Dimensionnement d'un dalot triple à Missolé
Dimensionnement d'un dalot triple à Missolé
EPIGRAPHE
DEDICACE
A ma famille,
Qui ne cesse de me motiver,
et de m’apporter leur soutien.
REMERCIEMENTS
Pr. NNEME NNEME Léandre: Directeur de l’ENSET de Douala, pour nous avoir
accepté dans son établissement et de veillé à ce que l’on ait un bon encadrement durant
notre formation.
Pr. FOKWA Didier: Chef du département Génie Civil, pour son éducation, ses
orientations et ses divers conseils.
Notre encadreur académique Dr NGWEM BAYIHA Blaise pour sa disponibilité et à
son encadrement.
Tout le personnel enseignant en général et ceux du département du Génie Civil de
l’ENSET de Douala en particulier pour les cours et conseils reçus pendant notre
formation.
Notre encadreur professionnel M. KITIO WILLIAM EDMOND, Chef de Mission
pour nous avoir acceptés et mieux guidés dans ce stage.
La famille DETCHOU NTONGMI pour leurs divers conseils et encouragements et je
pense particulièrement a M. DETCHOU qui a fait de moi l’homme que je suis.
Enfin à nos camarades de filière : pour leurs collaborations et l’esprit de solidarité qui
a toujours régné entre nous
AVANT-PROPOS
Créée par arrêté ministériel N° 26CAB/PR du 10 Aout 1979, l’école normale
supérieure d’enseignement technique (ENSET), établissement de l’université de DOUALA a
pour principale mission la formation des professeurs des lycées et collèges d’enseignement
techniques. Elle comporte deux cycles : le premier cycle d’une durée de trois ans et le second
d’une durée de deux ans.
Master professionnel
Génie civil
Gestion technico-commercial
Comptabilité-finance audit
Licence professionnel
Génie civil
Gestion technico-commercial
Comptabilité-finance audit
Génie civil
Gestion technico-commercial
Comptabilité-finance audit
Au terme de chaque cycle de formation continu, l’étudiant doit effectuer un stage dit
Professionnel, et au terme duquel il devra présenter un projet de fin d’étude ;
Ce travail devra porter sur le thème en rapport avec la spécialité, la pédagogie ou avec
la gestion d’une entreprise. L’objectif de ces travaux académiques est d’inciter, amener ou
initier les étudiants à la recherche d’une part et de l’autre part développer en eux un esprit de
créativité, d’analyse et de synthèse.
C’est à ce titre qu’il nous a paru opportun voire nécessaire de porter notre réflexion sur
Le thème : Dimensionnement et suivi des travaux de construction d’un dalot triple sur la
rivière MISSOLE pour la desserte de la carrière SCI dans le Département de la Sanaga
Maritime, Région du Littoral.
Ce choix trouve sa justification du constat par lequel nous nous sommes rendu compte que le
sable de la carrière SCI ne pouvait être exploitable, car il y avait pas un moyen de traversé la
rivière de Missolé.
SOMMAIRE
EPIGRAPHE ............................................................................................................................................ i
DEDICACE ............................................................................................................................................. ii
AVANT-PROPOS................................................................................................................................... v
I- ESSAIS :........................................................................................................................................ 10
BIBLIOGRAPHIE ................................................................................................................................ 54
ANNEXES ...............................................................................................................................................a
RESUME
ABSTRACT
Cameroon has embarked on a broad campaign of preparations for the Africa Cup of the
football nations 2021. In the exercise of its functions, the Ministry of Habitat and Urban
Development (MINHDU) as a Master of Work has without delay begun the rehabilitation and
maintenance of some of the cities concerned by this contingency. For this purpose, the process
of selection of companies, offices of studies and control their execution has been launched. At
the end of this procedure, the MATTIODA group was selected to relieve RAZEL’s task on the
rehabilitation of the lot E 02 road for the city of Yaoundé, in partnership with the BET INTEGC.
The purpose of this package is to build and/or rehabilitate the road « Olembé I (Stade)-
Nkolmbong-Connexion PLANUT (Complexe Bilingue Honor) » et « Tsinga village-
Carrefour Nsan » (6940ml) à Yaoundé. This report was written as a result of our academic
internship in this BET from 14 June to August 13, 2021. It focuses mainly on the control of
the quality of materials through different tests, and on the control of the work done on the
ground. It was an opportunity for us to put into practice the teachings received and to familiarize
ourselves with the professional world.
INTRODUCTION GENERALE
La construction des routes est l’un des éléments clés pour le développement d’un pays
puisqu’elle permet le déplacement des biens et personnes à travers le pays. Le Cameroun, pays
en pleine expansion consacre chaque année d’importants fonds pour la construction et
l’aménagement de ses infrastructures routières. C’est dans cet ordre d’idées que parmi ses
projets, figure, la construction et/ou la réhabilitation des voies « Olembé I (Stade)-
Nkolmbong-Connexion PLANUT (Complexe Bilingue Honor) » et « Tsinga village-
Carrefour Nsan » (6940ml) à Yaoundé., où nous avons été reçus, dans le cadre de notre stage
académique. Stage effectué en vue de l’obtention de notre Master professionnel, filière Génie
Civil, afin d’acquérir des aptitudes permettant de joindre les connaissances théoriques aux
réalités pratiques du monde professionnel. C’est ainsi que nous avons effectué le nôtre du 10
Juillet au 09 Septembre 2021 au sein du groupe MATTIODA SARL, réputé pour sa maîtrise
d’œuvre, et la qualité de ses biens et services notamment dans les études techniques, le contrôle
et l’expertise technique. Ainsi, pour rendre compte des notions acquises pendant le stage,
l’étudiant doit rédiger un rapport de stage. Pendant la durée de notre stage, il était question pour
nous de veiller à la qualité des matériaux de construction à travers des essais, ainsi qu’à la
qualité des travaux afin d’avoir une construction durable. Ainsi, notre rapport de stage sera axé
d’abord sur la présentation du Groupe, ensuite les activités menées pendant notre stage et enfin
le bilan de notre stage.
I- PRESENTATION DE L’ENTREPRISE :
ELEMENTS IDENTIFICATIONS
Raison Social Groupe MATTIODA
Statut Juridique SARL
Année de création 1996
Activités bâtiment et travaux publics
Région centre
Boite Postal BP 14914
Adresse 677867883
Capital Social 15 000000frs caf
Siège Social Yaoundé
Directeur Général MATTIODA
Chef de mission
MEKONGO ERIC
Assistant du Chef de mission
BIYO’O JEAN LOUIS II
SECRETAIRE
CHAUFFEURS
- Chauffeur 1
- Chauffeur 2
Afin d’assurer le contrôle de la qualité des matériaux dans le cadre de ce projet, l’entreprise
RAZEL a mis en place une équipe d’experts structuré comme suit :
Un responsable géotechnique ;
Une assistante au responsable géotechnique ;
Un chef de laboratoire ;
Un laborantin expérimenté ;
Des laborantins ;
Des aides laborantins ;
Des élèves laborantins.
L’accueil par le personnel a été très chaleureux. Concernant notre intégration, le Chef de
Mission nous a présenté les employés et les responsables chargés de nous encadrer tout au long
de la période de stage, et avec qui nous avons pu familiariser rapidement. L’atmosphère a été
tout de suite très conviviale vu la disponibilité des encadreurs pour nous venir en aide en cas de
problème. Le groupe MATTIODA basé à Yaoundé, pour son projet sur la réhabilitation des
voiries du lot n° E 2 est composé de plusieurs services notamment :
Le service géotechnique : géré par deux (02) personnes qui assurent le suivi de la
réalisation des travaux et des essais sur le terrain afin de confirmer que les matériaux
utilisés respectent les prescriptions du marché et les normes en vigueur ;
Le service hydraulique : il s’assure de la bonne gestion des fluides au niveau des ouvrages
hydrauliques, pour la sécurité des riverains.
Dès notre arrivée à la base, nous avons été orientés essentiellement d’abord dans le
service géotechnique et enfin dans celui de la topographie.
Notre stage au sein du GROUPE MATTIODA prend effet dès notre arrivée le 10 Juillet
et s’achève le 09 Septembre, ce qui constitue une période de 9 semaines. Durant tout notre
stage, nous avons travaillé de lundi à vendredi sauf les jours fériés avec des horaires de 8h à
17h. Les différentes tâches ont effectuées suivant un programme proposé par l’encadreur
professionnel en la personne de l’ingénieur de suivi du GROUPE MATTIODA. Ce programme
subissait des modifications selon l’importance du travail, la disponibilité de l’encadreur et la
mobilisation du personnel. Nous avons appliqué le programme donné en fonction des urgences
et nous présentons ci-après le journal du stage qui récapitule les dates des travaux, ainsi que
leur intitulé.
Semaine Activités
Du 14 au 19 Prise de contact
Juin Découverte du site des travaux
Prise de contact avec notre Encadreur Professionnel et le personnel
Mise au point du règlement intérieur et des règles de sécurités
Première réunion hebdomadaire
Du 22 au 26 Visite de la base RAZEL
Juin Réunion hebdomadaire de chantier
Exécution des essais sur les matériaux
Visite de la centrale à béton de RAZEL
Visite de chantier
Exécution d’un essai in situ (essai de déflexion)
Contrôle de la mise en place du matériau pour la couche de fondation
et compactage
Du 29 Juin au Prélèvement de l’échantillon pour IC (Identification Complète)
03 Juillet Exécution des essais sur le matériau
Réunion mensuelle de chantier
Du 06 au 10 Exécution des essais sur les matériaux
Juillet Visite du chantier
Du 13 au 17 Exécution des essais sur les granulats
Juillet Identification des chambres de tirage L3T (CAMTEL) et d’éclairage
public
Mesure de linéaire des fourreaux PEHD CAMTEL
Réunion hebdomadaire de chantier
Du 20 au 24 Visite du chantier
Juillet Réunion hebdomadaire de chantier
Identification des chambres de tirage L3T (CAMTEL) et d’éclairage
public
Mesure de linéaire des fourreaux PEHD CAMTEL
Du 27 au 31 Métré
Juillet Réunion hebdomadaire de chantier
Visite de chantier
Du 03 au 07 Réunion mensuelle de chantier
Aout Métré
Rédaction du rapport de stage
Visite du service de topographie
Du 10 au 13 Exécution des levés topographiques pour escalier sur OH7 et OH8
Aout Implantation des bordures sur l’amorce PK 1+595 Tronçon 1B
Rédaction du rapport de stage
Durant notre stage nous avons eu à effectuer des tâches aussi bien individuelles que
collectives. Celles-ci sont les suivantes :
L’essai CBR ;
Analyse granulométrique ;
Equivalent de sable.
I- ESSAIS :
Les caractéristiques des différentes couches utilisées dans le cadre de ce projet sont
consignées dans le tableau suivant :
Dans les études géotechniques, les matériaux existants à la surface de l'écorce terrestre sont
classés en deux grandes catégories :
les sols: agrégats de grains minéraux pouvant être séparé sous l'effet d'actions mécaniques
relativement faibles (mécanique des sols). Les sols sont des matériaux meubles, poreux,
hétérogènes et souvent anisotropes.
les roches : agglomérats de grains minéraux liés par des forces de cohésion fortes et
permanentes, même après immersion prolongée dans l’eau (mécanique des roches). Les
matériaux de transition entre sols et roches sont nommés SIRT (sols indurés et roches
tendres).
Pour caractériser un sol, il faut déterminer les paramètres de nature et les paramètres
d’état. Les paramètres de nature indiquent les caractéristiques intrinsèques du sol. Ils ne varient
pas au cours du temps (poids volumique des grains solides, granularité, argilosité, limites
d’Atterberg, teneur en matières organiques,…). Les paramètres d’état sont fonction de l’état du
sol et caractérisent le comportement du sol (teneur en eau, indice des vides, porosité, Equivalent
de sable...).
Définition :
But/Principe :
L'objectif de l'échantillonnage est d'obtenir un échantillon global qui soit représentatif des
propriétés moyennes du lot. Un échantillonnage ainsi qu'un transport de l'échantillon
convenable et soigneux sont les conditions préalables nécessaires d'une analyse donnant des
résultats fiables.
L'objectif des prélèvements est d'essayer par leur nombre et leur position de constituer un
échantillon représentatif. Les prélèvements doivent être choisis au hasard dans toutes les parties
du lot que l'échantillon global est censé représenter. Des granulats sur lesquels on ne peut
effectuer aucun prélèvement élémentaire (parce qu'il n'est pas accessible ou pour toute autre
raison pratique) ne doivent pas être considérés comme appartenant au lot représenté par
l'échantillon global. Ainsi, si les prélèvements proviennent de granulats déchargés d'un silo,
l'échantillon global représente les granulats déchargés, mais pas ceux qui restent dans le silo.
De même, les prélèvements jusqu’à une certaine profondeur d’un site représentent le matériau
jusqu’à cette profondeur seulement. L’échantillon peut être réduit de deux manières
différentes :
Par quartage ou fractionnement manuel d'une quantité de matériau. Cette méthode est à
utiliser lorsqu'on a des quantités de matériau importantes. C’est la méthode que nous
avons utilisé dans le cadre de ce projet, pour nos essais.
Matériels :
Sonde manuelle,
Des prélèvements de taille à peu près égale doivent être effectués en différents points à
différentes hauteurs ou profondeurs sur l'ensemble du stock. L'emplacement et le nombre de
prélèvements doivent tenir compte de la manière dont le stock est construit, de sa forme et de
la possibilité de ségrégation interne. Ainsi, sur des stocks coniques, les prélèvements sont
réalisés suivant plusieurs génératrices du tas ; qui sont à leur tour conditionné par la forme du
stock et son mode de constitution. Et sur des stocks plats, le prélèvement doit être fait au point
le plus profond de chaque trou.
• Brasser le matériau ;
• Diviser le cône en quatre parties à peu près égales, suivant deux axes perpendiculaires et
prélever deux parties opposées.
• Mettre en tas ces deux parties opposées et refaire l'opération si cette quantité est trop
importante pour l'essai que l'on veut effectuer.
Pour la construction d’une route ou de tout ouvrage de Génie Civil, tous les matériaux mis
en œuvre doivent être caractérisés en laboratoire. A cet effet, les tableaux ci-dessous énumèrent
les essais pour la détermination des caractéristiques des matériaux à utiliser.
Les matériaux présentés dans le tableau 3 représentent les principaux matériaux utilisés
pour ce projet. Toutefois, à cela nous pouvons ajouter ceux issus de la formulation et association
de ces derniers et ainsi définir le tableau 4 :
Références de
compactage :
Proctor modifié NF P 94-093
γd : Densité optimum
(ou normal)
ω : Teneur en eau
Indice CBR
NF P 94-078 Pourcentage de
CBR
gonflement
Résistance à l'usure
Micro-Deval NF EN 1097-1 d'un échantillon de
granulats
Résistance à la
Los Angeles NF EN 1097-2 fragmentation par
chocs
NF P 94-050
Pourcentage massique
Teneur en eau NF EN
d’eau
1097-5
Références de
compactage :
Proctor modifié
(ou normal) γd : Densité sèche
NF P 94-093
ω : Teneur en eau
Indice CBR
CBR Pourcentage de
NF P 94-078 gonflement
NF EN 933-1
Analyse Pourcentage des fines
granulométrique Courbe
NF P 94-056 granulométrique
Poids spécifique
NF P 94-054 γréel : Poids spécifique
Limites
d’Atterberg
NF P 94 051
IP : Indice de plasticité
NF P 94-050
Teneur
NF EN Pourcentage massique
en eau
1097-5 d’eau
Equivalent de
NF EN 933-8
sable Equivalent de Sable
Propreté
P 18 - 591 Propreté superficielle
superficielle
Pourcentage des fines
NF EN 933-1
Analyse
granulométrique Courbe
NF P 94-056
granulométrique
Poids spécifique NF P 94-054 γréel : Poids spécifique
Pénétrabilité du Consistance ou Grade
NF EN 1426
bitume du bitume
Point de
Point de
ramollissement NF EN 1427
ramollissement
TBA
Détermination
de la pseudo- NF EN 12846-2 Viscosité du bitume
viscosité
Teneur en eau Pourcentage d’eau
des émulsions NF EN 1428 contenue dans une
de bitume émulsion de bitume
Indice de
NF EN 13075-1 Indice de rupture
rupture
Détermination du
Epandage du
NF EN 12272-1 dosage en liant sur
liant
chaussée
• Résistance à la compression
de l’enrobé
N P98-251- 1
Duriez • Tenue à l’eau
• Pourcentage de bitume
Teneur en NF EN 12697-1 • Courbe granulométrique
bitume des granulats d’enrobé
Affaissement
au cône
NF EN 12350-2 • Consistance du béton frais
d’ABRAMS
En plus de ces essais, nous avons ceux réalisés pendant ou après l’application des différentes
couches constitutives d’une route :
I.2.1 Essais réalisés sur le sol : Cas de l’amorce PK 2+458 côté gauche
But : détermination de la teneur en eau naturelle (W) présente dans un matériau. Celle-ci
s’obtient en faisant le rapport de la masse d’eau (mw) présente dans le matériau sur la masse
sèche (md) de ce dernier.
Matériels :
• Une balance ;
• Une enceinte thermique ou une étuve.
Mode opératoire: Une coupelle est tout d’abord pesée à vide (m1), puis pesée à nouveau
avec le matériau à l’intérieur (m2). Ceux-ci sont directement introduits dans une étuve à
105°C. Après étuvage, ils sont de nouveau pesés (m3).
× 100
Illustration :
But : Détermination des caractéristiques permettant un bon compactage des matériaux. Ces
caractéristiques sont la teneur en eau optimale et la densité sèche optimale ;
Matériels :
• Une règle à araser (dans notre cas, nous avons utilisé une machette) ;
• Un disque d’espacement ;
• Une étuve ;
• Un pulvérisateur d’eau ;
• Des récipients (ou des sacs hermétiques permettant de conserver la teneur en eau des
échantillons) ;
• Un socle de compactage ;
• Une balance ;
Mode opératoire : L’essai Proctor modifié s’effectue sur 04 points minimum en humidifiant
le matériau avec des teneurs en eau différentes et les masses d’échantillons utilisées en ces
points sont de 7kg pour les matériaux drainants (gaves concassés, pouzzolane) et de 6kg
pour les sols (argile, grave latéritique). Le matériau est malaxé pendant l'introduction de
l'eau, afin d’assurer une incorporation homogène de l’eau, puis compacter. Pour chacune des
valeurs de teneur en eau considérées, on détermine la masse volumique sèche du matériau
et on trace la courbe des variations de cette masse volumique en fonction de la teneur en eau.
Cette courbe, appelée Courbe Proctor, présente une valeur maximale de la masse
volumique du matériau sec qui est obtenue pour une valeur particulière de la teneur en eau.
Ce sont ces deux valeurs qui sont appelées caractéristiques optimales de compactage Proctor
modifié. Lorsque le sol comporte une proportion m% d'éléments de plus de 20 mm de
diamètre, inférieure ou égale à 30 % on détermine ses caractéristiques Proctor moyennant
une correction des valeurs ρd et w % déterminées sur la fraction 0/20 du matériau soumis à
l'essai.
𝑤′ = (1 − 𝑚)
Procédure : La procédure à suivre pour cet essai peut se schématiser de la manière suivante :
Illustration :
Suppléments :
La masse totale de matériau nécessaire à l'exécution d'un essai doit permettre de faire un
prélèvement différent pour chaque point de la courbe Proctor, car il n'est pas autorisé de
réutiliser le même matériau pour la détermination de plusieurs points de la courbe Proctor.
On peut utiliser le moule Proctor si la dimension maximale des particules de sol est <à
5mm et si on ne s’intéresse pas à son indice de portance CBR.
Résultats :
Résultats obtenus : 𝝆𝒅𝒐𝒑𝒎 = 𝟏. 𝟗𝟔𝟓 𝒈/𝒄𝒎𝟑
Résultats attendus : 𝝆𝒅𝒐𝒑𝒎 > 𝟏. 𝟗 𝒈/𝒄𝒎𝟑
Conclusion : Nous pouvons conclure que ce sol a de bonnes caractéristiques à l’optimum.
But : Détermination de l’indice CBR après immersion, qui est une grandeur que l’on
utilisera pour déterminer la capacité portante du matériau.
Préparation de l’échantillon : Le matériau à utiliser pour cet essai doit être un matériau
dont l’essai Proctor a déjà été réalisé. Il sera étaler sur une surface, puis brasser, et tamiser
au tamis de 20 mm. Un échantillon de 18 kg sera enfin prélevé pour l’essai.
Opérateur : 01 laborantin, 02 aides.
Matériel :
Des jeux de moule CBR (Ø = 152 + 0,5 mm ; H = 152,5 ± 0,1 mm) ;
Des dames de compactage ;
L’état de saturation de chaque éprouvette est celui obtenu après quatre jours d'immersion.
Après compactage,
Le principe général de l'essai consiste à mesurer les forces à appliquer sur un poinçon
cylindrique pour le faire pénétrer de 2,5mm et 5mm dans une éprouvette de matériau.
L’éprouvette de matériau se trouve dans des conditions d'état (masse volumique sèche, teneur
en eau, état de saturation) bien définies. La pénétration est faite à vitesse constante de 1,27 ±
0,1 mm/min.
L'indice recherché est défini comme étant la plus grande des deux valeurs suivantes :
Illustration :
Figure II-9 : Bac pour Figure II-10 : CBR Figure II-11 : Poinçonnement
immersion CBR MARSHALL TESTER
Suppléments : Pour déterminer l'Indice CBR immédiat, interposer deux surcharges dans
le volume libéré par le disque d'espacement. Exécuter ensuite le poinçonnement sans
immerger.
Résultats :
Résultats obtenus : CBR = 53 %
Résultats attendus : Pour une couche de fondation, CBR >30 %
Conclusion : Cette couche a une bonne capacité portante.
But : Cet essai a pour but de séparer selon leur grosseur des éléments constituant un
échantillon, en employant des tamis à mailles carrées, afin de ressortir une représentation de
la répartition de la taille des particules en fonction de leurs masses à l'état sec dans l’optique
de vérifier si elle cadre avec la marge des fuseaux données par les normes. La représentation
graphique réalisée est appelée courbe granulométrique du matériau.
Matériels :
Une balance ;
Une étuve ;
Un dispositif de lavage ;
Une brosse ;
Un pinceau.
Mode opératoire : Le matériau est trempé pour une durée de 24h, puis lavé au tamis de
80μm afin de dissocier le matériau des éléments indésirables. Une fois sec, on le fait passer
à une série de tamis tout en pesant successivement les refus cumulés sur chaque tamis. La
masse de refus cumulée sur chaque tamis est rapportée à la masse totale sèche de
l'échantillon soumis à l'analyse. Les résultats sont fournis sous forme de graphiques (courbe
granulométrique), éventuellement accompagnés du tableau des résultats.
Illustration :
Suppléments :
• Le lavage se fait par jet d’eau et d’une brosse pour évacuer toute la matière fine (<80
µm) ;
• Pour les particules de taille inférieure à 80 µm, l'analyse granulométrique est faite par
la méthode par sédimentation (norme NF P 94-057).
Résultats :
Résultats obtenus : Les passants au tamis de 0.08mm représentent 28.7%
Résultats attendus : Les passants au tamis de 0.08mm doivent être < 35%
Conclusion : Ce matériau a une bonne répartition de la taille des particules en fonction de
leurs masses et peut être utilisé pour la couche de fondation.
But : Le but de cet essai est de déterminer les différentes limites entre les états d’un sol étant
donné que la consistance de ce dernier, varie de façon continue selon sa teneur en eau. En
effet, lorsqu’elle augmente le sol passe successivement de l’état solide à, l’état plastique puis
à l’état liquide. De ce fait, on obtient donc :
La limite de plasticité (Wp) : Teneur en eau d’un sol remanié au point de transition entre
l’état solide et l’état plastique,
La limite de liquidité (Wl) : Teneur en eau d’un sol remanié au point de transition entre
l’état plastique et l’état liquide,
Matériels :
Un récipient ;
Un bac de dimensions ;
Un tamis à mailles carrées de 400μm d’ouverture ;
Des capsules ou boites de pétri ;
Des spatules ;
Une balance ;
Une étuve ;
Un appareil de Casagrande ;
Un outil à rainurer ;
Une plaque lisse en marbre ou en matériau équivalent pour le malaxage et la confection
des rouleaux de sol (dans notre cas, nous avons utilisé une plaque de verre) ;
Un système d'évaluation du diamètre du rouleau de sol.
Mode opératoire : L’essai s’effectue en 02 phases
Détermination de la limite de liquidité : C’est la recherche de la teneur en eau pour laquelle
une rainure pratiquée dans un sol d’environ 70g placé dans la coupelle se ferme lorsque la
coupelle et son contenu sont soumis à des chocs répétés. On réalise au minimum 4 séries
en relevant le nombre de coups N pour que les lèvres de la rainure se ferment sur 1 cm. La
teneur en eau w du sol est calculée sur un échantillon d’environ 5g prélevé à la fermeture.
Les valeurs de N doivent être comprises entre 15 et 35 et les deux points qui précèdent le
dernier doivent encadrer 25. La limite de liquidité est la teneur en eau à 25 chocs.
Détermination de la limite de plasticité : C’est la recherche de la teneur en eau pour laquelle
un rouleau de sol, de Longueur 10cm, de diamètre 3mm et confectionné manuellement, se
fissure. On confectionne le rouleau, on le soulève de 1 à 2cm. Si la fissure n’a pas lieu, on
sèche le matériau en malaxant et on recommence. Et si la fissure s’est produite avant la
dimension requise, on l’humidifie et on recommence. On prélève, une fois les fissures
apparues, la partie centrale du rouleau pour déterminer la teneur en eau.
Illustration :
Figure II-15 : Appareil de Figure II-16 : Exécution des Figure II-17 : Exécution des
Casagrande et autres matériels limites de liquidité limites de plasticité
Suppléments :
• Limite de liquidité : La pâte recouvre le fond de la coupelle, sauf sur une partie d
d'environ 3 cm et son épaisseur f est, au centre, de l'ordre de 15 à 20 mm. La came
soumet à la coupelle à une série de chocs à la cadence de 2 ± 0,25 coups par seconde.
La fermeture de la rainure doit se produire par affaissement de la pâte dans sa masse et
non par glissement sur la paroi de la coupelle. La coupelle rugueuse a pour but d'éviter
ce glissement. Elle doit être employée lorsque le phénomène se produit (avec les pâtes
sableuses par exemple).
• Indice de consistance : Ic = (WL-W)/Ip. La teneur en eau W du sol dans son état naturel
est celle de la fraction passant au tamis de 400 µm.
Résultats :
Résultats obtenus : l’indice de consistance Ip= 23.5%
Résultats attendus : Ip< 𝟑𝟎%
But : Cet essai a pour but de déterminer la masse volumique des particules solides des sols.
Il s’applique à tout échantillon du sol dont la dimension des plus gros éléments est < 2mm.
La masse solide des particules est obtenue par pesage. Le volume est mesuré au pycnomètre
en substituant l’eau de la masse du volume connue aux particules.
Matériels
Une étuve de dessiccation ;
Un tamis à mailles carrées de 2 mm d’ouverture ;
Un mortier avec un pilon en matériau souple
Des coupelles pour le séchage du sol ;
Des pycnomètres de volume minimal 50 cm3 munis de bouchons rodes à tube capillaire ;
Une réserve d’eau distillée ou déminéralisée de 10 l au minimum ;
Un thermomètre de contrôle place en permanence dans la salle d’essai ;
Une source de chaleur permettant de porter l’eau ébullition a l’eau contenu dans le
ballon du pycnomètre ;
Operateur : un laborantin.
Mode opératoire
Tamisage à 2 mm de la prise de l’essai ;
Séchage ;
Pesé du pycnomètre à vide m1 ;
Introduction de la prise de l’essai et pesée : m2 ;
Introduction de l’eau, désaérage et pesée : m3 ;
Vider puis remplir d’eau : m4 ;
Résultats :
Résultats obtenus : 𝛒𝐬 = 𝟐. 𝟔𝟓𝟎 𝐠/𝐜𝐦3
But : Cet essai permet de déterminer en laboratoire la masse volumique des sols fins. En
effet, la masse volumique d’un sol est le quotient de la masse du sol par le volume qu’il
occupe, y compris les fluides qu’il contient. La masse volumique des particules solides est
obtenue par pesage. Le volume est calculé à partir des données géométriques du moule qui
contient l’échantillon.
Matériels
Moule dont le volume intérieur v est connu ;
Une règle à araser ;
Une balance.
Mode opératoire
Pesage du moule m1
Remplissage du moule : Il faut remplir le moule jusqu’à débordement, la partie
supérieure du moule doit d’être arase a la règle.
Pesage m2 = prise d’essai+ moule
( 𝐦𝟐 – 𝐦𝟏)
𝛒= 𝐯
Chronomètre ;
Cloche à vide ;
Une tige en verre ;
Main écope à fond rond ;
Gamelles ;
Pissette ;
Entonnoir.
Mode opératoire
Remplir le pycnomètre d’eau distillée et peser l’ensemble pycnomètre + eau ;
Etuver le matériau pendant 24 heures à 105˚C ;
Etuver également le pycnomètre à vide et le peser, consigner les résultats ;
Prélever une masse d’échantillon comprise entre 250-500g et l’introduire dans le
pycnomètre à l'aide de la main écope puis peser ;
Introduire l’eau distillée de quantité arbitraire dans le pycnomètre de sorte à immerger
le matériau, provoquer le départ des bulles d’air en remuant le mélange avec la tige en
verre ;
Introduire l’ensemble dans la cloche à vide, tout en s’assurant de son étanchéité en la
graissant ; par la suite, bien fermer la cloche à vide et actionner la pompe ;
Attendre entre 45 minutes et 1 heure de temps et observer, s’il n’y a plus remontée de
bulles d’air alors on arrête la pompe, ouvrir la valve de la cloche à vide pour
dépressuriser et retirer par la suite le pycnomètre ;
Compléter l’eau jusqu’au trait de jauge et peser l’ensemble ;
Renouveler l’opération, faire la moyenne et consigner les résultats.
Supplément : Cet essai consiste à déterminer la masse volumique réelle d’un matériau, c’est-
à-dire après élimination des vides interstitiels et externes. La valeur que l’on obtient,
conditionne la formulation du béton qui devra être faite, ainsi que la quantité de granulat
qui doit intervenir.
Résultats :
Résultats obtenus : 𝝆𝒔= 2.904 t/m3 (gravier) et 𝝆𝒔= 2.64 t/m3 (sable)
Résultats attendus : autour de 𝝆𝒔= 2.7 t/m3 (gravier) et 𝝆𝒔= 2.5 t/m3 (sable)
Conclusion : Ces granulats sont bons pour la formulation du béton.
Suppléments : La densité apparente encore appelée la masse volumique sèche d’un matériau
tient compte des vides interstitiels et de la porosité. L’idéal se situe dans l’intervalle (2-3).
𝐦
𝛒 = Où m est la masse du matériau et v est le volume du moule.
𝐯
Si ρ est inférieur à l’intervalle (2-3) alors le matériau contient trop de vides interstitiels,
et les éléments sont facilement altérables, car trop poreux ou trop éloignés les uns des
autres.
Si ρ est supérieur à l’intervalle (2-3) alors le matériau contient très peu de vides
interstitiels, et les éléments sont également altérables, car étant trop rapprochés les uns
des autres, les frottements à répétition entraineront leurs dégradations. Plus encore, ils
laisseront difficilement circuler les liants hydrauliques.
Résultats :
Résultats obtenus : ρ= 1.623 g/cm3
Conclusion : ρ est inférieur à l’intervalle (2-3) alors le matériau contient trop de vides
interstitiels.
But : Détermination à l’aide d’une courbe granulométrique des dimensions des grains, leur
répartition dans le granulat ainsi que le module de finesse Mf (pour le sable), qui doit être
compris entre 2,2 et 2,8 ; afin d’assurer une ouvrabilité satisfaisante et une bonne résistance.
Cette courbe granulométrique permet ainsi d’identifier et classer le granulat.
Appareillage et matériels :
Une étuve pour sécher le matériau ;
Une balance de précision ;
Une main écope pour le remplissage ;
Les gamelles pour contenir le matériau ;
Un échantillonneur pour le quartage du matériau ;
Une brosse métallique ;
Une colonne composée de tamis d’ouvertures normalisées, dont la sélection est
fonction de la taille du type de matériau ; la colonne de tamis est complétée par un
couvercle placé sur le tamis supérieur pour éviter les pertes de matériau et un
réceptacle de fond pour recueillir le dernier tamisât ;
Principe de l’essai
80 mm et 0,063 mm. Les masses des différents refus cumulés et tamisât sont reportés sur une
fiche d’essai. Les pourcentages ainsi obtenus sont exploités sous forme graphique.
Mode opératoire
L’analyse granulométrique réalisée à l’EMS est faite par voie sèche. De façon normalisée,
la masse m du matériau de classe d/D à prélever est telle que :
d×400 ≤ M ≤ D×600 en grammes (g) où d est le diamètre de la plus petite particule, D celui
de la plus grosse particule, exprimé en mm et M est la masse. En fonction de la classe du
granulat et par expérience, au niveau de l’EMS les masses usuelles sont : 1000g pour le sable ;
5000g pour le gravier 5/15 et 10000g pour le 15/25.
Le matériau est préalablement séché à l’étuve à une température de 1050C pendant 24h ;
Echantillonner le matériau afin de l’homogénéiser et avoir un échantillon représentatif
avant de démarrer l’essai ;
Monter la colonne de tamis en ajoutant le couvercle et le fond. En fonction de la classe
granulaire 0/5, 5/15 et 15/25 on utilise respectivement les séries de tamis suivantes
(0.063 ; 0.250 ; 0.315 ; 0.630 ; 1.25 ; 2.5 ; 5 ; 6.3), (2 ; 2.5 ; 5, 6.3 ; 8 ; 10 ; 12.5 ; 16 ;
20) et (2 ; 2.5 ; 5, 6.3 ; 8 ; 10 ; 12.5 ; 16 ; 20 ; 25 ; 31.5) ;
Peser la quantité de matériau nécessaire et verser le matériau dans la colonne de tamis ;
Agiter manuellement la colonne de tamis, ensuite agiter individuellement chaque tamis ;
Le tamisât de chaque tamis est versé dans le tamis immédiatement inférieur ;
Peser le refus de chaque tamis en le cumulant au refus du tamis précédent ;
Remplir ainsi les données sur la fiche d’essai et tracer la courbe
Interprétation des résultats
Il suffit de porter les divers pourcentages des tamisas cumulés sur une feuille semi-
logarithmique :
La courbe granulométrique quant à elle, doit être tracée de manière continue, et sa forme apporte
les renseignements suivants :
Pour des besoins pratiques, une analyse granulométrique sur du sable, des granulats 5/15 et
15/25 a été réalisée et ceci a conduit à l’interprétation suivante :
Pour le sable, on constate que sa classe est 0/2, avec une grande proportion d’éléments fins
et à granulométrie continue ;
Le graphe du granulat 5/15 permet de constater qu’il présente une granulométrie continue,
associée à une faible proportion d’éléments fins ;
Le graphe du granulat 15/25 permet également d’apprécier une granulométrie continue,
associée à une faible proportion d’éléments fins.
Résultats :
Résultats obtenus : Les passants au tamis de 0.08mm représentent 0.2%
Résultats attendus : Les passants au tamis de 0.08mm doivent être inférieur à 35%
Conclusion : Ce sable est bon pour la formulation du béton.
But : Il permet de caractériser la propreté d'un sable en rendant compte de la quantité des
éléments fins contenus dans ce sable.
Matériels nécessaires
Deux éprouvettes cylindriques transparentes en matière plastique, de diamètre intérieur
32 mm, hauteur 430 mm, munies de deux repères à 100 et 380 mm ;
Deux bouchons de caoutchouc s'adaptant sur les éprouvettes ;
Un piston taré de 1 kg ;
Une règle métallique graduée, de 500 mm de longueur ;
Un flacon de 5 litres muni d'un siphon (placé à 1 mètre au-dessus de la table de travail)
contenant une solution pour le lavage ;
Un tube laveur relié au flacon avec un robinet d'arrêt ;
Un entonnoir à large ouverture pour transvaser l'échantillon ;
Agitateur mécanique ;
Chronomètre ;
Tamis de 4mm d’ouverture ;
Moule contenant 120g d’échantillon ;
Piston de mesure de masse 1Kg ;
Main écope à fond rond ;
Balance de précision ;
Etuve.
Principe : L'essai d'équivalent de sable, consiste à faire floculer les éléments fins d'un sable
mis en suspension dans une solution lavante puis, après un temps de mise au repos donné,
mesurer la hauteur des éléments fins sédimentés.
Mode opératoire :
L’échantillon est préalablement séché à l’étuve à 105 °C pendant 24h puis
échantillonner ;
Remplir l'éprouvette cylindrique jusqu'au trait de jauge inférieur en utilisant le tube
laveur relié au flacon contenant la solution pour lavage.
Tamiser le sable sur un tamis de diamètre 4mm et prendre les passants de ce tamis ;
La valeur réelle d’équivalence de sable (ES) à considérer est donc, la moyenne des valeurs
obtenues des ES au piston des deux éprouvettes.
H1
Visuel = × 100
H0
ES
H2
Piston = × 100
H0
Si ES ˂ 60, le sable est argileux. Il y’a risque de retrait et gonflement ; à rejeter pour
le béton.
Si 60 ≤ ES ˂ 70, le sable est légèrement argileux. Il est donc admissible pour les
bétons de qualités, on ne craint pas d’avoir particulièrement les retraits.
Si 70 ≤ ES ˂ 80, le sable est propre. Il y a un faible pourcentage de fines argileuses,
convenant parfaitement pour les bétons de haute qualité.
Si ES ˃ 80, le sable est très propre. Il y a absence presque totale des fines, sa peut
entrainer un défaut de plasticité du béton qu’il faudra rattraper par une augmentation
du dosage en eau.
Pour les bons bétons, ES est compris entre 70 et 90 ; en dessous, il faut rejeter le sable.
Supplément : Le pourcentage des fines (ensemble des grains passant au tamis 80 μm) peut
être important dans les sables broyés ou concassés. Un excès de fines dans un béton
nécessite un dosage en eau plus élevé (avec une incidence sur la résistance mécanique),
mais un manque de fines conduit à des bétons peu maniables.
Résultats :
Résultats obtenus : ES= 98.07 %
But : Cet essai s'applique aux bétons et permet d’apprécier la fluidité du béton grâce à
la valeur de l’affaissement du béton frais mesuré.
Opérateur : 01 laborantin
Matériels :
Moule ;
Tige de piquage ;
Portique de mesure ;
Le béton formulé par les différents chantiers répond à la norme du cahier des clauses
techniques et particulières (CCTP) dudit chantier. Il devient donc important de vérifier la force
et la résistance maximale du béton préalablement fixées par le CCTP. Avant de procéder à cet
essai, les éprouvettes de béton sont immergées pour un certain temps dans de l’eau contenue
dans des bacs, afin de les soumettre aux conditions les plus défavorables.
But : Il s’agit d’un essai destructif mené sur un échantillon de béton après une immersion de
3, 7, 14, 28 ou 90 jours. Il permet de connaître le comportement mécanique du béton en
compression simple et notamment sa résistance ultime.
Appareillage
F
R = ; F étant la force maximale et S = πD2/4.
S
Si la valeur obtenue est inférieure à celle fixée au départ par le CCTP, alors la formulation
du béton ayant permis la confection de l’éprouvette ne respecte pas la norme prévue par le
CCTP. Cet essai se pratique lors du contrôle de mise en œuvre, la partie de l’ouvrage construite
avec ce béton devra être détruite et le béton à lui-même, devra être reformulé.
But : L’objectif de cet essai est de mesurer la déflexion de la chaussée à partir d’un appareil
de mesure appelé « Poutre de Benkelman ».
Opérateurs : 01 laborantin, 01 aide, 01 chauffeur
Matériels :
- Une poutre de Benkelman muni d’un comparateur
- Un camion lesté à 13 tonnes
Mode opératoire : On mesure en un point donné de la chaussée et dans des conditions
spécifiées, la déflexion provoquée par un camion chargé à 13 tonnes à l’essieu arrière se
rapprochant du point de mesure en plaçant l’aiguille à l’axe des roues arrière. Le camion
devra ensuite avancer et la lecture obtenue sur le comparateur sera multiplié par 2 d’après
les recommandations de la norme. La mesure permet de tracer la « ligne d’influence » qui
traduit les variations de la déformation de la chaussée le long d’une section.
Procédure : Elle est la suivante ;
Illustration :
Supplément : Pour mesurer la déflexion sur une couche, on peut aussi utiliser un
déflectomètre et un cuviamètre.
Résultats :
Résultats obtenus : lors du contrôle de la couche de fondation, nous avons remarqué
des points métriques où la déflexion était très grande, d’environ 200.
Résultats attendus : Pour une couche de fondation, la déflexion doit être autour de
150.
Conclusion : Dépendant de l’importance de la déflexion, nous avons convenu avec
l’entreprise de faire soit un changement de matériau sur cette partie ou de laisser cette partie
sécher car trop saturée.
Ce contrôle avait pour but d’identifier, de comptabiliser les chambres de tirage L3T de
CAMTEL, et d’éclairage public sur les tronçons 1 et 2 exécutés sur le terrain. Il était aussi
question, de mesurer le linéaire des fourreaux PEHD CAMTEL. Les données récoltées sur le
terrain sont consignées dans les tableaux suivants :
LINEAIRE
LINEAIR NOMBR
TRONCON LOCALISATION SUR LE OBSERVATIONS
E E
TERRAIN
1A 0+175 - 0+200 31 31 2
1A 0 + 500 - 0 + 525 31 31 2
1A 0 + 600 - 0 + 625 48,15 48,15 2
1A 0+775 - 0 + 800 31 31 2
Amorce A mini Giratoire 11,2 11,2 2
Amorce B mini Giratoire 11,2 11,2 2
1B 0 + 925 - 0 + 950 15,46 15,46 2
1B 1 + 025 - 1 + 075 6,2 6,2 2
1B 1 + 200 - 1 + 225 15,46 15,46 2
1B 1 + 500 - 1 + 525 7,85 7,85 2
1B 1 + 775 - 1 + 800 21 21 2
1B 1 + 890 - 1 + 895 21 21 2
1C 1 + 955 + 1 + 975 23,5 23,5 2
1C 2 + 250 - 2 + 275 15,46 15,46 2
2 0 + 025 - 0 + 050 21 21 2
2 0 + 275 - 0 + 300 15,46 15,46 2
2 0 + 525 - 0 + 625 85,6 85,6 2
2 0 + 675 - 0 + 700 15,46 15,46 2
2 0 + 950 - 0 + 975 15,46 0
2 1 + 175 - 1 + 200 15,46 15,46 2
RACCORDEMENT
2 MAG 18,8 18,8 2
2 1 + 500 - 1 + 525 13,4 13,4 2
CHAMBRE
2 1 + 625 15,46 15,46 2 JOINTES
2 1 + 750 - 1 + 800 30 30 2
CHAMBRE
2 2 + 075 - 2 + 100 15,46 15,46 2 JOINTES
2 2 + 350 - 2 + 375 15,46 15,46 2
2 2 + 650 - 2 + 725 137 137 2
CHAMBRE
2 2 + 950 - 2 + 975 15,46 15,46 2 JOINTES
CHAMBRE
2 3 + 275 - 3 + 300 15,46 15,46 2 JOINTES
2 3 + 600 - 3 + 700 40,85 40,85 2
2 3 + 955 - 3 + 975 15,46 15,46 2
RACCORDEMENT 15,3 15,3 2
2
AMORCE 9,65 9,65 2
20,25 20,25 2
2 RACCORDEMENT JFF
17,25 17,25 2
2 RACCORDEMENT ACA 17,25 17,25 2
TOTAL 870,43 854,97 70
Parlant de chambres jointes, ce sont les chambres où l’entreprise a fait cohabiter le réseau Camtel
et l’éclairage public dans une chambre de tirage.
Tableau II-7 : Pose des fourreaux transversaux pour moyenne tension (MT) en PVC φ 160 ENEO
LINEAIRE
TRONCO LINEAIR NOMBR
PK SUR LE OBSERVATIONS
N E E
TERRAIN
1A 0+175 - 0+200 31 31 2 chambre pour éclairage
1A 0+700 31 31
1A 0+775 - 0 + 800 31 31
Amorce A mini Giratoire 15,46 15,46
Amorce B mini Giratoire 15,46 15,46
1B 0+850 26 0 2 chambre pour éclairage
1B 0 + 925 - 0 + 950 15,46 15,46 2 chambre pour éclairage
1B 1 + 400 - 1 + 425 15,46 15,46
1B 1 + 890 - 1 + 895 18,5 18,5
1C 1 + 955 + 1 + 975 23,5 23,5
2 0 + 025 - 0 + 050 15,46 15,46 2 chambre pour éclairage
2 0 + 550 - 0 + 575 15,46 15,46
2 0 + 925 15,46 0 1 chambre pour éclairage
2 1 + 050 - 1 + 075 15,46 15,46
2 1 + 550 - 1 + 575 15,46 15,46
RACCORDEMENT
2 MAG 18,8 18,8 2 chambre pour éclairage
2 2 + 075 - 2 + 100 15,46 15,46 2 chambre pour éclairage
2 2 + 350 - 2 + 375 15,46 15,46
2 2 + 975 - 3 + 00 15,46 15,46
2 3 + 275 - 3 + 300 15,46 15,46
2 3 + 625 - 3 + 650 15,46 15,46
2 3 + 955 - 3 + 975 15,46 15,46
TOTAL 411,7 370,24 13
Illustration :
Figure II-29 : Chambre de tirage L3T Figure II-30 : Chambre de tirage pour éclairage
CAMTEL public
II.3. LE METRE :
Le métré a pour but l’évaluation de la quantité des ouvrages réalisés en vue d’évaluer leur
prix en fonction des prix unitaires du marché. Le métré se fait après la réalisation de ces
ouvrages. Il sert principalement à l’estimation du taux d’avancement des travaux.
Dans notre cas, il s’est fait après la réalisation des ouvrages. Les ouvrages concernés étaient :
les dallettes (en nombre), le dallage des trottoirs (en m2), les bordures T2, P2 et CS2 (en ml) sur
les tronçons 1 (1A, 1B et 1C) et 2.
Les données ont directement été consignées dans la base de données du BET INTEGC
pour évaluation.
Illustration :
Le stage académique que nous avons effectué nous a permis de mieux assimiler les notions
évoquées durant l’année scolaire. Pour le bon déroulement de notre stage, nous avons pu mettre
en pratique certaines leçons apprises à l’école telle que le cours de :
Matériaux (I et II) que nous avons utilisés pour le calcul des refus cumulés et le tracé de la
courbe granulométrique ;
Route (I et II) qui nous ont permises de nous repérer sur les différentes couches
constitutives d’une route ;
Géotechnique que nous avons utilisé non seulement pour le calcul des densité et des teneurs
en eau permettant de ressortir la courbe Proctor, mais aussi pour le calcul des indices de
consistance et de plasticité nécessaire pour la classification d’un sol lors de l’essai Limites
d’Atterberg.
Procèdes généraux de construction ;
Organisation du chantier dans la planification du travail ;
La gymnastique intellectuelle et même physique à laquelle nous avons été soumises nous
a permis d’allier nos connaissances théoriques avec celles pratiques acquises dans cet
environnement. A cet effet, nous avons pu nous intégrer et nous adapter dans divers domaines
notamment :
Pendant notre stage, nous avons fait face à des moments difficiles aussi bien sur le terrain
qu’en laboratoire :
Le climat qui n’a pas été favorable aux personnels et aux engins.
La difficulté d’exécution de certains essais à l’instar de l’essai OPM et l’essai CBR ;
La difficulté pour se déplacer au chantier à cause de l’indisponibilité des véhicules ;
La difficulté de manipulation de certains appareils en laboratoire.
II.1. REMARQUES :
II.2. SUGGESTIONS :
CONCLUSION GENERALE
Parvenu au terme de notre rapport faisant le bilan des activités effectuées pendant notre
stage académique qui a duré deux (02) mois au sein du GROUPE MATTIODA, nous pouvons
dire que ce stage très pratique et constructif. En effet, il nous a permis de réaliser que les études
géotechniques sont primordiales en Génie Civil en particulier dans les travaux routiers, car
l’étude et la qualité sont la base pour une construction durable. Il nous a également servi à saisir
l’importance et le rôle d’une mission de contrôle. Nous terminons donc ce stage avec une
satisfaction profonde grâce à l’expérience acquise dans la profession et la certitude de pouvoir
se lancer dans le monde professionnel.
BIBLIOGRAPHIE
Pour notre rapport, les documents que nous avons utilisés sont les suivants :
Cours de Route I et II ;
Cours de Matériaux I et II ;
Anciens rapports de stage ;
Le CCTP
Wikipédia.
ANNEXES
REPORTAGE PHOTOGRAPHIQUE :
Visite de la centrale à béton de RAZEL
TABLE DE MATIERES
.............................................................................................................................................................. i
EPIGRAPHE ............................................................................................................................................ i
DEDICACE ............................................................................................................................................. ii
AVANT-PROPOS................................................................................................................................... v
BIBLIOGRAPHIE ................................................................................................................................ 54
ANNEXES ...............................................................................................................................................a