ABCdaire Élevage Def Petit
ABCdaire Élevage Def Petit
ses vaches
sa ferme
ABÉCÉDAIRE
ÉLEVAGE LAITIER
ÉDITO
Prenez 58 vaches. Ajoutez-y quelques
génisses, quelques veaux, une cin-
quantaine d’hectares de terres pour
les nourrir et vous voilà dans une ferme
laitière typiquement française…
Marie-Thérèse Bonneau
Productrice de lait en Vendée
ABONDANCE
Avec 55 000 vaches, l’Abondance est en 4ème position
parmi les races laitières présentes en France*. Adaptée
aux régions montagneuses (présente surtout en Savoie et
Haute-Savoie), c’est une race dite rustique. Très endu-
rante, elle supporte bien les variations de température.
Elle fait partie du « troupeau alpin » qui, à plus de 2 000
mètres d’altitude, contribue à l’entretien des herbages
montagnards. Elle est également appréciée pour sa lon-
gévité et ses aptitudes au vêlage. Grâce à son lait riche en
protéines (qu’elle produit à raison d’environ 6 000 litres
par an), elle est réputée pour être une « très bonne froma-
gère ». Son lait est notamment utilisé pour la confection
de nombreux fromages sous signe de qualité : reblochon,
abondance, beaufort, tome des Bauges, tomme de Savoie
et emmental de Savoie.
*n° 1 Prim’Holstein ; n° 2 Montbéliarde ; n° 3 Normande.
L’élevage laitier de A à B
ABREUVEMENT
L’eau est indispensable à la vie des vaches. Elle joue aussi
un rôle crucial dans la production de lait (une vache laitière
boit 3 litres d’eau pour produire 1 litre de lait). D’une
manière générale, les vaches s’abreuvent de 7 à 12 fois
par jour, de préférence après la traite ou lorsqu’elles s’ali-
mentent. Une vache consomme entre 60 et 100 litres
d’eau par jour en fonction de la météo ou du type de
L’élevage laitier de A à B
AGV en excès s’accumulent dans le rumen et entraînent la chute du pH.
tout risque de carence, des vitamines, des minéraux (cal-
cium, phosphore, potassium, magnésium, sodium) et des
oligo-éléments sont ajoutés à la ration des animaux au pré
ACINI comme à l’étable (voir CMV). En France, plus de 90 % de
(Voir aussi Production de lait)
ce que mangent les vaches est produit sur l’exploitation
Les acini sont des alvéoles situées au niveau de la où sont élevés les animaux.
mamelle. Tapissées de cellules sécrétrices à l’origine de Conformément à la loi qui les interdit : aucune farine animale, aucun ana-
la production de lait, elles permettent son passage vers bolisant, aucun antibiotique ne sont utilisés pour l’alimentation des vaches.
les « citernes » où il est stocké puis éjecté via les trayons.
L’élevage laitier de A à B
(hygrométrie), la température et les flux d’air (chaud et ANALYSE DU LAIT
froid). Un bâtiment doit être correctement aéré, sans Entre le moment de la traite et celui où le lait est uti-
présenter de courants d’air ni de zones humides ; lisé par le transformateur, de nombreuses analyses sont
• les vaches laitières, comme tous les animaux diurnes, effectuées :
ont besoin de lumière pour être en bonne santé et se • Avant la traite, l’éleveur vérifie que chaque vache est en
déplacer. La luminosité régule les cycles biologiques bonne forme notamment en inspectant la mamelle et
des vaches et la production laitière peut diminuer si la l’état des trayons. Ensuite, il examine minutieusement les
luminosité est insuffisante ; premiers jets de lait afin d’écarter des laits d’apparence
L’élevage laitier de A à B
naire d’Afrique et aurait migré en Europe il y a 600 000
ans. Proche du bison, il serait l’ancêtre de tous les bovins
AOP Appellation d’Origine Protégée actuels, y compris les vaches laitières. Il aurait été domes-
tiqué, il y a 11 000 ans pas les éleveurs du néolithique
Signe officiel de qualité, l’équivalent européen de l’AOC
au moyen orient. L’auroch sauvage a continué à vivre en
(Appellation d’Origine Contrôlée) garantit au consomma-
groupe en Europe. Les derniers ont disparu d’Europe il y
teur que toutes les étapes de production ont lieu dans l’aire
a 500 ans. Les bovins d’aujourd’hui sont plus petits que
géographique définie selon un savoir-faire traditionnel et
leur ancêtre du fait de sa domestication par l’homme.
reconnu. Chaque AOP est définie par un décret d’appella-
Étant représenté dans de nombreuses peintures rupestres
tion, qui porte sur : la zone de production, les conditions
L’élevage laitier de A à B
* L’eutrophisation est une accumulation de sels minéraux (phosphates
et nitrates en particulier) dans les eaux douces ou marines. Elle peut Depuis 2010, la filière laitière s’est engagée dans un dis-
entraîner une prolifération d’algues et de plantes conduisant à une désoxy-
génation des couches profondes des eaux et à la mort des organismes
positif national visant à collecter et à recycler ces embal-
aérobies. Ce déséquilibre entraîne la production de méthane. lages. Le dispositif fonctionne sur le principe d’une res-
ponsabilité partagée : les éleveurs assurent la préparation
des emballages ; les distributeurs (laiteries, distributeurs
d’agrofournitures…) les collectent puis des sociétés spé-
cialisées organisent le recyclage.
L’élevage laitier de A à B
souscrivent 95 % des éleveurs laitiers. Pour l’éleveur, un
troupeau sain est le gage d’une production de qualité. BOITERIE
La boiterie est un réflexe de l’animal qui soulage sa douleur
en évitant l’appui sur son membre malade. La boiterie est
BIODIVERSITÉ en fait le symptôme de différentes maladies (infectieuses
C’est la diversité des êtres vivants et des écosystèmes : la ou non) de l’appareil locomoteur des bovins, localisées
faune, la flore, les milieux, les races et variétés domes- le plus souvent au niveau du sabot. Les causes de ces
tiques, ainsi que la dynamique des interactions entre ces maladies sont multiples et il existe de nombreux facteurs
de risque : logement des vaches (sols du bâtiment, humi-
BROUTER
Action permettant à la vache de couper et d’arracher
l’herbe dans les prés et de se nourrir. Pour brouter, les
BRUNE
vaches entourent l’herbe avec leur langue râpeuse, la serre Originaire de Suisse, la Brune, ou Brune des Alpes, est une
et la coupe en relevant la tête. Elles n’ont pas d’incisives race bovine introduite en France au milieu du xixe siècle.
supérieures mais un bourrelet corné dur, qui leur permet Après avoir atteint près de 262 000 bêtes en 1958, la race
de pincer l’herbe avec les incisives inférieures, herbe est supplantée dans les années 70 par la Prim’Holstein
qu’elles avalent le plus souvent sans la mâcher. et la Montbéliarde. Avec 17 355 têtes en 2011, la popu-
lation Brune connaît cependant une progression régulière
Sur une journée, les vaches broutent pendant 10 heures
de ses effectifs. Son lait riche en protéines constitue
L’élevage laitier de A à B
L’élevage laitier de A à B
environ et ingèrent de l’ordre de 3 kg de matière sèche
une matière première intéressante pour la fabrication de
par heure (un peu moins le matin que l’après-midi).
fromages de qualité.
L’herbe est un aliment équilibré et varié. Les feuilles
Dotée d’une grande capacité d’adaptation, « facile à vivre »
sont plus riches que les tiges en énergie et protéines et
et robuste, la Brune est également appréciée pour sa
également moins encombrantes dans le tube digestif.
longévité.
Pour que la quantité de fourrage ingérée soit maximale,
il est souhaitable d’offrir aux vaches, des prairies avec
des hauteurs d’herbe de l’ordre de 15 cm. Les plantes à
feuilles longues facilitent la préhension de l’herbe par la
CARNET SANITAIRE
Le carnet sanitaire est une des composantes du registre
d’élevage, obligatoirement présent dans chaque élevage. Il
répertorie tous les soins effectués sur les animaux et toutes
les ordonnances des médicaments vétérinaires utilisés.
Le carnet sanitaire fait aussi partie des engagements de
L’élevage laitier de A à B
L’élevage laitier de C à C
la « Charte des Bonnes Pratiques d’Élevage », à laquelle
souscrivent 95 % des éleveurs laitiers.
CARRIÈRE LAITIÈRE
La carrière laitière désigne la période entre le premier
vêlage d’une vache laitière et sa réforme. Autrement dit,
c’est la période pendant laquelle la vache est productive.
CHALEURS
CÉRÉALE Aussi appelée œstrus, les chaleurs correspondent à l’état
physiologique des femelles qui les pousse à rechercher
Plante cultivée pour ses graines et sa paille. Les graines, un mâle et accepter le chevauchement et l’accouplement.
riches en énergie, sont le plus souvent aplaties ou moulues Cet état coïncide généralement avec l’ovulation, et c’est
sous forme de farine pour compléter la ration fourragère logiquement à ce moment qu’intervient l’insémination.
des vaches. Le terme « céréales » désigne seulement les
L’élevage laitier de C à C
L’élevage laitier de C à C
graines lorsque l’on parle d’alimentation animale, et les Lorsqu’elle est en chaleur, la vache laitière a un compor-
plantes entières lorsque l’on parle des cultures. tement spécifique : elle accepte le chevauchement par
ses congénères, est agitée, mange moins et produit moins
Certaines céréales semées à l’automne sont récoltées en de lait. La vache n’ayant pas de menstruations visibles,
juin juillet (ex : blé tendre, orge fourragère, seigle, triticale, c’est le seul moyen qu’a l’éleveur de détecter la période
avoine) ; d’autres sont semées en début de printemps d’ovulation.
et récoltées durant l’été (orge de brasserie, blé dur) ; et
d’autres encore sont plantées en avril-mai et récoltées à Chez la vache non gestante, les chaleurs se répètent tous
l’automne (maïs, sorgho). les 21 jours. Si la fécondation de l’ovule a lieu, alors
la vache est déclarée gestante et elle présente un état
CHANGEMENT CLIMATIQUE
(Voir aussi Ferme laitière bas carbone) CHEPTEL
La période de changement climatique que nous traversons Ensemble des animaux d’élevage d’une exploitation agri-
est clairement établie. Ces changements sont caracté- cole, d’une région ou d’un pays. Le cheptel laitier français
risés par différentes manifestations comme : une éléva- était estimé à 3 695 000 vaches en 2014. À l’échelle
tion moyenne des températures ; une augmentation de d’une ferme laitière, on parle généralement de troupeau
la température des océans ; une augmentation du niveau (58 vaches en moyenne).
de la mer ; une accélération de la fonte des glaciers ; une
augmentation de la fréquence des aléas climatiques…
Les effets du changement climatique sur les systèmes CLONAGE
de culture se font déjà sentir en France et les cultures Le clonage n’est pas autorisé en Europe pour les animaux
fourragères sont mises à l’épreuve dans certaines régions entrant dans la chaîne alimentaire. C’est la multiplication
où les prairies sont sensibles à la sécheresse. à l’identique d’un être vivant, avec conservation exacte du
La filière laitière est directement impactée par les consé- génome pour tous les descendants (les clones). Chez les
animaux, le clonage est possible en transférant le noyau
L’élevage laitier de C à C
L’élevage laitier de C à C
quences du changement climatique. La réduction des
émissions de gaz à effet de serre de la filière et son adap- d’une cellule de l’organisme adulte dans un ovule dont on
tation au changement climatique représentent un enjeu a préalablement retiré le noyau et en implantant ensuite
majeur pour le secteur laitier. Un programme d’adapta- cet ovule chez une femelle porteuse.
tion au changement climatique pour les éleveurs laitiers
- Climalait- vient d’être lancé par l’interprofession laitière
(CNIEL).
L’élevage laitier de C à C
connaissance de leur généalogie et est en mesure de
Tous les jours, tous les 2 jours ou tous les 3 jours, selon repérer un comportement qui caractérisait déjà la mère
les endroits, un camion-citerne collecte le lait des fermes ou la grand-mère de la vache (celle qui est toujours la pre-
pour le transporter à la laiterie. La citerne est isotherme mière au moment de la traite par exemple). Bien connaître
et réfrigérée afin de protéger le lait au maximum et de ses animaux permet à l’éleveur de bien les élever, respecter
garder toutes ses qualités. Le camion effectue en moyenne leur bien-être, éviter les accidents lors de leur manipula-
75 km/j, pour un volume collecté de 20 000 litres de lait.
Les plus gros camions peuvent parcourir 500 km et collecter jusqu’à
28 000 litres de lait.
L’élevage laitier de C à C
du terroir français et les meilleurs animaux.
lait entier et les laits écrémés qui en sont dépourvus. Les
teneurs en calcium de tous les laits sont comparables. Il comporte 4 concours : celui des Animaux, des Produits
et des Vins, du Jugement d’animaux par les jeunes (CJAJ)
Avec l’aspect sanitaire, la composition physico-chimique et celui des Prairies Fleuries. Les 3 premiers, se déroulent
fait partie des critères déterminants de la qualité du lait à chaque année dans le cadre du Salon International de
la traite. En effet, les teneurs en protéines et en matières l’Agriculture.
grasses sont particulièrement intéressantes en transfor-
mation fromagère. Le prix du lait payé à l’éleveur varie
donc selon sa composition.
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de sociétaires. Elles représentent 54 % du lait collecté
en France et 45 % du lait transformé au niveau national
et emploient 20 500 salariés.
CONTRACTUALISATION (Contrat)
Depuis 1999, la Commission Européenne a démantelé
progressivement les outils de régulation des marchés lai-
tiers. Avec la fin des quotas (31 mars 2015), trois piliers
de la régulation des marchés (quotas, restitutions et inter-
vention) disparaissent donc.
CROISÉ
Pour les éleveurs laitiers, le terme de « croisé » évoque
généralement le fruit d’un croisement entre deux races.
Ce genre de croisements entre une race laitière et une race
à viande peut s’effectuer avec des vaches laitières dont
CORNE/ÉCORNAGE on ne souhaite pas conserver la descendance à des fins
La plupart des vaches ont des cornes (il existe cependant de production laitière. Ainsi, on bénéficie d’une meilleure
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des animaux sans corne dans toutes les races). valorisation lors de la vente du veau pour sa viande.
Avoir des vaches sans corne est une garantie pour la sécurité Des croisements entre 2 voire 3 races laitières (Holstein et
de l’éleveur comme pour celle du troupeau. En effet, les Montbéliarde par exemple) sont possibles. Ils permettent
vaches peuvent occasionner des blessures par accident ou notamment d’apporter davantage de robustesse aux des-
faire usage de leurs cornes à l’encontre de leurs congénères cendants (effet hétérosis*).
(comportements de dominance entre les animaux). *L’hétérosis (du grec ancien heterosis, « changement ») désigne l’aug-
mentation des capacités et ou de la vigueur d’un individu hybride par
L’écornage est donc fréquent en élevage laitier. Il se fait
rapport aux lignées pures.
sur les jeunes veaux dans le 1er mois de vie. On l’appelle
L’élevage laitier de D à F
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DON DE LAIT
Rumen 1 Caillette 4
Depuis plus de vingt ans, les producteurs de lait, en col-
laboration avec leurs entreprises de collecte, distribuent
du lait et des produits laitiers aux associations caritatives
et humanitaires. Avec l’aide du CNIEL, ils se mobilisent
pour permettre la mise en place opérationnelle de ce
Les aliments passent d’abord par la bouche et l’œsophage dispositif et le faire perdurer dans le temps. En 2014-
pour se rendre dans le premier estomac : le rumen. C’est 2015 plus de 11 millions de litres de lait ont été donnés
le plus important, il a une contenance de 200 litres et aux associations. Ce qui couvre les besoins de plus de
agit comme une « cuve » où les aliments fermentent pen- 70 000 familles de 4 personnes.
L’élevage laitier de D à F
L’élevage laitier de D à F
dant 24 à 48 heures. Le rumen contient plusieurs milliers
d’espèces bactériennes qui permettent une prédigestion
des aliments. La vache les régurgite et les mastique plu- EAU
sieurs fois pour en réduire la taille, c’est la rumination*. (Voir aussi Abreuvement)
Dès que les aliments sont réduits en bouillie ils passent
dans l’estomac suivant : le réseau. C’est le plus petit des Il faut en moyenne 10 L d’eau pour produire un litre de lait.
estomacs, il laisse passer les plus petites particules vers Ce chiffre de 10 L d’eau comprend toute l’eau nécessaire
le feuillet et renvoie les plus grosses dans le rumen pour pour cultiver les aliments de la ration des vaches laitières,
qu’elles soient à nouveau ruminées. Le feuillet exerce une pour le lavage de la salle de traite, la boisson des ani-
ÉLEVAGE DE PRÉCISION
Pour mieux piloter le troupeau, améliorer ses conditions EMPLOI
de travail ou répondre aux demandes sociétales (bien-
En France, les filières de l’élevage procurent près de
être animal, sécurité alimentaire, qualité des produits),
900 000 emplois directs ou indirects. À elle seule, la
l’éleveur a de plus en plus recours à des technologies
filière laitière contribue à 330 000 de ces emplois (40 %) :
dites « d’élevage de précision ».
170 000 personnes travaillent dans une exploitation lai-
Ainsi, apposer sur les vaches des capteurs ou des puces tière (2 personnes par exploitation en moyenne), 57 000
électroniques permet de recueillir un grand nombre d’infor- personnes travaillent au sein d’une entreprise de trans-
mations sur le comportement et la biologie de l’animal, formation laitière et près de 104 000 personnes dans
telles que sa température, son rythme cardiaque ou son des activités dépendantes de la filière (emplois dans
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activité… Ces informations individuelles, qui complètent l’alimentation animale, les services aux éleveurs, les ins-
l’observation indispensable de l’éleveur, vont par exemple tituts techniques, les laboratoires…). Ces emplois sont
faciliter la détection des chaleurs et contribuer à aug- majoritairement très dépendants de la production de lait.
menter le taux de réussite de l’insémination car réalisée au En cas de modification de la production laitière, l’impact
bon moment. Elles permettent aussi à l’éleveur d’automa- sur les autres acteurs (de la transformation notamment)
tiser certaines tâches astreignantes comme la distribution est important.
d’aliments (voir DAC) ou la surveillance des vêlages ou
encore de détecter précocement une éventuelle infection
de la mamelle d’une vache (mammite).
ENSILAGE
ENRUBANNAGE Pour conserver un aliment pendant de longues périodes,
L’enrubannage est une méthode de conservation des four- il faut empêcher que des bactéries ou des moisissures
rages par voie humide*. C’est un mode de conservation par ne l’altèrent. La chaleur, le froid, le sel, l’acidité et une
fermentation (comme l’ensilage ou encore la choucroute). faible humidité sont autant de moyens de limiter le déve-
loppement des micro-organismes. Pour l’ensilage, c’est
Elle consiste à entourer de quatre à six épaisseurs de film
l’acidification du fourrage qui va permettre sa conser-
plastique l’herbe récoltée préalablement pressée en balles
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vation. En fait, une fois récolté*, l’aliment est tassé et
(rondes majoritairement, ou carrées).
placé entre 2 bâches (stockage au champ) ou dans un silo
Récoltée en général en mai, l’herbe enrubannée est recouvert d’une bâche. Les micro-organismes qu’il contient
pressée 48 à 72 h après la fauche avec au moins 2 produisent alors du dioxyde de carbone, qui en saturant
fanages (séchage et retournement de l’herbe coupée). l’air sous la bâche, tuent les champignons responsables
Pour que la conservation du fourrage enrubanné soit de la production de moisissures. En l’absence d’oxygène,
bonne, le taux de matière sèche (MS) doit être supérieur l’aliment fermente, et les bactéries fermentaires produisent
alors des molécules acides qui vont éliminer la plupart
des micro-organismes contenus dans le fourrage. Tout
Tous les élevages produisent des effluents, notamment Le prion responsable de l’ESB n’a jamais été mis en évi-
sous forme de fumier et de lisier. Une exploitation agricole dence dans le lait.
ne peut pas épandre plus d’effluents que le sol ne peut en * Zoonose très rare chez l’homme, la vMCJ (variante de la maladie de
recevoir. C’est pourquoi, la majorité des élevages laitiers Creutzfeldt Jakob) se déclare après consommation de viande bovine
contaminée par des tissus nerveux infectés. Symptômes : signes psychia-
disposent d’un plan d’épandage, qui permet de vérifier
triques (anxiété, dépression) puis neurologiques, démence puis décès.
l’adéquation entre la quantité d’effluent et la capacité
agronomique des sols. Il est obligatoire pour les exploi-
tations de plus de 50 vaches.
ÉTABLE/STABULATION
Les éleveurs qui produisent plus d’effluent qu’ils ne
Dans une ferme, l’étable (ou stabulation) est la partie
peuvent épandre, passent des accords avec des agricul-
du bâtiment où sont logées les vaches, les veaux et les
teurs voisins, ou développent des stations de traitement.
génisses. L’étable est donc le lieu où le bétail est mis en
stabulation.
ÉPIDÉMIOSURVEILLANCE Les étables sont généralement constituées de 2 grandes
zones de vie : les aires de repos (aire paillée ou logettes
Méthode d’observation permettant le suivi de l’évolution
selon l’exploitation) où les vaches ont aussi accès à l’ali-
des maladies et des agents pathogènes, et la détection de
mentation et à l’abreuvement et les aires d’exercice. La
nouveaux agents infectieux. L’épidémiosurveillance est l’un
salle de traite se trouve bien souvent au centre de la
des maillons essentiels permettant de prévenir les risques
stabulation dans son prolongement ou dans un bâtiment
sanitaires. Les données recueillies sont nécessaires pour
jouxtant l’étable.
évaluer la probabilité d’apparition et de développement
des maladies à risque sanitaire, en vue de l’adoption de Les autres animaux sont séparés du troupeau. Les veaux
mesures appropriées de lutte de façon précoce. sont logés dans la nurserie (ou crèche). Les vaches taries
et les génisses sont dans des espaces spécifiques. Cette
Les réseaux d’épidémiosurveillance mobilisent de nom-
segmentation permet notamment de gérer l’alimentation
breux acteurs : éleveurs, laboratoires, vétérinaires, méde-
des animaux de manière plus précise.
cins, organismes à vocation sanitaire (GDS) ou technique…
L’élevage laitier de D à F
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Les professionnels du secteur laitier sont très impliqués
dans ces réseaux. ÉTHOLOGIE
Faisant partie de la biologie, cette science étudie le com-
portement des animaux (et des êtres humains). L’éthologie
ESB peut étudier les animaux dans leur milieu naturel (faune
L’ESB (Encéphalopathie Spongiforme Bovine) ou maladie sauvage) ou pas (dans les élevages par exemple). À l’INRA
de la vache folle, est une infection dégénérative du sys- et dans les Écoles Vétérinaires notamment, des équipes
tème nerveux central des bovins*. C’est une maladie mor- de chercheurs étudient le comportement des bovins dans
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gramme d’action baptisé « life carbon dairy ». Il consiste à :
• Réaliser dans chaque élevage un diagnostic des flux
de gaz à effet de serre émis par la production laitière ;
FERME DES MILLE VACHES • Mettre en place un plan d’action adapté à chaque ferme
Le projet de « ferme de 1000 vaches » constitue une et à son environnement (par ex : renforcer l’autonomie
première en France et suscite de nombreux débats. Alors alimentaire des vaches en produisant un maximum de
que les fermes laitières de cette taille, voire plus grandes, fourrages à la ferme, implanter davantage de trèfle et
ne sont pas rares dans d’autres pays, ce projet est une de luzerne, mieux utiliser fumier et lisier…).
exception en France. En effet, les 64 000 fermes laitières
L’élevage laitier de D à F
en Europe mais constitue toujours une menace (maladie centaine d’entreprises réparties sur l’ensemble du territoire
présente en Asie, en Afrique, au Moyen-Orient). national, soit la quasi-totalité des entreprises laitières pri-
vées. Figurent parmi ses adhérents, des groupes laitiers
* Zoonose très rare chez l’homme se traduisant par : aphtes buccaux,
vésicules entre les doigts, légère fièvre se situant dans les 10 premiers mondiaux.
L’élevage laitier de D à F
respond aux fourrages pouvant être stockés par l’éleveur :
foins, ensilages, enrubannage…
*Contrairement aux aliments achetés, l’éleveur ne connait pas a priori
précisément la valeur nutritionnelle de ses fourrages. Or, c’est une infor-
mation essentielle pour constituer une ration équilibrée. Une analyse
de ses fourrages permet à l’éleveur d’estimer leur richesse en énergie,
protéines, fibres, minéraux et leur teneur en eau.
L’élevage laitier de G à L
d’une multitude d’autres gaz dont le méthane (CH4) et le
protoxyde d’azote (N2O). C’est l’augmentation des GES
générés par l’homme (CO2, CH4 et N2O notamment*) qui
est en partie responsable du réchauffement climatique.
Au niveau mondial, l’élevage laitier contribue pour 2,7 %
environ des émissions de GES (chiffre comparable au
niveau français).
*L’impact des trois gaz (CH4, CO2, N2O) est traduit en équivalent CO2
(eq CO2). On parle alors d’impact ou d’empreinte carbone.
L’élevage laitier de G à L
veaux, longévité… Ces critères sont toujours privilégiés
aujourd’hui mais ils peuvent être plus nombreux grâce à GESTATION
la génomique. La gestation est la période séparant la fécondation du
vêlage. Elle se manifeste par un arrêt du cycle des cha-
leurs. Pendant toute cette durée, la vache est dite « ges-
GÉNISSE tante » ; un veau se développe dans son utérus.
Jeune femelle bovine n’ayant pas encore effectué son La durée de la gestation d’une vache est de 280 jours en
premier vêlage. Il y a quelques 2 millions de génisses en moyenne, soit 9 mois et 10 jours. Une durée qui peut varier
France (laitières ou non).
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(pilule contraceptive par exemple). l’Indication Géographique Protégée désigne un produit
Dans certains pays, des hormones sont injectées aux vaches dont les caractéristiques sont liées au lieu géographique
pour augmenter leur production de lait. Cette pratique est dans lequel se déroule au moins sa production et/ou sa
interdite en France et dans toute l’Europe depuis 2006. transformation selon des conditions bien déterminées.
À noter : la somatotropine bovine (STB ou BST en anglais) est une hormone
C’est un signe européen qui protège le nom du produit
naturellement produite par l’hypophyse des bovins. Elle peut également dans toute l’Union européenne.
être produite de façon synthétique et être utilisée pour favoriser la pro- Les règles d’élaboration d’une IGP sont inscrites dans
duction laitière. Son usage est strictement interdit en France comme dans
toute l’Union européenne.
un cahier des charges et font l’objet de procédures de
INSÉMINATION IODE
L’insémination consiste à déposer la semence, prélevée L’iode est un oligo-élément (famille des minéraux) indis-
au préalable sur un taureau, au niveau du tractus génital pensable à la vache comme à l’homme. Il est naturelle-
d’une femelle en période d’ovulation. C’est une technique ment présent dans l’environnement (eau de mer, atmos-
dite de reproduction assistée car il n’y a pas de rapport phère, sol, rivière…). Le lait en contient environ 9 μg pour
sexuel. C’est l’inséminateur, technicien formé et agréé, 100 ml, un yaourt nature 20 μg/100 g et un fromage à
qui effectue le geste. pâte pressée cuite 30 μg/100 g.
Dans les années 40, des techniques d’insémination ani- L’iode du lait vient principalement de l’alimentation des
male ont été développées pour diminuer le risque des vaches (des concentrés notamment) et de l’eau qu’elles
maladies transmises par voie naturelle et pouvant poten- consomment*. Les carences en iode du bétail se mani-
tiellement contaminer l’homme (tuberculose, brucellose). festent par : surmortalité des veaux, problèmes de repro-
Par la suite, l’avènement de nouvelles techniques per- duction (mâles et femelles), faiblesse immunitaire, chute
L’élevage laitier de G à L
L’élevage laitier de G à L
mettant de conserver le sperme des taureaux (paillettes, de production.
congélation…) et les progrès en génomique ont donné une * L’Europe réglemente la teneur maximale en iode dans la ration des
toute autre dimension à l’insémination. Pouvoir choisir le ruminants à 5 mg/kg d’aliment complet. Certaines préparations servant
sperme d’un taureau dont de nombreuses caractéristiques au nettoyage des trayons avant et/ou après la traite contiennent de l’iode.
Un passage d’iode dans le lait par voie transcutanée est alors possible.
sont connues permet en effet à terme d’accroitre le poten-
tiel génétique d’un troupeau ou d’une race.
Aujourd’hui 95 % des vaches laitières françaises sont
inséminées. Cela évite à l’éleveur de posséder un taureau
L’élevage laitier de G à L
protocoles d’analyses sont contrôlés et harmonisés par le nutriments (protéines, calcium…). Des études récentes
Service des laboratoires au CNIEL. lui attribuent aussi un effet prébiotique : il favoriserait
l’activité de bactéries considérées comme bénéfiques au
bon fonctionnement de l’intestin.
LACTATION (courbe de)
Une lactation correspond au cycle de production de lait
d’une vache, du vêlage au tarissement. Une lactation dure
environ 10 mois.
LÉGUMINEUSE LISIER
Les légumineuses regroupent notamment le pois, la Le lisier est un mélange de bouses et d’urines de bovins.
luzerne, le soja, la féverole, le lupin, ou encore le trèfle. Les bouses et les urines sont directement restituées à
Ces plantes ont la particularité de pouvoir établir une la prairie lorsque les vaches laitières sont au pâturage.
symbiose (relation à bénéfice mutuel entre deux espèces) Quand elles sont en bâtiment le lisier est récupéré en
avec des bactéries du sol. Cette association permet aux continu et stocké dans une fosse à lisier étanche. Ces
bactéries d’être alimentées en énergie par la plante, engrais naturels sont ainsi stockés pour être épandus sur
en échange de quoi elles fixent l’azote atmosphérique, les cultures au moment adéquat.
qu’elles transforment en acides aminés (des molécules
constitutives des protéines) assimilables par la plante.
Les légumineuses sont donc riches en protéines. Elles
n’ont pas besoin d’engrais azotés pour se développer ;
LOCAL PHYTOSANITAIRE
au contraire, elles peuvent laisser dans le sol un reliquat Dans une exploitation agricole, les produits phytopharma-
azoté qui jouera le rôle de fertilisant pour la culture sui- ceutiques, leurs emballages vides et les produits phytosa-
vante. On les utilise beaucoup en élevage laitier, que ce nitaires non-utilisables (PPNU) doivent être stockés dans
soit sous forme de fourrages (luzerne, trèfle, vesce…) un local prévu à cet effet. Ce local doit être fermé à clef
ou pour leurs graines (voir protéagineux) pour enrichir la et ventilé. Il contient tous les équipements de sécurité
ration des vaches en protéines. pour manipuler les pesticides en toute sécurité. La pré-
sence d’un tel local est obligatoire dans les exploitations
qui les utilisent.
LIPOLYSE
Dans le lait, la matière grasse se compose essentiellement
de globules gras. La lipolyse résulte de l’action d’enzymes,
LOGETTE
les lipases, qui vont décomposer ces globules gras et Les logettes sont des espaces de couchage individuel.
libérer des acides gras libres (AGL). En s’accumulant et Elles permettent un couchage et une station debout
en s’oxydant les AGL provoquent l’apparition de défauts de confortables pour l’animal, le respect du mouvement
L’élevage laitier de G à L
L’élevage laitier de G à L
goût des produits laitiers (goût de rance, amertume, goût lever-coucher et également un minimum de souillures.
de savon…). La lipolyse est le plus souvent spontanée (due
aux lipases secrétées par la mamelle présentes naturel-
lement dans le lait). Elle peut cependant être accentuée
par les chocs thermiques ou mécaniques que subit le
lait, qui fragilisent les globules gras, et favorisent l’action
des lipases (remous créés par les pompes utilisées pour
déplacer le lait ; traites trop rapprochées…). Certaines
espèces bactériennes, très répandues dans l’environne-
MAMMITE
La mammite est une inflammation de la mamelle d’origine
infectieuse (due à des bactéries qui pénètrent par le trayon)
ou traumatique (agression mécanique). Elle entraîne une
L’élevage laitier de M à P
L’élevage laitier de G à L
MATIÈRE SÈCHE
Les aliments ingérés par les vaches contiennent des quan- MÉTÉORISATION
tités variables d’eau. Or l’eau n’apporte aucun nutriment. Trouble de la digestion observé chez certains animaux
C’est pourquoi on distingue la quantité de fourrages ingérée pâturant une prairie riche en légumineuses, susceptibles
en matière brute et en matière sèche. d’être ingérées rapidement. Cela entraîne une fermentation
La matière brute correspond à l’aliment sous sa forme intense dans le rumen conduisant à la formation de gaz que
brute, tel qu’il est distribué aux animaux. La matière sèche l’animal ne peut évacuer. Cette indigestion se traduit par la
correspond à la matière obtenue une fois toute l’eau retirée. distension du flanc gauche de l’animal pouvant entraîner
la mort. L’agriculteur doit donc maîtriser la composition
Une vache ingère une vingtaine de kilos de matière sèche
botanique de ses prairies pour éviter ce phénomène.
par jour, ce qui peut représenter jusqu’à 80 kilos d’aliments
si on l’exprime en matière brute.
MÉTHANE/MÉTHANISATION
MÉDICAMENT VÉTÉRINAIRE Le méthane (CH4) résulte de la fermentation de matières
premières riches en cellulose. Il est produit par les vaches
Un médicament vétérinaire peut se définir comme toute
au cours de la digestion (fermentation entérique), et dans
substance ou composition possédant des propriétés cura-
les bâtiments ou fosses de stockage lors de la fermentation
tives ou préventives à l’égard des maladies animales, ainsi
des déjections animales. Ce gaz représente environ la
L’élevage laitier de M à P
L’élevage laitier de M à P
que tout produit pouvant être administré à l’animal, en vue
moitié des gaz à effets de serre produits sur une exploi-
d’établir un diagnostic médical ou de restaurer, corriger,
tation laitière.
ou modifier leurs fonctions organiques. Pour qu’il soit
commercialisé, un médicament vétérinaire doit bénéficier La méthanisation permet de contrôler la décomposition
d’une autorisation de mise sur le marché attribuée en des déchets organiques (fumier, jus d’ensilages, purins,
France par l’Agence nationale du médicament vétérinaire eaux de lavage des exploitations…) en évitant l’émission
ou au niveau communautaire par l’Agence européenne du de méthane. Réalisée dans des méthaniseurs (gros diges-
teurs), elle produit un « biogaz » ayant des propriétés
énergétiques et un résidu « digestat » pouvant être valorisé
MÉTIER
(Voir aussi Enseignement agricole) MISE À L’HERBE
Les métiers liés à l’élevage laitier sont nombreux et très Après avoir passé la saison froide à l’étable, les vaches
variés. Ils concernent les personnes travaillant quotidien- laitières sont « lâchées » dans les pâtures au printemps.
nement au sein d’une exploitation mais aussi de nombreux Pendant l’hiver, l’herbe ne pousse pas dans les prés qui
spécialistes qui gravitent autour des élevages (conseillers, sont très souvent détrempés et impraticables. Et dans
inséminateurs, vétérinaires, conseillers en élevage, etc…). certaines régions, comme en montagne, le froid excessif
ne permet pas de laisser les animaux dehors.
Des formations de plus en plus techniques sont souvent
nécessaires pour y accéder. Quelques exemples : La durée de l’hiver est variable d’une région à l’autre et
• Chef d’exploitation laitière : il gère sa ferme pour obtenir selon l’altitude. Les vaches sont généralement rentrées
une production de lait conforme aux exigences de à l’étable en octobre ou novembre et sorties entre mars
qualité. Il doit maîtriser l’ensemble des paramètres et avril. Ce moment de la mise à l’herbe est un moment
de son exploitation : troupeau de vaches, bâtiments particulier pour l’éleveur et ses vaches. Pour l’éleveur, le
(étable, salle de traite, grange…), matériel (tracteur, pâturage permet souvent d’alléger la contrainte de travail
faucheuse…) et terres (prairies et cultures). Il gère (pas ou moins d’alimentation à distribuer à l’auge). Pour les
également l’exploitation : comptabilité, gestion, registres vaches, retrouver le pré se traduit souvent par une phase
obligatoires… Le niveau baccalauréat est aujourd’hui d’excitation intense de plusieurs minutes, ruades, sauts…
un minimum pour accéder à ce métier mais de plus en Les vaches doivent retourner impérativement dans le bâti-
plus d’éleveurs sont ingénieurs de formation. ment deux fois par jour pour la traite ; les prés doivent
• Vacher : il est chargé de la vie quotidienne du troupeau, donc être proches du bâtiment.
assure la traite, aide l’éleveur… Il prépare également, avec
l’éleveur, l’évolution du troupeau sur le long terme. Le
Brevet de technicien agricole (niveau bac) est une bonne MONTAGNE
base, pouvant être complété par une formation laitière.
Dans les montagnes françaises, l’élevage constitue une
• Salarié agricole : il seconde le chef d’exploitation dans activité importante. Les fermes laitières sont nombreuses
les domaines agricoles. Il possède généralement un dans le Massif-Central, les Alpes, le Jura et les Vosges.
brevet professionnel.
L’activité laitière y est cependant plus difficile qu’en plaine.
L’élevage laitier de M à P
L’élevage laitier de M à P
C’est pourquoi l’élevage de montagne bénéficie de poli-
MÉTRITE tiques spécifiques de soutien. L’Europe a défini des cri-
tères pour classer des communes en zone de montagne
Inflammation de l’utérus causée par une infection bac- en fonction de l’altitude, de la pente, et/ou du climat.
térienne. Elle apparaît rapidement après le vêlage (dans
les deux à quinze jours). Une mise-bas difficile (vêlage
difficile, naissance de jumeaux, veau mort-né) et une
alimentation mal adaptée (pouvant perturber l’involution
de l’utérus) favorisent le risque de métrite. Si elle passe
L’élevage laitier de M à P
NORMANDE
Avec plus de 350 000 vaches, la Normande est la troi-
sième race laitière en France (après la Prim’Holstein et la
Montbéliarde). Elle est principalement localisée dans le
Grand-Ouest. Son lait participe à la notoriété des AOP laitières
et fromagères de Normandie (Camembert de Normandie,
L’élevage laitier de M à P
Depuis, diverses réformes ont eu lieu. S’y sont ajoutés
OLÉAGINEUX notamment les principes de : respect de l’environnement ;
sécurité sanitaire ; développement rural ; aménagement
Les oléagineux sont un groupe de cultures productrices
du territoire…
d’huile : colza, tournesol, soja, arachide, lin, par exemple.
L’extraction de l’huile se fait par pression des graines, Assorti d’un budget spécifique, la PAC accompagne l’agri-
opération nommée aussi triturage. Une fois l’huile extraite, culture et les agriculteurs à répondre à ces nouveaux défis.
les restes de graines sont valorisées en alimentation ani-
L’élevage laitier de M à P
400
Beaucoup moins visibles, ils infestent « l’intérieur » des
animaux et peuvent occasionner de nombreux troubles
200 (digestifs, retard de croissance, amaigrissement,
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 mauvais état immunitaire, troubles de la reproduction,
Source : France Agrimer
baisse de la production de lait…) et de nombreuses
maladies (gastro-entérites, pneumonies, anémies…).
Le rôle de l’éleveur est primordial dans la détection et la
gestion des traitements antiparasitaires.
PÂTURAGE
Le pâturage consiste à faire brouter une plante aux vaches PRIM’HOLSTEIN
directement au champ. Avec 2,5 millions de vaches, la Prim’Holstein est la pre-
L’élevage laitier français a conservé un lien au sol très mière race laitière française. Présente sur l’ensemble du
important. En 2015 en France, 95 % des vaches laitières territoire national, elle représentait plus de 60 % des
ont accès à une prairie et 89 % d’entre elles disposent vaches laitières en 2010. 80 % du lait collecté en France,
de plus de 1000 m2 de pâturage chacune. est produit par la Prim’Holstein. C’est une race d’une
grande adaptabilité : elle s’acclimate à différents types de
milieux, même extrêmes, et à tous types d’alimentation.
POLYCULTURE - ÉLEVAGE Race très précoce, elle bénéficie aussi d’une vitesse de
croissance rapide, les génisses vêlent facilement à 30 mois.
Environ 1/3 des exploitations laitières françaises pra-
L’engouement pour la Prim’Holstein est également dû à :
tiquent la polyculture-élevage. Elles produisent sur leurs
• son excellente morphologie fonctionnelle, c’est-à-dire
terres à la fois des grandes cultures (blé, colza, maïs grain,
une mamelle adaptée à la traite mécanique,
tournesol, etc.) et des cultures fourragères destinées à
l’élevage. • sa capacité corporelle permettant une valorisation
optimale des fourrages,
• son bassin légèrement incliné facilitant les vêlages,
PORTANCE DES SOLS • ses membres assurant une bonne locomotion,
• le taux de protéines de son lait.
C’est la capacité d’un sol à supporter la pression
qu’exercent les pieds d’un homme, les sabots d’un animal
ou les pneus d’un tracteur. Cette pression peut se calculer
(en bar). La portance varie selon les types de sols et PRION
les saisons, elle est plus faible sur les sols gorgés d’eau (Voir aussi ESB)
et plutôt argileux. En élevage laitier, la portance du sol Le prion est un agent transmissible non conventionnel de
conditionne la mise au pâturage des vaches dans les nature protéique, cette protéine pouvant devenir anormale
prairies. L’éleveur sait quand il peut « lâcher » le troupeau et infectieuse. Très résistant (aux désinfectants, UV, radia-
dans un pré sans risque que les piétinements n’abiment tions et pH), le prion survit dans les tissus des cadavres.
L’élevage laitier de M à P
L’élevage laitier de M à P
l’implantation de l’herbe. La portance conditionne aussi L’ESB ou maladie de la vache folle est un exemple de
l’entrée des tracteurs dans les champs maladie à prion.
L’élevage laitier de M à P
Il n’existe pas de définition réglementaire applicable à
l’introduction de taureaux dans l’élevage.
tous les produits fermiers. Pour les fromages et spécialités
fromagères, une définition du terme fermier est cependant
donnée par le décret du 27 avril 2007 : produit «fabriqué
selon les techniques traditionnelles, par un producteur
agricole ne traitant que les laits de sa propre exploitation
sur le lieu même de celle-ci».
QUOTAS LAITIERS
Les quotas laitiers ont été mis en place en 1984 pour
diminuer les excédents de production du continent euro-
L’élevage laitier de M à P
L’élevage laitier de Q à S
péen en contingentant pays par pays les volumes de lait
à produire. Ainsi en 2014, la France était autorisée à pro-
duire 26 milliards de litres de lait et des amendes étaient
distribuées aux pays qui dépassaient les volumes qui leur
étaient fixés. Cet outil n’étant plus adapté à la réalité du
marché, les quotas ont disparu le 31 mars 2015.
En France, dès 2010, les éleveurs se sont préparés à
la sortie des quotas en établissant avec leur laiterie des
contrats qui fixent les volumes à produire.
RACE Abondance
Taille moyenne, robe rouge acajou pie,
Les vaches sont réparties en quatre types de races (ou excellente marcheuse et habituée des montagnes.
spécialités) selon leurs aptitudes à produire du lait ou de
la viande et leur rusticité : les laitières (produisent le lait) ;
les allaitantes (destinées à la viande) ; les mixtes (avec des 0,9 %
du cheptel
aptitudes laitières et bouchères) ; et les rustiques (sur un français
Reblochon, Tome
d’abondance
terroir bien localisé).
Même si 8 races laitières se partagent l’essentiel du ter-
ritoire, la France en possède une grande variété avec des LAITÈRE
Brune
patrimoines génétiques diversifiés. Des programmes de
Grande taille, robe unie variant du gris
conservation des races ont en effet été lancés en 1976. foncé à l’argenté.
Ils concernent aujourd’hui 15 races à très petits effectifs,
tels que la Bretonne Pie Noire, l’Armoricaine, la Lourdaise
et la Béarnaise. Cela représente 8 500 vaches soit 8 fois 0,7 %
du cheptel Époisse, Langres,
plus qu’il y a 30 ans. français Cantal…
LAITÈRE
MIXTE
Prim’Holstein Simmental française
Grande taille, robe noire et blanche. Taille moyenne, robe pie rouge variant du
clair au foncé, très bonne reproductrice.
MIXTE
dominante
MIXTE
Montbéliarde LAITIÈRE Pie rouge
Grande taille, robe pie rouge, Grande taille, robe marron clair et blanc,
très grands yeux. cornes en croissant.
MIXTE LAITÈRE
Normande Tarentaise (Tarine)
Grande taille, robe tricolore (blanc, marron Grande taille, robe tricolore (blanc, marron
clair et foncé), « lunettes autour des yeux ». clair et foncé), « lunettes autour des yeux ».
9 % 0,3 %
du cheptel Livarot, du cheptel Tomme,
français Pont-l’Évèque… français Beaufort
L’élevage laitier de Q à S
les rations au plus près des besoins réels, selon la
quantité de lait que peut produire chaque vache
individuellement… Le gaspillage alimentaire est alors RÉGIME DES INSTALLATIONS
faible, voire inexistant, et chaque vache atteint son
plein potentiel de production. Néanmoins, ce mode
CLASSÉES
d’alimentation est rarement utilisé et il reste coûteux Certaines exploitations agricoles sont considérées comme
et contraignant. susceptibles de créer un risque de pollution ou de nui-
• La ration semi-complète est un intermédiaire. On sance. Elles doivent être répertoriées en préfecture ; on
distribue une ration commune à tous les animaux dit alors que ce sont des exploitations classées. Le clas-
5 k€
REGISTRE D’ÉLEVAGE 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Source : Service Statistique et de la Prospective
Le registre d’élevage est un document réglementaire pré- du Ministère de l’Agriculture, 2014.
sent dans toute exploitation agricole française. Il détaille
les caractéristiques de l’exploitation, ses productions, et
l’encadrement de l’élevage (organisation de producteurs RÉSIDU DE MÉDICAMENT
dont fait partie l’éleveur, vétérinaires référents, etc.). Il
garantit la traçabilité des animaux et de l’alimentation, et Ces résidus sont issus de la dégradation des médica-
répertorie toutes les interventions vétérinaires effectuées. ments administrés aux vaches (résidus d’antibiotiques
Il fait l’objet de contrôles par des organismes agréés par par exemple). Ils sont éliminés essentiellement dans les
l’état. Le suivi de chaque animal est ainsi assuré de sa matières fécales et l’urine des vaches, ils peuvent se
naissance jusqu’à sa sortie de l’élevage. retrouver en très faible quantité dans le lait des vaches
sous traitement. L’élimination de ces résidus est générale-
ment rapide mais varie selon les médicaments. Le temps
d’attente que le producteur doit respecter pour remettre
REPRODUCTION en collecte le lait des vaches ayant été sous traitement
Depuis 70 ans, l’insémination des vaches a progressive- diffère donc (de quelques jours à plusieurs semaines)
L’élevage laitier de Q à S
L’élevage laitier de Q à S
ment remplacé la monte avec le taureau. Les raisons ont selon les médicaments et leur mode d’administration. Ce
d’abord été d’ordre sanitaire. En effet, les élevages ne temps d’attente est spécifié par le vétérinaire.
comptant que peu de vaches, les taureaux qui passaient
d’une ferme à l’autre contribuait à diffuser les maladies
(tuberculose, brucellose). Par la suite, l’insémination est ROBE/PIE
devenue un levier efficace pour l’amélioration génétique
des troupeaux. La robe désigne la couleur du pelage des bovins. Le mot
pie désigne une robe comprenant une couleur et du blanc.
Ainsi une pie noire est une vache à robe noire et blanche.
SAISON SEMENCE
Traire et nourrir les vaches sont des tâches quotidiennes Les semences désignent couramment les graines utilisées
pour l’éleveur. En revanche, ce sont les saisons qui pour le semis des cultures. En élevage, on appelle aussi
rythment son travail agricole notamment pour produire semence le mélange d’éjaculat de taureau et de liquide
l’alimentation du troupeau et le stocker. Parmi ses nom- nutritif utilisé pour l’insémination des vaches.
breuses tâches :
Printemps : semis et épandage des fumiers/lisier ;
Été : moisson des céréales et fanages ; Automne : récolte SILO
et ensilage du maïs ; Hiver : entretien de l’exploitation…
Le silo est une installation de stockage qui peut prendre
À noter : les cultures de printemps (maïs, sorgho, tournesol, pois de prin- de multiples formes du fait des différentes matières pre-
temps, céréales de printemps ou betterave fourragère) sont généralement
mières stockées sur une exploitation agricole. Les matières
semées entre mi-février et fin mai, pour être récoltées entre la fin de l’été
et le début de l’automne. Les cultures d’hiver (la plupart des céréales et premières humides doivent être stockées dans de silos
le colza) sont capables de supporter le froid une fois en terre. Elles sont étanches saturés en CO2 pour éviter le développement de
généralement semées à la fin de l’automne pour être récoltées l’été suivant. moisissures. Exemples : les silos couloir, généralement
utilisés pour le stockage de l’ensilage ou de coproduits
industriels humides, et les silos tour étanches, où l’on
SAU (Surface Agricole Utile) stocke généralement le grain humide.
La SAU désigne l’ensemble des surfaces exploitées par Les silos non-étanches sont réservés au stockage de
une exploitation agricole, que ce soient la surface fourra- matières premières contenant moins de 15 % d’eau,
gère, appelée Surface Fourragère Principale (SFP) ou les comme les céréales.
surfaces en céréales, oléagineux et protéagineux (SCOP).
L’élevage laitier de Q à S
Cette méthode de séchage du fourrage permet d’améliorer ration alimentaire brute des vaches laitières (de 0 à 3 %
le séchage traditionnel. Il repose sur un raccourcissement selon les systèmes d’alimentation). Si la part du soja est
de la durée du séchage en plein air suivi par une ventilation quantitativement modeste dans l’alimentation des vaches
d’air chaud au sein du bâtiment de stockage du fourrage. françaises, elle reste essentielle pour permettre une pro-
duction laitière qualitative et compétitive. Les tourteaux
Le séchage en grange est particulièrement adapté aux
de soja sont en effet riches en énergie et en protéines et
régions à hivers longs ou à pluviométrie importante et
très bien acceptés par les vaches laitières.
régulière, ainsi qu’aux productions qui exigent un fourrage
de qualité.
L’élevage laitier de Q à S
nationale des syndicats de travailleurs paysans).
SOMATOTROPINE (BST) • Coordination rurale : créé en 1994, en réaction à la
(Voir aussi hormone) réforme de la Politique Agricole Commune.
L’élevage laitier de Q à S
• Le « roto » fonctionne de la même manière que le
système standard si ce n’est que le quai de traite est
circulaire et rotatif. Le roto fait entrer et sortir les vaches
une par une sur le quai de traite, ce qui limite les allées
et venues du trayeur pour faire circuler les vaches. Ce
système est plus coûteux que le système standard mais
TAURILLON LAITIER
Mâle non-castré, engraissé pour être abattu avant l’âge
de 2 ans. Les bovins mâles de race laitière sont en effet
rarement conservés pour la reproduction. Début 2015,
on comptait environ 618 000 taurillons laitiers de plus
de 6 mois.
L’élevage laitier de Q à S
L’élevage laitier de T à Z
TAUX BUTYREUX/PROTÉIQUE
• Le taux butyreux (TB) correspond à la teneur en matière
grasse du lait. De 35 à 45 g/kg, il varie en fonction de
l’espèce, la race, l’alimentation ou encore le stade de
lactation. Le TB fait partie des critères de paiement du
lait à la qualité. C’est aussi un bon indicateur de l’état
physiologique de l’animal. Ainsi, un TB diminué ou un
TRANSHUMANCE
TÉTÉE DU VEAU Déplacement saisonnier des troupeaux vers une zone où
En élevage laitier, le veau ne tête généralement pas sa l’alimentation est abondante. En France la transhumance
mère. La vache commence à être traite le jour de la nais- concerne surtout les ovins et les bovins. Au printemps
sance du veau et le colostrum ainsi récupéré est donné des troupeaux migrent de la plaine vers les alpages (ou
au veau.* L’éleveur donne la tétée au veau au biberon ou estives) de montagne (Alpes et Massif Central surtout) et
à l’aide d’un seau dès qu’il est séparé de sa mère. redescendent à l’automne. La transhumance est essen-
tiellement pratiquée dans les élevages à viande. Celle des
* Le colostrum contient des anticorps naturels qui contribuent à renforcer
l’immunité du veau et le protège des maladies. À partir du 7ème jour, le vaches laitières nécessite d’organiser une installation de
colostrum peut s’appeler « lait ». traite voire une fromagerie à l’estive (exemple du Beaufort).
TOURTEAU TRANSMISSION
Les tourteaux sont les coproduits de la trituration, c’est- Les questions de succession sont très présentes dans
à-dire l’industrie de fabrication de l’huile. Ce sont les la profession. Elles concerneront plus de la moitié des
restes solides des graines ou des fruits oléagineux obtenus exploitations laitières dans les dix prochaines années. Au
après extraction de l’huile. Les tourteaux sont riches en total, 27 % des producteurs ne savent pas encore qui va
protéines et en cellulose (composé digestible seulement leur succéder. Des incertitudes qui pèsent davantage sur
par les ruminants). certains départements du fait de la présence importante
L’élevage laitier de T à Z
L’élevage laitier de T à Z
d’éleveurs de plus de 50 ans ayant de petits troupeaux
(moins faciles à transmettre) et/ou de l’évolution régionale
TRAITE des orientations agricoles (culture vs élevage).
En France, les vaches sont généralement traites 2 fois par
jour* et 7 jours sur 7. La régularité des horaires, le calme
et les gestes répétitifs de l’éleveur protègent les animaux
du stress. Avant d’entrer dans la salle de traite, les vaches
passent par une aire d’attente et dès que la porte s’ouvre,
L’élevage laitier de T à Z
Une vache laitière produisant 6 000 kg de lait/an et ingé-
rant 5 tonnes de matière sèche équivaut à une UGB. • les vaches allaitantes sont réformées entre 7 et 10 ans.
* Les causes de réforme sont variées : âge, infertilité, mammites, boiteries,
Cette unité permet ainsi de comptabiliser des animaux baisse de productivité ou encore souhait de renouveler le troupeau pour
aux consommations alimentaires différentes : des vaches des raisons génétique, etc.
laitières adultes (= 1 UGB), des bœufs (=0,8 UGB), des
génisses de moins de un an (0,3 UGB), etc.
À noter : Cette unité est utilisée dans de nombreuses autres filières. Ainsi,
une brebis vaut 0,15 UGB, une truie 0,31 UGB…
L’élevage laitier de T à Z
Les bovins ont du mal à appréhender les distances hors de
ce cône de vision binoculaire. Ils sont donc susceptibles
VENTE DIRECTE ET INDIRECTE
Certains éleveurs vendent toute ou une partie de leur
production au consommateur. Il peut s’agir de lait cru ou
de produits fabriqués à la ferme (beurre, yaourts, crème,
fromage…). La vente peut se faire en direct par l’éleveur
ou les employés de la ferme (fermes, marchés, paniers…)
ou via des intermédiaires (restaurants, supermarchés,
1m
ZÉRO-PÂTURAGE
En France, très peu de fermes laitières pratiquent le zéro-
pâturage. Les vaches sont alors nourries à l’auge ou sur
la table d’alimentation dans le bâtiment. Leur ration est
vision monoculaire constituée en grande partie de fourrages conservés (foin
ou ensilage) ou frais (l’herbe est fauchée pour être distri-
cône
d’ombre buée le jour même). Ces élevages laitiers en zéro-pâtu-
vision binoculaire rage restent pourtant liées au sol. En effet, ces fermes
disposent de terres et de prés pour produire et récolter
1m
les aliments de leurs vaches (voir autonomie alimentaire).
En France, 95 % des vaches laitières ont accès à une
vision monoculaire prairie et près de 90 % d’entre elles disposent de plus
de 1 000 m2 de pâturage.
La vision dynamique des bovins est aussi très différente
de celle de l’Homme. La vache perçoit très bien les mou-
vements car elle les décompose beaucoup plus que l’œil ZOONOSE
humain. Maladie ou infection qui se transmet naturellement des
animaux vertébrés à l’homme et vice-versa. Il peut s’agir
d’un contact direct ou indirect (avec l’urine, les matières
fécales, les sécrétions, ou encore les sous-produits comme
la viande ou le lait). La zoonose peut être causée par divers
agents : virus, bactéries, champignons, prions… Exemples
de zoonoses : listériose, salmonellose, tuberculose…
L’élevage laitier de T à Z
L’élevage laitier de T à Z
vision vision
humaine bovine
DOS CROUPE
Chignon
(Poil crépu
épais)
Front Flanc
Chanfrein
(Partie comprise Cou Garrot Cuisse
entre le front
et le museau)
Queue
Museau
Narine
ou naseau Attache de
l’arrière pis
Mufle
(lèvre supérieure
et naseau) Arrière pis
Machoire
Ligament de
Fanon suspension
(Repli de peau
qui pend sous le cou) Toupillon
Fontaines Attache de (Petit toupet
Poitrail laitières l’avant-pis de poil)
Avant-pis
Genou Trayon
Jarret
Canon
(Tibia)
ABÉCÉDAIRE
ABÉCÉDAIRE
ABÉCÉDAIRE
ABÉCÉDAIRE
ENVIRONNEMENT
SÉCURITÉ SANITAIRE
ÉLEVAGE LAITIER
NUUTRITION - SANTÉ
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ABCDAIRE 2013 - DU LAIT ET DES PRODUITS LAITIERS EN TOUTE SÉCURITÉ
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