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Nuit

Ce document décrit les différentes divisions de la nuit et du jour chez les Hébreux et les Romains dans l'Antiquité. Il explique comment la nuit était divisée en veilles et comment le jour commençait au coucher du soleil pour les Hébreux. Le document contient également des explications sur les sens figurés du mot 'nuit' dans la Bible.

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Nuit

Ce document décrit les différentes divisions de la nuit et du jour chez les Hébreux et les Romains dans l'Antiquité. Il explique comment la nuit était divisée en veilles et comment le jour commençait au coucher du soleil pour les Hébreux. Le document contient également des explications sur les sens figurés du mot 'nuit' dans la Bible.

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NUIT

Jéhovah Dieu appela “ Nuit ” la période de ténèbres qui va du coucher du soleil à son lever (Gn
1:5, 14). Entre le coucher du soleil et l’obscurité réelle, il y a une courte période de crépuscule
durant laquelle les étoiles commencent à apparaître. Les Hébreux appelaient cet intervalle
nèshèph. C’est sans doute ce moment que désigne l’expression “ entre les deux soirs ” en Exode
12:6 (Pr 7:9). Pareillement, à la fin des ténèbres de la nuit, il y a le matin une période de
crépuscule qui précède l’aurore ; cette période était désignée par le même mot hébreu. Ainsi, le
rédacteur de Psaume 119:147 déclare : “ Je me suis levé de bonne heure, au crépuscule du
matin. ”

Division chez les Hébreux. Les Hébreux divisaient la nuit en veilles. “ Quand je me souviens de
toi sur ma couche, durant les veilles de la nuit je médite sur toi. ” (Ps 63:6). Puisque Juges 7:19
parle d’une “ veille du milieu de la nuit ”, il devait y avoir trois veilles dans les temps anciens. Il
semble que chacune couvrait un tiers du temps qui s’écoulait depuis le coucher jusqu’au lever du
soleil, soit environ quatre heures pour une veille, en fonction de l’époque de l’année. Par
conséquent, la première veille allait approximativement de 18 heures à 22 heures. La “ veille du
milieu de la nuit ” commençait vers 22 heures et s’achevait aux alentours de 2 heures du matin.
C’est pendant cette tranche stratégique que Guidéôn attaqua par surprise le camp des Madianites.
La troisième veille, appelée “ la veille du matin ”, débutait vers 2 heures et durait jusqu’au lever
du soleil. C’est au cours d’une veille du matin que Jéhovah commença à créer de graves ennuis
aux armées égyptiennes qui tentaient de traverser la mer Rouge à la poursuite des Israélites. —
Ex 14:24-28 ; voir aussi 1S 11:11.

Division chez les Romains. Au plus tard sous la domination romaine, les Juifs adoptèrent les
quatre veilles nocturnes en usage chez les Grecs et les Romains. C’est manifestement de ces
quatre divisions que Jésus parlait lorsqu’il déclara : “ Veillez donc, car vous ne savez pas quand
le maître de la maison vient : ou tard dans la journée, ou à minuit, ou au chant du coq, ou tôt le
matin. ” (Mc 13:35). La veille qui était “ tard dans la journée ” allait du coucher du soleil à
21 heures environ. La deuxième veille, appelée “ minuit ”, commençait vers 21 heures et finissait
à minuit (Lc 12:38). Le “ chant du coq ” correspondait à la période comprise entre minuit et
3 heures du matin environ. C’est probablement pendant cette période que les chants de coq
mentionnés en Marc 14:30 se firent entendre (voir CHANT DU COQ). Enfin, de 3 heures du
matin au lever du soleil, c’était la quatrième veille, “ tôt le matin ”. — Mt 14:25 ; Mc 6:48.

Une fois, il est question d’une heure précise sur les 12 qui divisaient la nuit. En Actes 23:23, on
lit qu’à la “ troisième heure ”, c’est-à-dire vers 21 heures, le commandant ordonna à ses troupes
d’emmener Paul de Jérusalem à Césarée.

Alors que pour les Juifs un nouveau jour commençait au coucher du soleil, selon la coutume
romaine la fin et le début du jour avaient lieu à minuit. Cela évitait les problèmes causés par
l’allongement ou le raccourcissement des heures diurnes selon les saisons (problèmes inévitables
lorsqu’on comptait le jour à partir du coucher du soleil) et permettait de diviser le jour en deux
périodes égales de 12 heures toute l’année. C’est ce système qu’ont adopté aujourd’hui la plupart
des nations.
Au sens figuré. Le mot “ nuit ” a parfois un sens figuré ou symbolique dans la Bible. En Jean
9:4, Jésus déclara : “ La nuit vient où personne ne peut travailler. ” Il pensait ici au moment où il
serait jugé, attaché sur un poteau, et mourrait, moment où il serait dans l’impossibilité
d’accomplir les œuvres de son père. — Voir Ec 9:10 ; Jb 10:21, 22.

En Romains 13:11, 12, “ la nuit ” désigne manifestement une période de ténèbres causée par
l’Adversaire de Dieu, à laquelle Christ Jésus et son règne mettront fin (voir Ép 6:12, 13 ; Col
1:13, 14). En 1 Thessaloniciens 5:1-11, les serviteurs de Dieu qui sont éclairés par sa vérité sont
mis en contraste avec les gens du monde qui n’ont pas cette lumière. Le mode de vie des
premiers prouve qu’ils sont “ fils de la lumière et fils du jour ”. Ils n’appartiennent “ ni à la nuit
ni aux ténèbres ”. (Voir aussi Jn 8:12 ; 12:36, 46 ; 1P 2:9 ; 2Co 6:14.) On trouve un emploi
similaire du mot “ nuit ” en Mika 3:6, où le prophète déclare à ceux qui rejettent la véritable
direction divine : “ C’est pourquoi vous aurez la nuit, si bien qu’il n’y aura pas de vision ; et
vous aurez les ténèbres, pour ne pas pratiquer la divination. Oui, le soleil se couchera sur les
prophètes, le jour s’assombrira sur eux. ” — Voir aussi Jn 3:19-21.

La nuit représente aussi, généralement, un temps d’adversité. Effectivement, l’obscurité de la


nuit est le moment où les bêtes sauvages rôdent, où les armées attaquent par surprise, où les
voleurs s’introduisent et où d’autres actes mauvais sont commis (Ps 91:5, 6 ; 104:20, 21 ; Is 21:4,
8, 9 ; Dn 5:25-31 ; Ob 5). C’est dans ces divers sens figurés qu’il faut comprendre les textes de
Révélation 21:2, 25 et 22:5, qui affirment que dans la “ Nouvelle Jérusalem ” “ il n’y aura plus
de nuit ”.

JOUR

Jéhovah Dieu introduisit cette division fondamentale du temps le premier “ jour ” de la période
au cours de laquelle il prépara la terre pour les humains, quand la lumière diffuse pénétra les
langes, de sorte que la terre couverte d’humidité connut son premier jour et sa première nuit à
mesure qu’elle tournait sur son axe dans la lumière du soleil. “ Dieu opéra une séparation entre la
lumière et les ténèbres. Et Dieu appelait la lumière Jour, mais les ténèbres, il les appela Nuit. ”
(Gn 1:4, 5). Ici, le mot “ Jour ” désigne les heures de lumière par opposition à la période
nocturne. Toutefois, dans la suite du récit, le mot “ jour ” se rapporte à d’autres unités de temps
de durées différentes. Tant dans les Écritures hébraïques que dans les Écritures grecques, le mot
“ jour ” (héb. : yôm ; gr. : hêméra) est employé dans un sens littéral et dans un sens figuré, voire
symbolique.

Le jour solaire, unité de temps fondamentale, est déterminé par la rotation complète de la terre
sur son axe, par exemple entre le moment où le soleil quitte un méridien, au-dessus duquel il est
à son point le plus élevé à midi, et le moment où il y revient. Le jour solaire ou civil est à notre
époque divisé en deux périodes de 12 heures chacune, dites du matin et de l’après midi.
Cependant, aux temps bibliques, on divisait le jour de diverses autres façons.

Chez les Hébreux, le jour commençait le soir, après le coucher du soleil, et finissait le lendemain
au coucher du soleil. Le jour allait donc d’un soir à l’autre. “ Depuis le soir jusqu’au soir vous
observerez votre sabbat. ” (Lv 23:32). Cette façon de faire suivait le modèle des jours de création
de Jéhovah, comme cela ressort de Genèse 1:5 : “ Vint un soir et vint un matin : premier jour. ”
— Voir aussi Dn 8:14.

Les Hébreux n’étaient pas les seuls à compter le jour d’un soir à l’autre ; les Phéniciens, les
Numides et les Athéniens faisaient de même. Les Babyloniens, quant à eux, comptaient le jour
du lever du soleil au lever du soleil ; les Égyptiens et les Romains de minuit à minuit (ce qui est
l’usage aujourd’hui).

Même si pour les Hébreux le jour commençait officiellement le soir, ils en parlaient parfois
comme s’il débutait le matin. Par exemple, Lévitique 7:15 dit : “ La chair du sacrifice d’action de
grâces de ses sacrifices de communion sera mangée le jour de son offrande. Il n’en devra rien
réserver jusqu’au matin. ” Sans aucun doute, cet usage était simplement une façon pratique de
s’exprimer, qui signifiait pendant la nuit.

Ainsi que le mentionne le récit de la création, la période de clarté, le jour naturel, est aussi
appelée jour (Gn 1:5 ; 8:22). Dans la Bible, elle est divisée en périodes naturelles : le crépuscule
du matin, juste avant le début du jour (Ps 119:147 ; 1S 30:17) ; le lever du soleil, ou aurore (Jb
3:9) ; le matin (Gn 24:54) ; le midi (Dt 28:29 ; 1R 18:27 ; Is 16:3 ; Ac 22:6) ; le coucher du
soleil, qui marque la fin du jour (Gn 15:12 ; Jos 8:29) ; et le crépuscule du soir (2R 7:5, 7). Les
moments auxquels les prêtres faisaient certaines offrandes ou brûlaient de l’encens étaient
également connus du peuple. — 1R 18:29, 36 ; Lc 1:10.

À quel moment correspond l’expression “ entre les deux soirs  ” ?

En rapport avec l’abattage de l’agneau pascal le 14 Nisan, les Écritures parlent des “ deux
soirs ”. (Ex 12:6.) D’après certains commentaires concernant la tradition juive, cette période va
de midi (quand le soleil commence à décliner) au coucher du soleil. Toutefois, la signification
correcte semble être que le premier soir correspond au coucher du soleil, et le deuxième au
moment où s’éteignent les rayons réfléchis du soleil, ses derniers reflets, et où l’obscurité tombe
(Dt 16:6 ; Ps 104:19, 20). Cette explication est également celle proposée par le rabbin espagnol
Aben Ezra (1092-1167), ainsi que par les Samaritains et les Juifs caraïtes. C’est le point de vue
soutenu par des érudits tels que W. Michaelis, E. Rosenmueller, W. Gesenius, F. Maurer,
M. Kalisch, A. Knobel et C. Keil.

Rien n’indique qu’avant l’exil à Babylone les Hébreux divisaient le jour en heures. Le mot
“ heure ” qu’on trouve en Daniel 3:6 ; 4:16 [4:19, MN], 4:33 ; 5:5 dans la Bible de Chouraqui et
en Daniel 3:6, 15 ; 4:16 [4:19, MN] dans la Bible du Rabbinat français traduit le terme araméen
shaʽah, qui signifie littéralement “ un clin d’œil ”, et se rend plus exactement par “ instant ”.
Après l’Exil toutefois, les Juifs prirent l’habitude d’employer les heures. Quant à “ l’ombre des
marches ” dont il est question en Isaïe 38:8 et en 2 Rois 20:8-11, elle se rapporte peut-être à une
méthode de calcul du temps au moyen d’un cadran solaire, des ombres étant projetées par le
soleil sur une série de marches. — Voir SOLEIL (L’ombre qui recula de dix marches).

Les premiers Babyloniens se servaient d’un système sexagésimal, qui avait pour base le
nombre 60. De là vient le système actuel de division du temps dans lequel le jour est divisé en
24 heures (ainsi qu’en deux périodes de 12 heures), et chaque heure en 60 minutes de
60 secondes chacune.

À l’époque du ministère terrestre de Jésus, il était courant de diviser la journée en heures. Ainsi,
en Jean 11:9, Jésus dit : “ Il y a douze heures de jour, n’est-ce pas ? ” On les comptait
généralement du lever au coucher du soleil, soit à peu près de 6 heures à 18 heures. “ La
troisième heure ” correspondait donc approximativement à 9 heures, et c’est à ce moment-là que
l’esprit saint fut répandu à la Pentecôte (Mt 20:3 ; Ac 2:15). Un jour, Jésus, épuisé d’un voyage,
était assis près de la source de Jacob, environ à “ la sixième heure ”, c’est-à-dire midi ; c’est
également l’heure à laquelle Pierre eut très faim à Joppé (Jn 4:6 ; Ac 10:9, 10). Le jour de la mort
de Jésus, c’est aussi vers midi que les ténèbres se firent sur toute la terre jusqu’à “ la neuvième
heure ”, soit environ 15 heures, moment auquel il expira sur le poteau de supplice (Mt 27:45, 46 ;
Lc 23:44, 46). Cette neuvième heure était également appelée “ l’heure de la prière ”. (Ac 3:1 ;
10:3, 4, 30.) “ La septième heure ” correspondrait donc à environ 13 heures, et “ la onzième
heure ” grosso modo à 17 heures (Jn 4:52 ; Mt 20:6-12). À l’époque, la nuit était aussi divisée en
heures. — Ac 23:23 ; voir NUIT.

Parfois, chez les Hébreux, l’expression ‘ jour et nuit ’ désignait seulement une partie d’un jour
solaire de 24 heures. Par exemple, en 1 Rois 12:5, 12, il est question de Rehabam demandant à
Yarobam et aux Israélites de ‘ s’en aller pour trois jours ’, puis de revenir vers lui. Rehabam
n’entendait pas par là trois jours complets de 24 heures, mais plutôt une partie de trois jours ; la
preuve en est que le peuple revint vers lui “ le troisième jour ”. En Matthieu 12:40, le même sens
est donné aux “ trois jours et trois nuits ” passés par Jésus dans le shéol. Comme l’indique le
récit, Jésus fut ramené à la vie le “ troisième jour ”. Les prêtres juifs comprirent clairement les
paroles de Jésus de cette manière, car, lorsqu’ils voulurent entraver sa résurrection, ils le
citèrent : “ Après trois jours je dois être relevé ” et ensuite demandèrent à Pilate de donner ordre
“ qu’on s’assure de la tombe jusqu’au troisième jour ”. — Mt 27:62-66 ; 28:1-6 ; voir d’autres
exemples en Gn 42:17, 18 ; Est 4:16 ; 5:1.

Les Hébreux ne donnaient pas de noms aux jours de la semaine, exception faite du septième jour,
appelé sabbat (voir SABBAT [JOUR DU]). On faisait référence aux différents jours par leur
ordre numérique. À l’époque de Jésus et de ses apôtres, le jour qui précédait le sabbat s’appelait
la Préparation (Mt 28:1 ; Ac 20:7 ; Mc 15:42 ; Jn 19:31 ; voir SEMAINE). L’usage consistant à
nommer les jours d’après les planètes et d’autres corps célestes était païen. Les Romains
appelaient les jours d’après le Soleil, la Lune, Mars, Mercure, Jupiter, Vénus et Saturne, mais, en
Europe du Sud-Ouest, deux de ces noms furent plus tard remplacés.

Parfois, le mot “ jour ” sert de mesure de distance, par exemple dans les expressions “ un jour de
route ” et “ un parcours de jour de sabbat ”. — Nb 11:31 ; Ac 1:12 ; voir POIDS ET MESURES.

Dans les prophéties, un jour équivaut parfois à une année. C’est ce qu’on remarque en Ézékiel
4:6 : “ Tu devras te coucher sur ton côté droit — dans le second cas —, et tu devras porter la
faute de la maison de Juda quarante jours. Un jour pour une année, un jour pour une année, voilà
ce que je t’ai donné. ” — Voir aussi Nb 14:34.
Des nombres spécifiques de jours sont donnés en rapport avec des prophéties : trois jours et demi
(Ré 11:9) ; 10 jours (Ré 2:10) ; 40 jours (Éz 4:6) ; 390 jours (Éz 4:5) ; 1 260 jours (Ré 11:3 ;
12:6) ; 1 290 jours (Dn 12:11) ; 1 335 jours (Dn 12:12) ; et 2 300 jours. — Dn 8:14.

Le terme “ jour(s) ” est également employé à propos d’une période contemporaine d’un certain
personnage, par exemple les “ jours de Noé ” et les “ jours de Lot ”. — Lc 17:26-30 ; Is 1:1.

Il y a encore d’autres cas où le mot “ jour ” revêt un sens large ou figuré : “ Au jour où Dieu créa
Adam ” (Gn 5:1), “ le jour de Jéhovah ” (Tse 1:7), le “ jour de fureur ” (Tse 1:15), “ le jour du
salut ” (2Co 6:2), le “ jour de jugement ” (2P 3:7), le “ grand jour de Dieu le Tout-Puissant ” (Ré
16:14), etc.

Cet emploi large du mot “ jour ” pour désigner des unités de temps de durées différentes est
manifeste dans le récit de la création que rapporte la Genèse. Il y est question d’une semaine de
six jours de création suivis d’un septième jour de repos. La semaine que devaient observer les
Juifs sous l’alliance de la Loi que Dieu leur avait donnée était un calque en petit de la semaine de
création (Ex 20:8-11). Le récit des Écritures concernant chacun des six jours de création se
termine par ces mots : “ Et vint un soir et vint un matin ”, un premier, un deuxième, un troisième,
un quatrième, un cinquième et un sixième jour (Gn 1:5, 8, 13, 19, 23, 31). Toutefois, cette
conclusion n’apparaît pas à propos du septième jour, ce qui indique que cette période, durant
laquelle Dieu se repose de sa création relative à la terre, se prolongeait. En Hébreux 4:1-10,
l’apôtre Paul montra que le jour de repos de Dieu se poursuivait dans sa génération, soit plus de
4 000 ans après le début de ce septième jour, période de repos. Cela démontre que chaque jour de
création, ou période de travail, dura pour le moins des milliers d’années. Un ouvrage (A
Religious Encyclopædia, vol. I, p. 613) fait observer ceci : “ Les jours de création furent des
jours de travail créateur, des étapes dans la création, mais non des jours de vingt-quatre heures. ”
— Par P. Schaff, 1894.

La période entière des six unités de temps, ou “ jours ” de création, consacrées à la préparation
de la planète Terre est résumée à un seul “ jour ” global en Genèse 2:4 : “ Ceci est l’histoire des
cieux et de la terre, au temps de leur création, au jour où Jéhovah Dieu fit la terre et le ciel. ”

La situation de l’homme n’est pas comparable à celle du Créateur, qui ne réside pas dans le
système solaire et n’est pas assujetti à ses divers cycles et orbites. De Dieu, qui est depuis des
temps indéfinis et pour des temps indéfinis, un psalmiste dit : “ Car mille ans sont, à tes yeux,
comme le jour d’hier quand il est passé, et comme une veille pendant la nuit. ” (Ps 90:2, 4). Dans
le même ordre d’idées, l’apôtre Pierre écrivit qu’“ un jour devant Jéhovah est comme mille ans et
mille ans comme un jour ”. (2P 3:8.) Pour l’humain, une période de 1 000 ans représente quelque
365 242 unités de temps constituées d’un jour et d’une nuit, mais pour le Créateur il peut
simplement s’agir d’une période ininterrompue au cours de laquelle il se met à réaliser un certain
dessein et le mène à bien, comme un homme s’attelle à une tâche le matin et la termine en fin de
journée.

Jéhovah est Celui qui est à l’origine de l’univers dans lequel il est prouvé que le temps, l’espace,
le mouvement, la masse et l’énergie sont tous inséparablement liés. Il les maîtrise tous en
fonction de son dessein et, dans ses rapports avec ses créatures terrestres, il fixe des moments
précis pour agir, parfois même ‘ au jour et à l’heure ’ près (Mt 24:36 ; Ga 4:4). Il respecte ces
échéances avec la plus stricte ponctualité.

HEURE

Le mot grec hôra (heure) est utilisé dans les Écritures grecques chrétiennes pour désigner une
courte période ; un moment fixé, précis ; ou une division du jour. On ne trouve pas de mot
signifiant “ heure ” dans les Écritures hébraïques. Peut-être les anciens Israélites divisaient-ils la
journée en quatre parties (Ne 9:3). Au lieu de désigner certaines heures, les Écritures hébraïques
utilisent les expressions “ matin ”, “ midi ” et “ soir ” pour indiquer à quel moment eurent lieu les
événements (Gn 24:11 ; 43:16 ; Dt 28:29 ; 1R 18:26). On trouve aussi des expressions peut-être
plus précises comme “ dès le lever du soleil ” (Jg 9:33), “ le moment du jour où souffle la brise ”
(Gn 3:8), “ la chaleur du jour ” (Gn 18:1 ; 1S 11:11) et le “ temps du coucher du soleil ”. (Jos
10:27 ; Lv 22:7.) La victime pascale devait être tuée “ entre les deux soirs ”, soit apparemment à
un moment après le coucher du soleil et avant l’obscurité totale (Ex 12:6). C’est l’opinion de
certains biblistes ainsi que des Juifs caraïtes et des Samaritains, alors que les Pharisiens et les
rabbinistes considéraient qu’il s’agissait de la période entre le moment où le soleil commence à
descendre et le coucher du soleil proprement dit.

Dieu ordonna que des holocaustes soient offerts sur l’autel “ le matin ” et “ entre les deux soirs ”.
Une offrande de grain était faite avec chacun d’eux (Ex 29:38-42). Il s’ensuivit que des
expressions comme le “ moment où monte l’offrande de grain ”, dont le contexte indique s’il
s’agit du matin ou du soir (comme en 1R 18:29, 36), et le “ moment de l’offrande du soir ” (Dn
9:21) désignèrent un moment bien précis.

La nuit était divisée en trois périodes appelées veilles. Il est question des “ veilles de la nuit ” (Ps
63:6), de “ la veille du milieu de la nuit ” (Jg 7:19) et de “ la veille du matin ”. — Ex 14:24 ; 1S
11:11.

Le jour de 24 heures. On dit que ce sont les Égyptiens qui divisèrent le jour en 24 heures, 12
pour la journée, 12 pour la nuit. Du fait du changement des saisons, les heures n’avaient pas
toujours la même durée de jour en jour : en été, les heures du jour étaient plus longues et les
heures de la nuit plus courtes (sauf à l’équateur). La division moderne du jour en 24 heures de
60 minutes est le résultat d’une combinaison entre la façon de calculer des Égyptiens et les
mathématiques babyloniennes, un système sexagésimal (basé sur le nombre 60). L’habitude de
compter le jour de minuit à minuit, donc d’éliminer la variation saisonnière de la durée des
heures, apparut par la suite, peut-être chez les Romains.

Au Ier siècle. Au Ier siècle de n. è., les Juifs divisaient la journée en 12 heures, à partir du lever du
soleil. “ Il y a douze heures de jour, n’est-ce pas ? ” dit Jésus (Jn 11:9). Naturellement, la durée
des heures variait d’un jour à l’autre selon les saisons ; elle n’était égale, comme aujourd’hui,
qu’au moment des équinoxes. Cette légère variation, peu importante en Palestine, ne présentait
sans doute aucun inconvénient majeur. Le début de la journée correspondait à ce qui est
aujourd’hui environ 6 heures du matin. Dans l’exemple des ouvriers dans la vigne, Jésus parla de
la 3e, de la 6e, de la 9e et de la 11e heure, puis, une heure plus tard, du “ soir ” (qui était la
12e heure). Cela correspondrait aujourd’hui aux tranches horaires comprises respectivement entre
8 heures et 9 heures, 11 heures et midi, 14 heures et 15 heures, 16 heures et 17 heures, et
17 heures et 18 heures (Mt 20:3, 5, 6, 8, 12 ; Ac 3:1 ; 10:9). Minuit et le “ chant du coq ” sont
d’autres indications de temps utilisées dans les Écritures grecques chrétiennes (Mc 13:35 ; Lc
11:5 ; Ac 20:7 ; 27:27 ; voir CHANT DU COQ). Il semble que sous la domination des Romains
les Juifs aient adopté leur division de la nuit en quatre veilles au lieu de trois auparavant. — Lc
12:38 ; Mt 14:25 ; Mc 6:48.

Une contradiction apparente. Certains ont attiré l’attention sur ce qui paraît être une
contradiction entre la déclaration de Marc 15:25, selon laquelle Jésus fut attaché sur un poteau à
“ la troisième heure ”, et celle de Jean 19:14 indiquant que le dernier procès de Jésus devant
Pilate s’achevait ‘ environ à la sixième heure ’. Jean avait accès au récit de Marc, et il aurait très
bien pu répéter l’heure indiquée par Marc. Jean devait donc avoir une raison d’indiquer l’heure
différemment.

Pourquoi cette contradiction apparente ? Diverses hypothèses ont été émises. Aucune ne satisfait
à toutes les objections. On ne dispose tout simplement pas d’informations suffisantes pour
expliquer avec certitude la raison de la différence entre les récits. Peut-être l’heure indiquée par
Marc ou par Jean n’était-elle qu’une parenthèse, non chronologique. Quoi qu’il en soit, une
chose est sûre : les deux écrivains étaient inspirés par l’esprit saint.

Les Évangiles synoptiques montrent clairement qu’à la sixième heure, ou à midi, Jésus était déjà
pendu au poteau depuis assez longtemps pour que les soldats aient jeté les sorts pour ses
vêtements et pour que les prêtres en chef, les scribes, les soldats et les passants aient parlé de lui
en mal. Ils précisent également que Jésus expira vers 15 heures (Mt 27:38-45 ; Mc 15:24-33 ; Lc
23:32-44). La chose vraiment importante à retenir est que Jésus mourut pour nos péchés le
14 Nisan 33 de n. è. — Mt 27:46-50 ; Mc 15:34-37 ; Lc 23:44-46.

Autres emplois. Le mot hôra est souvent employé dans les Écritures grecques chrétiennes au
sens de “ immédiatement ” ou dans une très courte période. Une femme qui toucha la frange du
vêtement de dessus de Jésus fut rétablie “ dès cette heure-là ”. (Mt 9:22.) Le mot “ heure ”
pouvait désigner un moment particulier ou capital d’une période qui n’était pas définie
exactement, ou le point de départ de cette période. Ainsi, Jésus déclara : “ Quant à ce jour-là et à
cette heure-là, personne ne les connaît. ” (Mt 24:36). “ L’heure vient où tout homme qui vous
tuera pensera avoir offert un service sacré à Dieu. ” (Jn 16:2). Et : “ L’heure vient où je ne vous
parlerai plus en comparaisons. ” — Jn 16:25.

De nouveau, “ heure ” peut se rapporter à un moment vague du jour ; par exemple, les disciples
dirent à Jésus au sujet de la multitude de gens qui l’avaient suivi dans un endroit isolé :
“ L’endroit est isolé et l’heure est déjà bien avancée ; renvoie les foules. ” — Mt 14:15 ; Mc
6:35.

Emploi figuré ou symbolique. Au sens symbolique ou figuré, l’“ heure ” est une période
relativement courte. À la foule qui était sortie contre lui, Jésus déclara : “ C’est ici votre heure et
le pouvoir des ténèbres. ” (Lc 22:53). Au sujet des dix cornes de la bête sauvage de couleur
écarlate, il est dit qu’elles représentent dix rois qui doivent recevoir le pouvoir comme rois “ une
heure ” avec la bête sauvage (Ré 17:12). À propos de Babylone la Grande, il est écrit : “ En une
heure ton jugement est arrivé ! ” (Ré 18:10). Se fondant sur les paroles de Jésus en Matthieu
13:25, 38 concernant le blé et la mauvaise herbe, sur les avertissements de Paul en Actes 20:29 et
en 2 Thessaloniciens 2:3, 7 concernant l’apostasie à venir, et sur la déclaration de Pierre en
2 Pierre 2:1-3, Jean, le dernier apôtre en vie, était fondé à dire : “ Petits enfants, c’est la dernière
heure, et, tout comme vous avez entendu dire que l’antichrist vient, dès maintenant beaucoup
d’antichrists ont paru ; d’où nous pouvons savoir que c’est la dernière heure. ” Ce fut
effectivement un moment très court, “ la dernière heure ”, la fin de la période apostolique, après
laquelle l’apostasie serait absolument florissante. — 1Jn 2:18.

D’après ce que rapporte Révélation 8:1-4, au cours d’un silence d’“ environ une demi-heure ”
dans le ciel, l’apôtre Jean vit un ange offrir de l’encens avec les prières de tous les saints. Cela
rappelle ce qui se pratiquait au temple de Jérusalem “ à l’heure de l’offrande de l’encens ”. (Lc
1:10.) Dans The Temple (1874, p. 138), Alfred Edersheim explique comment se déroulait cette
“ heure ” selon la tradition juive : “ Le prêtre qui offrait l’encens et ses assistants montaient
lentement les marches vers le Lieu Saint [...]. Ensuite, un des assistants répandait avec vénération
les braises sur l’autel d’or ; l’autre préparait l’encens ; puis le prêtre en chef qui officiait restait
seul dans le Lieu Saint, attendant le signal du président pour brûler l’encens. [...] Quand le
président donnait l’ordre, qui indiquait que ‘ le moment de l’encens était venu ’, ‘ toute la
multitude du peuple dehors ’ se retirait de la cour intérieure et tombait devant le Seigneur,
étendant ses mains dans une prière silencieuse. C’est à ce moment des plus solennel, lorsque
d’un bout à l’autre des vastes bâtiments du temple un profond silence régnait parmi la multitude
en adoration, que, dans le sanctuaire, le prêtre répandait l’encens sur l’autel d’or et que le nuage
d’‘ odeurs ’ montait devant le Seigneur. ”

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