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Animer efficacement des réunions et actions

Ce document traite de l'animation de réunions, de comités et de tables de concertation. Il fournit des repères pour mieux préparer et dynamiser les rencontres, et suggère une approche pour faciliter la prise de décision et la détermination des étapes d'un plan d'action.

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Animer efficacement des réunions et actions

Ce document traite de l'animation de réunions, de comités et de tables de concertation. Il fournit des repères pour mieux préparer et dynamiser les rencontres, et suggère une approche pour faciliter la prise de décision et la détermination des étapes d'un plan d'action.

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série

Action

L’art d’animer,
de décider et d’agir
par Anim’Action

Animer réunions, comités et tables de

Table des matières concertation nécessite plus que de simples

techniques. Il s’agit souvent de créer un climat


Animer, c’est beaucoup plus qu’une technique 2

L’ABC d’une réunion 3 d’écoute et de créativité propice à la réflexion,


Quatre niveaux d’intervention pour tirer
aux décisions ou à l’action. Ce fascicule de
le maximum d’une réunion 4

Animer la concertation 5 la Série Action offre des repères pour mieux


Outils d’animation 6
préparer les rencontres et les dynamiser, et
Prise de décision et passage à l’action 8
suggère une approche pour faciliter la prise de
Modèle de plan d’action 10

Préparation d’une activité 11 décision avant de déterminer les principales

Références 12 étapes d’un plan d’action. À lire et relire au

besoin comme outil de travail ou d’action.

L’emploi du masculin ne vise qu’à alléger le texte et désigne aussi bien les femmes que les hommes.
Animer :
c’est beaucoup plus
qu’une technique
Des rôles à jouer

1. Aider un groupe à atteindre un but, à prendre une Avant d’animer un groupe, il faut se familiariser
décision, à résoudre un problème ou à élaborer un avec le milieu dans lequel il évolue, par exemple,
projet. connaître les acteurs, la culture organisationnelle
2. Favoriser au sein du groupe l’acceptation de tous les des groupes et leurs actions et savoir de quelle
participants et le respect mutuel. manière elles ont été menées.
3. Faire en sorte que tous les participants possèdent et
comprennent bien les informations essentielles à la
prise de décision collective. Avant une réunion
4. Faire en sorte que les décisions prises soient le • Préparer les outils d’animation.
résultat de ce que le groupe désire après que tous les
participants aient eu la possibilité de s’exprimer. • R
 assembler tous les documents d’information relatifs
aux points à l’ordre du jour et veiller à ce qu’ils soient
5. Susciter la créativité et l’imagination collective du disponibles lors de la réunion. L’animateur de la
groupe et la rendre opérationnelle. réunion ou un membre du groupe peut se charger de
6. Identifier les meneurs naturels et les aider à exercer cette tâche.
leur leadership de façon démocratique. • T ransmettre à l’avance à chaque membre l’ordre
du jour de la réunion et le procès-verbal de la
réunion précédente, si cela fait partie de la culture
Des comportements à adopter organisationnelle du groupe.

1. Respecter le groupe.
2. Désirer qu’il progresse en fonction de son identité
propre.
3. Croire en la capacité des personnes et du groupe à
régler les problèmes et à s’engager dans l’action.
4. Permettre au groupe de se réaliser en n’agissant pas
à sa place.
5. Faire preuve d’un esprit démocratique.
6. Écouter et être ouvert aux idées.
Solidarité rurale du Québec

7. Faire preuve de dynamisme.


Série ACTION

2 L’art d’animer, de décider et d’agir


L’ABC d’une
réunion
L’avis de convocation

L’avis de convocation est obligatoire dans le cadre d’une


assemblée générale, mais ne l’est pas pour les réunions
d’un conseil d’administration ou d’un groupe de travail.
Cet avis doit comporter les éléments suivants :
Modèle de procès-verbal
• Le nom de l’organisme.
• Le lieu, la date et l’heure de la réunion.
Organisme
• Le type de réunion. Numéro de la réunion
• L’ordre du jour, s’il y a lieu. Date et lieu

Présences :
Modèle d’ordre du jour
Ordre du jour
1. Ouverture de la réunion 1. …
2. Nomination d’un président et d’un secrétaire 2. …
3. Lecture et adoption de l’ordre du jour …

4. Adoption du procès-verbal de la dernière réunion 1. (Titre)


5. Suivi de la dernière réunion - Contenu : Le groupe doit décider de la nature
de ses procès-verbaux. Il peut s’agir d’une
6. Points à discuter
simple transcription des décisions ou d’un
7. Points d’information compte-rendu détaillé des discussions.
8. Correspondance
- Pour toute résolution, il faut indiquer la
9. Divers
personne qui la propose, celle qui l’appuie et
10. Évaluation de la réunion le résultat du vote, s’il y a lieu.
11. Date de la prochaine réunion
2. (Titre)
12. Levée de la réunion

À noter :
• L’ordre du jour peut être modifié ou remanié.
Solidarité rurale du Québec

• L e temps alloué à chaque point peut être inscrit sur


l’ordre du jour.
• L es points les plus importants peuvent être placés au
Série ACTION

début de l’ordre du jour.


• Une réunion trop longue devient inefficace.

L’art d’animer, de décider et d’agir 3


Quatre niveaux
d’intervention
pour tirer le maximum d’une réunion

1. La procédure La clarification
2. L’information et le contenu • Définir les termes.
3. La clarification • Interroger les participants et leur demander de
4. Le contexte socio-émotif reformuler leurs idées, le cas échéant.
• Faire en sorte que les idées soient applicables.
La procédure • F aire des liens et permettre aux participants de saisir
les éléments convergents et divergents.
• P résenter la démarche et les objectifs de la réunion,
ou demander au groupe de fixer ces objectifs • R
 ésumer et faire des synthèses visuelles, par exemple
(comprendre, décider, planifier, organiser, trouver une à l’aide de tableaux.
solution, etc.). • Relancer la discussion au besoin.
• Fixer la durée de chaque point et surveiller le temps. • S ’assurer que chaque participant sache ce qui est
• Discuter les points un à un dans l’ordre adopté. attendu de lui et ce qu’il doit faire entre les réunions.
• D
 emander aux participants de lever la main avant de
prendre la parole pour éviter de s’interrompre. Le contexte socio-émotif
• D
 onner le droit de parole dans l’ordre (en prenant • Apporter un soutien individuel.
en note les noms sur une feuille) et veiller à ce que • Intervenir lorsque les émotions sont à vif (nommer
personne ne monopolise le débat. la situation, identifier les différentes perceptions,
• S’assurer que tout le monde écoute. proposer une solution ou inviter les participants à en
• A
 vant un vote, s’entendre sur la procédure proposer une).
(consensus, unanimité ou majorité, et proposition • Permettre la confrontation des idées.
principale ou amendement). • R
 econnaître les différents rôles joués par les
• R
 amener dans le sujet les personnes qui participants dans le groupe : le leader, le farceur
« s’égarent ». (peut faire sortir d’une impasse), l’« aide-mémoire »,
• G
 uider la prise de décision et la planification de le « louvoyeur », l’avocat du diable, le bon diable, le
l’action. moralisateur, le silencieux, le verbo-moteur, etc.

L’information et le contenu
• S ’assurer que tous les participants savent de quoi on
parle et connaissent les objectifs de la réunion.
• Aider certains d’entre eux à préciser leurs idées.
• Inviter ceux qui parlent peu à exprimer leurs idées.
• D
 onner toutes les informations nécessaires à l’analyse
d’une situation et à la prise de décision.
Solidarité rurale du Québec

• S ’assurer que les informations sont basées sur des


faits et non des « ouï-dire ».
• Démêler les informations des opinions.
Série ACTION

4 L’art d’animer, de décider et d’agir


Animer la
concertation
La concertation est un mode de La concertation ou la mise en commun d’idées
participation démocratique. La démocratie La concertation vise la mise en commun d’idées et de leur
de participation s’actualise selon différents harmonisation. À maturité, elle conduit à une vision globale qui intègre
échelons : des points de vue différents – c’est le contraire du nivellement. La
concertation est un mode de participation réunissant des acteurs de
• Séance d’information différents secteurs ou groupes. Tel un sas (pièce étanche entre deux
• Consultation milieux différents), la concertation est un espace distinct et neuf de
• Concertation mise en commun des différences. Animer la concertation, c’est animer
• Partenariat une réflexion collective devant conduire à de nouveaux engagements
• Solidarité de la part des acteurs. La concertation est souvent utilisée en vue de
l’élaboration d’un programme, d’une politique, d’une prise de décision
ayant des incidences sur une collectivité. Tandis que la concertation
implique le partage d’une vision, le partenariat implique le partage
de pouvoir. Le partenariat repose sur un processus de négociation et
implique des relations contractuelles. Parfois la concertation conduit un
certain nombre d’acteurs à devenir partenaires pour une action ou un
projet plus circonscrit.

Phases de concertation Objectifs d’animation

Rapport de forces Identifier les points de vue spécifiques aux différents acteurs.

Rapprochement Identifier les éléments convergents entre les différents acteurs sans nier
la différence. Fonder le rapprochement sur le plus petit dénominateur
commun.

Concertation RÉFLÉCHIR ENSEMBLE : susciter une réflexion collective, revoir une


problématique en veillant à ce qu’elle dépasse l’intérêt de chacun.

PARTAGER LA MÊME OPTIQUE : agir séparément dans le même sens.

Partenariat AGIR ENSEMBLE : susciter la construction d’un agir collectif, d’un


projet commun ou conjoint tout en tenant compte des différences.

PARTAGER LE POUVOIR D’ACTION : réfléchir séparément dans le


même sens.

Types de concertation Des principes pour l’animation de la concertation

La concertation peut s’animer sur une base • P rendre le temps de faire connaissance et d’exprimer ses intérêts.
territoriale, sectorielle, intersectorielle. Elle • Adopter une approche gagnant-gagnant.
Solidarité rurale du Québec

peut être temporaire et peut s’articuler • Convenir de l’importance du respect mutuel, chercher à se
autour d’un seul ou de plusieurs objectifs. comprendre.
• Cerner ce qui justifie la réflexion collective.
• Poser adéquatement le problème et le décortiquer en déterminant
Série ACTION

notamment sa source, sa nature, les acteurs concernés et les


moyens déjà utilisés pour résoudre un problème analogue.

L’art d’animer, de décider et d’agir 5


Outils d’animation
Avec de l’imagination, il est possible de concevoir divers L’analyse
outils d’animation qui favorisent l’expression, la prise de Par exemple, pour donner forme à une vision de
parole, la prise de décision, la planification de l’action et développement local, on peut :
la formation des participants, qu’il s’agisse par exemple • Lancer un mot déclencheur : « Quand je vous dis
d’analyser la situation d’un quartier ou d’une région, développement rural, à quoi pensez-vous ? »
ou une conjoncture. Il ne faut toutefois pas oublier qu’il • Demander à deux personnes de noter dans l’ordre
s’agit seulement de moyens. Le plus important demeure les mots qui surgissent sur de grandes feuilles, au
les objectifs à atteindre. crayon-feutre, sur deux colonnes en inscrivant le
même mot plusieurs fois, le cas échéant.
Le remue-méninge • Compléter rapidement l’exercice; fixer un temps
Cet outil favorise la prise de parole individuelle, fait limite de 5 à 15 minutes.
émerger la parole interne d’un groupe, initie des • Analyser les mots en ateliers et ensuite, en plénière :
discussions, permet aux participants de s’exprimer - Dégager les impressions générales;
sans se censurer et permet aussi de saisir rapidement - Relever les mots qui se répètent et les définir;
l’opinion d’un groupe sur une situation. - Identifier le genre de mots utilisés : les verbes
caractérisent un groupe tourné vers l’action;
Le tri les mots qui expriment des sentiments ou des
Pour faire le tri entre différents éléments. Par exemple, émotions peuvent signifier que le groupe a
pour identifier les meilleurs moyens d’action, on peut : besoin de se situer avant de passer à l’action, par
• Énumérer tous les moyens d’action auxquels on exemple de surmonter ses peurs;
pense sans se censurer, sans les analyser, sans les - Identifier les mots manquants, ces absences
discuter. peuvent être significatives;
• Tenter de les classer par thèmes. - Identifier les mots qui s’opposent, cela peut
• Faire l’analyse des différents moyens d’action. permettre d’aller au cœur d’une discussion
importante pour le groupe;
- Classer les mots en fonction de ce qu’ils
expriment, par exemple les craintes, les rêves, les
valeurs, etc.

Les tableaux-synthèse
Ces tableaux sont essentiels pour avancer vers la prise de
décision. Ils doivent permettre aux participants de saisir,
de façon ordonnée, l’ensemble de ce qui s’est dit et de
tirer des conclusions. Car il appartient aux participants
de dégager ces conclusions. C’est une habileté difficile
à acquérir, mais qui favorise grandement la prise de
décision.
Solidarité rurale du Québec
Série ACTION

6 L’art d’animer, de décider et d’agir


Les tours de table Travail individuel
Ils permettent à tous les participants d’exprimer leur Lorsqu’un sujet est complexe, il est judicieux de fournir
opinion sur un sujet. Ils contournent plusieurs dangers aux participants des documents afin qu’ils puissent
potentiels, par exemple de s’arrêter sur la première idée approfondir leurs connaissances, soit avant ou pendant
énoncée ou sur celle d’une personne influente; passer à une réunion. Il peut s’agir de textes de référence ou de
côté des opinions des personnes réservées. La demande grilles d’analyse pour clarifier leur opinion. Ce travail
doit être claire et le tour de table se fait dans l’ordre : peut être compilé avant ou en cours de rencontre. Ce
on commence avec une personne, puis sa voisine, puis travail individuel peut s’avérer particulièrement utile
l’autre et ainsi de suite. au cours d’une réunion. Il permet aux participants
d’échanger à partir d’une base commune et de mettre
Travail en atelier de l’ordre dans les idées de chacun.
Il s’agit de diviser le groupe en sous-groupes pour
favoriser l’approfondissement d’une discussion ou pour Le théâtre forum, les jeux de rôle et les
traiter plusieurs sujets simultanément. Ce travail doit être simulations
bien encadré et chaque animateur de sous-groupe doit Ce sont des outils qui peuvent mettre un groupe
disposer d’une grille de compte-rendu pour prendre des en mouvement pour transformer une situation
notes. Il faut prévoir un temps en plénière pour la mise problématique. On peut simuler une rencontre avec
en commun des discussions et des conclusions des sous- un ministre ou encore organiser un théâtre-forum
groupes. pour tenter de trouver des solutions à un problème
criant dans une localité. Cette technique de théâtre
Buzz participative consiste en la mise en scène d’une situation
Il est parfois intéressant de suspendre la discussion problématique. Après avoir joué la pièce une fois,
en grand groupe pour permettre aux participants de les comédiens la rejouent en invitant les membres de
discuter la question avec une autre personne. Cette l’assistance à intervenir pour modifier le cours des
technique ne nécessite aucun déplacement, car chaque événements.
personne engage la discussion librement avec son voisin
pendant quelques minutes. Ces échanges ne nécessitent Autres outils
pas de compte-rendu. Les pages qui suivent présentent d’autres outils, dont
un outil de prise de décision et une grille de préparation
d’activité à partir de laquelle on peut établir une grille
d’évaluation. Le photolangage et le jeu des mots
constituent aussi d’excellents instruments d’animation
(voir Ampleman et coll.).

Solidarité rurale du Québec


Série ACTION

L’art d’animer, de décider et d’agir 7


Prise de décision
et passage à l’action

Analyse de la situation Recherche de solutions


1. Identification du problème 5. Phase de créativité : formulation d’hypothèses de
2. Analyse des causes solutions
3. Analyse des conséquences 6. Phase de la critique : analyse des solutions
4. Formulation de la situation problématique 7. Phase du choix : choix de la ou des solutions
pertinentes, réalisables et souhaitables

Passage à l’action
8. Formulation des objectifs à atteindre (de plusieurs
natures : économiques, politiques, idéologiques,
mobilisation de la population, renforcement d’une
organisation, etc.)
9. Élaboration d’un plan d’action ou préparation d’une
activité
10. Passage à l’action

Évaluation de l’action
11. Analyse critique des trois étapes précédentes en
fonction des objectifs fixés et des résultats obtenus
12. Reprise de la première étape

Outil de prise de décision


La situation problématique
La situation à améliorer
Solutions possibles Sont-elles pertinentes Sont-elles réalisables Sont-elles souhaitables
(règlent vraiment le (compte tenu des (selon les valeurs du
problème)? ressources humaines, groupe)?
matérielles et financières)?

Solution 1 :

Solution 2 :

Solution 3 :
Solidarité rurale du Québec

Solution 4 :

Les solutions pertinentes, réalisables et souhaitables


Série ACTION

Doit-on prioriser une solution ? Doit-on les inscrire dans une stratégie globale (commencer par l’une…) ?

8 L’art d’animer, de décider et d’agir


Obstacles et facteurs favorables
Obstacles Facteurs favorables
Animateur Présumer : que tous ont les informations, que la Encadrer et guider…
situation-problème est claire… Informer…
Manquer de clarté : dans les consignes, dans les Clarifier…
explications, dans les synthèses.
Respecter…
Précipiter ou retarder indûment la prise de
décision : manque d’information, analyse Stimuler…
incomplète, synthèse mal exécutée ce qui fait Faire confiance…
piétiner le débat …
Permettre de…
Porter des jugements : sur les idées, les
Faciliter…
intentions des participants et participantes
Favoriser…
Omettre volontairement : des idées lors d’une
synthèse, d’identifier les conséquences des idées Être attentif au niveau socio-émotif.
adoptées ou identifier les idées aux individus. Identifier les blocages et les résistances à la
Généraliser au lieu de systématiser. participation.
Participant Ridiculiser ou ignorer les idées des autres et Faire preuve de respect.
porter des jugements sur les personnes. Être ouvert aux idées des autres.
Refuser tout compromis. Exercer un leadership de nature démocratique.
Exercer un leadership à caractère dominant. Prendre part activement aux discussions et à la
Prendre des décisions parce que le temps file et recherche de solutions.
non après avoir fait une bonne analyse. Respecter les tours de parole et les décisions
Adopter une attitude « d’extériorité » face au prises collectivement.
groupe. Contribuer à la formulation de propositions
Vouloir que tous s’impliquent comme soi. concrètes.
Parler des conflits hors du groupe. Aider à faire avancer les débats.
Être intolérant. Aider à la synthèse et à la clarification.
Ne pas reconnaître ses erreurs. Être capable de formuler et d’accepter des
Manquer de solidarité. critiques constructives.

En prendre trop. Prendre des tâches selon ses capacités et les


exécuter sans retard.
Climat et Climat rigide, exagérément formel ou d’une Privilégier le plaisir et l’efficacité.
autres facteurs politesse excessive. S’il y a polarisation des idées : bien identifier et
Trop ou pas assez de participation. comprendre les deux pôles, nommer en quoi
Polarisation des idées. ils sont perçus comme inconciliables, tenter de
découvrir ce qui peut rassembler.
Solidarité rurale du Québec

Se centrer uniquement sur le processus ou sur


les résultats. Se fixer des objectifs réalistes.

Se fixer des objectifs irréalistes.


Série ACTION

LES SITUATIONS DIFFICILES CONSTITUENT DES DÉFIS


ET NON DES OBSTACLES INCONTOURNABLES

L’art d’animer, de décider et d’agir 9


Modèle de
plan d’action
Analyser la conjoncture

C’est l’analyse d’une situation sociale spécifique. Qu’est-ce qui nous arrive? Pourquoi cette situation? Quels aspects
sont nouveaux par rapport aux années précédentes? Pourquoi? En quoi ça s’éloigne de ce que nous voudrions
vivre, du projet de société que nous portons? Que désirons-nous comme développement?

Saisir l’enjeu

Ce qui est au cœur de la situation. Ce qui est à perdre ou à gagner.

Identifier les acteurs en présence

Identifier l’ensemble des acteurs que la situation sociale met en cause. Cerner leurs intérêts économiques,
politiques, idéologiques. Voir lesquels s’affrontent parce qu’ils ont des intérêts différents.

Identifier ce qu’on veut atteindre

Nommer nos objectifs d’action à tous les niveaux : économique, politique, idéologique, en terme de mobilisation
de la population locale, de renforcement de notre propre organisation, d’adhésion du public à notre cause, de
partenariat, etc.

Identifier les personnes alliées

Nommer les personnes et les organismes qui portent le même projet que nous et pourraient être avec nous dans l’action.

Évaluer la mobilisation possible

Qui peut prendre part à l’action? Quels outils doit-on utiliser pour leur permettre de s’impliquer?

Décider de la stratégie employée et des tactiques

La stratégie peut être consensuelle, conflictuelle, etc. Les tactiques sont les moyens d’action. Il faut réfléchir à
l’accueil de l’opinion publique et des médias.

Se donner des conditions de réussite et savoir s’arrêter pour fêter

Évaluer les actions au fur et à mesure. Se donner de la formation pour que le plan d’action soit toujours pertinent.
Fêter les gains.

Établir un calendrier d’activités


1. À partir du plan d’action, dresser une liste de l’ensemble des tâches concrètes à réaliser.
2. Catégoriser ces tâches par type d’activités (mobilisation, information, actions politiques, activités, financement, etc.).
3. Les situer dans le temps dans un échéancier mensuel ou hebdomadaire.
4. Identifier qui est responsable pour chacune des tâches.

Modèle de calendrier
Solidarité rurale du Québec

Objectif(s) à Type d’activité Échéancier Responsable Cocher si fait Résultats


atteindre
Série ACTION

10 L’art d’animer, de décider et d’agir


Préparation d’une
activité
Toujours lier la réflexion à l’action

OBJECTIFS POPULATION À CONTENU MOYENS PARTAGE DES PERSPECTIVES


REJOINDRE TÂCHES D’AVENIR
Le pourquoi Qui voulons-nous Ce qu’on va dire, Ce sont les C’est le partage Comment
de l’action, de rejoindre? les idées que l’on moyens utilisés des tâches. évalue-t-on
l’activité. va véhiculer. pour atteindre l’activité?
les objectifs
Les résultats Comment allons- Ce qu’on fera
et véhiculer le
attendus. nous les rejoindre? après.
contenu.

Attention à la Il y a une Préparer ce qu’on Il doit y avoir des Qui fait quoi? Toute activité doit
généralité et à population-cible va dire en fonction moyens pour avoir une suite et
l’abstraction. pour chaque action des objectifs et des atteindre chacun des Quel échéancier se les personnes qui y
ou activité. personnes. objectifs. donne-t-on? participent doivent
Les objectifs sont-ils en être avisées.
réalistes? Dans les moyens Pas trop de contenu. Les moyens doivent : Tenir compte des
pour la rejoindre, • être pédagogiques goûts, des habiletés, Toute activité doit
Les objectifs sont-ils tenir compte du Faire référence au • être visuels des disponibilités, être évaluée pour en
de plusieurs ordres langage, du niveau vécu des personnes • tenir compte de des réseaux saisir les acquis et les
(économique, de connaissances, concernées. la culture des d’influence de manques.
politique, des préjugés, de la personnes visées chacun, etc.
idéologique, peur, etc. S’il y a lieu, • favoriser la prise Dans l’évaluation
organisationnel, déterminer l’horaire de parole Déterminer de des résultats, se
etc.)? Des outils de précis de l’activité. • permettre aux multiples tâches demander si nous
mobilisation : personnes de pour favoriser avons eu du plaisir
• Internet faire une analyse, l’implication. à être et à travailler
• Réseaux sociaux d’être des sujets ensemble.
• Courriels actifs dans Viser à ce
• Invitations l’activité que l’activité
postales • être originaux. « appartienne » au
• Téléphone plus grand nombre
• Radio Évaluer les de personnes
• Journaux ressources humaines, possible.
• Télévision matérielles
• Bouche à oreille et financières S’il y a lieu,
• Réseaux naturels disponibles. déterminer
• Lieux de l’organisation
rassemblement technique : date,
lieu, décoration
de la salle, accueil,
Solidarité rurale du Québec

transport, climat
chaleureux, etc.
Série ACTION

Anim’Action 1994, d’après Collectif québécois de conscientisation 1980,


inspiré de ADDS Mercier.

L’art d’animer, de décider et d’agir 11


Solidarité Rurale du Québec
Créée en 1991 pour assurer le suivi des États
généraux du monde rural, Solidarité rurale
du Québec a pour mission de promouvoir la
revitalisation et le développement du monde
rural, de ses villages et de ses communautés, de
manière à renverser le mouvement de déclin et
de déstructuration des campagnes québécoises.
Composée d’une vingtaine d’organismes
nationaux, de quelque 200 membres corporatifs
et individuels, la Coalition agit, depuis juin 1997,
à titre d’instance-conseil du gouvernement du
Références Québec en matière de développement rural.
AMPLEMAN, G., G. DORÉ, L. GAUDREAU, C. LAROSE, L. LEBOEUF et D. VENTELOU. Pratiques de
conscientisation. Expériences d’éducation populaire au Québec, Montréal, Nouvelle Optique, 1983, 310 pages.
AUBRY, J.-M., et Y., SAINT-ARNAUD. Dynamique des groupes, Montréal, Les Éditions de l’Homme, 1975,
109 pages.
Pour nous rejoindre :
BEAUCHAMP, A., R. GRAVELINE et C. QUIVIGER. Comment animer une réunion, Montréal, Éditions de l’Homme,
1976, 115 pages. Solidarité rurale du Québec
BEAUCHAMP, A., R. GRAVELINE et C. QUIVIGER. Comment animer un groupe, Montréal, Éditions de l’Homme, 85, rue Notre-Dame, bureau 204
1978. Nicolet (Québec) J3T 1V8
BOAL, A. Théâtre de l’opprimé, Paris, Éditions La Découverte, 1985, 216 pages.
CONQUET, A. Nouvelles techniques pour travailler en groupe, Paris, Éditions du Centurion, 1972, 63 pages. Tél. : 819 293-6825
CONSEIL RÉGIONAL DU LOISIR – QUÉBEC ET CHAUDIÈRE-APPALACHES, L’animation, Guide 7, Ste-Foy, Conseil
régional du loisir, 1991, 32 pages. Aussi disponible : Les procédures d’assemblées (guide 3), Planification d’un
Téléc. : 819 293-4181
programme d’activités (guide 6), Processus de résolution des problèmes (guide 9). Courriel : [email protected]
CHAPPUIS, R. « Le groupe de tâche : son fonctionnement interne, les conflits et leur résolution », dans La Site : www.solidarite-rurale.qc.ca
psychologie des relations humaines, Paris, PUF, 1986.
CSN, Code des règles de procédure de la CSN. Tableau synoptique.
DEMERS, M. « Animation » dans L’Atout. Manuel de ressources pour l’action communautaire, TROVEP-Estrie,
cahier no 6, 1994, 53 pages.
DORAY, M. Méthodes et techniques d’animation, Les Cahiers de l’ICEA, 4-5, Montréal, 1967. Rédaction :
FILION, M. Nouveau code de procédures des assemblées, Montréal, Les Éditions du CEPAQ, 1992, 97 pages. Anim’Action
FUSTIER, M. Pratique de la créativité, Paris, Les Éditions ESF, 1976,149 pages. Coordination :
GAUDREAU, L. et al. L’animation au delà de la gestion d’une boîte à outils, Québec, Anim’Action, Série « Guides
pratiques », 1998.
Michèle Doucet et Julie Perreault
GAUDREAU, L. Le projet collectif. Un outil d’organisation introduit par l’INODEP, travaillé par le Collectif Révision et correction :
québécois de conscientisation (CQC) et développé par Anim’Action, autres auteurs : CQC, C. Humbert et G. Carmen Nadeau et Bernard Brun
Doré, Québec, Anim’Action, 1996, 24 pages.
GIRARD, F. Les assemblées délibérantes. L’art de prendre des décisions en groupe, Montréal, Éditions de Conception graphique et impression :
l’Homme, 1987, 96 pages. D Communication graphique
INSTITUT D’ÉDUCATION POPULAIRE DES BOIS-FRANCS. Entraînement au travail collectif, auteurs : C. Richard, J.
Lemieux et R. Lafond, 1983, 36 pages.
LAMOUREUX, H., J., LAVOIE, R., MAYER et J. PANET-RAYMOND. La pratique de l’action communautaire,
Québec, PUQ, 1996, 444 pages.
LIMBOS, E. Les « problèmes humains » dans les groupes, Paris, Éditions ESF, 1984. La publication initiale de ce fascicule a été rendue
MARCOTTE, F. L’action communautaire, Montréal, Éd. Saint-Martin, 1986, 141 pages.
possible grâce à l’initiative Pour développer le
MISE AU JEU MONTRÉAL. Code d’animation pour assemblées déli-bé-rantes, Montréal, 1997 (2e édition).
Québec rural du Secrétariat au développement
MORIN, V., mise à jour par Michel DELORME. Code Morin. Procédure des assemblées délibérantes, Laval,
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