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Natation Longis

Ce document traite de l'équilibration et de la respiration en natation. Il décrit les concepts clés comme la flottaison, la flottabilité, le couple de redressement et les déséquilibres pouvant survenir. Il explique également l'importance de coordonner la respiration avec la propulsion pour inspirer de manière efficace sans perturber l'équilibre.

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Natation Longis

Ce document traite de l'équilibration et de la respiration en natation. Il décrit les concepts clés comme la flottaison, la flottabilité, le couple de redressement et les déséquilibres pouvant survenir. Il explique également l'importance de coordonner la respiration avec la propulsion pour inspirer de manière efficace sans perturber l'équilibre.

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TD Natation 

 
I. Équilibration
1. Equilibre statique
a. Flottaison
Équilibre dans le milieu aquatique sans rien faire. Il est soumis à deux forces: la force de
pesanteur et la poussée d’Archimède.
- La force de pesanteur est la force attractive qu’exerce la Terre sur le corps, elle est
verticale, orientée vers le bas et au niveau du centre de gravité.
- La poussée d’Archimède est “le fait que tout corps immergé dans un liquide subit de
la part de ce liquide une force de poussée équivalente au poids du volume d’eau
déplacé”. Si cette force est suffisante, l’individu flotte. Elle est verticale, orientée vers
le haut et s’exerce au niveau du centre de poussée (centre géométrique du corps).

b. Flottabilité
Dans un fluide (gaz ou liquide), les corps sont soumis à la ​poussée d'Archimède​. Les corps
ont une flottabilité différente selon leur ​masse volumique​ et donc leur ​densité​.
La flottabilité est la ​poussée​ verticale, dirigée de bas en haut, qu'un ​fluide​ (gaz ou liquide)
exerce sur un volume immergé. La flottabilité agit toujours dans la direction opposée à la
gravité.
Selon la différence entre la poussée d'Archimède P​A​ et le poids réel P​r​, on distingue les
corps de flottabilité :
● positive (P​A​ > P​r​) : l'objet remonte ;
● nulle (P​A​ = P​r​) : l'objet flotte entre deux eaux ;
● négative (P​A​ < P​r​) : l'objet coule.

Densité (L) du corps et densité du milieu


L = Rapport entre Poids et Volume
c. Couple de redressement
Le corps Humain est déformable et hétérogène ; les masses dures ont tendances à couler
(membres inférieurs, membres supérieurs, tête), et les masses peu denses (cage
thoracique) ont tendances à flotter. Les forces de pesanteurs et de poussée, n’ont pas les
mêmes points d’application : la force de pesanteur : L5, et la poussée d’Archimède : L1
Le corps humain placé en position d’équilibre horizontal statique, sans action spécifique va
subir un couple de redressement dans la mesure où les deux points d’application des forces
de pesanteur et d’Archimède ne sont pas confondus.
Le couple de redressement a pour effet de remettre en alignement vertical les centres de
poussée et de gravité.
L’équilibre horizontal est donc à construire par des actes volontaires spécifiques.

2. Équilibration dynamique/active -> placer le corps à l’horizontale


L’horizontalité du corps doit être recherchée de manière active et volontaire. Il est important
de basculer la tête (flexion menton/poitrine) afin d’aligner à l’horizontale les segments
corporels. A l’inverse le relèvement de la tête accélère le processus de redressement. En
conséquence, il est important d’avoir une respiration courte dans les nages ventrales afin de
perturber le moins possible l’équilibre horizontal et de chercher à placer les bras (masses
denses) dans le prolongement de la cage thoracique (masse peu dense) pour mieux
équilibrer la répartition des masses. Le nageur est en constante recherche d’équilibre pour
maintenir la position horizontale du corps, et pour compenser les déséquilibre dynamique
est perturbée par l’absence d’appui fixe dans l’eau.

a. Résistances passive à l'avancement

- Résistance de forme
- Résistance de vague
- Résistance de frottement
la Résistance ® = kSV² (coef de forme / Surface du maître couple / Vitesse)
La surface du maître couple = c’est la projection orthogonale de tous les points du corps sur
un plan vertical
b. Déséquilibre qui s’exercent sur le corps du nageur
Pourquoi étudier les déséquilibres?
● Tous déséquilibres entraînent des résistances à l'avancement. Un des objectifs de la
natation est de les minimiser en optimisant une position la plus hydrodynamique.
● Les défauts de trajets moteurs, parce qu'ils sont aquatiques, sont difficiles à
percevoir pour un enseignant non expert. Il devra observer les déséquilibres du
nageur pour faire des hypothèses sur leurs causes.
Voici les principales hypothèses que vous pouvez formuler à la vue de ces différents
déséquilibres:

Le roulis
Ce déséquilibre n'est visible que dans les nages alternées. Le nageur devra trouver le bon
compromis entre une recherche d'appuis profonds mais qui ne créé pas trop de
résistance....
En dos, Il est même un mal absolument nécessaire pour permettre un appui profond, dans
l'axe du corps.
Toutefois, chez le débutant, en crawl, il peut révéler des problèmes respiratoires: le nageur
peut volontairement passer sur le flanc pour se donner le temps de respirer. Cette rotation
de l'ensemble du corps est souvent accompagnée d'un abaissement du bras pour maintenir
les voies respiratoires hors de l'eau.

Le cavalement
Lors de ce déséquilibre, le nageur avance par à-coups. Or, il est plus économique
d'entretenir une vitesse moyenne que d'enchaîner des accélérations et décélérations.
C'est un déséquilibre que l'on perçoit dans les 4 nages notamment lors d'une mauvaise
coordination entre les jambes et les bras .
Mais, dans les nages alternées, il peut également être dû à une mauvaise coordination
inter-bras.
Des retours de jambes en brasse ou de bras en papillon très résistants à l'avancement
peuvent entraîner également du cavalement.
Le tangage
Durant ce déséquilibre, on observe le nageur basculer vers l'arrière et le haut puis vers
l'avant et le bas.
Naturellement,la brasse et le papillon présentent ce déséquilibre. Il est inhérent dans une
certaine mesure, à une bonne équilibration de ces nages.
Par contre, il peut être excessivement présent durant les nages simultanées par une
extension de tête trop prononcée lors de l'inspiration.
Dans les 4 nages, la raison peut-être un trajet moteur de type ​"roue à aube" ​: durant la
recherche d'appuis et la traction, le nageur en poussant l'eau vers le bas et l'arrière bascule
vers le haut et l'arrière et lors de la poussée vers le haut et l'arrière bascule ensuite vers
vers le bas et l'avant. Cette mauvaise orientation des trajets moteurs augmente la surface de
maître couple. Le nageur devra passer sur ​"le modèle de la pagaie" ​pour obtenir un trajet
moteur rectiligne grâce à un coude fléchi et donc une réaction orientée dans la sens du
déplacement.
Le pilonnement
On observe ce déséquilibre lorsque le nageur effectue le bouchon: il s'enfonce et se
redresse tel un yo-yo. Le pilonnement est présent majoritairement chez les débutants ayant
un trajet moteur dirigé vers le bas pour la plupart du temps se maintenir à la surface afin
d'inspirer.
Pour ce type de problème, il faudra travailler sur l'équilibre horizontal puis sur le trajet
moteur. Lorsque la coordination globale de la nage sera stabilisée, vous pourrez
synchroniser la respiration.
On observe également ce défaut chez des nageurs de bon niveau valorisant des appuis
profonds. Il faudra alors être très fort musculairement pour supporter ce bras de levier plus
important et être bien gainé pour compenser les réactions entraînant des résistances sur
l'équilibration.

Les lacets
Ces déséquilibres s'observent uniquement sur les nages alternées.
Le nageur a des appuis latéraux, il fonctionne sur ​"le modèle de l'aviron" ​.
Il est très visible chez le débutant qui n'a pas de roulis en dos. En effet, sans roulis, le
nageur ne peut rechercher un appui profond dans l'axe. Il a alors un appui forcément latéral
pendant la recherche d'appui et le début de la traction. Par réaction, le corps fait "le
serpent".
Les lacets sont également présents lors de recherche d'appuis qui dépassent l'axe du corps.
Le nageur "tricote" et les appuis sont excessivement latéraux.

L'embardée
Ce déséquilibre est peu fréquent. Il correspond en navigation à un départ au lof ou à une
abattée. Le nageur avance en crabe. La plupart du temps, ce défaut est dû à un côté plus
fort que l'autre, le plus souvent du haut du corps.
C'est un défaut notamment présent chez les ​hémiplégiques
II - Respiration en natation

● Alimenter en oxygène l’organisme et permettre l’effort musculaire. Elle est


automatique sur terre et modifiée en milieu aquatique. Il va falloir coordonner la
propulsion avec cette nécessité de respirer, sans se déséquilibrer.
● L’autre point important c’est que l’homme qui est vidé d’air coule, on a nécessité de
remplir les poumons d’air régulièrement. La poussée d’Archimède fonctionne
d’autant plus que l’homme a de l’air.
● Il va falloir trouver les moments clés pour sortir la tête et inspirer. Choisir les
moments clés dans la nage pour rendre efficace cette inspiration/respiration.
● Quand on parle de respiration en natation il faut différencier l’inspiration et
l’expiration. Inspiration quand on absorbe de l’oxygène, l’expiration c’est quand on
expulse le CO2.
● Le fait qu’on ai la bouche dans l’eau, le fait qu’on ai la bouche dans l’eau l’expiration
se fait moins naturellement. Il va falloir avoir une e​xpiration active, complète et
forcée.
● A l’inverse ​l’inspiration devra être brève et réflexe,​ susceptible de créer des
déséquilibre donc il faut que ce soit bref. Si les poumons sont pas complètement
vidés, on ne va pas avoir une inspiration avec un taux d’oxygène suffisant.
● Plus j’ai d’air plus je flotte donc les sprinteur n’expire que trè s peu.
● Dette d’oxygène au 100 mètre car on passe en aérobie.
● Inspiration Buccale, expiration buccale et nasale.
● Le nageur doit trouver le rapport optimal pour apporter suffisamment d’O2 en gérant
le mieux l’effort qui lui ai demandé.

- Relation Respiration/ Effort


● Inspiration sur les temps morts, temps de glisse (en crawl), comme on utilise
beaucoup les bras, on sollicite les muscles intercostaux donc pendant l’effort ça
contrarie le travail de ces muscles
● L’expiration se fait sur les temps fort, travail, poussé/traction…
● Sur le rythme, au minimum inspiration tous les deux temps, sinon en général on
valorise les 3 temps, parce que ça favorise l’équilibre, si 2 temps, toujours le même
bras qui travail
● Pas d’expiration par les joues, en expir continue quand le niveau de gaz dans les
poumons est trop faible il faut absolument reprendre de l’air instantanément
III. La propulsion
1. Propulsion aquatique : d’une logique de pressions à une logique de
dépression
● Principe de résistance propulsive : basée sur la troisième loi de Newton
action/réaction. Le nageur cherche à créer et augmenter des résistances qui vont
intervenir dans le sens de son déplacement. ​= la traînée
● Les résistances propulsives sont créées grâce aux appuis actifs du nageur (bras et
jambes) décomposées en traînées actives et portances actives. Cf. dessin p.59 D.
Chollet. ​= la portance, ​créer une zone de surpression avec la main incurvées, les
particules d’eau s'agglutine sous la main sur-pression sous la main, dépression sur la
main. portance ramène le corps vers le haut, battement de jambe, ondulation c’est la
portance
Principe à retenir
● Pour nager vite (jusqu’à 2m par seconde), il faut augmenter les résistances
propulsives et diminuer les résistances à l’avancement (voir TD sur l’équilibration).
● On distingue 2 types de résistances propulsives : celle base sur le principe de
traînée active (orientée vers l’arrière) et celle basée sur le principe de portance
(haut/bas)
Théorie de la portance aérodynamique appliquée à la propulsion aquatique
● Le principe de sustentation (pour une aile d’avion par exemple) est lié à la forme non
symétrique de l’aile (bombée de dessous).
● Selon le théorème de Bernouilli, l’air passant au-dessus sera accéléré de façon à
arriver au bord de fuite en même temps que l’air passant au dessous. Il se produit
une différence de pression entre les deux surfaces (dépression au dessus et
surpression au dessous).
● La force verticale qui en résulta, s’exerce de bas en haut et appelée force de
portance.
● Dans le cas de la natation sportive, les études de Counsilman en 1977 montrent que
le main du nageur agit comme une hélice ou une aile d’avion.
● En effet, les mains se déplacement surtout verticalement et latéralement et finissent
le trajet propulsif près du point ou elle ont commencé.
● Ceci démontre que c’est le corps du nageur qui se déplace et non les mains !
● L’angle d’inclinaison de la main est important.
● La portance (vers le haut) s’exerce toujours perpendiculairement à la trainée qui est
elle-même opposée au déplacement.
2. Modèles traditionnels de la propulsion aquatique
a. La roue à aubes
● Principe théorique : la troisième loi de Newton ou loi d’action réaction.
● Il s’agit d’utiliser une roue à palettes pour naviguer.
● Dans la nage, cela correspond de façon élémentaire à un trajet bras tendus.
● Ce modèle est efficace sur la première partie du mouvement mais inefficace sur la
seconde (gaspillage).
● L’utilisation de ce modèle chez le débutant permet de mieux percevoir le mouvement
lorsque le bras est tendu (les propriocepteurs de l’épaule sont plus précis) mais cela
crée de la fatigue au niveau de l’épaule.

b. Modèle de l’aviron.
● Principe théorique d’action réaction mais adaptée au milieu aquatique en créant une
accélération linéaire horizontale.
● Cette accélération permet de conserver un appui sur des masses d’eau en
mouvement.

c. Modèle de la pagaie
● Principe théorique ; à la différence de l’aviron, la pagaie n’est pas fixée, elle peut se
déplacer le long de l’embarcation et réaliser un trajet sinusoïdal horizontal.
● La logique de ce modèle est de chercher constamment des masses d’eau immobiles
et de les diriger vers l’arrière.
● Le nageur qui utilise ce modèle a un mouvement de bras horizontal avec un trajet en
sinusoïdal (en S) pour repousser des masses d’eau immobiles derrière lui.
● Ce modèle a pour inconvénient de ne pas rechercher l’appui en profondeur (2
dimensions seulement).

d. Modèle de “l’esquimautage”.
● L’orientation de la pagaie n’est pas seulement horizontale mais aussi verticale, elle
exploite la profondeur (3 dimensions) pour rechercher des masses d’eau immobiles
afin de créer des appuis propulsifs.
● Le nageur qui utilise ce modèle a un mouvement de bras courbé en forme de S dans
les Trois plans de l’espace.

3. Modèles de la propulsion aquatique basés sur la portance


a. Modèle de la palme
● Dans ce modèle les trajets sont constamment obliques.
● Les applications de ce modèle en natation sont l’ondulation dauphin ou battements
de jambes et les trajet obliques des membres supérieurs.

b. Modèle de l’hélice ou de la godille.


Principe de Bernouilli
● Si la main du nageur est inclinée de façon appropriée par rapport à sa trajectoire
dans l’eau, elle peut jouer le même rôle qu’une hélice de bateau et donc permettre la
propulsion vers l’avant du nageur.
● Ce principe rejoint le modèle de la godille très utilisée en natation synchronisée.
Conclusion :
● Dans le rapport complémentaire entre traînée et portance
“L’efficacité maximum de la propulsion dans l’eau est obtenue en déplaçant vers
l’arrière une grande masse d’eau sur une courte distance plutôt qu’une petite quantité d’eau
sur une grande distance.” Counsilman (1977).
Donc, plutôt que de se représenter mentalement le trajet des mains par rapport au
corps, le nageur devrait se représenter l’appui créé par rapport au déplacement du corps
dans l’espace.
Plus la main sort de l’eau près de l’endroit où elle est entrée et meilleure sera son
efficacité.

4. Les principaux facteurs de l’efficacité propulsive


● Ces facteurs interviennent une fois les problèmes d’équilibre et de respiration
résolus. Notamment la réduction préalable des résistances à l’avancement.
● L’étude de ces facteurs fait intervenir une composante spatiale et une composante
temporelle.

Notion d’amplitude :
L’amplitude est la distance parcourue par cycle de nage.
Les facteurs qui vont intervenir de façon directe ou indirecte (-) sont les suivants :

Facteurs spatiaux :
- Quantité de surface propulsive
- Profil des surfaces propulsives
- Orientation des surfaces propulsives
- Longueur des trajets des appuis
- Profondeur des appuis
- Coordination spatiale
- Forme spatiale des retours (-)

Facteurs temporels :
- Vitesse de déplacement des appuis
- Rythme de déplacement des appuis
- Continuité temporelle du cycle
- Forme temporelle des retours (-)
Notion de fréquence
● La fréquence est le nombre de séquences par unité de temps, c’est à dire le nombre
de cycles de nage par unité de temps.
● On calculera le nombre de cycle de bras par minute ou le nombre de passages de
bras par minute.
● Facteur temporel associé : La durée d’un cycle complet.

Composante de la Performance
● Vitesse = amplitude x Fréquence
Vitesse en mètres par seconde
Amplitude en mètres par cycle
Fréquence en cycles par seconde

● Performance temporelle = distance de nage/amN x FmN (m=moyenne)

Conclusions :
Remarque :
● Une idée reçue très répandue consiste à penser que les débutants ont une
fréquence plus élevée que les experts.
● En fait si l’on mesure celle-ci en sixième par exemple, sur un 25m. Crawl
chronométré (temps moyen : 30 secondes) on obtient 36 cy/mn, alors que les
nageurs de haut niveau sur 50m. (temps moyen proche de 25’) ont des fréquences
supérieures à 50 cycles par minute.
● Ceci est dû à une impression visuelle cas ces élèves novices font beaucoup de
gestes pour une faible distance : c’est donc l’amplitude qui est très faible et non la
fréquence qui est élevée.

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