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Partiel Hydro 18

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Licences L3 de Physique et Applications et de Mécanique Université Paris-Sud

Mécanique des Fluides - Phys-A311 Année universitaire 2018-2019

Partiel de Mécanique des Fluides


Mercredi 7 novembre 2018, durée 3h

I. Le ludion

Un ludion est un jouet qui illustre la forte compressibilité de l’air par rapport à l’eau, très peu compressible. Le
ludion est représenté sur la figure 1 : un lest de masse m (et de volume négligeable) est suspendu à un ballon
sphérique rempli d’air. L’ensemble est placé dans une éprouvette remplie d’eau et surmontée d’une membrane
souple imperméable. L’air situé entre la membrane et la surface libre de l’eau est à la pression atmosphérique
p0 = 105 Pa. L’axe vertical Oz, dont l’origine est fixée à la surface libre de l’eau supposée fixe, est orienté
vers le bas. La pression dans l’eau à une profondeur z est notée peau (z), tandis que la pression de l’air dans le
ballon est notée pair . On considère l’air dans le ballon comme un gaz parfait et on note M = 29 g/mol la masse
molaire de l’air, R = 8, 31 J/(K.mol) la constante universelle des gaz parfaits et g = 10 m/s2 l’accélération de
la pesanteur. L’ensemble est placé à la températue T0 = 300 K.
1. Le ballon a initialement un volume V0 = 10−4 m3 à l’air libre. Exprimer et calculer le nombre de moles
d’air nair contenues dans le ballon.
2. On immerge le ballon dans l’eau dans l’éprouvette cylindrique, comme indiqué sur le schéma. On
considère que la transformation est isotherme, c’est-à-dire que la température de l’air dans le ballon
reste constante T = T0 . Justifier que la loi de Boyle-Mariotte P V = C te s’applique ici et exprimer la
pression de l’air dans le ballon pair en fonction de V0 , p0 et Vair .

membrane souple
F0
p0 ρair p’0
0

interface
air-eau air

g
m

ρeau ρeau

F IGURE 1 – Illustration de l’expérience du ludion.

1
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Mécanique des Fluides - Phys-A311 Année universitaire 2018-2019

3. Rappeler la loi de l’hydrostatique. Déterminer l’expression de la pression de l’eau peau (z) avec la
profondeur. Tracer l’évolution de peau (z) sur un graphe.
4. On admet que la pression de l’air dans le ballon est égale à la pression de l’eau à la même profondeur.
Exprimer comment le volume d’air dans le ballon Vair varie avec la profondeur z. En déduire comment
varie la poussée d’Archimède qui s’exerce sur le ludion avec la profondeur.
5. Exprimer le poids du ludion en fonction de m, M , p0 , V0 , R, T0 et g et montrer qu’il est constant et
indépendant de z.
6. On définit le poids apparent du ludion comme la résultante de la poussée d’Archimède et du poids.
Exprimer la position zeq qui correspond à un poids apparent nul du ludion. Quelle est la masse du lest
que l’on doit utiliser si on veut que zeq = 5 cm ? Faire l’application numérique. On appelle Veq le
volume d’air contenu dans le ballon en z = zeq . Exprimer Veq en fonction du poids P , de ρeau et g, puis
faites l’application numérique.
7. La position z = zeq correspond à une position d’équilibre stable ou instable pour le ludion ? Pour
répondre à cette question, considérez une variation infinitésimale de profondeur z = zeq ± δz.
8. On suppose que le ludion est à sa position d’équilibre en z = zeq et on applique une force F0 sur la
membrane souple de rayon Re .
(a) Exprimer la pression de l’air p00 de l’air au voisinage de la surface libre de l’eau et exprimer la
variation de pression dans l’eau en fonction de z.
(b) Exprimer le nouveau volume de l’air Vair 0 contenu dans le ballon en z = z et le comparer à V .
eq eq
Que se passe-t-il ? Quand on relâche la pression sur la membrane souple, que se passe-t-il ?

II. Le vase de Mariotte

Un vase de Mariotte se compose d’un récipient cylindrique de grande taille, de rayon R = 1 m, troué à sa
base par un orifice de rayon r0 = 5 cm. La partie supérieure est fermée par un bouchon hermétique percé d’un
trou par lequel passe un tube O1 O2 , de section négligeable, qui plonge dans le réservoir jusqu’à une hauteur
H = 1 m et à l’intérieur duquel se trouve de l’air à la pression atmosphérique p0 . On note h0 = 3 m la hauteur
d’eau initiale dans le récipient cylindrique. L’eau est considéré comme un fluide parfait et incompressible qui
s’écoule par un orifice au point B à l’air libre où règne la pression atmosphérique p0 . On note A un point de la
surface libre de l’eau dans le récipient et pA la pression en ce point. L’axe vertical Oz est orienté vers le haut et
son origine est prise au niveau de l’orifice.
1. On s’intéresse, dans un premier temps, à la variation de hauteur d’eau h(t), ainsi que la vitesse de sortie
au point B, au cours de la vidange. On se place dans le cas où la hauteur d’eau est h(t) > H.
(a) On suppose l’écoulement quasi unidirectionnel dans le réservoir, tel que ~v = −V (z, t)e~z . Montrer
que la vitesse dans le réservoir ne dépend pas de z.
(b) On note U0 la vitesse de l’écoulement en sortie de l’orifice au point B. Exprimer le lien entre U0 ,
V , R et r0 .
(c) Énoncer le théorème de Bernoulli et exprimer la vitesse de vidange U0 . On admettra que R  r0 .
Cette vitesse dépend-elle du temps ?
(d) Exprimer la variation de hauteur d’eau h(t) et déterminer le temps tH nécessaire pour que le niveau
d’eau h(tH ) = H. Faire l’application numérique.
(e) Exprimer la pression pA (t) à la surface libre de l’eau au cours du temps. Que vaut-elle à l’instant
tH ?

2
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O1
p0

A pA

R
g

h0
O2

H
r0
p0 B

F IGURE 2 – Schématisation du vase de Mariotte.

2. On se place dans le cas où h(t) < H.


(a) Au-delà du temps tH , la vidange du récipient continue. Exprimer la vitesse U0 dans ce cas. Qu’est-ce
qui a changé ?
(b) Montrer que la hauteur d’eau h(t) dans le récipient est donnée par
 2
(t − tH )
h(t) = H 1 − .
τ
Exprimer τ en fonction des paramètres du problème et préciser sa signification. Faire l’application
numérique et en déduire le temps de vidange total du récipient.

III. Ondes de gravité dans l’eau

La houle est un mouvement ondulatoire de la surface de l’eau qui est formé par le vent. C’est un cas particulier
de vagues non déferlantes qui présentent un aspect relativement régulier. Dans l’approximation en eau profonde,
c’est-à-dire tel que h  λ, où h est la hauteur d’eau et λ la longueur d’onde de l’onde, on peut caractériser la
houle par la propagation d’une onde bidimensionnelle, dont le champ de vitesse est de la forme

~v = Aωekz [cos(kx − ωt)e~x + sin(kx − ωt)e~z ] ,


où A est l’amplitude de l’onde, ω = 2π/T sa pulsation et k = 2π/λ son nombre d’onde.
1. Montrer que cet écoulement est incompressible et irrotationnel.
2. Déterminer le vecteur accélération. L’écoulement est-il stationnaire et homogène ?
3. Déterminer l’équation des lignes de courant à l’instant initial t = 0 et à une constante d’intégration
près. On utilisera la primitive de u0 /u pour faire l’intégration.

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z
λ
x
0

F IGURE 3 – Représentation du problème.

4. Déterminer les trajectoires des particules fluides en supposant qu’elles s’écartent peu de leur position
initiale (x0 ,z0 ) (on suppose que les positions x et z restent constantes). Comment varie l’ “amplitude”
des trajectoires avec la profondeur z ? Faire un schéma au propre sur votre copie représentant quelques
trajectoires. Coı̈ncident-elles avec les lignes de courant et pourquoi ?
5. On cherche maintenant à caractériser les déformations dans l’écoulement.
(a) Montrer que le tenseur taux de rotation Ωij est égal à une matrice nulle. Ce résultat est-il cohérent
avec une observation faite à une question précédente ?
(b) Calculer le tenseur taux de déformation Dij à t = 0. Montrer que les valeurs propres correspon-
dantes sont λ1 = Aωkekz et λ2 = −Aωkekz . Physiquement, à quoi correspondent ces valeurs
propres et préciser comment varient ces déformations avec la profondeur z ?
(c) On se place en x = 0 et t = 0. Montrer que la déformation d’un élément fluide se traduit par un
allongement dans la direction (e~x + e~z ) et une contraction dans la direction (e~x − e~z ).
(d) On se place en x = π/2k et t = 0. Montrer que la déformation d’un élément fluide se traduit par un
allongement dans la direction e~z et une contraction dans la direction e~x .
(e) On se place en x = π/k et t = 0. Montrer que la déformation d’un élément fluide se traduit par un
allongement dans la direction (e~x − e~z ) et une contraction dans la direction (e~x + e~z ).
(f) On se place en x = 3π/2k et t = 0. Montrer que la déformation d’un élément fluide se traduit par
un allongement dans la direction e~x et une contraction dans la direction e~z .
(g) On admet que la surface libre de l’eau vérifie η(x, t) = A cos (kx − ωt) comme représenté sur la
figure 4. Schématiser, au propre sur votre copie, la déformation d’un élément fluide initialement
carré pour chaque position x = 0, π/2k, π/k et 3π/2k.

η(x,0)

A
π/k x
0
π/2k 3π/2k 2π/k

F IGURE 4 – Schématisation de la surface libre de l’eau à t = 0.

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