Université de Carthage
:
Institut supérieur des sciences et Technologie de l’Environnement de
Borij cédria
Thèmes : Expérience de
MILIKAN
Elaboré par : Sahbi Rania
Ben Youssef Salma
Encadré par : Ghrib Mondher
Année scolaire 2019-2020
Remerciement
Je tiens à exprimer ma profonde
reconnaissance et toutes mes pensées de
gratitude à Mr Ghrib Mondher qui
m’accompagné de près durant ce travail, pour
sa disponibilité, pour la confiance qu’il a su
m’accorder et les conseils précieux qu’il m’a
prodigués tout au long de la réalisation de ce
projet.
Enfin, nous disons << merci>> à tous ceux
qui, de près ou loin ont aidé à bien mener ce
projet.
Sommaire
Remerciement...............................................................2
I. Dispositif de l’appareil de Millikan et principe de
l’expérience :..................................................................5
1- Le Dispositif :...........................................................5
2- Le Principe de la manipulation :...............................6
II- Problématiques et leurs réponses :............................7
1-Mouvement de la goutte sous l'action d'une force
constante F et d'un frottement fluide laminaire :......10
a) Équation différentielle du mouvement.................10
b)Solution pour la vitesse. Solution générale :........10
Conclusion.....................................................................11
Introduction
Au début du siècle passé, une des importantes questions en
physique était de savoir si la charge électrique était quantifiée
comme la propose Planck ou continue. C’est Millikan qui a
répondu à cette question par l’expérience en réussissant à
montrer la répartition discrète de la charge de petites
gouttelettes d’huile. Il a par la même occasion pu mesurer la
valeur de la charge élémentaire. Le but de ce travail est de
réaliser la même expérience que Millikan (avec l’aide de
moyens plus modernes) et d’essayer d’observer des résultats
identiques
I. Dispositif de l’appareil de Millikan et principe de
l’expérience :
1- Le Dispositif :
Figure 1 : Dispositif de Millikan (modèle récent)
Le dispositif classique de l’appareil de Millikan comprend une cellule
composée :
D’un condensateur ; Il est formé de deux plaques métalliques qui sont
parallèles et distantes de 6mm. Elles sont isolées avec un capot de
plexiglas qui protège le dispositif et permet donc manipuler dans des
conditions de sécurité optimales. Il empêche l’air de circuler librement
entre les armatures du condensateur. Ces deux plaques sont
connectées aux bornes de l’alimentation haute tension D’un
pulvérisateur muni d’une poire d’injection d’une source d’éclairage
latéral et d’un viseur microscope ;
Le viseur est un instrument d’optique destiné à observer un objet à
une distance finie. Il comprend trois tubes coaxiaux qui peuvent
coulisser les uns par rapport aux autres et qui portent : une lentille
convergente L1 du côté de l’objet (l’objectif), une échelle graduée sur
une plaque de verre (micromètre oculaire M) et une lentille
convergente L2 du côté de l’œil (oculaire)
Figure 2 : Schéma optique du viseur -microscope
2- Le Principe de la manipulation :
On introduit des gouttelettes d’huile entre les armatures du
condensateur en positionnant l’ouverture du nébuliseur en face des
trous percés de la cellule et en appuyant vivement sur la poire
d’injection. On éclaire les gouttelettes à l’aide d’un éclairage latéral
par rapport à la direction d’observation. Nous pouvons alors observer
les gouttelettes grâce au viseur
Figure 3 : Schéma du principe de l’expérience
Les gouttelettes sont alors en suspension dans l’air et soumises à un
champ électrique. La méthode de Millikan consistait à immobiliser
les gouttelettes. Pour cela, il augmentait progressivement la tension
aux bornes du condensateur jusqu’à ce que la force gravitationnelle
agissant sur les gouttelettes soit compensée par la force électrostatique
provenant du champ électrique du condensateur. En observant le
comportement de ces gouttelettes en fonction des paramètres (tension
appliquée, masse de la goutte d’huile, vitesse,…), Millikan conclut
que les charges électriques portées par les gouttelettes étaient
multiples de la charge élémentaire. Toutes ses mesures étaient bien sûr
effectuées à l’œ il nu au microscope et les calculs étaient fait à la
main. Malgré tout, il détermina en 1910, avec une très bonne précision
à l’époque, une valeur approchée de la charge élémentaire que =
( −1,602 × 10−19 C) La valeur théorique, admise actuellement, de la
charge élémentaire est e=1,6022.10-19 C.
II- Problématiques et leurs réponses :
Première problématique : comment une gouttelette peut-elle se
charger électriquement ?
Chaque gouttelette formée est initialement neutre électriquement. Elle
peut se charger grâce à deux phénomènes d’électrisation différents :
l’électrisation par frottement (les gouttelettes arrachent des électrons
au verre du pulvérisateur lors de la pulvérisation) l’électrisation par
contact, avec un ion présent dans l’air. En effet, il existe dans l’air des
rayons cosmiques qui ionisent certains grains de poussière. Il suffit
qu’une particule chargée soit présente parmi les vapeurs du liquide
pulvérisé ( huile ) pour qu’un certain nombre de gouttelettes soient
chargées du même signe que l’ion. La charge portée par la gouttelette
se répartie d’une manière uniforme à la surface, ce qui a pour effet de
produire une force répulsive qui compense l’effet de compression
provoqué par la force de la tension superficielle (tension qui existe à la
surface libre d’une gouttelette en contact avec l’air, et dont la force
tend à faire s’effondrer la gouttelette).
Deuxième problématique : quelles sont les lois physiques qui
permettent d’étudier et d’expliquer le mouvement des
gouttelettes dans l’air ?
Nous nous sommes dans un premier temps intéressés aux lois
physiques qui régissent le mouvement d’un corps sphérique dans un
fluide. Un tel mouvement est gouverné par l’équation de Navires-
Stockes. Cette loi ne s’applique que pour des corps sphériques rigides
(non déformables) de surface parfaitement lisse, et dont le rayon est
beaucoup plus grand que les dimensions des molécules du milieu dans
lequel elles sont placées (ici dans notre cas le fluide est l’air). Elle
suppose de plus que la température soit constante et qu’il n’existe
aucun tourbillon au sein du fluide. Il est évident que plusieurs des
suppositions faites ci-dessus ne peuvent être posées comme des choses
établies dans le cas d’une gouttelette d’huile dans l’air. Cependant, en
toute première approximation, on considérera pour notre expérience
que les gouttelettes d’huile placées dans l’air satisfont aux conditions
qui permettent d’utiliser la loi de Stockes. On se propose maintenant
de s’intéresser au mouvement d’une gouttelette dans la cellule du
condensateur. Avant d’aborder la considération théorique, on définit
les grandeurs physiques suivantes :
q – charge, en e.s.u., portée par la gouttelette
d – séparation des plaques du condensateur en cm
- densité de l'huile en 3 g / cm
g – accélération gravitationnelle en 2 cm / s
- viscosité de l'air (dyne 2 s / cm ) b – constante, égale à 4 6.17 10
(cm de Hg) (cm)
p – pression barométrique en cm de mercure
a – rayon de la goutte en cm comme calculée dans l'équation (5) f
v - vitesse de chute en cm/s r
v - vitesse d'ascension en cm/s
V – différence de potentiel entre les plaques en volts
Note : La valeur reconnue de e est 10 4.803 10 e.s.u., ou 19 1.60
10 coulombs
1-Mouvement de la goutte sous l'action d'une force
constante F et d'un frottement fluide laminaire :
a) Équation différentielle du mouvement
ma=mga+f+F
On projette sur un axe vertical Oy
m a = - mg a - f + F = - mg a + F - 6 π η r v
a = dv/dt donc m dv/dt = mg a + F - 6 π η r v
m/(6 π η r) dv/dt + v = (mg a + F)/(6 π η r)
b)Solution pour la vitesse. Solution générale :
v = (mg a + F)/(6 π η r) + A exp(- t/τ ) τ = m/(6 π η r)
Conditions initiales : A t = 0, v = 0 donc
A = - (mg a + F)/( 6 π η r)
v = (mg a + F)/( 6 π η r) (1 - exp(- t/τ ))
τ = m/( 6 π η r) = 2/9 ρr2 /η et vmax = (mg a + F)/( 6 π η r)
Les gouttes ont un rayon voisin de 1µm donc τ voisin de 10 µs. Elles
atteignent leur vitesse limite en environ 100 µs. On peut donc
considérer que la vitesse limite est atteinte instantanément et ainsi la
somme des forces est toujours nulle.
A l'équilibre : q E = mg a = 4/3 π ρ g a r 3
Pendant la chute : mg a = 6 π η r v
donc 4/3 π ρ g a r 3 = 6 π η r v r 2 = 9 η v /(2 ρ g a )
q E = 4/3 π ρ g a (9 η v /(2 ρ g a ))3/2 = 9(2)1/2 π ρ g a (η v /(ρ g
a ))3/2 = 9π (2η3 v 3 /(ρ g a ))1/2
q = 9π/E (2 η3 v3 /( ρ g a ))1/2
Un grand nombre de mesures montre que q est toujours voisin d'un
multiple de : e = 1.602.10-19 C
Conclusion
Le but principal de ce projet a été de reproduire l’expérience faite par
Millikan qui permit de déterminer la charge élémentaire. Pour mener à
bien ce projet, il nous a fallu adopter une démarche scientifique. Nous
nous sommes donc posé plusieurs problématiques auxquelles nous
avons répondu. Enfin, nous avons réussi à trouver une valeur moyenne
de la charge élémentaire en procédant de deux façons, dont l’une
d’elle se calculait à partir des mesures en faisant abstraction de la
valeur connue. Nous avons également tenté de démontrer le caractère
discontinu de la charge électrique. La valeur corrigée que nous avons
estimé en moyenne égale à 1,597.10-19 C, est très satisfaisante
compte tenu des erreurs systématiques sur les différentes grandeurs
intervenant dans les expressions .