0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
190 vues9 pages

Mathématiques : Endomorphismes et Nilpotence

Ce document traite des endomorphismes nilpotents, de la trace d'un endomorphisme et de l'exponentielle d'un endomorphisme. Il contient de nombreuses démonstrations et propriétés sur ces sujets.

Transféré par

ayoub ayoubb
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
190 vues9 pages

Mathématiques : Endomorphismes et Nilpotence

Ce document traite des endomorphismes nilpotents, de la trace d'un endomorphisme et de l'exponentielle d'un endomorphisme. Il contient de nombreuses démonstrations et propriétés sur ces sujets.

Transféré par

ayoub ayoubb
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Centrale TSI 2011 - Math 2

I Préliminaires - endomorphismes nilpotents, trace d’un endomorphisme


I.A.
I.A.1) On sait que :
f est injective si et seulement si Ker(f ) = f0g
0 est valeur propre si et seulement si Ker(f ) = Ker(f 0id) 6= f0g
Donc :
02
= Sp(f ) , f injective.
I.A.2) E est dimension …nie, donc f est injective si et seulement si f est bijective. Donc :

02
= Sp(f ) , f 2 GL(E):
I.A.3) Traduction matriciel de la propriété précédente.

M 2 GLn (C) , 0 2
= Sp(M ).
I.B. 0 1
0 0 3
I.B.1) N 2 = @ 0 0 0 A et N 3 = 0. Donc :
0 0 0
N est nilpotente et k(N ) = 3.
I.B.2)
1
a) Comme M en N sont semblables, il existe P inversible telle que M = P N P .
On a alors 8p 2 N; M p = P N p P 1 . Donc :
8p 2 N; M p et N p sont semblables

b) On a donc : 8p 2 N; M p = 0 , N p = 0. et donc min (p; M p = 0) = min (p; N p = 0)

M est nilpotente et k(M ) = k(N )


I.B.3) M atB (f ) et M atB 0 (f ) sont semblables et donc d’après la question précédente :

MatB0 (f ) est également nilpotente et de même indice de nilpotence que MatB (f )


I.B.4)
a) Soient i et j 2 [[1; n]] tels que j i + 1.
On a alors pour i < n :
n
X n
X
(2)
nij = nik nkj = nik nkj car k < i ) nik = 0 et ni;i = 0
k=1 k=i+1
= 0 car j i+1 k et donc nk;j = 0

n
X n
X
(2)
et pour i = n : nij = nik nkj = 0 car pour tout k : k i=n
k=1 k=1

(2)
nij = 0 si j i + 1 et en particulier N 2 2 Tn (C)

.
(k)
b)Montrons par récurrence : Hk : j i+k 1 ) nij = 0.

vrai pour k = 0 car N 0 = I


vrai pour k = 1 par hypothèse sur N
vrai pour k = 2 d’après le a).
Supposons la propriété vraie au rang k :
On a alors pour j i+k :
n
X n
X
(k+1) (k)
nij = nil nlj = 0=0
l=1 l=1
car :
(k)
Si i + k > n, alors l n i+k 1 et nij = 0

Si i + k n;alors
(k)
– pour l i+k 1; nil = 0 d’après l’hypothèse de récurrence
– pour l > i + k 1,l j et donc nl;j = 0

La propriété est donc vraie au rang k + 1 et

(k)
8k 2 N; N k 2 Tn (C) et nij = 0 si j i+k 1
(n)
c)Pour k = n; on a : j n=1+k 1 i+k 1. Donc nij = 0 pour tous les coe¢ cients de N n et donc :

N n = 0 et N 2 Nn (C) et k(N ) n

I.B.5) Le sujet nous rappelle que comme K = C , tout endomorphisme est trigonalisable.
a) N est triangulaire donc aussi N I:
n
Y
Pf ( ) = (nii ). Donc :
i=1
Sp(f ) = fni;i ; i 2 [[1; n]]g

b)

Si f est nilpotente il existe k 2 N , f k = e


0 . X k est donc un polynôme annulateur et donc Sp(f ) f0g . De plus f est
nilpotente, donc n’est pas injective et donc admet 0 comme valeur propre et donc
Sp(f ) f0g

Si pour tout i , ni;i = 0,N est nilpotente d’après la question B.4

f nilpotent , Sp(f ) = f0g

I.B.6) Soit N 2 Tn (C). D’après I.B.5., N est nilpotente si et seulement si fni;i ; i 2 [[1; n]]g = Sp(N ) = f0g.

N est nilpotente , 8i 2 [[1; n]] ; nii = 0

I.C.
I.C.1) les deux matrices M atB (f ) et M atB 0 (f ) sont semblables .
Elles ont donc même trace car T r(P M P 1 ) = T r(P M P 1 ) = T r((M P 1 )P ) = T r(M ) .
Donc :
T r(M atB (f )) est indépendant de B

I.C.2)
On trigonalise f dans une base B telle que M atB (f ) 2 Tn (C).
On a alors Sp(f ) = fni;i ; i 2 [[1; n]]g = f k ; k 2 [[1; n]]g. Donc :
n
X n
X
T r(f ) = ni;i = k
i=1 k=1

I.C.3)
Comme T r(A) = 0, A admet deux valeurs propres opposées.

Si elles sont non nulles, elles sont distinctes et A est diagonalisable.


Si elles sont nulles, d’après la question I.B.5., B est nilpotente et donc d’après I.B.2. , A l’est aussi.

2
A est soit diagonalisable, soit nilpotente
I.C.4)
0 1
1 1 0
Soit A = @ 0 1 0 A.
0 0 2
A n’est pas nilpotente car elle est triangulaire supérieure et que l’un des coe¢ cients diagonaux est non nul.
Ses valeurs propres sont 1 (double) et 0 (simple).
0 1
0 1 0
A Id = @ 0 0 0 A est de rang 2 . Le noyau (le sous espace propre) est donc de dimension 1 alors que la valeur propre
0 0 1
est d’ordre de multiplicité 2. Donc A n’est pas diagonalisable.

Lorsque n = 3, il existe des matrices ni diagonalisables, ni nilpotentes

N’importe quelle réduite de Jordan (cf TD Maple) non diagonale et de trace nulle donnera un contre exemple.

II Exponentielle d’un endomorphisme


II.A.
II.A.1)
a) 0 1
e 1
(0)
B .. C
MatB (f ) = B
@ . C
A
(0) e n

b) exp(f ) a une matrice diagonale, n’ayant que des termes diagonaux non nuls donc :

exp(f ) 2 GL(E)

II.A.2)
Soit f l’endomorphisme de E de matrice M dans la base B.
Soient B1 et B2 les bases de E telles que P1 = M atB (B1 ) et P2 = M atB (B2 )
Alors, comme M = P1 D1 P1 1 et M = P2 D2 P2 1 , les changements de base donne : M atB1 (f ) = D1 et M atB2 (f ) = D2 ; ces
matrices étant diagonales, B1 et B2 sont des bases de vecteurs propres de f .
D’où, d’après la propriété admise au II.A.1) M atB1 (exp(f )) = exp(D1 ) et M atB2 (exp(f )) = exp(D2 ) et le changement de
base donne M atB (exp(f )) = P1 exp(D1 )P1 1 et M atB (exp(f )) = P2 exp(D2 )P2 1 . Soit :
1 1
P1 (exp D1 )P1 = P2 exp(D2 )P2

II.B.
II.B.1) D’après la question I.B.4.a), pour k 1 , M k est triangulaire supérieure et ses termes diagonaux sont nuls . Les
k(f ) 1
X Mp M0
termes diagonaux de exp(M ) = sont ceux de = In .
p=0
p! 0!
Les termes diagonaux de exp(M ) sont donc tous égaux à 1
II.B.2) exp(M ) est une somme de matrice triangulaires supérieures donc est triangulaire supérieure. Donc ses valeurs
propres sont les coe¢ cients diagonaux..

Sp(exp f ) = f1g (valeur propre de multiplicité n)


Comme det(exp(f )) = 1 (produit des valeurs propres ),

exp(f ) 2 GL(E)

II.C.
II.C.1)
k(g) 1
X gi
a) g est nilpotente donc exp(g) = . Pour avoir exp(d) exp(g) = exp(g) exp(d) il su¢ t donc d’avoir pour tout i
i=0
i!
exp(d) g i = g i exp(d):

3
On calcule l’image d’un vecteur de E en le décomposant sur la somme directe des sous espace propres . (possible car d est
diagonalisable .
Xm
x= xj avec pour tout j d(xj ) = j xj
j=1

Par dé…nition de exp(d) on a :

si xj = 0 , exp(d)(xj ) = 0 exp( j )xj


si xj =
6 0 , exp(d)(xj ) = exp( j )xj par dé…nition de exp(d) et indépendance de la base de vecteurs propres utilisés.
m
X m
X
exp(d) (x) = exp ( j ) xj et (g exp d) (x) = exp ( j ) g(xj )
j=1 j=1
m
X
On a aussi g(x) = g(xj ) . Seulement d et g commutent donc les sous espaces propres de d sont stables par g et donc
j=1
g(xj ) est soit nul , soit un vecteur propre de d et donc exp(d)(g(xj )) = exp( j )d(xj ) ; On a donc
m
X
(exp(d) g)(x) = exp ( j ) g(xj ) = (g exp d) (x)
j=1

b) On prend f telle que M atB (f ) = M . si M = D + N avec D diagonalisable et N nilpotente , on prend d et g de matrice


Det N . d est un endomorphisme diagonalisable et g est un endomorphisme nilpotent. d’après le résultat admis d et g sont
uniques. Donc aussi D et N
8M 2 n (C) , 9! (D; N )
II.C.2)
1 1 1
On décompose M = D + N avec D diagonalisable et N nilpotente. On a alors P M P = P DP + PNP avec:
1 1
P DP diagonalisable : si D est semblable à diagonale , P DP est semblable à D donc à :
1
PNP nilpotente d’après la question I.B.2.
1 1 1 1 1
(P DP )(P N P ) = (P N P )(P DP ) car DN = N D et P P se simpli…e.

Donc
1
PMP 2 n (C)

1 1 1
On a par dé…nition exp(P M P ) = exp(P DP ): exp P N P .
1 1 1 1 1
exp(P DP ) = P exp(D)P car si on pose D = Q Q on a P DP = (P Q) (P Q) avec diagonale .
1 1
Par dé…nition (cf II.A.2 ) de l’exponentielle d’une matrice diagonale exp(D) = Q exp( )Q et exp(P DP ) = (P Q) exp( ) (P Q
soit exp(P DP 1 ) = P exp(D)P 1
1 1
et exp(P N P ) = P exp(N )P car
1
k(P N P ) 1
k(N ) 1
X
(P N P 1 )p X P N pP 1
1
exp(P N P ) = =
p=0
p! p=0
p!
0 1
k(N ) 1
X Np
= =P@ A P 1 = P exp(N )P 1
p=0
p!

1
en utilisant le fait que N et P N P on même indice de nilpotence d’après I.B.2)

D’où :
1 1 1 1 1
exp(P M P ) = exp(P DP ): exp P N P = P exp(D)P P exp(N )P
1 1
= P (exp(D) exp(N )) P = P exp(M )P

1 1
exp(P M P ) = P exp(M )P

4
III Le cas n = 2
III.A.
III.A.1) Si f n’est pas diagonalisable la somme des dimension des sous espaces propres est plus grande que 1 ( le corps est
C ) est strictement plus petite que 2:On a donc un seul sous espace propre de dimension 1 :

= et dim (E ) = 1

La seule valeur propre de f Id est donc 0 il existe donc une base de E dans laquelle la matrice de f Id est triangulaire
à diagonale nulle et donc d’après la question I.B.4).

(f Id)2 = 0

I.B.5.a) me semble peu adapté.


2 2
III.A.2) Puisque f (v) 6= v, u 6= 0 et comme (f Id) = 0 , (f Id) (u) = (f Id) (v) = 0 . donc f (u) = u

u 2 E n f0g

E (f ) est donc la droite engendrée par u . comme v 2


= Vect(u) on a (u; v) libre , et (u; v) de bon cardinal.

(u; v) est une base de E

On a alors f (u) = u et f (v) = u + v (par dé…nition de u). Donc :


!
1
M atB (u) = 0

III.B. Soit A 2 M2 (C).Si A est diagonalisable, A est semblable à une matrice du type D(a; b).

Si A n’est pas diagonalisable, A est la matrice d’un endomorphisme f non diagonalisable. Donc d’après la question
précédente f admet dans la base (u; v) la matrice M ( ) donc A est semblable à M ( )

Tout élément de M2 (C) est semblable à une matrice de J2 (C)

III.C.

8a; b 2 C; D(a; b) = D(a; b) + N avec N = 0, donc N est nilpotente et N D(a; b) = D(a; b)N : D(a; b) 2 2 (C).
!
ea 0
et exp(D(a; b)) = 0 eb par dé…nition de l’exponentielle d’une matrice diagonale.
!
0 1
8a 2 C; M (a) = aI2 + N avec aI2 diagonale ,N = 0 0 nilpotente et (aI2 ) N = N (aI2 ) :M (a) 2 2 (C)

!
1 1
2
Comme N = 0 , exp(N ) = I2 + N = 0 1 et donc

! ! !
ea 0 1 1 ea ea
exp (M (a)) = 0 ea 0 1 = 0 ea

J2 (C) 2 (C).

III.D. On a par dé…nition : 2 (C) M2 (C).


Réciproquement si M 2 M2 (C). M est semblable à une matrice de J2 (C), donc de 2 (C). D’où d’après II.C.2), M 2 2 (C).
D’où :

2 (C) = M2 (C)

III.E.
III.E.1) Le polynôme caractéristique de A( ) est PA( ) ( ) = 2 + 2 et donc Sp(A( )) = fi ; i g.
Ses deux valeurs propres sont distinctes (car =
6 0 ) , A( ) est diagonalisable. Ses deux sous-espaces propres sont des droites
et :

5
i x y=0 1
Ei (A( )) d’équation ,y= ix ( car 6= 0 ) , d’où Ei (A( )) = Vect
x i y=0 i

1
E i (A( )) = Vect
i
! !
1 1 i 0
1
D’où les matrices P = i i et D = 0 i de la décomposition A( ) = P DP .

!
1 1 i
1
Le calcul donne P = 1 i
2
On alors :
! ! !
1 1 ei 0 1 i 1
exp (A ( )) = i i 0 e i
i 1
2i
!
cos sin
= sin cos

Donc
!
cos sin
exp(A( )) = sin cos

est la matrice de la rotation d’angle .


III.E.2) !
1 0
L’on a alors exp(A(0)) = exp(A(2 )) = 0 1 .

Comme A(0) 6= A(2 ), exp n’est pas injective


III.E.3) Une matrice M de J2 (C) \ GL2 (C) est de la forme D(a; b) avec ab 6= 0 ou M (a) avec a 6= 0.
On sait (ou on retrouve) que z 7 ! exp(z) est surjective de C sur C . Un antécédent de z étant (z) = ln (jzj) + i arg(z)

Si M est de la forme D(a; b) on cherche = D( ; ) un antécédent diagonale de D(a; b) . il su¢ t de prendre exp ( ) = a
et exp( ) = b
Donc D ( (a); (b)) est un antécédent de D(a; b) par exp si a et b sont non nuls.
!
exp( ) exp( )
Si M est de la forme M (a) on utilise le fait que exp (M ( )) = 0 exp( ) n’étant pas diagonalisable est
!
exp( ) 1
semblable à 0 exp( ) , d’après la question III.B.

On prend donc = (a) et M (a) est semblable à exp (M ( (a)),


1 1 1
On peut décomposer exp (M ( (a))) = P M (a) P et alors M (a) = P exp (M ( (a))) P = exp P M ( (a)) P d’après
II.C.2)

Tout élément de J2 (C) \ GL2 (C) est semblable à l’exponentielle d’un élément de J2 (C)
III.E.4)Soit M 2 GL2 (C) :

d’après la question III.B., il existe M1 2 J2 (C) telle que M soit semblable à M1 . Comme M est inversible, M1 l’est
aussi et M1 2 J2 (C) \ GL2 (C).
d’après la question III.E.3), il existe M2 2 J2 (C) telle que M1 soit semblable à exp(M2 )
1
d’où M est semblable à exp (M2 ) . On peut décomposer M = P exp(M2 )P avec P inversible.
1 1
d’après II.C.2), M = P (exp M2 )P = exp(P M2 P ).

exp: M2 (C) ! GL2 (C) est surjective


III.F.Soit M 2 M2 (C), M est semblable à une matrice de J2 (C) 2 (C).

6
Si M est semblable à D(a; b) , T r(M ) = T r(D(a; b)) = a+b et exp(M ) est semblable à D(ea ; eb ); donc det(exp(M )) = ea+b = exp(T
0 a 1
e ea
Si M est semblable à M (a), T r(M ) = T r(M (a)) = 2a et exp(M ) est semblable à exp(M (a)) = @ 0 ea A; donc

det(exp(M )) = e2a = exp(T r(M )).

8M 2 M2 (C); det(exp(M )) = exp(T r(M ))

III.G.
III.G.1)

SL2 (C) GL2 (C) ;(si M 2 SL2 (C) , det(M ) = 1)


I2 2 SL2 (C)

1 det(M )
SL2 (C) est stable par quotient : .Si M et N 2 SL2 (C); det(M N )= =1
det(N )

SL2 (C) est un sous-groupe de GL2 (C)

Si M 2 L0 (C); det(exp(M )) = exp(T r(M )) = 1, donc exp(L0 (C)) SL2 (C)


III.G.2)
Soit M 2 L0 (C).

d’après I.C.3), M est soit diagonalisable, soit nilpotente.

– si elle est diagonalisable, elle est semblable à une matrice D(a; b) de trace nulle ; donc b = a.
– si elle est nilpotente et non diagonalisable, elle est semblable d’après la question III.B. à une matrice du type M (a)
de trace nulle, qui véri…e donc a = 0.

III.G.3)
0
det N 0 = 1 : N 2 SL2 (C
Supposons N 0 = exp(N1 ) avec N1 2 L0 (C).
On remarque que N 0 n’est pas diagonalisable.
!
ea 0
Si N1 est semblable à une matrice du type D(a; a), exp(N1 ) est semblable à 0 e a et N 0 est diagonalisable .

absurde.
0 1
1 1
Si N1 est semblable à M (0), N 0 = exp(N1 ) est semblable à exp(M (0)) = @ 0 1 A, d’où T r(N 0 ) = 2, ce qui est

évidemment faux.

Donc N 0 n’appartient pas à l’image de exp donc de eg


xp . L’application n’est pas surjective.
Par ailleurs, les matrices A( ) appartiennent à L0 (C); comme exp(A(0)) = exp(A(2 )) et A(0) 6= A(2 ); eg
xp n’est pas
injective. D’où :

eg
xp n’est ni surjective, ni injective

IV Le cas n = 3
IV.A.
f admet 3 valeurs propres 2 à 2 distinctes; donc f est diagonalisable et s’écrit f = f + e
0 avec e
0 nilpotent et f e
0=e
0 f
donc :

f2 3 (E):

IV.B.
IV.B.1) f Id admet 0 comme unique valeur propre, d’après la question I.B.

7
f Id est nilpotent
IV.B.2)
f s’écrit alors Id + (f Id) avec Id diagonalisable, f Id nilpotent et ( Id) (f Id) = (f Id) ( Id) :

f2 3 (E):

IV.C.
IV.C.1) Comme f est trigonalisable, il existe une base B = (e1 ; e2 ; e3 ) telle que M atB (f ) soit triangulaire supérieure. Les
valeurs propres de f étant sur la diagonale
0 1
a b
9a; b; c 2 C; 9(e1 ; e2 ; e3 )tels que M atB (f ) = @ 0 c A soit :
0 0
8
< f (e1 = e1
f (e2 ) = ae1 + e2
:
f (e3 ) = be1 + ce2 + e3

IV.C.2)
1 0
det(e1 ; e2 ; e03 ) = 0 1 = 1 6= 0. Donc
B
0 0 1
B 0 = (e1 ; e2 ; e03 ) est une base de E

IV.C.3)

f (e03 ) = f (e3 ) + f (e1 ) + f (e2 ) = (be1 + ce2 + e3 ) + ( e1 ) + (ae1 + e2 )


= (b + + a)e1 + (c + )e2 + e3

et
e03 = e1 + e2 + e3
On a donc : 8
>
< ca b
b+ + a= = +
f (e03 ) = e03 , , ( )2
c+ = > c
: =

car 6=

On a donc pu choisir et tels que f (e03 ) = e03

IV.C.4)
On a alors :
0 1
a 0
M = M atB 0 (f ) = @ 0 0 A.
0 0

IV.C.5)
0 1 0 1
0 0 0 a 0
Soient alors D = @ 0 0 A et N = @ 0 0 0 A.
0 0 0 0 0
On a alors M = D + N avec D diagonale et N nilpotente.
0 1
0 a 0
De plus N D = DN = @ 0 0 0 A. Donc :
0 0 0
M2 3 (C)

et donc comme M est l matrice de f :


f2 3 (E)

IV.D.
Soit f un endomorphisme de E. On a alors les possibilités (et elles seules) :

8
f admet 3 valeurs propres deux à deux distinctes
f admet 1 valeur propre triple
f une valeur propre simple et une double

Dans les trois cas les questions A,B,C donnent

3 (E) = L(E):

IV.E.
IV.E.1)
Le polynôme caractéristique de R( ) vaut :
2 2
PR( ) ( ) = ( + )
et Sp(R( )) est fi ; i ; 0g.
Par des calculs analogues à ceux de III.E.1), on obtient :
0 1 0 1
1 1 0 i 0 0
R( ) = P DP 1 avec P = @ i i 0 A. et D = @ 0 i 0 A
0 0 1 0 0 0
On a alors : 0 1 0 1
ei 0 0 cos( ) sin( ) 0
exp(R( )) = P @ 0 e i
0 AP 1
= @ sin( ) cos( ) 0 A
0 0 e0 0 0 1
IV.E.2)
Comme exp(R(0)) = exp(R(2 )) et que R(0) 6= R(2 ),

exp : L(E) ! GL(E) n’est pas injective

Vous aimerez peut-être aussi