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Sujet 1

Ce document présente des notions mathématiques sur les endomorphismes, les matrices et l'exponentielle d'un endomorphisme. Il contient de nombreuses définitions, propriétés et démonstrations sur ces sujets en algèbre linéaire.

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Ce document présente des notions mathématiques sur les endomorphismes, les matrices et l'exponentielle d'un endomorphisme. Il contient de nombreuses définitions, propriétés et démonstrations sur ces sujets en algèbre linéaire.

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2011

Mathématique 2
TSI
4 heures Calculatrices autorisées
Notations et rappels
• Dans tout le problème n désigne un entier supérieur ou égal à 2 et E un C-espace vectoriel de dimension n.
On notera L(E) le C-espace vectoriel des endomorphismes de E et GL(E) le sous-ensemble de L(E) formé
des automorphismes de E.
• À tout f ∈ L(E), on associe sa matrice MatB (f ) dans la base B choisie dans E.
On rappelle que l’application f 7→ MatB (f ) est un isomorphisme de L(E) sur le C-espace vectoriel, noté
Mn (C), formé des matrices carrées d’ordre n à coefficients complexes.
De la même façon, GL(E) s’identifie, moyennant l’isomorphisme précédent, à l’ensemble GLn (C) des matrices
carrées d’ordre n qui sont inversibles.
On rappelle également que GL(E) (respectivement GLn (C)), muni de la composition des applications (res-
pectivement muni du produit des matrices), possède une structure de groupe.
• Soit A = (aij )16i,j6n ∈ Mn (C). On dit que A est triangulaire supérieure si aij = 0 dès que i > j. On note
Tn (C) le sous-espace vectoriel de Mn (C) formé des matrices triangulaires supérieures.
Soit f ∈ L(E). On sera amené à utiliser la propriété (T) suivante :
(T) : il existe une base B 0 de E telle que MatB0 (f ) ∈ Tn (C)
• On rappelle que, par convention : ∀A ∈ Mn (C), A0 = I (matrice identité).
• Soit f ∈ L(E). Alors, f admet n valeurs propres en comptant chacune avec son ordre de multiplicité.
• On rappelle enfin que l’exponentielle d’un nombre complexe z peut être noté ez ou exp z et que, pour tout
nombre complexe z, exp z 6= 0.

I Préliminaires : endomorphismes nilpotents, trace d’un endomor-


phisme
I.A – Soit f ∈ L(E).
I.A.1) Montrer que f est injectif si et seulement si 0 n’est pas valeur propre de f .
I.A.2) Montrer que f ∈ GL(E) si et seulement si 0 n’est pas valeur propre de f .
I.A.3) Soit M ∈ Mn (C). Montrer que M est inversible si et seulement si 0 n’est pas valeur propre de M .
I.B – Une matrice N ∈ Mn (C) sera dite nilpotente s’il existe un entier strictement positif k tel que : N k = 0
(matrice nulle).
On note k(N ) le plus petit entier strictement positif vérifiant cette propriété et on l’appelle « indice de nilpotence
de N ».
On note Nn (C) l’ensemble des matrices nilpotentes de Mn (C).
I.B.1) Soit N la matrice de M3 (C) définie par :
 
0 1 2
N = 0 0 3
0 0 0

Montrer que N ∈ N3 (C) puis déterminer k(N ).


I.B.2) Soient N ∈ Mn (C) et M une matrice semblable à N .
a) Montrer que, pour tout entier naturel p, M p et N p sont semblables.
b) En déduire que, si N est nilpotente, M l’est aussi et k(M ) = k(N ).
I.B.3) Soit f ∈ L(E). On suppose qu’il existe une base B de E telle que MatB (f ) ∈ Nn (C).
Montrer que, pour toute base B 0 de E, MatB0 (f ) est également nilpotente et de même indice de nilpotence que
MatB (f ).
On dira alors que f est nilpotent et on notera k(f ) l’indice de nilpotence de MatB (f ) qui sera appelé aussi
indice de nilpotence de f .
I.B.4) Soient N ∈ Tn (C) et nij son terme général.
On suppose que : ∀i ∈ [[1, n]], nii = 0.
(k)
On note nij le terme général de la matrice N k avec k ∈ N.
(2)
a) Montrer que N 2 ∈ Tn (C) et que nij = 0 si j 6 i + 1.

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(k)
b) Montrer, plus généralement, que N k ∈ Tn (C) et que nij = 0 si j 6 i + k − 1.
c) En déduire que N ∈ Nn (C).
I.B.5) Soient f ∈ L(E) et N ∈ Tn (C) la matrice de f dans une base appropriée B de E donnée par la
propriété (T) rappelée en préliminaire.
a) En explicitant le polynôme caractéristique de N , déterminer les valeurs propres de f en fonction des
termes diagonaux de N .
b) Montrer que f est nilpotent si et seulement si 0 est sa seule valeur propre.
I.B.6) Montrer qu’une matrice triangulaire supérieure est nilpotente si et seulement si tous ses termes
diagonaux sont nuls.
I.C – Soit A = (aij ) ∈ Mn (C).
Xn
On rappelle que la trace de A est le nombre complexe Tr(A) = aii .
i=1
I.C.1) Soit f ∈ L(E).
Montrer que le nombre complexe Tr(MatB (f )) ne dépend pas du choix de la base B dans E.
On appelle « trace de l’endomorphisme f » ce nombre complexe, noté Tr(f ).
Ainsi on a, pour toute base B de E, Tr(f ) = Tr(MatB (f )).
I.C.2) Soit f ∈ L(E). On désigne par λ1 , . . . , λn , les valeurs propres (éventuellement égales) de f .
Montrer, à l’aide de la question I.B.5 a, que :
n
X
Tr(f ) = λk
k=1

I.C.3) On considère le cas n = 2. Soit A ∈ M2 (C) telle que Tr(A) = 0.


Montrer que A est soit diagonalisable, soit nilpotente.
I.C.4) A-t-on le même résultat lorsque n = 3 ?

II Exponentielle d’un endomorphisme


Soit f ∈ L(E).
II.A – On suppose, tout d’abord, f diagonalisable, et on note Bp = {e1 , . . . , en } une base de vecteurs
propres de f associés respectivement aux valeurs propres λ1 , . . . , λn . On définit alors l’endomorphisme exp f
par l’image des vecteurs de la base Bp en posant :

∀i ∈ [[1, n]], (exp f )(ei ) = (exp λi )ei

II.A.1)
a) Représenter la matrice de exp f sur la base Bp .
b) Montrer que exp f appartient à GL(E).
Cet endomorphisme est appelé « exponentielle de l’endomorphisme f ». On admet qu’il ne dépend que de f et
pas de la base de vecteurs propres de f utilisée pour le définir.
Si D est une matrice diagonale de termes diagonaux µ1 , . . . , µn , on note exp D la matrice diagonale dont les
termes diagonaux sont exp µ1 , . . . , exp µn .
II.A.2) Soit M ∈ Mn (C). On suppose que M est diagonalisable.
Soient P1 , P2 deux matrices inversibles et D1 , D2 deux matrices diagonales telles que :
M = P1 D1 P1−1 = P2 D2 P2−1

Montrer que P1 (exp D1 )P1−1 = P2 (exp D2 )P2−1 .


On appellera exponentielle de la matrice M , la matrice notée exp M égale à P (exp D)P −1 où (P, D) est un
couple de matrices utilisé pour diagonaliser M .
II.B – On suppose maintenant que f est nilpotent, d’indice de nilpotence k(f ). On considère une base B
de E telle que M = MatB (f ) ∈ Tn (C), selon la propriété (T).
On pose alors :
 k(f )−1 p
 X f
exp f = où f 0 =identité de E





p=0
p!
k(f )−1

 X Mp
exp M =


p!


p=0

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II.B.1) Déterminer les termes diagonaux de la matrice exp M .
II.B.2) En déduire l’ensemble des valeurs propres de exp f puis montrer que exp f ∈ GL(E).
L’endomorphisme exp f est encore appelé l’exponentielle de f et la matrice exp M l’exponentielle de M .
II.C – On suppose enfin que f satisfait à la propriété (P ) suivante :
2
(P) : ∃(d, g) ∈ (L(E)) , d diagonalisable, g nilpotent, d ◦ g = g ◦ d / f = d + g
On admettra que, si f satisfait à (P), alors le couple (d, g) donné par (P) est unique.
II.C.1)
a) Montrer que : exp d ◦ exp g = exp g ◦ exp d.
On pose alors : exp f = exp d ◦ exp g et on l’appelle encore l’exponentielle de f .
On désigne par Γn (E) le sous-ensemble de L(E) formé des endomorphismes f satisfaisant à (P ).
De même, on désigne par Γn (C) le sous-ensemble de Mn (C) formé des matrices M qui peuvent s’écrire
M = D + N avec D diagonalisable, N nilpotente et DN = N D.
b) Montrer que, pour toute matrice M de Γn (C), le couple (D, N ) associé est unique.
On pose exp M = exp D exp N et on l’appelle l’exponentielle de M .
II.C.2) Soient M ∈ Γn (C) et P ∈ GLn (C).
Démontrer que P M P −1 ∈ Γn (C) et que exp(P M P −1 ) = P (exp M )P −1 .
On a ainsi défini deux applications exp : Γn (E) −→ GL(E) et exp : Γn (C) −→ GLn (C).
Notre but est maintenant d’étudier un peu plus précisément ces applications dans les cas n = 2 et n = 3.

III Le cas n = 2
On suppose dans toute cette partie que E désigne un C espace-vectoriel de dimension 2.
III.A – Soient f ∈ L(E), λ et µ ses valeurs propres, Eλ le sous-espace propre associé à la valeur propre λ.
On suppose f non diagonalisable.
III.A.1) Montrer que λ = µ et que dim Eλ = 1.
Montrer, de plus, que (f − λIdE )2 = 0. (On pourra utiliser la question I.B.5 a).
III.A.2) Soient v ∈ E un vecteur n’appartenant pas à Eλ et u = f (v) − λv.
Montrer que u ∈ Eλ \{0} et que B = (u, v) est une base de E. Déterminer MatB (f ).
III.B – Pour tout couple (a, b) ∈ C2 , on définit les matrices suivantes :
   
a 0 a 1
D(a, b) = et M (a) =
0 b 0 a

On définit enfin le sous-ensemble suivant de M2 (C) :


J2 (C) = D(a, b) , (a, b) ∈ C2 ∪ {M (a) , a ∈ C}


Montrer que tout élément de M2 (C) est semblable à une matrice de J2 (C).
III.C – Montrer que J2 (C) ⊂ Γ2 (C) puis calculer exp D(a, b) et exp M (a) pour tout couple (a, b) ∈ C2 .
III.D – Montrer que Γ2 (C) = M2 (C).
On admettra de même que Γ2 (E) = L(E).
L’application exponentielle est ainsi une application de L(E) dans GL(E).

III.E –
III.E.1) Soient θ un réel non nul et A(θ) la matrice définie par :
 
0 −θ
A(θ) =
θ 0

Déterminer exp A(θ).


III.E.2) L’application exp : M2 (C) −→ GL2 (C) est-elle injective ?
III.E.3) En utilisant la question III.C, montrer que toute matrice de J2 (C) ∩ GL2 (C) est semblable à
l’image par l’application exponentielle d’un élément de J2 (C).
III.E.4) En déduire, en utilisant les questions II.C.2, III.B et III.E.3, que l’application exp : M2 (C) −→
GL2 (C) est surjective.
 
III.F – Montrer que : ∀M ∈ M2 (C) , det exp M = exp Tr(M ) .
III.G – Soient SL2 (C) = {M ∈ M2 (C) | det M = 1} et L0 (C) le sous-espace vectoriel de M2 (C) formé des
matrices de trace nulle.
III.G.1) Montrer que SL2 (C) est un sous-groupe de GL2 (C) et que :

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∀M ∈ L0 (C) , exp M ∈ SL2 (C)

xp : L0 (C) −→ SL2 (C).


On considère maintenant la restriction eg
III.G.2) Montrer, à l’aide de I.C.3 et III.B, que tout élément de L0 (C) est semblable à une matrice de la
forme :
   
a 0 0 1
D(a) = avec a ∈ C ou N=
0 −a 0 0

III.G.3) Soit N 0 la matrice de M2 (C) définie par :


 
−1 1
N0 =
0 −1

Montrer que N 0 ∈ SL2 (C) et que N 0 n’appartient pas à l’image de l’application eg


xp.
En déduire que eg
xp n’est ni injective, ni surjective.

IV Le cas n = 3
Dans toute cette partie, on suppose que E est un C-espace vectoriel de dimension 3.
L’objectif est ici de montrer que l’on a encore, dans ce cas, les égalités : L(E) = Γ3 (E) et M3 (C) = Γ3 (C).
Soient f ∈ L(E), λ, µ et ν ses valeurs propres.
IV.A – On suppose que λ, µ et ν sont trois valeurs propres distinctes.
Montrer que f ∈ Γ3 (E).
IV.B – On suppose que λ = µ = ν.
IV.B.1) Montrer que f − λIdE est nilpotent.
IV.B.2) Montrer que f ∈ Γ3 (E).
IV.C – On suppose que λ = µ, µ 6= ν.
IV.C.1) Justifier l’existence de trois complexes a, b, c et d’une base (e1 , e2 , e3 ) de E tels qu’on ait :

f (e1 ) = λe1
f (e2 ) = ae1 + λe2
f (e3 ) = be1 + ce2 + νe3

IV.C.2) Étant donnés deux complexes α et β, on pose e03 = e3 + αe1 + βe2 .


Montrer que (e1 , e2 , e03 ) est une base de E.
IV.C.3) Montrer qu’on peut choisir α et β de sorte que f (e03 ) = νe03 .
IV.C.4) Représenter la matrice M de f sur la base (e1 , e2 , e03 ) ainsi obtenue.
IV.C.5) Montrer que M ∈ Γ3 (C) et f ∈ Γ3 (E).
IV.D – Montrer que Γ3 (E) = L(E).
On admettra de même que Γ3 (C) = M3 (C). L’application exponentielle est ainsi une application de L(E) dans
GL(E).
IV.E – Soient θ un réel non nul et R(θ) ∈ M3 (C) définie par :
 
0 −θ 0
R(θ) =  θ 0 0 
0 0 0

IV.E.1) Calculer exp R(θ).


IV.E.2) En déduire que l’application exp : L(E) −→ GL(E) n’est pas injective.
N.B : On pourrait montrer, par un procédé analogue à celui utilisé dans le cas n = 2, que exp : L(E) −→ GL(E)
est encore surjective dans le cas n = 3.
• • • FIN • • •

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