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Chap 2 EP

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CHAPITRE 2

LES REDRESSEURS MONOPHASES NON


COMMANDES

1- Introduction
Les redresseurs permettent la transformation de l’énergie électrique du réseau
distribuée sous tension alternative en une forme adaptée à une charge
fonctionnant en courant continu.
Dans ce chapitre, on s’intéresse à l’étude et l’analyse des redresseurs

ET
monophasés simple et double alternance alimentant différents types de
charge.

2- Redressement simple alternance


ID
2-1. Charge résistive
M
Soit le montage de la figure (2-1). La source d’énergie est obtenue par un
transformateur qui délivre une tension sinusoïdale de pulsation  et
H

d’amplitude maximale Vm . Cette source alimente une charge résistive à


travers une diode de redressement. La diode est ici supposée idéale.
li

i1 i ic
.A

vD
v1 v vc R
Pr

Figure (2-1) : Schéma du montage

La tension v délivrée par le secondaire du transformateur s’exprime par :

v  Vm sin(t )  Vm sin( ) (2-1)

Pour   0,   , v est positive et la diode D est passante. Le


fonctionnement du circuit est fixé par :

vc
vc  v, ic  , vD  0 (2-2)
R
40 Chapitre 2

Pour    , 2  , v est négative, la diode D est donc bloquée. Le


fonctionnement du circuit est régi alors par :

vc  0, ic  0, vD  v (2-3)

La figure (2-2) résume ainsi les allures de la tension redressée aux bornes de
la charge et le courant qui la traverse. La figure (2-3) illustre l’évolution de
la tension aux bornes de la diode.
500

400 vc

300 iR

ET
200
ic
100


0
0 
ID 2
0 2 4 6 8 10

Figure (2-2) : Tension et courant de la charge


M

0
 2
H

0
-100

li

-200
.A

-300
vD
-400
Pr

-500
0 2 4 6 8 10
Figure (2-3) : Tension aux bornes de la diode

Pendant le temps de blocage, la tension aux bornes de la diode est négative.


La diode doit ainsi supporter en inverse une tension dont la valeur maximale
est Vm pour ce type de montage.

2-1-1. Courant redressé.

Le courant redressé ic passe périodiquement par la valeur


Vm
maximale I cm  . Pour que la diode ne soit pas détériorée, il faut que I cm
R
2. Les redresseurs monophasés non commandés 41

soit inférieur au courant direct de pointe I max donné par le constructeur,


( I max  Icm ).
Le courant redressé moyen est calculé sur une période de la source comme
indiqué ci-dessous. Il faut noter que dans les travaux pratiques standards,
cette valeur moyenne se mesure à l’aide d’un ampèremètre
magnétoélectrique.

T 
1 1 I
T 0 2 0
ic m oy  i dt  I cm sin( )d  cm (2-4)
c

Le courant redressé efficace du courant redressé de la figure (2-2) est calculé


sur une période de la source par la relation (2-5). Il faut noter que dans les
travaux pratiques standards, cette valeur efficace se mesure à l’aide d’un
ampèremètre ferromagnétique.

ET
T

12 1 I cm2 I cm2
I c   I cm2 sin 2 ( )d 
2
 (1  cos(2 ))d  (2-5)
T 0 2 2 4
0
ID
2-1-2. Facteur de forme.
M
Le facteur de forme d’une grandeur périodique est par définition le
rapport de la valeur efficace par la valeur moyenne. Pour le cas du montage,
H

le facteur de forme du courant redressé vérifie :

Ic 
Ff   (2-6)
li

icmoy 2
.A

2-1-3. Facteur d’ondulation.

Le facteur d’ondulation exprime la marge de variation de la grandeur sous


Pr

forme normalisée par la valeur moyenne. Pour la tension aux bornes de la


charge, cette définition conduit à :

vc max  vc min
K0  (2-7)
2vcmoy

On calcule alors pour ce cas :

Vm  0 
K0   (2-8)
V 2
2 m

2-1-4. Puissances.
42 Chapitre 2

On propose d’examiner le problème de la distribution des puissances sur les


éléments du montage. La puissance instantanée de la charge est donnée par
la relation (2-9) :

p  vc ic (2-9)

La puissance moyenne est définie sur une période de la source de tension et


s’exprime par la relation (2-10).

T
1
P
T  pdt
0
(2-10)

Compte tenu des étapes de conduction et de blocage expliquées ci haut, la

ET
relation (2-10) conduit au résultat suivant :


1 Vm I cm  2
2 0 2 0
P Vm sin( ) I cm sin( ) d   ID sin ( )d (2-11)

Tout calcul fait, on obtient la relation suivante pour le calcul de la puissance


moyenne aux bornes de la charge, V correspond à la valeur efficace de la
M
tension source.
H

2
Vm I cm RI cm V 2
P   (2-12)
4 4 2R
li

Pour tout dipôle électrique, la puissance apparente correspond au produit des


.A

valeurs efficace de la tension et du courant. Au niveau du secondaire du


transformateur monophasé, on a ainsi :

S  VI c (2-13)
Pr

En prenant en considération la relation (2-5) du courant redressé efficace, on


déduit :

V2
S (2-14)
R 2

Le facteur de puissance se définit par le rapport de la puissance moyenne de


P
la charge par la puissance apparente du transformateur Fp  . Dans le cas
S
d’étude, on a :
2. Les redresseurs monophasés non commandés 43

P 2
Fp    0.707 (2-15)
S 2

2-2. Charge inductive

La charge résistive est remplacée par une charge à caractère inductif


composée d’une résistance R en série avec une inductance L , figure (2-4).

i1 i ic

vD
R
v1 v vc

ET
L

ID
Figure (2-4) : Schéma du redresseur

Admettons qu’à l’instant t  0 (   0 ) la diode D est bloquée et que le


courant traversant la diode est donc nul ic  0 . Pendant cet instant, la tension
M
aux bornes de la charge est aussi nulle et elle vérifie la relation
di
vc  Ric  L c  0 . La tension aux bornes de la diode est donc égale à la
H

dt
tension de la source :
li

vD  v  vc  Vm sin( ) (2-16)
.A

Dès que le temps s’écoule donc  augmente, la tension vD devient positive et


la diode entre en conduction. La tension aux bornes de la charge est régie par
l’équation différentielle de la relation (2-17).
Pr

dic
vc  Ric  L  Vm sin( ) (2-17)
dt

Le courant ic dans la charge est la somme d’une composante libre ic


caractérisant le régime transitoire et d’une composante forcée icf
caractérisant le régime permanent.

ic  icf  ic (2-18)

La composante ic est solution de l’équation sans second membre.


44 Chapitre 2

dic
Ric  L 0 (2-19)
dt

Cette composante s’amortit dans le temps selon une constante du temps


L
défini par le rapport   .
R

t R
  t
ic  Ae 
 Ae L
(2-20)

La composante forcée icf est la solution particulière de l’équation :

dicf
vc  Ricf  L  Vm sin( ) (2-21)
dt

ET
Dans tout circuit, un courant forcé est nécessairement de même nature que la
source. La source étant ici sinusoïdale, la composante forcé s’exprime par :
ID
icf  I cm sin(   ) (2-22)
M
Vm L
I cm  , tan( ) 
R  ( L )
2 2 R
H

La solution générale donnant le courant instantané dans la charge est alors :


li

t

ic  Ae 
 I cm sin(   ) (2-23)
.A

La constante A est déterminée à partir de la condition initiale. A t  0 , le


courant dans la charge est nul ( ic  0 ). La constante A vaut ainsi
Pr

A  I cm sin( ) . On retient la relation (2-24) pour décrire l’évolution du


courant ic en fonction de  .


  
ic ( )  I cm sin( )e tan( )  sin(   )  (2-24)
 

La figure (2-5) fournie le tracé du courant total et de ces composantes libre et


forcée
2. Les redresseurs monophasés non commandés 45

100
icf
50
ic
1
0

ic 
-50

-100
0 1 2 3 4 5 6 7

ET
Figure (2-5) : Courant de charge

Le courant ic s’annule, donc la conduction s’achève et la diode D se


1
bloque, à l’instant t1 
ID
. Ainsi pour 1    2 , le courant et la tension

de charge sont nuls.
M
Plus que le récepteur est inductif plus le temps de conduction de la diode
augmente. En d’autres termes, si l’inductance de la charge est nulle 1 serait
H

égale à  . La figure (2-6) montre l’allure de la tension redressée et celle aux


bornes de la diode pour une forte inductance de charge.
li

500
.A

uc

1 2
Pr

vD

-500
0 1 2 3 4 5 6 7
D conductrice D bloquée

Figure (2-6) : Tensions aux bornes de la charge et la diode

La tension moyenne dans cette situation est par définition :


46 Chapitre 2

T 2 
1 1 1 1
vcmoy  
T 0
vc dt 
2  vc d 
0
2 0
Vm sin( )d (2-25)

L’angle 1 peut se confondre avec    . La valeur moyenne de la tension


aux bornes de la charge peut se ramener à :

1 V
Vm   cos( )0  m (1  cos( ))
 
vcmoy  (2-26)
2 2

2-3. Charge inductive avec diode de roue libre

Ce dispositif permet de réduire l’ondulation du courant dans le récepteur et


permet un régime de conduction continu si la charge est fortement inductive.
Pour cela on shunte le récepteur par une diode de retour D2 , diode de roue

ET
libre, figure (2-7).

ic
vD1
ID
R
v
vD2 vc
M

L
H

Figure (2-7) : Schéma d’un redresseur avec diode de roue libre


li

Deux régimes transitoires sont à étudier :


.A

- Pour 0     , v est positive, la diode D1 conduit et la diode D2 est


bloquée.
Pr

dic
vc  Ric  L  Vm sin( ) (2-27)
dt

Une solution avec condition initiale ( ic (0)  I 0 ) est donnée par la relation (2-
28).

R
Vm V  
ic  icf  ic  sin(   )  ( I 0  m sin( ))e L (2-28)
Z Z

T T
A l’instant t  , ic ( )  ic ( )
2 2
2. Les redresseurs monophasés non commandés 47

R
Vm V  
ic ( )   sin( )  ( I 0  m sin( ))e L (2-29)
Z Z

- Pour     2 , v est négative, la diode D2 conduit et la diode D1 est


bloquée. Le récepteur est court-circuité par la diode de roue libre D2 .

dic
vc  Ric  L 0 (2-30)
dt

Une solution particulière avec la condition initiale (    , ic ( ) ).

R
 (  )
ic ( )  ic ( )e L
(2-31)

ET
A la fin de la période ic doit retrouver la valeur initiale I 0 .

R
 
ic (2 )  I 0  ic ( )e L
ID (2-32)

T
On en déduit le courant I 0 et le courant à l’instant
M
qui correspond à
2
  .
H

R
 
V 1  e L  LR 
I 0  m sin( ) 2R
e (2-33)
li

Z  
1 e L
.A

R
 
V 1  e L
ic ( )  m sin( ) 2R
(2-34)
Z  
1 e L
Pr

Le diagramme du courant de charge ic et ses composantes icf et ic sur une


période de fonctionnement est donné par la figure (2-8).
48 Chapitre 2

200

150
ic ic
100

50
I0

0
icf  2
-50

-100
0 1 2 3 4 5 6 7

Figure (2-8) : Courant de charge et ses composantes

ET
3- Redressement double alternance
On étudie ici les deux cas conventionnels de redressement ; à savoir le
ID
montage utilisant une source à point milieu et celui en pont.

3-1. Redresseur utilisant une source à point milieu


M
Il est à signaler que le régime de fonctionnement et les caractéristiques du
redresseur dépendent du type du récepteur.
H

3-1-1. Récepteur résistif pur


li

i1 i
.A

vD1
v vc
v1
Pr

N M
R ic
v' vD2

i'
Figure (2-9) : Schéma du redresseur à point milieu

Les tensions de sortie du transformateur sont de même amplitude et en


opposition de phase.

v  Vm sin( )
 (2-35)
v '  Vm sin(   )  Vm sin( )
2. Les redresseurs monophasés non commandés 49

Lorsque 0     , v  0 , la diode D1 est passante alors que la diode D2


est bloquée ( i '  0 ). La tension aux bornes de la diode D2 est :

vD 2  v ' v  2Vm sin( ) (2-36)

v Vm
i  ic   sin( ) (2-37)
R R

Lorsque     2 , v  0 ; la diode D1 est bloquée ( i  0 ) alors que la


diode D2 est passante. La tension aux bornes de la diode D1 est :

vD1  v  v '  2Vm sin( ) (2-38)

ET
v' V
i '  ic    m sin( ) (2-39)
R R ID
Le courant primaire i1 s’exprime en fonction des courants i et i ' par la
relation suivante où m est le rapport de transformation du transformateur.
M
i1  m(i  i ') (2-40)
H

500

400 vc
li
.A

300

200 ic
Pr

100

0
0  2 3
-100
0 2 4 6 8 10

Figure (2-12) : tension et courant redressés


50 Chapitre 2

300
i
200
100

00 
0 2 4 62 8 10
300
i'
200
100

0 0  2
0 2 4 6 8 10

ET
Figure (2-13) : Courants dans les redresseurs

0

vD1
ID 2 
-500
M
2Vm
-1000
0 2 4 6 8 10
 2
H

0
0
vD 2

-500
li

2Vm 
.A

-1000
0 2 4 6 8 10
Pr

Figure (2-14) : Tension aux bornes des redresseurs

3-1-1-a. Courant et tension moyennes redressés

Le courant moyen dans la charge s’exprime par :

T 
1 2 I V
icmoy 
T0 ic dt  
2 0
I cm sin( )d  2 cm  2 m
 R
(2-41)

La tension moyenne vaut :

Vm
vcmoy  Ricmoy  2 (2-42)

2. Les redresseurs monophasés non commandés 51

3-1-1-b. Courant efficace redressé


T
1 2 2 2 I cm2
T 0 c  0 cm
I c2  i dt  I sin 2
( ) d   (2-43)
2

I cm Vm V 2 2
Ic     i (2-44)
2 R 2 R  cmoy

3-1-1-c. Valeurs limites du courant et de la tension de la diode.

La tension inverse maximale aux bornes des diodes est vDinv max  2Vm , voir
icmoy I cm
figure (2-14). Le courant moyen dans une diode est iDmoy  
. Ce
2 

ET
courant moyen doit rester inférieur au courant maximum de la diode spécifié
par le constructeur : iDmoy  iD max . Le courant maximum de crête est
Vm
I D max 
R
.
ID
3-1-1-d. Valeur efficace du courant de la diode.
M
Le courant efficace dans une diode dans le cas du montage redresseur double
alternance à point milieu de la source est :
H

T 2
1 2 1 Vm2 2
I cm
  iD dt   iD d  
2 2
I Deff (2-45)
2
li

T0 0 4R2 4
.A

3-1-1-e. Facteur d’ondulation.

Le facteur d’ondulation dans le cas du montage redresseur double alternance


à point milieu de la source est :
Pr

vc max  vc min Vm  0  
K0    (2-46)
2vcmoy 2Vm 2 4

3-1-1-f. Puissances.

La puissance moyenne absorbée par la charge est définie par la relation


suivante :

T
1 Vm2
T 0
P vc ic dt  (2-47)
2R
52 Chapitre 2

La puissance apparente S 2 au secondaire de la source d’alimentation est :

Vm Vm Vm2
S2  VI  V ' I '  2VI  2  (2-48)
2 2R R 2

Le facteur de puissance est :

P 1
Fp   (2-49)
S2 2

3-1-2. Récepteur actif et résistif

Un récepteur est appelé récepteur actif si son circuit contient une source de

ET
tension ou de courant. La charge d’étude de la figure (2-15) est une charge
active puisqu’elle est composée d’une résistance R et d’une source de
tension de force contre électromotrice E . Ce cas pourrait d’écrire le cas
ID
d’une batterie chargée par un redresseur

i1 i
M
v vD1
vc
H

u1  
E M
N
R ic
li

v' vD 2
.A

i'
Figure (2-15) : Schéma du redresseur à point milieu
Pr

On rappelle que les tensions de sortie du transformateur à point milieu sont


de même amplitude et en opposition de phase.

v  Vm sin( )
 (2-50)
v '  Vm sin(   )  Vm sin( )

Notons par 1 la première valeur de l’angle  pour laquelle la force


électromotrice E de la charge devient égale à la tension v à redresser. Cet
angle vérifie alors :

E
sin(1 )  (2-51)
Vm
2. Les redresseurs monophasés non commandés 53

Lorsque    0, 1  , v est inférieure à E . Les diodes D1 et D2 sont


bloquées parce que les tensions anode cathode sont négatives et les courants
d’enroulements sont donc aussi nuls ( i  0, i '  0 ). Les tensions aux bornes
des diodes D1 et D2 obéissent à ca qui suit :

vD1  v  E
 (2-52)
vD 2  v ' E

Pour simplifier l’analyse du fonctionnement du circuit, il est plus commode



d’introduire l’angle  0 définissant l’intervalle angulaire entre 1 et .
2
Soit :

ET

1    0 . La relation (2-51) se transforme en :
2

cos(0 ) 
E
ID (2-53)
Vm
M
  
Lorsque      ,  0  , v étant supérieure à E ; la diode D1 est
2 2 
H

passante alors que la diode D2 est encore bloquée ( i '  0 ). Cet état de
fonctionnement est décrit par les équations suivantes :
li

vc  E  Ric  Vm sin( ) (2-54)


.A

vD 2  Vm sin( )  E (2-55)

vc Vm sin( )  E
Pr

ic   (2-56)
R R

Le courant primaire i1 s’exprime en fonction du courant secondaire i par la


relation suivante où m désigne le rapport de transformation du
transformateur.

i1  mi (2-57)

  3 
Lorsque     0 ,  0  , les tensions v et v ' sont toutes les deux
 2 2 
inférieure à E . Dans cette situation, les diodes D1 et D2 sont bloquées
54 Chapitre 2

( i  0, i '  0 ). Les tensions aux bornes des diodes D1 et D2 , la tension aux


bornes de la charge et son courant vérifient :

vD1  Vm sin( )  E

vD 2  Vm sin( )  E
'

 (2-58)
 vc  E
i  0
c

 3 3 
Lorsque     0 ,  0  , v ' étant supérieure à E ; la diode D2 est
 2 2 
alors passante alors que la diode D1 est bloquée ( i  0 ). Ce régime de
fonctionnement est régi par les équations suivantes :

ET
vc  E  Ric  Vm sin(   ) (2-59)

v ' Vm sin(   )  E
ic  
R R
ID (2-60)

i1  mi ' (2-61)


M

Les régimes précédemment définis sont expliqués par les figures (2-16), (2-
H

17) et (2-18). On retient que la durée de conduction des diodes dépend de la


valeur de E et de la valeur maximale de la tension alternative.
li

500
.A

E vc
ic
v 
Pr

0
1   1  2
v'

-500
0 1 2 3 4 5 6 7

Figure (2-16) : Tension aux bornes de la charge


2. Les redresseurs monophasés non commandés 55

1   1
0
vD 2
vD1 
-200

-400

-600
Vm  E
0 1 2 3 4 5 6 7
Figure (2-17) : Tension aux bornes des redresseurs
200

ET
i
100


0
ID
0 1 1 2   31 4 5 6 7
200
M
i'
100
H


0
0 1 2 3   1 4 5 2 6
 1 7
li

Figure (2-18) : Courants dans les redresseurs


.A

3-1-2-a. Courant moyen redressé

En tenant compte du fait que le courant dans la charge se reproduit


Pr

identiquement à lui-même deux fois par période, le courant moyen dans la


charge s’exprime par :


0
1
T
2 2
Vm sin( )  E
icmoy   ic dt   d (2-62)
T0 2  R
0
2

Le développement de cette équation tout en tenant compte de la relation (2-


53) conduit au résultat suivant :

2Vm
icmoy  sin(0 )  0 cos(0 ) (2-63)
R
56 Chapitre 2

La tension redressée aux bornes de la charge vérifie en tout instant la relation


suivante :

vc  E  Ric (2-64)

Il en découle que la valeur moyenne de la tension de charge soit fixée par :

2Vm
vcmoy  E  Ricmoy  E  sin(0 )  0 cos(0 ) (2-65)
R

3-1-2-b. Courant efficace redressé

Comme on l’a déjà fait remarquer, la courant redressé de la charge a une


période moitié de la période du fondamental de la source. Ceci réduit le

ET
calcul du courant efficace de la charge à :


0
2
1 1 2
Vm sin( )  E 2
Ic   (i ) d 
 
) d
2 2
( (2-66)
2 0
c
0
R
ID
2
M
Tout calcul et arrangement faits, on obtient :

Vm 2sin(20 )  0 (1  2cos 2 (0 ))


H

Ic  (2-67)
R 
li

3-1-2-c. Valeurs limites du courant et de la tension de la diode.


.A

icmoy
Le courant moyen dans une diode est iDmoy  . Le courant efficace dans
2
Ic
une diode est : I D  . La tension inverse maximale vDinverse max  2Vm .
Pr

3-1-2-d. Puissances.

La puissance moyenne de la charge est donnée par la relation (2-68).

2 2
1 1
P
2  vc ic d 
0
2  (E  Ri )i d
0
c c (2-68)

En développant le terme de droite de cette équation, on peut aussi décrire la


puissance moyenne de la charge par :
2. Les redresseurs monophasés non commandés 57

2 2
E R
P  i d  2  i d  Ei  RI c2
2
(2-69)
2
c c cmoy
0 0

Cette équation implique en toute évidence que la puissance de la charge est


composée des pertes joule dans la résistance R (terme RI c2 ) et de la
moyenne de la source E (terme Eicmoy ).
Compte tenu des relations établies précédemment, on retient en définitif :

Vm2
P  Eicmoy  RI c2  (0  3sin(20 ) (2-70)
R

Sur une période le courant de charge reproduit deux fois le courant dans un
enroulement du transformateur, figures (2-16) et (2-18). Il en découle que la

ET
valeur efficace du courant dans le transformateur se calcule simplement par :

Ic
I (2-71)
2
ID
La puissance apparente secondaire est :
M
Vm2 2sin(20 )  0 (1  2cos 2 (0 ))
S2  2VI  2VI c  (2-72)
R 
H

3-1-3. Récepteur résistif et inductif


li

La force contre électromotrice de la figure (2-15) est remplacée par une


.A

inductance L , figure (2-19).


i1 i

vD1
Pr

v vc
v1
N M
R L ic
v' vD2

i'
Figure (2-19) : Schéma du redresseur à point milieu

Les tensions de sortie du transformateur sont toujours de même amplitude et


en opposition de phase.
58 Chapitre 2

v  Vm sin( )
 (2-73)
v '  Vm sin(   )  Vm sin( )

Lorsque 0     , v  0 ; D1 est passante, D2 est bloquée ( i '  0 ). La


tension redressée est indépendante de la résistance et de l’inductance ; elle
s’exprime par:

vc  vMN  Vm sin( ) (2-74)

Lorsque     2 , D1 est bloquée ( i  0 ), D2 est passante. La tension


redressée s’exprime par:

vc  vMN  Vm sin( ) (2-75)

ET
En définitif, la tension redressée a l’allure donnée par la figure (2-20) et peut
s’écrire sous la forme : ID
vc  vMN  Vm sin( ) (2-76)

600
M

Vm
400
H

vc

ic
200
li
.A

0 2
 

-200
Pr

0 2 4 6 8 10
Figure (2-20) : Tension redressée et courant de charge

On a vu au paragraphe 2-2 relatif au redressement monophasé sur une charge


à caractère inductif que le courant redressé est ondulé et peut s’annuler. Dans
le cas du redressement double alternance ici traité, le courant est ondulé et
reste toujours positif, figure (2-21).
2. Les redresseurs monophasés non commandés 59

10

ic
8


0
0.02 0.025 0.03 0.035 0.04 0.045 0.05 0.055 0.06

ET
Figure (2-21) : courant de charge

Pour pouvoir exprimer analytiquement le courant redressé, il est plus


commode de passer par la tension redressée. Cette dernière, étant périodique,
ID
est décomposable en une série de Fourier (voir annexe A). Après un
développement adéquat, on obtient la relation suivante:
M
Vm  2 2 
vc  vMN  2 1  cos(2 )  cos(4 )  .... (2-77)
  3 15 
H

A chaque terme variable correspond une valeur de l’impédance de charge.


Par principe de la superposition, on peut alors définir le courant comme étant
li

la somme de plusieurs composantes ; chacune d’elles est définit par la


composante de la tension et l’impédance calculée pour la même fréquence.
.A

Le courant redressé prend ainsi la forme :

ic  icmoy  I 2m cos(2  2 )  I 4m cos(4  4 )  ..... (2-78)


Pr

2Vm
Avec : icmoy  : courant moyen
R
V 4Vm
I 2m  2  : Valeur maximale de premier l’harmonique
Z 2 3 R  4( L ) 2
2

V4 4Vm
I 4m   : Valeur maximale de second l’harmonique
Z 4 15 R  16( L ) 2
2

2 L
tan( 2 )  : Phase de premier l’harmonique
R
4 L
tan( 4 )  : Phase du second l’harmonique
R
60 Chapitre 2

Dans le cas où la valeur de l’inductance est importante ( L  ) ; toutes les


composantes alternatives du courant s’annulent par l’effet de l’augmentation
des impédances harmoniques et le courant redressé se ramène à sa valeur
moyenne pour devenir un courant quasiment continu.

2Vm
icmoy   I c  Cte (2-79)
R

icmoy Ic
iDmoy   (2-80)
2 2

Ic
ID  (2-81)
2

ET
Les organigrammes (2-22) et (2-23) donnent respectivement l’évolution des
courants dans les enroulements du transformateur et les tensions aux bornes
des diodes. ID
200 i

100
 2 
M
00
0 2 4 6 8 10
200
H

100
 2 
li

i'
00
0 2 4 6 8 10
.A

Figure (2-22) : Courant des redresseurs

0
 2
vD1 
Pr

-500

2Vm
-1000
0 2 4 6 8 10
0  2
0
vD 2

-500

2Vm 
-1000
0 2 4 6 8 10
Figure (2-23) : Tension aux bornes des redresseurs
2. Les redresseurs monophasés non commandés 61

3-2. Redresseur en pont monophasé

Dans la suite, on suppose que la charge est fortement inductive. En d’autres


termes on travaillera avec un courant de charge constant ( ic  icmoy  I c ). Le
transformateur fournit une tension sinusoïdale v d’amplitude maximale Vm à
la fréquence du réseau électrique.

iD1 iD 2
ic
D1 D2
i R
i1

v vc
v1 L

ET
D1' D2'
iD '1 ID iD '2
Figure (2-23) : Schéma du redresseur en pont

La figure (2-24) fournit la tension redressée et le courant de ligne. Il est à


noter que l’évolution de la tension redressée est identique à celle obtenue en
M
utilisant un transformateur à point milieu. Le courant de charge est constant
du fait que la charge est fortement inductive. Le secondaire du
H

transformateur délivre un courant en créneau sous une tension sinusoïdale.


La figure (2-25) donne les courants dans un bras du redresseur et la figure
(2.26) montre que la tension inverse maximale aux bornes d’une diode ne
li

dépasse pas la valeur maximale de la tension délivrée par le transformateur


contrairement au montage à point milieu.
.A

600
vc
Vm
Pr

400

200

0
 2
i 

-200
0 2 4 6 8 10
Figure (2-24) : Tension redressée et courant de ligne
62 Chapitre 2

200

100
iD1
 2 
0
0 2 4 6 8 10
200
iD '1
100
 2 
0
0 2 4 6 8 10
Figure (2-25) : Courant des redresseurs

0
 2

ET
0
-100

-200
ID
-300
vD1
M
-400 V
m

-500
H

0 2 4 6 8 10
Figure (2-26) : Tension aux bornes de la diode D1
li

Lorsque 0     , v  0 ; D1 et D 2' sont passantes et D1' et D2 sont


.A

bloquées. La tension redressée est :

vc  Vm sin( ) (2-82)
Pr

Lorsque     2 , D1 et D 2' sont bloquées et D1' et D2 sont passantes.


La tension redressée est :

vc  Vm sin( ) (2-83)

Finalement, la tension redressée peut s’écrire sous la forme :

vc  Vm sin( ) (2-84)

2Vm
icmoy   I c  Cte (2-85)
R
2. Les redresseurs monophasés non commandés 63

icmoy
iDmoy  (2-86)
2

Ic
ID  (2-87)
2

i  iD1  iD 2 (2-89)

4- Conclusion
Pour le redresseur en pont, on s’est limité à une charge passive et fortement
inductive. Le calcul pour les autres types de charge reste similaire à
l’ensemble des développements effectués dans ce chapitre. La validité des

ET
résultats dépend de la pertinence d’application des définitions et des outils de
calcul.

L’avantage principal du redresseur en pont par rapport au redresseur à point


ID
milieu est qu’il peut fonctionner sans transformateur.

Un autre avantage du redresseur en pont concerne la tension inverse. En effet,


M
la tension inverse dans le cas du redresseur en pont est égale à la moitié de sa
valeur dans le montage à point milieu.
H

L’inconvénient principal du redresseur en pont est la nécessité d’utiliser


quatre diodes au lieu de deux ainsi les pertes des puissances sont deux fois
li

plus grandes.
.A

5- Travaux dirigés
5-1. Exercice non corrigé N°1
Pr

Etude d’un chargeur élémentaire de batterie :


Soit le montage de la figure (2.27) conçu pour charger une batterie
d’accumulateur E . Les tensions v1 et v2 sont fournis par un transformateur
à points milieu. v1  v2  Vm sin  ; Vm  17 2V
La batterie d’accumulateur est constituée de six éléments en série ; chacun
présente une résistance r  102  et une fem e qui varie de 2V au début de
la charge à 2.3V en fin de charge. L’ensemble des résistances présentes
(connexion, résistance interne du transformateur,..) est représenté par la
résistance R .
64 Chapitre 2

D1

v1
R E

vch
v2
D2

Figure (2.27) : Montage d’étude

1- En supposant les diodes idéales, calculer en début de charge :

ET
 La valeur maximale du courant redressé Im ax ,
 L’intervalle de conduction de chaque diode,
 La valeur moyenne du courant de charge.
ID
2- Si on tient compte d’une chute de tension de chaque diode vD  1V quand
elle conduit. Répondre aux mêmes questions que 1.
3- Compte tenu de vD  1V . Répondre aux mêmes questions en régime de fin
M
de charge.

5-2. Exercice non corrigé N°2


H

On considère le montage de la figure (2.28) dans lequel les diodes sont


supposées parfaites.
li

D1
.A

A C
D2

v2 vch
Pr

v1 R

D '1
B D
D '2
Figure (2.28) : Montage d’étude

1- Expliquer le fonctionnement du dispositif. Représenter en fonction du


temps les tensions vAB , vAC , vCB et vch . On désire obtenir une tension
moyenne vchmoy  15V . Quelle doit être l’amplitude maximale V2 max de la
tension délivrée par le secondaire du transformateur.
2. Les redresseurs monophasés non commandés 65

2- Soit v1  V1 2 sin(t ) la valeur instantanée de la tension primaire de


valeur efficace V1  220V et de fréquence f  50 Hz . Déterminer le rapport
de transformation et l nombre de spires primaires sachant qu’il y a 60 spires
secondaires.
3- Le montage débite sur une résistance R  300  . Quel est le courant
moyen débité par le montage ? Quel est le courant de crête que doit supporter
chaque diode ? Quelle puissance le transformateur doit-il débiter au
secondaire ?

5-3. Exercice corrigé N°1

Enoncé :

Etude d’un redresseur PD2. Ce redresseur reçoit une onde alternative de

ET
haute fréquence. Sa tension de sortie est filtrée par le condensateur C , figure
(2.29).

is
D1
ID
vD 1 D3
ie iD 1
iR
M

v
C Vch R
H

D2 D4
li
.A

Figure (2.29) : Montage d’étude

On suppose d’une part que le redresseur est alimenté par une source de
Pr

courant alternatif ie  Iem sin( ) . On suppose en outre que le condensateur C


a une capacité suffisante pour que la tension Vch à ces bornes puisse être
considérée comme parfaitement lissée. La charge est assimilée à une
résistance pure. Les diodes sont parfaites, leur chute de tension à l’état
passant est négligée.
1- Expliquer le fonctionnement du redresseur et en déduire :
1-1. La représentation graphique de la tension alternative v qui apparaît aux
bornes de la source de courant alternatif.
1-2. Le déphasage entre le courant ie délivré par la source de courant et le
terme fondamental de la tension v .
1-3. Les représentations graphiques de la tension instantanée et du courant
instantané relatif à une diode du pont (par exemple D1 ).
2- Etablir les relations graphiques qui relient :
66 Chapitre 2

Vch
2-1. La valeur du courant de charge I R  à la valeur moyenne ismoy du
R
courant redressé is .
2-2. La valeur moyenne ismoy à la valeur maximale I em du courant alternatif.
2-3. La valeur maximale du terme fondamental de la tension v à la valeur
vch de la tension continue de sortie.
3- Application numérique :
Le redresseur de la figure (2.29) est alimenté par une source de courant
alternatif de fréquence f  20 kHz et de valeur crête I em  8 A . Il débite
dans une charge résistive R  100  . Calculer :
3-1. La valeur du courant continu de sortie I R ,
3-2. La valeur de la tension de sortie Vch .
3-3. La valeur crête du terme fondamental de la tension alternative v

ET
En Déduire :
3-4. La tension inverse maximale appliquée aux diodes du pont redresseur
par exemple vD1max . ID
3-5. Le courant moyen supporté par ces mêmes diodes iD1moy .
4- En admettant que le courant redressé peut se mettre sous la forme
 2 
approchée : is  ismoy 1  cos(2 ) 
M
 3 
Déterminer la valeur maximale de la capacité du condensateur C qui permet
H

de garantir une ondulation relative crête à crête de la tension Vch meilleure


que 5% .
li

Correction
.A

1- Deux phases caractérisent le fonctionnement du redresseur.


-   0,   , le courant ie étant positif. Les diodes D1 et D4 sont passantes
alors que les diodes D2 et D3 sont bloquées ( vD1  vD 2  0 ). La tension aux
Pr

bornes de la source de courant est :

v  Vch (2-90)

-    , 2  , le courant ie étant négatif. Les diodes D1 et D4 sont bloquées


alors que les diodes D2 et D3 sont passantes ( vD1  vD 2  Vch ). La tension
aux bornes de la source de courant est :

v  Vch (2-91)

1-1. On déduit l’évolution de la tension de la source, figure (2-30).


2. Les redresseurs monophasés non commandés 67

10
v


0  2

-5

-10

0 0.2 0.4 0.6 0.8 1

ET
Figure (2-30) : Evolution du courant et de la tension de la source

1-2. Le terme fondamental de la tension v se calcule en utilisant un


ID
développement en série de Fourrier (Annexe A).


v( )  ao  [an cos(n )  bn sin(n )] (2-92)
M
n 1

L’aire de l’alternance positive est égale à celle négative. La valeur moyenne


H

est nulle et le terme a0 est nul. La fonction v( ) est impaire dons les termes
T
en a n sont nul. En outre, v( )  v(  ) il ne reste que les termes impairs
li

2
v
de bn . Le fondamental de la tension se calcule alors en déterminant le
.A

terme b1 .


Pr

2
4 4Vch

b1  V sin( )d  (2-93)

ch
0

4Vch
v1  sin( ) (2-94)

Le courant ie et le fondamental v1 de la tension v sont en phase

1-3. Les représentations graphiques de la tension instantanée et du courant


instantané relatif à la diode D1 sont fournies par la figure (2-31).
68 Chapitre 2

5
iD1


0
vD1  2

-5

-10
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1

ET
Figure (2-31) : tension et courant de la diode D1

vch
2-1. La valeur du courant de charge I R  à la valeur moyenne ismoy du
R
ID
courant redressé is .
M
dvch
is  I R  C (2-95)
dt
H

Le courant moyen dans un condensateur est toujours nul. Ceci s’explique par
le fait que le terme de la dérivée de la tension de charge est nul puisque cette
dernière est supposée constante.
li
.A

vch
ismoy  I R  (2-96)
R

2-2. Le courant is est formé de double alternance. Sa valeur moyenne se


Pr

calcule par :

2 
1 1 2 I em
ismoy 
2  i d    I
0
s
0
em sin( )d 

(2-97)

2-3. La valeur maximale du terme fondamental de la tension v est liée à Vch


par :

4Vch
V1m  (2-98)

3- On donne : Application numérique : f  20 kHz , I em  8 A et R  100  .


2. Les redresseurs monophasés non commandés 69

3-1. La valeur du courant continu de sortie I R .

2I em
ismoy  I R   5.09 A (2-99)

3-2. La valeur de la tension de sortie Vch est :

Vch  RI R  509V (2-100)

3-3. La valeur crête du terme fondamental de la tension alternative v est :

4Vch
V1m   648V (2-101)

ET
3-4. La tension inverse maximale vD1max appliquée aux diodes du pont
redresseur est :
ID
vD1max  648V (2-102)
M
3-5. Le courant moyen supporté par une diode est :
H

I em
iD1moy   2.54 A (2-103)

 2 
4- Le courant redressé est de la forme suivante: is  ismoy 1  cos(2 )  . Ce
li

 3 
.A

courant s’écrit aussi :

dVch dV
is  C  Cw ch (2-104)
dt d
Pr

On déduit la variation de la tension de charge:

dVch i ismoy  2 
d
 s  1  3 cos(2 )  (2-105)
Cw Cw  

L’ondulation crête à crête vaut alors :

8 ismoy
Vch   0.05Vch (2-106)
3 Cw

La capacité du condensateur C vaut alors : 5% .


70 Chapitre 2

8 ismoy
C  13.5 F (2-107)
0.015 Vch w

ET
ID
M
H
li
.A
Pr

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