Cours Et TD Methode Numerique 2ST 2020
Cours Et TD Methode Numerique 2ST 2020
Présenté par :
L’objet essentiel de ce chapitre est l’approximation de racine d’une fonction réel. Il existe
plusieurs méthodes numériques (dichotomie, point …xe, Newton, Lagrange) conduisant à chercher
numériquement les zéros de fonction f (x) = 0 d’une variable réelle. La majorité de ces méthodes
sont itératives.
Le principe de la méthode de dichotomie, encore appelée méthode de bissection, est basé sur
le théorème de la valeur intermédiaire. La méthode est décrite comme suit : soit, f : [a; b] ! R
une fonction continue et monotone sur l’intervalle [a; b]. Si f (a) f (b) < 0; alors il existe donc une
racine de f (x) appartenant à l’intervalle [a; b].
En construisant une suite d’intervalles ([an ; bn ])n contenant cette racine. En e¤et, en partant de
I0 = [a; b] ; la méthode de dichotomie produit une suite de sous-intervalles Ik = a(k) ; bk ; k 0,
avec Ik Ik 1 .
1
Plus précisement, on pose a = a(0) et b = b(0) et x(0) = a(0) + b(0) =2; alors pour k > 0 :
8
< Si f (a(k) ) f (x(k) ) < 0; on pose a(k+1) = a(k) et b(k+1) = x(k)
: Si f (a(k) ) f (x(k) ) > 0; on pose a(k+1) = x(k) et b(k+1) = b(k)
Remarque 1.1.1 Le nombre des étapes (itérations) dans cette méthode est donné par :
ln(b a) ln(")
n= :
ln(2)
Solution :
1/ Montre que f (x) = 0 admet une racine unique 2 [0:1; 0:5]
a/ f continue puisque est une fonction composée 2 fcts continues (ln et polynôme de degrée 2):
b/
9
f (0:1) = 0:31 >
>
>
=
=) f (0)f (1) < 0:
>
>
>
;
f (0:5) = 1:06
1
c=f 0 (x) = 2x > 0; 8x 2 [0; 1] : Donc f est strictement croissante:
x
De (a); (b) et (c), on trouve que f admet une racine unique 2 [0; 1]
2= Résoudre cette équation par la méthode de la dichotomie (ou de la bissection) avec une précision
2
" = 10
Calcule le nombre des étapes
ln(b a) ln(")
n=
ln(2)
ln(0:5 0:1) ln(10 2 )
=
ln(2)
3:69
= = 5:35 ' 6
0:69
2
n an bn xn f (an ) f (xn ) signe(f (an ) f (xn ))
0 0.1 0.5 0.3 -0.31 0.71 <0
1 0.1 0.3 0.2 -0.31 0.35 <0
2 0.1 0.2 0.15 -0.31 0.08 <0
3 0.1 0.15 0.13 -0.31 -0.06 >0
4 0.13 0.15 0.14 -0.06 0.01 <0
5 0.13 0.14 0.14 -0.06 0.01 <0
6 0.13 0.14 0.14 -0.06 0.01
Donc, la solution de f (x) = 0 par la méthode de dichotomie est ' 0:14:
Cette méthode est basée sur le développement de Taylor au voisinage de xn (où xn : la nieme
itération approximant la solution exacte ).
Soit : la solution exacte de f (x) = 0 où f 2 C 2 ([a; b]) et f 0 (xn ) 6= 0. Alors le développement de
Taylor au voisinage de xn proche de est :
f ( ) = f (xn ) + ( xn ) f 0 (xn )
On a f ( ) = 0; alors
f ( ) = 0 () f (xn ) + ( xn ) f 0 (xn ) = 0
f (xn )
() = + xn
f 0 (xn )
f (xn )
() = xn
f 0 (xn )
Donc, la (n + 1)ieme itération approximant est :
f (xn )
xn+1 = xn
f 0 (xn )
Théorème 1.2.1 (Convergence de la méthode de N ewton Raphson)
Soit [a; b]un intervalle de R; f une fonction de classe C 2 ([a; b]), ne change pas de signe sur [a; b].
Si :
3
1. f 0 6= 0 garde un signe constant sur [a; b] :
3. f (x0 ) f 00 (x0 ) 0
Solution :
1/
1.1/ Ecrire l’algorithme de N ewton Raphson
L’algorithme de N ewton est donné par
f (xn )
xn+1 = xn
f 0 (xn )
ln(xn ) x2n + 2
= xn
1
2xn
xn
1:2= Montrer que cette itération converge vers la solution (x0 = 0:3)
1
a= f 0 (x) = 2x > 0; 8x 2 [0:1; 0:5] :
x
1 1
b=f 00 (x) = 2
2= + 2 < 0; 8x 2 [0:1; 0:5]
x x2
c=
9
f (0:3) = 0:31 > >
>
=
=) f (1)f 00 (1) > 0
>
>
>
;
f 00 (0:3) = 13:11
Donc la méthode de N ewton converge vers la solution :
4
ln(x0 ) x20 + 2 0:31
x1 = x0 = 0:1 = 0:13
1 9:8
2x0
x0
ln(x1 ) x21 + 2 0:06
x2 = x1 = 0:13 = 0:14
1 7:43
2x1
x1
ln(0:14) 0:142 + 2 0:01
x3 = 0:14 = 0:14 = 0:14:
1 6:86
2 0:14
0:14
Donc, la solution de f (x) = 0 par la méthode de N ewton est : 0:14
exacte de f (x) = 0:
1. Si jg 0 (x)j < 1
Alors :
xn+1 = g(xn )
x0 : donnee
5
Remarque 1.3.1 Le choix de g n’est pas unique.
2
g(x) = ex 2
Solution :
1= Etudier la convergence de la méthode du point …xe vers la solution :
La méthode du point …xe converge vers la solution si :
1= jg 0 (x)j < 1
2=g ([0:1; 0:5]) [0:1; 0:5]
a= jg 0 (x)j < 1?
2 2
On a g 0 (x) = 2xex 2
=) jg 0 (x)j = 2xex 2
< 1; 8x 2 [0:1; 0:5] :
b=g ([0:1; 0:5]) [0:1; 0:5]?
g ([0:1; 0:5]) = [g (0:1) ; g (0:5)] = [0:14; 0:17] [0:1; 0:5] :
Donc, l’itération du point …xe converge vers la solution dans ce cas.
6
Chapitre 2
Interpolation polynômiale
L’interpolation numérique concerne l’approximation des fonctions. Les raisons qui mènent à
l’approximation d’une fonction sont les suivants :
1. Plusieurs fonctions mathématiques ne peuvent être connues qu’à partir de leurs tables des
valeurs.
2. Certaines fonctions sont parfois connues, mais la solution du problème dans lequel elles
apparaissent ne possède pas d’expression mathématique évédente.
Le problème d’interpolation polynômiale est le suivant : à partir d’une fonction connue seule-
ment à (n+1) points de la forme (xi ; f (xi )) (i = 0; 1; :::; n) peut on construire une approximation
de f (x) par un polynôme de degré n où les points (xi ; f (xi )) sont appelés "points d’interpolation".
Soient x0 ; x1 ; :::; xn : (n+1) abscisses distincts et f une fonction dont les valeurs sont (f (x0 ); f (x1 ); :::; f (xn ))
Alors, il existe un seul polynôme Pn (x) de dégré inférieur ou égal à n coincide avec les points d’in-
terpolation (f (xi ) = Pn (xi ); i = 0; 1; :::; n). Ce polynôme est donnée par :
X
n
Pn (x) = f (xi )Li (x)
i=1
= f (x0 )L0 (x) + f (x1 )L1 (x) + ::: + f (xn )Ln (x)
7
où
Y
n
x xj
Li (x) =
j=1
xi xj
j6=i
xi 1 2 3
f (xi ) 0 3 2
Solution
X
n Y
n
x xj
La formule de Lagrange est donnée par : Pn (x) = f (xi )Li (x) où Li (x) =
i=1 j=1
xi xj
j6=i
Donc P2 (x) = f (x0 )L0 (x) + f (x1 )L1 (x) + f (x2 )L2 (x) où:
(x x1 ) (x x2 ) (x 2) (x 3) 1
L0 (x) = = = [x2 5x + 6] :
(x0 x1 ) (x0 x2 ) (1 2) (1 3) 2
(x x0 ) (x x2 ) (x 1) (x 3)
L1 (x) = = = [x2 4x + 3] :
(x1 x0 ) (x1 x2 ) (2 1) (2 3)
(x x0 ) (x x1 ) (x 1) (x 2) 1
L2 (x) = = = [x2 3x + 2] :
(x2 x0 ) (x2 x1 ) (3 1) (3 2) 2
Donc,
0
P2 (x) = [x2 5x + 6]
2
6 2
[x 4x + 3]
2
2
+ [x2 3x + 2]
2
4 2 18 14
= x + x
2 2 2
= 2x2 + 9x 7
8
2.2 Interpolation de Newton
xi f (xi )
x0 f (x0 )
&
f [x0 ; x1 ]
%
&
x1 f (x1 ) f [x0 ; x1 ; x2 ]
%
&
f [x1 ; x2 ]
%
&
x2 f (x2 ) f [x0 ; x1 ; :::; xn ]
%
.. ..
. .
&
xn 1 f (xn 1 ) f [xn 2 ; xn 1 ; xn ]
%
&
f [xn 1 ; xn ]
%
xn f (xn )
f (xi+1 ) f (xi )
f [xi ; xi+1 ] =
xi+1 xi
f [xi+2 ; xi+1 ] f [xi+1 ; xi ]
f [xi ; xi+1 ; xi+2 ] =
xi+2 xi
f [x1 ; x2 ; :::; xn ] f [x0 ; x2 ; :::; xn 1 ]
f [x0 ; x1 ; :::; xn ] =
xn x0
Donc, la formule de polynôme de N ewton est :
9
Pn (x) = f (x0 ) + f [x0 ; x1 ] (x x0 ) + ::: + f [x0 ; x1 ; :::; xn ] (x x0 ):::(x xn 1 )
X
n Y
i 1
= f [x0 ; x2 ; :::; xi ] (x xj )
i=0 j=0
xi 1 2 3
f (xi ) 0 3 2
Solution
On a la formule de polynôme de N ewton est :
Pn (x) = f (x0 ) + f [x0 ; x1 ] (x x0 ) + ::: + f [x0 ; x1 ; :::; xn ] (x x0 ):::(x xn 1 )
Donc,
P2 (x) = f (x0 ) + f [x0 ; x1 ] (x x0 ) + f [x0 ; x1 ; x2 ] (x x0 )(x x1 ):
xi f (xi )
1 0
3
& f [x0 ; x1 ] = 2 1
% =3
1 3
& f [x0 ; x1 ; x2 ] = 3 1
2 3
% = 2
2 3
& f [x1 ; x2 ] = 3 2
% = 1
3 2
= 3x 3 2x2 + 6x 4
= 2x2 + 9x 7:
10
Chapitre 3
Intégration numérique
On va étudier quelques méthodes approximatives pour le calcul des intégrales limitées. Aussi
ces méthodes permettent le calcul des intégrales qui n’ont pas de solutions directes ou analytiques.
On peut aussi calculer l’intégrale d’une fonction donnée sous forme tabulaire.
On divise l’intervalle [x0 ; xn ] en plusieurs sous intervalles égaux [x0 ; x1 ] [ [x1 ; x2 ] [ ::: [ [xn 1 ; xn ]
et on applique la formule du trapèze à chaque sous intervalles :
Zxn
h h h h
f (x)dx = (f (x0 ) + f (x1 )) + (f (x1 ) + f (x2 )) + (f (x2 ) + f (x3 )) + ::: + (f (xn 1 ) + f (xn ))
2 2 2 2
x0
!
h X
n 1
= f (x0 ) + 2 f (xi ) + f (xn )
2 i=1
!
1 X
n 1
xn x0
=h (f (x0 ) + f (xn )) + f (xi ) ; ou h =
2 i=1
n
Z=2
I= sin(x) cos(x)dx:
0
11
Solution
1= Calculer la valeur exacte de I:
On fait l’intégration par parties :
Z=2
f 0 = sin(x) ! f = cos(x)
I = sin(x)cos(x)dx;
| {z }| {z } g = cos(x) ! g 0 = sin(x)
0 f0 g
Z=2
=2
= cos2 (x) j0 sin(x) cos(x)dx
0
Z=2
=2
=) 2 sin(x) cos(x)dx = cos2 (x) j0
0
Z=2
cos2 (x) =2
=) sin(x) cos(x)dx = j0 = 0:5
2
0
On a h = =12 et
Z=2
I= sin(x) cos(x)dx
0
1
' (0 + 0) + (0:25 + 0:43301 + 0:49910 + 0:43301 + 0:25)
12 2
' [1:86512] ' 0:48829:
12
12
3.2 Méthode de Simpson
Elle revient à approcher la fonction à intégrer sur certain intervalle [x0 ; xn ] par la formule
suivantes :
2 0 1 0 13
Z xn X
n 1 X
n 2
h6 B C B C7 xn x0
f (x)dx ' 4f (x0 ) + f (xn ) + 4 @ f (xi )A + 2 @ f (xi )A5 ou h =
x0 3 i=1 i=2
n
impair pair
Z=2
I= sin(x) cos(x)dx:
0
Solution
Evaluer cette intégrale à l’aide de la méthode de Simpson en prenant n = 6
xn x0 =2 0
On a h = = = =12
n 6
xi 0 =12 = 2 =12 = 3 =12 = 4 =12 = 5 =12 = 6 =12 =
0:2618 0:5236 0:7854 1:0472 1:3090 1:5708
f (xi ) 0 0:25 0:43301 0:49910 0:43301 0:25 0
La formule de Simpson est donnée par :
2 0 1 0 13
Z xn
BX BX
n 1 n 2
h6 C C7 xn x0
f (x)dx ' 4f (x0 ) + f (xn ) + 4 @ f (xi )A + 2 @ f (xi )A5 ou h =
x0 3 i=1 i=2
n
impair pair
On a h = =12 et
Z=2
I= sin(x) cos(x)dx
0
=12
' [0 + 0 + 4 (0:25 + 0:49910 + 0:25) + 2 (0:43301 + 0:43301)]
3
' [5:72844] ' 0:49990:
36
13
3.3 Erreur d’intégration
(xn x0 )3
jEn j = max jf 00 (")j ; " 2 [x0 ; xn ]
12n2
(xn x0 )5
jEn j = 4
max jf 00 (")j ; " 2 [x0 ; xn ]
2880n
14
Chapitre 4
Les équations di¤érentielles sont utilisées dans la modélisation mathématique des phénomènes
physiques. Une équation di¤érentielle est une relation entre une fonction et sa ou ses dérivées
de divers ordres équation impliquant une ou plusieurs dérivées d’une fonction inconnue. Dans
ce chapitre, on va considérer les équations di¤érentielles ordinaires du premier ordre avec une
condition initiale (problème de Cauchy).
On appelle ordre d’ED le plus fort degré de dérivation apparaissant dans l’équation. Elle sont de
la forme :
F y (n) (x); y (n 1)
(x); :::; y 0 (x); y(x) = g(x) ! ( )
La fonction g appelée second membre de l’équation. Si g est nulle, on dit que l’équation ( ) est
homogène.
La méthode de résoudre l’équation (E) consiste à résoudre d’abord l’équation homogène (E)
(l’équation (E) avec le second membre g(x) nul) puis de la résoudre avec le second membre.
La solution de l’E.D linéaire du premier ordre est :
yg = yP + yH
15
Exemple 4.1.1 Trouver la solution exacte à ce problème
8
< y 0 + y = ex + 1
: y(0) = 1
Solution
8
< y 0 + y = ex + 1
: y(0) = 1
Trouve la solution exacte de ce problème
On a
y 0 + y = ex + 1 ! (1)
a/ Solution homogène :
On cherche la solution homogène de (1)
dyH
y0 + y = 0 = yH
dx
R dyH R
) = dx
yH
) ln(yH ) = x+c
x+c
) yH = e
x
) yH = ce
b/ Solution particulière :
On utilise la méthode de la variation de la constante :
8
< y = c(x)e x
) y 0 + y = c0 (x)e x
: y 0 = c0 (x)e x
c(x)e x
D’autre part, on a y 0 + y = ex + 1
Donc
c0 (x)e x
= ex + 1 ) c0 (x) = (ex + 1) ex
R 0 R
) c (x) = (e2x + ex ) dx
1
) c(x) = e2x + ex + c
2
16
Alors,
1 2x
y = e + ex + c e x
2
1
= ex + 1 + ce x
2
On a
1
y(0) = 1 ) 1 = e0 + 1 + ce 0
2
1
)1= +1+c
2
1
)c=
2
1 1 x
Alors, y = ex + 1 e :
2 2
condition initiales
h2 00
y(xn+1 ) = y(xn ) + hy 0 (xn ) + y (xn ) + ::::
2!
Où h = xn+1 xn :
Si h est su¢ samment petit alors on peut négliger h2 et les autres termes d’ordre supérieur à deux,
on obtient donc :
y(xn+1 ) = y(xn ) + hy 0 (xn ):
17
Exemple 4.2.1 (suite de l’exemple précédent)
8 8
< y 0 + y = ex + 1 < y 0 = ex + 1 y
,
: y(0) = 1; h = 0:1 : y(0) = 1; h = 0:1
Calculer la valeur approchée de y(0:2) par la méthode d’euler et comparer à la valeur exacte.
Solution
1/ Valeur exacte de y(0:2)
1 1 x
On a y = ex + 1 e ; donc :
2 2
1 1
y(0:2) = e0:2 + 1 e 0:2
= 1:201336
2 2
yn+1 = yn + hf (xn ; yn )
= yn + h (exn + 1 yn )
= yn + 0:1 (exn + 1 yn )
Où x0 = 0; y0 = 1
= 1:1
= 1:2
18
4.2.2 Méthode d’Euler modi…ée
Solution
Calcule la valeur approchée de y(0:2) par la méthode d’Euler modi…ée :
On a
yn+1 = yn + hk2 ou k1 = f (xn ; yn )
h h
k2 = f (xn + ; yn + k1 )
2 2
k1 = f (xn ; yn ) = exn + 1 yn
h h
k2 = f (xn + ; yn + k1 )
2 2
= f (xn + 0:05; yn + 0:05 (exn + 1 yn ))
19
Donc
Caclule y(0:2)
On a x0 = 0; y0 = 1
y1 = 1:100127
= 1:201272
Il existe plusieurs variantes de cette méthode (d’odre 3, 4, 5, ...). Nous n’en étudierons qu’une
seule : la méthode de runge kutta d’ordre 4 donnée par la formule :
20
Solution
Calcule la valeur approchée de y(0:2) par la méthode d’Euler modi…ée :
On a
h
yn+1 = yn + [k1 + 2k2 + 2k3 + k4 ] ou k1 = f (xn ; yn )
6
h h
k2 = f (xn + ; yn + k1 )
2 2
h h
k3 = f (xn + ; yn + k2 )
2 2
h
k4 = f (xn + ; yn + hk3 )
2
k1 = f (xn ; yn ) = exn yn + 1
h h
k2 = f (xn + ; yn + k1 )
2 2
= f (xn + 0:05; yn + 0:05 (exn + 1 yn ))
h h
k3 = f (xn + ; yn + k2 )
2 2
= f (xn + 0:05; yn + 0:05 (1:00127exn 0:95yn + 0:95))
21
h
k4 = f (xn + ; yn + hk3 )
2
= f (xn + 0:05; yn + 0:1 (1:001206exn 0:9525yn + 0:9525))
Donc
k1 + 2k2 + 2k3 + k4 = exn yn + 1
+2:00254exn 1:9yn + 1:9
+2:002412exn 1:905yn + 1:905
+0:951149exn 0:90475yn + 0:90475
= 5:956101exn 5:70975yn + 5:70975
h
yn+1 = yn + [k1 + 2k2 + 2k3 + k4 ]
6
yn + 0:016667 [5:956101exn 5:70975yn + 5:70975]
yn + 0:09927exn 0:095164yn + 0:095164
yn+1 = 0:904836yn + 0:09927exn + 0:095164
Caclule y(0:2)
On a x0 = 0; y0 = 1
= 1:09927
= 1:199533
22
Chapitre 5
1= Montrer que l’équation f (x) = 0 admet une racine unique dans l’intervalle [1; 2].
2= Résoudre cette équation par la méthode de la dichotomie (ou de la bissection) avec une précision
" = 10 3 .
3= Ecrire l’algorithme de N ewton pour cette équation et montrer que cette itération converge vers
la solution pour un point de départ x0 = 1:5:
23
h i
1= Montrer que l’équation f (x) = 0 admet une racine unique ; .
dans l’intervalle
4 2
2= Ecrire l’algorithme de N ewton pour cette équation et montrer que cette itération converge vers
la solution pour un point de départ x0 = :
2
3= En utilisant la méthode de N ewton, calculer la racine de l’équation (5:2) :
EX ERCICE N 03
Soit la fonction :
f (x) = ex x 2 (5.3)
1= Montrer que l’équation f (x) = 0 admet une racine unique dans l’intervalle [1; 2].
1 1
1= Montrer que l’équation f (x) = 0 admet une racine unique dans l’intervalle ; .
5 2
2= L’équation (5:4) est équivalente à l’équation : g(x) = x; où :
g1 (x) = e (1+x)
ou g2 (x) = x2 e(1+x) :
2:1= Montrer que les deux fonctions (g1 et g2 ) sont bien des fonctions de point …xes pour le problème
f (x) = 0
2:2= Etudier la convergence de la méthode du point …xe vers la solution dans chacun des 2 cas.
24
Université Kasdi Merbah - Ouargla Année Universitaire : 2019/2020
Faculté des sciences appliquées 2 ème Année ST
Département de génie civil et hydraulique Module : Méthodes Numériques
EX ERCICE N 01
xi 1 0 1 2
f (xi ) 1 1 2 3
EX ERCICE N 02
x2 1
Soit f (x) =
x2 + 1
1= Déterminer le polynôme de Lagrange qui interpole les abscisses 3; 0 et 3:
EX ERCICE N 03
xi 1 2 3
f (xi ) 2 6 12
2= En déduire une valeur approchée de f 0 (1):
EX ERCICE N 04
25
Université Kasdi Merbah - Ouargla Année Universitaire : 2019/2020
2= Evaluer numériquement cette intégrale par la méthode des trapèzes composite avec n = 4 sous
intervalles.
3= Comparer le résultat ainsi obtenu avec la valeur exacte. Pourquoi la valeur numérique est-elle
inférieure à la valeur exacte ? Est ce que vrai quel que soit n.
4= Quel nombre de sous intervalles n faut-il choisir pour avoir une erreur En inférieure à 10 2 :
26
On rappelle que pour une fonction f de classe C 2 , l’erreur En associée à la méthode des trapèzes
composite :
(xn x0 )3
jEn j max jf 00 ( )j ; 2 [x0 ; xn ] :
12n2
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Université Kasdi Merbah - Ouargla Année Universitaire : 2019/2020
Faculté des sciences appliquées 2 ème Année ST
Département de génie civil et d’hydraulique Module : Méthodes Numériques
2= En utilisant la méthode d’Euler modi…ée trouver la solution approchée de y(0:2) avec h = 0:1.
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