Poème Rfi
Poème Rfi
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Dédicace 1
3
Alors cher fils
Ne t’attache pas trop aux seins
Cher fils
Quand tu as mal crie
Cher fils
Quand tout va bien prie
Cher fils
La priorité n’a pas de prix
Cher fils
La confiance est souvent un crid
Cher fils
Le matériel est quelquefois fretin
Cher fils
Ne demeure pas qu’un fils
Cher fils
Tâche de faire autant de fils
Cher fils
Apprend, comprend et entreprend
Alors cher fils
Ne tombe pas dans l’ennuie
Cher fils
Vas dompter la vie
Cher fils
Vie et soit un bon fils
Cher fils
Vas-vies-et deviens.
Cher fils
Tâche de faire pléthore de fils
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Dédicace 2
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A propos
Le prétexte qui fait le contexte de ce texte
Est bel et bien un test
C’est le test de la mort
L’idée
De cet horrible phénomène qui nous fait tous flipper
Toute espèce douée de conscience
Nous apparaît toujours au moins une fois dans notre existence
Tout être humain l'expérimente
Toujours à défaut de me tromper
La mort
A un moment où à un autre
De notre existence periplite sur terre
Généralement cela nous apparaît
Sous forme de rêve
L’on rêve
D’être mort ou d’être en route
Puis, l’on ressuscite miraculeusement au réveil
Et subitement, et par voie hypnotique
L’on prend conscience de la beauté de la vie
De son unicité ataraxique
Sur l’incroyable chance inouïe
Que l’on a d’être des êtres vivants en vie
La prise de conscience de cet état
Nous pousse à nous abandonner à dieu
Le remerciant grandement de nous avoir permis
De nous réveiller une fois de plus
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Puis, l’on lui rappelle à quel point il est gracieux et miséricordieux
Enfin, l’on lui adresse des résolutions que nous avons adoptées
Résolutions adoptées sous le coup de l’inconscient
D’une conscience simplement précipitée
Et souvent, l’on ne se rend même pas compte
Des énormités qu’on raconte
Des bêtises qu’on vocifère à tort et à travers
Par exemple
Nous disons très vite à dieu
Et de façon rassurante :
«Seigneur dieu tout puissant
Pour te remercier de m’avoir réveillé
Je me résous à présent de ne plus mentir
A toujours dire la vérité
A cause de ta grâce immense en moi»
Ceci dit
Nous sortons de notre lit
Tout crispé, notre conjoint
Nous pose la question :
As-tu bien dormi mon amour ?
Tout calmement et en toute confiance
Nous sortons une réponse très hypocrite.
A nous de dire : oui, j’ai très bien dormi !
Dites-moi si vous n’avez pas envie de vomir.
Premier mensonge
A quelques minutes seulement du pacte
Passé antérieurement avec notre dieu
En effet, il serait absurde
D’affirmer que l’on a passé une agréable nuit
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Puisqu’elle n’en était pas une
On ne peut pas rêver de la mort
On ne peut pas goûter à la mort
Et prétendre que la nuit fut agréable
On vient de traverser un orage désagréable
Rêver ou penser que nous sommes déjà
Entrain de rendre l’âme à qui de droit est horrible
Celui-ci s’effectue souvent en trois étapes
Cela se déclenche automatiquement
Face à ce foutu destin qui nous est légion
Nous commençons à scander nos élucubrations
Adieux souvent presque interminables
Nos adieux avec
Nos connaissances proches
Puis lointaines sans reproches
Nous pensons sur le coup aux personnes
Avec qui nous passâmes de bons moments :
C’est l’enclenchement naturel et automatique
Du légendaire instinct de survie
Instinct propre à la mémoire humaine
Certains flashs de lieux et de visages
Nous traversent l’esprit et nous dévisagent
Pour d’autres, nous avons déjà oublié les noms
A l’invitation de la mort la mémoire dit non
Ces adieux produisent des remords
La mémoire essaie de battre son record
C’est à ce moment que l’on prend conscience
De ce que l’on aurait dû faire
Hélas nous n’avons pas pu tout faire
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On se dit par exemple
Que l’on aurait dû prouver plus d’amour à nos enfants
Hélas on aurait dû ne pas être un tel hypocrite
L’on aurait dû être fidèle à notre conjoint
Mais nos regards ne sont plus conjoints
On se rend compte que notre vie à chaque heure
N’a été truffée que de mensonges et de leurres
Les remords sont souvent très intenses
S’ils finissent par abréger notre existence
Écourtent d’avantage nôtre vie
Car ils affaiblissent notre mémoire
Or la très chère mémoire
Est l’instance avant-gardiste de survie
Lorsqu’elle se trouve altérée
C’est tout nous qui en payons les conséquences
Rien de plus que la mort du cerveau
Pour signer l’arrêt de la vie de nos vœux
La dernière étape après celle des adieux et des remords
C’est celle de l’espoir
Dangereux est l’espoir
Il nous gave d’envies
Dit Comte Sponceville
Mais on se met à espérer ipso facto
L’on pense que tout ira bien bientôt
C’est le lieu de la repentance
C’est la naissance de la croyance
L’on veut que les divinités veillent daigner
De ce pétrin bien vouloir nous retirer
Alors nous nous promettons de changer
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De devenir un homme bien plus meilleur
Nous nous réconfortons en pensant
Que notre vie n’est pas très désespérante
Ce n’est pas une fatalité de mourir
Car peut être mieux est l’ailleurs
Peut-être un nouveau paradis
Quand on fut en vie
Peut-être le prolongement de l’enfer
Quand on n’eut que des envies sur terre
C’est à cette étape
Qui dure parfois un laps
Le temps où tout le monde est élogieux
Le temps où tout le monde devient religieux
Subitement on espère en un quelconque dieu
Qui pourrait purifier nos multiples péchés
Lorsque les trois dernières pages de la vie
Sont en train de se refermer sur nos avis
Le chagrin est à son comble
On voit venir déjà la tombe
Pendant ce laps de temps
Qui ne dure qu’une fraction de seconde
Pour ceux qui passent à gauche le bâton
De façon précoce et prématurée
Tout le monde meurt sans avoir prémédité
Soit par insouciance de sa condition
Soit par inconscience de nos ambitions
Par un accident vif et rapide
Le processus reste toujours cupide
Le cerveau étant le dernier survivant dans le corps
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Celui-ci représente l’esprit humain dans un corps
Il a tout sont temps pour respecter la procédure
Il a tout son temps pour comprendre que la vie est dure
C’est un ordre
Il doit tourner les pages en ordre
Les adieux
Les regrets
Les espoirs
Comme à la mer face à la plage
L’espoir est la substance de la dernière page
Il conclut le livre
Quand de la vie nous sommes ivres
Ce fameux espoir est
Née pour toujours être à la traîne
Toujours être le seul plus résilient
Face aux adversités existentielles
Tout le monde l’adore
Depuis le mythe de la boîte de Pandore
L’espoir selon la légende est
Le seul à être resté dans la boîte
Alors que tout aurait
Dû sortir de celle-ci
Et tout ce qui fut sortie
S’est transformer en maux pour les êtres
Zeus nous rendait la monnaie en maître
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A dieu nos adieux
A nos adieux
A qui de droit
A qui de même
A quoi de même
A qui d'abord
A quoi d’abord
A mon géniteur
A mon père
A ma mère
A ma génitrice
A ma conceptrice
A mon premier amour
A ma déesse
A mes amis
A mon vis-à-vis
A autrui
A mon alter égo
A mes sœurs
A mes anges
A mes beautés
A mon parrain
A ma marraine
A mon oncle préféré
A mon oncle aimé
A mon oncle détesté
A mon oncle ringard
A ma tante préférée
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A ma tante aimée
A ma tante détestée
A ma tante bizarre
A mon chez moi
A ma maison
A ma bicoque
A mon enclos
A ma patrie
A mon pays
A ma terre natale
A mon sol d'origine
A mon continent
A mon monde
A mon univers
A mon espace
A mon infini
A nos infinis
A nos touts
A mon tout
A nos adieux
A nos vieux
A nos envieux
A nos dieux
A nos ensuite
A nos revoir
A nos créateurs
A dieu mamans
A dieu frères
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A dieu sœurs
A dieu papas
A dieu cousins
A dieu cousines
A dieu neuves
A dieu nièces
A dieu amis
A dieu connaissances
A dieu ennemis
Adieu inconnu incongrissant
Adieu grand père
Adieu grand-mère
Adieu grand parents
A dieu à bientôt très chers
A trop parler
A se calmer
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Déterminisme
Ce n'est pas parce je vie
Ce n'est pas ce que je vie
Que je vais mourir
Mais c'est parce que je dois mourir
Que je vie
S'il m'arrive de mourir
Inutile de me punir
Inutile pour vous de frémir
Je n'ouvrirai même pas les yeux
Pour regarder ceux
Qui vont implorer la miséricorde de dieu
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Le quotidien
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Conseil de sage
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Dialogue
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Collation funeste
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Destiné
Le destin du destin
Je n'y crois même pas
Même dieu n'y peut plus rien
Même lui ni crois plus
Il subit autant que nous
Nous pourtant ses sujets
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Souvenirs
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Tout
Ce que vous puissiez imaginer d'atroces
Mais à qui la faute ?
A dieu peut être !
Et qui le mérite ?
Moi peut être !
Non non non
Ne vous inquiétez pas
Oui oui vraiment, même pas
Ça n'est pas ma fin.
Je ne peux le dire
Même pas la fin du commencement
Ni même le commencement de la fin
Ô, nom d'une bougie
Si ce n'est pas l'homme qui fini
Ou élimine dieu,
Ou même les anges saints,
Le diable lui-même s'en chargera
A vrai dire
Mais où est-il ?
Que fait-il ?
Que dit-il ?
Doit-on vraiment e penser !
A quoi bon ?
Pour quoi ?
Pourquoi ?
A qui même ?
Pourquoi faire ?
Y penser voudrait dire … ?
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Que nous avons foi ou la foi ?
Que nous n'avons pas de foi ?
Que notre foi s'affermit ?
Que notre foi vacille ?
Et à ce dire :
Mais c'est qui le maître du monde ?
Et ma mère de fièrement rétorquer :
Personne !
Est-elle une in-ingénieuse réponse ?
Surtout pas une injurieuse !
Maman a bien raison
Aucun homme !
Peut-être alors dieu ?
Mais c'est qui dieu ?
Qui sait !
Moi je n'y crois même pas
Il ne peut pas être le maître de ce monde
Les responsabilités sont partagées
Dieu au ciel
Satan en enfer
L'homme sur terre
A chacun son royaume
Et donc
A un certain homme
S'exclament avec toute la rageuse verve
«Notre père qui est au ciel
Restes-y
Et nous sur terre»
Il y a donc plusieurs chefs
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Trois en occurrences
Un chef pour les saints anges
Un autre pour les saints démons
Un dernier pour la nature
Les deux premiers sont des divinités pleines
Le dernier est une divinité en puissance
La divinité en puissance est sujet
Les divinités pleines sont en compétition
Idem pour les autres
Et sur terre les deux règnent
Parfois à tour de rôles
Parfois simultanément
La paix pour un certain dieu
La guerre pour un autre dieu
Les deux quand les deux
Et l'homme ajoute sa touche
Il prend parfois parti
L'un soutien Dieu dieu
L'autre soutien dieu Satan
Il y a aussi une autre catégorie
Très particulièrement septique
Il s'agit des athées soit disant.
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Le mal aimé
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Rusé
Je pourrais te puncher
Attends que j'aie me doucher
La route de l'enfer je vais la boucher
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Frisson
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Stoïque
Je m'en fou
Enfonce-moi le clou
En fait je vois déjà flou
Mais je sais que tu es un fou
Tu ne veux pas m’offrir de gâteau
Pourtant dans ta main tu tiens un couteau
Tu es de mauvais augures tels un corbeau
Face à toi je suis impuissant tel un poteau
J'ai toujours su
Que le diable me traînera en enfer
Mais qui pour l'en empêcher
Sur moi il a toujours eu le dessus
Un psychopathe
Il passe déjà à l'acte
De mon vivant je m'interroge
De ma vie on fera des éloges
Mais pourquoi ma mort ne dépend pas de moi
Je sais bien que ces gens se moquent de moi
Je sais bien que ces gens se moquent de moi
Ils me pensent comme étant fou
Je vous perçois comme étant flou
Crucifies moi avec trois clous
De la proportionnalité je m’en fou
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Le temps
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De juger leurs préjugés
Nos émotions
Autre part que
Dans un instant
T
Bien déterminé
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Pleure
Mais pourquoi ?
Traitre fierté
Pourquoi,
Seulement quand j'ai le plus besoin de toi
C'est pourquoi dans des moments tristes
Qu'on a besoin de toit
Soutenu par une charpente solide
Ce de par son bois d'eucalyptus
32
Souffrance
33
Assassin
34
Lettre à ma femme
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Ah ! Ça vaut qu’à même la peine
De se battre pour un idéal comme des hommes
De vrais guerriers jusqu’à la gare
Nous nous sommes résignés
La vie est après tout ci belle,
Nous disaient nos mémoires
Et nos amours, pour nous réconforter
Le temps s'égrène ci vite
Sois forte et n'est pas peur du vide
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Laissé moi en paix m'en aller
Tu ne peux guère me rattraper
Reste et sache rester éveillée
Méfie-toi de tes belles et beaux
Ils te tromperont avec des cadeaux
Ce sont toutes des âmes subversives
Ils pensent que tu as tué leur chéri
Que tu lui faisant cocu
Avec le mec de la boucherie
Pourtant, ils ne savent rien de ton vécu
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Regret
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Solitude
Mon chagrin philosophique
Atteint déjà son paroxysme
Je suis courroucé
A nulle autre seconde
Devrais-je sûrement commencer
A compter mes dernières secondes
Ha ! La souffrance !
J'en ai déjà coutume
C’est déjà pour moi une première dénomination
Un ipséisme intrinsèque par pur déduction
La mort,
Tous, elle nous fait flipper
Aux antipodes de Edgard Morin
« La même conscience nie et reconnaît la mort,
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Elle la ni comme anéantissement
Mais la reconnaît comme événement»
Moi je ne dirais pas ça
La mort est belle et bien une fatalité.
La conscience en a conscience
Comme d’un véritable anéantissement
C’est ça la vie de la mort
Un anéantissement des espoirs
Pour nous et pour ceux qui nous entourent
Une fatalité pour notre côté vitale
Un événement triste et déplorable
Uniquement pour ceux qui ont la grâce pour vivre.
Ils sont simplement jaloux de le savoir
Le mort est passé à une autre dimension
Ils se posent des questions.
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Nous ne pouvons que deviner tout rapport.
Alors on essaie de se consoler.
C’était un être relativement vertueux,
Ça n’est que balivernes
C'est le syndrome du positivisme posthume
On a peur de l'ex être humain
Son cadavre doit être traité humainement.
Quel dommage encore !
L'on ne peut pas jouer les hypocrites.
La situation nous en oblige.
Ne tente pas de dire qu’il manquait de courage.
C'est vrai il a été pris au dépourvu
Mais toi tu blagues avec lui nous on te désavoue
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Féminement
Ce sourire de femme
Un sourire qui fane
La raison à Héraclite
Surtout quand son amour la quitte
Quand la douleur s'installe
Les passions riches détalent
Pauvre femme
La voilà plus dame
De la vie elle en a ral…
Visiblement démasquée
Avec qui peut-elle le masquer ?
Peut-être avec du fond de teint
Le problème avec le fond de teint,
C'est bien qu’il soit comme du pain
Solvable dans de l'eau
Et puis tout ça n'est plus beau !
Elle devient comme le Sahara en hiver
Elle ne daigne plus taper de divers
Tard elle s'en va se coucher
Tôt elle se réveille pour se doucher
42
Souvenirs
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A la fête foraine
Après moult année à se conter fleurette
Nous la célébrâmes dans un temps
Relativement à l’arrêt dans ce sens
Et Le temps s'écoulait trop vite
Pour être accusé de juste.
Mais oui j'y pense !
A cette fille, belle fille
Dans son essence
Elle m'enjôle et m'enjôlera toujours
Oui, mais que diable !
Comment m'en défaire ?
Mais quoi encore !
N'ai-je pas le droit de le faire ?
Ce jour là
Quand on s’était vue
J'ai murmuré : ça y est !
C'est le moment
On va devoir se livrer
En plein dans le combat de vénus
Et ça sournoisement pressenti
Malheureusement là à ce moment ;
Merde mon phallus
Le salop ne répondait plus
Il était peut-être en panne
On dirait un vieux sans canne
Pourquoi seulement à ce moment-là ?
Qu'elle a grand besoin d’une canne.
Mon jardin est à deux cents mètres
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A moi de jouer au grand maître
J'aurais bien préféré
Que perdure cet instant
Celui évidemment
Là où elle m'embrassa simplement
Pur effet de hasard
Elle m'avait surpris
Et puis, vous imaginez la suite
Peut-être me condamnerez-vous
Sachez que vénus n’était pas au rendez-vous
45
Plus
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La source
Somme toute,
Nous serions tous des oiseaux
Même après tant d'heure
De vole et de beurre,
Il faut bien devoir se poser
Il faut bien que le goût change
C'est insensé quand ça se suit
De sorte qu’à ce sans cesse suite,
L'on attribue le suffoque.
Il ne faut pas adouber
Les gens pour qu’ils s'entre tuent
Mais il faut bien les armer
Pour qu'ils soient en quête du juste
La justice doit être le sens de toute vie
Ils doivent toujours avoir en tête cette envie.
Pas du pire ;
Souvent pour certains,
Ce qui n'est le cas de nombre de nous
Peut-être même de nous tous.
Le temps d'une vie
Ne dure qu’un instant
Une fraction plus ou moins définit.
Pour d'autres encore,
Pas de chance, c'est comme ça.
Ils sont très fauchés. Même en amour
Ils essaient de remonter la pente
Sans relâche mais en vain
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Aussi bizarre que cela puisse paraître,
Des gens sont qualifiés de SDF
Mais comment est-ce possible ?
Sont-ils des nomades ?
Bien-sûr, tout le monde l'est !
Sont-ils des tombés du ciel ?
Certainement pas.
Même s'ils sont de convenance avec le ciel ;
Ils n'ont aucun proche là-bas.
Pitié pour ce gar ;
Tous sur terre à le regarder souffrir
On se doute bien qu’il va mourir.
A la fin de sa souffrance,
Tous
Tout azimut
L'enterrent loin de là
Car il vient du bas là !
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Ma Jémmimah
49
Nos erreurs
50
Il a fallu improviser
Ne jamais résisté à se masturber !
Trêve de grossièreté.
Dans un souci de finesse, s’onanismer.
Il a fallu éviter les excès.
Même parmi maintes substances,
Le sperme devient un excès.
La libido l'accentue sans le brûler
Il faut automatiquement l'évacuer
Nous avons attendu, tous curieux.
Devant le futur nous avons été envieux
Nous avons flippé quand soudain…
Non… mais … héee !
On dirait l'amour !
Cette manne a peut être frappé à notre porte
Mais quel gâchis ?
Nous avons envié les androgynes ;
Eux au moins !
Curieusement, ils ont tout sur-place
Mais, sont-elles heureuses ?
Comment le savoir ? Sommes-nous dans leur peau ?
Bien-sûr que non !
Et ça jamais !
A dieu nos chutes
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Société androgyne
52
L'humilité
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Fier
Pour ma part,
Je pense avoir été bien né
Et avoir eu beaucoup d'heur
A être né sein.
C’est d'autant plus débordant
Souvent même dégoûtant
Et suicidaire
De vivre avec un handicap
Quoi ? Une erreur congénitale ?
Endommagée est l'aptitude motrice ;
Savoir en permanence
Que sa vie ne tient plus qu’à un cachet
Absorbable trois fois par jour.
Mais bon ! Disons-nous souvent,
Tout ce que dieu fait est bon !
Peut-être, et qui sait :
Ça peut être un mal
Pour un plus grand bien.
L'on est toujours perplexe pour un surplus
Et lorsque ça se corse et devient plus difficile,
De porter et supporter vaillamment son supplice,
L'on s’abandonne à la bonté.
Ce qui n'est pas le cas
Pour le reste des animaux
Pourtant biologiquement constitués
Parfois comme nous.
Mais qui s'en soucie ?
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L'homme peut être ?
Mais puisque dieu lui-même
A jadis donné le feu vert à l'homme.
Tuer pour consommer…
Le schéma inverse est une catastrophe.
Ah ! A chacun ses intérêts !
Que vive l'homme !
Que périsse la bête !
Plus que les végétaux !
C'est donc ça l’implicite crédo
De l'homme rebelle
Où sont les défenseurs des droits animaliers ?
Occupés à signer des contrats importants !
Estimés en millions de devises
Bref, c'est un business florissant.
Quoi à foutre !
Sans peur de la foudre
Sommes-nous les premiers ?
Se demandent-ils sournoisement !
Ahh ! Tous des politichiens !
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Délire
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Les nuits souvent derechef
Parfois pas
Parfois non
Merde ! Bon dieu !
Heureusement
Nous étions en vie !
Mais comment nous vîmes ?
Sommes-nous vertueux ?
Sont-ils impétueux ?
Sommes-nous bien juste ?
Et eux donc ?
Mais qu'est-ce que le mérite ?
A qui de droit ?
A moi peut être
A lui c’est mieux ? Mais oui !
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Déception
Chaque fois
Que je me retrouve seul dans ma loge
J'admire
Impatiemment s'égrener l'horloge
Que le temps passe si vite !
Je me souviens encore de ces visites
Couché dans mon lit
Les pupilles braquées au plafond
Oh ! Ces souvenirs
Je ne peux même en rire
Ou que si !
On se retrouvait souvent à dragage
Très belle fille cette époustouflante
Aux yeux merveilleusement pétillants.
Avec ma copine Aimé,
On s'était adoré
Après s’être longtemps courtisé.
Mais à un moment donné,
Elle m'a craché, sur ma figure pétrifiée
Qu'entre nous ça ne pouvait pas marcher.
Dommage, pas assez de temps pour s’apprécier.
Pardonne-moi ma choupinette
Le passé reste là où il est
La chose toujours en puissance.
Le présent reste ce qui est
Toujours présent
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Mais à qui dire :
Je t'aime
Je t’apprécie
Tu as beaucoup de sens pour moi
Et moi d'estime ?
Si ce n'est à toi ma légitime !
59
Engoue
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Inquiétude
Peut-être que le moment est arrivé
Ça devrait sûrement être le moment
Faste et propitiatoire
Peut-être que c'est le moment
Pour moi d'entrer au laboratoire.
Il me faut l’expérimenter ;
Ce fameux phénomène métaphysique,
Ça est la condition sine quoi non
De tout être digne de ce nom
A l'appel des dieux
L'on ne peut pas sine diér
Impossible de proroger
Encore moins de non dire,
Idem à l'appel des diables
Car à cela on devient incapable
On ne peut faire autrement
Est-ce bien ou mal ?
Je n'en sais que dalle !
Mais ce qui est sûr et certain
C’est que pourtant certains crétins
Seront tellement inconsolables
D'autres inconfortables
Quelques-uns incontrôlables
D'autres enfin peut être insupportable
De plus rare ci !
A qui ça profite ?
Je n'en sais nullement
A eux certainement
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Lettre à Satan
J'irai au paradis
Même si j'ai été un grand bandit
Dieu, dit la bible, pardonne même les indécis
Mon cas est grave. Je suis un hérésie
Arrête de me tirer
Il m'a déjà purifié
Je peux déjà te simplifier
Je ne suis pas une âme égarée.
Arrête de me suivre
Moi je voudrais vivre
Je suis fatigué de vivoter
Qui t'a dit que tu m’étais un invité
Je t'enverrai à la geôle en enfer
Où tu seras barricadé dans des fers
Apparemment c'est toi Lucifer
C'est toi qu'en ta présence même dieu n'est fière.
Chez nous on ne règle pas les problèmes
A coup de billets de banque
Donc je ne peux rien te donner.
Même si lorsqu'il s’agit de résoudre mes problèmes,
J'ai la belle manié de toujours être cancre.
Même si j’ai été un rebelle
Je décrocherai qu’à même le prix Nobel.
Une petite chose me tarabuste
Je suis vénus pour qu'on en discute.
Serais tu un frère ?
Pourtant comparé à toi je suis frêle !
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Mais nous sommes tous de la même nature
Tous toujours en train de jouer au dur
Mon souci est de ne pas savoir pour quoi !
Pourquoi faut-il toujours que devant toi
Tout le monde couardise ?
J'aurais cru que mes frères médisent
Mon adversaire le plus redoutable
Ce n'est nullement pas toi cher diable
Face et contre moi, une volonté d'acrasie
Couché sur le tarmac je fais des fantaisies
Pourtant, aucune envie de faire le con
Hélas, je suis de nez à un aporon
Ce n’est pas comme si c’était trivial
Pour des dieux tu es certes un rival
Viens vers moi quand tu pourras
Il faut qu'on jaspine sur quelques choses
Je m’en fous que tu sois un scélérat
Il faut qu’on jacte sur quelques closes
J'aurai qu’à même un limbe au-dessus de ma tête
On pensera néanmoins à moi comme du télégénique
Je t'avoue, j'ai déjà trop souffert
Bientôt sur terre,
Plus personne ne sera plus pour toi présent.
Je suis peut être un simple mortel
Mais toi aussi tu n'es pas un immortel !
63
Espoir
Oui, je vivrais
Assez longtemps certainement
Pour que l'on puisse qualifier cela de vie.
Vous ne le saviez peut être pas
Alors je vous le dis
Puis peut être, l’expliquerais-je
Les caractéristiques d'une vie
D'une vraie vie
Qualifiée de telle sont :
La longévité
La richesse
Le bonheur
Le plaisir
Classées en ordre de priorités :
La richesse d'abord
Conséquence, non, cause parfois
D'une longévité
Et d'un bonheur accompagné
Plus beaucoup de plaisir.
Allez le contester
Êtes-vous peut être asservi.
L'avait dit un sage
Un certain Molé
C’était un savant
Certainement un génie ce prof !
Toujours je subirai
Toujours je survivrai !
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Humanité
Je me résolu alors à chercher
Ça et là, dans mon tréfonds désenchanté,
Quelque chose de psychologiquement lourd
Pour me réconforter
Dans mon appétit de loup
J'épousai alors la pensée
D'un auteur que j'admire beaucoup
Pour ses brillantes pensées.
J'ai eu parfois une sensation de peur,
Qui m'a effrayé jusqu’en mes profondeurs
Il me semblait à contempler la grande nature,
Qui m’environnait, que je me sentais perdu,
Que j'aurais dû presser ciel et terre.
Sur mon cœur
Me marier à ce beau tout
Je sentais mon existence
Ébranlée par cette sensation persistante
C'est comme si j'avais souhaité me perdre
Soudain dissous dans tout ce tout.
Et ne plus exister
Isolé et délaissé
Comme une fleur qui se flétrit et se meurt.
Je ne pleure pas même si je pleure.
En languissant qu'il ait toujours
Une infime part d'humanité,
Dans mon âme meurtrie, je me résigne à encaisser
Mais quoi de mieux que chercher à effacer
Toutes ces peines
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Qui ont fièrement fait notre quotidien.
Mais pourquoi même les effacer ?
Peut-on aussi tout effacer ?
Nos joies et meilleurs moments !
Puisse les deux sont pas toujours ensemble
C’est un peu comme dieu et le diable.
Un peu de yin, un peu de yang.
Ainsi est faite la vie !
Quelques uns permanemment dans des jouissances
Nombreux sont toujours dans des souffrances
Mais tout le monde mérite la vie !
Les plus riches s'affichent
Les plus pauvres s'enfichent
Les moins fières se suicident
Les moins lâches réussissent.
Certains se couchent tardivement
D'autres se couchent paisiblement
Les couchés tard se lèvent plus tôt
Les couchés tôt se lèvent moins tôt
Certains ont des plats toujours chargés
D'autres ont des plats souvent vidés
Certains ont des familles chaleureuses
D'autres ont des familles malheureuses
Certains sont souvent de bons augures
D'autres sont souvent de bonnes ordures
Évidence de dualisme
Ainsi vie l'humanisme
Ainsi va le dehors
Aussi vient la mort !
66
La mort
Si la mort est un pont
Il est impératif d'y faire front.
Si la mort est une cessation
Il faut bien qu’il y ait une fin pour les sensations.
Si la mort est un passage vers
Il faut bien un jour si satisfaire.
Aussi la curiosité d'aller vers
Il se semble merveilleux d'autres univers.
Si la mort est un crime
Il faudrait condamner le locataire des hautes cimes.
Si la mort est un repos éternel
Il me semble justifié de remercier l'éternel
67
Pleurons notre frère
Après avoir pleuré notre sœur
Notre frère qui fut un homme
Notre sœur qui fut une femme.
68
Enfant de la prophétie
Je me souviens bien encore
Du conte de ma naissance.
Ma mère s'égosilla à me naître
Puis pensa à bien me mettre.
Ce jour-là …
Ce fameux jour
Elle me traita d'un ange
Venu tout droit du ciel
Car ça vie ce fut subitement enrichie
On pourrait dire du miel.
Nul jour ne passait
Sans qu'elle ne me garde des cadeaux
Car pour elle,
Je n’étais pas un fardeau.
Ce jour-là… !
Elle me saisit dans ses bras,
Je senti sa chaleur pour la première fois,
C’était si intense à recevoir pour moi.
Toute émue
Son regard n'allait pas vers la rue
Elle me regardait moi ;
Puis le ciel… bien qu'obstrué
Par le plafond et les murs sur élevés
Parbleu, elle n'arrivait pas à y croire
Pourtant, c’était d'autant plus vrai,
Que n'importe autre réalité comparable.
Elle m'avait pourtant attendu
Comme un messie invité à un rencard
69
Mais l’émotionne pouvait plus
Rester tout au fond du placard.
Plus fort qu’elle,
Ressuscité brutalement par une voix envoûtante :
Madame, nous devons vérifier
Ses paramètres et constances !
C’était le personnel médical
Voulez-vous prendre sa température ?
Ici j'ai un thermomètre…
Plus que ça mademoiselle ;
Nous constatons que vous êtes pleine de zèle
Mais sachez encore très chère,
Que vos outils ne nous serons nécessaires
Vérifiez et obtenir ses paramètres
Sont pour nous le minimum nécessaire.
Nous ferons tout de possible
Pour vous tenir au parfum
Ma mère se mise à rêvasser
Des idées d'avenir elle ne pouvait feindre,
Même pleine de volonté, s'en débarrasser
Elle m'imaginait déjà
Dans mes dix-neuf ans
Cherchant activement du travail
Sans se soucier évidemment
De ce qu'il fallait abattre comme travail
Pas des moindres colossal :
M'élever.
Vite ! Il lui fallait un orthophoniste
Elle n'arrivait plus à articuler
Elle était la bienvenue au ciel
Sans avoir eu recours aux escaliers.
Oh ! Ma revient sur terre
Ma très chère mère
70
Quel rêve ! Réveil toi !
Les souvenirs hypermnésies
Dans ma sombre mémoire
Ne subissent point d'anesthésie
Encore et toujours comme si c’était il y a
Quelques minutes environ déjà.
Mon enfance ne cesse de me tarauder ;
A chaque seconde qui passe.
Normal ce n'est qu’une flamme
Qui se ravive chaque fois.
Je me souviens sans effort voluptique
Des scènes de vie qui on suivies.
De ma mère et de mon père,
Dans leurs raisonnements type délirique
De ma présente future condition de vie.
De mon influence après ma venue
Dans cette triste et misérable vie
Que les deux menaient dans une coquebi
Où ne faisait bon vivre
Chéri…, le lait de Chounapou est fini !
S’exclame ma très chère mère.
Et que veux-tu que je fasse ?
Retoque ce beau père.
N'as-tu plus aucun bidou en économie ?
A ton avis !
Je vois qu’il n’y a qu'une solution
Laquelle …
Penses-tu qu'elle soit aussi meilleur ?
A ton avis !
Comment veux-tu qu'elle soit meilleure
Que ce que tu vis déjà toi ;
Et moi sous ce toit ?
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De mon enfant j'ai toujours voulu le top
Qui à quiconque le contraire
Si de moi la perfection.
Arrête tous ces sarcasmes
Qui ne font que me contraindre
Je fais déjà assez d'efforts
Pourquoi ?
Pas toi ?
Sur quoi ?
Rien tu me déçois !
Et ta fameuse solution !
… Soja plus sucre !
Quoi … ?
Je n'irai pas voler !
Tu pourrais au moins faire plus d'efforts !
C'est tout ce qu'on a à bord !
Donc on fait avec ça d'abord
Petite intrépide…
Grand stupide !
Toi aussi tu me déçois
Fin de la discussion
Fin de cette relation !
A nos revoir
Femme et fils crétin !
72
Ces idées me semblent farfelues
Mais cependant heureusement,
Chaque fois qu’elle y pense,
Elle sourit
Pas besoin de vous le démontrer
Pas besoin d’être un prêtre
Pour croire qu’elle y croit.
Toute vie heureuse et vertueuse
Se résume dirait-on à :
Espérer par la foi aux prophéties.
73
Conviction
74
La vie qu’on mène.
75
Ou les transsexuels le feront
Mais tiens !
Devrais-je inévitablement
Faire un détour
Et là je comprends véritablement
Que ma mémoire me fait des tours
Conséquence de ce que je souffre
Aussi mal au sein du gouffre
Comme ça l’était bien même
Avant ma naissance effective
Certains me désiraient déjà
La preuve flagrante :
Ce fameux rapport de coït qui me fit
A cela, ils étaient bien enthousiastes
Et moi donc… !
Au milieu de tout ça je suis impuissant
Au final heureusement
Je suis bien encore lucide
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Ne pas ressembler à un bourru
Mais quand je me remémore
Je pense et repense aux dépenses
Mais peut être qu’il est que de mon cru
A ce père clandestin qui me régna
Pourtant il n’était pas moins
Que mon enseignant
Qui de ma vie fut témoin
Ce père qui me tua ; puis effaça
Mon nom de ce carnet
D’enfant de merde et d’enmerde
Je ne dirais pas enfant bâtard
Oui ça me revient,
Ces oncles et tantes brouillant
Je pense et repense,
A ma mère que j’aime
Plus que dieu je l’aime
Elle s’oppose à inutile car elle m’aime
Ce qui l’a toujours motivé
C’est son fils et ses filles
Ce sont ses petits fils passant la grille
La maman a toujours eu ce vœu
Même si ce n’est pas universellement le cas
Pour toute mère prises pour cas
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C’est pour moi très embarrassant
Tout ce que je sais
C’est qu’un parent souhaiterait toujours positif
Toujours voir grandir ça progéniture
Leur apporter chaleur, fraîcheur et fournitures
Voir naître les enfants de ses enfants
C’est la sa récompense
La chaleur d’un parent
Ne se frise jamais
Surtout pas quand il fait mauvais temps
Dans la vie de sa descendance.
78
S’il te plaît
79
Résilience
80
De la vie
J’ai peut être eu des mécomptes
De la mort
J’en aurais certainement des acomptes
Pourtant peut être
Si dieu avait envisagé
De la proroger
Peut être j’aurais eu le privilège
De l’apprécier encore plus
Mon destin ne m’a pas écouté
Ma vie même triste,
Elle a été rapidement écourtée
J’aurais peut être du ou pu
Agir de façon inusitée
J’aurais peut être eu le temps
De changer, de pardonner, sans oublier
Je dois rester fort
Car il n’est pas de mon tore.
81
Soupçon
82
Bravoure
83
Postérité
84
Mais qui …
85
Interrogation
86
Contrat
Mon ami, prend garde
Avec moi fais très attention
Vers toi je regarde
Me voila en pleine ascension
Traite
Moi avec toute la dignité que je mérite
Moi, j’ai toujours fais des choses qui ne t’irritent
Moi avec tout le respect que tu me dois
Moi, j’ai fidèlement suivie ta voie
87
Est-ce que je pourrais les revoir
Pour que nous nous contions ensemble nos déboires
Certains ont même pu déjà concevoir
Pourtant sur leurs mains ils n’ont pas pu recevoir
Ceci est à n’en point douté un constat
Toi face à moi, respectons nos différents contrats
Mon ami, prends garde.
88
Confession
89
Perdre constamment leurs gents
Pour autant, doivent-ils ainsi rester indulgents
Je suis en plein désarroi
Dois-je faire confiance aux créatures du roi
Mais comment gérer ce dilemme
J’en ai déjà le visage blême
Le diable est simplement badasse
Sans lui, tout serait fadasse
Le jeu d’Adam fut un drame
Un jeu banal comme jeu de dame
Tous nous jouons sur un billot
Avec floqué assassinable sur nos maillots.
90
Réalité
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Pour toi
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Même si tous les jours tu te sens souffrant
Médire de dame nature est parfois tentant
Mais chaque jour, lèves les yeux en sortant.
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Anthropocentrique
Moi je pense
Ça a un sens
Lui il pense
Ça n’a aucun sens
Ils nous disent par de belles rhétoriques
De leurs épargner nos amphigouris
Mais c’est quoi la différence ?
Que fichent les antisémitistes !
Que vivent les non antipecistes !
Ils devraient être une référence
Quand il s’agit d’être des objets de méfiance
Moi je crée
Lui il routine
Il réagit par instinct
Je réalise par raison
Mais nous avons tous des passions
Il n’a aucune civilisation
Pardonnez mes piteuses revendications
94
A vous
95
Méfiance
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Bonus.
Humo-Bio-Tech.
Vive le cybionte
Il est bien différent du Cro-Magnon
Vive le surhomme Nietzschéen
Il est bien différent de l’homme indigène
Vive l’homme voulu symbionte
Il serait bien mieux que le renard qui agit par honte
Vive l’homme devenu bionique
Il ne souffre plus de maladies chroniques
Le Cro-Magnon a été surpassé
Le bionique se fait téléviser
Le symbionte n’est qu’envisager
Vive le vivant
Il est en train d’enterrer le mourant
Adieu très chère mourant
Même comme de toi
On ne sera bientôt plus au courant
Sauve-toi
De toi on va toujours se remémorer
Même parfois en secret
Peut-être aussi en regret
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Mais c’est qui le sage
L’idéaliste s’exclame
Quand le rationaliste proclame
Le dindon de la farce réclame
Changement de paradigme
Sartre disait :
« L’existentialisme est un humanisme »
La modernité lui répond :
98
« L’humanisme est un transhumanisme »
Et le malin génie mauvais
Leurre le transhumain pourtant déchet
Honte au transhumain
Lui et l’humain
Tous au perd la chair
Au profit des fers
Ils ont perdu leurs chaires
Sacré grognon
Pauvre symbionte.
99
Hommage à Damas
100
A nous les gueux
A nous les peu
A nous les riens
A nous les chiens
A nous les maigres
A nous les nègres »
…
Eux les opuleux
Eux les riches heureux
Eux les non fâcheux
Eux les insidieux
Qu’attendent-ils de mieux
Qu’attendent-ils
Pour être pieux
Pour respecter les cieux
Pour rendre hommage aux dieux
Pour cesser d’être odieux
Eux les riches
Qu’attendent-ils
Pour enterrer le glaive
Eux les tout puissants
Eux les méprisants
Eux les forts
Eux toujours dans le confort
Qu’attendent-ils
Pour sortir de leur inconfort
Pour mettre les pauvres dans le confort
Pour nous ouvrir leur coffre-fort
Eux les touts
101
Eux avec tant d’atout
Eux les maîtres
Eux les traîtres
Eux qui ont trahissent l’humain
Ils ne veulent plus être humains
Pour eux les machines
Pour eux, sucrée est la quinine
Ils ont perdu le goût du bien
Avec la nature, ils rompent tous les liens
Tous des malheureux assassins
Ils exterminent tous les saints
Ils nous prescrivent la chloroquine
Ils disent que le pire nous taquine
Eux les sabitous
Nous devenus des sabifoux
Eux devenus des pédés
Nous devenus des pédants
Deus sive natura
Vibrant hommage à Spinoza.
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Quatrième de couverture
Résumé
Note bibliographique
Abitinana Rodrigue Stanislas est un jeune camerounais né à Bafia en septembre
1999. Il grandi dans une famille monoparentale. Il obtient un baccalauréat philosophique en 2016 et
une licence dans la même discipline 03 ans après. Etudiant présentement inscrit en recherche à
l’université de Yaoundé I et travail sur les perspectives d’émergences de l’Afrique tant convoité.
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