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Espose Dan Man

Le document décrit le peuple Dan de Côte d'Ivoire, y compris leurs origines, activités et organisation sociale. Il explique le rôle important des masques dans leur société, leurs diverses fonctions rituelles et religieuses.

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Espose Dan Man

Le document décrit le peuple Dan de Côte d'Ivoire, y compris leurs origines, activités et organisation sociale. Il explique le rôle important des masques dans leur société, leurs diverses fonctions rituelles et religieuses.

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Ministère de l’Enseignement REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE

Supérieurs et de la Recherche
Union-Discipline-Travail
Scientifique

Erançais XPOSE
F THEME : POURQUOI
AUTANT DE MASQUES
CHEZ LES DAN ?

U-MAN UNIVERSITE POLYTECHNIQUE

Mme CISSOKO Epse


Coulibaly
Ont contribues à la réalisation de l’exposé :
1- KOUAKOU YAO BOSCO
2- KONE NAMBLE JEAN-BAPTISTE
3- ZLANKEYOUEU DIMITRI
4- DIARRA OUSMANE
5- KONAN KOFFI EVARISTE
6- TUO NANGA
7- BAMBA ABOUBACAR SIDICK
8- KOUAMA ANNE-MARIE JOSIANE
9- SEHI BI GOULI SALOMON
10- OUATTARA ZANA ADAMA
11- YAO KONAN MIKAEL
12- KOUAME KOUAME BLANCHARD

GROUPE ELITE
SOMMAIRE
INTRODUCTION
I- LE PEUPLE DAN
1- Origine
2- Activité
II- LES MASQUES DANS LA SOCIETE DAN
1- Définition
2- Diversités des masques
3- Caractéristiques
III- LES FONCTIONS DES MASQUES
1- Fonction
CONCLUSION
INTRODUCTION
La longue histoire de la Côte d'Ivoire apparaît comme un creuset, vers lequel ont
convergé différentes populations. Certains peuples tels que les Dan, appelés
aussi Yacouba se sont alors retrouvés aux prises de vertigineuses métamorphoses,
redéfinissant au fil du temps toute forme d'appartenance : sociale, identitaire et
culturelle.
Fidèles aux rites ancestraux, les Yacouba se démarquent par la vision panthéiste
que représente la nature dans leur mode de vie. Dans leur univers hostile où les
hommes ont sans cesse besoin de reconnaissance et de protection, le masque est
un instrument catalyseur vers lequel gravitent toutes les actions, qu'elles soient
rituelles, religieuses, sacrées ou culturelles.
Dans cet univers encore préservé, se perdent mythes et légendes où se croisent
génies et divinités que le présent ressuscite lors de cérémonies. Ainsi par fidélité
ou par conviction aux coutumes primitives, on sait ici qu'il existe une séparation
entre le sacré et le profane où se révèle le devenir de l'homme et s'accomplit la
continuité de l’existence

I- LE PEUPLE DAN

1- Origine

En Côte d'Ivoire, nous trouvons une tribu avec un nom curieux : les Dan. C'est
aussi le nom de l'une des douze tribus du peuple d'Israël et celui de l’une des dix
tribus « perdues ». Est-ce une coïncidence ? Est-ce de façon casuelle que les
peuples ayant habité pendant des siècles en Ethiopie (les Falashas), soient-ils
originaires de la tribu des Dan ? L'ethnie Dan est importante en Côte d'Ivoire. Elle
vit dans l’Ouest du pays. Son nombre varie entre 2 à 3,7 millions de personnes.
Ce peuple est respectivement au nombre de 250 000 au Libéria et 60.000 en
Guinée : lieu de rencontre des trois pays. La difficulté majeure rencontrée au sujet
du peuple DAN est relative à la problématique suivante : dans le décompte de ce
peuple, faut-il prendre en compte uniquement l'ethnie propre ou les autres peuples
qui sont liés à eux par leur culture et langue ? Il n'est pas facile de trouver des
informations sur la culture et surtout sur l'histoire de cet ethnie. Elle ne possède
ni de documents ni d’objets antiques. Sa tradition est totalement orale et beaucoup
de ses anciens sont illettrés. Leur propre tradition ne nous informe pas davantage
de leur origine. Puis, il est clair pour les chercheurs que leur langue et culture
appartiennent à la famille des tribus Mandé. Dans ce cas, ils sont vraiment liés à
l'Afrique Occidentale. Mais, quand on observe de près la tribu des Dan, il y a
beaucoup de secrets incompréhensibles.
2- Activités et organisations
Dans leurs montagnes et forêts refuges, les Dan pratiquent la riziculture des
plateaux (trente-sept variétés de riz ont été dénombrées dans la région de Man) et
une culture du kolatier dont ils échangent les noix contre du poisson séché par
l'intermédiaire des Dioula.
Les jeunes gens sont souvent obligés d'émigrer vers les grands centres côtiers pour
trouver du travail afin de réunir la somme d'argent nécessaire pour se marier.
Pratiquant encore de nombreux rites d'initiation (Poro) et fidèles au culte des
ancêtres, les Dan s'opposèrent assez farouchement à l'Islam. Mais avec la
pénétration Dioula, cette résistance faiblit surtout dans la partie nord à la lisière
de la forêt. La diffusion des religions syncrétistes, comme celle du prophète
Harris, a aussi une certaine influence. Il existe des sociétés secrètes : par exemple,
le Poro, société secrète masculine, et le Bunda, société secrète de femmes. Les
Dan ont un grand sens artistique. Isolés, ils ont pu longtemps développer plusieurs
disciplines artisanales d'un haut niveau esthétique, en premier lieu, la sculpture
des masques et la confection de tous les nombreux accessoires de parure pour les
danses des masques ainsi que la peinture murale et faciale. Dans certains villages,
les murs des cases sont encore décorés de dessins d'une grande spontanéité,
évoquant des scènes de danse avec les différents masques ou des animaux
légendaires. Ils sont faits à l'aide de kaolin, d'ocre, ou de noir (matières végétales
calcinées). C'est un art populaire pratiqué en général par les femmes et les jeunes
filles, rarement par les hommes. Les Dan sont de grands danseurs : leurs danses
acrobatiques sont connues dans toute la Côte d'Ivoire (des fillettes sont lancées
avec force par des jongleurs qui les reçoivent sur leurs poings armés de poignards
très pointus). Les Dan sont aussi d'excellents musiciens. Pas de castes
professionnelles, pas de spécialisation. La cordonnerie, la teinturerie, le tissage,
peu développés dans ces régions, sont pratiqués à peu près uniquement par des
artisans Dioula ou des ethnies voisines, mais toutes les autres activités artisanales
sont exécutées par les Dan eux-mêmes.

II- LES MASQUES DANS LA SOCIETE DAN


1- Définition

Le masque, d’abord et avant tout quelque chose de secret, de divin, de non-


exposable et de non explicable aux non-initiés. C’est un esprit, une puissance
médiatrice entre les forces de la nature et les hommes. Le masque est pour les dan
ce qu’est le poro pour les senoufos. C’est dire que c’est un « fait social
total » c’est-à-dire l’élément catalyseur, centripète vers lequel tendent toutes les
actions rituelles, religieuses, sacrés et culturelles. Par la solidarité de ses
structures, le culte des masques est presque une psychose. Il s’impose à tous et a
tout. Nul ne peut réfuter les dits des masques et leur jugement est sans appel et est
plus une contrainte pour la majorité.

2- Diversité des masques

Il existe une très large variété de masques dan, tous ayant des caractéristiques et
des fonctions propres. Au sein de la société Dan ; les porteurs de masques sont
des membres élevés de hiérarchie sociale. Les masques interviennent dans le
processus de résolutions de conflits lorsque le chef du village n’est pas parvenu à
régler un problème. De façon générale ; les masques dan ont également pour
particularité d’être non pas des représentations d’esprits de la brousse mais d’en
être en fait l’incarnation. On comprend alors tout le caractère sacré telles pièces.

3- Caractéristiques des masques Dan

Les caractéristiques des masques Dan varient selon leurs fonctions et les tâches à
accomplir. Fisher (1978) répertoria onze types de masques. Le visage est ovoïde
se rétrécissant vers le menton en pointe. Bouche est en forme de losange ; parfois
légèrement ouverte et limité par deux lèvres saillants de telle sorte que ; quand on
regarde le masque de profil ; les sommets des lèvres se situent au plan passant par
la pointe du nez. Le nez est en haut-relief avec deux ailes asses réalistes, parfois
les narines sont identifiables par la présence de deux trous nasaux à leurs
emplacements naturels, mais parfois on retrouve ces deux trous en haut de la lèvre
supérieure. Front haut et bombé ; parfois on retrouve une cicatrice kéloïde de
scarification rituelle, portée par les hommes et les femmes, elle est située sur ligne
médiane ; haut du front jusqu’à la racine du nez.

III- FONCTIONS DES MASQUES

1- Fonctions

La fonction de ces masques est de régler les désaccords et de protéger les


nouveaux nés. Les Dan font généralement des répliques de ces masques, qu'ils
appellent "ma", pour les vénérer et comme protection contre les maladies. Ils
restent cachés et servent comme preuve d'appartenance à la société Poro, se
convertissant en objets presque sacrés, en les honorant avec des offrandes de riz
et d'huile de palme, et de sacrifices en périodes de pleine lune. Le visage des
masques Dan masculins est plus réaliste, et quelques fois avec des détails
d'animaux. Il a la force vital, appelée "du", envoyée par Zlan le créateur aux
hommes et aux animaux. Les "du" sont nombreux, et ils disent aux gens en rêve
comment ils veulent être représentés. Quelques fois, ils veulent qu'un fétiche, ou
qu'un arbre soit planté, mais ils peuvent demander aussi un masque pour résider.
Alors, l'esprit se matérialise et se transforme en un "gle", et il peut intervenir
directement dans la vie de la communauté. Chaque "gle" a sa fonction, et préside
les différents événements sociaux. Ils sont aussi présents dans les moments de
danger, ou de distraction. C'est pour ça qu'il y a une grande variété de masques
Dan.

CONCLUSION
La longue histoire de la cote d’ivoire apparait comme un creuset, vers lequel ont
convergé différentes populations. Certains peuples tels que le Dan, appelés aussi
Yacouba se sont alors retrouvés aux prises de vertigineuses métamorphoses,
redéfinissant au fil du temps toute forme d’appartenance : sociale, identitaire et
culturelle. Fidèles aux rites ancestraux, les Yacouba se démarquent par la vision
panthéiste que représente la nature dans leur mode de vie. Dans leur univers
hostile ou l’hommes ont sans cesse besoin de reconnaissance et de protection, le
masque est un instrument catalyseur vers lequel gravitent toutes les actions,
qu’elles soient rituelles, religieuses, sacrées ou culturelles. Dans cet univers
encore préservé, se perdent mythes et légendes où se croisent génies et divinités
que le présent ressuscite lors de cérémonies. Ainsi par fidélité ou par conviction
aux coutumes primitives, on sait ici qu’il existe une séparation entre le sacré et le
profane ou se révèle le devenir de l’homme et s’accomplit la continuité de
l’existence.
BIBLIOGRAPHIE

.REZO ivoire, 12 Avril 2015, le peuple Dan ou Yacouba de côte d’ivoire


.Google

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