Epuration Simple
Epuration Simple
Inter-Environnement Wallonie
[Link]
6, bd du Nord | 5000 Namur
Dossier IEW
Décembre 2007
Rédaction
Marie Cors
Coordination
Sophie Bronchart
Relecture
Anne De Vlaminck
Frédéric Soete
Illustrations
Jean-François Vallée
Graphisme et mise en page
Mé[Link]
Editeur responsable
Jean-Yves Saliez
Photo de couverture:
© Ecologie au quotidien asbl
Avec le soutien de:
La Communauté française
O Contenu
0. Préambule 7
Inter-Environnement Wallonie et les techniques extensives d’épuration 7
1. Epurer les eaux usées domestiques : pourquoi et comment ? 8
Crasse et savon : les eaux usées domestiques 8
Pollutions induites 8
L’équivalent-habitant 8
Caractéristiques des eaux usées brutes 9
Autoépuration ou asphyxie ? 9
Eutrophisation et dystrophisation 10
Les processus naturels nous inspirent 10
Intensif et extensif 10
Et quand on compare ? 11
Elément majeur de la démarche : les résultats 12
La facilité d’entretien et les coûts d’exploitation 12
Les consommations électriques 13
L’intégration paysagère 13
Les coûts d’investissement 13
2. Le contexte légal en Région wallonne 14
Autonome ou collectif : les régimes d’assainissement 14
Autonome groupé 15
Des priorités pour l’assainissement autonome 15
Et des obligations 16
Quels financements ? 16
Une place pour les initiatives en zone autonome 16
Montants des primes octroyées 17
3. Différentes techniques, différents dispositifs :
l’arsenal de l’épuration extensive 18
Les points communs 18
La palette technique des options 18
1. Filtre à sable à écoulement vertical (inflitration-percolation) 19
Caractéristiques techniques 19
Performances 20
Avantages et inconvénients 20
2. Filtre planté à écoulement vertical 20
Caractéristiques techniques 20
Performances 21
Avantages et inconvénients 21
3. Filtre planté à écoulement horizontal 21
Caractéristiques techniques 21
Performances 22
Avantages et inconvénients 22
4. Lagune d’eau libre 22
Caractéristiques techniques 22
Performances 22
Avantages et inconvénients 23
5. Lagune plantée (dite « à macrophytes ») 23
Caractéristiques techniques 23
Performances 23
Avantages et inconvénients 24
Rôle des végétaux 24
Taillis de saules à très courte rotation 25
Côté prévention : la filière sèche ! 25
4. Les filières en Région wallonne 27
Systèmes conformes d’assainissement autonome 27
Agrément des systèmes pour l’assainissement autonome 27
Quelques concepteurs et leurs réalisations 28
1. L’Intercommunale Namuroise de Services Publics, INASEP 28
Caractéristiques des filières mises en oeuvre 28
Réalisations 28
2. Ecologie au quotidien asbl 29
Caractéristiques des filières mises en oeuvre 29
Réalisations 29
3. EPUVALEAU asbl 29
Caractéristiques des filières mises en oeuvre 30
Réalisations 30
4. Eloy et fils SA 31
Caractéristiques des filières mises en oeuvre 31
Réalisations 31
5. Glossaire 32
6. Pour aller plus loin 33
Bibliographie 33
0. Préambule
Pollutions induites
Les eaux usées domestiques sont essentiellement responsables de pollutions organiques.
Lorsque des eaux usées sont rejetées dans un écosystème naturel, une rivière par exemple, les
matières qu’elles charrient sont soumises à toute une série de processus. L’effluent est dilué, les
particules solides en suspension décantent. Le contact avec les sédiments provoque l’adsorp-
tion de certains composés ; d’autres sont oxydés dans la colonne d’eau. Les germes pathogènes
sont exposés à la prédation. Les microorganismes, algues, plantes et invertébrés participent à la
consommation des nutriments et de la matière organique. La décomposition de la matière orga-
nique implique une consommation de l’oxygène dans le milieu dans lequel les eaux sont rejetées.
Les conséquences d’une pollution organique sont donc une diminution des teneurs en oxygène
dissous et une mortalité des organismes sensibles à ce paramètre. C’est pourquoi on mesure la
pollution organique par la demande biochimique ou chimique en oxygène (DBO et DCO).
L’équivalent-habitant
Autoépuration ou asphyxie ?
Le milieu naturel répond aux modifications dues aux rejets d’eaux usées : selon les cas, on assiste
à l’auto-épuration des rivières ou à leur complète asphyxie.
En matière de rejets d’eaux usées, l’insouciance a longtemps prévalu. Peu de questions se po-
saient quant au devenir de nos effluents domestiques, puisque les rivières se chargeaient de les
emporter. La dilution et l’auto-épuration ont vite montré leurs limites, face à la densification
de l’habitat notamment. En leur conférant la fonction d’évacuer nos eaux sales, on a peu à
peu oublié que les rivières sont des milieux vivants, et que tout déséquilibre risque d’en altérer
profondément les qualités. On a tout simplement oublié les rivières : elles ont été voûtées, dans
les cas extrêmes, et ont été considérées comme de simples voies d’écoulement. Le niveau de
pollution y est parfois tel que, non seulement le seuil de capacité d’auto-épuration est largement
dépassé, mais que plus aucune communauté d’organismes ne peut y survivre.
Ruisseau ou égout ? Triste réalité de l’asphyxie des ruisseaux
subissant les rejets domestiques non traités.
Intensif et extensif
On distingue couramment les techniques dites intensives des techniques dites extensives.
Du côté des techniques extensives, on reconstitue des écosystèmes artificiels simplifiés. Il s’agit
de faire intervenir l’ensemble des processus de dégradation présents naturellement dans un éco-
système. Avec les techniques extensives, on reproduit le principe de l’auto-épuration, mais dans
des écosystèmes artificiels optimisés, de façon à protéger l’écosystème naturel. L’appellation
« extensive » provient du fait que ces techniques nécessitent de grandes surfaces pour être pra-
tiquées. Les charges appliquées par unité de surface sont par conséquent très faibles. La surface
minimale requise est de 3 à 5 m2/EH. L’extensif offre des techniques d’épuration qui sont des
solutions tout à fait adaptées aux collectivités rurales (moins de 2000 EH) et aux zones d’habitat
dispersé.
Et quand on compare ?
Comparons, non pas les techniques intensives et extensives en elles-mêmes, mais les éléments
déterminants pour assurer, à moyen ou long terme, un fonctionnement optimal durable. Nous
aborderons tout à tour :
- le point de vue des performances
- la facilité d’entretien et les coûts d’exploitation
- les consommations électriques
- l’intégration paysagère
- les coûts d’investissement
Les techniques doivent avant tout répondre à l’objectif fixé : respecter les normes de rejet impo-
sées. Les valeurs à respecter dans les eaux sortant d’un système d’épuration autonome sont, en
moyenne sur 24h, de :
DBO5 30 mg O2 /l
DCO 125 mg O2 /l
MES 40 mg/l
Les maxima autorisés sont respectivement de 50 mg O2 /l, 190 mg O2 /l et 60 mg/l.
Des enquêtes de terrain ont été menées par la Division de l’eau du ministère de la Région wal-
lonne en 2000 et 2005. L’objectif de ces campagnes était de vérifier la conformité des rejets de
systèmes d’épuration autonome. De nombreux dysfonctionnements ont été observés, que ce
soit dans des installations agréées ou dans des installations conformes. Les normes de rejet
n’étaient respectées que dans 53 et 24 % des cas respectivement. Le défaut d’entretien a été mis
en cause dans plus de 20 % des cas. Mais l’extensif sort du lot ! L’analyse du rendement des systè-
mes par principe opératoire montre que l’extensif est la seule technique qui respecte les normes
de rejet dans tous les cas analysés. Toutefois, les performances d’abattement des concentrations
en azote et en phosphore (épuration tertiaire) sont parfois critiques dans de tels systèmes. Les
atouts et faiblesses de différentes filières seront présentés plus loin.
Les bons résultats des systèmes extensifs individuels sont en partie à relier à une différence
majeure entre les systèmes intensifs et extensifs : la facilité d’entretien. En effet, le bon fonc-
tionnement des systèmes extensifs ne requiert aucune opération complexe d’entretien. Aucune
main d’œuvre spécialisée n’est nécessaire, ce qui induit des coûts inférieurs aux coûts de gestion
des filières intensives. Dans le cas des techniques intensives, l’entretien du matériel électromé-
canique et la vidange des boues sont contraignants et doivent être effectués par du personnel
qualifié. Pour des petites collectivités (400 EH), ces différences se chiffrent à des coûts d’exploi-
tation 2 fois plus élevé pour les stations à boues activées par rapports aux filières extensives. Ces
dernières ont un coût estimé à 9 € par habitant et par an.
La prise en charge individuelle d’un système extensif est aisée et responsabilise le propriétaire,
tant par les aspects visuels de contrôle, que par la proximité. La plupart des usagers dont les eaux
usées disparaissent dès l’instant où elles sont passées au delà du « trou » de l’évier, ignorent quel
est leur trajet, et si elles rejoignent une station d’épuration, ou la rivière… Le geste est : se débar-
rasser d’un produit en le versant dans le « néant ». Toxique ou pas, l’impact du produit n’est pas
perceptible. Dans le cas d’une gestion, soit autonome, soit en petite collectivité, dans des filtres
plantés ou des lagunes, chacun identifie plus clairement le lien entre le geste posé à la maison et
la conséquence potentielle sur le fonctionnement de l’écosystème artificiel, avant d’atteindre le
milieu naturel. A la différence des stations intensives classiques, l’extensif offre une possibilité
de contrôle visuel.
Les consommations électriques sont généralement nulles dans les filières extensives. Ceci les
différentie fortement des filières à boues activées ou disques biologiques par exemple, dont le
bon fonctionnement est dépendant de l’aération mécanique. Les consommations électriques
représentent une part importante des coûts d’exploitation, ce qui amène certains particuliers à
couper l’alimentation électrique des aérateurs… avec les conséquences désastreuses sur le plan
des performances épuratoires !
Notons également que la question du bruit des équipe-
ments (pompes et aérateurs) est parfois avancée comme
une gène pour les riverains de stations.
Le compteur tourne ! Les consommations électriques peuvent représenter
une part importante des coûts d’exploitation des filières à boues activées.
L’intégration paysagère
Le fonctionnement optimal d’un système extensif dépendra notamment de la précision avec la-
quelle l’hydraulique du dispositif a été étudiée. En effet, un risque majeur de dysfonctionnement
est la création de court-circuits hydrauliques. L’extensif requiert de ce fait un important travail
de conception. Chaque cas concret doit faire l’objet d’une étude de site : topographie précise,
dénivelé existant, points d’arrivée des eaux usées et possibilités de rejets vers des eaux de sur-
face ou d’infiltration, surface disponible, contraintes de proximité de l’habitat, etc. Cette étude,
unique, se prolongera par la réalisation minutieuse des ouvrages. Le caractère rustique souvent
associé aux systèmes extensifs ne signifie pas que leur réalisation soit grossière ! Le travail de
conception propre à l’installation de systèmes extensifs performants est une étape indispensa-
ble et coûteuse. L’investissement n’est donc pas un poste sur lequel une économie sera réalisée.
Extrait du plan d’assainissement par sous-bassin hydrographique (PASH) de la région namuroise (SPGE, 2007).
Autonome groupé
La commune, ou une ou plusieurs personnes privées ou publiques, peuvent mettre en œuvre un
système traitant les eaux usées d’un regroupement de maisons. On parle dans ce cas d’assainis-
sement autonome groupé.
Quels financements ?
La Société Publique de Gestion de l’Eau (SPGE) est l’or-
ganisme chargé de l’exécution du plan de gestion de
l’assainissement public des eaux usées. Cette mission
concerne la planification et le financement des stations
d’épuration des zones situées en régime d’assainissement collectif.
L’assainissement autonome dispose d’un mécanisme de soutien à l’investissement par les parti-
culiers et par les communes. Des primes couvrant de 70 à 90 % des frais d’installations de systè-
mes d’épuration sont octroyées aux communes et aux particuliers. Un mécanisme d’exemption
de la taxe du coût-vérité à l’assainissement (CVA) est prévu, sur base de la production d’une
attestation de contrôle.
Il existe différents procédés extensifs d’épuration qui ont en commun une série de principes de
fonctionnement et qui combinent différents éléments techniques.
- bassins étanches
- écoulement gravitaire unidirectionnel
- consommation énergétique nulle ou faible
- rusticité – robustesse – facilité d’entretien (pas d’opérations techniques complexes)
- conception unique site par site, visant une intégration optimale
Caractéristiques techniques
- très bons résultats : DBO5 < 25 mgO2/l , DCO < 90 mgO2/l et MES < 30 mg/l
- abattement en azote de 40 % (nitrification quasi complète ; dénitrification limitée)
- phosphore : 60–70 % d’abattement les premières années puis relargage (après 8-10 ans)
Avantages et inconvénients
- risques de colmatage
- relargage du phosphore après 8 à 10 ans de fonctionnement
Caractéristiques techniques
- 2 à 3 m2/EH en deux étages (en série) : 1,5 m2/EH suivi de 0,8 m2/EH
- 3 compartiments dans le premier étage (phases de repos 2/3 du temps)
- 2 compartiments dans le second étage (phases de repos 1/2 du temps)
- 80 cm d’épaisseur totale pour le premier étage
- 40 cm de gravier de calibre 2-8 mm
- couches inférieures drainantes (granulométrie 10-20 et 20-40 mm) recueillant l’effluent
dans des drains rigides
- alimentation par bâchées, en alternance sur les différents compartiments
- effluent brut (non décanté) avec alimentation aérienne pour éviter le colmatage aux points d’entrée
- répartition de l’effluent via plusieurs points d’alimentation et une vitesse d’alimentation
supérieure à la vitesse d’infiltration ()
- 4 plants de roseau (Phragmites australis) par m2 (ou Typha sp. ou Scirpus sp.)
Avantages et inconvénients
Caractéristiques techniques
- 5 m2/EH
- un seul massif uniforme : 60 cm d’épaisseur, gravier de calibre 2-8 mm
- zones d’entrée et de sortie : gabions (galets et graviers > 10 mm)
- alimentation en continu : l’ensemble du massif est sous eau
- niveau d’eau maintenu à 5 cm sous la surface
- 4 plants de roseau (Phragmites australis) par m2 (ou Typha sp., Scirpus lacustris, Iris pseudoaco-
rus).
Avantages et inconvénients
- temps de séjour plus long que dans les filtres à écoulement verticaux
- pas de risque d’insectes
Caractéristiques techniques
- 12 à 15 m2/EH généralement répartis sur 3 lagunes en série, dont la première a une surface
approchant 6 m2
- taille des bassins : rapport longueur / largeur ≤ 3 pour la première lagune
- cône de sédimentation à l’entrée de la première lagune
- hauteur d’eau : 1 m (éviter que des végétaux ne poussent, assurer une bonne oxygénation)
- conception des liaisons entre les bassins : éviter le passage des hydrocarbures et des lentilles
d’eau (siphons)
- by-pass des bassins pour permettre les opérations d’entretien et de vidange
Performances
Avantages et inconvénients
- risque d’odeurs et d’insectes : veiller à rester à distance par rapport aux habitations
- bonne adaptation aux fortes variations de charge hydraulique
- temps de séjour long (70 jours), assurant une très bonne élimination des pathogènes
- nécessité de curer les bassins dès que 30% du volume du bassin est comblé par des boues
(tous les 5 à 10 ans pour le premier bassin ; 20 ans pour les autres)
- curage plus fréquent du cône de sédimentation (par pompage liquide)
- bonne intégration paysagère mais surfaces importantes
- contraintes de localisation : pas d’arbres à proximité des berges ; écoulement gravitaire vers
le milieu récepteur
Caractéristiques techniques
Performances
- la présence des végétaux n’a pas montré d’amélioration des performances par rapport aux
lagunes d’eau libre
- les obligations de fauchage des végétaux compliquent la gestion (surtout pour les lagunes de
grandes dimensions (conditions d’accès à toutes les parties de la lagune) sans que les perfor-
mances n’en soient améliorées
Le système racinaire des végétaux plantés joue un rôle important. N’oublions pas les atouts pour l’intégration paysagère et la
création d’habitats refuges pour la faune.
La valorisation de la biomasse produite est un débouché intéressant. La plupart du temps, les vé-
gétaux fauchés dans les stations d’épuration extensives sont compostés. L’intérêt croissant pour
la valeur énergétique du bois, allié à la robustesse et la rapidité de croissance des saules (Salix
sp.) voit se développer des systèmes de taillis de saules. Taillés tous les ans ou tous les 2 ans, ces
taillis sont dits à très courte rotation. Un hectare de taillis produit de 20 à 25 tonnes de bois par
an, valorisable pour la chaufferie, le compost, et les litières pour chevaux ou poules.
Exemple d’un taillis de saules à très courte rotation (Saint-Vincent). Les saules viennent d’être taillés et rejettent. A l’arrière
plan, on distingue une ligne de saules d’un an (© Contrat de rivière Semois-Semoy).
La Région wallonne doit répondre dans les années à venir, au défi que représente l’amélioration
globale de la qualité de ses cours d’eau. La directive cadre sur l’eau donne le ton : tendre vers un
bon état écologique de toutes les masses d’eau et respecter un principe de non dégradation.
Epurer les rejets d’eaux usées domestiques fait partie du vaste programme d’actions qui va con-
tribuer au respect des objectifs européens. Mais, comme l’a montré l’enquête menée par l’admi-
nistration sur les systèmes d’épuration autonome, il ne suffit pas d’installer un système, fût-il
agréé, pour que les normes de rejet soient respectées ! Les nombreux dysfonctionnements obser-
vés plaident en faveur de systèmes simples et peu coûteux à l’entretien. Les systèmes extensifs
répondent à ces critères. Pour s’en convaincre, il suffit de constater que parmi les unités d’épura-
tion analysées, seuls les systèmes extensifs ont montré des résultats 100% conformes.
Ces résultats de terrain soulignent l’importance des filières extensives pour contribuer à l’ob-
jectif global de qualité. Elles doivent être soutenues et développées, non pas sans discernement
pour toutes les applications, mais partout où leurs atouts apportent une solution adaptée.
En Région wallonne, des systèmes extensifs fonctionnement déjà depuis deux bonnes dizaines
d’années. Les filières existantes sont fonction de ceux qui les conçoivent et les mettent en œuvre,
à savoir :
Réalisations
- Les stations d’épuration de Coutisse, Doische, Franchimont, Franc-Waret,…
- Utilisation de lagunes de finition (après un traitement quel qu’il soit) : à Sart-Bernard, Hin-
geon, Olloy,…
Réalisations
- 650 projets étudiés à travers la Wallonie. 300 unités d’épuration en fonctionnement d’une
capacité comprise entre 5 et 100EH.
- Visites guidées d’une unité d’épuration une fois par mois (samedi avant midi) à Havrenne
(Rochefort).
Réalisations
- En 2006, chez des particuliers (parfois en autoconstruction) : Vierset, Ville-Pommeroel, Hou-
deng-Gougnies, Lesves, Biesme,... (15 installations existantes).
- Réalisations de plus grande taille :
- Sainte-Ode : Energite, gîte rural de 0-40 personnes. En service depuis 2004.
- Nassogne : Restaurant et gîte « le Château du bois » (40 personnes).
- Collaborations avec les intercommunales INASEP ou AIVE pour les stations de Moustier
(4000 m2), Maillen (650 EH), Vresse (300 EH: en construction), Xaimont (Léglise, 44 EH, en
fonctionnement).
ELOY et fils SA
Zoning de Damré, 4140 Sprimont. Tél. +32 (0) 4 382 34 44
E-Mail : info@[Link]
Réalisations
- Modave (château, Vivaqua) : épuration des eaux du CRIE, des salles de réception. En fonction
depuis 2004.
- Anseremme : Hôtel Mercure (200 EH)
- Rochehaut : Camping La Vallée (300 EH)
- Maîtres d’oeuvre du chantier de la station de Xaimont (EPUVALEAU, collaboration de la
commune de Léglise et de l’intercommunale AIVE).
Abattement : on parle d’abattement des concentrations lorsqu’on compare leurs valeurs avant
et après une étape de traitement de type filtration.
Adsorption : phénomène de surface par lequel des molécules de gaz ou de liquides se fixent sur
les surfaces solides.
Bâchée (alimentation par bâchée) : alimentation discontinue des bassins en effluent, par lâcher
d’un certain volume d’effluent selon une répartition horaire fixe.
Chenaux racinaires : voies de circulation d’eau et d’atmosphère dans le sol, créés à la faveur de
la présence des racines.
Dénitrification : respiration dissimilatrice des nitrates par des bactéries anaérobies facultati-
ves. NO3- est l’accepteur d’électrons d’une réaction conduisant à la production des composés
gazeux NO, N2O et N2.
Effluent : terme générique désignant tout rejet d’eau chargée d’une certaine pollution.
Faucardage : opération de fauche et d’enlèvement des végétaux qui bordent les rivières et les
plans d’eau
Fosse septique : Fosse toutes eaux, recueillant les eaux brutes de toilettes autant que de cuisine
et salle de bain (mais pas les eaux pluviales !). Elle assure deux fonctions : une séparation
solide liquide et une liquéfaction et digestion des boues par fermentation anaérobie.
Germes fécaux / Germes pathogènes : microorganismes présents dans les excréments / qui
causent une maladie.
Nitrification : processus par lequel l’ammonium est oxydé en nitrite (nitritation) puis en ni-
trate (nitratation).
Phytoplancton : algues microscopiques présentes dans les eaux et capables de réaliser la photo-
synthèse.
L’infiltration des eaux usées épurées. Guide pratique. Grela R., Xanthoulis D., Marcoen JM.,
Lemineur M., Wauthelet M., 2004. SAIWE, système d’assistance et d’information wallon pour
l’épuration autonome. Projet Région Wallonne 01/50592.
Ma commune gère la protection de la biodiversité. Propositions d’actions pour ma commune :
Créer des mares d’épuration pour favoriser les habitats de nombreuses espèces.
[Link]
Projet « Une TLB à pris d’amis » : kits toilette sèche. Volonté d’élargir la sensibilisation du grand
public à l’utilisation de la Toilette à Litière Biomaîtrisée. Les Amis de la Terre - 081/ 40 14 78 -
[Link]
Bibliographie
Boutin C., Duchène P. et Liénard A., 1998. Filières d’épuration adaptées aux petites collectivités.
Document technique FNDAE 22. [Link]
Commission européenne, 2001. Procédés extensifs d’épuration des eaux usées adaptés aux petites et
moyennes collectivités (500-5000 EH). Guide. Office des publication officielles des Communautés
européennes. Luxembourg.
Ledein E., 2005. Les systèmes extensifs d’épuration adaptés aux petites collectivités (<500 EH) : re-
tour d’expérience dans les pays tempérés, bilan socio-économique et environnemental. ENGREF Centre
de Montpellier - Office International de l’eau.
Molle P., Liénard A., Boutin C., Merlin G et Iwema A., 2004. Comment traiter des eaux résiduaires
brutes par filtres plantés de roseaux : analyse de la filière française. IWA International Conference,
26 sept-1er octobre 2004, Avignon.
Pronost J., Pronost R., Deplat L., Malrieu J. et Berland JM., 2002. Stations d’épuration : disposi-
tions constructives pour améliorer leur fonctionnement et faciliter leur exploitation. Document tech-
nique FNDAE 22bis. [Link]
Racault Y. et Boutin C., 2004. Le lagunage naturel en France : état de l’art et tendances récentes. IWA
International Conference, 26 sept-1er octobre 2004, Avignon.
Vasel JL., 2007. Evolution de l’assainissement individuel : perspectives et questions en suspens. Collo-
que L’épuration des eaux au troisème millénaire : leurres ou réalités. Cebedeau, 23 mai 2007 Liège.
[Link]
6, bd du Nord | 5000 Namur