Rappels
Les réseaux de transport et d’interconnexion à THT (très haute tension) assurent la liaison
entre les grands centres de production et les grandes zones de consommation. Ils permettent
aussi d’échanger de la puissance à travers les lignes d’interconnexion, entre pays ou grandes
zones relevant de gestionnaires de réseaux différents.
Trois objectifs majeurs gouvernent l’exploitation du système production-transport-
consommation, que nous appellerons système électrique, plutôt que réseau, en réservant ce
terme à l’ensemble des moyens de transport et de transformation de l’électricité :
- garantir la sûreté de fonctionnement (assurer le fonctionnement normal du système, limiter
le nombre d’incidents et éviter les grands incidents, limiter les conséquences des grands
incidents)
- favoriser la performance économique et l’ouverture du marché de l’électricité ;
- satisfaire les engagements contractuels vis-à-vis des clients raccordés.
Le gestionnaire du réseau doit alors suivre les variations normales des conditions de
fonctionnement (par exemple l’évolution de la consommation au cours de la journée) et faire
face aux aléas (déclenchements de groupes de production ou d’ouvrages du réseau) tout en
maîtrisant en permanence la sûreté de fonctionnement du système et en respectant ses
engagements contractuels (en particulier en termes de respects de plages de tension et de
fréquence) vis-à-vis des utilisateurs du réseau.
Pour atteindre ces objectifs, des systèmes de réglages performants doivent être mis en oeuvre,
en s’appuyant en particulier sur les groupes de production raccordés sur le réseau THT, selon
les principes généraux d’organisation suivants :
- les réglages de la puissance active P et de la fréquence f sont étroitement liés (couplage P, f);
- les réglages de la puissance réactive Q et de la tension V sont également étroitement liés
(couplage Q, V) ;
- le réglage de la fréquence est global (en régime permanent, la fréquence est identique dans
tout le réseau) ;
- le réglage de la tension est local (la valeur de la tension de consigne peut être légèrement
différente selon les points d’un réseau exploité à un même niveau de tension nominale).
Si le réseau n’est pas trop chargé, on peut admettre que les réglages (P, f) et (Q, V) sont
largement découplés et il apparaît naturel d’organiser le réglage des systèmes électriques en
respectant les deux principes suivants :
- découplage des réglages (Q, V) et (P, f) ;
- hiérarchisation de chaque réglage dans le temps et dans l’espace.
Introduction
La stabilité d’un réseau électrique est un problème dynamique qui nécessite une modélisation
particulière de chaque composant du système .il est supposé qu’avant toute analyse
dynamique, le système est un dans état un permanent pour lequel un point de fonctionnement
traduit une opération stable est peut-être détermine par un calcul d’écoulement de puissance.
Deux types de stabilités sont généralement définis :
Stabilité en régime permanent (stabilité statique)
Le domaine de la stabilité statique est le fonctionnement d'un alternateur raccordé à un réseau
subissant de faibles perturbations; correspondant au régime normal d'exploitation: variation de
consigne de régulation, du régime de la machine, de la consommation, etc…
Stabilité transitoire
Concerne l’état d’un système à retrouver un état stable après une perturbation grave ou un
gros incident. Les études de stabilité transitoire traitent des effets de perturbations importantes
et soudaine telles que l’apparition d’un défaut, la coupure soudaine d’une ligne ou le retrait
soudaine de charges. La période de recouvrement peut varier d’une fraction de seconde pour
que le premier mode soit déterminé à plusieurs secondes (jusqu’à 10 s ) pour les modes
multiples
Stabilité dynamique (ou permanente)
Concerne les réponses lentes d’un réseau à petites perturbations ce problème peut être résolu
par analyse temporelle ou fréquentielle (modale). La stabilité en régime permanant fait
référence à la capacité du système d’alimentation à retrouver le synchronisme après de petites
et lentes perturbations. La stabilité dynamique concerne les petites perturbations qui durent
longtemps avec l’inclusion de dispositifs de contrôle automatique. Ce cours s’intéresse à
l’étude de la stabilité transitoire, qui en fait suite un défaut particulier déstabilise le système et
entraine principalement les générateurs à un fonctionnement anormal. L’étude de la stabilité
transitoire consiste à analyser alors l’évolution des paramètres particuliers, comme la
fréquence de rotation des machines, leur tension ou phase de tension, ou encore les tensions
aux nœuds du réseau électrique.
Définition de la stabilité des réseaux
La stabilité des réseaux électriques est généralement définie comme leurs propriétés de
maintenir un état de fonctionnement d'équilibre dans les conditions de fonctionnement
normales ou de rétablir un état d'équilibre acceptable après avoir subi une perturbation, en
gardant la plupart des variables de système dans leurs limites, de sorte que le système entier
reste pratiquement intact[6]. Comme les réseaux électriques dépendent des alternateurs
synchrones de centrales électriques, une condition de fonctionnement est que tous les
alternateurs synchrones maintiennent le synchronisme.
Définition de réseau éléctrique :
On entend par le réseau électrique la production, le transport et la distribution de l’énergie
électrique. L’énergie électrique est tantôt un produit de consommation intermédiaire (les
KWh utilisés dans les processus industriels par exemple) et tantôt un produit de
consommation finale (électricité utilisé pour l’éclairage ou le chauffage
domestique).Cependant, le cadre de réflexion dans lequel nous devrons agir se restreint aux
systèmes électriques parallèle–série, c’est-à-dire pour lesquels nous aurons besoin d’une
configuration spéciale pour obtenir des performances d’alimentation.
Les types de perturbation :
Court circuit
Surcharge
Surtension, surintensité
Chut de tension
Phénoméne éléctromécanique, éléctrodynamique
Fauses amneuvres
Il causent une instabilité sur le réseau éléctrique.
Petites perturbations de stabilité à l’état stable
La stabilité en régime permanent fait référence à la capacité du système électrique à rester
synchronisé lorsqu'il est soumis à des petites perturbations. Il est commode de supposer que
les perturbations provoquant la disparition des changements. Le mouvement du système est
libre et la stabilité est assurée si le système revient à son état d'origine. Un tel comportement
peut être déterminé dans un système linéaire en examinant l'équation caractéristique du
système. On suppose que les commandes automatiques, telles que le régulateur de tension et
le régulateur, ne sont pas actives.
4. Stabilité de l’angle du rotor
4.1. Couple synchrone (rappel)
La machine synchrone est une machine à champ magnétique tournant qui présente 2p pôles
magnétiques au rotor ainsi qu’au stator.
Si le stator (fonctionnement moteur) est alimenté par une source d’énergie triphasée, les trois
courants de phase produiront un champ magnétique (Bs ) tournant (n=f/p)
f: fréquence du réseau d’alimentation ;
p : nombre de pair de pôles.
Si le rotor de mon moteur est alimenté avec du courant continu, un champ magnétique
unidirectionnel (Bs ) sera existant dans l’axe de la bobine.
Principe de la compensation
Quand la puissance active transportée par une ligne n’est pas égale à la puissance naturelle, un
excès ou un manque de puissance réactive se crée. Cette puissance réactive doit être
transportée par la ligne, limitant sa capacité à transporter de la puissance active, il convient
donc de la limiter au maximum.
Si la puissance active transportée est trop faible, autrement dit si la ligne a un comportement
trop capacitif, typiquement pour un câble, deux possibilités se proposent pour rétablir un
comportement neutre pour la puissance réactive : soit augmenter l’inductance série de la ligne
soit diminuer la capacité shunt de celle-ci. La première solution pose le problème
d’augmenter l’angle de transport : il est égal à Bl = wVL’C’ ·1, avec w la pulsation du réseau,
ce qui diminue la stabilité du réseau. La solution privilégiée est donc de diminuer la
capacitance shunt en connectant une bobine en parallèle à la ligne. On parle de compensation
shunt.
De même si la puissance active transportée est trop élevée, autrement dit si la ligne a un
comportement trop inductif, pour les longues lignes aériennes typiquement, 2 possibilités se
proposent également : augmenter la capacité en parallèle ou diminuer l’inductance. Pour les
mêmes raisons de stabilité que précédemment, la diminution des paramètres est à privilégier.
On parle de compensation série.