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Introduction aux Normes IFRS et Présentation des États Financiers

Transféré par

Ahmed Dahouz
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M Yassine HILMI

2018-2019
 Chapitre I : Cadre général des normes IFRS;

I. Contexte de normalisation
internationale.
II. Les acteurs de la normalisation
comptable internationale.
III. les fondamentaux du référentiel IFRS :
le cadre conceptuel.
IV. Les systèmes de mesure dans les
normes IFRS
 Chapitre II : Présentation des états financiers;

I. Définitions de quelques notions


fondamentales.
II. l’impact des normes IAS/IFRS sur les
états financiers.
III. le compte de résultat .
IV. Le tableau des flux de trésorerie.
V. Tableau de variation des capitaux
propres.
VI. Le bilan.
Liste des thèmes :

 IAS 2 : les stocks ;


 IAS 11 : Contrats de construction ;
 IAS 16 : Immobilisations corporelles ;
 IAS 17 : Contrat de location ;
 IAS 19 : Avantages du personnel ;
 IAS 20 : Subventions publiques ;

 IAS 36 : dépréciation des actifs ;


 IAS 37 : provisions, passifs et actifs éventuels.
 IAS 38 : immobilisations incorporelles ;
 IAS 40 : immeuble de placement.
 ERIC DUCASSE, 2010 : «Normes comptables
et financières internationales IAS/IFRS ».

 Karima HAOUDI, 2014 Passage aux normes


IFRS au Maroc : fondements théoriques,
intérêt et enjeux.

 Yassine HILMI, 2017 : « Normes comptables


internationales »
Le système classique de comptabilité

Bilan

Situation
de l’entreprise

Documents
de Journal Grand-livre
base Balances

Preuves Chronologie Ensemble Situation


des opérations des opérations des comptes des comptes

Compte
de
Produits
et Charges
Activité
de l’exercice

Travaux quotidiens Travaux périodiques


7
La comptabilité financière internationale
IAS/IFRS
 Comptes sociaux : des comptes légaux qui doivent
correspondre à la législation fiscale du pays dont
relève une société.

 Comptes consolidés : les comptes au sens de la


consolidation d’un groupe, qui sont publiés pour
l’information des investisseurs.
I. Contexte de normalisation
internationale.
Au cours des 20 dernières années, l’accélération de
l’internationalisation des économies puis leur
mondialisation et la globalisation des marchées financiers,
qui en a résulté, ont rendu impérative l’harmonisation de
l’information comptable et financière aux investisseurs.
Parallèlement, et après les scandales financiers du
début des années 2000 en Europe et aux Etats-Unis
d’Amérique, les pouvoirs publics se sont attachés à
renforcer la qualité de la communication financière afin
de rétablir la confiance du public, des épargnants et des
investisseurs.
Ce qui a ainsi conduit l’Union Européenne à prendre un
certain nombre de décisions dont le choix d’un référentiel
comptable unique qui devrait progressivement permettre
à toutes les entreprises de « parler » le même langage en
matière d’information financière.
Ainsi, le référentiel IFRS, disposant d’un corps de
normes, constitué et reconnu au plan international, s’est
logiquement imposé comme étant la meilleure
alternative pouvant répondre aux exigences en termes
de transparence financière, de comparabilité des états
comptables et d’amélioration de la qualité de
l’information.
Le texte fondateur de cette «révolution
comptable » est un règlement européen du 19
juillet 2002, celui-ci stipule que toutes les sociétés
cotées régies par le droit national d’un Etat
européen, devront appliquer le référentiel dans
leurs comptes consolidés des exercices ouverts à
compter du 01 janvier 2005.
Ces nouvelles règles s’appliquent par
conséquent à environ 7000 entreprises cotées dont
près de 1100 groupes français et 2900 filiales (en
2007).
Le Maroc, en tant que pays tourné vers les
investisseurs étrangers (surtout européens) et désireux de
profiter de l’essor de l’économie internationale, ne peut
ignorer ce processus de standardisation comptable et
financière.
Dans ce cadre, une circulaire du CDVM AMMC impose
aux émetteurs d’obligations ainsi qu’à ceux dont les titres
sont inscrits au 1er compartiment de la BDV d’établir et
procéder à la publication des états de synthèse consolidés
selon les normes internationales. De même, une circulaire
de Bank Al Maghrib impose à toutes les banques de
procéder à la publication de leurs états comptables selon le
référentiel IFRS.
Enfin, les filiales étrangères marocaines sont
aussi bien concernées par l’application de ces normes.
En effet, à côté de la production des états financiers
selon les normes comptables marocaines, elles doivent
appliquer les normes internationales pour les besoins
de reporting financier de leur société mère.
II. Les acteurs de la normalisation
comptable internationale
L’IASB (International Accounting Standards Board) est
l’organe chargé de rédiger et d’élaborer les normes
comptables internationales IAS/IFRS. L’IASB a succédé à
l’IASC (International Accounting Standards Committee) crée
en 1973, à l’initiative de britannique Sir Henry BENSON,
premier président élu de L’IASC.
En effet, c’est en 2001 que l’IASC devient IASB.
Les normes produites par l’IASB peuvent être :
 soit des normes IAS : si elles ont été publiées pour la 1ère
fois avant 2001 et cela même si elles ont été révisées ou
réécrites intégralement depuis cette date.
 Soit des normes IFRS si elles ont été publiées après 2001.
L’IASB, compte en son sein un comité appelé IFRIC
(International Financial Reporting Interpretation
Committee) chargé d’interpréter les normes IFRS, il a
succédé au SIC (Standing Interpretation Committee)
qui était un organe de l’IASC chargé d’interpréter les
normes IAS. On peut donc dire :
Référentiel IFRS = (IAS + SIC) + (IFRS + IFRIC)
Il existe 39 normes élaborées par l’IASB, 41
normes IAS (dont 11 ont été abrogées), 9 normes
IFRS complétées par 11 interprétations SIC et 9
interprétations IFRIC (dont 1 supprimée).
Il est à préciser que l’IASB a rédigé en 2007 un jeu de
normes complet mais allégé à l’intention des PME.

De même, des travaux sont entrepris entre l’IASB et le


FASB (Organe américain qui produit les normes
américaines US GAAP) pour faire converger le référentiel
international IFRS avec les normes comptables
américaines, l’aboutissement de cette démarche est dans le
but d’aboutir à un seul jeu de comptes au niveau mondial.
1. L’équipe technique de l’IASB est chargée d’identifier et d’analyser tous les problèmes
comptables associés au sujet traité ;
2. Analyse des règles existantes aux niveaux nationaux des pratiques adoptées et échanges
de points de vue avec les normalisateurs comptables nationaux;
3. Consultation avec le conseil consultatif des normes « Standards Advisory Council » de
la possibilité d’inscrire ce projet dans le programme de travail de l’IASB ;
4. L’IASB met en place un groupe consultatif pour le conseiller sur le sujet ;

5. Il publie un document de travail « discussion paper » pour appel à commentaires ;

6. Il analyse les commentaires reçus concernant le document de travail qu’il a publié ;

7. Il publie un exposé sondage « exposure draft » approuvé par au moins 9 votes


favorables du board sur un total de 14 membres de l’IASB, l’exposé sondage présente
également les opinions divergentes et le fondement des conclusions « basis for
conclusions »;
8. Il analyse les commentaires reçus sur l’exposé sondage;

9. Il étudie l’opportunité de tenir une réunion publique sur le thème envisagé et


d’effectuer des tests sur le terrain;
10. Enfin l’IASB approuve la norme définitive par au moins 9 votes favorables sur un total
de 14; la norme présente les opinions divergentes et le fondement des conclusions.
III. les fondamentaux du référentiel
IFRS : le cadre conceptuel
L’IASB a élaboré un document intitulé «Frame
work » qui sert de cadre conceptuel à l’élaboration des
normes comptables internationales.
Il se penche sur les objectifs assignés aux états
financiers, les principes fondamentaux communs à
l’ensemble du référentiel et en proposant des
définitions de portée générale.
A. Hypothèses de base (conventions de base):
1. Comptabilité d’engagement.
2. Continuité d’exploitation.
B. Caractéristiques qualitatives des états
financiers :
1. L’intelligibilité.
2. La pertinence.
3. La fiabilité.
4. La comparabilité.
A. Hypothèses de base (conventions de
base):
1. Comptabilité d’engagement.
2. Continuité d’exploitation.
1. Comptabilité d’engagement:
Les états financiers sont préparés sur la base de la
comptabilité d’engagement c’est-à-dire que les
transactions et événements sont comptabilisés
lorsqu’ils se produisent (et non pas au moment du
versement ou de la réception de trésorerie) et ils sont
enregistrés dans les livres comptables et présentés dans
les états financiers des exercices auxquels ils se
rapportent.
2. Continuité d’exploitation :
Les états financiers sont préparés selon
l’hypothèse de la continuité d’exploitation : ainsi
l’entreprise est censée poursuivre ses activités dans
un avenir prévisible c’est à dire qu’il est supposé que
l’entreprise n’a ni l’intention, ni la nécessité de
mettre fin à ses activités, ni de réduire de façon
importante la taille des ses activités.
B. Caractéristiques qualitatives des états
financiers :

1. L’intelligibilité.
2. La pertinence.
3. La fiabilité.
4. La comparabilité.
1) L’intelligibilité:

L’information fournie dans les états financiers


doit être compréhensible immédiatement par les
utilisateurs. A cette fin, les utilisateurs sont supposés
avoir une connaissance raisonnable des affaires et
des activités économiques ainsi que de la
comptabilité.
2) La pertinence :

Une information est pertinente lorsqu’elle


influence les décisions économiques des utilisateurs
en les aidants à évaluer des événements passés,
présents ou futurs ou en confirmant ou corrigeant
leurs évaluations passées.
3) La fiabilité :
L’information possède la qualité de fiabilité, lorsqu’elle est
exempte d’erreurs et de biais significatifs et que les
utilisateurs peuvent lui faire confiance pour présenter une
image fidèle de l’entreprise.
Pour être fiable, l’information doit présenter cinq
caractéristiques :
1. L’image fidèle : l’information doit présenter une image
fidèle des transactions et autres événements.
3) La fiabilité :

2. Prééminence de la substance sur la forme : c’est un


principe caractéristique des normes IFRS et qui stipule que
la comptabilisation et la présentation des transactions et
autres événements devraient se faire conformément à leur
réalité économique et non pas seulement selon leur forme
juridique.
3. Neutralité : pour être fiable, l’information contenue dans
les états financiers doit être neutre c’est à dire que sa
présentation ne doit pas influencer les jugements pour
aboutir à un résultat prédéterminée.
3) La fiabilité :

4. Prudence : la prudence est la prise en compte d’un certain


degré de précautions dans l’exercice des jugements
nécessaires pour préparer les estimations dans des conditions
d’incertitudes, pour faire en sorte que les actifs ou les
produits ne soient pas surévalués et que les passifs ou les
charges ne soient pas sous-évalués.
5. Exhaustivité : L’information contenue dans les états
financiers doit être exhaustive c’est à dire qu’une omission
peut rendre l’information fausse ou trompeuse et par
conséquent, non fiable et insuffisamment pertinente
4) La comparabilité :

Les utilisateurs doivent comparer les états financiers


d’une entreprise avec d’entreprises différentes afin
d’évaluer, de façon relative, leur situation financière et
performance financière.
Ainsi, les utilisateurs doivent être informés des
méthodes comptables utilisées et de tout changement
apporté à ces méthodes ainsi que les effets de ces
changements.
v. Les systèmes de mesure
dans les normes IFRS:
Dans ces normes, l’information financière ne repose plus
et uniquement sur la notion du coût historique mais aussi et
surtout sur celle de la juste valeur. Cette notion répond à
l’optique financière des IFRS qui visent à satisfaire, en
premier lieu les besoins informationnels des investisseurs ;
elle survient suite aux nombreuses critiques adressées au coût
historique.
En effet, les défenseurs du principe de juste valeur
reprochent à la comptabilisation au coût historique sa
« myopie » vis-à-vis de l’évolution des marchés financiers et
son incapacité à traduire la réalité économique et l’image
fidèle du patrimoine de l’entreprise.
Chapitre 1:Présentation des
états financiers
Présentation des états financiers:
I. Définitions de quelques notions
fondamentales.
II. l’impact des normes IAS/IFRS sur les états
financiers.
III. le compte de résultat .
IV. Le tableau des flux de trésorerie.
V. Tableau de variation des capitaux propres.
VI. Le bilan.
L’objectif des états de synthèse est de fournir une
information sur la situation financière, la performance et les
variations de la situation financière d’une entreprise, qui soit
utile à un large éventail d’utilisateurs pour prendre des
décisions économiques.
La norme IAS 1 établit les modalités générales des
présentations des états financiers, donne des commentaires
sur leur structure et informe des dispositions minimales
quant à leur contenu.
Les états financiers prévus par le référentiel IFRS sont :
 le bilan,
 le compte résultat,
 le tableau des flux de trésorerie,
 l’état de variation des capitaux propres,
 notes annexes étoffées permettant à l’utilisateur de
l’information comptable d’avoir des informations plus fines
sur la situation et la performance financière de l’entreprise.
L’IASB classe les utilisateurs des états financiers en 6 catégories :

 Les investisseurs réels et potentiels ;


 Le personnel ;
 Les préteurs ;
 Les fournisseurs et autres créanciers ;
 Les clients ;
 L’Etat et les organismes publics.
 Actionnaires actuels (résultats, situation financière, peut on faire
mieux ?) ;
 Actionnaires potentiels (dois je acheter ?)
 Personnel (quels sont les résultats auxquels nous s sommes
intéressées ?) ;
 Préteurs, fournisseurs (serai je payé ?) ;
 Clients (serai je servi durablement ?) ;
 Etat (combien va-t-on encaisser au titre de l’impôt ? ).
I. Définitions de quelques
notions fondamentales :
Nous évoquerons brièvement les définitions de certaines notions
clés qui font évoluer la présentation des états financiers :
Actif : est une ressource contrôlée par l’entreprise du fait
d’événements passés et dont elle attend des avantages
économiques futurs.
Cette modification de la définition de l’actif est essentielle
car elle fait référence à la notion de ressource contrôlée et
d’avantages économiques futurs et non à la notion de propriété
juridique retenue dans le CGNC.
 Les conséquences de cette définition sont multiples :
 Enregistrement en charges des frais préliminaires ;
 Enregistrement à l’actif des biens en crédit-bail.
Avantage économique futur : est le potentiel qu’a un
actif pour contribuer, directement ou indirectement, à
des flux de trésorerie au bénéfice de l’entreprise

Un avantage économique futur :


- Un potentiel de production ;
- Une possibilité de conversion en trésorerie ;
 Passif : est une obligation actuelle de l’entreprise
résultant d’événements passés et dont le paiement doit
minorer (réduire) ses ressources.
◦ Capitaux propres : sont définis de façon résiduelle
comme la différence entre les actifs et les passifs.
 Produits : correspondent à des accroissements
d’avantages économiques au cours de l’exercice comptable
et ayant comme contrepartie les augmentations d’actifs.
 Charges : correspondent à des diminutions d’avantages
économiques au cours de l’exercice comptable et ayant
comme contrepartie les diminutions d’actifs.
II. l’impact des normes IAS/IFRS
sur les états financiers :
Le référentiel IFRS met en exergue les points suivants
d’une grande importance pour le travail de l’utilisateur de
l’information comptable :

 c’est un référentiel établi à l’intention des marchés financiers


et donc des investisseurs, ceci entraîne la primauté du bilan
sur le compte de résultat. En effet, l’un des objectifs majeurs
des normes IAS/IFRS est de fournir une vision plus claire de
la valeur du patrimoine à partir du bilan. Le bilan est donc
prédominant sur le compte de résultat.
 Il est fondé sur une approche reflétant la réalité de
l’activité économique de l’entreprise par rapport au
marché. Le référentiel consacre en effet la prééminence
sur le fond que sur la forme.
Il est impératif donc, en nom du réalisme
économique, que les transactions et autres événements
soient comptabilisés en fonction de la réalité
économique et non pas seulement selon leur forme
juridique. Dans cette perspective, le référentiel IFRS
permet l’inscription dans le bilan les biens financés
par crédit-bail.
III. le compte de résultat :
Dans la philosophie des normes IAS/IFRS, le
compte de résultat est secondaire par rapport au
bilan, car il ne fournit pas une évaluation complète
de la performance de l’entreprise.
Selon les normes IAS/IFRS, le compte de résultat peut être
présenté soit par nature, soit par fonction :
Exemples de charges classées par nature :
• achat de consommés de matières premières et
fournitures ;
• autres charges;
• charges du personnel;
• impôts et taxes;
Exemples de charges classées par fonction :
 charges d’approvisionnement,
 charges de fabrication;
 charges de distribution;
 charges administratives, …
Si la présentation par fonction est retenue, des
informations complémentaires doivent être fournies en
annexes sur la nature des dépenses notamment les
amortissements, les provisions. L’élément nouveau
introduit par les normes IAS/IFRS concerne l’abandon de
la notion de Chiffre d’affaires remplacée par la notion
« produits des activités courantes ».
Les produits des activités courantes ou ordinaires
sont définis par la norme IAS 18, ils comprennent : les
ventes de biens, les prestations de services, les intérêts, les
redevances et les dividendes. C’est donc une conception
plus large que les produits d’exploitation du CPC (PCM)
car il regroupe notamment les produits financiers.
Le concept des activités ordinaires remplace donc
la distinction traditionnelle : Exploitation, financier,
non courant.
L’utilisateur de l’information comptable devra ainsi,
attentivement, lire les notes annexes pour analyser les
différentes composantes du revenu global.
Le résultat non courant ou exceptionnel disparaît,
le même cas pour le résultat financier. En effet, seules
les charges financières apparaissent mais séparément
du compte de résultat afin de faciliter le calcul du coût
de l’endettement.
Il est à préciser que les produits des activités
ordinaires sont retenus pour leur juste valeur. En
effet, en cas d’encaissement différé, il est nécessaire de
procéder à l’actualisation des flux financiers futurs.
A noter enfin que le résultat opérationnel
(Résultat des activités ordinaires) occupe une place
importante dans le compte de résultat, norme
IAS/IFRS.
IV. Le tableau des flux de
trésorerie :
C’est un tableau qui retrace les flux de trésorerie
générés ou consommés au cours de chaque exercice et
explique ainsi la variation de la trésorerie constatée au
bilan entre le début et la fin de l’exercice.
Il procure une information nouvelle par rapport au
bilan et au compte de résultat. Ce tableau présente les flux
de trésorerie intervenus au cours de l’exercice selon la
nature des activités :
 opérationnelles,
 d’investissement,
 de financement.
Flux de trésorerie liés aux activités opérationnelles
+ / - Flux de trésorerie liés aux activités
d’investissement
+ / - Flux de trésorerie liés aux activité de
financement
= variation de trésorerie ou d’équivalents de
trésorerie (A)
Trésorerie ou équivalents de trésorerie à
l’ouverture de l’exercice (B)
Trésorerie ou équivalents de trésorerie à la clôture
de l’exercice (A + B)
V. Tableau de variation des
capitaux propres :
C’est un tableau qui explique le passage des
capitaux propres de l’ouverture de l’exercice
comptable aux capitaux de clôture de l’exercice
comptable. En d’autres termes, le tableau de
variation des capitaux propres doit retranscrire les
mouvements des capitaux qui ont eu lieu au cours de
l’exercice comptable concerné. Il permet aussi de
voir qu’ils sont les profits et les pertes non
comptabilisés dans le compte de résultat.
 Ce tableau recense essentiellement :

 Réévaluation des immobilisations


 Les mouvements sur les résultats non distribués
(accumulés en réserves),
 Les variations spécifiques au capital social, prime
d’émission, réserves, … expliquant la valeur comptable
au début et à la fin de l’exercice.
VI. Le bilan :
Il doit être présenté avant l’affectation du résultat. Les
dividendes proposés ou décidés après la date de clôture sont
présentés dans l’annexe.
Une distinction dans le bilan doit être obligatoirement
faite entre les éléments courants et non courants au niveau
de l’actif et du passif. Une présentation en fonction des
critères de liquidité et d’exigibilité (moins d’un an, plus d’un
an) n’est admise que si elle fournit une information plus
pertinente que la première (cas des établissements
financiers).
 Unactif courant est un actif qui remplit l’une des
quatre conditions suivantes :
1. Va pouvoir être réalisé, vendu ou consommé dans le
cycle d’exploitation normale de l’entreprise.
2. Est détenu principalement dans un but de transaction.
(les actions à but spéculatif)
3. L’entreprise s’attend à le réaliser dans les 12 mois qui
suivent la clôture de l’exercice.
4. Représenter de la trésorerie ou équivalent de trésorerie
(fonds en caisse, dépôts à vue, placements à court terme
très liquide, …)
 Un passif courant : est un passif qui remplit l’une des
trois conditions suivantes :

1. Il doit être réglé dans le cadre du cycle d’exploitation


normale de l’entreprise ;
2. Il est détenu essentiellement aux fins d’être négocié ;
3. Il doit être réglé dans les 12 mois suivant la clôture
de l’exercice ;
Remarque : Une entreprise doit classer dans son passif non
courant ses dettes à long terme même si elles doivent être
réglées dans les 12 mois, si les deux conditions suivantes sont
réunies :
1. L’échéance d’origine était supérieure à 12
mois ;
2. L’entreprise a l’intention d’avoir recours à un
refinancement.
Présentation du bilan

Principaux changements :
- Distinction courant/non courant ;
- Distinction au niveau des capitaux propres « Part du
groupe/Minos »
- Apparition de la rubrique « impôts différés » passif et actif
Informations minimums à fournir

- Immobilisations
incorporelles;
- Immobilisations corporelles ; - Capital émis et réserves ;
- Immeubles de placement ; - Intérêts minoritaires ;
- Actifs financiers; - Fournisseurs et autres
- Participations comptabilisées créditeurs ;
selon la méthode de la MEQ ; - Provisions ;
- Stocks; - Passifs financiers ;
- Clients et autres débiteurs; - Impôt exigible.
- Trésorerie et les équivalents
de trésorerie.

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