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Communication Écrite: Marie-Ève Damar

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Marie-Ève DAMAR

Communication
écrite
 Théorie
 Méthodologie
 Exercices et corrigés
SOMMAIRE

Remerciements........................................................................................................ 11
Avant-propos............................................................................................................ 13

Première partie
Principes théoriques et applications ............. 19

I. Approches du lexique ................................................................................... 21

II. Les écarts de style .......................................................................................... 35

III. Les faiblesses de style .................................................................................. 55

IV. L’orthographe française et sa dernière réforme ........................... 63

V. Les registres de discours............................................................................. 71

VI. Les figures de style ....................................................................................... 79

VII. Éléments de raisonnement et d’argumentation .......................... 93

VIII. L’implicite : concepts énonciatifs et procédés rhétoriques ........ 99

IX. L’intelligibilité.................................................................................................... 105


X. Pour ne pas conclure : Qu’est-ce que bien écrire ? .................... 121
XI. Applications de la première partie ...................................................... 125

Deuxième partie
Aspects méthodologiques et applications ........ 131

Index des notions ................................................................................................... 135


Bibliographie ............................................................................................................ 137
Table des matières................................................................................................. 139

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À Martin et à Èvalie, mes enfants

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Les limites de mon langage signifient les limites de mon propre monde.
(L. Wittgenstein)

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REMERCIEMENTS

Ma reconnaissance va en premier lieu à Laurent Fourny, ingénieur


en mathématiques appliquées, licencié et agrégé en philosophie, navi-
gateur. Je le remercie pour sa relecture exigeante de cet ouvrage, sa
patience et nos discussions métalinguistiques.
Comme cette publication est issue de mes enseignements dans cette
institution, j’exprime ma gratitude à l’Université Libre de Bruxelles,
et plus particulièrement au Professeur François Heinderyckx, ex-
Directeur du département d’Information et Communication, qui m’a
accordé sa confiance.
Je tiens à adresser un amical remerciement à Caty De Sutter, assis-
tante chargée des exercices de première année, pour sa collaboration
sans faille et une partie des énoncés contenant des écarts et des
faiblesses de style cités dans cet ouvrage.

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AVANT-PROPOS

Résultant de notre pratique d’enseignante, cet ouvrage s’adresse en


premier lieu à nos étudiants. Si cette publication contribuera à faciliter
leur parcours en première et en deuxième année à l’université, elle
pourra aussi servir les enseignements des professeurs de français, en
fin de scolarité obligatoire et dans les études supérieures.
Outre ces contextes, ce livre peut s’utiliser en autodidaxie, par
toute personne désireuse d’améliorer son niveau de français écrit,
même si une rétroaction sur sa production permet sans aucun doute
un guidage plus performant de l’acquisition. Il pourrait être mis à pro-
fit par des francophones natifs comme par des allophones, ayant au
minimum un niveau B2, voire C1, tel que défini par le CECR (Cadre
Européen Commun de Référence pour les langues, issus des tra-
vaux du Conseil de l’Europe).
Qu’est-ce que maitriser le français à l’écrit ? La maitrise du fran-
çais équivaut-elle à la maitrise des aspects linguistiques, formels de la
langue ? Ce concept est-il réductible à écrire sans « faute1 » ? Suffit-il
d’organiser clairement et logiquement ses idées, d’utiliser des mots pré-
cis et du vocabulaire choisi ? Qu’entend-on par « produire de belles
phrases » ? Comment définir le style ? Peut-on dégager des caracté-
ristiques objectives (car, sans objectivation, la production est malai-
sée, la consigne resterait aussi floue que l’évaluation), ou le « bien

1. Le mot « faute », connoté négativement et culpabilisant, est en général peu apprécié des
linguistes, qui adoptent une attitude plus neutre en convoquant d’autres termes, comme celui
d’« écart ». La didactique a également questionné la connotation du terme, et s’attache au-
jourd’hui à considérer les écarts linguistiques comme autant d’indicateurs du processus d’acqui-
sition, dans le cadre d’une « pédagogie de l’erreur fertile ».

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14 Communication écrite

écrire » n’est-il pas réductible à quelques paramètres, parce qu’une


part de subjectivité résisterait toujours ? Si ces critères sont difficile-
ment objectivables, que peut-on améliorer dans son écriture, et com-
ment y parvenir ? Comment apprendre et enseigner le français écrit ?
Comment développer ou faire acquérir des compétences rédaction-
nelles ?
Ces enjeux restent fondamentaux pour les enseignants comme pour
les apprenants, à tous niveaux. S’il semble peu réaliste de répondre à
ces questions de manière définitive, qui plus est dans un seul ouvrage,
nous proposons des pistes sous la forme d’un parcours pédagogique.
En réduisant la maitrise du français, comme souvent dans les dis-
cours en circulation, à la compétence orthographique, on a occulté
d’autres composantes, liées notamment à la méthodologie (entendue
ici comme l’étude de la marche à suivre pour construire un texte) et à
la formulation des idées. La correction grammaticale, bien que fonda-
mentale pour la compréhension (et pour la reconnaissance sociale de
la légitimité de l’énonciateur), ne devrait toutefois pas être considérée
comme une condition suffisante à une transmission aisée de la pensée.
Des capacités de compréhension, de formulation, de synthèse, d’organi-
sation des idées, ainsi que des compétences liées à ce que l’on nomme
communément « le style » doivent également être prises en compte,
si l’on entend être reconnu comme un communicateur performant, à
l’écrit comme à l’oral. Dans ma pratique d’enseignante, les étudiants en
difficulté reconnaissent volontiers leurs erreurs grammaticales et ortho-
graphiques, mais identifient moins facilement leurs autres lacunes.
En outre, le développement des compétences en français écrit
passe probablement par l’augmentation de la compétence métalinguis-
tique (aptitude à mener une réflexion consciente sur le langage) et de
la conscience linguistique de l’énonciateur. En effet, tant la production
que la réception du discours ont lieu la plupart du temps sans prendre
garde aux aspects énonciatifs2 : les compétences pragmatiques étant
acquises, on s’exprime spontanément, sans penser à la forme du
message.
Dans les copies des étudiants, une moindre attention aux para-
mètres d’énonciation donne pourtant l’impression d’un français relâ-
ché, et d’une maitrise imparfaite de la langue, ce qui peut s’avérer
stigmatisant pour l’énonciateur. Pour illustrer ceci par un exemple
très simple, gageons qu’une lettre de motivation pour postuler à un

2. L’énoncé  est entendu comme ce qui est communiqué, le message ; l’énonciation fait ré-
férence au contexte du message et à ses composantes formelles : la situation extralinguistique
(Qui ? Quand ? Où ?) et la manière (Comment ?).

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Avant-propos 15

emploi rédigée dans un français oralisé, à l’orthographe pourtant


irréprochable, trouvera aussi rapidement le chemin du bac à papier
qu’une lettre truffée de « fautes » d’orthographe.
Il est donc fondamental d’accorder de l’importance à la forme
du message, même si le rappel de ce constat donne l’impression
d’enfoncer une porte ouverte. Plutôt que « pourquoi », demandons
donc « comment » augmenter les compétences formelles de la mai-
trise linguistique ! Quelles activités proposer ? Que faire lire ? Que
faire écrire ?
Le rôle de la lecture reste primordial, l’acquisition étant tributaire de
l’exposition linguistique, mais l’opinion commune juge que « les jeunes
ne lisent plus ». Nous soutiendrons plutôt qu’ils lisent des messages
électroniques, des interventions sur les réseaux sociaux, etc., autant
d’écrits dont les formes ne leur permettent pas de faire évoluer leur
compétence linguistique, puisqu’elles leur sont familières. Comment
dès lors développer les aptitudes rédactionnelles des étudiants ?
Nous espérons que le parcours didactique offert dans ce livre favo-
risera l’augmentation progressive des compétences métalinguistique
et rédactionnelle.
La première partie propose un parcours de réflexion théorique
à propos de différentes composantes de la langue écrite, sous la
forme d’unités indépendantes. La forme et l’objectif de cette publi-
cation imposent de ne citer que quelques exemples de chaque pro-
blématique, et l’objectif didactique implique de rester en marge des
discussions scientifiques. Passer en revue, en quelques pages, les
principaux concepts liés à l’écriture implique des choix théoriques
et des simplifications, qui paraitront réducteurs. Chaque concept
aurait mérité un approfondissement, et chaque chapitre un livre
en soi.
L’objectif didactique de cet ouvrage nous a contrainte à délaisser
la recherche de l’exhaustivité au profit de certains raccourcis, et de
raccourcis certains. Par exemple, les figures de style sont bien plus
nombreuses et complexes que ce qu’il n’y parait entre ces pages.
Grammairiens, stylisticiens, linguistes spécialisés dans l’analyse de
discours s’interrogent sur les typologies et les définitions des concepts
abordés dans la partie théorique de cet ouvrage, et il ne sera pas pos-
sible d’en faire état. Cette phase d’exploration s’enrichit d’exercices
d’identification des procédés linguistiques abordés, ainsi que d’autres
types d’activités d’appropriation. Des activités de ce type figurent après
chaque chapitre, et la fin de la première partie de ce livre propose un
exercice intégrant l’ensemble des procédés présentés.

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16 Communication écrite

La brièveté des définitions, que certains regretteront sans doute, per-


mettra aux lecteurs d’appréhender plus aisément les concepts – peut-
être presque intuitivement  –  sans jargon ni longues discussions
métalinguistiques, dont la présence aurait alourdi la lecture et rendu
le parcours plus laborieux.
Si l’on se place d’un point de vue psycholinguistique, de nombreuses
études ont montré que la prise de conscience de la forme du message
et de l’écart par rapport à une norme linguistique peut conduire à l’ac-
quisition de la forme correcte. Ce constat est à la base d’une partie du
cheminement didactique de cet ouvrage. Notre pratique d’enseignante
a confirmé que le développement de la conscience métalinguistique
réduit les risques d’apparition de ces productions erronées (voir Damar
et De Sutter, 2013). Notre prédécesseur, Thomas Gergely, pratiquait
avec les étudiants, dans une optique strictement normative, des activi-
tés d’identification d’écarts et de faiblesses de style. Le lecteur pourra
trouver dans son livre (voir bibliographie) de nombreux exemples issus
de la presse écrite. Certaines de ces activités sont proposées égale-
ment dans la première partie de cet ouvrage.
La seconde partie concerne la méthodologie de la production de
synthèses d’articles de presse et la rédaction de textes argumentatifs.
Cette activité constitue l’un des points d’aboutissement de la mai-
trise du français écrit : un exercice complexe en termes d’organisa-
tion des idées et de formulation de la pensée. L’augmentation de ses
compétences à l’écrit implique nécessairement la tâche d’écriture,
guidée par les rétroactions de l’enseignant.
Cette partie méthodologique n’a pu être intégrée à cette publication,
pour des raisons juridiques liées à la reprographie des textes et aux
droits d’auteurs. Comme nous la jugions indispensable à la cohérence
du projet éditorial, nous l’avons rendue disponible gratuitement en ligne
à l’adresse : http://mevedamar.wordpress.com. Le site publie également
des linguistiqueries rencontrées dans la presse et la vie quotidienne.
Nous les définissons au sens général d’énoncés contenant des phéno-
mènes linguistiques remarquables : écarts, faiblesses, figures de style, etc.
L’originalité de l’approche privilégiée dans cet ouvrage réside dans
un équilibre entre deux postures, que le lecteur aura peut-être déjà
constatées dans ces lignes  : normative et réflexive. Si la première
est celle que les ouvrages à visée pédagogique ont toujours adoptée,
elle peut sembler contradictoire à première vue avec la seconde, plus
scientifique. Cette distinction entre une approche grammairienne et
une approche linguistique de la langue est très fréquente. En termes
simples, la grammaire normative juge et prescrit, la linguistique décrit
et explique les usages de la langue.

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Avant-propos 17

Si la visée de ce livre reste pédagogique, nous n’y voyons nulle


incompatibilité avec une perspective de réflexion linguistique, comme
dans notre précédent ouvrage (Damar, 2008) : cette problématique
ne se pose pas ici de manière dichotomique, et, sans nous appesan-
tir sur les relations complexes qu’entretiennent la pensée et la langue,
nous rappellerons que la réflexion critique contribue au développement
intellectuel de l’individu.

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1

PRINCIPES THÉORIQUES
ET APPLICATIONS

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I

APPROCHES DU LEXIQUE

Le lexique est défini comme l’ensemble de mots que contient une


langue. L’apprentissage du lexique reste une composante primordiale
de l’acquisition des compétences linguistiques en général.
Qu’est-ce qu’un mot ? On considère le mot comme une unité de
sens (la phrase et le paragraphe également) associé à un objet, un
concept, etc. Le mot peut être phonique (le son), graphique (le signe
écrit), sémantique (selon le sens  : un mot composé, comme cure-
dent, est un mot sémantique), lexicographique (mot du dictionnaire).
Précisons que ces types de mots ne s’excluent pas.
Il semble pertinent de s’intéresser à la problématique de la catégo-
risation des mots. Traditionnellement, la grammaire, héritée du grec
et du latin, distingue neuf classes de mots : nom, adjectif, pronom,
déterminant, verbe, adverbe, préposition, conjonction, interjection.
Les catégories grammaticales traditionnelles (que l’on trouve par
exemple chez Grevisse) confondent plusieurs critères. Par exemple,
un adjectif donne des précisions sur un nom (critère sémantique), il
s’y rapporte (critère syntaxique) et s’accorde en genre et en nombre
avec lui (critère morphologique). Un verbe exprime une action (cri-
tère sémantique, qui n’est pas valable seulement pour le verbe – un
nom peut exprimer une action) et s’accorde avec le sujet (critères syn-
taxique et morphologique).
Laissant de côté ces critères pour des raisons de manque de cohérence
du système, nous retenons un seul critère, mentaliste, de catégorisation

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22 Principes théoriques et applications

des mots : l’accès au mot (direct/indirect/doublement indirect)1. Si je


pense le mot pomme, je peux visualiser cette réalité, l’accès est direct.
Si je veux penser le mot courir, je pense forcément à quelqu’un ou
quelque chose qui court, l’accès est indirect. Si je veux penser le mot
lentement, je dois penser d’abord à quelqu’un ou quelque chose qui
fait quelque chose lentement : deux réalités intermédiaires sont néces-
saires. Ainsi on distingue les mots d’accès direct : nom et pronom ; les
mots d’accès indirect : adjectif et verbe ; les mots d’accès doublement
indirect : conjonction (prépositionnelle, subordonnante, coordonnante),
interjection, adverbe. Si la catégorie de l’accès direct fonctionne particu-
lièrement bien avec les mots concrets, penser les abstractions, comme
la gourmandise par exemple, semble moins évident. Ces catégories
établies, revenons au lexique.
Le système lexical est conventionnel, puisqu’il n’y a pas de lien
nécessaire entre le signifiant – mot, phonétique ou graphique – et le
signifié – le référent, objet ou idée. Ce principe de l’arbitraire du signe
a été développé par Saussure (1916), le fondateur de la linguistique
moderne. Le lexique est également contradictoire, car à la fois stable
(le référent concerné par le signe doit être fixé pour que l’on puisse
se comprendre) et instable (en évolution constante, par l’intégration
et l’expulsion de mots).
Il s’agit donc d’un système perméable qui évolue dans le temps :
des mots entrent – néologismes (wifi, courriel) et sortent – archaïsmes
(huche  –  coffre de bois). D’autres mots disparaissent alors que le
signifié – le référent – existe toujours (occire pour tuer, moult pour
nombreux, hucher pour crier, goupil pour renard).
On considère qu’un dictionnaire français contient entre 60 000 et
100 000 mots. Comment expliquer de telles différences dans le nombre
de mots figurant dans les dictionnaires ? Cette question en  appelle
d’autres. Comment compter les éléments d’un système en permanente
évolution ? Faut-il compter les mots dérivés ou composés pour un ou
plusieurs mots ? Combien de temps faut-il conserver des mots inusités
avant de les expulser du dictionnaire ? Quand considérer qu’un mot
est suffisamment répandu pour intégrer le dictionnaire ? Doit-on faire
figurer les expressions régionales, populaires ? Faut-il intégrer les jar-
gons, ou lexiques propres à une profession, un savoir particulier ? À
partir de quand le terme est-il considéré comme spécifique ? Si méta-
bolisme est utilisé par des non spécialistes, est-ce le cas de parthéno-
génèse, de aérodynamique ? Tout lexicographe prend position sur

1. Selon les théories de Marc Wilmet (2010), et, dans sa lignée, Gilles Siouffi et Dan Van
Raemdonck (2009), adoptées ici.

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TABLE DES MATIÈRES

Sommaire ................................................................................................... 5

Remerciements ........................................................................................ 11

Avant-propos ............................................................................................ 13

Première partie
Principes théoriques et applications ............. 19

I. Approches du lexique.................................................................... 21

1. La composition des mots par affixation .......................................... 24


1.1. Les préfixes ........................................................................................ 24
1.1.1 Issus du grec .............................................................................. 24
1.1.2 Issus du latin ............................................................................... 25
1.2. Les suffixes ......................................................................................... 25
1.2.1 Issus du grec .............................................................................. 25
1.2.2 Issus du latin ............................................................................... 26
2. Particularités lexicales........................................................................... 26
2.1. Les synonymes .................................................................................. 26
2.2. Les homonymes ............................................................................... 27
2.3. Les antonymes .................................................................................. 27
2.4. Les paronymes.................................................................................. 27
2.5. Les hyperonymes et les hyponymes ............................................. 27
3. Quelques concepts liés au lexique .................................................. 28
Applications .............................................................................................. 30

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140 Communication écrite

Exercice 1.............................................................................................. 30
Exercice 2.............................................................................................. 30
Exercice 3.............................................................................................. 31
Exercice 4.............................................................................................. 31
Correction ................................................................................................. 32
Exercice 1.............................................................................................. 32
Exercice 2.............................................................................................. 32
Exercice 3.............................................................................................. 33
Exercice 4.............................................................................................. 33

II. Les écarts de style............................................................................. 35


1. Les écarts de lexique : les lexicismes ............................................... 36
1.1. Le mot altéré ..................................................................................... 36
1.2. Le lexicisme de genre ..................................................................... 37
1.3. L’impropriété ..................................................................................... 38
1.4. L’anglicisme ...................................................................................... 39
1.4.1 L’emprunt .................................................................................... 40
1.4.2 Le calque .................................................................................... 40
1.5. Le néologisme .................................................................................. 41
1.6. Le belgicisme .................................................................................... 41
1.6.1 Les particularités lexicales ........................................................ 42
1.6.2 Les particularités syntaxiques .................................................. 43
2. Les écarts syntaxiques : les syntaxismes ......................................... 44
2.1. La syllepse grammaticale .............................................................. 44
2.2. Le zeugme ......................................................................................... 45
2.3. L’anacoluthe ..................................................................................... 46
2.4. L’anantapodoton ............................................................................. 46
2.5. Le pléonasme syntaxique............................................................... 47
2.6. La confusion entre les discours direct
et discours indirect ........................................................................... 47
3. Les ambiguïtés ........................................................................................ 48
3.1. L’ambiguïté lexicale ......................................................................... 48
3.2. L’ambiguïté syntaxique ................................................................... 49
3.3. Le louchement .................................................................................. 50
3.4. L’ambiguïté lexicale et syntaxique ............................................... 50
Applications .............................................................................................. 51
Exercice 1.............................................................................................. 51
Exercice 2.............................................................................................. 51
Correction ................................................................................................. 53
Exercice 1.............................................................................................. 53
Exercice 2.............................................................................................. 53

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Table des matières 141

III. Les faiblesses de style .................................................................... 55


1. Le pléonasme lexical ............................................................................ 55
2. La tautologie ........................................................................................... 55

3. La répétition............................................................................................. 56

4. L’expression et le terme incolores ..................................................... 57

5. L’expression et l’association banales............................................... 58

6. Le rapprochement douteux ............................................................... 58

7. L’animisme abusif .................................................................................. 59


Applications .............................................................................................. 60
Correction ................................................................................................. 61

IV. L’orthographe française


et sa dernière réforme ................................................................... 63

V. Les registres de discours .............................................................. 71

1. Le lexique ................................................................................................. 74

2. La syntaxe ................................................................................................ 74

3. L’énonciation .......................................................................................... 75

4. Applications ............................................................................................ 75

VI. Les figures de style............................................................................ 79

1. Les figures phonétiques ....................................................................... 83


1.1. L’assonance ...................................................................................... 83
1.2. L’allitération ....................................................................................... 83
1.3. L’homéotéleute................................................................................. 83
1.4. La cacophonie ................................................................................. 83
1.5. La paronomase ................................................................................ 84

2. Les tropes ................................................................................................. 84


2.1. La métonymie ................................................................................... 85
2.2. La synecdoque ................................................................................. 85
2.3. La métaphore et la comparaison ................................................ 86
2.4. L’oxymore........................................................................................... 86
2.5. La périphrase .................................................................................... 86

3. Les figures syntaxiques ......................................................................... 87


3.1. L’énallage .......................................................................................... 87
3.2. Le chiasme ........................................................................................ 87
3.3. L’hypallage ........................................................................................ 88
3.4. L’asyndète ......................................................................................... 88
3.5. La polysyndète.................................................................................. 88
3.6. Le zeugme ......................................................................................... 88

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142 Communication écrite

Applications .............................................................................................. 91
Correction ................................................................................................. 91

VII. Éléments de raisonnement et d’argumentation......... 93


1. Quelques faiblesses de raisonnement ............................................ 94
1.1. Le sophisme ...................................................................................... 94
1.2. Le paralogisme ................................................................................. 95
1.3. La pétition de principe .................................................................... 95
2. Quelques types d’arguments............................................................. 95
2.1. Quelques types de raisonnement ................................................ 95
2.1.1 L’induction................................................................................... 95
2.1.2 La déduction .............................................................................. 96
2.1.3 Le raisonnement causal ........................................................... 96
2.1.4 Le raisonnement par l’analogie.............................................. 97
2.2. Quelques arguments basés sur des éléments extérieurs
au langage ....................................................................................... 97
2.2.1 L’argument lié à la communauté .......................................... 97
2.2.2 L’appel aux chiffres ................................................................... 97
2.2.3 L’argument d’autorité ............................................................... 97

VIII. L’implicite : concepts énonciatifs


et procédés rhétoriques ............................................................... 99
1. La présupposition .................................................................................. 99
2. La polyphonie ......................................................................................... 100
3. L’insinuation ............................................................................................. 101
4. L’euphémisme et la litote .................................................................... 101
5. L’ironie ....................................................................................................... 101
6. L’hyperbole .............................................................................................. 102
7. La prétérition ........................................................................................... 102
Applications .............................................................................................. 103
Correction ................................................................................................. 104

IX. L’intelligibilité......................................................................................... 105


1. L’économie .............................................................................................. 106
2. La cohérence textuelle ........................................................................ 106
2.1. Le principe de continuité ............................................................... 107
2.2. Le principe de non-contradiction ................................................. 107
2.3. Le principe de progression............................................................. 107
2.3.1 Les types de progression .......................................................... 107
2.3.2 Le paragraphe ........................................................................... 108
2.3.3 Les marqueurs de progression ................................................ 109

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Table des matières 143

3. La cohésion textuelle ............................................................................ 110


3.1. Les articulations relatives à l’énoncé ........................................... 110
3.2. La ponctuation ................................................................................. 112
4. Applications ............................................................................................ 113
Extraits de copies d’étudiants ............................................................... 113
Exercice sur les connecteurs ................................................................. 117
Correction ................................................................................................. 117
Exercices de ponctuation ...................................................................... 118
Exercice 1.............................................................................................. 118
Correction ................................................................................................. 119
Exercice 2.............................................................................................. 119
Correction ................................................................................................. 120

X. Pour ne pas conclure :


Qu’est-ce que bien écrire ?........................................................ 121

XI. Applications de la première partie ...................................... 125


Correction ................................................................................................. 128

Deuxième partie
Aspects méthodologiques et applications ...... 131

Index des notions ................................................................................... 135

Bibliographie ............................................................................................ 137

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Que signifie maîtriser le français à l’écrit ? Écrire sans « faute »
est-il suffisant ? S’agit-il d’organiser clairement et logiquement
ses idées, d’utiliser des mots précis et du vocabulaire choisi ?
Comment définir le style ? Comment améliorer son écriture ?

Cet ouvrage aborde les différents aspects de la communication


écrite : le lexique, les écarts et les effets de style, la nouvelle
orthographe, les registres de discours, etc. L’approche est
résolument déculpabilisante : la maîtrise de l’orthographe n’est pas
proportionnelle à l’intelligence ; les régionalismes ne sont pas des
erreurs ; ancienne et nouvelle orthographe peuvent coexister…

Avec exercices et corrigés.

L’auteur anime un site (http://mevedamar.wordpress.com)


où sont mis à disposition nombre d’illustrations, issues de
la vie quotidienne, des concepts énoncés dans ce livre ainsi
qu’un document pour la production de synthèses et de textes
argumentatifs : méthodes, exercices de rédaction, corrigés.

Destiné à toute personne soucieuse d’améliorer


ses compétences rédactionnelles et aux enseignants
qui doivent les faire acquérir
à leurs élèves/étudiants.

Marie-Ève Damar est docteur en Langues et lettres de


l’Université libre de Bruxelles. Spécialisée dans l’enseignement et
l’apprentissage du français, elle enseigne la linguistique appliquée,
la méthodologie du français écrit et les techniques de
communication, à l’université et en haute école.
couverture geluck, suykens & partners

COMECRI
ISBN978-2-8011-1741-5
issn  1374-0881 www.deboeck.fr

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