These ABDERAHIM Awat Atteib
These ABDERAHIM Awat Atteib
passifs planaires
Awat Atteïb Abderahim
Directeur de thèse :
Composition du Jury :
Président : Bruno SAUVIAC Professeur LabHC Université Jean Monnet, Saint-Etienne
Rapporteurs : Marie-Ange RAULET Maitre de Conférences HDR Laboratoire Ampère UCB Lyon
Erick LABOURE Professeur Laboratoire GeePs CentralSupélec ORSAY Université Paris 11- Sud
DEDICACES
Je dédie ce travail à :
- mon défunt père Awat Atteib ;
- ma mère Kaltouma Brahim ;
- mon épouse Noura Abdoulaye ;
- ma sœur Fatimé Awat et ses filles ;
- ma sœur Zara Awat et ses enfants ;
- ma sœur Maïmouna Awat ;
- mon frère Ahmat Awat et ses enfants ;
- ma sœur Madina Awat et ses enfants ;
- mon frère Mahamat Awat et ses enfants ;
- mon frère Atteïb Awat et ses enfants ;
- ma sœur Zenaba Awat et ses enfants ;
- mon grand frère Kebzabo Saleh et sa famille ;
- mon frère Outman Mahamat Hassan et sa famille ;
- mes 8.9 fils ;
- mon défunt ami Mahamat Annil.
REMERCIEMENTS
Je remercie avant tout Dieu le tout puissant qui m’a donné la force et le courage
d’arriver au terme de ce travail qui a été accompli au laboratoire Hubert Curien de l’université
Jean MONNET de Saint-Etienne, sous la direction du Professeur Jean Jacques ROUSSEAU
et le maître de conférences Jean Pierre CHATELON.
Tout d’abord, j’adresse mes remerciements à mon Directeur de thèse le professeur
Jean Jacques ROUSSEAU d’avoir accepté m’encadrer en me proposant ce sujet de recherche.
Qu’il reçoive ici mes gratitudes pour ses mérites scientifiques, ses qualités pédagogiques, sa
vitalité et sa disponibilité qui m’ont permis d’achever cette étude dans une convivialité sans
égale.
Mes reconnaissances vont aussi à l’endroit de mon co-directeur, le maître de conférences Jean
Pierre CHATELON pour ses contributions qui ont été d’une grande importance sur la qualité
de ce travail.
Je tiens à remercier le président du jury, les rapporteurs et tous les membres du jury
d’avoir accepté de juger ce travail.
Mes chaleureux remerciements s’adressent à l’ASG, au DASE et à l’équipe du TMG pour
leurs soutiens financier et moral, plus particulièrement André MESTEERS, Daniel
FOUQUET et Olivier FLAMANT.
J’exprime mes profonds remerciements à Stéphane CAPRARO, Bernard BAYARD,
François ROYER, Mme Irène PHENG, Damien JAMON et Mme Marie-Francoise BLANC-
MIGNON pour leurs contributions et collaborations techniques.
Je n’oublie pas les docteurs, doctorants, stagiaires et secrétaire avec qui j'ai eu à
travailler au sein de l’’équipe composants passifs pendant les trois années. Il s’agit de [Link],
Khamis Y.K, Mahamat.H.B, Amir M.A, F. Gambo, Faouzi K, Badreddine O, Billal, Zana K,
Nicole D, Lamai N, Aht Idriss G, Koularambaye, Zaki S, Danoumbé B, Taha M, Ouzer N,
Arafat O, Mahamout B, Boukhari M, Djido A, Basma, Asma et Nathalie P.
Mes vifs et sincères remerciements s’adressent au personnel du rectorat de
l’Université de N’djamena à leur tête le Dr Ali Abderaman Haggar, à celui de la FSEA plus
particulièrement Dr Tchadanay New Mahamat, Dr Adoum Issac, Dr Mahamat Ahmat, Dr
Nadjitonon, Kaltouma, Habib Abdelaziz.
Mes remerciements particuliers à DABOULAYE Djimoudjebaye, Dr Ahmat
Charfadine, Dr Malloum Soultan, Pr Mahamoud Youssouf Khayal, Dr Abakar Mht Tahir et
Zakaria Bakhit.
Je remercie chaleureusement ma mère, mon épouse, mes frères, mes sœurs et mes
amis : Mahamat Khalil bouroudou, Oumar Ahmat Djarma, Ahmat IbédAllah, Yaya
Abdelfakhara, Ahmat Hassan Mouftah, Adoum Sabo, Abdassamad Aoudjali, Mahamat Bahar
Guichmit, Mahamt Abdoulaye Djido, Mahamat Amine Tadjadine, Oulech Moustapha,
Mahamat Youssouf Chara, Mahamat Hassan Abdelaziz, Tidjani Hissein, Issa Hissein, Ahmat
Attor, Arbi Tahir, Soumaïn, Oumar Abdoulaye Saleh, Ahmat Djouroun, Hissein Karar, et
Koursi pour leur soutien moral.
SOMMAIRE GENERAL
BIBLIOGRAPHIE ......................................................................................................... 25
BIBLIOGRAPHIE ......................................................................................................... 64
BIBLIOGRAPHIE ......................................................................................................... 97
INTRODUCTION GENERALE
INTRODUCTION GENERALE
De nos jours, l’évolution de la technologie est basée sur la miniaturisation et l’intégration des
composants électroniques. Les composants magnétiques planaires (inductance et
transformateur) occupent une place importante dans certains circuits intégrés utilisés en haute
fréquence. Ils sont parfois indispensables et de leurs performances découlent celles de
certaines applications comme les convertisseurs. Leur miniaturisation et leur intégration vont
de pair avec celle des circuits électroniques qui sont de plus en plus sophistiqués, surtout pour
les appareils portables.
De nombreuses études scientifiques ont été faites pour la compréhension et la modélisation du
comportement électrique des inductances. Ces études ont permis d’identifier les différents
mécanismes à l’origine de pertes dans les composants, avec pour objectif de limiter ces
dernières pour optimiser les performances et les dimensionner selon les besoins. La plupart de
ces études ont concerné la détermination des pertes dans les inductances bobinées. Quelques
études se sont également intéressées aux composants planar et aux inductances intégrées. La
détermination à partir de mesures ou de simulations de la résistance r(f) en fonction de la
fréquence constitue à ce jour un sujet d’étude à part entière.
Pour contribuer à la résolution de ce problème, l’objectif de cette thèse est de faire une étude
approfondie des pertes et proposer une méthode de détermination prenant en compte toutes
les pertes dans le bobinage et applicable sur toutes les structures planaires quel que soit
l’intervalle de fréquences utilisé.
Pour atteindre l’objectif de nos travaux, ce manuscrit est subdivisé en quatre chapitres :
Les moyens expérimentaux d’étude de nos inductances planaires à air et à une couche
magnétique que sont l’outil de simulation, les moyens technologiques de réalisation et les
outils de caractérisation disponibles au Laboratoire seront exposés dans le troisième chapitre.
Notons que l’inductance à air est composée d’un bobinage de cuivre déposé sur un substrat
d’alumine et l’inductance à une couche de matériau magnétique est composée d’un bobinage
de cuivre déposé sur un substrat de matériau magnétique collé sur du verre.
Nous présentons dans ce chapitre :
- l’outil de simulation HFSS d’une manière générale, et les éléments indispensables
comme le Design et autres procédures obligatoires de simulation ;
- les moyens technologiques utilisés pour la fabrication de ces inductances tels que le
procédé de dépôt de cuivre, le principe de la photolithographie nécessaire à l’obtention
des motifs désirés et les techniques de préparation de la couche de matériau
magnétique notamment le collage, le rodage, le sciage, et le polissage ;
- les outils de caractérisation utilisés en basse et haute fréquences respectivement, le
LCR mètre 4284 (20Hz – 1MHz) et l’analyseur vectoriel de réseaux Agilent ZVA67
(10MHz – 67GHz), les bancs de mesure, leurs fonctionnements, leurs principes de
mesure et les méthodes de calibrage.
Le quatrième et dernier chapitre présentera les résultats de nos travaux effectués sur les
composants sans pertes fer (inductances à air à plusieurs spires et inductances à une spire en
oméga) ainsi que les composants avec pertes fer (inductances à une couche de matériau
magnétique). Ces résultats sur la détermination des pertes par effet Joule dans le bobinage à
l’aide la nouvelle méthode obtenus à partir des simulations, seront confrontés à ceux obtenus
à partir des mesures. L’interprétation et la justification des résultats obtenus nous permettront
de valider notre approche, cette nouvelle méthode étant appliquée et testée sur différentes
structures d’inductances.
Une conclusion générale et des perspectives possibles mettront un terme au manuscrit.
SOMMAIRE CHAPITRE I
CHAPITRE I : LES COMPOSANTS MAGNETIQUES PLANAIRES
.................................................................................................................................................... 8
I. GENERALITES SUR LES INDUCTANCES ET LES TRANSFORMATEURS ...... 8
I.1. Inductance .................................................................................................................. 8
I.1.1. Définition .............................................................................................................. 8
I.1.2. Principales caractéristiques ................................................................................... 9
I.1.3. Inductances classiques .......................................................................................... 9
I.1.4. Inductances planaires .......................................................................................... 10
I.2. Transformateur........................................................................................................ 11
I.2.1. Définition ............................................................................................................ 11
I.2.2. Transformateur planaire ...................................................................................... 12
II. CONSTITUTION DES COMPOSANTS MAGNETIQUES PLANAIRES ............ 12
II.1. Matériaux ................................................................................................................ 12
II.1.1. Matériaux Conducteurs...................................................................................... 12
II.1.1.1. Pertes dans les conducteurs ........................................................................ 13
II.1.2. Matériaux diélectriques ou Isolants ................................................................... 13
II.1.3. Matériaux magnétiques...................................................................................... 13
II.1.3.1. Intérêts des matériaux magnétiques ............................................................ 13
II.1.3.2. Pertes ferromagnétiques ............................................................................. 13
II.2. Empilement des couches ........................................................................................ 15
II.2.1. Empilement des couches dans une inductance .................................................. 15
II.2.1.1. Inductances à une couche de matériau magnétique .................................... 15
II.2.1.2. Inductances à deux couches de matériaux magnétiques ............................. 15
II.2.2. Empilement des couches dans un transformateur à matériau magnétique ........ 16
II.3. Différentes topologies des composants magnétiques planaires .......................... 17
II.3.1. Exemple de topologies pour les inductances ..................................................... 17
II.3.2. Exemple de topologies pour les enroulements transformateurs ........................ 18
III. APPLICATIONS VISEES .......................................................................................... 18
III.1. L’intégration ......................................................................................................... 18
III.1.1. Intégration monolithique « fonctionnelle classique » ...................................... 19
III.1.2. Intégration Hybride .......................................................................................... 19
III.2. Domaines d’application ........................................................................................ 19
BIBLIOGRAPHIE ......................................................................................................... 25
I.1. Inductance
I.1.1. Définition
L'inductance est un dipôle électrique formé d’une ou de plusieurs spires enroulées autour d’un
noyau. Ce dipôle possède la propriété de stocker de l'énergie magnétique et de créer un champ
magnétique lorsqu'il est traversé par un courant électrique.
Le symbole représentatif de l’inductance est donné par la figure I.1.
u
Figure I.1 : Symbole de l’inductance pure.
a) b) c) d)
Figure I.2 : Inductances classiques : a) solénoïde ; b) toroïdale ; c) micro-inductance ; d) mode
commun (linéaire et toroïdale) [itacoil].
- Serpentin : c’est une inductance dont les couches conductrices ou magnétiques ont la
forme d’un serpentin (simple, hélicoïdal et spécial).
- Spirale : c’est l’inductance la plus utilisée avec ses trois géométries (carrée, circulaire,
polygonale).
La spirale carrée est la plus utilisée à cause de sa simplicité et de ses performances.
I.2. Transformateur
I.2.1. Définition
Un transformateur est constitué d’au moins deux enroulements. Il permet de transférer une
énergie ou un signal et d’assurer une isolation galvanique. Il a très souvent pour rôle de
modifier l’amplitude de la grandeur d’entrée (primaire) pour alimenter un récepteur par
l’intermédiaire du secondaire en conservant la fréquence. Son symbole et schéma électriques
sont donnés par les figures I.6 et I.7.
a) b) c)
Figure I.8 : transformateur planaire : a) carré, b) circulaire et c) serpentin.
[Shu-Jun, 2004].
Des transformateurs entrélacés et face to face ont été réalisés au laboratoire respectivement
par Y. KHamis [Y. Khamis, 2014] et K. Faouzi [Kahlouche, 2014].
II.1. Matériaux
Les matériaux qui entrent dans la constitution des composants magnétiques planaires
(inductance et transformateur) sont les suivants :
- un matériau conducteur pour la réalisation du bobinage ;
- un matériau magnétique constitue le noyau ;
- un matériau isolant qui assure l’isolation entre les matériaux magnétiques et le
conducteur, si le matériau magnétique est électriquement conducteur ou entre les différents
enroulements.
expressions empiriques donnant les pertes dans le matériau magnétique. La plus classique est
celle de Steinmetz qui a été développée pour des matériaux basse fréquence.
(𝟏,𝟔 à 𝟐)
𝑷 = 𝒌. 𝑽. 𝒇. 𝑩𝒎𝒂𝒙 (où k : coefficient de proportionnalité, V : volume du circuit
magnétique, Bmax induction magnétique maximale). (I.10)
Figure I.10 : Courants de Foucault dans un matériau magnétique [A. M. Niknejad, 2000].
Mark. G. Allen [Allen. 1997] a réalisé des inductances spirales en sandwich entre deux
couches de polymère dopé. Les couches magnétiques sont obtenues par le mélange de
poudre de ferrite et de résine. La réalisation de cette inductance suit les étapes suivantes :
- La sérigraphie du polymère (ferrite + résine) sur un substrat en verre ;
- la mise en forme du moule en résine et du dépôt de cuivre ;
- la pulvérisation de la deuxième couche du polymère après l’enlèvement du moule.
La figure I.13 illustre les étapes de la réalisation et une coupe schématique l’inductance
sandwich réalisée.
a) b) c)
III.1. L’intégration
Depuis de nombreuses années, on constate un intérêt grandissant pour les applications
électroniques dans le domaine des radios et hyperfréquences surtout pour les communications
sans fil. Les exigences de mobilité, d’un nombre croissant de fonctionnalités, de faible
consommation et de coût de fabrication limité poussent les industriels à développer de
nouvelles technologies permettant l’intégration de puces de plus en plus miniaturisées et
sophistiquées. Ces développements concernent aussi bien les composants actifs que
composants passifs, avec notamment la nécessité d’intégrer des inductances monolithiques
présentant un fort coefficient de qualité et une haute fréquence de résonance [Ghannam,
2010].
Les composants passifs planaires (inductance et transformateur) sont utilisés dans les
domaines de l’électronique de puissance, dans les circuits micro-ondes et les circuits de
traitement de signal en haute fréquence. Leur utilisation dans ces domaines nécessite
obligatoirement une intégration [Deleage, 2010].
L’intégration de système en électronique de puissance permet :
une diminution des surfaces occupées ;
une diminution de la consommation ;
Dans ce domaine, les composants passifs (inductance et transformateur) jouent un rôle très
important surtout dans les alimentations. Le but d’une alimentation en électronique est de
fournir une tension continue (le plus souvent) à un système électronique à partir d’une source
continue (hacheur) ou d’une source alternative (redresseur). Il existe plusieurs modes
d’alimentation assurés par différentes formes de convertisseurs.
Lorsque l’interrupteur M1 conduit (Figure I.18), l’énergie est délivrée par la source
(Vin) à la charge, une partie de l’énergie fournie est stockée dans l’inductance L. L’inductance
restitue l’énergie stockée vers la charge R lorsque M1 est bloqué et M2 conducteur. Le
condensateur C permet de lisser la tension de sortie V0.
Lorsque le transistor Q conduit (Figure I.19), l'énergie délivrée par la source est stockée dans
les inductances couplées. Lorsque la diode conduit, l'énergie stockée est transférée à la
charge.
IV. REALISATION
Différentes structures d’inductances planaires intégrées sont réalisées par plusieurs auteurs.
Nous donnons quelques exemples de réalisation d’inductances à air et à matériau magnétique.
Xi-Ning Wang et son équipe ont réalisé en technologie MEMS, une inductance
suspendue sur un substrat de verre par l’intermédiaire des plots en forme de T figure I.20 [Xi-
Ning, 2005]. Le bobinage a été tout d’abord réalisé en utilisant une résine photosensible et
ensuite éliminée par gravure sèche. Les dimensions de cette inductance sont résumées dans le
tableau 1 :
Tableau 1 : Paramètres géométriques de l’inductance réalisée.
Dimension Valeurs
dimension extérieure 500µm
épaisseur du ruban 5µm
espace entre les rubans 15µm
largueur du ruban 50µm
espace entre substrat et spirale 60µm
Conclusion
Cette partie nous a permis d’abord de présenter quelques généralités sur les composants
passifs précisement les inductances et les transformateurs et leurs différentes toplogies
planaires. Il ressort que ces composants passifs planaires sont constitués par des matériaux
BIBLIOGRAPHIE
[Allassem, 2010] : ALLASSEM Désiré, Thèse de doctorat, Laboratoire DIOM, Université
Jean Monnet, Saint Etienne, ’’Contribution à la réalisation d’une micro-inductance
planaire’’, 2010, pp17-22-23-24-25.
[Yong-Kyu, 2005] Yong-Kyu Yoon et Mark G. Allen. Embedded conductor tchnology for
micromachined RF elements. Institute of Physics Publishing, Journal of Micromechanics and
Microengineering, 2005, Vol. 15.
[Chiaming, 2004] Chiaming Alex Chang, Sung-Pi Tseng, Jun Yi Chuang, et al.
“Characterization of Spiral Inductors with Patterned Floating Structures. IEEE Transactions
on Microwave Theory and Techniques, mai 2004, Vol. 52.
[Wassem, 2006] Waseem A. Rosten, Charlie S. Korman et Wolfgang Daum. High density
interconnect embedded magnetics for integrated power. IEEE Transactions on Power
Electronics, juillet 2006, Vol. 21.
[Shu-Jun, 2004]: Shu-Jun Pan, 1 Wen-Yan Yin, 2 Le-Wei Li1, Comparative Investigation
on Various On-Chip Center-Tapped Interleaved Transformers© 2004 Wiley Periodicals, Inc.
Int J RF and Microwave CAE 14: 424–432, 2004.
[Dagal, 2013] : YAYA Dagal, Thèse de doctorat, Laboratoire LT2C, Université Jean Monnet
Saint Etienne « Conception, réalisation et caractérisation d’inductances planaires à couches
magnétiques » 2013. pp5-15-16-17-20-21-22-157.
[Xi-Ning, 2005]: Xi-Ning Wang*, Xiao-Lin Zhao, Yong Zhou, Xu-Han Dai, Bing-Chu Cai,
Fabrication and performance of novel RF spiral inductors on silicon, Microelectronics
Journal 36 (2005) 737-740.
[Jun Zou, 2001] : Jun Zou, Josh G. Nickel, Drew Trainor, Chang Liu, and Jose E. Schutt-
Aine « Development of Vertical Planar Coil Inductors Using Plastic Deformation Magnetic
Assembly (PDMA) » Department of Electrical and Computer Engineering University of
Illinois at Urbana-Champaign 1406 W. Green St., Urbana, IL 61801 Urbana, IL 61801, USA.
[Salles, 2008] : Salles Alain Thèse « Conception d’éléments passifs magnétiques pour
convertisseurs de faible puissance » Université de Toulouse III. 26 Septembre 2008. p64.
[Y. Khamis, 2013] Khamis YOUSSOUF KHAMIS, Thèse de doctorat, Laboratoire LT2C,
Université Jean Monnet Saint Etienne « Modélisation des Transformateurs Planaires
Intégrés » Mars 2014.
SOMMAIRE CHAPITRE II
CHAPITRE II : LES ENROULEMENTS EN HAUTE FREQUENCE
.................................................................................................................................................. 29
I. LES PERTES EN HAUTES FREQUENCES .............................................................. 29
I.1. Effets de peau ........................................................................................................... 29
I.2. Effets de proximité ................................................................................................... 31
II. COMPOSANTS BOBINES .......................................................................................... 33
III. LES COMPOSANTS PLANARS............................................................................... 40
IV. LES COMPOSANTS PLANAIRES INTEGRES ..................................................... 42
V. NOUVELLE METHODE DE DETERMINATION DE LA RESISTANCE SERIE
.............................................................................................................................................. 53
V.1. Schéma équivalent retenu ...................................................................................... 53
V.2. Extraction des éléments du modèle ....................................................................... 54
V.3. Précisions sur les résultats (sensibilité des Sij) .................................................... 59
Conclusion ........................................................................................................................... 63
BIBLIOGRAPHIE ......................................................................................................... 64
ρ
δ=
μ0 .μr .π.f
𝛿 : Profondeur de peau [m]
: Résistivité du matériau [Ω.m]
µr : Perméabilité relative du matériau
μ0 : Perméabilité du vide=4π.10-7[H/m]
f : Fréquence [Hz]
Typiquement, la valeur de la résistance dynamique d'un conducteur suit une loi de variation
en √𝑓 : 𝑅 = 𝑅𝐷𝐶 (1 − 𝛼√𝑓 ). (α : constante qui dépend de la géométrie du conducteur)
Dans le cas du cuivre, = 1,7.10-8 .m et µr = 1, on obtient à 100MHz une épaisseur de peau
de 6,56µm. La figure II.2 présente une illustration de l’effet pelliculaire dans un conducteur
circulaire et une coupe d’un conducteur montrant la délimitation du volume utile limité par
l’effet de peau.
a) b)
Figure II.2 : a) Volume utile dans un conducteur limité par la profondeur de peau ; b) Principe
physique de l’effet de peau. [Robert, 2010].
Dans le schéma de principe figure II.2, le courant qui circule dans le conducteur génère un
champ magnétique variable. Les variations de ce champ induisent un flux variable et des
f.é.m. induites. Le matériau étant conducteur, on obtient des courants induits avec le sens
précisé (figure II.2.b). Au centre du conducteur, les courants induits circulent dans le sens
opposé au courant appliqué, ce qui se traduit par une diminution du courant au centre. A la
périphérie du conducteur, les courants induits sont dans le même sens que le courant appliqué
et augmentent ainsi son amplitude. Plus la fréquence augmente, plus l’effet est marqué.
L'effet de proximité ne peut pas être négligé dans le cas d'inductances intégrées constituées
par une spirale comportant plusieurs tours.
En effet, dans ce cas le champ magnétique créé par chaque conducteur n’est pas uniquement
concentré au centre de l'inductance, mais des lignes de champ se situent également entre les
rubans, comme illustré sur la Figure II.4a. Puisque le champ magnétique est très fort au centre
de l'inductance, la variation temporelle de ce champ liée au courant alternatif circulant dans
les rubans métalliques induit des courants de Foucault comme représenté sur la Figure II.4b.
Dans la partie intérieure des spires centrales, le courant de l'inductance s'additionne avec les
courants de Foucault, tandis qu'il se retranche dans la partie extérieure. La section effective du
ruban déterminée par l'effet de peau est ainsi modulée par l'effet de proximité. La
concentration du courant sur la partie intérieure des spires centrales contribue à une
augmentation forte de la résistance dynamique. Par ailleurs, le champ 𝐻𝐹𝑜𝑢𝑐𝑎𝑢𝑙𝑡 s'oppose au
champ total 𝐻𝑆𝑒𝑙𝑓 , ce qui conduit à une légère diminution de la valeur de l'inductance avec
l'augmentation de la fréquence.
(a) (b)
Figure II.4 : (a) Concentration du champ magnétique au centre d'une self planaire multi-spires ;
(b) Création et répartition de courants de Foucault sur les spires
[Viallon, 2003].
La figure II.5 ci-dessous présente la répartition du courant dans une inductance planaire.
Figure II.5 : Répartition du courant dans une inductance planaire (Ghannam, 2010].
Si les courants parcourant les conducteurs rapprochés sont de même sens, l’effet de proximité
est dit direct et il est dit indirect, lorsque ces courants sont de sens contraire.
Classiquement, l’effet de proximité est modélisé par une augmentation de la résistance des
conducteurs. L’effet de proximité est bien souvent très supérieur à l’effet de peau.
- les approches numériques (la simulation des composants à l’aide des logiciels
éléments finis 3D) ;
- le développement d’expressions analytiques de la résistance des bobinages en fonction
de la fréquence ;
- les approches expérimentales.
Trois types de composants seront considérés à savoir :
- les composants bobinés ;
- les composants planar ;
- les composants intégrés.
Il convient de préciser que les travaux portant sur les composants bobinés sont nombreux
alors que ceux relatifs aux composants planaires sont très limités.
Cette méthode de Dowell se base sur la solution de l'équation de diffusion dans une
plaque conductrice infinie pour déterminer l'inductance de fuite et la résistance série d’une
inductance ou d'un transformateur à deux ou plusieurs enroulements. Les auteurs appliquent
cette méthode sur des conducteurs en plaques parallèles, où le champ magnétique est
parfaitement parallèle aux plaques [Margueron, 2007], [Robert, 2010].
Pour déterminer le facteur de résistance FR (II.1) et le facteur d'inductance FL (II.2), Dowell
utilise le théorème d'Ampère pour obtenir la répartition du champ dans la fenêtre du
transformateur et utilise la résolution des équations de Maxwell à une dimension.
𝑹 𝐬𝐢𝐧𝐡(𝟐𝑿)+𝐬𝐢𝐧(𝟐𝑿) 𝟐 𝐬𝐢𝐧𝐡(𝑿)−𝐬𝐢𝐧(𝑿)
𝑭𝑹 = 𝑹𝑨𝑪 = 𝑿 𝐜𝐨𝐬𝐡(𝟐𝑿)−𝐜𝐨𝐬(𝟐𝑿) + 𝟑 (𝒎𝟐 − 𝟏) (𝟐𝑿 𝐜𝐨𝐬𝐡(𝑿)+𝐜𝐨𝐬(𝑿))(II.1)
𝑫𝑪
𝑳 𝟏 𝐬𝐢𝐧𝐡(𝟐𝑿)−𝐬𝐢𝐧(𝟐𝑿) 𝐬𝐢𝐧𝐡(𝑿)+𝐬𝐢𝐧(𝑿)
𝑭𝑳 = 𝑳𝑫𝑪 = [𝟐.𝒎𝟐 .𝑿𝟐 [𝟑. 𝑿 𝐜𝐨𝐬𝐡(𝟐𝑿)−𝐜𝐨𝐬(𝟐𝑿) + (𝒎𝟐 − 𝟏). 𝟐𝑿 𝐜𝐨𝐬𝐡(𝑿)+𝐜𝐨𝐬(𝑿)]](II.2)
𝑩𝑭
ℎ
𝑋=
𝛿
𝑅𝐷𝐶 : 𝑟é𝑠𝑖𝑠𝑡𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑒𝑛 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑖𝑛𝑢, 𝑅𝐴𝐶 : 𝑟é𝑠𝑖𝑠𝑡𝑎𝑛𝑐𝑒 à 𝑙𝑎 𝑓𝑟é𝑞𝑢𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑓, ℎ: é𝑝𝑎𝑖𝑠𝑠𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑢 𝑐𝑜𝑛𝑑𝑢𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟,
𝛿: 𝑝𝑟𝑜𝑓𝑜𝑛𝑑𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑝𝑒𝑎𝑢 à 𝑙𝑎 𝑓𝑟é𝑞𝑢𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑓 𝑒𝑡 𝑚: 𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑐𝑜𝑢𝑐ℎ𝑒𝑠.
Ferreira et Al ont orienté leur travail sur le calcul des pertes dues aux effets de peau et
de proximité sur des conducteurs en cuivre ronds et carrés [Ferreira, 1994].
Ils ont étudié séparément les pertes par effet de peau seules et les pertes par effets de peau et
de proximité en se basant sur l'expression analytique de Dowell. Ils ont démontré par le
principe d'orthogonalité que les pertes par effet de peau et les pertes par effets de proximité
peuvent être évaluées séparément et peuvent être additionnées.
Ils ont comparé les pertes par effet de peau d’une inductance réalisée avec des conducteurs de
même section ronde et carrée et ont observé que l'inductance des conducteurs carrés présente
moins de pertes en haute fréquence.
Les auteurs ont ensuite apporté des modifications à l'expression analytique de Dowell pour
l'adapter à une forme de champ bidirectionnel. L'expression modifiée de la résistance AC est
la suivante :
𝐬𝐢𝐧𝐡𝛏(𝛈)+𝐬𝐢𝐧𝛏(𝛈) 𝐬𝐢𝐧𝐡𝛏(𝛈)−𝐬𝐢𝐧𝛏(𝛈)
𝑹𝑨𝑪 = 𝑹𝑫𝑪 [𝒄𝒐𝒔𝒉𝛏(𝛈)−𝐜𝐨𝐬𝛏(𝛈) + 𝛈𝟐 (𝟐𝒎 − 𝟏)𝟐 𝒄𝒐𝒔𝒉𝛏(𝛈)+𝐜𝐨𝐬𝛏(𝛈)] (II.3)
√𝝅 𝒅
𝛏(𝛈) = (II.4)
𝟐 𝜹(𝛈)
Ils ont réalisé une comparaison qui montre une surestimation des pertes déterminées par la
formule par rapport aux pertes mesurées (Figure II.6)
Figure II.6 : Comparaison de l’augmentation des pertes pour conducteur carré et la formule de
Ferreira [Ferreira, 1994].
D’autres auteurs se sont intéressés au calcul des pertes ohmiques dans les
transformateurs dont les enroulements sont constitués avec des conducteurs plats (feuillards)
utilisés dans les alimentations à découpage [Robert, 2001]. Ils ont tout d'abord comparé
l'expression de Dowell prenant en compte les pertes par effets de peau et de proximité aux
pertes obtenues par simulations 3D pour deux transformateurs en fils rond et en feuillards.
Les auteurs ont remarqué que la différence entre l'expression analytique de Dowell et les
simulations provient de l'existence d'une seconde composante du champ dans les
transformateurs réels.
Pour pallier cette différence, ils ont proposé une nouvelle approche analytique semi-empirique
en ajoutant d'autres paramètres à l'expression de Dowell.
𝑿∗ = 𝑿√𝜼
𝜂, 𝜏 𝑒𝑡 𝜁 𝑠𝑜𝑛𝑡 3 𝑝𝑎𝑟𝑎𝑚è𝑡𝑟𝑒𝑠 𝑒𝑚𝑝𝑖𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠.
Les auteurs ont enfin comparé l'expression de Dowell, la nouvelle approche et une mesure
réelle relative à un transformateur dont le bobinage primaire est constitué d’un fil cylindrique
et le secondaire d’un feuillard. Les résultats sont donnés figure II.7.
La figure II.7 présente une très bonne corrélation entre la mesure et la nouvelle méthode
développée, tandis que la méthode de Dowell sous-estime l’augmentation de la résistance. Il
convient cependant de noter que ces travaux ont été conduits pour de très faibles
𝑅𝑎𝑐
augmentations de la résistance (𝐹𝑟 = < 1.7).
𝑅𝐷𝑐
Ravazanni et Al se sont intéressés aux pertes par effets de peau et de proximité dans
des inductances destinées à des équipements pour la stimulation du système nerveux
[Ravazanni, 2002]. Ces inductances spirales constituées de conducteur en cuivre de fortes
sections (5 à 20mm2) sont parcourus par des courants de plusieurs kA à quelques kHz. Les
auteurs décrivent une méthode permettant de quantifier séparément les effets de peau et de
proximité sur la résistance AC du bobinage en utilisant le circuit de la figure II.8 ci-dessous :
Figure II.8 : Circuit utilisé pour la détermination des paramètres [Ravazanni, 2002].
Les auteurs ont déterminé l’influence de l’effet de peau, en utilisant un conducteur isolé,
tandis que l’utilisation d’une bobine complète permet d’étudier en fonction de la fréquence
l’influence des effets de peau et de proximité. Ils ont ensuite étudié l’influence de l’effet de
peau seul en traçant l’évolution du rapport RAC/RDC en fonction de la fréquence (jusqu’à
8kHz) et également l’influence de la section du conducteur et de sa forme (circulaire ou
carrée) (figure II.9. a). Ils ont remarqué que la forme carrée donne des pertes légèrement
inférieures comme Ferreira [Ferreira, 1994]. Ils ont aussi quantifié l’influence de l’effet de
proximité en traçant le rapport F= RAC coil/RAC isol en fonction de la fréquence et pour
différentes sections 5 à 20mm2(figure II.9 b).
(a) (b)
Figure II.9 : (a) Influence de l’effet de peau sur différentes inductances (trait plein pour les
conducteurs cylindriques et pointillé pour les conducteurs carrés) ; (b) Influence de l’effet de
proximité en fonction de la fréquence [Ravazanni, 2002].
Xi Nan et Al se sont intéressés aux pertes par effet de proximité sur des inductances
bobinées à fils cylindriques [Xi Nan, 2003]. En faisant des comparaisons entre simulations
sous Maxwell 2D avec les expressions analytiques de Dowell [Dowell, 1966] et de Ferreira
[Ferreira, 1994], ils ont mis en évidence les imprécisions des résultats obtenus avec les
expressions analytiques utilisées dans plusieurs travaux. Ils observent qu'en basses fréquences
les résultats concordent. Aux très hautes fréquences, la méthode de Dowell sous-estime les
pertes par effets de proximité tandis que la méthode de Ferreira les surestime de façon
importante.
La nouvelle expression déterminée par Xi Nan est issue de la formule donnée par Dowell et
modifiée par [Robert, 2001].
𝐬𝐢𝐧𝐡(√𝒌𝟐 𝑿)−𝒔𝒊𝒏(√𝒌𝟐 𝑿)
𝑮 = (𝟏 − 𝒘)𝒌𝟏 √𝒌𝟐 𝑿 ̂ (𝑿) (II.6)
+ 𝒘𝒅
𝒄𝒐𝒔𝒉(√𝒌𝟐 𝑿)+𝒄𝒐𝒔(√𝒌𝟐 𝑿)
𝑲𝑿
̂ (𝑿) =
𝒅 𝟏/𝒏 (II.7)
(𝑿−𝟑𝒏 +𝒃𝟑𝒏 )
𝑿 = 𝒅⁄𝜹
𝐺: 𝑟𝑒𝑝𝑟é𝑠𝑒𝑛𝑡𝑒 𝑙 ′ 𝑒𝑓𝑓𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑥𝑖𝑚𝑖𝑡é 𝑛𝑜𝑟𝑚𝑎𝑙𝑖𝑠é, 𝑑: 𝑑𝑖𝑎𝑚è𝑡𝑟𝑒 𝑑𝑢 𝑐𝑜𝑛𝑑𝑢𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟, 𝛿: 𝑝𝑟𝑜𝑓𝑜𝑛𝑑𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑝𝑒𝑎𝑢,
𝑤, 𝑘1 , 𝑘2 𝑒𝑡 𝑏 𝑑é𝑝𝑒𝑛𝑑𝑎𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑔é𝑜𝑚é𝑡𝑟𝑖𝑒 𝑑𝑢 𝑐𝑜𝑛𝑑𝑢𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟
Comparée aux simulations, cette nouvelle méthode donne des résultats très concordant
illustrés par la figure II.10 ci-dessous.
Certains auteurs se sont intéressés aux pertes par effet de peau et par effets de
proximité dans les fils de Litz pour la réalisation et le dimensionnement d’inductances
fonctionnant jusqu’à 10MHz [Bartoli, 1996]. Dans leur article, les auteurs calculent la
résistance en fonction de la fréquence de l’enroulement d’une inductance à l’aide de
l’expression analytique dérivée de leurs précédents travaux et de ceux de Ferreira et de divers
travaux prenant en compte de façon séparée les effets de peau et les effets de proximité
[Bartoli, 1996] [Ferreira, 1989].
Cette formule s’applique à des bobines de N tours utilisant des fils de Litz possédant n brins.
Grace à cette formule, les auteurs comparent la résistance AC de deux bobines de même
section réalisées avec un conducteur seul et un conducteur en fil de Litz. Il se trouve qu’aux
fréquences moyennes, le fil de Litz présente une résistance AC plus faible, tandis qu’aux très
hautes fréquences les pertes dans le fil de Litz deviennent bien supérieures.
Finalement, les auteurs comparent la résistance calculée et la résistance mesurée à l’aide d’un
analyseur d’impédance HP4192A. Il ressort un bon accord de ces valeurs au-delà du MHz
comme indiqué sur la figure II.12 :
Figure II.12 : Comparaison de la résistance série calculée (trait plein) et mesurée (cercle)
[Bartoli, 1996].
𝑅𝑤𝑑𝑐(𝑙𝑖𝑡𝑧) : 𝑟é𝑠𝑖𝑠𝑡𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑖𝑛𝑢𝑒 𝑑 ′ 𝑢𝑛 𝑏𝑟𝑖𝑛𝑑, 𝐴𝑠𝑡𝑟 : 𝑉𝑎𝑟𝑖𝑎𝑏𝑙𝑒 𝑑é𝑝𝑒𝑛𝑑𝑎𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑔é𝑜𝑚é𝑡𝑟𝑖𝑒 𝑑 ′ 𝑢𝑛 𝑏𝑟𝑖𝑛 𝑟𝑜𝑛𝑑,
𝑁𝑙𝑙 : 𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑏𝑟𝑖𝑛𝑠.
Les auteurs ont comparé les résultats de mesure aux expressions analytiques de Dowell, de
Sullivan et Dowell modifiée. La figure II.13 montre que les résultats de l’expression avec
Dowell modifiée sont en bon accord avec les résultats de mesure.
Figure II.13 : Comparaison des résistances AC de fil de Litz entre formules et mesure (en cercle)
[[Link], 2012].
Rosskopf a étudié les pertes de conduction de composants bobinés réalisés avec des
fils de Litz pour des applications hautes fréquences (10kHz-1MHz) [Rosskopf, 2013].
Les études classiquement rencontrées dans la littérature considèrent une distribution
homogène du courant dans l’ensemble des brins du fil de litz. Il en ressort que dans le cas
d’une distribution du courant non homogène, les résultats entre simulations et mesures ne sont
pas en accord. Cette distribution non homogène est due aux effets de peau et du connecteur.
Pour de meilleurs résultats, il convient de prendre en compte la non-homogénéité de la
distribution du courant dans les brins en modélisant la connexion (soudure, connecteur
spécifique….) ; c’est ce que proposent et réalisent les auteurs.
Dans le cas de la distribution du courant non homogène, les auteurs ont comparé les résultats
des pertes sur deux spirales à 10 et 13 spires obtenues par :
- Mesure (meas) ;
Figure II.14 : Comparaison simulations et mesure pour une spirale à 10 spires [Rosskopf, 2013].
Ils ont observé que les courbes des nouvelles simulations, la simulation 3D_connecteur et la
simulation 3D_connecteur et brins torsadés sont en bonne concordance avec la courbe
obtenue par mesure à l’aide l’analyseur 4294A de technologie Agilent contrairement à la
simulation standard avec courant homogène.
Les nombreux travaux résumés dans ce paragraphe consacrés aux composants bobinés
mettent en évidence la complexité de la prise en compte des effets de peau et de proximité.
Différentes approches ont été décrites dans les articles pour la détermination des pertes :
- expressions analytiques qui ont évolué au fil des années ;
- simulation en utilisant les logiciels éléments finis 3D ;
- approches expérimentales.
sont pas nombreux, contrairement aux composants bobinés pour lesquels on peut trouver de
très nombreux articles, ces derniers étant beaucoup plus anciens que les composants planars
qui sont apparus dans les années 1990.
Weï Chen s’est intéressé aux pertes en hautes fréquences dans les transformateurs
planar possédant plusieurs bobinages secondaires mis en parallèle pour obtenir des courants
élevés [Wei Chen, 2003].
Les pertes dans ces transformateurs basses tensions et forts courants à enroulements
secondaires en parallèle sont étudiées et évaluées à l'aide du modèle de Dowell [Dowell,
1966] et un logiciel permettant de calculer la répartition des courants dans chaque
enroulement secondaire.
Les auteurs ont effectué des mesures (test) sur ces transformateurs à l'aide d’un analyseur
d'impédance HP4294A et ils ont comparé la résistance modélisée par l'expression analytique
de Dowell à celle obtenue à partir de mesures. Les résultats de cette comparaison sont
représentés sur la figure II.16.
Figure II.16 : Comparaison entre résistance AC testée et modélisée [Wei Chen, 2003].
La figure II.16 montre une différence limitée entre la mesure et l'expression analytique.
L'expression de Dowell sous-estime les valeurs de la résistance AC.
d’un transformateur possédant une inductance primaire importante et une capacité parasite
élevée qui peut être mise à profit dans la conception de convertisseurs DC-DC résonnants.
Les auteurs ont travaillé sur un transformateur planar à 4 couches primaires et 4 couches
secondaires. Ils ont comparé les résultats des pertes obtenues par simulation sous FLUX et
l’expression analytique de Dowell. Ils ont remarqué que les courbes des résistances obtenues
par les méthodes de Dowell et Flux montrent une bonne concordance aux moyennes et basses
fréquences mais pas en haute fréquence. Les auteurs ont estimé que dans ce domaine
particulier des composants planar, la méthode de Dowell ne peut pas fournir la précision
souhaitée et proposent d’utiliser la modélisation analytique par plaque développée par J.P.
Keradec [J.P. Keradec, 1991] [J.P. Keradec, 2000] [J.P. Keradec, 2008]. En utilisant cette
méthode, les auteurs obtiennent une bonne concordance entre simulations et mesures comme
illustré à la figure II.17.
Les travaux relatifs à ces composants planar sont relativement limités en nombre. Il s’agit de
composants utilisant une technologie de fabrication très différente des composants planaires
intégrés, composants qui constituent notre centre d’intérêt que nous abordons au paragraphe
suivant.
les aspects "mesure", on trouve quelques rares articles s’intéressant aux mesures et à la
précision des mesures.
L’expression analytique rencontrée dans la littérature de la résistance d’un
enroulement pour le calcul des pertes dues aux effets de peau dans les composants planaires
est presque unique. Elle est proposée par Yue et al [Yue, 2000] et utilisée par plusieurs
auteurs qui ont travaillé sur les inductances en général et planaires en particulier quelles que
soient leurs formes. Cette expression donnant l’évolution de la résistance en fonction de la
profondeur de peau est 𝐑 𝐞𝐩 . Elle est utilisée dans : [Musunuri, 2003], [Viallon,
2003] [Arthur, 2007], [Pastore, 2009], [Ghannam, 2010], [Robert, 2010], [Dagal, 2013].
ρ
Rep = L. (II.9)
w.δ.(1 - e -e δ )
Avec L : longueur de la spirale, 𝜌 : résistivité du cuivre, w : largeur de conducteur, 𝛿 : épaisseur de peau, e :
épaisseur du conducteur.
a) b)
Figure II.18 : (a) : Illustration du champ B produit par les conducteurs voisins sur le
conducteur ; (b) Exemple de distribution du champ B calculé en basse fréquence
[Kuhn, 2001].
Les auteurs ont développé l'expression analytique suivante pour la résistance du bobinage
prenant en compte les effets de peau et de proximité notée 𝑹𝒆𝒇𝒇 :
1 ω
2
3,1.(w + s)
ωcrit = .Rsquare (II.11)
μ0 .w 2
ρ
Rsquare = (II.12)
e
ω = 2πf
Avec 𝜌 : résistivité du cuivre, w : largeur de conducteur, e : épaisseur du conducteur, s : distance entre spires et
f : la fréquence. La pulsation critique 𝝎𝒄𝒓𝒊𝒕 est fonction de la largeur du conducteur w et de la distance entre
spires s
Dans ce même article, les auteurs ont ensuite validé cette expression pour des inductances
planaire carrées de faibles dimensions sur substrat de silicium. Six inductances dont le
nombre de tours N varie de 3 à 12, une largeur variant de 8.5 à 38µm, une épaisseur comprise
entre 0.3 et 1.2µm et une distance entre spires de 2 à 4µm ont été réalisées. Les auteurs ont
enfin comparé l’expression analytique présentée ci-dessus, les résultats de simulation obtenus
sous Momentum (Agilent) et les résultats de mesures avec l’analyseur vectoriel VNA8753A.
Les auteurs montrent à travers cette figure une bonne corrélation entre les différents résultats
en utilisant un modèle RLC sans pour autant fournir beaucoup d’éléments d’explication.
(a) (b)
Figure I.20 : (a) : Inductance octogonale ; (b) : modèle 2-π proposé [Yu Cao, 2003].
Les auteurs ont comparé les résultats du modèle à ceux obtenus par des mesures sur trois
inductances différentes et trouvent une bonne corrélation entre les résultats du modèle et ceux
de mesure, ce qui justifie la qualité du modèle développé.
Figure II.21 : Résistance en fonction de la fréquence et des dimensions [Yu Cao, 2003].
Ji Chen et Al [Ji Chen, 2004] ont travaillé sur le comportement des inductances carrés
en haute fréquence et se sont aussi intéressés aux pertes par effet de peau et de proximité
modélisées par l'expression analytique de Kuhn [Kuhn, 2001]. La plupart des modélisations
(a) (b)
Figure II.22 : Modélisation des effets de peau et de proximité : (a)schéma avec éléments R-L
indépendants de la fréquence ; (b) résistances mesurées et simulées [Ji Chen, 2004].
Kaluza et Al se sont intéressés aux pertes par effet de peau et de proximité sur des
inductances planaires intégrées sur silicium de faibles dimensions [Kaluza, 2008].
(a) (b)
Figure II.24 : (a) : Inductance sur silicium ; (b) : Géométrie de la spirale segmentée
[Kaluza, 2008].
é𝑝𝑎𝑖𝑠𝑠𝑒𝑢𝑟 𝑡 = 1.2𝜇𝑚; 𝑙𝑎𝑟𝑔𝑒𝑢𝑟 𝑤 = 9𝜇𝑚; 𝑑𝑖𝑠𝑡𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑠𝑝𝑖𝑟𝑒𝑠 𝑠 = 9μ𝑚
𝑙1 = 𝑙2 = 300𝜇𝑚; 𝑒𝑡 𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑠𝑒𝑔𝑚𝑒𝑛𝑡𝑠 𝑧 = 29.
En utilisant un outil de simulation 3D, les auteurs ont mis en évidence les effets de proximité
dans cette inductance carrée sur silicium en étudiant l’influence de la distance entre spires sur
la résistance série de l’inductance.
Ces auteurs ont montré l’impact non uniforme des courants de Foucault en haute fréquence
sur les spires intérieures et extérieures de la bobine en citant [J. Craninckx, 1995]. Ils ont
proposé un modèle complexe pour chaque segment composant l’inductance et ont finalement
comparé les résultats de la résistance mesurée et celle donnée par l’expression analytique de
Kuhn [Kuhn, 2001] prenant en compte les pertes par effet de peau et de proximité 𝑹𝒆𝒇𝒇 . Une
bonne concordance entre mesure et expression analytique est montrée par la figure II.25.
Figure II.26 : Nouvelle méthode de mesure des facteurs de qualité [Kuhn, 2010].
Harburg et Al ont démontré qu’il n’est pas possible de modéliser les pertes dans les
enroulements planaires avec une représentation 1D du champ magnétique H. la figure II.27
illustre la non uniformité du champ magnétique dans les bobinages et justifie ainsi une
approche 2D (suivant x et y) [D.V. Harburg, 2012].
Figure II.27 : Présentation 2D du champ magnétique d’une inductance [D.V. Harburg, 2012].
A cause des effets de peau et de proximité dans un enroulement planaire, la densité du courant
dans un conducteur n’est pas uniforme. De plus cette non uniformité est importante pour les
conducteurs externes et plus faible pour les conducteurs internes (phénomène suivant l’axe x,
parallèle au conducteur).
Suivant l’axe y (perpendiculaire aux conducteurs), les auteurs considèrent l’effet de peau et le
prennent en compte en introduisant un coefficient 𝐹𝑟 = 𝑅𝑎𝑐 ⁄𝑅𝑑𝑐 , dont ils donnent la méthode
de calcul. L’expression des pertes devient : Prb = i 2 .Fr .RdC (II.14)
Les auteurs précisent que les pertes dans un conducteur sont proportionnelles au carré de
l’excitation magnétique noté H le long du conducteur. Pour prendre en compte les effets de
proximité pour l’ensemble des spires, les auteurs introduisent une nouvelle valeur de
l’excitation H’ dont ils précisent le mode de calcul. Ils obtiennent ainsi l’expression des pertes
tenant compte des effets de peau et de proximité Prb = i 2 .Fr .RdC .(H ' / H)2 (II.15)
Cette équation différentielle est déduite à partir des équations de Maxwell obtenues
séparément dans les directions x et y (configuration 1D).
Les auteurs ont finalement comparé la méthode de Dowell (1D), les résultats obtenus par
simulation (Maxwell 2D, 3D), les mesures et la méthode proposée. Ils montrent une assez
bonne corrélation entre la méthode proposée et les simulations (figure II.30) ainsi que la
méthode et les mesures (figure II.31).
Pour la modélisation des composants à couches magnétiques, les pertes fer (Rcore)
dues à l’hystérésis et au courant de Foucault s’ajoutent sur le modèle représentant les
composants à air.
Dans les inductances à couches magnétiques "contrôlées" en courant (intensité, amplitude et
forme imposées), les pertes fer sont modélisées par une résistance série (figure II.32).
En revanche, les transformateurs étant attaqués en tension (tension, amplitude et forme
imposées), les pertes fer sont classiquement modélisées par une résistance parallèle sur le
primaire [Mingkai, 2014].
Figure II.32 : Modèle RLC de l’inductance avec perte fer ou à matériau magnétique.
De la même façon que les pertes fer sont prises en compte, certains auteurs ont modélisé les
pertes par courant de Foucault dans le substrat (silicium ou matériau magnétique) par une
résistance en série avec la résistance représentant les pertes variables en fonction de la
fréquence dans les conducteurs.
Figure II.33 : Schéma du circuit de mesure du facteur de qualité de l'inducteur [Yehui, 2012].
Ils s’intéressent aussi à la précision sur les résistances et vérifient leur méthode en
l’appliquant à différents types d’inductances.
Tolwalkar et Al se sont intéressés aux pertes dans une inductance sans matériau
magnétique réalisée sur un substrat de silicium plus ou moins conducteur [Tolwalkar, 2005].
La présence d’un plan de masse PGS (Patterned Ground Shield) conduisant à limiter la
pénétration des champs dans le substrat silicium permet de réduire les pertes dans le substrat
(pertes par courant de Foucault). La prise en compte de ces pertes dans un schéma équivalent
RLC est assurée par une résistance série Rsub de façon similaire à la résistance série Rmetal qui
permet de prendre en compte les pertes par effets de peau et de proximité.
Figure II.34 : Modèle de circuit équivalent pour une inductance en spirale avec PGS
[Tolwalkar, 2005].
Dans cet article, les auteurs précisent la façon de déterminer la résistance Rsub(f) et vérifient
expérimentalement le bon comportement de leur méthode.
Démarche de la méthode
La méthode proposée permet de déterminer l’évolution de la résistance série à partir des
paramètres Sij mesurés (VNA) ou simulés (logiciel éléments finis 3D). Il est illusoire
d’imaginer déterminer la résistance série (𝑟𝑠 ) à toutes les fréquences compte tenu des
imprécisions. La méthode proposée consiste à déterminer les valeurs de la résistance pour
certaines fréquences pour lesquelles une précision acceptable est attendue. A cet effet, nous
procédons comme suit :
nous présenterons tout d’abord le schéma équivalent retenu ;
nous préciserons la méthode de détermination des éléments indépendants de la
fréquence ;
ensuite nous définirons et justifierons les trois domaines fréquentiels utilisés pour la
détermination de (𝑟𝑠 ) et préciserons la procédure pour déterminer les valeurs des
résistances ;
pour terminer le chapitre, nous nous intéressons à la précision des résultats, ce qui
nous permettra de justifier nos choix relatifs aux domaines fréquentiels retenus et aux
paramètres d’admittances utilisés.
C1
C12
C12
C2
La résistance série r(f) prenant en compte les effets de peau et de proximité est fonction de la
fréquence.
Les trois condensateurs C1, C2 et C12 sont indépendants de la fréquence. Ils prennent en
compte les couplages capacitifs avec le plan de masse (C1 et C2) et les couplages entre les
spires (C12).
L’inductance L est considérée constante pour les inductances à air (mais en fonction de la
fréquence pour une inductance à couche magnétique).
I1
Y11 = (II.19) : Admittance d’entrée à sortie court-circuitée.
V1 V =0
2
I1
Y12 = (II.20) : Admittance de transfert avec entrée court-circuitée.
V2 V1 =0
I2
Y21 = (II.21) : Admittance de transfert avec sortie court-circuitée.
V1 V =0
2
I2
Y22 = (II.22) : Admittance de sortie avec entrée court-circuitée.
V2 V1 =0
En considérant le modèle des inductances à air de la figure II.35, les expressions des
paramètres admittances ci-dessus seront les suivantes :
1
Y11 = + j(C1 + C12 )ω (II.23)
r(f)+ jLω
1
Y12 = Y21 = - + jC 12 ω (II.24)
r(f)+ jLω
1
Y22 = + j(C 2 + C12 )ω (II.25)
r(f)+ jLω
Dans notre démarche, nous avons utilisé les courbes représentant le module des admittances
en fonction de la fréquence pour déterminer les différents éléments du schéma équivalent. Un
exemple est donné à la figure II.37 suivante.
Les éléments du schéma équivalents sont calculés à partir des Yij déterminés soit par
simulation soit par mesure.
Dans la partie linéaire de l’admittance (pente de -20dB par décade), le composant est
essentiellement inductif et l’admittance Y12 est sensiblement égale à :
1
Y12 = (II.26)
jLω
Capacités C12, C1 et C2
Les fréquences de résonance des admittances Y12, Y11 et Y22 donnent la possibilité de calculer
respectivement les capacités C12, C1 et C2. Sachant que pour un circuit résonant LC, la
f0Y12 , f0Y11 et f0Y22 représentent les fréquences de résonance parallèle des trois
Résistance r(f)
En ce qui concerne la résistance variable en fonction de la fréquence qui représente les pertes,
elle est déterminée dans trois domaines de fréquences différents :
- en très basse fréquence (𝑟𝐷𝐶 ) ;
- aux "moyennes fréquences" (les phénomènes capacitifs sont négligeables) ;
- aux résonances en très haute fréquence.
Nous rappelons qu’aux moyennes fréquences les modules des différentes impédances et
admittances peuvent être simplifiées (on ne tient pas compte des couplages capacitifs qui sont
négligeables).
Certaines valeurs de la résistance en fonction de la fréquence sont déterminées à partir de
l’expression de Y12 en fonction des éléments du modèle. Cette expression nous amène à une
équation du second degré dont une racine est solution (nous présentons en annexe les détails
des calculs).
1
Y12 = - (II.32)
r(f) + jLω
-r(f)
Réel(Y12 ) = (II.33)
r (f)+ L2 (2πf)2
2
αr 2 + r + αL2 ω2 = 0 (II.34)
-1 - 1 - 4α 2 L2 ω2
Les solutions sont : r1 = (II.35)
2α
-1+ 1 - 4α 2 L2 ω2
r2 = (II.36)
2α
C’est la solution r2 qui permet de déterminer les valeurs de la résistance en fonction de la
fréquence dans la bande de fréquence où les phénomènes capacitifs sont négligeables.
c- Aux résonances
Aux fréquences élevées aucun phénomène ne peut être négligé. Il est difficile d’extraire la
valeur de r sauf en se plaçant à la résonance. A la résonance, l’amplitude du pic de résonance
dépend uniquement de r. La détermination de r se fait par la comparaison de l’amplitude du
pic de résonance des paramètres Y11, Y12 et Y22 entre les courbes obtenues par mesure ou
simulation et les courbes recalculées à partir des éléments du modèle.
En ajustant r (valeur à la résonance) pour obtenir les mêmes amplitudes, on détermine r(f) à la
fréquence de résonance considérée comme le montre la figure II.38.
La figure II.39 illustre la démarche retenue en faisant apparaitre les différents domaines de
fréquence pour lesquels la résistance r(f) est déterminée. Ces quelques points permettent de
tracer l’évolution de la résistance r(f) en fonction de la fréquence.
8
r (Ω)
7
6 Fréquences de résonance
Y11 = Y0 .
1 - S11 . 1+ S22 + S12 S21 (II.37)
1+ S11 . 1+ S22 - S12 S21
-2S12
Y12 = Y0 . (II.38)
1+ S11 . 1+ S22 - S12 S21
-2S21
Y21 = Y0 . (II.39)
1+ S11 . 1+ S22 - S12 S21
Y22 = Y0 .
1+ S11 . 1 - S22 + S12 S21 (II.40)
1+ S11 . 1+ S22 - S12 S21
Z11 = Z0 .
1+ S11 . 1 - S22 + S12 S21 (II.41)
1 - S11 . 1 - S22 - S12 S21
-2S12
Z12 = Z0 . (II.42)
1 - S11 . 1 - S22 - S12 S21
-2S21
Z 21 = Z0 . (II.43)
1 - S11 . 1 - S22 - S12 S21
Z 22 = Z0 .
1 - S11 . 1+ S22 + S12 S21 (II.44)
1 - S11 . 1 - S22 - S12 S21
𝑎𝑣𝑒𝑐 Z0 = 50Ω 𝑒𝑡 Y0 = 1 Z0
Les éléments du schéma équivalent et en particulier la résistance r(f) sont calculés à partir des
paramètres admittances des composants. Ces paramètres Yij ne sont généralement pas obtenus
directement mais indirectement à partir des paramètres Sij :
- en simulation le logiciel HFSS calcule les paramètres de dispersion Sij puis en déduit
les paramètres d’admittances ;
- en mesure à l’analyseur vectoriel de réseau (VNA), il en est de même.
Les comparaisons nous ont montré que :
- en mesure, les paramètres d’admittances et d’impédances obtenues par les formules de
passages Sij concordent avec celles extraites des mesures au VNA et transformées par
le programme de conversion du VNA ;
- en simulation, les paramètres d’admittances et d’impédances obtenues par les
formules de passages Sij concordent avec celles obtenues par simulation lorsque les
deux ports sont normalisés à 50 Ohms.
Cependant, une imprécision sur le paramètres Sij obtenus par mesure (VNA) ou par
simulation (HFSS) peut affecter significativement la précision sur les paramètres Zij et Yij et
rendre la détermination des paramètres RLC du modèle très aléatoire. Pour étudier cette
influence, nous avons introduit des erreurs sur les paramètres Sij en les multipliant par 0,99 et
0,95 et avons fait les comparaisons sur les paramètres Yij représentés par les figures II.40,
figure II.41 et figure II.42.
Figure II.40 : Comparaison des Y11 sans erreur et avec erreur de 1% et 5% sur la matrice Sij
Figure II.41 : Comparaison des Y22 sans erreur et avec erreur de 1% et 5% sur la matrice Sij
Figure II.42 : Comparaison des Y12 sans erreur et avec erreur de 1% et 5% sur la matrice Sij
Nous remarquons sur les figures II.40 et II.41 représentant respectivement les courbes des
paramètres Y11 et Y22 que les erreurs apportées sur les paramètres Sij entrainent des
modifications sur les allures des courbes en basse fréquence et sur les amplitudes au niveau
des fréquences de résonance. Tandis que sur la figure II.42 des paramètres Y12, les
modifications ne sont observées qu’en basse fréquence.
Concernant les pramètres Zij, les modifications sont les mêmes que celles observées sur leurs
homologues Yij sauf qu’ elles sont très importantes sur les courbes en basse fréquence comme
le montrent les figures II.43 et II.44.
Figure II.43 : Comparaison des Z11 sans erreur et avec erreur de 1% et 5% sur la matrice Sij
Figure II.44 : Comparaison de Z22 sans erreur et avec erreur de 1% et 5% sur la matrice Sij
Dans ce paragraphe, nous pouvons conclure que des imprécisions sur les paramètres S ij se
traduisent par des modifications très importantes sur les paramètres Zij. Dans ces conditions,
les paramètres Zij ne peuvent pas être utilisés pour la détermination des éléments du modèle,
sauf si on les mesurait directement à l’aide d’un impédancemètre. En revanche, les paramètres
Yij ne sont que "faiblement" affectés par une imprécision sur le calcul ou la mesure des
paramètres Sij. Deux zones sont cependant entachées d’erreurs :
- les très basses fréquences, dans cette zone l’incertitude sur les Sij conduit à une
imprécision importante sur la résistance r(f) ;
- à la résonance, l’amplitude du pic de résonance est affecté par les incertitudes sur les
paramètres Y11 et Y22.
Finalement, au vu de ces résultats de comparaison, nous avons porté notre choix sur les
courbes des admittances pour la détermination de la résistance en fonction de la fréquence à
cause de leurs moindres perturbations par rapport aux impédances.
Conclusion
Dans ce chapitre, nous nous sommes intéressés aux problèmes rencontrés en hautes
fréquences. Ces problèmes ne sont autres que les pertes dues aux effets de peau et de
proximité totalement responsables de l’augmentation significative de la résistance série dans
les conducteurs en haute fréquence. Si l’effet de peau est la conséquence du courant induit qui
s’oppose au courant initial parcourant le conducteur qui lui a donné naissance, les effets de
proximité sont les interactions similaires entre des conducteurs voisins engendrant des pertes
par effet Joule. Ces effets complexes ont fait l’objet de plusieurs travaux. Dans la littérature,
les auteurs utilisent une seule formule analytique pour exprimer les pertes dues à l’effet de
peau et tournent autour de deux autres expressions pour quantifier les pertes dues aux effets
de peau et de proximité. L’expression de Dowell est utilisée pour calculer à de très basses
fréquences ces pertes dans les composants passifs bobines, en fil de litz, feuillard et planar.
Elle est parfois modifiée par certains auteurs afin de l’adapter à leurs structures. La formule
de Kuhn est appliquée pour les composants planaires intégrés de faibles dimensions sans pour
autant donner d’éléments de comparaison.
Après avoir remarqué que ces expressions, qui sous-estiment ou surestiment fortement les
pertes ne peuvent pas s’appliquer à nos structures de "fortes dimensions" fonctionnant à des
hautes fréquences, nous avons proposé une nouvelle méthode permettant de déterminer ces
dernières. Cette méthode répond à nos préoccupations et semble être applicable pour tous les
composants planaires passifs.
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BIBLIOGRAPHIE ......................................................................................................... 97
tétraèdres sera grand. La fréquence de maillage est choisie souvent au milieu de la bande afin
de permettre au simulateur de réaliser son maillage en l’adaptant à cette fréquence.
L'option d'ordre zéro est utile quand une structure nécessite un maillage qui produit plus de
100 000 tétraèdres, mais la taille de cette structure est faible par rapport à la longueur d'onde.
Les options d'ordre supérieur résolvent progressivement plus d'inconnues par tétraèdre pour
interpoler les valeurs des champs. Enfin, l’option mixte ordre utilise l’ordre supérieur où une
grande précision est nécessaire, et l'ordre inférieur où les champs sont plus faibles.
D’une manière générale, nos simulations sont effectuées dans les conditions
suivantes :
- excitations en wave ports ;
- critère de convergence ΔSmax=10-4 ;
- nombre d’itérations de 3% ;
- fréquence de maillage au milieu de la bande de fréquence utilisée ;
- l’option de solution ordre mixte ou ordre zero selon nombre de tétraèdres.
Cuivre
Alumine
Le tableau III.1 précise les dimensions géométriques des inductances à plusieurs spires
étudiées.
L’inductance à air est simple à réaliser et peut être utilisée pour les applications en hautes
fréquences mais elle occupe une grande surface, engendre un rayonnement électromagnétique
important et donne une valeur de L faible.
La figure III.3 donne le design de l’inductance à air en oméga étudiée avec les dimensions
suivantes :
- épaisseur de 3.4µm ;
- largeur w variant de 50 à 250µm
- longueur côté Lco variant de 0.5 à 1mm.
Lco
Cuivre
YIG
Verre
a) b)
Différentes techniques de dépôts de couches de cuivre existent. Parmi ces techniques, les plus
utilisées sont : la technique de dépôt liquide (électrolyse) et les techniques de dépôt physique
en phase vapeur (PVD : Physique Vapor Deposition) [Jiang, 1988]. La méthode utilisée au
laboratoire est la pulvérisation cathodique.
Cette méthode de pulvérisation cathodique RF est un processus d’éjection d’atomes
superficiels d’une “cible” par des atomes ionisés d’un gaz rare (argon : Ar) et de transfert des
atomes de la cible sur un substrat pour former une couche. Ces ions d’argon (Ar+) issus
d’atomes d’argon introduit dans une atmosphère contrôlée, sont accélérés par un champ
électrique, la cible étant portée à une tension négative par rapport à celle du substrat. Les
particules pulvérisées sont en général électriquement neutres. Un certain nombre d’entre elles
est recueilli sur le substrat placé en face de la cible à une distance contrôlée formant ainsi une
couche mince.
A cet effet lors de la réalisation de nos composants, les couches minces de cuivre sont
déposées à l’aide du bâti de pulvérisation cathodique RF (figure III.5) disponible au
laboratoire.
avoir placé le substrat, le vide dans l’enceinte est réalisé par l’intermédiaire de deux pompes
(à palettes et turbo moléculaire).
La réussite du dépôt de cuivre est fonction des principaux paramètres suivants :
- la pression de l’enceinte avant le dépôt environ 10-6 mbar ;
- la puissance du générateur à 300W ;
- le débit d’argon à 20sccm (standard cubic centimeters per minute) ;
- la distance entre le substrat et la cible à 6.7cm
- la durée de dépôt qui détermine l’épaisseur de la couche de cuivre sur le substrat, par
exemple 30mn de dépôt équivaut à déposer 5µm d’épaisseur de couche de cuivre.
II.1.2.3 : Photolithographie
La photolithographie, technique de réalisation du motif après le dépôt de la couche du cuivre
"pleine plaque" sur le substrat a lieu en salle blanche. Cette technique consiste à transférer le
motif d’un masque sur le substrat recouvert de la couche mince de cuivre par l’intermédiaire
d’une résine photosensible. Ensuite une gravure du cuivre permet d’enlever le conducteur aux
endroits non désirés. Le masque est une plaque en verre ou en plastique sur laquelle sont
imprimés les motifs à transférer.
La photolithographie est une suite d’étapes technologiques précédées par une opération de
nettoyage.
a- Nettoyage
Le nettoyage est la première étape technologique importante et indispensable. Il se fait à
l’aide d'un bain à ultrasons (10 min dans l'acétone, 10 min dans l'éthanol et 10 min dans l'eau
pure), suivi d’un séchage à l’azote.
b- Dépôt de la résine et recuit 1
La résine photosensible positive SPR 505A est déposée sur la couche de cuivre puis étalée sur
toute la surface à l’aide d’une tournette (spin coating). Elle est ensuite séchée sur une plaque
chauffante à 110°C pendant 90s afin d’éliminer les solvants.
c- Insolation et recuit 2
Une fois le dépôt de résine terminé, l’échantillon est placé dans une machine à insoler et
correctement positionné par rapport au masque. L’échantillon est ensuite mis en contact avec
le masque par aspiration et est insolé pendant quelques secondes (12s).
La dimension du motif reste très supérieure à la longueur d’onde pour éviter les phénomènes
de diffraction, sachant que l’insolation se fait avec une lumière ultraviolette (UV).
Lors de l’insolation, la résine non masquée subira une rupture de ses macromolécules dans le
cas où la résine est dite positive. Les parties masquées de la résine ne subiront aucun
changement. Pour la résine négative ce sera le contraire.
Pour activer la polymérisation de la résine, un second recuit est effectué (recuit 2) au four
pendant 90s à 110°C.
II.1.2.4. Gravure
Après les étapes de photolithographie, la gravure consiste à enlever le cuivre à l’emplacement
où la résine a été enlevée. On distingue deux types de gravure : sèche et humide. La gravure
humide est la plus utilisée actuellement au sein du laboratoire. Elle consiste à immerger
l'échantillon dans une solution composée de perchlorure de fer et d'eau (50%) que l'on chauffe
à 30°C environ. La solution grave le cuivre en dissolvant les parties non protégées par la
résine et fait apparaître le motif souhaité. La vitesse de gravure dépend de la concentration de
la solution, de la température et de l’épaisseur du cuivre (classiquement quelques mn).
L’échantillon est rincé puis plongé dans l’acétone pour éliminer la résine restante. Le
composant final est obtenu après un dernier rinçage à l’eau et subira une dorure afin d’éviter
l’oxydation du conducteur.
II.1.2.5. Dorure
Une couche fine d’or est déposée sur les bobinages en cuivre afin d’éviter l’oxydation du
dispositif. La méthode de dorure utilisée est la méthode dite « dorure galvanoplastie » comme
représenté sur la figure III.8.
Au moyen d’un courant électrique, le métal préalablement dissous dans un bain (or) est
déposé sur la pièce à protéger. Cette opération utilise le principe de l’électrolyse
(décomposition chimique des substances en solution, produite par un courant électrique).
Lorsqu’un générateur crée une différence de potentiel entre l’anode et la cathode, un champ
électrique est généré dans l’électrolyte. Les ions positifs se dirigent vers la cathode et sont
réduits sous forme de métal (Au3+), tandis que les ions négatifs se dirigent vers l’anode et sont
oxydés. C’est ainsi que le film d’or se dépose sur l’échantillon dont l’épaisseur est fonction du
temps.
II.1.2.6. Bonding
Le bonding qui est en général réalisé en fil d’or ou d’aluminium permet de relier
électriquement le plot extérieur au plot central. Il est soudé par ultrasons à l’aide d’une
machine (type KS4523) disponible au laboratoire CIME de Grenoble (figure III.9). Pour ce
type de soudure, l’énergie au niveau de la soudure est apportée par micro-vibration à une
fréquence élevée sous une certaine pression. Les vibrations sont entretenues par un
transducteur piézo-électrique solidaire d’une électrode mobile appelée « sonotrode » au bout
de laquelle est fixé l’outil. Le bonding (Figure III.10) est indispensable pour la réalisation des
mesures à l’aide d’un analyseur vectoriel qui ne dispose pas de sondes permettant de faire des
mesures sur des échantillons où les deux plots (plot central et le plot extérieur) ne sont pas
connectés.
II.1.3. Bilan
Le tableau III.3 récapitule toutes les étapes de la réalisation de nos inductances à air, depuis le
dépôt de cuivre jusqu'à la pose de fils reliant le plot extérieur au plot intérieur (bonding).
Dépôt de cuivre
Dépôt de la résine
Insolation
Révélation
Gravure
Dorure
II.2.2.2. Le rodage
Le rodage est la technique qui consiste à diminuer l’épaisseur du YIG (quelques centaines
µm) par enlèvement de matière pour avoir l’épaisseur voulue. Pour avoir l’épaisseur désirée le
réglage de la hauteur du porte-substrat à l’aide d’un comparateur se fait en tenant compte de
l’épaisseur de l’ensemble du substrat plus une marge de 40 µm.
Un abrasif composé de carbure de silicium et d’eau est utilisé lors de l’opération de rodage
pour obtenir une bonne planéité. La rodeuse est représentée par la figure III.11.
Plateau
L’état de la surface est ensuite contrôlé par un profilomètre (figure III.12 b) afin d’obtenir une
rugosité permettant une bonne adhérence du conducteur.
Plateau supérieur
Porte substrat
Tapis ¼ micro
Plateau inferieur
II.2.3. Bilan
Le tableau III.4 ci-dessous fait la synthèse des étapes micro technologiques de la réalisation
des inductances à une couche de matériau magnétique. Les autres étapes allant du dépôt de
cuivre à la pose du bonding sont identiques à celles utilisées pour l’inductance à air.
Tableau III.4 : Synthèse de la réalisation des inductances à une couche de matériau magnétique
Etapes Photos
Rodage pour obtenir Porte substrat Comparateur
l’épaisseur de matériau
magnétique désirée (après
Plateau
collage sur le verre)
Le LCR mètre est caractérisé par sa gamme de fréquence, son impédance de sortie, sa
précision, les modes de mesure à utiliser, la méthode de mesure et les paramètres primaires et
secondaires mesurés. Ces différents paramètres sont regroupés dans le tableau 1.
Le choix du modèle de mesure se fait en fonction des valeurs d’impédances prédéfinies par
l’appareil et de chaque gamme spécifiée dans le tableau 2.
Figure III.14 : Pont auto équilibré du LCR mètre 4284A [Kriga, 2008].
Selon la figure III.14, les principaux constituants de l’appareil sont la résistance connue avec
précision notée Rr, l’oscillateur contrôlé en amplitude et en phase et le détecteur de zéro.
L’appareil a pour principe de base de mesurer les grandeurs vectorielles courant-tension aux
bornes du DST (Dispositif Sous Test) et détermine l’impédance Z ou l’admittance Y en
utilisant respectivement les modèles série ou parallèle.
Le principe du pont auto-balancé consiste à maintenir un potentiel nul au point « Low » de
l’entrée du détecteur. Ce dernier agit sur la phase et l’amplitude du signal délivré par
l’oscillateur pour maintenir à tout moment une tension nulle au point « Low » [Kriga, 2008].
Ainsi dans ces conditions, le courant ix traversant le dispositif sous test (Zx) est déterminé par
l’expression suivante :
E DST -E RR
ix = = (III.1)
Zx Rr
E
Z x = -Rx DST (III.2)
E RR
La tension aux bornes du dispositif sous test EDST et le courant circulant dans ce dernier
permettent de déterminer l’impédance Zx en module et en phase. Dans le cas d’un modèle
équivalent au modèle RL série, on obtient :
R = [Link]φ (III.3)
Lω = [Link]φ (III.4)
Dans cette technique de mesure, les câbles ainsi que leur contact avec le dispositif sous test
étant résistifs et inductifs [Dagal, 2013], le courant de mesure provoque des chutes de tension
parasites dans ces impédances. Ainsi on mesure l’impédance du dispositif plus l’impédance
de contact et des câbles ( ZDST + Zcontact + Zcables ) comme l’indique la figure III.16 ci-après.
Cette méthode est utilisée lorsque les impédances parasites sont négligeables par rapport aux
impédances à mesurer.
Pour remédier à cet inconvénient, nous procédons à la méthode de mesure dite « 4 pointes »,
qui consiste à injecter un courant de mesure et à mesurer la tension avec un second jeu de
câbles, exactement aux bornes du dispositif à caractériser [Kriga, 2008]. On détermine alors
précisément la valeur de ZDST à mesurer.
III.1.4. Calibrage
Dans la pratique toute mesure est entachée d’erreurs qui peuvent être systématiques ou
aléatoires. Les erreurs systématiques sont dues aux méthodes utilisées et les erreurs aléatoires
sont dues à plusieurs changements physiques lors de la mesure.
C’est ainsi, pour minimiser toutes ces erreurs et avoir des résultats les plus précis possible, le
calibrage de l’appareil de mesure est obligatoire avant la caractérisation. L’appareil de mesure
peut être calibré suivant trois méthodes (Open, Short et Load) :
- Open : utilisé pour des mesures en mode parallèle, permet de réduire les parasites
( G = 1 R : Conductance et B = 1 X : susceptance).
- Short : corrige l’impédance résiduelle (R : résistance et X = Lω : réactance) pour les
mesures en mode série.
- Load : minimise les autres erreurs dues à la réflexion dans les câbles coaxiaux et
s’utilise pour les structures complexes.
Pour obtenir des mesures avec une précision acceptable, il convient de se placer à une
fréquence pour laquelle le déphasage est suffisant (entre 10 et 80°). Lorsque ce dernier est
proche soit de 0 soit de 90° l’appareil donne des résultats peu précis. Pour obtenir un
déphasage optimal de 45° (L = R), il convient d’effectuer les mesures aux MHz compte tenu
de la valeur de nos inductances.
Ainsi le LCR mètre sera utilisé pour mesurer la résistance r en basse fréquence, la mesure de
L aux très basses fréquences étant impossible compte tenu de la faible valeur de Lω par
rapport à r.
Le testeur sous pointes (modèle PM5) est un dispositif placé sur un marbre qui atténue les
vibrations qui peuvent fausser les mesures (figure III.21). Il permet de positionner suivant les
axes x, y et z par l’intermédiaire de vis micrométriques, les pointes sur le dispositif sous test.
Une loupe binoculaire, permettant d’agrandir l’image du dispositif, est associée à ce testeur
sous pointes.
Les excitations successives des deux ports donnent les termes de la matrice Sij de dispersion
du dispositif sous test en fonction de la fréquence. La première tâche du système consiste à
diriger l’excitation soit du port 1 vers le port 2 ou bien le contraire, afin de pouvoir mesurer
successivement les paramètres S11et S21 puis S12 et S22 [Bayard, 2000] [Agilent N.A]
[[Link] 2014]. La figure III.23 montre que lorsque l’un des deux ports est excité, le
système sépare le signal généré par la source RF en deux parties. La première partie (signal
incident) est destinée à la voie de test et constitue la source pour le DST. La deuxième sert de
signal de référence R auquel sont comparés le signal réfléchi A et le signal transmis B par le
DST.
Figure III.23 : Schéma de base de la mesure des différents signaux [Agilent N.A]
[[Link], 2014].
Le principe de l’analyseur vectoriel de réseaux est basé sur le système de transmission des
signaux à travers un quadripôle qui permet de déterminer les paramètres Sij comme le montre
la figure III.24 :
III.2.3. Calibrages
Le calibrage a pour objectif de minimiser les erreurs de différentes origines afin d’obtenir des
mesures aussi idéales que possible à partir d’un dispositif sous test. Avant toutes mesures et
afin d’avoir des résultats précis, l’utilisateur est tenu d’effectuer un ensemble de mesures pour
éliminer les erreurs systématiques.
Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons décrit les étapes de la simulation, de la réalisation et de la
caractérisation de chacune de nos inductances planaires à air et à couches magnétiques. Ces
étapes sont indispensables pour la confrontation des résultats obtenus par simulation et
mesure.
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CHAPITRE IV : RESULTATS
SOMMAIRE CHAPITRE IV
CHAPITRE IV : RESULTATS
Ce chapitre présente les résultats de nos travaux effectués sur les composants sans pertes fer
et les composants avec pertes fer. Les composants sans pertes fer sont les inductances à air
composées d’un bobinage de cuivre déposé sur un substrat d’alumine et les composants avec
pertes fer sont les inductances à une couche de matériau magnétique. Ces résultats concernent
la détermination des pertes par effet Joule dans le bobinage de ces composants obtenus par
simulation, ils seront confrontés à ceux obtenus par mesure.
Alumine
Chuck
a) b)
Le résultat de la comparaison de ces admittances est montré sur les figures IV.2, IV.3 et IV.4.
A titre d’exemple, nous montrons uniquement les paramètres Y11, Y12 et Y22 de l’inductance
5_400_50, les comparaisons mesure-simulation pour les autres composants étant similaires.
On observe une très bonne concordance entre simulation et mesure : les allures de courbes
d’admittances sont identiques avec des amplitudes très proches. On peut cependant noter
quelques décalages sur les fréquences de résonance et l’amplitude des pics.
Alumine
Chuck Téflon
a) b)
Le résultat de la comparaison de ces admittances est montré sur les figures IV.6, IV.7 et IV.8.
De même que pour les composants avec plan de masse, nous ne donnons que les résultats
relatifs à l’inductance 5_400_50.
Ces figures montrent de très bonnes concordances entre simulation et mesure. Les mêmes
observations sont faites sur les allures de courbes d’admittances qui sont identiques avec des
amplitudes très proches. Elles présentent des pics de résonance assez proches, avec cependant
de lègers décalages sur les fréquences de résonances.
Figure IV.9 : Comparaison Y12 de l’inductance 5_400_50 sans et avec plan de masse
On observe une résonance marquée pour le dispositif sans plan de masse, tandis que la
résonance disparait ou est fortement attenuée pour le dispositif avec plan de masse. La spirale
étant proche d’un plan de masse induit des champs magnétiques variables et des courants de
Foucault dans le chuck électriquement conducteur ce qui se traduit par des pertes
supplémentaires. Ces pertes supplémentaires s’additionnent aux pertes dans la spirale et
contribuent à limiter l’amplitude de la résonance. Ainsi, la résistance série du modèle dévient
plus élevée, elle correspond en fait à la somme de deux résistances, celle modélisant les pertes
dans le bobinage, l’autre modélisant les pertes dans le plan de masse.
Avant d’entamer les comparaisons sur les résistances et comme nous utiliserons les
paramètres d’admittances pour leur détermination, nous nous intéressons tout d’abord à la
précision sur le calcul de ces dernières.
Comme nous l’avons fait remarquer, les perturbations sur les paramètres Sij
peuvent apporter des modifications sur le paramètre Y12 utilisé pour la
détermination de la résistance en ̏ moyenne fréquence ̋. Cette sensibilité des S ij
peut influencer les précisions de nos résultats avec des incertitudes. Pour vérifier
cette hypothèse, nous avons ajouté un pourcentage d’erreurs sur les paramètres Sij
de l’inductance 5 spires, en fonction desquels le paramètre Y12 est calculé. Nous
avons ensuite comparé les facteurs d’augmentation r/rDC (figure IV.10). La courbe
(C1) correspond aux résultats obtenus à partir des paramètres Sij réputés justes. La
courbe (C2) correspond aux résultats à partir des paramètres Sij présentant 1%
d’erreur (0.99 Sij) tandis que la courbe (C3) est obtenue pour 5% d’erreur (0.95
Sij).
Spirale 5_400_50 Sij modifiés:Comparaison r/rDC
5
r/rDC
4,5
3,5
Erreur de 13,6%
3
Erreur de 30%
Erreur de 17,6%
2,5 (C1)
Erreur de 8,8%
2
(C2)
1,5
(C3)
1
0,5
0
Fréquence en GHz
0 0,01 0,02 0,03 0,04 0,05 0,06 0,07 0,08 0,09 0,1
14
12
10
Mesure
5_400_200_APM
6
Simulation
5_400_200_APM
4
Fréquence (GHz)
0
0,0001 0,001 0,01 0,1 1
Figure IV.11 : Comparaison, rapport r rDC de la spirale 5_400_200 avec plan de masse entre
simulation et mesure.
14
Spirale 10_200_100 avec plan de masse: Comparaison de r/rDC entre
r/rDC simulation et mesure
12
10
Mesure
10_200_100_APM
8
Simulation
4 10_200_100_APM
Fréquence (GHz)
0
0,0001 0,001 0,01 0,1 1
Figure IV.12 : Comparaison rapport r rDC de la spirale 10_200_100 avec plan de masse entre
simulation et mesure.
10
Spirale 15_400_100 avec plan de masse: Comparaison de r/rDC entre
r/rDC simulation et mesure
9
7
Mesure
6 15_400_100_APM
4
Simulation
15_400_100_APM
3
Fréquence (GHz)
0
0,0001 0,001 0,01 0,1 1
Figure IV.13 : Comparaison, rapport r rDC de la spirale 15_400_100 avec plan de masse entre
simulation et mesure.
Les figures IV.11, IV.12, IV.13 montrent, pour différentes structures d’inductance, une bonne
concordance entre les résultats de simulation et ceux de mesure.
40
Spirale 5_400_50 sans plan de masse: Comparaison de r/rDC entre
r/rDC simulation et mesure
35
30 Simulation
5_400_50_SPM
25
20
15
Mesure
5_400_50_SPM
10
Fréquence (GHz)
0
0,0001 0,001 0,01 0,1 1
Figure IV.14 : Comparaison, rapport r rDC de la spirale 5_400_50 sans plan de masse entre
simulation et mesure
20
Mesure
15 5_400_100_SPM
10
Simulation
5_400_100_SPM
Fréquence (GHz)
0
0,0001 0,001 0,01 0,1 1
Figure IV.15 : Comparaison, rapport r rDC de la spirale 5_400_100 sans plan de masse entre
simulation et mesure
On remarque également une bonne corrélation entre les résultats de mesure et ceux de
simulation d’après les illustrations de la figure IV.14 et de la figure IV.15.
Ces résultats qui montrent de bonnes corrélations entre les résistances obtenues à partir des
simulations et des mesures nous donnent une première impression sur la fiabilité de la
10
Spirale
7 5_400_100
5
Spirale
4
5_200_100
3 Spirale
5_100_100
2
Fréquence (GHz)
0
0,0001 0,001 0,01 0,1 1
Figure IV.16 : Comparaison des rapports r rDC des inductances 5 spires de largeurs 100, 200 et
400µm avec une distance entre spires de 100µm.
6
Comparaison de r/rDC des inductances 10 spires de largeur 100, 200 et 400µm
r/rDC et distance entre spires de 100µm.
Spirale
4 10_400_100
Spirale
3 10_200_100
Spirale
2 10_100_100
Fréquence (GHz)
0
0,0001 0,001 0,01 0,1 1
Figure IV.17 : Comparaison des, rapport r rDC des inductances 10 spires de largeurs 100, 200 et
400µm avec une distance entre spires de 100µm.
10
Comparaison de r/rDC des inductance 15 spires de largeur 100, 200 et
r/rDC 400µm et distance entre spires 100
9
8
Spirale
7 15_400_100
5 Spirale
15_200_100
4
3
Spirale
15_100_100
2
1
Fréquence (GHz)
0
0,0001 0,001 0,01 0,1 1
Figure IV.18 : Comparaison des rapports r rDC des inductances 15 spires de largeurs 100, 200 et
400µm avec un distance entre spires de 100µm.
Les figures précédentes (IV.16 à IV.18) comparent l’évolution de r rDC , donc des pertes pour
des composants possédant le même nombre de spires (respectivement 5, 10 et 15 spires) mais
des largeurs de conducteurs différents. On observe que :
- Plus la largeur du conducteur est importante, plus l’augmentation des pertes est
grande. Par exemple figure IV.16 pour 0,1GHz la valeur du rapport r rDC évolue de 2 à
4,5 lorsque la largeur du conducteur passe de 100µm à 400µm.
Cette évolution des pertes est due à l’augmentation des courants de Foucault dans les
conducteurs qui est d’autant plus importante que la section des conducteurs est forte.
W=100µm W= 400µm
Figure IV.19 : Répartition à 0,1GHz des courants dans la largeur du conducteur pour des
inductances 10 spires obtenues sous HFSS : a) conducteur de largeur 100µm ; b) conducteur de
largeur 400µm.
La figure IV.19 suggère que cette augmentation est principalement due aux effets de peau. En
effet à 100MHz, la profondeur de peau est de 6,66µm. on observe sur la figure IV.19.a) que le
courant est principalement réparti sur la moitié de la section, ce qui conduit à un doublement
de la résistance r.
Figure IV.19.b), le courant est réparti sur environ ¼ de la surface qui provoque une
augmentation d’un facteur 4 de la résistance.
Les figures IV.20 et IV.21 permettant d’étudier l’influence du nombre de spires sur
l’évolution du rapport r rDC en fonction de la fréquence. La figure IV.20 correspond à des
inductances de 5, 10 et 15 spires avec une largeur de pistes de 200µm (épaisseur 5µm) et une
distance entre spires de 100µm. La figure IV.21 correspond à des inductances presque
identiques à celle de la figure IV.20, seule la largeur des pistes est différentes : 400µm.
9
Comparaison de r/rDC des inductances 5, 10 et 15 spires avec largeur
r/rDC 200µm et distance entre spire de 100µm
8
7 Spirale
15_200_100
6
5 Spirale
10_200_100
4
Spirale
3
5_200_100
Fréquence (GHz)
0
0,0001 0,001 0,01 0,1 1
Figure IV.20 : Comparaison des rapports r rDC des inductances 5, 10 et 15 spires de largeurs
200µm avec une distance entre spires de 100µm.
10
Comparaison de r/rDC des inductances 5, 10 et 15 spires avec largeur
r/rDC 400µm et distance entre spire de 100µm
9
8
Spirale
7 15_400_100
6
Spirale
5 10_400_100
4 Spirale
5_400_100
3
Fréquence (GHz)
0
0,0001 0,001 0,01 0,1 1
Figure IV.21 : Comparaison des rapports r rDC des inductances 5, 10 et 15 spires de largeurs 400µm
avec une distance entre spires de 100µm.
En basse fréquence lorsque les effets de peau et de proximité sont négligeables, l’évolution du
rapport r rDC est très faible et identique pour les trois inductances.
Au-delà de 10MHz, les effets des courants de Foucault ne sont pas négligeables et le rapport
r rDC augmente. On peut observer sur chacune de ces deux figures, que plus le nombre de
spires est élevé, plus l’augmentation du rapport r rDC est grande. En effet, plus le nombre de
spires est important, plus le flux à travers l’inductance est élevé, cette augmentation se
traduisant par une augmentation de l’inductance L comme l’indique la formule de
Sunderarajan Mohan [Mohan, 1999].
α1
Ls = β.d out .w α2 .d moy
α3
.n α4 .e α5 (IV.1)
Avec w : larguer du conducteur, e : épaisseur du conducteur, n : nombre de spires, β et αi dépendant
de la géométrie de la spirale, dout : diamètre extérieur, dmoy = (dout+ din)/2 et din : diamètre intérieur.
Ce travail sera réalisé pour les deux configurations déjà étudiées : avec plan de masse (APM)
et sans plan de masse (SPM).
- La courbe (C1) correspond à une spirale avec une distance inter spires faible (50µm) ;
- La courbe (C2) correspond à une spirale presque identique (même nombre de spires,
même largeur du conducteur) mais avec une distance entre spires importante
(400µm) ;
- La courbe (C3) donne l’évolution du rapport r rDC en ne prenant en compte que les
effets de peau. Cette courbe est obtenue en utilisant l’expression de Yue [Yue, 2000].
ρ
Rep = L. (IV.2)
w.δ.(1 - e -e δ )
4
Spirale 5_400 avec plan de masse avec distance entre spires variable:
r/rDC comparaison r/rDC
3,5
(C1)
Spirale
3 5_400_50_APM
2,5
5_400_EP
2
Spirale
5_400_400_APM
1,5 (C2)
(C3)
1
0,5
Fréquence (GHz)
0
0,0001 0,001 0,01 0,1 1
Figure IV.22 : Comparaison des rapports r rDC dûs à l’effet de peau et les spirales 5_400 avec plan
de masse et distance entre spires variable.
Nous remarquons que les augmentations des résistances des spirales sont supérieures à celle
au seul effet de peau (C3), ce qui explique qu’en plus des pertes dues effets de peau, d’autres
pertes sont prises en compte. Dans le cas d’une inductance à air, ces pertes ne sont autres que
celles dues aux effets de proximité.
4
Spirale 5_400 avec plan de masse avec distance entre spires variable:
r/rDC
comparaison r/rDC
3,5
(C1)
Spirale
3 5_400_50_APM
(C2)
2,5
2 Spirale
5_400_100_APM
Spirale
1,5
5_400_400_APM
(C3)
1
0,5
Fréquence (GHz)
0
0,0001 0,001 0,01 0,1 1
Figure IV.23 : Comparaison des rapports r rDC des spirales 5_400 avec plan de masse et avec
distance entre spires variable en simulation
La figure IV.23 montre que les pertes par effets de proximité sont plus importantes chaque
fois que la distance entre spires est petite sur cet intervalle de fréquence, ce qui confirme le
principe de l’effet de proximité.
Suite à ces différentes études, nous pouvons en tirer le bilan suivant : La figure IV.24 illustre
les différents résultats obtenus.
3
Spirale 5_400_400 avec plan de masse : comparaison r/rDC
r/rDC
2,5 ρ
Rep = L.
w.δ.(1 - e -e δ )
2 5_400_400_EP
Spirale
5_400_400_APM Effet de
1,5 proximité
Effet de peau
1
rDC/rDC_5_400_400
0,5
=
Fréquence (GHz)
0
0,1 1 10 100 1000
Figure IV.24 : spirales 5_400 avec plan de masse séparation des pertes.
i) Effet de peau
Les allures des augmentations du rapport r rDC issues des simulations des inductances de 5
spires, 400µm de largeur de conducteurs avec des distances entre spires variables de 50 à
400µm et l’augmentation des pertes par effet de peau sont données sur la figure IV.25.
6
Spirale 5_400 sans plan de masse avec distance entre spires variable:
r/rDC comparaison r/rDC
5
(C1)
4 Spirale
5_400_50_SPM
Spirale 5_400_EP
2 5_400_400_SPM (C2)
1
(C3)
Fréquence (GHz)
0
0,0001 0,001 0,01 0,1 1
Figure IV.25 : Comparaison des rapports r rDC dus à l’effet de peau et les spirales 5_400 sans plan
de masse et distance entre spires variable.
Les mêmes observations sont faites sur les augmentations des pertes par rapport à l’effet de
peau. Elles montrent aussi la prise en compte des pertes supplémentaires dues aux effets de
proximité.
5
(C1)
Spirale
5_400_50_SPM
4
(C2)
3
Spirale
5_400_100_SPM Spirale
5_400_400_SPM
2
(C3)
Fréquence (GHz)
0
0,0001 0,001 0,01 0,1 1
Figure IV.26 : Comparaison des rapports r rDC des spirales 5_400 sans plan de masse et avec
distance entre spires variable en simulation.
La figure IV.26 montre que l’évolution des pertes dues aux effets de proximités est aussi
respectée dans l’environnement sans plan de masse.
De ce qui précède, nous pouvons conclure que la méthode proposée dans cette étude présentée
permettant la détermination de l’évolution de la résistance en fonction de la fréquence est bien
adaptée pour les inductances planaires sans pertes fer de plusieurs spires. Les résultats entre
simulations et mesures montrent sa fiabilité. Reste à savoir si nous pouvons l’utiliser pour la
détermination de la résistance en fonction de la fréquence pour d’autres inductances possédant
un design assez différent, inductances que nous présentons aux paragraphes suivants.
de la métallisation (M8, M9) du composant comme indiqué figure IV.27 devait avoir des
dimensions compatibles avec l’intégration, car seul le niveau M9 peut permettre d’utiliser des
couches de cuivre d’épaisseur souhaitée. Par solution de facilité, l’idéal est de réaliser
l’inductance sur un seul niveau pour éviter des vias verticaux. Cette contrainte va guider le
choix du design de cette inductance.
Niveau d’intégration
de l’inductance
L’inductance de 1 spire en forme d’oméga est présentée figure IV.28. Le plan de masse
entourant la spirale oméga est seulement destiné aux mesures à l’analyseur vectoriel de
réseaux (utilisation de sonde G S G).
Plan de masse
Figure IV.28 : Inductance 1 spire en oméga.
I.2.1. Modélisation
Nous avons modélisé cette inductance en passant par l’analyse des courbes d’admittances
obtenues en simulation. La figure IV.29 illustre l’évolution des modules des paramètres
admittances Y11, Y22 et Y12 en fonction de la fréquence. L’analyse de ces courbes met en
évidence différentes zones :
- comportement résistif pur en très basse fréquence (module constant) ;
- comportement inductif en moyenne fréquence (pente de -20 dB/décade) ;
- comportement résonnant (parallèle) aux très hautes fréquences (module tend vers 0) ;
- comportement résonnant (série) au-delà (module tend vers des valeurs élevées).
A partir de cette analyse, il est possible de proposer un schéma équivalent rendant compte du
comportement fréquentiel du composant. Ainsi on observe (Figure IV.29) que les paramètres
Y11 et Y22 sont identiques, ce qui illustre la symétrie du composant. Entre 10GHz et 20GHz
apparait une résonance parallèle pour Y11 et Y22. L’admittance Y12 ne fait pas apparaitre de
résonance parallèle. Il est donc possible jusqu’au-delà de la première résonance de modéliser
En utilisant les trois zones de détermination rappelées ci- dessus, nous avons trouvé l’allure
de la résistance en fonction de la fréquence de l’inductance 1 spire carré en oméga de
0,75mm*0,75mm de 100µm largeur de conducteur.
- en très basse fréquence (𝑟𝐷𝐶 ) ;
- aux fréquences moyennes (les phénomènes capacitifs sont négligeables) ;
- aux résonances en très haute fréquence.
1,5
0,5
10
6
Mesure
0,75mm_150µm
Simulation
4 0,75mm_150µm
Fréquence en GHz
0
0,001 0,01 0,1 1 10
Figure IV.32 : Comparaison, rapport r rDC entre simulation et mesure d’une inductance oméga de
0,75mm*0,75mm et 150µm de largeur du conducteur.
14
Spirale oméga 0,75mm _ 200µm : Comparaison entre simulation et mesure
r/rDC
12
10
Mesure
6 0,75mm_200µm
Simulation
0,75mm_200µm
4
0
Fréquence (GHz)
0,001 0,01 0,1 1 10
Figure IV.33 : Comparaison, rapport r rDC entre simulation et mesure d’une inductance oméga de
0,75mm*0,75mm et 200µm de largeur du conducteur.
Les figures IV.32 et IV.33 montrent une bonne corrélation entre simulation et mesure. Ces
résultats confirment que notre méthode de détermination des résistances représentant les
pertes est aussi applicable pour un autre type d’inductance : les inductances à air d’une seule
spire en oméga.
20 Simulation
0,75mm__250
15 Simulation
0,75mm_100
10 0,75mm__EP
Simulation
0,75mm_50
Fréquence (GHz)
0
0,0001 0,001 0,01 0,1 1 10 100
Figure IV.34 : Comparaison des rapports r rDC dû à l’effet de peau et ceux des inductances
0,75mm*0,75mm avec une largeur variable (simulation).
Nous remarquons sur la figure IV.34 que toutes les courbes sont supérieures à celle des pertes
par effet de peau, ce qui montre premièrement que les pertes par effets de proximité sont aussi
prises en compte. Il est cependant difficile de séparer les effets de peau et de proximité
puisque deux paramètres changent en même temps :
- la largeur du conducteur (impactant directement l’effet de peau) ;
- la distance entre conducteurs (influence directe sur les effets de proximité).
Verre
YIG
inductances
Dans cette étude, nous allons comparer les résultats obtenus à partir des simulations sous
HFSS et des mesures effectuées au VNA sans tenir compte de l’environnement, parce que la
platine en fer (Chuck) n’a pas d’effet (le ferrite se comporte comme un mur magnétique, de
plus le verre possède une épaisseur importante (1,5mm). Nous précisons que le matériau
magnétique YIG que nous utilisons a une perméabilité et une tangente de pertes variables en
fonction de la fréquence, elles sont prises en compte lors des simulations (annexe II).
Les résultats présentés concernent la résistance r(f) déterminée par notre méthode, la mise en
évidence des pertes fer dans le matériau magnétique ainsi que les effets de peau et de
proximité.
Avant d’entamer nos travaux, nous présenterons en guise d’exemple la résistance représentant
les pertes en fonction de la fréquence d’une inductance à une couche de matériau magnétique
déterminée aussi par la nouvelle méthode décrite (figure IV.36).
35
r (Ω)
30
25
Fréquences de résonance
20
15
10
rDC calculée
Fréquence (MHz)
0
0,1 1 10 100 1000
On peut remarquer que l’augmentation de la résistance est beaucoup plus importante que pour
des inductances à air, r rDC atteignant plusieurs dizaines (figures IV.36, IV.37).
Mesure
60 5_400_50_1c
50
40
Simulation
30 5_400_50_1c
20
10
Fréquence en MHz
0
0,1 1 10 100 1000
Figure IV.37 : Comparaison entre simulation et mesure d’une inductance 5_400_50 à une couche de
matériau magnétique (YIG de 1mm d’épaisseur).
80
Spirale 5_400_200 à une couche: Comparaison de r/rDC entre simulation
r/rDC et mesure
70
Mesure
60 5_400_200_1c
50
40
Simulation
30
5_400_200_1c
20
10
Fréquence en MHz
0
0,1 1 10 100 1000
Figure IV.38 : Comparaison entre simulation et mesure d’une inductance 5_400_200 à une couche de
matériau magnétique (YIG de 1mm d’épaisseur).
Les figures IV.37 et IV.38 montrent une bonne corrélation entre mesure et simulation.
Ces résultats qui montrent de bonnes corrélations entre les résistances obtenues à partir des
simulations et des mesures nous permettent de valider aussi l’utilisation de notre méthode sur
les inductances à matériau magnétique ou à pertes fer. Reste à mettre en évidence les pertes
fer, à étudier l’évolution des pertes et à confirmer la prise en compte des effets de peau et de
proximité.
Remarque : Sur la figure IV.39, nous traçons r et non r rDC puisque l’une des simulations a
été effectuée en considérant le conducteur parfait donc rDC=0. Cette simulation a été conduite
pour mettre en évidence les pertes fer.
35
Spirale 5_400_50: Comparaison de résistances
r(Ω)
30
r_5_400_50_1c_$µ_$tan
(C4)
25
r_5_400_50_1c_$µ_$tan
20 perfect (C3)
15
r_5_400_50_1c_$µ_tan=0
10
r_5_400_50_air
(C2) (C1)
5
Fréquence (MHz)
0
0,1 1 10 100 1000
Figure IV.39 : Comparaison des résistances r(f) image de l’évolution des pertes dans une inductance
à air et dans une inductance à une couche de matériau magnétique (YIG de 1mm d’épaisseur).
Il convient de préciser que pour ces simulations, nous avons utilisé une perméabilité µr
variable en fonction de la fréquence afin de se rapprocher de conditions réelles.
Il est essentiel d’indiquer qu’en présence d’une couche de matériau magnétique épaisse (1mm
de matériau magnétique) le flux est doublé par rapport à celui de l’inductance à air identique
(même dimensions, même géométrie).
Ainsi la figure IV.39 présente quatre courbes :
- la courbe (C1) représentant les pertes dans l’inductance à air c’est-à-dire uniquement
dans le bobinage. L’évolution de r(f) n’appelle pas de commentaire particulier
puisqu’elle a déjà été étudiée au paragraphe I.
- La courbe (C2) représente uniquement les pertes fer dans l’inductance à une couche de
matériau magnétique (tangente de pertes non nulle) mais sans perte dans le bobinage
(conducteur parfait). Ainsi, en basse fréquence les pertes fer étant nulle (ou très
négligeables) la résistance équivalente est nulle. Au-delà de 100MHz, les pertes dans
matériau magnétique ne sont plus négligeables et la résistance équivalente r(f) croit
avec la fréquence.
- la courbe (C3) représente uniquement les pertes dans le bobinage du composant à
couche magnétique (conducteur non idéal mais tangente de pertes nulle). Il s’agit donc
des pertes dans la spirale en présence d’une couche de matériau magnétique qui
augmente le flux. Le flux étant plus important (par rapport à celui d’une inductance à
air), les courants induits dans le conducteur seront donc plus élevés, on obtient alors
une résistance r(f) plus grande (que celle d’une inductance à air).
- La courbe (C4) représente les pertes cuivre et les pertes dans l’inductance à une
couche de matériau magnétique (conducteur non idéal et tangente de pertes non nulle).
La résistance r(f) représente les pertes fer et les pertes cuivre.
La figure IV.40 illustre la méthode de séparation des pertes par les différentes simulations.
35
Spirale 5_400_50: Comparaison de résistances
r(Ω)
30
pertes fer + pertes pertes fer uniquement
cuivre avec 2φ avec 2φ
(C4)
25 (C2)
(C3)
r4(f)
r4 = r2 + r3 r2(f)
20
pertes cuivre
= + avec 2φ
(C4) = (C2) +( C3) r3(f)
15
14 = 5 + 9
r1(f)
10
(C1)
5 pertes cuivre
avec φ
Fréquence (MHz)
0
50 500
Figure IV.40 : Comparaison des résistances r(f) image de l’évolution des pertes dans une inductance
à air et dans une inductance à une couche de matériau magnétique (YIG de 1mm d’épaisseur).
La résistance r4(f) représentant l’ensemble des pertes dans le composant à une couche
magnétique est donnée par la courbe C4. Cette résistance r4(f) correspond à la somme de deux
résistances :
- r2(f) qui représente les pertes fer seules ;
- r3(f) qui rend compte des seules pertes cuivre pour un composant à une couche de
matériau magnétique mais sans pertes fer.
Les résistances r4 et r1 peuvent être obtenues à partir de mesure ou de simulation, tandis que
les résistances r2 et r3 ne peuvent être obtenues que par simulation.
30
Inductance à une couche de 15 spires avec largeur variable: comparaison
r/rDC r/rDC
25
Spirale
20 15_400_100_1c W=400µm
15
Spirale
15_200_100_1c W=200µm
10
Spirale
15_100_100_1c W=100µm
5
0 Fréquence (MHz)
0,1 1 10 100 1000
Figure IV.41 : Comparaison des rapports r rDC des inductances à une couche de 15 spires avec
largeur variable.
30
Inductance à une couche de 10 spires avec largeur variable: comparaison
r/rDC r/rDC
25 C400
Spirale
10_400_100_1c
20
W=400µm
15
Spirale
10_200_100_1c W=200µm
10
Spirale
10_100_100_1c W=100µm
5 B400
A400
C100
B100 Fréquence (MHz)
0 A100
0,1 1 10 100 1000
Figure IV.42 : Comparaison des rapports r rDC des inductances à une couche de 10 spires avec
largeur variable.
Les figures (IV.41 et IV.42) comparent l’évolution de r rDC , donc des pertes pour des
composants possédant le même nombre de spires (respectivement 15 et 10 spires) mais des
largeurs de conducteur différentes. On observe également que, plus la largeur du conducteur
est importante, plus l’augmentation des pertes est grande. Cette évolution des pertes est due à
l’augmentation des courants de Foucault dans les conducteurs qui est d’autant plus importante
que la section des conducteurs est forte. Cette observation sera confirmée par la répartition du
courant dans les sections des conducteurs de largeurs différentes figure IV.43.
W=100µm W= 400µm
A100 A400
a) : f = 10MHz
W=100µm W= 400µm
B100 B400
b) : f = 50MHz
W=100µm W= 400µm
C100 C400
c) : f=100MHz
Figure IV.43 : Répartition à différentes fréquences des densités de courants dans les largeurs des
conducteurs des spirales 10 spires, de distance entre spires 100µm, de largeur 100µm et 400µm
(HFSS).
25
(C1)
Spirale (C2)
20 15_400_100_1c
15
(C3)
Spirale
10_400_100_1c
10
Spirale
5_400_100_1c
5
Fréquence (MHz)
0
0,1 1 10 100 1000
Figure IV.44 : Comparaison des rapports r rDC des inductances à une couche de 5,10 et 15 spires
avec une largeur de 400µm.
On constate sur cette figure IV.44 qui compare les inductances de différents nombres de
spires avec même largeur de conducteur que les pertes sont plus importantes chaque fois le
nombre de spires est grand. Ce constat sera appuyé par l’exemple de la répartition du courant
dans les spirales 5_400_100 et 15_400_100 figure IV.45.
Figure IV.45 : Répartition à 50MHz des courants dans les spirales : a) spirale 5_400_100) ; b)
spirale 15_400_100.
La figure IV.45 nous montre qu’à cette fréquence, le courant est réparti sur la grande partie de
la spirale 5_400_100, tandis qu’il occupe les périphéries du conducteur sur l’inductance
15_400_100. Cette différence sur l’occupation de surfaces par le courant implique les
différences sur les résistances représentant les pertes. Plus la surface occupée est importante,
plus la résistance est petite. Ce qui confirme que les pertes de l’inductance 15_400_100 sont
plus importantes que celles de l’inductance 5_400_100.
Ces constats nous permettent de conclure également que l’augmentation des effets de peau est
fonction de la largeur du conducteur et celui des effets de proximité est fonction du nombre de
spires et de la distance entre ces dernières.
La figure IV.46 montre l’évolution du rapport r rDC pour trois valeurs de la distance entre
spires : 200µm, 100µm et 50µm. Il s’agit de résultats de simulation pour une inductance à une
couche de matériau magnétique.
10
Spirale 5_400 à une couche avec distance entre spires variable
9 r/rDC
8
(C1)
Spirale
5_400_50_1c
7
(C2)
6
5
Spirale
4
5_400_100_1c
(C3)
3 Spirale
5_400_200_1c
2
1 Haute fréquence
Basse fréquence Fréquence (MHz)
0
0,1 1 10 100 1000
Figure IV.46 : Comparaison des rapports r rDC des spirales à couche magnétique 5_400 avec
distance entre spires variable (mesure).
En basse fréquence, les trois courbes sont confondues, ce qui signifie que l’effet de proximité
est peu important à ces fréquences et que seul l’effet de peau conduit à la faible augmentation
de la résistance.
En haute fréquence, on observe figure IV.46 des évolutions très différentes des trois courbes,
l’augmentation du rapport r rDC est d’autant plus important que la distance entre spires est
faible. Les effets de proximité augmentent au fur et à mesure que la distance entre spires
diminue. Cependant, deux phénomènes sont à l’origine de cette augmentation :
- l’augmentation des effets de proximité par la diminution de la distance entre les
spires ;
- ⃗ dans la spirale. On observe que lorsque la distance entre
l’augmentation du champ 𝐻
⃗ augmente comme l’illustre la figure IV.47.
spires diminue, le champ 𝐻
Conclusion
Ce chapitre nous a permis de confronter les résultats obtenus à partir des simulations et des
mesures au moyen de la nouvelle méthode. Nous avons présenté et interprété les résultats
concernant des différentes structures à savoir :
- les inductances à air de plusieurs spires ;
- les inductances à air à une spire en oméga ;
- les inductances à une couche magnétique de plusieurs spires.
Pour les inductances à air d’une spire et plusieurs spires les comparaisons des augmentations
des pertes ont monté de très bonnes concordances entre simulation et mesure. Nous avons par
la suite étudié l’évolution des différentes pertes et avons mis en évidence la prise en compte
des effets de peau et de proximité à partir des simulations et des mesures.
Pour les inductances à une couche magnétique, il faut ajouter en plus de ce qui est présenté
pour les inductances à air, la mise en évidence de la prise en compte des pertes fer dans le
matériau magnétique (hystérésis et courants de Foucault).
Les résultats très bien concordants présentés nous ont permis d’attester la fiabilité de notre
méthode dans différentes structures.
BIBLIOGRAPHIE
[Mohan, 1999] Sunderarajan S. Mohan, Maria del Mar Hershenson, Stephen P. Boyd, and
Thomas H. Lee « Simple Accurate Expressions for Planar Spiral Inductances » IEEE
JOURNAL OF SOLID-STATE CIRCUITS, VOL. 34, NO. 10, OCTOBER 1999.
[Yue, 2000]: “Physical Modeling of Spiral Inductors on Silicon”. C. Patrick Yue, Member,
IEEE, and S. Simon Wong, Fellow, IEEE.
Le premier chapitre a traité des généralités sur les composants passifs, plus précisément les
inductances et les transformateurs, leurs différentes topologies planaires et leurs constitutions
(composants à air ou à couche magnétique). Les principales caractéristiques de ces
composants, les domaines d’application ainsi que quelques exemples de réalisation ont
terminé ce chapitre.
Le second chapitre a décrit les problèmes rencontrés en haute fréquence. Ces problèmes ne
sont autres que les pertes dues aux effets de peau et de proximité responsables de
l’augmentation significative de la résistance série dans les conducteurs en haute fréquence. Ce
second chapitre a également permis de présenter les travaux déjà réalisés dans ce domaine :
une seule formule analytique est classiquement utilisée pour exprimer les pertes dues à l’effet
de peau et deux autres expressions pour quantifier les pertes dues aux effets de peau et de
proximité. Il ressort que l’expression de Dowell est utilisée pour calculer aux très basses
fréquences ces pertes dans les composants passifs bobinés, en fils de litz, feuillard et planar et
celle de Kuhn est appliquée pour les composants planaires intégrés de faibles dimensions.
Il a enfin été présenté la nouvelle méthode qui se base sur les données obtenues par simulation
ou mesure pour déterminer les pertes dans les composants passifs sur un intervalle de
fréquence s’étendant du continu aux très hautes fréquences.
Dans les perspectives, il nous semblerait intéressant de poursuivre le travail sur les pertes
cuivre mais également de l’étendre à l’ensemble des pertes. Concernant les pertes cuivre
certains aspects nécessitent des études plus approfondies.
Nous avons montré que la mesure des paramètres Sij et l’imprécision sur ces mesures
conduit à des erreurs importantes sur les paramètres Yij et Zij, ce qui nécessite :
- Un travail sur l’étude de la précision en moyenne fréquence (par exemple pour r rDC < 5 ) ;
- Un développement de méthodes de mesure à l’impédance-mètre, mesures qui permettraient
d’obtenir directement les paramètres admittances Yij et impédances Zij sans passer par les
paramètres Sij, ce qui devrait conduire à une meilleure précision des résultats.
Nous devrons également nous intéresser à l’ensemble des pertes, en particulier les pertes
dans le matériau magnétique. Pour l’inductance à une couche, l’influence du matériau
magnétique est limitée, mais avec l’inductance à deux couches on augmente fortement le flux
donc, on augmente les pertes fer et les pertes cuivre. Notre méthode est-elle toujours
applicable ?
De plus, suivant que l’on considère une inductance attaquée en courant ou un transformateur
attaqué en tension, les schémas électriques équivalents sont différents figure P.1.
Rcore
a) b)
Une bonne connaissance des pertes dans le conducteur permettra également d’étudier des
structures permettant de minimiser les pertes dans les conducteurs à partir de la géométrie et
de la constitution des conducteurs. Une solution consisterait à fractionner un conducteur en
différents éléments comme l’illustrent les figures P.2. et P.3. Ce “découpage” du conducteur
en plusieurs éléments, à l’image d’un conducteur multibrins, d’un fil de Litz, pourrait
permettre de réduire les pertes “cuivre”.
Largeur Largeur
Découpage
vertical
Le découpage “vertical” des conducteurs est assez simple à réaliser mais les spires ne voient
pas le même flux et ne présentent donc pas les mêmes f.e.m/f.c.e.m. Quels problèmes ?
Il est également possible d’imaginer un autre “découpage horizontal” comme indiqué figure
P.3.
Largeur Largeur
Découpage
horizontal Isolant
Epaisseur Conducteur
Dans cette configuration les éléments d’un conducteur voient le même flux mais la réalisation
technique est beaucoup plus complexe. Quels problèmes ?
PUBLICATIONS
Durant les travaux de cette thèse, nous avons eu à publier une letters [Letters 2016], et deux
communications. Je suis le premier auteur sur la première [DTIP 2016] et le second auteur
sur la deuxième [EPE 2016].
[Letters 2016] A. Abderahim, A.T. Mahamat, J.P. Chatelon, D. Pietroy, S. Capraro and J.J.
Rousseau « Approach of copper losses determination in planar windings » ELECTRONICS
LETTERS 9th June 2016 Vol. 52 No. 12 pp. 1050–1052
[DTIP 2016] A. Abderahim, A.T. Mahamat, J.P. Chatelon, D. Pietroy, S. Capraro and J.J.
Rousseau « Determination of copper losses from measurement and simulation in planar
windings ». 2016 Symposium on Design, Test, Integration & Packaging of MEMS and
MOEMS. 978-1-5090-1457-6/16/$31.00 ©2016 IEEE.
ANNEXES
V2
1
Y12 = - + jC 12 ω
r(f)+ jLω)
1 r - jLω
Y12 = - =-
r(f) + jLω (r + jLω)(r - jLω)
r Lω
Y12 = - +j 2
r +Lω
2 2 2
r + L2 ω2
Comme nous voulons calculer la résistance, nous nous intéressons à la partie réelle de
l’expression, donc :
-r(f)
Réel(Y12 ) =
r (f)+ L2 (2πf)2
2
αr 2 + r + αL2 (2πf)2 = 0
-1 - 1 - 4α 2 L2 (2πf)2 -1 + 1 - 4α 2 L2 (2πf)2
r1 = et r2 =
2α 2α
r2 = 0
Cette démonstration nous permet de conclure que r1 est solution de l’équation en très basse
fréquence et non r2 .
-r -r
- En moyenne fréquence, Lω r et αMBF = = 2
ε + L (2πf)
2 2
L (2πf)2
-r
-1+ 1 - 4( 2 2
)2 L2 (2πf)2
L (2πf)
r2 =
2αMBF
r2
-1 + 1 - 4
L2 (2πf)2
r2 =
2α MBF
r2 1
-1 + 1 - 4 2
2
*
L (2πf)2
r2 =
2αMBF
r2
-2
L2 (2πf)2
r2 =
-r
2 2
L (2πf)2
r2 = r .
De la même manière,
r2 1
-1 - 1 - 4 2
2
*
L (2πf)2
r1 =
2αMBF
r2
-2 + 2
L2 (2πf)2
r1 =
r
-2 2
L (2πf)2
-2 + ε
r1 =
r
-2 2
L (2πf)2
L2 (2πf)2
r1 = ???
r
Cette démonstration nous a permis de conclure pour le choix r2 comme solution de
l’équation en "moyennes fréquences".
70
µr Perméabilité du YIG
60
50
40
30
20
10
Fréquence (MHz)
0
10 100 1000
3,5
tanδ Tangente de pertes du YIG
3
2,5
1,5
0,5
0
Fréquence (MHz)
100 1000 10000
Résumé
Les composants magnétiques planaires (inductance et transformateur) occupent une place importante
dans certains circuits intégrés utilisés en haute fréquence. Leur miniaturisation et leur intégration vont
de pair avec celles des circuits électroniques qui évoluent constamment surtout pour les appareils
portables.
Quelques travaux scientifiques ont permis d’identifier les différents mécanismes à l’origine de pertes
dans les composants magnétiques planaires, afin de les limiter. Les pertes dans les enroulements sont
classiquement prises en compte par une résistance r(f) fonction de la fréquence. La détermination, à
partir des paramètres S obtenus par mesure ou simulation, de la résistance r (f) constitue à ce jour un
sujet d’étude à part entière, les paramètres S étant les seuls paramètres que l’on peut obtenir au-delà de
la centaine de MHz.
Pour contribuer à la résolution de ce problème, nous avons proposé une méthode prenant en compte
toutes les pertes dans le bobinage. Cette méthode de détermination de la résistance en fonction de la
fréquence se fait dans trois domaines de fréquence :
- en très basse fréquence, la rDC est obtenue par calcul ou mesurée à l’aide d’un matériel basse
fréquence,
- aux "moyennes fréquences" lorsque les impédances R et L ne sont pas trop différentes, les
phénomènes capacitifs pouvant être négligés,
- aux résonances en très haute fréquence.
L’application de cette méthode sur trois structures différentes (inductance à air de plusieurs spires, à
air à une spire en oméga et à une couche de matériau magnétique) a permis de :
- observer une bonne corrélation entre simulation et mesure,
-valider l’évolution des pertes en fonction de la fréquence,
-séparer les effets de peau et de proximité,
-séparer les pertes fer et les pertes cuivre pour une inductance à couche magnétique.
Abstract
Planar magnetic components (transformer and inductor) have become a big part in some integrated
circuits used in high frequency. Miniaturization and integration of magnetic components go hand in
hand with the ones of electronics that constantly evolves especially for portable devices.
A few scientific studies have identified the different mechanisms of losses in planar magnetic
components. Winding losses are generally taken into account using a resistance r(f) versus frequency.
The use of scattering parameters S to determine resistance r(f) represents a comprehensive research
project ; S parameters that can be obtained either by measurement or by simulation, are the only
parameters which one can get at high frequencies (above 100MHz).
To solve this problem, we have proposed a method taking into account all winding losses. Our
approach for determining r(f) has to be applied in 3 frequency domains:
- at very low frequency, r(f) = rDC and its value is either calculated or measured using low
frequency equipment,
- in the middle frequency range, capacitive coupling can be neglected while impedances R and L
are in the same order of magnitude,
- at very high resonance frequencies.
This method has been implemented for 3 different structures (coreless inductor with several turns of
coil, Omega shape coreless inductor with one turn and inductor with a magnetic layer) leads to :
- observe a good correlation between simulation and measurement,
- validate the evolution of losses versus frequency,
- separate skin effects and proximity effects,
- separate iron losses and winding losses.