EFFECTUE PAR
ENCADRE PAR ::
BENOUA FATIMA ZAHRA
BANQUE ET MARCHÉS
GHANIM HAMZA
PROFESSEUR.
GHOBRA
MmeMOHAMMED
HADOUDI AMINA
FINANCIERS
IDRISSI AMINA
KHALLOUK NOUH
Sommaire :
Introduction
CHAPITRE I : définition et compartiments du marché financier.
1. Définition de marché financier………………………………………………6
2. Le rôle du marché financier……………………………………….................6
3. L’organisation du marché financier………………………………………….6
CHAPITRE II : les composantes du marché financier
1. Le marché action……………………………………………………………..7
C’est quoi une action ?..........................................................................................8
Les formes d’action……………………………………………………………...8
2. Les titres de marché action…………………………………………………...8
3. Les droits de l’actionnaire………………………………………….................8
4. Le marché obligataire…………………………………………………….…...9
C’est quoi une obligation ?.....................................................................................9
Les formes des obligations………………………………………………………10
5. Les droits de l’obligataire…………………………………………………….11
CHAPITRE III : Les titres hybrides.
1. Les titres participatifs (TP)…………………………………….....................…11
2. Les obligations à bons de sous action (OBSA)…………………………...…...12
3. Les obligations remboursables en action ou en certificat
d’investissement……………………………………………………… ……….....12
4. Les titres subordonnés à durée indéterminée…………………………………..12
5. Les titres associatifs (TA)……………………………………………………...12
6. Les actions à bons de souscription d’actions (ABSA)………………………...12
7. Les warrants………………………………………………………...................13
CHAPITRE IV : les fonctions du marché financier.
1. La fonction de financement des agents…………………………….................13
2. La fonction de garantir la liquidité…………………………………………....13
3. La fonction de l’acquisition de l’information………………………………... 13
4. La fonction du partage du risque……………………………………………....14
5. La fonction de mobilisation de l’épargne…………………………………..…14
CONCLUSION
INTRODUCTION
Le champ de la finance englobe des marchés aux fonctions diversifiées. Certains de ces marchés
assument un rôle de financement. Ils constituent des marchés de capitaux, c'est-à-dire des lieux sur
lesquels des agents qui ont des besoins de financement peuvent trouver en face d’eux des agents
disposés à avancer des fonds excédentaires en contrepartie d’une rémunération appropriée : C’est le
rôle que tiennent les marchés financiers pour des financements à moyen et long terme et le marché
monétaire pour des financements à court terme.
Le marché financier, l’objet de notre projet se présente donc comme une composante du marché
de capitaux qui permet le financement de l’économie. C’est le lieu d’émission et d’échange des valeurs
mobilières, principalement les actions et les obligations à moyen et à long terme.
En effet, le marché financier a vu le jour au Maroc en 1929 avec une très faible participation à la
mobilisation d’épargne ainsi qu’une modeste contribution au financement de l’économie marocaine. Et
ce à l’égard de la domination d’un système financier basé essentiellement sur le processus du
financement indirect.
En outre, le système financier marocain a connu dès les premières années de l’indépendance une
réforme très importante qui visait à le faire évoluer d’une économie d’endettement vers une économie
de marchés financiers, plus efficace économiquement, tout en portant sur la rénovation du marché
financier, et ce, après avoir était avéré inapte à mobiliser les ressources financières nécessaires pour le
développement du pays, face aux distorsions qu’elles avaient engendrées à cette époque.
Plus particulièrement, la participation effective du marché financier à la modernisation de la
sphère économique, à savoirs une mobilisation efficace de l’épargne et son allocation efficiente dans le
circuit économique, n’a commencé à prendre de l’ampleur qu’à partir de l’année 1993, date à laquelle
le cadre réglementaire a été réformé.
De ce fait, vu l’importance du financement direct sur l’efficacité de l’économie, nous essayons de
répondre à la problématique suivante :
Quelle est l’impact et le rôle du marché financier sur l’économie du Maroc ?
De cette problématique découle les questions suivantes :
1. Qu’est ce qu’un financement direct ?
2. Qu’est ce qu’un marché primaire ? comment fonctionne ?
3. Qu’est ce qu’un marché secondaire ? comment fonctionne ?
4. Quelle est la différence entre le financement par action et l’autre par obligation ?
Dans cette partie, qui va être consacrée pour la présentation générale de différentes modalités du
marché financier, on va répondre à cette problématique dans les chapitres suivants :
Le premier chapitre consiste à présenter les compartiments du marché financier.
Le deuxième chapitre consiste à énumérer les composantes du marché financier.
Le troisième chapitre consiste à éclaircir d’autres types de titres.
Le quatrième chapitre consiste à présenter les fonctions du marché financier.
Le présent rapport a été établi selon deux parties, la première est celle dont ils figurent les
chapitres cités ci-dessus, alors qu’une deuxième partie qui consiste à entamer les différentes opérations
effectuées au niveau du marché secondaire « marché boursier » ainsi que la procédure de cotation en
bourse.
Chapitre I : définition et compartiments du marché financier.
1. Définition du marché financier.
Le marché financier, comme tout marché, est un lieu d’échange entre acheteurs et vendeurs. De plus,
comme dans n'importe quel marché, les prix de vente et d'achat sont déterminés par le niveau de l'offre
et de la demande. Cet échange concerne des produits ou instruments financiers.
Les vendeurs ou agents à besoin de liquidités, dits agents à besoin de financement, sont généralement
des entreprises ou l’Etat à la recherche de liquidités pour financer leurs projets de développement.
Les acheteurs ou agents disposant d’un excédent de liquidités, dits agents à capacité de financement,
sont généralement des épargnants ou des investisseurs qui souhaitent investir dans les projets des
entreprises ou de l’Etat en prêtant de l’argent ou en devenant associés.
Dans ce marché, les investisseurs contribuent au financement de l’Etat et des entreprises par le
placement de leur épargne. Les instruments financiers qui contractualisent cet investissement sont
appelés titres ou valeurs mobilières.
L’échange des titres se fait de gré à gré, c'est à dire, par entente direct ou sur un lieu organisé connu
sous l’appellation Bourse ou Bourse des valeurs. La Bourse des Valeurs est un marché réglementé et
structuré sur lequel sont négociées les valeurs mobilières. La gestion de ce marché est confiée à une
société privée en vertu d'un cahier des charges, appelée Société Gestionnaire de la Bourse de
Casablanca. Elle est notamment chargée d'organiser les séances de cotation, administrer le processus
d'introduction en Bourse et apporter la garantie de bonne fin des opérations.
2. Le rôle du marché financier.
Le marché financier permet aux entreprises, à l'Etat et aux épargnants d'augmenter leur utilité. Les
épargnants ont la possibilité d'investir dans des instruments financiers et donc, ils peuvent reporter leur
consommation tout en obtenant une rémunération pour ce report et faire fructifier leur épargne.
Les entreprises ont un meilleur accès aux capitaux disponibles et peuvent investir dans des actifs
productifs.
L'Etat peut mieux gérer son déficit à travers l'endettement interne.
3. L’organisation du marché financier.
Dans tout marché, il y a le neuf et l’occasion. Le marché du neuf, de création de valeurs ou titres, est
appelé marché primaire. Le marché de l’occasion ou d’échange de valeurs ou titres déjà créés est
appelé marché secondaire.
Les entreprises ou l’état créent les titres, on parle de création ou d’émission, et les mettent en vente à
travers les intermédiaires financiers soit de gré à gré soit sur le marché boursier.
La Bourse est un marché centralisé et dirigé par les ordres. Les prix se fixent par confrontation des
ordres via un système électronique centralisé. Dans ce marché, les intermédiaires exclusifs sont les
sociétés de bourse. Les sociétés de bourse sont agréées par le ministère des finances et contrôlées par
l'AMMC. Le marché boursier est caractérisé par un encadrement des cours via le principe de
réservation. Les titres sont dématérialisés, une simple inscription en compte avec un régime de
dépositaire central. Le dénouement ou réalisation des transactions est sécurisé et automatisé avec un
système de garantie de bonne fin des transactions.
Le marché boursier est structuré selon trois filières :
- Filière de l'inscription (marché primaire) :
Il s'agit de l'admission d'une société dans l'un des trois compartiments de la bourse. C'est une phase de
diffusion et de placement de titres. Elle est caractérisée par une centralisation des souscriptions,
allocation des titres par catégorie d'investisseurs et fixation du cours de première cotation.
- Filière de négociation (marché secondaire) :
Lors de cette phase, le rôle de la Société Gestionnaire consiste en l'organisation et la surveillance du
marché, l'enregistrement des transactions, la centralisation des offres publiques, la gestion des
opérations sur titres et le calcul des indices.
Le marché secondaire est organisé en:
un Marché Central, où sont confrontés l’ensemble des ordres de vente et d’achat pour une
valeur mobilière inscrite à la cote de la Bourse des Valeurs ;
un Marché de Blocs où peuvent être négociées par entente directe (de gré à gré) les
opérations sur des valeurs mobilières inscrites à la cote et qui portent sur des quantités supérieures ou
égales à la taille minimum de blocs selon des conditions de cours issues du Marché Central.
- Filière de dénouement :
C'est la phase du règlement espèce contre livraison de titres. L'intervention de la Société Gestionnaire
consiste en la gestion des risques et la garantie de bonne fin des opérations, c'est à dire les acheteurs
seront livrés et les vendeurs payés à date déterminée.
CHAPITRE II : les composantes du marché financier.
1. Le marché action.
Le marché action est un marché financier où sont vendues et achetées des actions de différents types
d’entreprises.
C’est quoi une action ?
Une action est un titre qui représente un fond propre (la fraction du capital d’une société), le montant
de cette part est la valeur nominale de l’action et donc toutes les actions d’une société ont une même
valeur nominale, c’est la valeur générale de la société.
Lorsque les actionnaires apporte des biens et c’est l’exemple des immeubles et des matériels on parle
d’une action d’apport, mais s’il apporte des fonds on dit se sont des actions de numéraire.
Les formes d’action.
On peut classer les actions sous deux formes :
Actions de jouissance (d’exploitation) : des actions où le capital est amortissable et la société
rembourse les actionnaires.
Actions de capital non amortissable : il n’y a pas de remboursement.
Les actions peuvent être :
Emises aux porteurs : signifie tout simplement que l’émetteur (la société) ne connait pas l’identité
du propriétaire du titre et c’est rare.
Nominatives : les actions nominatives sont enregistrées dans les registres de l’émetteur qui
représente la société qui en a la garde (les actions d’une société non cotée doivent obligatoirement être
nominatives).
Il est à noté que Le marché actions est composé d’actions cotées et d’actions non cotées, les actions
cotées peuvent être vendues ou achetées en bourse, les actions non cotées peuvent être achetées ou
vendues de gré à gré à travers des intermédiaires financiers.
2. Les titres de marché action.
En bourse, il existe trois types de marché actions :
Le marché principal : où sont échangées les actions des grandes entreprises
Le marché développement : où sont échangées les actions des entreprises de taille moyenne à fort
potentiel et avec des perspectives de bénéfices futurs.
Le marché croissance : réservé à l’entreprise à forte croissance avec un portefeuille de projets à
financer.
3. Les droits de l’actionnaire.
L’actionnaire bénéficie de plusieurs droits à savoir :
Droit de participer aux assemblées d’actionnaires : on parle à cet égard du droit à la gestion des
activités stratégiques de la société.
Droit de participer aux bénéfices : on parle ici des dividendes distribuées qui varient en fonction des
différents valeurs des titres de la société (plus ou moins value des actions) mais 5% du bénéfice
doivent être affectés à la réserve légale et ce dans la limite de 10% du capital.
Droit de participer à l’augmentation de capital : Une société peut augmenter son capital sans faire
appel à l’actionnaire et ce, à l’aide de ses réserves légales et on parle ici d’une augmentation du capital
à titre gratuit. comme elle peut aussi l’augmenter à l’aide de ses actionnaire et on dit ici une
augmentation à titre onéreux …, mais le droit de participer à telle ou telle augmentation est attribué
aux actionnaires anciens par rapport à des nouveaux.
Droit de participer à la liquidité de la société : Après chaque opération de liquidation (vente des
biens ou des stocks), le surplus de la société après règlement des créances constitue ce qu’on appel
« boni de liquidation ».
Droit de céder ses titres : Ce droit relève du droit commercial, l’actionnaire doit trouver un acheteur
lors de la cession. Dans ce cas l’actionnaire pourra dégager un profit ou une perte à la limite que cette
perte ne dépasse pas sa mise initiale.
4. Le marché obligataire.
Le marché obligataire est un marché financier où les entreprises peuvent emprunter des liquidités par
création de titres de dette connu sous le terme obligations ; c’est le marché où sont émises, vendues et
achetées les obligations.
C’est quoi une obligation ?
Souvent, les capitaux apportés par les associés ne suffisent pas pour assurer le financement de
l’ensemble des besoins de la société, pour combler ses besoins la société doit faire appel à des capitaux
extérieurs.
En effet, une société peut à l’aide de sa forme juridique et sa taille recourir au marché en empruntant
sous des diverses formes, l’obligation donne droit à des rémunérations fixes.
L’obligataire n’est pas un actionnaire, c’est un simple préteur, donc il court beaucoup moins de risque
que l’actionnaire car en toute conditions il sera remboursé.
En tant qu’un instrument de placement, l’achat des obligations permet aux investisseurs particuliers de
devenir créanciers de grandes entreprises nationales ou de l’Etat.
Les obligations cotées sont échangées au niveau de la bourse .les obligations non cotées sont
échangées de gré à gré à travers des intermédiaires financiers.
Les obligations d’Etat ou bons de trésor ne sont pas cotées en bourse. Leur placement se fait à travers
des intermédiaires financiers appelés intermédiaires en valeur du trésor IVT.
Le cours d’une obligation est très sensible à l’évolution des taux d’intérêt. Ainsi si les taux montent, le
cours des obligations émises au-dessous du taux proposé pour le même type d’emprunt va baisser.
Les formes des obligations.
Les obligations subordonnées :
Une obligation subordonnée est une obligation remboursée en dernier lieu en cas de liquidation de la
société et ce, après remboursement de tous les créanciers privilégiés et chirographaires (ne détenant
aucun privilège) mais aussi les détenteurs des obligations ordinaires.
Les obligations convertibles en actions :
Il s’agit d’obligations qui donnent à son détenteur la possibilité de convertir sa ou ses créances en un
ou plusieurs titres de propriété représentés par une ou plusieurs actions.
Les obligations remboursables en actions :
Il s’agit d’Obligations qui à leur échéance seront obligatoirement (ou facultativement suivant les
conditions du contrat d'émission) remboursées en actions de la société émettrice selon une parité
définie dans le contrat d’émission.
Les obligations zéro coupon :
Les obligations à coupon zéro sont des obligations qui ne paient pas d'intérêt pendant toute leur durée
de vie et qui sont remboursées in fine. L'absence de rendement pendant la durée de vie du titre est
compensée par un prix d'émission d'autant plus bas (par rapport au pair) que le taux d'intérêt qu'on veut
servir est élevé et que l'échéance est éloignée.
Les obligations à taux fixe :
Produisent des intérêts fixes pendant toute la durée de l’emprunt.
Les obligations à taux flottant :
Elles ont un coupon (Montant des intérêts) dont la valeur n’est pas connue au moment de l’émission.
L’entreprise qui émet l’obligation (Emetteur), fixe juste le mode de calcul par rapport à un taux de
référence.
Le taux flottant peut être variable ou révisable. Les obligations à taux révisable ont un coupon dont la
valeur est connue au début de chaque période d’échéance (période précédent la date de remboursement
des intérêts), tandis que les obligations à taux variable ont un coupon dont la valeur n’est déterminée
que la veille de la date d’échéance. Au Maroc, les obligations à taux flottant existantes et appelées,
dans le jargon financier, à taux variable sont en fait des obligations à taux révisable.
5. Les droits de l’obligataire.
Droit à un intérêt (rémunération du capital prêté) : Ce taux est en général fixe ou lié à un index
précis et réglementé par le marché (marché monétaire comme exemple) et ne doit être à aucun cas ou
aucune circonstance lié au résultat de la société émettrice. Il arrive que des intérêts ne soient pas
versés, mais remplacés par une prime d’émission c’est le cas des obligations à coupon zéro, il existe à
cet égard les obligations à coupon unique où les intérêts sont versés en une seule fois lors du
remboursement.
Droit du remboursement du montant souscrit : C’est-à-dire des droits à des conditions du
remboursement déterminées lors de l’émission, ce remboursement représente l’amortissement du
capital souscrit qui peut se faire en trois manières :
-par rachat en bourse : le rachat des titres chaque année
-in fine : à l’échéance tout sera remboursé.
-par conversion : remplacement de l’obligation par une autre ou par une action.
Droit de participer aux assemblées d’obligataires : Ne prends pas des décisions et n’a aucun
pouvoir de décision, mais il participe en tant qu’observateur avec possibilité de faire des observations
orales.
Droit de céder ses titres : Si l’obligataire décide de récupérer sa mise avant le remboursement, il
peut revendre son titre en bourse.
CHAPITRE III : Les titres hybrides.
Si une Société peut faire appel au marché en émettant des actions ou titres assimilés et des obligations
ou titres assimilés, elle peut aussi émettre des titres hybrides à mi-chemin entre la famille des actions et
la famille des obligations.
1. Les titres participatifs (TP).
Ces titres peuvent être émis par les sociétés du secteur public, les sociétés coopératives, les
établissements publics à caractère industriel et commercial et les banques mutualistes et coopératives.
Ces titres ne sont remboursables qu’en cas de liquidation de la société ou, à son initiative, à
l’expiration d’un délai qui ne peut être inférieur à sept ans et dans les conditions prévues au contrat
d’émission.
Leur rémunération comporte une partie fixe et une partie variable calculée par référence à des éléments
relatifs à l’activité ou aux résultats de la société et assise sur le nominal du titre.
2. Les obligations à bons de sous action (OBSA).
L’OBSA est une obligation à laquelle sont attachés un ou plusieurs bons, qui sont ensuite cotés
séparément et qui donnent la possibilité à leurs détenteurs de souscrire des actions à un prix et à une
date fixés à l’avance . Elle permet
donc à son souscripteur d’origine de devenir actionnaire tout en restant obligataire, mais l’intéressé
peut aussi vendre en Bourse son obligation et/ou ses bons dont le cours varie en fonction de l’évolution
présumée de celui des actions. Ce type de produit permet aux
sociétés d’augmenter dans un premier temps leur endettement à long terme, puis de renforcer
ultérieurement leurs fonds propres.
3. Les obligations remboursables en action ou en certificat d’investissement.
Ces obligations présentent l’originalité d’être obligatoirement remboursables en actions ou en
certificats d’investissement lors de leur échéance. Les obligations remboursables en actions sont avant
tout des obligations ordinaires, mais à la différence des obligations classiques, ces titres ne sont pas
remboursés en espèces mais en titres de la société émettrice.
4. Les titres subordonnés à durée indéterminée.
Ces titres, qui rapportent un intérêt comme les obligations, Ils ne sont en effet remboursables qu’en cas
de liquidation de la société émettrice. Ce remboursement est d’ailleurs aléatoire, car ces titres
constituent des créances de dernier rang. De plus, le conseil d’administration de la société émettrice
peut décider de reporter le paiement de l’intérêt si aucun dividende n’est alloué aux actionnaires au
titre d’un ou plusieurs exercices. Seules les sociétés de grand standing dont l’avenir et la rentabilité
paraissent assurés (principalement des banques) peuvent, en pratique, recourir à ce type de produit
pour conforter leurs capitaux permanents.
5. Les titres associatifs (TA).
Il s’agit de titres émis par des associations à but non lucratif, qui rapportent un intérêt généralement
inférieur à celui des obligations et qui ne sont remboursables qu’à l’initiative de l’émetteur.
Ces titres ne sont pas exempts de risques pour les épargnants, d’autant que les possibilités de cession
ultérieure sont limitées. Ces titres avaient
pour objectif de développer le financement des associations en fonds propres.
6. Les actions à bons de souscription d’actions (ABSA).
Les actions à bons de souscription en actions sont utilisées notamment lors des augmentations de
capital et permettent à leur propriétaire de souscrire à un certain nombre d’actions nouvelles à un prix
déterminé à l’avance.
L’ABSA est associée à un bon de souscription qui est distinct de l’action elle-même ; l’actionnaire
peut donc vendre l’action tout en conservant le bon de souscription d’action. La société émettrice
fidélise ainsi ses actionnaires en leur permettant de souscrire à de nouvelles actions à un tarif
préférentiel.
7. Les warrants
Un warrant est un titre coté en bourse assimilé à une option, Les warrants (bons d’option) sont très
proches des bons de souscription : ils ont une durée de vie limitée, un prix d’exercice et une parité
connus d’avance. Mais il existe aussi quelques différences. D’abord, ils ne sont pas émis par la société
elle-même, mais par un établissement de crédit ou par une entreprise d’investissement. Ils permettent
d’intervenir sur des domaines beaucoup plus larges que ceux des bons de souscription ; non seulement
sur une action, mais aussi sur des paniers d’actions, sur des matières premières, sur des indices
boursier … Enfin, la plupart des warrants ne sont
pas vendus à l’unité, mais par lots de 1 000, voire même 10 000.
CHAPITRE IV : les fonctions du marché financier.
Le marché financier rempli cinq principales fonctions à savoir :
1. La fonction de financement des agents.
Les marchés financiers, en tant qu’acteurs, assurent la rencontre entre les investisseurs de tout type et
les émetteurs, placés sous la supervision des autorités de contrôle.
Plus particulièrement, le marché primaire cherche à concilier les besoins des prêteurs et des
emprunteurs à travers la rencontre qu’il assure des agents à besoin de financement et les agents à
capacité du financement.
2. La fonction de garantir la liquidité.
Ce terme signifie que le marché doit permettre aux prêteurs de vendre leurs titres rapidement, à faible
coût et sans incertitude quant au délai et au règlement de la transaction. En effet, le problème est que
les prêteurs veulent placer leur épargne à court terme tandis que les projets de croissance se font
souvent à long terme. Seuls les marchés financiers liquides permettent de concilier les deux parties. A
l’inverse, la liquidité des marchés peut conduire les investisseurs à exiger des primes de risques.
3. La fonction de l’acquisition de l’information.
Les marchés financiers ont pour 3ème fonction de fournir de l’information aux investisseurs sur la
qualité des firmes emprunteuses. Ils représentent une mine d'informations pour et sur les entreprises.
Selon GROS SMAN et STIGLITZ, les marchés financiers peuvent promouvoir l'acquisition
d'informations à propos des firmes. L'habilité à profiter de l'information va stimuler les investisseurs à
la recherche et à la surveillance des firmes. Ces informations agrées sont utiles à la fois pour les
investisseurs et les entreprises quelque soit leurs activités. Ces dernières peuvent extraire et analyser
ces données et s'en servir pour prendre des décisions d'investissements.
A cet égard, Les prêteurs vont ainsi rechercher les informations pertinentes en vue d’allouer leur
épargne vers les projets les plus rentables.
4. La fonction du partage du risque.
Le marché financier permet de transférer non seulement des fonds mais également des risques Le
risque est donc partagé entre ceux qui réalisent des investissements et ceux qui fournissent des fonds à
ses investisseurs.
Pour que les investisseurs participent à des projets risqués, il faut que deux conditions soient vérifiées.
Tout d’abord il faut que le rendement soit fort, c’est-à-dire que plus le risque est grand, plus le retour
sur investissement doit être grand aussi. De plus, il faut que ces prêteurs puissent diversifier leur
portefeuille en investissant dans des projets sécurisant. Ce sont des marchés internationaux qui
permettent cette diversification. C’est en cela que les marchés participent à la croissance économique.
6. La fonction de mobilisation de l’épargne.
Les marchés financiers ont une fonction primordiale en ce qui concerne les investissements à grandes
échelles. En effet, ils sont les seuls à pouvoir regrouper un nombre suffisant d’individus (qui ont
souvent une épargne faible) afin de former l’investissement engagé.
En d’autres termes, ils permettent de rassembler beaucoup de petits porteurs afin de réaliser un
investissement important impossible par ailleurs. Ces méthodes ont toujours été très importantes dans
les secteurs des nouvelles technologies.
CONCLUSION
De ce, on constate qu’un marché financier est un marché sur lequel des personnes, des sociétés privées
et des institutions publiques peuvent négocier des titres financiers, matières premières et autres actifs, à
des prix qui reflètent l'offre et la demande.
Les marchés financiers ont entre autres pour objectif de faciliter :
La collecte et l'investissement de capitaux (sur les marchés de capitaux)
Le transfert des risques (sur les marchés de produits dérivés)
L'établissement de valeurs et de taux (cotations)