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2 Candidoses

Ce document décrit les candidoses, une infection fongique causée par le genre Candida. Il présente les agents pathogènes, les facteurs de risque, les symptômes cliniques et le diagnostic biologique. Le traitement des candidoses est également abordé.

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2 Candidoses

Ce document décrit les candidoses, une infection fongique causée par le genre Candida. Il présente les agents pathogènes, les facteurs de risque, les symptômes cliniques et le diagnostic biologique. Le traitement des candidoses est également abordé.

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CANDIDOSES

Dr Doudou SOW
PLAN
1. INTRODUCTION
2. AGENTS PATHOGENES
3. SOURCE DE CONTAMINATION
4. FACTEURS FAVORISANTS
5. CLINIQUE
6. DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
7. TRAITEMENT

2
1. Introduction
§  Mycoses cosmopolites dues à des
champignons levuriformes du genre Candida

§  > 196 espèces individualisées avec petit


nombre retrouvé chez l’homme et C. albicans
la plus fréquente
1. Introduction (suite)
§  Sur le plan cutanéo-muqueux : candidoses
superficielles , fréquentes et bénignes

§  Sur le plan viscéral : candidoses profondes,


septicémiques, plus rares mais graves

§  Augmentation ces 20 dernières années de


candidémies et candidoses disséminées

§  Pathologie habituellement nosocomiale et iatrogène


1. Introduction (suite)
La terminologie suivante devrait être utilisée :
•  Mycose septicémique, lorsqu'une ou plusieurs
hémocultures sont positives
•  Mycose viscérale profonde, lorsqu'un viscère ou un
organe profond est atteint
•  Mycose disséminée, lorsqu'au moins deux organes
profonds sont atteints
2. Agents pathogènes
2.1 Classification
§  Phylum : Ascomycotina

§  Classe : Ascomycetes

§  Ordre: Saccharomycetales

§  Famille: Saccharomycetaceae

§  Genre: Candida


Espèces
§  Candida albicans
§  C.dubliniensis :Sulivan et all 1995)
§  C. africana
§  C.glabrata
§  C.tropicalis
§  C.parapsilosis
§  C.krusei
§  C.kefyr
§  C.lusitaniae
2.2 Morphologie :

Ø  Lésions : levures, pseudo mycélium,


mycélium vrai

Ø  Cultures :

•  Macroscopie: sur milieux solides :


ü colonies blanches, humides, luisantes,
ü  aspect crémeux, à surface bombée
ü  poussant des filaments dans la
profondeur du substrat.
CULTURE DE CANDIDA
2.2 Morphologie (Suite)
•  Microscopie :
•  éléments unicellulaires, non encapsulés
•  forme variable : globuleuse, ovoïde,allongée
•  Bourgeonnement uni ou multipolaire par
blastospores ou production d’un véritable ou
pseudo-mycélium.
•  Pseudofilaments ramifiés portant bouquets de
blastospores

•  Filaments vrais (sérum) : séparés par cloisons


perforées.

•  Chlamydospores terminales ou latérales, 8-12 µm,


paroi épaisse ( PCB, RAT)
LEVURES
PSEUDO-FILAMENTS

Filament

Blastospores
CHLAMYDOSPORE
2.3 Caractères biologiques
§  Candida: souvent saprophytes fruits, milieux sucrés
divers, produits de laiterie.

§  Retrouvés surface peau et muqueuses, cavités


naturelles (bouche, vagin), tractus digestif, bronches.

§  C. albicans, toujours associé état pathologique sur


peau
2.4 Caractères physiopathologiques
Ø  Pouvoir pathogène :
•  C. albicans : mort du lapin par IV (100%
des souches)

•  Levures, éléments infectants.

•  F i l a m e n t s , é l é m e n t s p a t h o g è n e s
essentiels, capables dissocier cellules hôte
et de pénétrer au sein tissus.

•  C. albicans pathogène peau car filaments


capables digérer kératine.
3. Sources de contamination
§  Exogènes :
ü fruits,
ü sols ( bains publics, salles de bain, piscines),
ü objets souillés urines, selles sujets infectés
ü matériel médico-chirurgical ( cathéters,
dialyse , etc..)

§  Endogènes : muqueuses (digestive, vaginale)


4. Facteurs favorisants
Ø  Locaux :

ü Humidité : macération épidermique, hyperhidrose


naturelle, etc..

ü Traumatismes : lentilles contact, prothèses dentaires,


etc..

ü Agents chimiques : acidité, action irritative


médicaments topiques

ü  Lésions préexistantes : brûlures, inflammations


diverses peau, ulcères
4. Facteurs favorisants (suite)
Ø  Généraux :
ü  Génétique

ü  Physiologique : grossesse


(↑glycogène=>colonisation vaginale par C.
albicans), jeune âge et vieillesse.

ü  Facteurs thérapeutiques : Immunosupresseurs,


radiothérapie, corticothérapie, antibiotiques

ü  Pathologique : désordres hormonaux, prématurité,


troubles nutritionnels (dénutrition, diabète),
hémopathies, cancers, carences immunologiques,
5. Clinique
5.1 Candidoses superficielles

Ø Cutanées

ü Intertrigo des plis : érythème suintant


souvent bilatéral, avec en général un enduit
crémeux au fond du pli.

ü  Intertrigo-digito-palmaire et ou digito


plantaire
INTERTRIGO PETIT PLI
INTERTRIGO GRAND PLI
5.1 Candidoses superficielles (suite)

ü  Intertrigo des espaces interorteils (pied


d’athlète) : 1er et 2e espace avec un
caractère inflammatoire

ü  Onyxis et périonyxis : début atteinte par


périonyxis se présentant comme bourrelet
inflammatoire périunguéal.
PIED D’ATHLETE
ONYXIS ET PERIONYXIS
5.1 Candidoses superficielles (suite)
Ø  Cutanéo-muqueuses:

ü  Bucco-pharyngées, fréquentes chez petit


enfant, vieillard et VIH :

- Muguet : enduit crémeux, blanchâtre :


langue, face interne joues, voile
palais, pharynx. Accompagné sensation cuisson,
dysphagie.

- Perlèche (Chéilite angulaire): intertrigo


commissure labiale
MUGUET
CHEILITE
PERLECHE
5.1 Candidoses superficielles (suite)

ü Candidoses génito-urinaires et anales :


•  Vulvo-vaginites : leucorrhées abondantes,
grumeleuses, blanchâtres avec prurit vulvaire
souvent intense

•  Balanoposthite : sillon balano-préputial

•  Manifestations périanales : sensation cuisson ou


brûlure anale après selles
VULVO-VAGINITE
BALANO-POSTHITE
5.2 Candidoses profondes
Ø  Viscérales non septicémiques , secondaires
candidose cutanée ou muqueuse :
•  Digestives : oesophagienne ( Sida) , gastrique,
intestinale

•  Respiratoires : laryngites, bronchites, broncho-


pneumonies

•  Urinaires : urétrites, cystites, atteintes du haut


appareil urinaire
5.2 Candidoses profondes (suite)
Ø  Septicémiques :
Ø Origine endogène (digestive) : C. albicans
Ø ou exogène (autres espèces Candida)

Ø  Manifestations allergiques :


Ø cutanées, respiratoires, digestives, urinaires,
articulaires.
6. Diagnostic biologique
6.1 Diagnostic mycologique

Ø Prélèvements selon localisations :

§  Prélever en dehors de tout traitement


§  Le matériel utilisé doit être obligatoirement stérile
§  Le prélèvement doit intéresser des produits
pathologiques parasités par des champignons
vivants
§  Ecouvillonnage ou raclage lésions externes,
sondage vésical, ponctions, selles, pièces biopsie
(1fixée Bouin ou formol,1culture dans eau
physiologique stérile).

§  Prélèvement ongles :


-  Découper et jeter le bord libre (lame de
ciseaux)
-  Raclage sous-unguéal (curette, lame de
ciseaux)
Ø  Examen direct :
Après liquide de montage (eau physiologique, lugol 2%,
lactophénol, potasse 30%) ou coloration Gram, Giemsa
(frottis, apposition) :

§  Éléments unicellulaires, ronds, ovoîdes à 1 ou


plusieurs bourgeonnements polaires ou latéraux
avec des vacuoles ou inclusions cytoplasmiques

§  Pseudo-filaments
LEVURES
Ø  Culture :

v Isolement de l’espèce

§  Milieux isolement :

- Sabouraud : glucose+ peptone+ gélose


- Sabouraud+ 0.5‰ Chloramphénicol
Gentamycine
- S+C+ 0.5‰ Actidione®= Cycloheximide
§  Ensemencement milieux en boîtes ou en tubes
- Boites: meilleur isolement, contamination
plus facile
- Tubes : meilleure conservation, moins
contamination

§  Incubation : étuve


- 25-30°C : Tous prélèvements
- 37°C : LCR, sang
§  Lecture :
- après 24-48h (retard de croissance si traitement)
- colonies crémeuses, lisses , blanchâtres
- quantifier nombre :

- + = < 10 colonies
- ++ = 10-50 colonies
- +++ = > 50 colonies bien séparées
- ++++ = > 50 colonies en nappe
CULTURE CANDIDA
v Identification :

§  critères : morphologiques (genre) et physiologiques


(espèce).

§  Genre :
- Macroscopie : colonie lisse, blanche
- Recherche pseudofilamentation : PCB-RAT : bien
développée
§  C.albicans :

-Test de blastèse: filamentation en sérum


- Lecture après 3-4 h incubation 37°C
- Positif dans 86% (C. dubliniensis,
C. africana)
- Pseudo-filament : C. tropicalis

- Formation de chlamydospores : PCB-RAT


- Positive : C. dubliniensis
TEST DE BLASTESE
TEST DE BLASTESE : TUBE
GERMINATIF
PSEUDOFILAMENT
CHLAMYDOSPORULATION

Incubation : 27°C
Lecture 24- 48H
CHLAMYDOSPORES
v  Identification : (suite)

§  Agglutination sur particules de latex

§  Milieux Spéciaux : Détection sélective de C. albicans


possible à l’aide de milieux d’isolement contenant
substrats chromogéniques d’une enzyme spécifique
de cette espèce
AGGLUTINATION : BICHROLATEX
albicans FUMOUZE® (5mn)

Positif = C. albicans Négatif = non albicans


CHROMAGAR CANDIDA®
v Identification (suite)

§  Autres espèces : caractères physiologiques

•  Auxanographie : assimilation des sucres


- milieu YNB (yeast-nitrogen-base)
- incubation 27°C 24- 48 h
- croissance autour disque = +

•  Zymographie : fermentation sucres


- milieu gélosé
- incubation 37°C 24- 48 h
- virage milieu+ CO2 = +
v  Identification (suite)

§  Autres espèces :

•  Réduction sels de tétrazolium


- différencie C. albicans et C. tropicalis
•  Assimilation du nitrate de potassium : milieu
yeast carbon base (YCB)
•  Résistance à actidione
v  Identification (suite)

§  Galeries
•  Api 20 C Aux ( BioMérieux) : 43 levures
référencées (assimilation 19 sucres)
•  ID 32 C (BioMérieux) : 63 levures (29 sucres)
•  Auxacolor (Sanofi Diagnostic Pasteur) : réaction
colorée, 25 levures (13 sucres)
•  Fungichrom ( International Mycoplasma) :
hydrolyse substrats chromogènes + tests
assimilation sucres
•  Tests enzymatiques: Fongiscreen 4H (Sanofi) : 4
levures les plus pathogènes en 4h, recherche 5
enzymes,
ID 32 C ® BioMérieux : 32 cupules (63
levures)
API 20C AUX ® BioMérieux : 19 cupules (43
levures)
AUXACOLOR 2 ® (BIO-RAD) :
16 CUPULES (13 SUCRES): 25 LEVURES
v  Interprétation

Ø  Interprétation résultats examen direct : tenir compte


de :
§  Espèce de Candida : C. albicans plus pathogène
§  Origine du prélèvement :
- liquide recueilli aseptiquement
- foyer inflammatoire clos
- candidémie sans désordres graves : contamination
d’origine externe
- présence levures+filaments dans exsudats
surfaces des muqueuses : contamination
- présence C. albicans sur peau, ongles : pathogène
v Interprétation (suite)

§  Nombre :
•  urines milieu miction :
– > 10 000 levures/ml = pathogène,
– < 1 500 levures/ml = non pathogène
6.2 Diagnostic sérologique
§  Intérêt pour candidoses profondes

§  Résultats recherche AC relativement décevants :

- manque spécificité réactions : saprophytisme


Candida
- manque sensibilité chez immunodéprimé

§  Recherche antigènes circulants manque encore


spécificité et sensibilité
7. TRAITEMENT
v  Polyènes :
§  Nystatine
§  Amphotéricine B
v  5 Fluocytosine ( Ancotil®)
v Echinocandines
§  Caspofungine
§  Micafungine
§  Anidulafungine
§  Aminocandine
7. TRAITEMENT
v  Dérivés azolés:
§  Fluconazole
§  Itraconazole
§  Ketoconazole
§  Econazole
§  Isoconazole
§  Miconazole
§  Sulconazole
§  Voriconazole
§  Posoconazole

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