Matériaux de construction : propriétés et types
Matériaux de construction : propriétés et types
Définition
Les matériaux de construction sont des matières d’origine naturelle ou artificielle qui
entre dans la construction des ouvrages. Ils sont d’une grande diversité et sont utilisés en
fonction de différents critères climatiques, géographiques, techniques et économiques.
D’origine naturelle
Végétale telle que le bois
Minérale, extrait du sol sans subir des modifications dans leurs structures internes, telle
que la pierre, le gravier, sable …etc.
Animale, telle que la laine
D’origine artificielle : sont des matériaux qui Subissent des modifications physiques ou
chimiques ou résultat du mélange de différentes matières de base.
Des liants,
Ciment
Gypse
Plâtre
Des mortiers et des bétons : résultats d’un mélange convenablement dosé de sable, de
gravier, de liant, d’eau et d’adjuvant
Des produits céramiques
Briques pleines ou creuses
Hourdis
Tuile
Métaux
Produits verriers
-1 -
I. 1. Propriétés physiques
I. 1. 1. Masse volumique absolue
C’est la masse de l’unité de volume absolue du corps c.-à-d de la matière qui constitue le corps
sans tenir compte du volume de vides.
1- Voluménomètre (ou densimètre) de le Chatelier 𝜌abs
V1
V2
Ms
MS M
abs S (kg/m3)
V2 V1 VS
2- Pycnomètre
Eau
M1
M0 M2
M1
abs xeau eau 1000kg / m 3
(M 0 M 1 M 2 )
3- Méthode de tube
V2
Ms
V1
-2 -
MS M
abs S
V2 V1 VS
I. 1. 2. Masse volumique apparente
C’est la masse de l’unité de volume apparente d’un corps à l’état humide ou sec (pores et vide
compris).
MS M S Meau
app sec app humide
VT Vs Vv VT
I. 1.3. Densité
C’est le rapport entre la masse d’un volume d’un corps et la masse du même volume d’eau à 4°C.
eau = 1000 kg /m3
d=𝜌abs/𝜌eau
app
humide
appsec
humide
sec
d app d happ
eau eau
I.1.4. Compacité
Le volume des solides contenus dans une unité de volume
VS VS VS . M S app
C (%) x100
VT VV VS MS . (VV VS ) abso
[Link]é
VV VV V ( VS VS ) VV VS VS
P(%) x100 V 1 C
VT VV VS VV VS VV VS VV VS
VV
V VV VT P P 1 C
e V
VS VT VV VT VV 1 P C C
VT
VS
P VS 1 e
e P e . C e. e.
C VV V
S-3 - e 1 e 1
VS VS
I.1.7. Capacité d’absorption d’eau
C’est la capacité du matériau d’absorber l’eau et de le retenir.
Mh MS
(a)m . 100 absorption massique
MS
Mh MS
(a)v .100 absorption volumique
Vapparent
Mh MS
W (%) .100
MS
I.1.9. Degré de saturation
Veau
S .100 Vvide Veau (saturé)
Vvide
Matériau hydrophile : absorbe l’eau
Matériau hydrofuge : repousse l’eau
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I .1.11. La conductivité thermique ()
La conductivité thermique d’un corps est, par définition, la densité du flux le traversant
pour une différence de 1°C entre les températures des deux faces séparées par un mètre
d’épaisseur. Plus la conductivité thermique d’un corps est faible, plus le corps s’oppose au
transfert de chaleur, et plus il est isolant. Les matériaux de construction contiennent toujours une
certaine quantité d’humidité qui accroît leur conductivité. La conductivité thermique ()
s’exprime dans un système international en W/ m.°C et dans les systèmes thermiciens en Kcal/
h.m. °C (1kcal = 1.16 W).
Q.e
S T1 T2 .t T1
Q : quantité de chaleur Froid
e : l’épaisseur de la paroi 16°C T2
Chaud
S : la surface de l’élément
T1-T2 : différence de température 20°C
t : temps e
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il isole l’habitation des bruits extérieurs et empêcher les bruits de se propager vers les locaux
voisins.
1.1.13. Perméabilité
La perméabilité est l'une des propriétés importantes pour l’évaluation de la durabilité des
matériaux, il est évident que la perméabilité est liée aux pores existants dans les matériaux.
1ére Année Architecture 2013/2014
Exercice N°1
On prélève un échantillon d’argile à l’aide d’un petit tube carottier, l’ensemble pèse
initialement 33,19 g mais seulement 28,30 g après passage à l’étuve, on suppose que la densité
des grains est de 2,7 ; le volume du carottier est de 10 cm 3 et son poids à vide et de 14,72 g.
Exercice N°2
On dispose d’un carottier cylindrique (Diamètre D=3,9 cm Hauteur H=8,23cm) ; d’un
échantillon de calcaire dont on souhaite mesurer la porosité P. A cette fin, on place l’échantillon
sous une clôche à vide ou il est dégazé puis progressivement saturé après 48 H d’immersion. Son
poids totale atteint 256,13g on le met ensuite dans une étuve à 105°C pendant 24 H. a la sortie le
poids n’est plus que 251,15g.
On suppose que tous les vides de cet échantillon communiquent et peuvent être très remplis par
l’eau après immersion (saturation).
1. Calculer la porosité
2. La densité des grains
Exercice N°3
1) Calculer appa , C, P du gravier sachant que l’essai au laboratoire à donné les résultats suivant :
Masse du récipient vide m1 = 8 kg
Masse du récipient plein d’eau m2 = 18 kg
Masse du récipient plein du gravier m3 = 23 kg
Sachant que ab =2600 kg/m3
Exercice N°4
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Un échantillon d’une pierre naturelle à pesé 400 g à l’état naturel, 382g après le passage à
l’étuve à 110 °C et 418g après immersion dans l’eau pendant 24H.
Calculer le degré d’humidité W et am
Quelle est approximativement sa porosité
Exercice N°5
Les résultats d’essai au laboratoire sur un échantillon de gravier sont résumes comme suit :
Un échantillon est mis dans un récipient contenant de l’eau a un volume V 1 = 800cm3 et
dont la masse est m1= 800g le poids devient m2= 1490g et le volume V2 =1100 cm3 .
Un échantillon de 294g est mis dans une étuve à 105°C. Après 3H le poids est de venu
m= 280g
Un troisième échantillon de 1400g à rempli complètement un récipient de volume d’un
litre.
1. Calculer ab , appa , W, C, P, e
Exercice N°6
Calculer la densité d’un gravier sachant que l’essai au pycnomètre à donné les résultats
suivants :
Poids du récipient vide P1= 42g
Poids du récipient plein d’eau P2= 96g
Poids du récipient contenant l’échantillon de gravier P3= 65g
Poids du récipient contenant l’échantillon et rempli de l’eau P4= 110g
Exercice N°7
Calculer ab , appa , am, av, C, P et le pourcentage de vide e du gravier sachant que l’essai
au laboratoire à donné les résultats suivants :
Poids de l’échantillon sec = 80g
Poids de l’échantillon saturé = 87g
Poids de l’échantillon lorsqu’il est rempli un récipient vide (de 1 litre de volume = 400g)
est de 1900g
Lorsque l’échantillon (80g) est mis dans un récipient contenant de l’eau à un niveau de
60cm3, le niveau augmente à 92cm 3.
-7 -
II. Propriété chimique des matériaux
II.1. La stabilité chimique des matériaux (durabilité)
C’est la capacité d’un matériau de ne subir aucune modification dans la structure interne
face à environnement agressif dans lequel il se trouve.
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III.3. Les propriétés mécaniques des matériaux
La capacité d’un matériau de résister à des contraintes dues à des charges ou à des efforts
sans subir des déformations et destructions. Les sollicitations ont des formes diverses telles que
la compression, la traction, la flexion, la torsion, le cisaillement, la fatigue, le choc.
La pierre et le béton ont une bonne résistance à la compression mais résistent mal à la traction,
alors que l’acier présente une bonne résistance à la traction.
Lorsqu’un matériau subit des contraintes, il passe successivement par les phases suivantes :
élastique, plastique et rupture.
F
S
rupture
A
A
tg A E module d’élasticité décharge
=E. contrainte du matériau
L
élastique plastique
L
L L' L
L L L
L’
-9 -
III.1 Elasticité
C’est la capacité que possède un matériau de reprendre sa forme initiale lorsqu’il est
libéré de sa charge.
La limite élastique : correspond à la valeur de force Fe pour laquelle l’échantillon revient à sa
forme d’origine
La limite de rupture : correspond à la charge entraînant la destruction de l’échantillon
III.2. Plasticité
C’est l’aptitude d’un matériau à voir modifier ses dimensions et sa forme, sous l’action
des forces externes, sans aucune fissuration, et de conserver sa forme après la suppression de
cette action.
III.3. Rigidité
La rigidité dépend du module d’Young E
tg1 > tg 2 > tg 3
E1 > E2 > E3
3
1 2
III.4. Ductilité
C’est une forme de plasticité que possèdent quelques matériaux tels que le cuivre. Ce
dernier possède u pouvoir être allongé, étiré ou courbé sans subir une fissure.
III.5. Fragilité
Ce sont les matériaux qui se brisent sans aucune déformation préalable, dès que la valeur
de la charge à la rupture est atteinte.
- 10 -
III.6. Fluage
Lorsque un corps est soumis à l’action prolongée d’une force, la déformation instantanée
apparaissent lors de la mise en charge est suivie d’une déformation différée lente à la quelle on
donne le nom le fluage.
0
= 0 constant
0
t0
= (t) variable
III.7. Fatigue
III.8. Dureté
1.3.9. Résilience :
C’est la capacité d’un matériau d’emmagasiner de l’énergie quand il se déforme d’une manier
élastique et de libérer cette l’énergie quand la charge est supprimée.
- 11 -
I. Ciment
I.1. Définition du ciment
Le ciment est un liant hydraulique, c'est-à-dire une matière inorganique finement broyée qui,
gâchée avec l’eau, forme une pâte plastique qui fait prise sous l’influence de processus physico-
chimique et qui passe à l’état solide (insoluble dans l’eau).
Il existe deux types de liants
- liant hydraulique (ciment, chaux hydraulique)
- liant aérien (chaux aérienne)
Le ciment est constitué de clinker et 5 % de gypse + autres ajouts
I.2. Le clinker
Le clinker est obtenu à partir du cru (matière première), ce dernier est constitué de 80 % de
calcaire et 20 % d’argile. Sachant que le calcaire est une source de l’oxyde de calcium CaO et
l’argile est une source de la silice SiO2, d’Aluminate Al 2O3 et l’oxyde de fer FeO 3 .
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Ligne de fabrication du clinker
Extraction du cru
l’argile et de calcaire
Préparation du cru
mélange du calcaire et d’argile
Broyage du cru
Homogénéisation
rendre le mélange parfaitement homogène
(mêmes caractéristiques chimiques)
Refroidissement
refroidissement brusque pour obtenir des petits cristaux qui hydratent
facilement et pour avoir une résistance initiale et finale plus élevée
Obtention du clinker
- 13 -
Ligne de fabrication du ciment
Clinker
Broyage du mélange
Obtention du ciment
- 14 -
(régularité). Inconvénients de la fumée de silice sont les suivants : demande en l’eau, le retrait et
la sensibilité à la cure
I.4. 5. Laitier de haut fourneau
C’est un sous produit de l’industrie métallurgique ayant des propriétés hydrauliques. Les
principaux avantages sont : la résistance chimique (eau de mer, sulfates), la résistance à 28 jours
et un parement clair (à partir d’une certaine teneur).
Inconvénients du laitier sont les suivants : la demande en eau, le temps de prise, la sensibilité à la
cure et les résistances mécaniques initiales.
m 2 m1
Masse volumique du pycnomètre : V avec e est la masse volumique de l‘eau
e
m3 m1
Masse volumique du toluène : t
V
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Masse mt de toluène remplacée par la masse m4 de liant : m t m 3 - (m 5 - m 4 )
mt m3 (m5 m4 )
Le volume de liant remplaçant le liquide est : Vl
t t
ml
La masse du liant : l
Vt
2. Mesure de la finesse
Les ciments se présentent sous forme de poudre finement divisée. Cette finesse est une
caractéristique importante : lors de gâchage, plus la surface de ciment en contact avec l’eau est
grande et plus l’hydratation est rapide et complète. La finesse d’un ciment est caractérisée par sa
surface massique. La finesse du ciment peut être déterminée par le perméabilimètre de Blaine.
La surface Blaine des ciments varie de 3100 à 6000 cm2/g.
1 p3 1
S K. t . . .
c 1 p 0,1.
mc
p 1 0,500
V . c
K : constante de l’appareil
: viscosité de l’air à T° de l’essai
c : masse volumique du ciment
mc : masse de ciment
V : volume de la cellule
- 16 -
Le but de l’essai est de déterminer
la quantité optimale d’eau de gâchage.
Les ciments sont des corps trop
complexes pour cette quantité d’eau
puisse être déterminée a priori par les
règles de la chimie. La consistance est
déterminée sur une pâte pure (ciment +
eau) avec l’appareil de Vicat. L’objectif
est de trouver le rapport E/C pour lequel
la sonde de consistance s’arrête à :
d = 6 mm ± 1 mm. La demande en eau
varie de 28% à 33% selon les ciments.
2. Détermination de la stabilité
Cet essai est réalisé par l’Appareil
Le Chatelier. La stabilité est permet
d’estimer les gonflements que
pourraient provoquer les oxydes de
calcium et de magnésium contenus
dans le ciment. La stabilité est
caractérisée par :
Stabilité = C - A (mm)
La norme impose pour tous les
ciments une stabilité 10 mm
3.
Temps de prise
On fait une mesure sur une pâte à consistance normalisée. Le temps de début de prise
correspond au temps au bout duquel l’aiguille de Vicat s’arrête à d = 4 mm ± 1 mm du fond.
On retourne le moule tronconique. Le temps de fin de prise correspond au temps au bout duquel
l’aiguille de Vicat munie de son accessoire annulaire ne s’enfonce plus que de 0,5 mm dans la
pâte.
- 17 -
I.6.3. Les essais sur mortier
Mortier normalisé c’est :
• Rapport E/C = 0,5
• Sable calibré
• Rapport S/C = 3
• Protocole de malaxage normalisé
1. Maniabilité
La maniabilité se mesure à E/C=0,5. Elle caractérise la capacité d’écoulement du mortier
sous vibration. La maniabilité des ciments varie de 3 s à plus de 25 s.
- 18 -
2. Résistance mécanique du ciment
La mesure de la résistance mécanique se fait sur 3 éprouvettes prismatiques 4×4×16 cm3
conservées sous l’eau à 20°C jusqu’à l’échéance de mesure.
3 éprouvettes
-Sable 1350 g
- ciment 450 g
- eau 225 g
Eau / ciment =0,5
1,5.F .l
Rf
b3
Résistance à la compression
- 19 -
Fc
Rc
b2
avec b = 40 mm
3. Retrait et gonflement
Mesure des variations dimensionnelles de prismes 4*4*16 en fonction du temps : L/L (µm)
• retrait : éprouvettes conservées à l’air (20°C, Hr=50%)
• gonflement : éprouvettes conservées dans l’eau (20°C)
II. GRANULATS
II.1. Définition des granulats
Matériau pierreux grenu utilisé en construction de provenance naturelle, artificielle ou provenant
du recyclage de matériaux inorganiques. Les dimensions des granulats sont comprises entre 0 et
80mm.
II.1.1. Granulats concassés
Granulat provenant du concassage des pierres et dont les grains ont leurs dimensions comprises
entre 0 et 80 mm. La nature des granulats est généralement précisée ([Link]. concassé de porphyre,
concassé de grès, concassé de calcaire, concassé de quartzite, galets concassés, laitier
concassé…).
II.1.2. Granulats roulés
Granulat ayant subi une altération naturelle mécanique et dont les pierres et les grains ont plus de
90% de surfaces arrondies et qui ont des dimensions comprises entre 0 et 80 mm. Généralement
- 20 -
les granulats roulés sont de provenance alluvionnaire et sont dénommés d’après leur fleuve
d’origine.
II.1.3. Classe granulaire
Les classes granulaires sont définies par leurs limites granulométriques déterminées à l'aide de
tamis de contrôles à mailles carrées, dont les ouvertures sont exprimées en millimètres. La
désignation des classes granulaires se fait par d/D dans lequel d et D représentent respectivement
la plus petite et la plus grande dimension du granulat. Tout intervalle d/D est appelé classe
granulaire. Les classes granulaires doivent être séparées par un quotient D/d non inférieur à 1.3.
II.1.4. Granularité
La granularité est la distribution dimensionnelle des grains, exprimée en pourcentage de masse,
passant au travers d’un nombre spécifié de tamis lors du contrôle granulométrique d'un granulat.
II.2. SABLES
Granulat pierreux produit par la désintégration naturelle des roches et dont les grains ont
généralement des dimensions inférieures à 4 mm.
2. Matières organiques
La quantité de matières organiques doit être suffisamment faible pour que la prise du ciment ne
soit en aucun cas perturbée. Les matières organiques ne doivent exister qu’en proportions
suffisamment faibles pour que l’essai colorimétrique avec une solution NaOH à 3% ne donne pas
une coloration rougeâtre à noire. En cas de doute un essai de perte au feu est à effectuer afin de
déterminer la quantité de matières organiques qui doit être inférieure à 0.1%.
3 Valeur au bleu de méthylène
Cet essai consiste à évaluer l’influence des fines d’origines argileuses contenues dans les
sables et graviers d’origine naturelles ou artificielles. La valeur au bleu doit être inférieure à 1.0
[g/kg] pour les sables utilisés dans la confection de béton.
- 21 -
La composition granulométriques d’un sable est déterminée en tamisant le sable sec
travers une série de tamis. On prend un échantillon de 1000g de sable desséché jusqu’un poids
constant le fait cribler à travers les tamis 5-2,5-1,25-0,63-0,315- 0,16-0,08 et chaque tamis les
refus sont pesés et calculer à 0,1g près.
Exercice 1 : Calculer les refus cumulés et les tamisats cumulés du sable sec de 1000g ainsi que le
module de finesse de ce sable.
Ouverture Poids (g) Pourcentage (%)
Des tamis Refus Refus Refus Tamisats
Partiels Cumulés Cumulés (%) (%)
6 0 0 0 100
5 2 2 0.2 99.8
4 3 5 0.5 99.5
3.15 2 7 0.7 99.3
2,5 6 13 1.3 98.7
1,25 56 69 6.9 93,1
0,63 527 596 59.6 40.4
0.315 385 981 98.1 1.9
0.16 17 998 99.8 0.2
0.08 2 1000 100 0
Mf =2,66 sable gros
II.3. Modules
- pour une passoire () « module » = « module algébrique arrondi »
- pour un tamis () « module » = « module algébrique arrondi » +1
Exemple
Tamis de 2mm, soit 2000m
Module = 10 log 2000 = 33, 01103, arrondi à 33
Module = 33+1=34
Passoire de 2,5mm, soit 2500m
Module = 10 log 2500 = 33, 39, arrondi à 34
Module = 34
Le module varié entre 20 et 50
(23) (26) (29) (50)
- 22 -
0,16 0,315 0,63…………………….80
Exercice 2: calculer les refus cumulés et les tamisats cumulés du sable sec de 2000g ainsi que le
module de finesse de ce sable.
Ouverture Poids (g) Pourcentage (%)
Des tamis Refus Refus Refus Tamisats
Partiels Cumulés Cumulés (%) (%)
5 0 0 0 100
2,5 100 100 5 95
1,25 250 350 17 83
0,63 500 850 43 57
0.315 600 1450 72 28
0.16 400 1850 92 8
0.08 150 2000 100 0
Mf =2,20 sable moyen
II.4. GRAVIERS
Granulat roulé ou concassé naturel, artificiel ou recyclé, dont les grains ont généralement des
dimensions comprises entre 4 et 80mm.
Module de finesse refus cumulé des A0,16+ A 0,315+ A 0,63 ………………+ A 80/100
Module de finesse du gravier varié entre 5 et 8
II.4.1. Porosité
La porosité des granulats, c'est-à-dire le volume des vides contenus dans l'unité de volume de
matière est inférieur à 5% pour les matériaux compacts.
- 23 -
L’essai consiste à mesurer la masse m d’élément inférieur à 1,6mm, produits par la fragmentation
du matériau testé et que l’on soumet aux chocs de boulet, dans le cylindre de la machine Los
Angeles en 500 rotations.
m
LA x100
M
II.4.4. Coefficient d’absorption des granulats
Certain matériaux granulaires peuvent présenter une porosité interne qui est préjudiciable, en
particulier, à la résistance au gel des bétons. En effet, l’eau incluse dans les granulats provoque
l’éclatement du béton lorsque celui-ci est soumis de manière prolongée à des basses
températures. Ab Mh Ms x100
Ms
Exercice 1: Tracer la courbe granulométrique du gravier suivant :
EAU ET OUVRABILITE
I. EAU
I.1 Rôle de l’eau dans le béton
- Réaction chimique avec le ciment
- Mouillage des granulats pour faciliter l’adhérence de pâte
- Favorise la maniabilité
I.2. Qualité
- l’eau potable convient toujours
- les tolérances acceptées de matières en suspension sont g/l
- 24 -
béton précontraint béton armé béton non armé
chlorures (g/l) < 0.5 < 1.0 < 4.5
nitrates (g/l) < 0.5
sucres, phosphates, (g/l) < 0.1
sulfates (g/l) < 2.0
NB :
Etude préalable pour déterminer la quantité optimale
II. OUVRABILITE
II.1. Définition
Un béton possède une ouvrabilité lorsqu’il remplit au mieux le moule qui lui est offert tout en
conservant son homogénéité.
II.2. Facteurs influençant l’ouvrabilité
II.2.1. Matériaux utilisés
- Dosage en éléments fins (ciment et sable)
- Le pourcentage (%) de gypse et l’ajout des cendres volantes influent sur l’ouvrabilité
- La teneur en eau des agrégats et leurs porosités
- La forme et la finesse des agrégats
Sphériques « meilleures ouvrabilités »
- 25 -
Plus fins « ouvrabilité diminue »
II.2.2. Environnement
Température, humidité relative et la vitesse du vent
T augmente ouvrabilité diminue
HR augmente ouvrabilité augmente
Vent augmente ouvrabilité diminue
II.3. Facteurs influencés par l’ouvrabilité
- Compacité
- Résistance réelle du béton dans l’ouvrage
- Enrobage et adhérence des armatures
- Cohésion du béton et ségrégation
- Parement (apparence)
- Etanchéité
NB : C’est pourquoi l’ouvrabilité doit être considérée comme une qualité importante
II.4. Ségrégation et ressuage
II.4.1. Ségrégation
Déplacement des grains les plus gros dans le sens de la pesanteur
Facteurs influençant la ségrégation
- % des gros particules (>25mm)
- Réduction de la quantité des fines (ciment et sable)
- Béton très mou et sec
Pour diminuer la ségrégation, on peut utiliser des entraîneurs d’air et la méthode de la mise en
œuvre appropriée.
II.4.2. Ressuage
Mouvement de l’eau dans la surface du béton après consolidation et avant prise.
Le ressuage engendre des fissures de retrait qui vont se former à la surface.
Pour diminuer le ressuage il faut :
- Augmenter finesse du ciment ou ajouter la pouzzolane
- Augmenter la teneur en C3 A du ciment
- Utiliser un entraîneur d’air
- Réduire la quantité d’eau
- 26 -
Béton ferme (fondation) 30 – 50 0,60
Béton plastique (poteaux et poutres) 60 – 80 0,65
Béton mou (dalles, voiles) 90 – 120 0,75 10cm
Béton très mou (faible épaisseur) >130 >0,75
H
30cm
20cm
- 27 -
- un cône d’Abrams;
- un disque horizontal transparent de 23cm de diamètre;
- une table vibrante équipée d’un vibrateur fonctionnant à la fréquence de 3000 vibrations par
minute et conférant à la table des mouvements d’une amplitude verticale de ± 0.5mm environ;
- une tige de piquage.
- 28 -
III. Fonction des adjuvants dans le béton
Chaque adjuvant est défini par une fonction principale et une seule, caractérisée par la ou les
modifications majeures qu’il apporte aux propriétés des bétons, à l’état frais ou durci
IV. Adjuvants modificateurs de la rhéologie du béton
IV. 1. Plastifiant / réducteur d’eau
Il permet à consistance égale, une réduction du dosage en eau et, à dosage en eau constant, il
permet une augmentation de l’affaissement au cône d’Abrams.
Mode d’emploi
Dosage indicatif : 0,15 à 0,4% du poids du ciment- plus de 0,4 % retarde la prise du ciment
Mode d’action
Mode d’action
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Effets sur le béton
1) Réduction du dosage en eau: ≥12 %-2) Résistance à la compression à1 jour: ≥140 %
3) Résistance à la compression à28 jour: ≥115 %- Maintient de l’ouvrabilité dans le temps
(jusqu’à 2h30- 3h00 à 20 °C)- 4) Améliore l’ouvrabilité
Domaine d’application
1) Béton ouvrage d’art -2) Bétons lourds et légers-3) Bétons de bâtiment – 4 )Béton précontraint
5) Bétons pour fondations profondes -6) Bétons soumis à des milieux agressifs-7) Bétons pour
ouvrages fortement ferraillés.
Mode d’emploi
Produit introduit dans l’eau de gâchage.
Dosage indicatif : de 1 à 3 % du poids du ciment
Domaine d’application
- 30 -
1) Bétonnage par temps froid-2) Béton à haute résistance initiale-3) Béton prêt à l’emploi
(augmentation des cadences de production sur chantier).
V.2. Accélérateurs de durcissement
Il permet d’accélérer le développement de la résistance du béton à court terme avec ou sans
modification du temps de prise.
Mode d’action
Produit introduit dans l’eau de gâchage. Dosage indicatif : de 0,8 à 2 % du poids du ciment
Effets sur le béton
- Accroissement de la vitesse de montée en résistance du béton
- Amélioration des résistances à court terme
Domaine d’application
1) tous les bétons nécessitant une résistance à court terme -2) les bétons pour décoffrages rapides
-3) les bétons précontraints
Effet secondaire
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Les résistances finales sont souvent augmentées par rapport au témoin
Effets sur le béton
Par rapport au témoin (mesures faites à 20 °C):
1) Augmentation du temps de début de prise: ≥90mn-2) Augmentation du temps de fin de prise:
≥360mn
Les retardateurs de prise servent à augmenter la durée pendant laquelle le béton peut être
transporté et mis en œuvre en place, à maintenir suffisamment longtemps la consistance
recherchée du béton frais ou à ménager la continuité des reprises de bétonnage.
Domaine d’application
1) Bétonnage par temps chaud -2) le transport sur longues distances -3) les bétons pour ouvrages
de masse- 4) le coulage du béton continu
Effets secondaires
1) Baisse de la résistance à 28 jours – 2) Augmente le retrait – 3) Retard de prise
Domaine d’application
1) les bétons de fondations- 2) les bétons de radier – 3) les bétons de réservoirs
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Il permet la formation, au moment du malaxage du béton, d’un réseau uniforme de petites bulles
d’air qui subsiste dans le béton durci.
Mode d’emploi
Produit introduit dans l’eau de gâchage.
Dosage indicatif : de 0,05 à 0,2 % du poids du ciment
Mode d’action
1) Abaissent la tension superficielle de l’eau- 2) facilitent la formation de minuscules bulles
3) stabilisent les bulles
Domaine d’application
1) Béton d’ouvrages d’art exposés aux cycles gel/dégel -2) bétons routiers
COMPOSITION DU BETON
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CONTRÔLE NON DESTRUCTIF DU BETON
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I. Contrôle au scléromètre
I.1. Objectif de l’essai
Le but de l’essai est de permettre l’obtention
rapide de la résistance du béton d’un
ouvrage, sans procéder à des prélèvements
de béton durci par carottage.
I.2. Principe de l’essai
Il s’agit de tester la dureté de surface d’un
béton durci, cette dureté étant d’autant plus
élevée que le béton est plus résistant, cela
permet d’avoir un ordre de grandeur de la
résistance atteinte par un béton à un âge
donné.
I.3. Equipement nécessaire
Un scléromètre ; l’appareil est composé
d’une masselotte qui est projetée par un
ressort sur une tige métallique en contact
avec la surface du béton. Le rebond de la
masselotte est d’autant plus important que la
surface su béton est plus dure. La hauteur du
rebond est lue sur une échelle graduée et
permet de définir un indice scléromètre Is.
I.4. Conduite de l’essai
La surface de ouvrage à tester est divisée en
zones d’au moins 400 cm2 (par exemple
25cm x 25cm) chacune. Le nombre des
masures est de 27 sur chaque zone d’essai.
La distance entre deux zones de mesure st
d’au moins 3cm. L’indice sclérométrique Is
de la zone est la médiane des 27 mesures.
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II. Contrôle aux ultrasons
II.1. Objectif de l’essai
Le but de l’essai est d’apprécier la qualité du béton d’un ouvrage, sans procéder à un prélèvement
d’éprouvette par carottage.
II.2. Principe de l’essai
Le principe de l’essai consiste à mesurer la vitesse du son à l’intérieur du béton ; cette vitesse est
d’autant plus élevée que le béton a un module d’élasticité plus important, donc a priori une
résistance plus importante
Le module d’élasticité dynamique (Ed), la masse volumique du béton (b), le coefficient de
poisson () et la vitesse du son (V) sont reliés par la relation :
(1 )(1 2 )
Ed V 2 b
1
Le module d’élasticité dynamique est supérieur de 30% à 40 % au module d’élasticité statistique.
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ESSAIS DESTRUCTIFS DU BETON
I. Résistance à la compression
- Universellement reconnu comme outil principal de contrôle de qualité de béton
- Résistance à la compression : NA 427
- Dimensions :
Cylindrique
=15 cm, H= 30cm
= 16 cm, H= 32cm
Cubique
C= 15cm/ C= 20cm
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I.2. Conduite de l’essai
Rc = P/S (MPa)
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II.2. Résistance à la traction par fendage (essai Brésilien)
Essai est réalisé sur des éprouvettes normalisées (cylindriques)
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