particulière et aboutit à une
réception partielle du document sonore.
2. L’écoute attentive : Elle découle de l’association entre la motivation et la mise en
pratique de stratégies d’anticipation. Elle correspond à l’écoute globale.
3. L’écoute dirigée : Elle implique la connaissance des finalités de l’activité d’écoute.
Elle correspond à l’écoute sélective.
4. L’écoute créative : Elle demande de la part de l’apprenant une participation mentale
active, permettant l’interaction entre ce qu’il entend et ce qu’il connaît.
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5. L’écoute critique : Elle additionne l’implication créative et le jugement critique.
En somme, nous pouvons dire que la compréhension orale peut se faire en classe de
langue grâce à deux types importants : l’écoute globale à partir de laquelle l’apprenant
peut avoir une idée générale sur le document ; et l’écoute détaillée durant laquelle il
peut faire des tâches un peu compliquées. Que ce soit, on lui demande de donner un
jugement critique ou d’écouter un passage pour répondre à une question précise.
Cependant, nous voyons que l’écoute détaillée telle qu’elle a été définie par Lhote est
difficile à réaliser parce que l’auditeur ne peut pas reconstituer le texte qu’il a écouté
mot par mot notamment quand il s’agit d’un document sonore enregistré. De même,
l’écoute de veille ne se fait pas en classe de langue parce qu’elle n’a pas pour but la
compréhension.
Les théoriciens ont cerné plusieurs stratégies d’apprentissage qui peuvent être investies
dans n’importe quelle situation d’apprentissage, même si durant le processus d’écoute.
Mais, avant de les aborder, nous voyons qu’il est nécessaire de définir la notion de
« stratégie ».
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2.4.1. Qu’est-ce qu’une stratégie ?
Le terme stratégie est utilisé pour désigner « un ensemble d’opérations mises en œuvre
par les apprenants pour acquérir, intégrer et réutiliser la langue cible ». (Borg, 2001,
p. 42). Pour Cornaire, les stratégies d’apprentissage sont « des démarches conscientes
mises en œuvre par l’apprenant pour faciliter l’acquisition, l’entreposage et la
récupération ou la reconstruction de l’information » (1998, p. 54). Dans ce sens, elle
rejoint Porcher qui affirme lui aussi qu’un bon apprenant est celui qui est « conscient
des résultats qu’il atteint, des moyens qu’il utilise pour les atteindre et de la distance
qui reste à parcourir entre ceux-ci et les objectifs de l’enseignant ». (2004, p. 46)
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tente de retrouver les éléments de la situation de communication : les personnes qui
parlent, leur sexe, leur âge, le thème traité.
Les stratégies indirectes englobent les stratégies métacognitives, les stratégies affectives
et les stratégies sociales.
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des phases constitutives d’une histoire, connaissance de celui qui parle à partir de la
voix du locuteur.
• Connaissances procédurales (comment faire) : elles correspondent à la manière de
réaliser des tâches variées. Donc, elles impliquent la mise en œuvre des stratégies à
partir des règles d’action par exemple l’anticipation de la suite d’un récit à partir de
la situation initiale, le découpage de texte narratif à partir de sa structure, ou encore
le repérage de tous les mots comportant les graphèmes qui correspondent au
phonème « k » dans un texte lu.
• Connaissances conditionnelles (quand et pourquoi faire) : elles concernent les
conditions d’application des stratégies en fonction du contexte et des objectifs à
atteindre par exemple reconnaître entre deux textes narratifs lus celui dont les
caractéristiques sont celles du conte, relier le vocabulaire du conte à la matière déjà
vue.
En somme, les stratégies métacognitives conduisent l’apprenant à accorder une attention
particulière à la tâche à réaliser en décidant les éléments sur lesquels il devrait se
focaliser. Elles lui permettent aussi de chercher les opportunités d’une bonne pratique
de compréhension orale. Et enfin, elles ouvrent la voie au jugement critique et au
contrôle de l’activité afin de rectifier les erreurs. L’apprenant ne devrait pas se contenter
de remarquer seulement ses erreurs mais il doit être capable de les identifier. Il importe
qu’il sache les raisons pour lesquelles il a fait ses choix pour définir ses objectifs et
choisir les démarches qu’il a suivies pour les atteindre. Il faut qu’il prenne conscience
de ce qu’il a voulu faire et de ce qu’il a déjà fait, comme le confirme Porcher : « C’est
justement cela l’autonomie, la capacité à situer avec précision les actions que l’on a
accomplies et leurs cohérences avec les intentions, de même que leur adéquation avec
les consignes de l’enseignant ».(2004, p. 46)
L’apprenant devrait savoir que la rectification de ses erreurs est un aspect essentiel dans
son apprentissage et que son progrès passe essentiellement par là. Gaston Bachelard
souligne que « ce n’est pas le succès ou l’échec qui tient le plus de poids, mais la
capacité à repérer et à rectifier ce que l’on a accompli ». (Bachelard, 1971, cité dans
Porcher, 2004, p. 46). Ainsi, l’apprenant sera capable de s’améliorer et développer ses
capacités d’apprentissage.
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[Link]. Stratégies affectives
« Il importe qu’il se sente chez lui, désireux d’apprendre selon une démarche
qu’il invente en se servant des divers outils dont il dispose : les consignes et
explications de l’enseignant, les instruments méthodologiques et les supports (y
compris médiatiques) ». (Porcher, 2004, p. 45).
Ainsi, la confiance en soi et la décontraction sont des aspects essentiels qui facilitent
l’apprentissage d’une langue étrangère.
Les stratégies sociales impliquent une interaction avec une autre personne durant
l’écoute. L’apprenant peut poser des questions à l’enseignant pour obtenir des
explications, des clarifications et des informations. Il peut aussi travailler en
collaboration avec ses condisciples dans le but d’échanger des idées et être corrigé.
En définitive, les stratégies de compréhension orale explicitées en haut ont été testées
sur des apprenants de différents niveaux en français langue étrangère par Laurens
Vandergrift qui conclut que les apprenants de tous les niveaux utilisent des stratégies
cognitives. Cependant, les stratégies métacognitives sont utilisées par des apprenants
habiles qui peuvent vérifier leur compréhension, reconnaître et rectifier un problème.
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En fait, la construction du sens dépend des capacités de l’auditeur et du choix de
stratégies qu’il fait pour réaliser la tâche demandée et celui qui n’investit pas ses
stratégies, ne se préoccupe pas de comprendre l’objet et n’exploite pas les ressources
offertes par la classe de langue est un apprenant passif et n’est même pas apprenant
comme le dit Porcher parce qu’il ne possède aucune autonomie.
Nous désignons par «documents authentiques », les supports pédagogiques utilisés par
l’enseignant en classe de langue étrangère. Selon Besse, ce sont « des messages
(verbaux ou verbo-iconiques) prélevés au sein d’échanges ayant réellement eu lieu
entre des natifs de la langue enseignée ». (Cité dans Cortes et al, 1987, p. 183). En effet,
ces documents correspondent aux pratiques communicatives mais ne sont pas produits
essentiellement dans le but d’enseigner / apprendre la langue. D’une part, ils sont
choisis (par l’enseignant ou par les étudiants) en fonction des besoins d’apprentissage,
de l’intérêt qu’ils éveillent, des connaissances qu’ils présupposent ; d’autre part, ils sont
exploités en classe pour faciliter le processus d’acquisition de la langue. Enfin,
l’utilisation de ces documents fait appel aux techniques modernes (magnétophone,
magnétoscope) pour sélectionner des morceaux dans les médias (presse, radio,
télévision) ou dans la paralittérature (la bande dessinée).
En outre, la didactique des langues aboutit au fait que l’exposition des documents
authentiques en classe de langue étrangère, va rendre les apprenants plus motivés et
capable de faire face aux pratiques langagières des natifs :
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D’où la nécessité de développer l’utilisation des documents authentiques dans la classe
de français langue étrangère.
Pour cet effet, beaucoup de didacticiens ont montré que l’utilisation de documents
authentiques oraux en classe de langue étrangère peut développer la compréhension
orale. Mais, il importe de distinguer « l’oral spontané (conversations à vif, interviews,
débats, échanges quotidiens, etc.) et l’écrit oralisé (informations radiophoniques ou
télévisées, discours politiques, chansons, etc.), car ils constituent différents types
d’oral ». (Cuq et Gruca, 2005, p. 435)
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En revanche, des inconvénients qui limitent l’utilisation de ces documents en classe de
langue étrangère ont été soulignés. Tout d’abord, ils ne peuvent pas être considérés
comme supports fondamentaux dans un cours de langue. De plus, ils ne peuvent pas
résoudre tous les problèmes de l’enseignement d’une langue étrangère, ils n’ont aucun
sens que dans le cadre d’un programme pédagogique bien élaboré. Enfin, leur choix doit
tenir compte du niveau des apprenants, de leur besoin d’apprentissage, de leur âge et de
leur culture. Ainsi, Coste synthétise les caractéristiques des documents authentiques
comme suit :
« L’“ authentique”, qu’il soit ou non littéraire, ne saurait être conçu ni comme un
objectif, ni comme un contenu, ni comme un moyen d’enseignement du français
langue étrangère. Il n’a de sens que pris dans un projet méthodologique qui lui
donne une fonction et une place ». (1970, cité dans Cuq et Gruca, 2005, p. 433)
Cette grille aide l’apprenant à reconstituer le contenu d’un discours oral. Dans la phase
de préécoute, l’enseignant prépare les apprenants à l’écoute en leur expliquant le type
du message qu’ils vont écouter et/ ou regarder quand il s’agit d’un support audio-visuel.
Il présente la grille d’information et leur demande, à partir du titre de faire quelques
prédictions et de les inscrire dans leurs grilles. Il faut montrer aux apprenants que
lorsqu’il y a ambiguïté, ils peuvent s’aider des indices visuels, de faire des inférences.
L’enseignant peut aussi diviser la classe en groupes coopératifs afin qu’ils puissent
comparer leurs réponses et faire eux-mêmes les ajustements nécessaires.
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relations des personnages selon la nature et le type du discours traité (informatif,
argumentatif, narratif, etc.) C’est à l’enseignant de choisir le schéma qui répond à ses
objectifs.
L’apprenant est capable aussi de dégager la dynamique des personnages à partir d’un
segment de film. Pour ce faire, il les amène à développer une liste de mots qui décrivent
les relations entre les personnages et leur qualité selon les sentiments que les
personnages éprouvent les uns pour les autres. Ce type de tâche peut être réalisé à l’aide
d’un schéma de relations des personnages.
Le schéma de relations des personnages peut être suivi d’une grille d’accompagnement
qui a pour objectif de donner des informations et des précisions sur chaque personnage
telles que le nom, le rôle et la relation qu’il entretient avec les autres personnages. Cette
grille constitue une aide pour les apprenants afin qu’ils puissent remplir le schéma
explicité en haut.
Le questionnaire à choix multiple est un exercice qui répond mieux aux attentes de
l’enseignant. Il est constitué d’un certain nombre de questions accompagnées d’items
variés. L’apprenant aura l’occasion de choisir la réponse correcte parmi plusieurs
propositions : il s’agit soit de cocher une case, soit de souligner ou d’entourer l’item
approprié.
L’élaboration d’un QCM nécessite une attention particulière pour atteindre les objectifs.
En effet, les distracteurs ou les réponses incorrectes qui figurent dans le choix doivent
être proches sémantiquement et formellement de la réponse sans causer aucune
ambiguïté à l’apprenant.
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Ce type d’exercices convient à tous les niveaux et connaît plusieurs variantes.
L’avantage du questionnaire à choix multiple est la correction qui est simple et rapide.
Ce questionnaire invite les apprenants à répondre par « oui / non » ou par « vrai /
faux ». Ce questionnaire est particulièrement efficace avec les documents longs parce
qu’il permet de soutenir l’attention et favorise l’accès à la compréhension lorsque le
document est difficile.
Ces exercices s’appellent aussi les textes lacunaires. Ils sont de deux sortes : texte à
trous et test de closure.
Le texte à trous peut être fabriqué à partir d’un énoncé dans lequel l’enseignant laisse
des blancs à remplir par l’apprenant. Il consiste à supprimer « les mots d’un même
champ lexical ou d’une même catégorie grammaticale, il est possible de supprimer les
lettres, les accents ». (Cuq et Gruca, 2005, p. 448).
L’enseignant peut donner les mots manquants dans l’ordre ou dans le désordre, avec ou
sans distracteurs selon le niveau des apprenants. Le texte à « coquilles » est une variante
du texte à trous dans lequel l’enseignant efface un mot sans laisser un blanc ou il met un
blanc là où il ne faut pas être ; puis il demande à l’apprenant de relever la faute et
d’effectuer la correction.
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Le test de closure consiste à supprimer un mot sur cinq ou les mots à intervalles entre
cinq et dix. À l’inverse du texte lacunaire, les mots effacés n’appartiennent pas à une
catégorie précise. Ils peuvent être donnés dans l’ordre ou dans le désordre. Ce type
d’exercice correspond à une classe dont le niveau est hétérogène parce qu’il fait appel à
diverses connaissances : vocabulaire, grammaire, thème.
Ces exercices invitent l’apprenant à remettre dans l’ordre les éléments d’un texte. Le
découpage d’un texte en plusieurs fragments ne doit pas causer une ambiguïté. Pour
reconstituer un texte, il faut amener l’apprenant à analyser la ponctuation, les
majuscules, les articulateurs logiques.
Les puzzles s’appliquent aux textes narratifs ou aux textes dont la chronologie est
marquée, aux textes argumentatifs dont les phrases sont introduites par des articulateurs
logiques et aux dialogues. L’enseignant peut conserver le début et la fin du texte. Cette
activité peut être réalisée avec une bande dessinée (bulles et images mises dans le
désordre).
Les exercices de mise en relation permettent d’assortir une liste d’éléments à une autre
par l’intermédiaire de flèches lorsque le nombre d’éléments à relier n’est pas trop
important ou par l’intermédiaire de lettres ou chiffres.
Cette activité est connue également sous l’appellation d’exercice d’appariement, elle
vise la compréhension de textes. Dans ce cas, l’enseignant peut demander à l’apprenant
d’associer un texte à un dessin, un schéma ou une image par exemple un bulletin de
météo sonore face à différentes cartes météorologiques. Il peut aussi décomposer un
texte en phrases isolées, de les paraphraser et de mettre ces dernières dans le désordre. Il
demande à l’apprenant de relier les phrases aux paraphrases qui leur correspondent.
Il s’agit de recopier une bande vidéo en remplaçant un passage d’environ une minute
par un blanc. Les apprenants visionnent, par conséquent, une séquence de trois minutes
dont il manque une partie et ils seront appelés à imaginer le déroulement de la séquence
manquante.
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Cet exercice a pour but non seulement d’évaluer la capacité de compréhension d’un
document audio-visuel mais aussi d’améliorer la cohérence. Il permet aux apprenants
d’émettre des hypothèses qui impliquent une adéquation entre la séquence précédente et
la séquence suivante.
Ce type d’utilisation de document vidéo permet de mettre l’accent à la fois sur l’image
et le son. En effet, l’image constitue une aide à la compréhension surtout pour les
apprenants ayant une difficulté.
3. L’expression orale
3.1. Caractéristiques de l’expression orale
En parlant de l’expression orale, il est à noter qu’il ne s’agit pas uniquement d’une
expression verbale (énoncés prononcés par le locuteur) ; mais cette dernière est
accompagnée d’une expression corporelle qui renforce le sens. Ainsi, nous aborderons
les caractéristiques des deux aspects de l’expression orale.
L’oral se fonde sur l’émission sonore, c’est pourquoi l’orateur, pour convaincre son
auditoire et attirer son attention, veille à soigner son expression verbale : prononciation,
intonation, rythme de parole, pauses, etc. En classe de langue étrangère, l’enseignant
peut entraîner ses apprenants à l’expression verbale grâce à des exercices de prise de
parole, de lecture…
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[Link]. L’élocution
[Link]. La prononciation
La prononciation concerne la qualité d’émettre les voyelles et les sons vocaliques. Elle
donne au discours oral une valeur du moment que l’orateur peut attirer l’attention de
l’auditeur en l’incitant à écouter son discours. Cependant, Bizouard montre que ce
phénomène n’est pas pris en compte : « La prononciation d’une observance plus
délicate, est la correction des formes sonores, très négligée dans notre parler actuel. La
prononciation porte plutôt sur les voyelles ». (2006, p. 64)
De même, Bellenger confirme que la prononciation donne un sens aux propos de celui
qui parle ; elle peut nous informer sur l’appartenance régionale de l’orateur. « Comme la
langue qui peut être populaire, vulgaire, châtiée, pédante, la prononciation va donner
une signification aux propos de l’orateur : familiarité, académisme, culture, laisser-
aller, emphase… La prononciation va aussi renseigner sur l’appartenance régionale ».
(2009, p. 63)
[Link]. L’articulation
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Selon Bellenger, une bonne articulation indique que l’orateur fournit un effort pour
transmettre le message. Il veuille à ce que ce dernier soit partagé par l’auditeur :
« Articuler, c’est le signe d’un effort produit pour se mettre à la portée d’un auditoire
car celui-ci ressent bien que la bonne qualité articulatoire est le résultat d’une
intention, d’une volonté, d’un désir de transmettre, de partager ». (2009, p.65)
[Link]. L’intonation
«Pour Pierre Léon, l’intonation est généralement une des traces les plus tenaces
lorsqu’on tente de passer d’un système linguistique à un autre. L’intonation peut
informer aussi sur l’appartenance à un groupe social et sur l’état émotif du
locuteur et varie selon la nature de la situation de communication ». (Lauret,
2007, p. 49)
[Link]. L’accent
Nous désignons par l’accent l’ensemble de traits articulatoires propres à une région ou à
un groupe social. Il nous permet de reconnaître l’appartenance régionale de l’orateur.
C’est pourquoi, Bizouard suggère de le diminuer s’il est déplaisant et cela grâce à
l’écoute des textes bien articulés à la radio par exemple. « L’accent est une pointe de
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personnalité régionale qui ne doit pas nous tracasser sauf s’il est vraiment très
désagréable. En ce cas essayez de l’atténuer en écoutant beaucoup de textes, souvent
bien dits, à la radio, au théâtre… ». (2006, p. 64)
[Link]. Le débit
Le débit, c’est la vitesse à laquelle parle l’orateur. Il peut être lent ou rapide.
Généralement, il est lié à la situation dans laquelle se trouve le locuteur. Selon
Bizouard, un débit trop lent peut fatiguer l’interlocuteur et provoquer chez lui l’ennui :
« Le débit ou la rapidité avec laquelle les mots succèdent aux mots. Il est lent ou rapide.
Il dépend des situations, des tempéraments. Un débit trop lent lasse l’interlocuteur qui
“décroche” ou s’agace ». (2006, p. 63)
Il se calcule soit par syllabes / seconde soit par mots / minute. Dès lors, on peut
prononcer jusqu’à 160 mots par minute : « Le débit donne la mesure de la vitesse à
laquelle nous parlons. Il s’évalue en nombre de mots prononcés en une minute. On
admet que ce débit oscille entre 120 et 160 mots par minute ». (Bellenger, 2009, p. 68)
Enfin, le débit influence notre expression orale. Quand il est lent et calme, il peut
donner une importance particulière aux propos de l’orateur ; mais quand il est rapide, il
peut signifier la nervosité et l’agitation : «D’abord, il peut concrétiser ou renforcer la
signification globale de notre discours. Un débit lent, calme, avec des pauses longues
confère à plomb, solennité, gravité, réflexion ; un débit rapide, précipité signifie
volubilité, empressement, véhémence, agacement ». (Bellenger, 2009, p. 69)
Certains chercheurs se plaignent non d’un débit lent mais surtout de sa rapidité car la
prononciation ne devient pas claire, on risque de supprimer certaines syllabes voire des
mots entiers ; par conséquent l’auditoire se montre lasse et inquiet et ne donne pas assez
d’importance au discours de l’orateur :
« Le défaut principal qui affecte le rythme d’un discours est, au contraire, une
excessive rapidité. Pour de nombreuses raisons, certains orateurs parlent trop
vite. Or, la prononciation, pour être nette, exige que le débit de la parole ne soit
pas précipité. Une volubilité excessive entraîne fatalement la suppression de
certaines syllabes, voire de mots entiers, qui s’évanouissent dans le débit de
certains orateurs ». (Colonna D’Istria, 1992, p.27)
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[Link]. Le ton
Le ton indique la qualité sonore d’une voix qui est liée à sa hauteur, à son timbre, à son
intensité. Il donne sens à l’état d’âme de l’orateur car il peut être doucereux ou agressif
selon la situation.
« Le ton est influencé par notre vécu intérieur. Entre le ton doucereux, monotone
et le ton agressif, il y a de multiples possibilités à exploiter ou éviter. Le ton le
plus naturel est le meilleur, un ton ne devrait jamais être affecté ni forcé ».
(Bizouard, 2006, p. 63)
Dans le discours, les pauses ont la valeur d’un silence. Elles constituent une sorte de
ponctuation de l’oral. En effet, une parole vivante et rapide mais ponctuée de pauses
courtes ou longues sera mieux accueillie par l’auditeur qu’une parole lente liée sans
pauses. Une pause peut être sonore ou silencieuse. Quoi qu’il en soit, c’est une manière
d’hésitation.
« La pause expressive peut être sonore (euh) ou silencieuse ; la pause sonore est
toujours un phénomène d’hésitation, et elle peut être suivie d’une pause
silencieuse ayant la même valeur : le choix de l’une ou de l’autre manière
d’hésiter relève de la personnalité du locuteur ». (Lauret, 2007, p. 45)
« La pause remplie qui est un arrêt de la chaîne sonore mais non un arrêt de
l’émission sonore puisqu’elle est sonore (euh, mm, etc.) va effectivement
segmenter la parole mais contient en elle-même une fonction sémiologique
différente de la pause silence. Souvent elle comble un vide dans l’expression, elle
est là pour donner du temps, elle a une fonction d’attente ou de substitution et non
une fonction de ponctuation comme la pause silence peut l’avoir ». (Guimbretière,
2007, p. 32)
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3.1.2. L’expression corporelle
Comme nous l’avons déjà évoqué, l’oral ne dépend pas uniquement de la voix, mais il
met aussi le corps en valeur à travers les gestes, les regards, les mimiques.
Les gestes peuvent tout simplement remplacer la parole ; un message peut être transmis
avec les gestes. Ils peuvent même accompagner la parole pour assurer une bonne
compréhension du message. Ils expriment aussi les émotions de l’orateur :
Enfin, il est important de montrer que le même geste peut avoir plusieurs sens selon
l’appartenance culturelle de l’orateur et même de l’auditoire ; c’est pourquoi,
l’enseignant de langue étrangère veille à attirer l’attention des apprenants sur la
nécessité de développer la composante culturelle pour mieux interpréter les gestes faits
par leurs interlocuteurs.
Les expressions faciales peuvent aussi exprimer les émotions. En effet, un sourire peut
signifier la joie et un haussement de sourcils peut indiquer l’étonnement. « Un
froncement de sourcils, une moue de dépit, un sourire ironique, des yeux agrandis,
peuvent aisément se substituer à un énoncé ». (Desmons et al, 2005, p. 25)
[Link]. Le regard
En outre, quand il s’agit d’un échange verbal qui se fait entre plusieurs participants, le
locuteur fixe le regard sur la personne à qui il veut s’adresser prioritairement. Il permet
ainsi d’établir la communication, d’indiquer les personnes sans avoir la volonté de le
dire :
Enfin, Coste souligne que le regard peut avoir une fonction de contrôle. En effet,
l’orateur se trouve en train d’évaluer constamment l’auditoire : l’intérêt qu’il donne au
message, sa réaction, sa compréhension, etc. Et à partir des interprétations faites par
l’interlocuteur, le locuteur pourra modifier son message oral pour qu’il ait le sens
voulu :
On désigne par oral spontané tout acte en train de se faire ; c’est un mode de réalisation
de l’oral immédiat, naturel qui se développe dans les interactions orales de la vie privé
sans contrôle. Il autorise la répétition, l’erreur et la rectification. Il permet à l’individu
de parler comme il le veut.
« Le message oral est immédiat, on mesure son effet sur l’auditeur, on bénéficie
du droit de repentir, de reprises (ce que les linguistes appellent la redondance),
les paroles sont confortées par la gestuelle, le regard, la mimique, la voix du
locuteur […] La personnalité, le charme de l’individu tiennent aussi à son
langage. Dans l’intimité ou les situations quotidiennes, il faut parler comme l’on
est, comme on le désire » (Baril, 2008, p. 211)
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d’interagir, de se tromper, d’improviser… En fait, l’énoncé oral spontané est un énoncé
interactif, conversationnel, déictique en temps réel, erratique et spontané :
En outre, l’oral spontané est marqué par des traits spécifiques qui le différencient de
l’écrit ou même des oraux scripturaux que nous allons évoquer. Ces traits relatifs à
l’oral spontané par exemple la présence de morphèmes difficiles à classer dans une
catégorie grammaticale comme ben ou hein, absence de la marque de négation « ne »,
etc. ne doivent pas être perçus comme des erreurs mais ils constituent une grammaire de
l’oral. Enfin, le tableau ci-dessous présente quelques traits spécifiques à l’oral sur le
plan syntaxique, lexical, de l’économie linguistique et de la récurrence :
Ruptures et changement de
niveaux de langue ou de registres
Lexique
Fréquence de certains termes Ils peuvent constituer des tics
Vocabulaire approximatif faire, chose, truc ...
Nombreux phatèmes qui ponctuent alors, quoi, hein, bon ...
le discours et permettent à la pensée
de « suivre »
Répétitions Elles peuvent avoir plusieurs causes :
- hésitation
- effet rhétorique
- désir de garder la parole
- volonté d’être compris...
Syntaxe Certains connecteurs sont très puis, et puis, mais, donc, enfin, oui mais
fréquents ...
Ruptures de construction et phrases
inachevées
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Présentatifs c’est, il y a ...
Thématisation (thème / propos) Le thème est souvent en début de phrase
et prend plus d’importance que le
propos. La progression privilégiée est
celle à thème constant
Prononciation Syncopes : y disent, pa(r)sque…
Principe Syntaxe Abandon de la double négation : je sais
d'économie pas...
Lexique prof, récré ...
Dénominations successives « ... alors le type, le jeune, le mec des
Principe de Coteaux, il lui a dit ... »
réajustement Retours en arrière
et de Redondances
récurrence Dislocations mon frère, il va venir...
« Les pratiques langagières orales ne prennent leur sens [à l’école] que si on les
rapporte à des formes sociales scripturales, c’est-à-dire des formes de relations
sociales qui ont été historiquement rendues possibles par des pratiques de
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l’écriture, des savoirs scripturaux et le rapport au monde et au langage qui en est
indissociable ». (Lahire, 1993, cité dans Fritsch, 2004)
Pour cette forme d’oral, il s’agit d’un texte écrit « mis en voix », il peut être lu ou
restitué après mémorisation. La lecture à haute voix et la récitation sont les activités de
classe qui privilégient ce mode de réalisation orale. On se contente de développer les
compétences liées à la voix (articulation, prononciation, débit, volume, etc.).
Enfin, il est à noter que certaines activités orales pourraient se transformer en écrit
oralisé. À titre d’exemple, l’exposé oral qui est rédigé et lu par l’apprenant devant ses
condisciples alors que sa pratique devrait donner lieu à un apprentissage de l’oral
scriptural en s’appuyant sur un canevas ou des notes prises.
Dans le CECR (2001 : 28), on a mis l’accent sur un certain nombre de critères en vue de
permettre aux enseignants d’évaluer de la même façon les capacités des apprenants en
ce qui concerne l’utilisation de la langue parlée. Il s’agit de contrôler le répertoire
linguistique, la correction de la langue, l’aisance dans la communication, la capacité
d’interagir, et la production d’un discours oral cohérent.
Cependant, pour évaluer l’expression orale des étudiants de manière plus ou moins
objective, il serait judicieux de la part de l’enseignant de faire des enregistrements à la
fois sonores et filmés des productions orales des apprenants. Cela permet d’abord de
conserver leurs travaux et de les évaluer de la même manière. « Sans celui-ci, les
opérations d’objectivation, de révision, de régulation et d’évaluation seraient pour le
moins difficiles ». (Erard et Schneuwly, 2005, p. 75). Ensuite, grâce à cette technique,
on peut observer la progression de l’élève en matière de l’oral en comparant ses
productions initiales et finales. « Comme à l’écrit, une première production peut
devenir un brouillon à améliorer, à réviser ; dans un premier temps en effet, l’élève
peut analyser ses réussites, puis ensuite prendre conscience des difficultés
rencontrées ». (Erard et Schneuwly, 2005, p. 75)
En outre, l’évaluation de la production orale se fait grâce à une grille déjà élaborée par
l’enseignant avec un barème de notation et d’appréciation de la prestation orale des
apprenants. L’enseignant peut aussi modifier les critères (ajouter ou supprimer
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quelques-uns) en fonction de l’activité proposée. Par exemple, on n’évalue pas le débat
comme l’exposé oral.
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