ISSN 1020-5306
FAO
DIRECTIVES
TECHNIQUES
POUR UNE PÊCHE
RESPONSABLE
5
Suppl. 2
DÉVELOPPEMENT DE L’AQUACULTURE
2.
2. GESTION
GESTION SANITAIRE
SANITAIRE DES
DES MOUVEMENTS
MOUVEMENTS
RESPONSABLES
RESPONSABLES D’ANIMAUX
D’ANIMAUX AQUATIQUES
AQUATIQUES VIVANTS
VIVANTS
FAO
DIRECTIVES
TECHNIQUES
POUR UNE PÊCHE
RESPONSABLE
5
Suppl. 2
DÉVELOPPEMENT DE L’AQUACULTURE
2.
2. GESTION
GESTION SANITAIRE
SANITAIRE DES
DES MOUVEMENTS
MOUVEMENTS
RESPONSABLES
RESPONSABLES D’ANIMAUX
D’ANIMAUX AQUATIQUES
AQUATIQUES VIVANTS
VIVANTS
ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR L’ALIMENTATION ET L’ AGRICULTURE
Rome, 2011
Les appellations employées dans ce produit d’information et la présentation
des données qui y figurent n’impliquent de la part de l’Organisation des
Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) aucune prise de
position quant au statut juridique ou au stade de développement des pays,
territoires, villes ou zones ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs
frontières ou limites. La mention de sociétés déterminées ou de produits de
fabricants, qu’ils soient ou non brevetés, n’entraîne, de la part de la FAO,
aucune approbation ou recommandation desdits produits de préférence à
d’autres de nature analogue qui ne sont pas cités.
Les opinions exprimées dans ce produit d’information sont celles du/des auteur(s)
et ne reflètent pas nécessairement celles de la FAO.
ISBN 978-92-5-205711-6
Tous droits réservés. La FAO encourage la reproduction et la diffusion des
informations figurant dans ce produit d’information. Les utilisations à des fins
non commerciales seront autorisées à titre gracieux sur demande.
La reproduction pour la revente ou à d’autres fins commerciales, y compris
à des fins didactiques, pourra être soumise à des frais. Les demandes d’autorisation
de reproduction ou de diffusion de matériel dont les droits d’auteur sont détenus
par la FAO et toute autre requête concernant les droits et les licences sont
à adresser par courriel à l’adresse copyright@[Link] ou au Chef de la
Sous-Division des politiques et de l’appui en matière de publications,
Bureau de l’échange des connaissances, de la recherche et de la vulgarisation,
FAO, Viale delle Terme di Caracalla, 00153 Rome, Italie.
© FAO 2011
iii
PREPARATION DE CE DOCUMENT
Ces Directives techniques ont été préparées par l’Organisation des Nations
Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), sous la coordination de
Rohana P. Subasinghe (Fonctionnaire [aquaculture]), avec l’appui de
FishCode, le Programme de Partenariats Mondiaux pour une Pêche
Responsable de la FAO. Les premières versions ont été rédigées par
J. Richard Arthur (consultant), avec l’appui de R.P. Subasinghe et Melba G.
Bondad-Reantaso (Fonctionnaire [aquaculture]). Elles ont été élaborées à
partir des conclusions de l’atelier d’experts FAO “Code de conduite pour
une pêche responsable (CCRF) – Directives techniques sur la gestion
sanitaire des mouvements responsables d’animaux aquatiques afin de
réduire le risque de diffusion des maladies infectieuses des animaux
aquatiques” qui s’est tenu du 1er au 4 novembre 2005 à Dambulla, Sri
Lanka (Atelier de Dambulla). Les Secrétaires Techniques de cet atelier,
Sharon E. McGladdery (du Ministère de la pêche et des océans – MPO,
Canada) et Barry J. Hill (du Centre scientifique pour l’environnement, la
pêche et l’aquaculture – CEFAS, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et
d’Irlande du Nord, Vice-Président de l’Organisation mondiale de la santé
animale (OIE), Commission des normes sanitaires pour les animaux
aquatiques), ont aussi fourni une assistance technique très appréciée lors de
la finalisation de ce document.
Ces Directives techniques visent à donner des conseils généraux de mise en
œuvre du Code de conduite pour une pêche responsable (CCRF – le Code).
Elles n’ont de ce fait pas de statut légal formel. Si le Code ne porte pas
spécifiquement sur les problèmes liés au mouvement des animaux
aquatiques vivants et sur la nécessité de réduire les risques posés par les
maladies des animaux aquatiques transfrontières (TAAD), il les évoque
fréquemment. C’est notamment le cas dans les sections qui traitent du
développement responsable de l’aquaculture et de la pêche, du commerce
international, ou de la protection du milieu naturel et de la biodiversité
aquatique. L’information contenue est destinée à aider la mise en œuvre des
dispositions du Code. Les éventuelles différences de terminologie ne
doivent pas être assimilées à une ré-interprétation du Code: ces Directives
techniques sont conçues de manière flexible et doivent évoluer en fonction
des circonstances et des nouvelles connaissances ou informations
disponibles. Elles seront prochainement renforcées par un document
associé, “Conformité aux Directives techniques de la FAO pour une pêche
responsable: gestion sanitaire des mouvements responsables d’animaux
aquatiques”, qui fournira aux pays et responsables une documentation
iv
détaillée sur la gestion des risques sanitaires des mouvements des animaux
aquatiques vivants.
La qualité des conseils et recommandations techniques des participants à
l’atelier de Dambulla doit être mentionnée, ainsi que la contribution du
Gouvernement norvégien au fond multilatéral FishCode
(MTF/GLO/125/MUL).
La traducción française de ces Directives á été realisée par le Dr Lionel
Dabbadie, que les auteurs remercient.
v
FAO.
Développement de l’aquaculture. 2. Gestion sanitaire des mouvements
responsables d’animaux aquatiques vivants.
FAO Directives techniques pour une pêche responsable. No. 5, Suppl. 2.
Rome, FAO. 2011. 35p.
RÉSUMÉ
Ces Directives techniques sur les mouvements responsables d’animaux
aquatiques vivants ont été élaborées en appui aux sections du Code de
Conduite pour une pêche responsable de la FAO qui traitent de
l’aménagement des pêcheries (Article 7), du développement de
l’aquaculture (Article 9), du commerce international (Article 11) et de la
recherche halieutique (Article 12). Leur objectif est d’aider les pays à
maîtriser les risques d’introduction et de diffusion des maladies animaux
aquatiques transfrontières (TAAD). Bien qu’elles s’intéressent avant tout
aux mouvements transfrontaliers internationaux, elles peuvent aussi être
appliquées à des mouvements domestiques entre provinces, régions
géographiques ou zones à statuts sanitaires différents. Ces directives
techniques incluent enfin un guide sur la gestion et la maîtrise sanitaire au
niveau des fermes et groupements aquacoles pour les cas où ces unités de
production locales sont impliquées dans la diffusion des TAAD.
vii
TABLE DES MATIÈRES
Page
Préparation de ce document iii
Résumé v
Abréviations et acronymes ix
Historique xi
1. Introduction 1
1.1 Objectif 1
1.2 Structure et contenu de ce document 1
1.3 Principes directeurs 2
1.4 Définitions 4
2. Application du Code de conduite pour une pêche responsable aux
mouvements sécurisés des animaux aquatiques vivants 8
2.1 Article 7 – Aménagement des pêcheries 8
2.2 Article 9 – Développement de l’aquaculture 9
2.3 Article 11 – Pratiques post-capture et commerce 11
2.4 Article 12 – Recherche halieutique 11
3. Conseils pour la conception de programmes de gestion sanitaire des 12
animaux aquatiques
3.1 Introduction 12
3.2 Instruments et conformité 12
4. Stratégies nationales sur la santé des animaux aquatiques et la 13
biosécurité
4.1 Introduction 13
4.2 Politiques publiques, législation et application 13
4.3 Analyse des risques 14
4.4 Listes de pathogènes 16
4.5 Systèmes d’information 16
4.6 Certification sanitaire 16
4.7 Quarantaine 17
4.8 Suivi, surveillance et notification sanitaire 19
4.9 Zonage 21
4.10 Préparation de la gestion de crises 23
4.11 Recherche 24
4.12 Structure institutionnelle 25
4.13 Développement des ressources humaines 26
4.14 Coopération régionale et internationale 27
5. Gestion sanitaire et programmes de biosécurité au niveau des fermes 29
5.1 Introduction 29
5.2 Gestion collective par des groupements aquacoles 29
viii
Page
5.3 Meilleures pratiques agricoles 30
5.4 Conformité avec la législation nationale 30
5.5 Certification sanitaire 30
5.6 Prévention des maladies au niveau des fermes 31
5.7 Surveillance et notification des déclenchements de maladies 31
5.8 Préparation à la gestion de crise 32
5.9 Partage d’information et formation des producteurs 32
6. Principe de précaution 33
7. Références bibliographiques 34
ix
ABRÉVIATIONS ET ACRONYMES
AAPQIS Système d’information sur les agents pathogènes
d’animaux aquatiques et la quarantaine
ALOP niveau approprié de protection sanitaire
ALOR niveau de risque acceptable
APEC Organisation de coopération économique Asie-Pacifique
BMP meilleures pratiques de gestion
CDB Convention sur la diversité biologique
CCRF Code de conduite pour une pêche responsable
COFI Comité des pêches
CECPAI Commission européenne consultative pour les pêches et
l’aquaculture dans les eaux intérieures
FAO Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et
l’agriculture
HH Haut niveau sanitaire
CIEM Conseil international pour l’exploration de la mer
NACA Réseau des centres d’aquaculture pour la région Asie at
Pacifique
ONG organisation non gouvernementale
OIE Organisation mondiale de la santé animale (auparavant
Office international des épizooties)
SPF exempt d’organisme pathogènes spécifiques
SPR eésistant à des pathogènes spécifiques
Accord SPS Accord sur l'application des mesures sanitaires et
phytosanitaires
TAAD maladies animales aquatiques transfrontières
UNCLOS Conférence des Nations Unies sur le droit de la mer
OMC Organisation mondiale du commerce
xi
HISTORIQUE
1. Depuis les temps les plus reculés, les océans, les lacs et les cours d’eau
sont une source importante d'aliments, la pêche assurant des emplois et d'autres
avantages économiques à l’humanité. Les ressources des océans en particulier
semblent illimitées. Toutefois, avec l'enrichissement des connaissances et le
développement dynamique du secteur des pêches et de l'aquaculture,
l'humanité commence à comprendre que les ressources aquatiques, certes
renouvelables, ne sont pas infinies et doivent être gérées à bon escient si l'on
veut maintenir leur contribution au bien-être nutritionnel, économique et social
de la population croissante de la planète.
2. Cependant, depuis près de 30 ans, sous l’effet de l'aggravation
spectaculaire de la pollution, des techniques de pêche abusive dans le monde et
de la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, les captures et les
débarquements fléchissent et les stocks halieutiques diminuent, souvent à des
rythmes inquiétants. L’humanité se rend maintenant compte que si les
ressources biologiques aquatiques sont renouvelables, elles ne sont pas infinies
pour autant.
3. L’épuisement des stocks a des incidences négatives sur la sécurité
alimentaire et le développement économique et compromet le bien-être social
dans les pays du monde, en particulier ceux pour lesquels le poisson constitue
la principale source de protéines animales et de revenus, ainsi que pour les
pêcheurs de subsistance des pays en développement. Les ressources
biologiques aquatiques doivent être gérées comme il convient, pour que les
avantages collectifs qu'elles apportent soient durables.
4. La durabilité des avantages collectifs repose sur la reconstitution des
stocks épuisés et sur le maintien des stocks qui sont encore en bon état, grâce à
une gestion judicieuse. À cet égard, l'adoption, en 1982, de la Convention des
Nations Unies sur le droit de la mer a été essentielle car elle a permis de définir
un cadre nouveau pour une meilleure gestion des ressources marines. Le
nouveau régime juridique des océans conférait aux États côtiers des droits et
des responsabilités en matière de gestion et d'utilisation des ressources
halieutiques dans leurs zones de juridiction nationale, qui regroupent près de
90 pour cent des pêches marines du globe.
5. Ces dernières années, la pêche mondiale est devenue une branche très
dynamique du secteur alimentaire et de nombreux États côtiers se sont efforcés
de tirer parti des nouvelles possibilités qui s’offraient à eux en investissant
dans des flottilles de pêche et des usines de transformation modernes de nature
xii
à répondre à la demande internationale croissante de poisson et de produits de
la pêche. Il est apparu toutefois que de nombreuses ressources halieutiques ne
pouvaient supporter durablement une intensification souvent incontrôlée de
leur exploitation. La surexploitation d'importants stocks de poissons, les
modifications subies par les écosystèmes, les pertes économiques
considérables et les conflits internationaux concernant la gestion et le
commerce des produits halieutiques menacent toujours la durabilité à long
terme des pêches et leur contribution aux approvisionnements alimentaires.
6. Étant donné cette situation, les États Membres de la FAO, tout en
reconnaissant que la reconstitution des stocks épuisés demeurait urgente et
qu’il était important d’éviter l'épuisement des stocks encore en bon état, ont
indiqué qu'il était nécessaire de développer encore l'aquaculture, seul moyen
direct de combler le fossé entre une production des pêches de capture en baisse
et une demande mondiale croissante de produits de la mer.
7. L’aquaculture connaît en effet depuis 30 ans un essor important et elle
est le secteur alimentaire qui a connu la croissance la plus forte pour devenir
solide et dynamique dans le monde entier. Cependant, on a parfois aussi
observé qu’elle pouvait avoir des impacts importants sur l’environnement et
des incidences sociales négatives.
8. C’est pourquoi, à sa dix-neuvième session, tenue en mars 1991, le
Comité des pêches de la FAO a recommandé l'élaboration d'urgence de
nouvelles approches de la gestion des pêches et de l'aquaculture tenant compte
des impératifs de conservation et de protection de l'environnement, ainsi que
de considérations sociales et économiques. La FAO a été priée de préciser la
notion de pêche responsable et d'élaborer un Code de conduite en vue de sa
mise en oeuvre.
9. Par la suite, le Gouvernement mexicain a organisé, en collaboration
avec la FAO, une Conférence internationale sur la pêche responsable, qui s'est
tenue à Cancún en mai 1992. La Déclaration de Cancún, adoptée lors de cette
Conférence, a été portée à l'attention du Sommet de Rio de Janeiro (Brésil) de
la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement en
juin 1992, lequel a appuyé la préparation d'un Code de conduite pour une
pêche responsable. La Consultation technique de la FAO sur la pêche en haute
mer, tenue en septembre 1992, a recommandé en outre l'élaboration d'un Code
traitant des questions relatives à la pêche en haute mer.
10. À sa cent deuxième session, tenue en novembre 1992, le Conseil de la
FAO a débattu de l'élaboration du Code, en recommandant que la priorité soit
xiii
accordée aux questions relatives à la pêche en haute mer et il a demandé que
des propositions concernant ce Code soient présentées à la session de 1993 du
Comité des pêches.
11. À sa vingtième session, tenue en mars 1993, le Comité des pêches a
examiné le cadre et la teneur proposés pour ce Code, y compris l'élaboration de
directives, et il a approuvé un calendrier pour la poursuite de l'élaboration du
Code. Il a également demandé à la FAO de préparer, dans les meilleurs délais
et dans le cadre du Code, des propositions visant à prévenir les changements de
pavillon des navires de pêche en haute mer, qui vont à l'encontre des mesures
de conservation et de gestion. À sa vingt-septième session, en novembre 1993,
la Conférence de la FAO a donc adopté l'Accord visant à favoriser le respect
par les navires de pêche en haute mer des mesures internationales de
conservation et de gestion qui, selon la Résolution 15/93 de la Conférence de
la FAO, fait partie intégrante du Code. Il a également été reconnu et confirmé
qu’il faudrait que les questions du développement de l’aquaculture responsable
et de la durabilité de l’aquaculture soient traitées lors du processus de
formulation afin d’être prises en compte comme il convient dans le Code
envisagé.
12. Cette reconnaissance implicite de l’importance de la gouvernance en
matière d'aquaculture est soulignée dans l'Article 9.1.1 du Code, qui dispose
que « les États devraient établir, faire fonctionner et développer un cadre
juridique et administratif approprié qui favorise le développement de
l'aquaculture responsable ». En outre, en ce début du nouveau millénaire, on
est de plus en plus conscient du potentiel important d'utilisation des océans et
des eaux côtières pour l’expansion de la mariculture. Le principal problème
dans ce domaine est que, contrairement aux pêches de capture, les principes
applicables du droit international public et les dispositions des traités ne
donnent guère d'indications sur la conduite des opérations aquacoles dans ces
eaux. Cependant, les experts s’accordent à dire que l’expansion de
l’aquaculture concernera essentiellement les mers et les océans, certainement
plus au large, peut-être même en haute mer. Le vide juridique concernant la
réglementation de l’aquaculture en haute mer devrait être comblé si des
opérations aquacoles s'y déroulaient.
xiv
13. Le Code a été formulé de façon à être interprété et appliqué
conformément aux règles pertinentes du droit international, telles qu'elles sont
énoncées dans la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer du 10
décembre 1982. Le Code est également conforme à l'Accord relatif à
l'application des dispositions de ce droit, à savoir celles relatives à la
conservation et à la gestion des stocks de poissons dont les déplacements
s'effectuent tant à l'intérieur qu'au-delà de zones économiques exclusives
(stocks chevauchants) et des stocks de poissons grands migrateurs de 1995. Il
est aussi conforme, notamment, à la Déclaration de Cancún de 1992 et à la
Déclaration de Rio sur l'environnement et le développement de 1992 et, plus
particulièrement, au Chapitre 17 d'«Action 21».
14. La FAO a élaboré le Code en consultation et en collaboration avec les
institutions des Nations Unies et d'autres organisations internationales – y
compris non gouvernementales – compétentes.
15. Le Code de conduite comprend cinq articles constituant une
introduction, intitulés: Nature et portée du Code; Objectifs du Code; Liens
avec d'autres instruments internationaux; Application, suivi et actualisation du
Code; et Besoins particuliers des pays en développement. Ces articles sont
suivis d'un article sur les Principes généraux, qui précède les six articles
thématiques intitulés: Aménagement des pêcheries; Opérations de pêche;
Développement de l'aquaculture; Intégration des pêches dans l'aménagement
des zones côtières; Pratiques après capture et commerce et enfin, Recherche
halieutique. Comme on l'a déjà indiqué, l'Accord visant à promouvoir le
respect, par les navires pêchant en haute mer, des mesures internationales de
conservation et de gestion fait partie intégrante du Code.
16. Le Code est facultatif. Cependant, certaines de ses parties sont fondées
sur des règles pertinentes du droit international, dont celles de la Convention
des Nations Unies sur le droit de la mer du 10 décembre 1982. En ce qui
concerne les pêches de capture, le Code contient également des dispositions
qui peuvent avoir, ou ont déjà reçu, force contraignante en vertu d'autres
instruments juridiques obligatoires convenus entre les Parties à ceux-ci, tels
que l'Accord de 1993 visant à favoriser le respect par les navires de pêche en
haute mer des mesures internationales de conservation et de gestion. En ce qui
concerne l’aquaculture, les dispositions du Code encouragent implicitement
une gouvernance participative du secteur, allant de l’autoréglementation
sectorielle à la cogestion du secteur par des représentants de la profession et
des responsables de la réglementation issus de l’administration et aux
partenariats communautaires. L’application est spontanée ou s’effectue par la
pression des pairs, les organisations du secteur étant habilitées à exclure celles
xv
qui ne se conforment pas aux dispositions et les gouvernements n'assurant que
périodiquement une vérification.
17. À sa vingt-huitième session, la Conférence a adopté, dans sa Résolution
4/95 du 31 octobre 1995, le Code de conduite pour une pêche responsable.
Dans cette même résolution, elle demandait notamment à la FAO d'élaborer,
en collaboration avec ses membres et les organisations pertinentes intéressées,
les directives techniques appropriées pour faciliter l'application du Code.
18. Le rôle et la contribution croissants de l’aquaculture à la croissance
économique, au bien-être social ainsi qu'à la sécurité alimentaire mondiale ont
été reconnus et réitérés dans des cadres internationaux tels que la Conférence
FAO/Japon de 1995 sur la contribution des pêches et de l’aquaculture à la
sécurité alimentaire, le Sommet mondial de l’alimentation de 1996, la Réunion
ministérielle sur les pêches de 1999, la Conférence FAO/NACA [Réseau de
centres d’aquaculture pour la région Asie et Pacifique] de 2000 sur
l’aquaculture au troisième millénaire et sa Déclaration et Stratégie de Bangkok,
et, très récemment, le Sommet mondial de 2009 sur la sécurité alimentaire.
19. L'application de l'approche écosystémique des pêches et de
l'aquaculture en tant que stratégie de développement du secteur contribue à la
mise en œuvre des dispositions du Code, assurant par là même la durabilité
technique, écologique, économique et sociale du secteur.
1
1. INTRODUCTION
Ces directives techniques sur la gestion sanitaire des mouvements
responsables d'animaux aquatiques vivants ont été élaborées en appui aux
articles du Code portant sur l’aménagement des pêcheries (Article 7), le
Développement de l'aquaculture (Article 9), le commerce international
(Article 11) et la recherche halieutique (Article 12).
1.1 Objectif
La mondialisation et le volume croissant du commerce des produits de
l'aquaculture ont créé de nouvelles opportunités de marché, mais ont dans le
même temps favorisé la généralisation des mécanismes par lesquels des
agents pathogènes et des maladies peuvent se diffuser dans de nouvelles
régions. Les problèmes liés à la santé des animaux aquatiques peuvent
désormais surgir et se répandre rapidement au sein de l’industrie aquacole
ou de la pêche de n’importe quel pays, en induisant souvent des
conséquences socio-économiques et écologiques graves; ainsi le risque
induit par les pathogènes ou les maladies lors des mouvements
transfrontières d’animaux aquatiques vivants a considérablement augmenté.
Ces directives techniques sur la gestion sanitaire des mouvements
responsables d'animaux aquatiques vivants ont été préparées par le
Département des pêches et de l’aquaculture de la FAO en appui au Code de
conduite pour une pêche responsable (FAO, 1995). Leur objectif est d'aider
les pays à réduire les risques d'introduction et de propagation de maladies
animales aquatiques transfrontières graves (TAAD) lors des mouvements
internationaux et domestiques d'animaux aquatiques vivants.
1.2 Structure et contenu de ce document
Ce document est le quinzième d'une série de directives techniques de la
FAO expliquant comment mettre en œuvre une pêche responsable (voir par
exemple FAO, 1996, 1997). Il est donc structuré de la même manière que
les publications précédentes. Il donne des conseils sur la gestion de la santé
des animaux aquatiques vivants afin minimiser le risque d'introduction dans
de nouvelles régions de graves maladies des animaux aquatiques. Bien qu'il
traite principalement des mouvements transfrontières internationaux, ses
recommandations sont aussi applicables aux mouvements domestiques entre
provinces, régions géographiques ou zones de statuts sanitaires différents.
La directive technique fournit également des instructions sur la gestion
sanitaire au niveau des fermes et groupements aquacoles, dans la mesure où
2
ces unités de production locales sont aussi impliquées dans la propagation
de TAAD.
1.3 Principes directeurs
Ce document a été conçu d’après les principes directeurs suivants:
1. Les mouvements d’animaux aquatiques à l’intérieur ou au travers de
frontières nationales (mouvements transfrontières) sont importants pour le
développement économique et social, ainsi que pour des raisons relatives
aux ressources publiques. Les avantages de ces mouvements doivent
toutefois être évalués en prenant aussi en compte leurs risques potentiels.
Les autorités doivent être en mesure de prendre des décisions éclairées.
2. Les mouvements transfrontières peuvent permettre l'introduction d'agents
pathogènes connus, nouveaux ou émergents, et des maladies qui en
découlent. Ils peuvent, par conséquent, faire courir des risques à la santé des
animaux, végétaux ou de l’homme de la zone de réception, et menacer les
filières pêche et aquaculture existantes.
3. La gestion sanitaire dans un contexte de circulation transfrontière englobe
toutes les activités liées à la préparation, au transport et à la réception des
animaux aquatiques qui sont déplacés entre régions, pays ou territoires. La
collaboration entre toutes les parties prenantes (gouvernements, institutions
publiques, secteur privé notamment les filières pêche et aquaculture) est
importante pour garantir la maîtrise sanitaire effective.
4. Le but de la gestion sanitaire d’un mouvement transfrontière est de
réduire les risques résultant de l'entrée potentielle, de l'établissement ou de
la propagation d'agents pathogènes et des maladies qu'ils causent. Elle est
nécessaire pour protéger les ressources aquatiques vivantes, l'environnement
aquatique et la biodiversité des régions, pays ou territoires de réception. Les
pays d'exportation, de transbordement et d'importation ont la responsabilité
morale d'assurer la sécurité des mouvements des animaux aquatiques
vivants.
5. En accord avec les principes de l'Organisation mondiale du commerce
(OMC) et de l'Accord sur l'application des mesures sanitaires et
phytosanitaires (Accord SPS), tous les pays ont le droit de prendre les
dispositions sanitaires et phytosanitaires nécessaires à la protection de la
santé humaine, animale ou végétale. Pour déterminer le niveau de protection
3
approprié (ALOP), les facteurs économiques, sociaux et écologiques
doivent être pris en compte.
6. Tout pays peut décider d’imposer et de maintenir des mesures sanitaires
garantissant un niveau de protection plus élevé que celui qui serait atteint
par des dispositions uniquement basées sur les normes internationales, les
directives techniques et autres sources de recommandations (comme le
Code sanitaire pour les animaux aquatiques - OIE, 2005 – Les codes de
l'OIE sont régulièrement mis à jour et la dernière version disponible au
moment de la publication du présent document date de 2005). Toutefois, ces
mesures doivent être justifiées par des données scientifiques (analyse des
risques) et être adaptées à l’ALOP du pays concerné. Les mesures de
contrôle des mouvements d’animaux aquatiques à l'intérieur d’un pays
doivent aussi être ajustées à l’ALOP.
7. Les pays devraient élaborer et formaliser des stratégies nationales et des
procédures de gestion sanitaire des animaux aquatiques, basées sur les
normes internationales et/ou régionales, et harmonisées sur une base aussi
large que possible. Cette harmonisation est particulièrement importante
pour les pays d'une même région, en particulier ceux qui partagent des cours
d'eau transfrontaliers.
8. Les pays devraient encourager leurs filières à recourir à des mesures
préventives pour limiter leur exposition aux agents pathogènes et aux
maladies. Ces mesures comprennent notamment l'utilisation des meilleures
pratiques de management (BMP), la certification sanitaire, l’utilisation de
stocks exempts d'organismes pathogènes spécifiques (SPF) ou à haut niveau
sanitaire (HH), le recours à la quarantaine et aux protocoles de vaccination.
9. Les mesures de gestion sanitaire des mouvements transfrontières
d’animaux aquatiques devraient être efficaces, pratiques, économiques et
utiliser des moyens facilement mobilisables. Elles devraient permettre le
développement de politiques nationales et régionales adéquates, et
l’élaboration des cadres réglementaires nécessaires à la réduction des
risques posés par les maladies animales aquatiques transfrontières (TAAD).
10. L’existence au niveau national ou régional de ressources adéquates en
infrastructures et expertise joue un rôle essentiel dans l’efficacité de la
gestion sanitaire des animaux aquatiques objets d’une circulation
transfrontière. Les organisations internationales devraient reconnaître
pleinement les circonstances particulières qui caractérisent les différents
pays, ainsi que leur capacité variable à disposer de tels dispositifs. Tous les
4
pays devraient s'efforcer de développer des stratégies sanitaires qui
respectent au moins certaines normes minimales, tout en tenant compte des
ressources disponibles localement.
11. Les pays développés devraient aider leurs partenaires commerciaux des
pays en développement à se mettre en conformité avec les normes
internationales de gestion sanitaire des animaux aquatiques. Les partenaires
commerciaux et les pays voisins devraient coopérer étroitement pour
contrôler les TAAD par des échanges rapides d'information sur le statut
sanitaire national, l’apparition de nouvelles maladies ou la diffusion de
maladies existantes dans de nouvelles zones, en particulier le long des voies
navigables partagées.
12. Chaque pays peut être amené à adapter, modifier ou ajuster ces
directives techniques afin de mieux répondre à une situation particulière et à
des ressources disponibles, tout en respectant l'esprit de ces principes.
1.4 Définitions
Analyse des risques – processus abouti composé de l’identification du
danger, de l’appréciation du risque et de la communication relative au
risque (modifié d’après OIE, 2005).
Animaux aquatiques – tous les stades de vie (y compris les œufs et les
gamètes) des poissons, mollusques et crustacés issus d’établissements
aquacoles ou extraits de l’environnement à des fins d’élevage, de
repeuplement du milieu aquatique ou de consommation humaine (modifié
d’après OIE, 2005).
Appréciation du risque – évaluation de la probabilité, ainsi que des
conséquences biologiques et économiques, de la pénétration, de
l'établissement et de la diffusion d'un danger sur le territoire d'un pays
importateur (modifié d’après OIE, 2005).
Autorité compétente (AC) – services vétérinaires ou tout autre service
d’un pays membre de l’OIE, qui a la responsabilité et la compétence pour
garantir et superviser l’implémentation des mesures sanitaires pour les
animaux aquatiques recommandées par le Code sanitaire pour les animaux
aquatiques de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) (modifié
d’après OIE, 2005).
5
Biosécurité – ensemble des mesures et activités qu’un pays met en œuvre
pour protéger ses ressources aquatiques naturelles, sa pêche, son
aquaculture, sa biodiversité et les personnes qui en dépendent des impacts
négatifs pouvant éventuellement résulter de l’introduction et de la diffusion
de graves maladies animales aquatiques transfrontières (TAAD).
Certificat sanitaire – certificat délivré par l’Autorité compétente d’un pays
exportateur, attestant le statut sanitaire d’un stock d’animaux aquatiques
expédié (voir aussi «Certificat sanitaire international applicable aux
animaux aquatiques»).
Certificat sanitaire international applicable aux animaux aquatiques –
certificat délivré par le personnel de l’Autorité compétente du pays
d’exportation, certifiant l’état sanitaire des animaux aquatiques et déclarant
qu’ils proviennent d’une source soumise à une surveillance sanitaire
officielle conforme aux procédures décrites dans le Manuel des tests de
diagnostic pour les animaux aquatiques de l’OIE (OIE, 2003 – Les manuels
de l’OIE sont régulièrement mis à jour et la dernière version disponible au
moment de la publication de ces directives techniques date de 2003)
(modifié d’après OIE, 2005).
Haut niveau sanitaire (HH) – Animaux aquatiques issus d’une installation
ayant un statut exempt d’organismes pathogènes spécifiques (SPF) mais
conservés dans une structure commerciale dans des conditions de
biosécurité moins rigoureuses, et par conséquent, possédant un statut
sanitaire inférieur. Quand les animaux quittent les installations HH, ils ne
sont plus considérés comme possédant un statut Haut Niveau Sanitaire.
Introduction – mouvement assisté par l’homme d’un animal aquatique vers
une zone hors de sa zone de répartition naturelle.
Maladie – infection clinique ou non-clinique par un agent infectieux
(modifié d’après OIE, 2005).
Maladies animales aquatiques transfrontières (TAAD) – maladies des
animaux aquatiques qui sont hautement contagieuses ou transmissibles, qui
ont le potentiel de se diffuser très rapidement au travers des frontières
nationales et qui peuvent causer des conséquences socio-économiques
importantes.
Mouvement – mouvement assisté par l’homme d’animaux aquatiques à
l’intérieur ou au travers de frontières politiques (internationales,
6
provinciales, régionales), entre zones géographiques (par exemple entre
bassins hydrographiques) ou entre zones présentant des statuts sanitaires
différents.
Pathogène – agent infectieux capable de causer une maladie.
Plan d’urgence – plan de travail documenté visant à garantir l'exécution
des actions nécessaires, le respect des obligations et la disponibilité des
ressources requises pour l’éradication ou la maîtrise des foyers de certaines
maladies des animaux aquatiques (modifié d’après OIE, 2005).
Principe de précaution – s’agissant du mouvement sécurisé des animaux
aquatiques vivants, obligation par laquelle, lorsque des décisions doivent
être prises malgré des connaissances incomplètes, les pays importateurs et
exportateurs doivent se comporter de manière responsable et conservative
de manière à éviter la diffusion de pathogènes sérieux.
Quarantaine – maintien d’un groupe d'animaux aquatiques en isolement,
sans contact direct ou indirect avec d'autres animaux aquatiques, afin de les
mettre en observation pendant une période de temps déterminée et, le cas
échéant, afin de les soumettre à des tests de diagnostic ou à des traitements.
La quarantaine comprend le traitement approprié des eaux usées (modifié
d’après OIE, 2005).
Risque – probabilité de survenue d’un événement nuisible pour la santé
publique, les animaux aquatiques ou les animaux terrestres dans le pays
importateur pendant une période de temps donnée, et ampleur probable des
conséquences (modifié d’après OIE, 2005).
Exempt d'agents pathogène spécifique (SPF) – animaux aquatiques qui
ont été produits, testés et maintenus dans des conditions rigoureuses de
biosécurité afin de garantir qu’ils sont exempts d’organismes pathogènes
spécifiques. Quand les animaux ont quitté un site SPF, ils ne sont plus
considérés comme ayant un statut SPF.
Résistant à des agents pathogènes spécifiques (SPR) – ensemble
d’animaux aquatiques ayant fait l’objet d’une sélection génétique pour la
résistance ou une meilleure tolérance à l’infection par un agent pathogène
donné.
Suivi – collecte et analyse des informations nécessaires à la détection des
changements dans la prévalence d’un pathogène ou l’intensité d’une
infection.
7
Surveillance – ensemble des recherches menées systématiquement sur une
population d'animaux aquatiques donnée en vue de détecter, à des fins
prophylactiques, la présence de maladies; ces recherches peuvent prévoir de
soumettre une population à des examens (modifié d’après OIE, 2005).
Transfert – mouvement d’un animal aquatique vers une zone faisant partie
de l’aire de répartition historique ou établie de l’espèce.
Zonage – identification des zones dans le but de maîtriser les maladies
(modifié d’après OIE, 2005).
Zone – partie d’un ou plusieurs pays qui comprend (a) un bassin versant
entier depuis la source d’un cours d’eau jusqu’à l’estuaire ou le lac, ou (b)
plus d’un bassin versant, ou (c) une section d’un bassin versant, depuis la
source d’un cours d’eau jusqu’à une barrière qui empêche l’introduction
d’une ou plusieurs maladies particulières, ou (d) une partie de zone littorale
aux contours géographiques clairement délimités, ou (e) un estuaire aux
contours géographiques clairement délimités et représentant un système
hydrologique ininterrompu caractérisé par un statut sanitaire distinct au
regard d’une ou plusieurs maladies particulières. Les zones doivent être
clairement documentées par l'Autorité compétente ou les Autorités
compétentes concernées (sur une carte géographique ou à l'aide d'un
localisateur de précision, utilisant les coordonnées GPS) (modifié d’après
OIE, 2005).
8
2. APPLICATION DU CODE DE CONDUITE POUR UNE
PÊCHE RESPONSABLE AUX MOUVEMENTS SÉCURISÉS DES
ANIMAUX AQUATIQUES VIVANTS
Le Code de conduite pour une pêche responsable (FAO, 1995) ne traite pas
spécifiquement de la nécessité de prévenir la propagation des maladies
animales aquatiques transfrontières (TAAD), mais la prévention des
maladies est tout de même une composante essentielle des
recommandations formulées dans les articles suivants:
2.1 Article 7 – Aménagement des pêcheries
Alors que l'Article 7 ne traite pas spécifiquement des maladies ou agents
pathogènes des animaux aquatiques, ou de leurs impacts potentiels sur les
ressources halieutiques sauvages, plusieurs sous-sections abordent la
protection de la biodiversité et de l'environnement. Il s’agit, entre autres de:
7.2.1 Reconnaissant que l'utilisation durable à long terme des ressources
halieutiques constitue l'objectif principal de la conservation et de
l'aménagement, les États et les organisations et arrangements régionaux ou
sous-régionaux d'aménagement des pêcheries devraient, entre autres,
adopter des mesures appropriées, fondées sur les données les plus fiables
disponibles, qui soient conçues pour maintenir ou rétablir les stocks à des
niveaux capables de produire leur rendement constant maximal, eu égard
aux facteurs environnementaux et économiques pertinents, y compris les
besoins particuliers des pays en développement.
7.2.2 Ces mesures devraient, entre autres, permettre que:
d) la diversité biologique des habitats et écosystèmes aquatiques soit
conservée et que les espèces menacées d'extinction soient protégées;
f) les effets environnementaux préjudiciables aux ressources, résultant des
activités humaines, soient évalués et, le cas échéant, corrigés;
L'Article 7 introduit aussi le principe de précaution, un concept de plus en
plus appliqué lors de l'analyse des risques sanitaires, quand les
gouvernements doivent prendre des décisions rapides sur des demandes
d'importation d'animaux aquatiques vivants ou leurs produits alors qu’ils ne
possèdent pas toutes les connaissances nécessaires à une prise de décision
éclairée.
9
7.5.1 Les États devraient appliquer largement l'approche de précaution à
la conservation, la gestion et l'exploitation des ressources bioaquatiques
afin de les protéger et de préserver l'environnement aquatique.
L'insuffisance d'informations scientifiques appropriées ne devrait pas être
une raison de remettre à plus tard ou de s'abstenir de prendre des mesures
de conservation et de gestion.
2.2 Article 9 – Développement de l’aquaculture
Les mouvements responsables d'animaux aquatiques vivants à des fins de
développement de l'aquaculture, notamment ceux qui minimisent les risques
de diffusion de maladies transfrontières et d'introduction d'espèces
exotiques, sont traités, entre autres, à l'Article 9, sur le développement
responsable de l'aquaculture, et en particulier, dans la section 9.1 et ses
sous-sections:
9.1 Développement responsable de l'aquaculture, y compris de la pêche
fondée sur l'élevage dans les zones relevant de la juridiction nationale.
9.1.1 Les États devraient établir, faire fonctionner et développer un cadre
juridique et administratif approprié qui favorise le développement de
l'aquaculture responsable.
9.1.2 Les États devraient promouvoir le développement et la gestion
responsables de l'aquaculture, y compris des évaluations préalables des
effets du développement de l'aquaculture sur la diversité génétique et
l'intégrité des écosystèmes, fondées sur l'information scientifique la plus
fiable disponible.
9.1.3 Les États devraient élaborer et mettre régulièrement à jour des
stratégies et plan, ainsi que de besoin, afin d'assurer que le développement
de l'aquaculture soit écologiquement durable et permettre l'utilisation
rationnelle des ressources partagées entre l'aquaculture et d'autres
activités.
9.1.4 Les États devraient veiller à ce que le développement de l'aquaculture
n'ait pas d'effets négatifs sur les moyens d'existence des communautés
locales et leur accès aux zones de pêche.
9.1.5 Les États devraient instituer des procédures efficaces, particulières à
l'aquaculture, pour entreprendre des activités appropriées d'évaluation et
de suivi de l'environnement dans le but de réduire au minimum les effets
10
écologiques nuisibles et leurs conséquences économiques et sociales
résultant de l'extraction d'eau, de l'utilisation des terres, de l'évacuation
d'effluents, de l'utilisation de produits pharmaceutiques et chimiques, et
d'autres activités liées à l'aquaculture.
Les préoccupations spécifiques à l'aquaculture, et, entre autres, au potentiel
des maladies et agents pathogènes exotiques à se propager largement dans
de nouvelles zones après leur introduction dans des cours d’eau partagés,
sont exprimées au sein de la section 9.2 du Code:
9.2.1 Les États devraient protéger les écosystèmes aquatiques
transfrontières en favorisant des pratiques d'aquaculture responsables à
l'intérieur de leurs zones de juridiction nationale et en coopérant pour
promouvoir des pratiques d'aquaculture durables.
9.2.2 Les États devraient, avec le respect voulu pour les États voisins et
conformément au droit international, assurer un choix responsable des
espèces et une localisation et une gestion responsables des activités
d'aquaculture susceptibles d'avoir des effets sur des écosystèmes aquatiques
transfrontières.
9.2.3 Les États devraient consulter les États voisins, lorsqu'il y a lieu,
avant d'introduire des espèces non indigènes dans des écosystèmes
aquatiques transfrontières.
Au niveau de l’exploitation ou du groupement aquacole, les préoccupations
liées à la prévention de l'introduction et de la propagation des maladies
agents pathogènes sont exprimées dans les paragraphes suivants de la
section 9.4, qui traite de l'aquaculture responsable au niveau des fermes:
9.4.2 Les États devraient promouvoir la participation active des
aquaculteurs et de leurs communautés à la mise au point de pratiques de
gestion responsables en matière d'aquaculture.
9.4.4 Les États devraient encourager des pratiques efficaces de gestion en
matière d'élevage et de santé des poissons privilégiant la prise de mesures
d'hygiène et de vaccination. L'utilisation sûre, efficace et minimale d'agents
thérapeutiques, de vaccins, d'hormones et de médicaments, antibiotiques et
autres produits chimiques utilisés pour combattre les maladies, devrait être
assurée.
11
9.4.6 Les États devraient exiger que l'évacuation des déchets tels que
rebuts, boues, poissons morts ou malades, excédents de préparations
vétérinaires et autres produits chimiques dangereux, ne constitue pas un
danger pour la santé humaine et pour l'environnement.
2.3 Article 11 – Pratiques post-capture et commerce
Le commerce international des animaux aquatiques vivants doit, entre
autres, prendre en compte les risques liés aux maladies animales aquatiques
transfrontières. Il doit aussi suivre les procédures établies par l'Organisation
mondiale du commerce (OMC), notamment son Accord sur l’application
des mesures sanitaires et phytosanitaires (OMC, 1994). Cela est indiqué
clairement à la section 11.2 qui traite du commerce international
responsable:
11.2.4 Les mesures portant sur le commerce du poisson et des produits de
la pêche adoptées par les États pour protéger la vie ou la santé humaine ou
animale, les intérêts des consommateurs ou l'environnement, devraient
éviter toute discrimination et être conformes aux règles internationalement
approuvées portant sur le commerce, en particulier les principes, droits et
obligations prévus dans la Convention portant sur l'application des mesures
sanitaires et phytosanitaires et dans l'Accord sur les obstacles techniques
au commerce de l'OMC.
2.4 Article 12 – Recherche halieutique
L’Article 12 énonce le besoin de recherche halieutique finalisée, notamment
pour l’étude des agents pathogènes graves des animaux aquatiques:
12.1 Les États devraient reconnaître qu'une pêche responsable exige
qu'une base scientifique solide soit disponible pour aider les responsables
de l'aménagement des pêcheries et autres intéressés à prendre leurs
décisions. Par conséquent, les États devraient veiller à ce qu'une recherche
appropriée soit conduite sur la pêche sous tous ses aspects, y compris dans
les domaines de la biologie, de l'écologie, de la technologie, des sciences
environnementales, de l'économie, des sciences sociales, de l'aquaculture et
des sciences de la nutrition. Les États devraient assurer la disponibilité de
moyens de recherche et prévoir une formation, des ressources humaines et
un renforcement des institutions, au niveau approprié, en vue de conduire
la recherche, en tenant compte des besoins particuliers des pays en
développement.
12
3. CONSEILS POUR LA CONCEPTION DE PROGRAMMES DE
GESTION SANITAIRE DES ANIMAUX AQUATIQUES
3.1 Introduction
Les programmes nationaux et internationaux de gestion sanitaire des
animaux aquatiques sont essentiels au développement durable de
l'aquaculture, pour protéger les filières «pêche et aquaculture» et pour
préserver la biodiversité aquatique des effets négatifs des maladies et agents
pathogènes exotiques (voir FAO/NACA, 2000, 2001; FAO, en préparation).
Pour optimiser le système de biosécurité, ces programmes devraient être
déclinés dans toutes leurs composantes locales (au niveau des fermes),
régionales et nationales.
Pour atteindre leur efficacité maximale, ils devraient être harmonisés autant
que possible au niveau international et régional, en particulier avec les
programmes des pays voisins et des pays où sont situés les principaux
partenaires commerciaux.
Les États sont encouragés à officialiser leurs programmes nationaux de
gestion sanitaire des animaux aquatiques en élaborant des stratégies
nationales établies après consultation de toutes les parties prenantes.
3.2 Instruments de conformité
Les pays devraient se conformer pleinement aux dispositions des
conventions internationales sur la sécurité des mouvements des animaux
aquatiques vivants auxquelles ils ont adhéré en tant que membres et/ou
signataires. Au premier rang d’entre-elles, l'Organisation mondiale du
commerce (OMC) et son l'Accord sur l'application des mesures sanitaires et
phytosanitaires (Accord SPS) (OMC, 1994), le Code sanitaire pour les
animaux aquatiques de l’OIE (OIE, 2005) et son Manuel des tests de
diagnostic pour les animaux aquatiques (OIE, 2003), ou la Convention sur
la diversité biologique (CDB, 1992).
Tous les mouvements transfrontières des animaux aquatiques devraient être
mis en œuvre en respectant les dispositions figurant dans ces documents et
dans les autres accords internationaux et régionaux pertinents.
13
4. STRATÉGIES NATIONALES SUR LA SANTÉ DES ANIMAUX
AQUATIQUES ET LA BIOSÉCURITÉ
4.1 Introduction
Une stratégie nationale sur la santé des animaux aquatiques donne aux états
une “feuille de route”, basée sur le concept de mise en œuvre progressive en
fonction des besoins et priorités nationales. Elle permet d’atteindre un état
sanitaire souhaité en matière de maladies et pathogènes des animaux
aquatiques. FAO/NACA (2000, 2001) donnent un certain nombre de
conseils pour l'élaboration de telles stratégies, en particulier dans les
Directives techniques régionales Asie pour une gestion sanitaire responsable
des mouvements d’animaux aquatiques vivants, le Consensus de Pékin et sa
Stratégie d'Exécution. Comme indiqué dans ces documents, une stratégie
nationale prenant en compte les préoccupations de biosécurité doit
notamment inclure: les agents pathogènes à considérer, le diagnostic des
maladies, la certification sanitaire et les mesures de quarantaine, le zonage
sanitaire, la surveillance des maladies et la notification, la planification des
crises, l'analyse des risques liés aux importations, le cadre légal et le
renforcement des capacités régionales. Pour soutenir ces activités, divers
manuels et guides ont été publiés sur le diagnostic des maladies (Walker et
Subasinghe, 2000; Bondad-Reantaso et al., 2001), l’analyse des risques
(APEC, 2004), la surveillance et le zonage (Subasinghe, McGladdery et
Hill, 2004) et la préparation de la gestion des crises (Arthur et al., 2005). Le
système de notification trimestriel de l’état sanitaire des animaux aquatiques
en Asie et dans le Pacifique du NACA/FAO (voir NACA/FAO, 1999-2006)
a aussi été conçu pour faciliter la notification au niveau régional des
maladies graves des animaux aquatiques. Ce système repose notamment sur
des bases de données accessibles par Internet, qui listent les maladies des
animaux aquatiques, leurs agents pathogènes et le système d'information de
quarantaine (AAPQIS) ([Link]). Ce dispositif a été créé pour
fournir aux professionnels de la santé des animaux aquatiques, des
informations sur les maladies animales aquatiques transfrontières graves.
4.2 Politiques publiques, législation et application
Les pays devraient élaborer une politique nationale claire et formalisée sur
la gestion sanitaire des animaux aquatiques, qui traite efficacement des
TAAD (voir FAO/NACA, 2000, 2001; FAO, en préparation).
14
Une telle politique devrait être mise en œuvre grâce une législation
nationale efficace. Les pays doivent également savoir ou se doter de la
capacité de faire appliquer les lois et règlements de manière effective.
4.3 Analyse des risques
Les pays sont encouragés à utiliser des procédures d'analyse des risques
pour évaluer les demandes d'importation d’animaux aquatiques vivants (voir
FAO/NACA, 2000, 2001; APEC, 2004; OIE, 2005; FAO, en préparation).
Conformément aux principes de l'Organisation mondiale du commerce
(OMC) et de l'Accord sur l'application des mesures sanitaires et
phytosanitaires (Accord SPS) (OMC, 1994), les pays qui choisissent
d'adopter un niveau de protection plus élevé que celui prévu par les normes
internationales doivent aussi avoir recours à l'analyse des risques pour
justifier les motivations scientifiques de leur choix.
Lorsqu’il effectue une analyse des risques, un pays importateur peut avoir à
évaluer les capacités de l'Autorité compétente du pays exportateur et
l'efficacité des dispositifs de surveillance, de suivi ou de zonage des
maladies.
La capacité d'analyse des risques peut ne pas être identique dans les pays
d’origine, de transbordement et d'accueil. Cela devrait être reconnu afin que
tous les pays travaillent ensemble à minimiser les risques liés aux
mouvements transfrontières des animaux aquatiques vivants.
Pour déterminer leur niveau approprié de protection de la santé (ALOP) de
la santé humaine, animale ou végétale vis-à-vis des risques posés par les
maladies animales aquatiques transfrontières (TAAD), les pays devraient
prendre en considération les facteurs socio-économiques et écologiques,
notamment les bénéfices socio-économiques du commerce, mais aussi la
nécessité de protéger les filières “aquaculture et pêche”, l'environnement et
la biodiversité aquatique contre les effets négatifs des épidémies. Les pays
devraient également veiller à ce que leur niveau approprié de protection soit
le même quel que soit le commerce des produits aquatiques, terrestres et
végétaux considérés.
Bien que les ALOP nationaux puissent être estimés à partir des pratiques
commerciales passées, il peut être utile d’engager des discussions nationales
entre toutes les parties concernées, de sorte à élaborer une déclaration
formelle sur le niveau de protection approprié ou le niveau de risque
acceptable (ALOR).
15
Le premier mouvement (ou introduction) d'une espèce exotique aquatique
pose souvent un niveau de risque inconnu mais potentiellement élevé
d’exposition au pathogène. Pour cette raison, ces demandes doivent être
soumises à des analyses des risques écologiques, génétiques et sanitaires
(voir CIEM, 2005). Elles impliquent aussi de consulter toutes les parties
prenantes, y compris les pays qui partagent des eaux frontalières, afin
d’évaluer les connaissances scientifiques sur les risques d'introduction
d'agents pathogènes dans de nouvelles zones.
Lorsque les connaissances sont insuffisantes par rapport aux risques posés
par une maladie donnée, le principe de précaution doit être appliqué par le
pays d'accueil.
Les pays ne doivent pas appliquer des mesures de contrôle des risques
(mesures sanitaires) qui constituent une restriction déguisée au commerce
ou à l’activité commerciale. Ces mesures ne doivent être appliquées que
pour protéger les animaux, les végétaux ou la santé humaine, de manière
proportionnée. Elles doivent être fondées sur des principes scientifiques. En
l’absence de preuves scientifiques suffisantes, elles ne doivent pas être
maintenues.
Les pays doivent veiller à ce que l'application des mesures de contrôle des
risques entre les partenaires commerciaux ne se fasse pas de manière
arbitraire ou discriminatoire lorsque les conditions de gestion sanitaire sont
identiques ou équivalentes dans les pays d’origine et de destination.
Les pays doivent accepter comme équivalentes toutes les mesures
alternatives de contrôle des risques proposées par les partenaires
commerciaux, même si ces mesures diffèrent des leurs ou de celles qu’ils
ont négociées avec d’autres pays pour le même produit, si le pays
exportateur démontre objectivement que sa mesure permet d'atteindre
l’ALOP du pays importateur.
Dans les cas où de graves désaccords surgissent entre les pays importateurs
et exportateurs à propos de la mise en place de restrictions aux mouvements
d'animaux aquatiques vivants, les États sont encouragés à avoir recours au
mécanisme interne de l'OIE pour le règlement volontaire des différends.
Les pays devraient aussi envisager d’utiliser l’analyse des risques comme
un outil de développement des stratégies nationales de gestion de la santé
des animaux aquatiques, car elle permet d’identifier les zones de risque
16
majeur et ainsi d’allouer de manière efficace les ressources humaines et les
infrastructures disponibles.
4.4 Listes de pathogènes
Les pays devraient établir des listes d'agents pathogènes graves susceptibles
d’affecter leur territoire (voir FAO/NACA, 2000, 2001; FAO, en
préparation). Ces listes doivent inclure les agents pathogènes et maladies
qui sont déjà présents sur le territoire national, mais pas sur sa totalité, ainsi
que ceux qui font l’objet d’un contrôle national et/ou d'un programme
d'éradication. Elles doivent aussi indiquer les agents pathogènes exotiques,
dont l'entrée et la diffusion sur le territoire national sont susceptibles de
présenter un risque grave pour les ressources aquatiques du pays.
Le cas échéant, les listes nationales d'agents pathogènes devraient aussi
inclure les agents pathogènes et maladies répertoriées par l'Organisation
mondiale de la santé animale (OIE, 2005), ainsi que tous les autres agents
pathogènes d'importance nationale.
4.5 Systèmes d’information
Les pays sont encouragés à établir des systèmes d’information nationaux,
basés sur la collecte, le stockage, l'analyse et la communication des données
relatives au statut sanitaire des animaux aquatiques (Baldock, 2004). Ces
systèmes devraient inclure les dernières informations disponibles sur les
agents pathogènes et maladies détectés dans les eaux nationales, ainsi
que sur les espèces hôtes et leurs aires de répartition géographique (voir
FAO NACA, 2000, 2001; FAO, en préparation).
Les pays devraient rendre ces systèmes d'information accessibles à leurs
partenaires commerciaux et aux autres acteurs, et les relier aux bases de
données régionales et internationales analogues.
4.6 Certification sanitaire
Quand cela est justifié, les pays peuvent développer leur capacité à délivrer
des certificats sanitaires internationaux pour les animaux aquatiques en
utilisant les formats et tests de diagnostic spécifiés par le Code sanitaire
pour les animaux aquatiques et par le Manuel des tests de diagnostic pour
les animaux aquatiques de l’OIE (OIE, 2003, 2005). L’utilisation de
certificats d’exemption de maladie basés sur l'absence de signes cliniques
ou sur un état de «bonne santé» apparent devrait être fortement découragée.
17
Le cas échéant, les pays importateurs doivent exiger que les expéditions
d'animaux aquatiques vivants soient accompagnées de certificats sanitaires
internationaux. Les mentions de certification doivent être précises et
concises, de façon à indiquer clairement les renseignements exigés par le
pays importateur (OIE, 2005).
Les agents pathogènes dont l’absence doit être spécifiquement certifiée
doivent être déterminés en fonction de facteurs tels que les espèces
importées, le statut de la maladie dans les pays d'exportation, de
transbordement et d’importation, et le niveau national de protection du pays
importateur.
Les demandes de certification d’exemption de pathogènes ou de maladies
non officiellement répertoriés par l'OIE doivent être fondées sur un accord
mutuel entre les pays importateurs et exportateurs ou sur une analyse des
risques qui doit être mise à la disposition des partenaires commerciaux. Les
pays importateurs ne doivent pas demander la certification d'agents
pathogènes qui ne sont pas pertinents pour la marchandise, le pays d’origine
ou compte tenu de l’état sanitaire national de la maladie.
Les pays d'exportation, de transbordement et d’importation doivent
coopérer pleinement, de matière transparente et sans délai inutile, pour
échanger les informations nécessaires à la certification et relatives à la
situation sanitaire nationale des animaux aquatiques, à l’historique des
maladies, au statut sanitaire actuel des installations de production et/ou de
transbordement des animaux aquatiques destinés à l’importation, ainsi qu’à
tous les autres aspects liés (voir OIE, 2005).
Pour évaluer la fiabilité des certificats sanitaires, un pays importateur peut
être amené à évaluer les aptitudes et capacités de diagnostic de l'Autorité
compétente du pays exportateur, ainsi que l'efficacité du système de zonage,
de suivi et de surveillance des maladies.
4.7 Quarantaine
Lorsque l'analyse des risques a montré que l'importation éventuelle d'un
groupe d'animaux aquatiques vivants n’est pas acceptable en l’état, la
quarantaine est une mesure de maîtrise des dangers qui peut être utilisée,
seule ou en combinaison avec d'autres, afin de ramener le risque au niveau
approprié de protection de la santé du pays (voir FAO/NACA, 2000, 2001;
FAO, en préparation).
18
La rigueur de la quarantaine doit être en rapport avec le niveau estimé du
risque, qui dépend de l’origine et de la destination des animaux aquatiques.
Les importations d'espèces exotiques pour le développement de
l'aquaculture, ou l’importation d’espèces provenant de populations
sauvages, d’origine inconnue ou mal documentée sur le plan sanitaire,
exigent souvent des mesures strictes de quarantaine. Lors du premier
mouvement d'une espèce exotique (introduction), l'utilisation des protocoles
définis par le Conseil international pour l'exploration de la mer (CIEM,
2005) et par la Commission européenne consultative pour les pêches et
l’aquaculture dans les eaux intérieures (CECPAI) (Turner, 1988) est
fortement recommandée.
Comme la transmission d'agents pathogènes peut se produire entre les
grands groupes taxonomiques d'animaux aquatiques, les pays devraient
éviter de faire des distinctions arbitraires et mal fondées scientifiquement,
entre les espèces marines et d'eau douce, ou entre les espèces sauvages,
élevées ou ornementales, quand il s’agit d’estimer le risque posé et le
niveau de la quarantaine nécessaire.
Les procédures de quarantaine, notamment l'observation des signes
cliniques de la maladie et les tests diagnostiques, peuvent être effectuées
dans le pays d'origine, dans un pays de transit et/ou dans le pays d'accueil.
Les installations de confinement en quarantaine doivent respecter des
normes minimales en termes d'emplacement, de conception,
d’infrastructures et d’équipements, de sécurité physique, de traitement des
eaux de captage et de vidange, d'expertise et de formation du personnel, et
de protocoles de fonctionnement. Elles doivent assurer un fonctionnement
efficace de sorte que les animaux aquatiques et les agents pathogènes qu'ils
peuvent transporter ne puissent pas s'échapper dans le milieu environnant.
Les mouvements impliquant un risque élevé ou inconnu pour la santé (par
exemple depuis des zones où des maladies exotiques sont répertoriées) ne
doivent être réalisés que si des installations de confinement complet et des
services d’appui (capacité de diagnostic, de sécurité, d’inspection) sont
disponibles. Là où les installations ne satisfont pas encore à toutes ces
exigences, seuls des mouvements à faible risque devraient être approuvés.
Quand cela est possible, les pays devraient chercher à réduire le niveau de
risque encouru en privilégiant l'importation d'œufs ou de stades
embryonnaires ou juvéniles, car ils sont moins susceptibles d’être porteurs
19
d'infections subcliniques que des animaux adultes. Ils sont aussi souvent
plus faciles à maintenir en quarantaine que des animaux adultes.
Les animaux pressentis pour un mouvement devraient être transférés lot par
lot, un lot étant défini comme un groupe d'animaux du même âge, issus de
la même population et élevés ensemble sur une même source d’eau. Les
animaux, l'eau ou les équipements ne doivent pas être mélangés ou partagés
entre les lots.
Les expériences de cohabitation au cours desquelles des espèces indigènes
importantes sont maintenues dans les installations de quarantaine en contact
avec les espèces exotiques ou leurs eaux de vidange peuvent être effectuées
pour détecter la présence éventuelle d’agents pathogènes chez les animaux
aquatiques importés et la sensibilité des espèces indigènes. Soumettre les
animaux de quarantaine à un stress accru peut aussi favoriser l'expression
des signes d'infections subcliniques.
De nombreuses maladies, en particulier celles qui sont causées par les
parasites externes peuvent être traitées. Toutefois, comme le traitement
chimique peut causer des complications sanitaires, notamment le
développement de souches bactériennes résistantes aux antibiotiques, il ne
devrait être utilisé que de manière responsable, avec la prudence voulue et
après consultation d'experts.
Si une maladie grave ou incurable est détectée chez les animaux aquatiques
maintenus en quarantaine, tout le stock doit être détruit et les installations
désinfectées de manière appropriée.
Les introductions en provenance de stocks ayant déjà subi avec succès un
processus de quarantaine peuvent recevoir un statut “autorisé”, tant que les
conditions ne changent pas sur le site d'exportation, afin de réduire la durée
et d’alléger les conditions de quarantaine.
4.8 Suivi, surveillance et notification sanitaire
Les pays peuvent mettre en place un dispositif de surveillance et de suivi
sanitaire, fondé sur la collecte systématique des données relatives à la
présence de pathogènes ou de maladies sur leur territoire national (voir
FAO/NACA, 2000, 2001; Subasinghe, McGladdery et Hill, 2004; FAO, en
préparation; OIE, 2005). Des programmes de surveillance et de suivi bien
conçus sont essentiels pour qualifier une situation sanitaire nationale, pour
permettre l'analyse des risques, pour justifier les exigences de certification
20
sanitaire à l’importation et pour permettre la certification sanitaire des
exportations, car ils fournissent les données indispensables pour étayer les
affirmations de non-occurrence d'une maladie particulière. Ces programmes
sont aussi nécessaires à la mise en œuvre rapide des plans d'urgence
nationaux pour le confinement ou l'élimination des agents pathogènes
responsables de graves épidémies.
Pour garantir l'identification précise et rapide des agents pathogènes, les
pays devraient doter leurs programmes nationaux de procédures de
diagnostic et de notification, ainsi que d’un personnel de terrain formé à la
reconnaissance des maladies et à la notification sanitaire.
Ces données devraient être saisies dans une base de données nationale afin
que le statut sanitaire national soit en permanence conforme à la situation
sanitaire du pays. La distribution des maladies et agents pathogènes
importants doit être facilement accessible aux décideurs, à l'Autorité
compétente et aux autres acteurs.
Si un pays n’est pas en mesure de diagnostiquer les maladies des animaux
aquatiques faute d’infrastructure, ou ne peut pas recueillir de données via
des réseaux nationaux, cela ne doit pas être considéré comme un frein à
l’établissement et au maintien d'un système de surveillance et de
notification national. Les pays devraient préparer des synthèses nationales
sur une base trimestrielle, en faisant au mieux de leurs moyens, en attendant
de développer leur capacité de diagnostic, de suivi, de surveillance et de
notification sanitaire.
Les pays devraient aussi former leur personnel de manière appropriée,
définir des normes méthodologiques pour les laboratoires et le terrain, et
produire des manuels de formation et des guides de référence, car cela
permet d’accroître significativement l’efficacité des enquêtes sur de
possibles foyers de maladies.
Selon les cas, les pays devraient fournir des notifications précises,
opportunes et minutieuses sur l’état sanitaire national et les autres données
épidémiologiques liées (OIE, 2005) à l'Organisation mondiale de la santé
animale (OIE) ou à d'autres systèmes de notification sanitaire, comme, par
exemple, le système de notification trimestrielle des maladies des animaux
aquatiques dans la région Asie-Pacifique du NACA/FAO (NACA/FAO,
1999-2006).
21
Tous les pays devraient coopérer au développement d’un système de
surveillance et de notification cohérent au niveau régional et international.
Cette coopération devrait inclure l'élaboration de normes pour la
codification des données, les formats d'enregistrement, les méthodes de
diagnostic au laboratoire, les systèmes de cartographie géographique et
l'analyse des données destinées à la maîtrise des maladies.
Les pays devraient maintenir des enregistrements clairs, qui garantissent la
traçabilité des documents et du matériel sur lesquels les rapports de
synthèse sont basés.
Des indicateurs spécifiques de suivi devraient être élaborés, ainsi qu’un
mécanisme pratique de retour vers la source originale des informations sur
les maladies.
4.9 Zonage
Si une maladie grave est présente dans une partie du territoire national et
que son éradication n'est pas possible à court ou moyen terme, les pays
devraient envisager de réaliser un zonage définissant des zones exemptes de
la maladie, afin de pouvoir poursuivre les échanges internationaux et
domestiques d’animaux aquatiques originaires de ces zones (voir
FAO/NACA, 2000, 2001; Subasinghe, McGladdery et Hill, 2004; FAO, en
préparation; OIE, 2005).
Les pays devraient envisager de définir les zones exemptes de maladies en
fonction des barrières écologiques, géographiques, hydrographiques ou
climatologiques naturelles (par exemple des systèmes hydrographiques
entiers, des bassins versants et des zones côtières) plutôt que sur la base de
frontières politiques.
Dans certains cas, ces frontières non-politiques peuvent englober les
territoires de plusieurs pays. Les pays concernés devraient alors coopérer
pour créer et maintenir des zones exemptes de maladies à un niveau
supranational, en englobant des bassins hydrographiques, des baies ou des
zones côtières. Les pays devraient également coopérer pour lancer des
projets-pilotes et échanger des informations permettant de rendre possible
un tel zonage régional.
Les pays devraient respecter des règles de mouvement entre zones. Ainsi,
les animaux aquatiques vivants ne devraient pouvoir être déplacés qu’entre
des zones où les mêmes agents pathogènes sont présents, ou alors à partir de
22
zones qui comptent moins d’agents pathogènes que les zones de destination
(voire aucun). Ils ne devraient par contre pas pouvoir être déplacés depuis
des zones contaminées par des agents pathogènes vers des zones qui en sont
exemptes.
Là où les zones sont de même statut sanitaire, les pays devraient reconnaître
qu'il n'y a guère de justification à interdire les échanges entre eux sur la base
du risque sanitaire. Ceci s'applique également aux échanges entre les zones
exemptes d'une ou de maladie(s) particulière(s), ou au contraire, les
échanges entre des zones qui sont infectées par la même maladie.
Dans certains cas, par exemple quand des installations aquacoles sont
situées dans des zones infectées mais qu’elles sont alimentées par des eaux
souterraines et qu’elles ne prélèvent ni ne déversent d’eau dans les cours
d’eau adjacents, la création de “mini-zones”, basées sur les installations
aquacoles individuelles (ou collectives si elles sont concentrées
géographiquement), peut être envisagée.
Si cela n’est pas déjà le cas, les pays et leurs filières aquacoles devraient
développer un système de diagnostic, surveillance, suivi et notification de
très haut niveau, ainsi que des mécanismes de contrôle réglementaires
permettant la mise en œuvre effective du dispositif de zonage sanitaire.
Lors du choix des maladies prises en compte pour le zonage, les pays
devraient considérer le bénéfice de l'augmentation potentielle de production
en l'absence d'agent pathogène et le mettre en rapport avec le coût
d’établissement et de maintien du système de zonage.
Afin de démontrer le statut indemne des zones, les pays devraient se
conformer aux exigences techniques indiquées spécifiquement dans le Code
sanitaire pour les animaux aquatiques de l'OIE (OIE, 2005).
Les pays devraient envisager la création de zones de surveillance autour des
zones exemptes de maladies, pour servir de tampon et empêcher l’arrivée
d'agents pathogènes spécifiques dans une zone indemne. Cela permettrait
aussi d'étendre les zones indemnes. Pour définir et maintenir des zones de
surveillance, les pays devraient satisfaire aux exigences techniques
indiquées dans le Code sanitaire pour les animaux aquatiques de l'OIE (OIE,
2005).
Comme le zonage peut être un moyen très efficace pour limiter la
propagation et faciliter l’éradication des agents pathogènes importants, les
23
pays et sous-régions devraient étudier les principes généraux de zonage lors
de la préparation de leurs plans sanitaires d'urgence.
Bien que certains pays puissent ne pas être en mesure de satisfaire toutes les
dispositions relatives au zonage listées par l'OIE, ils peuvent appliquer les
principes généraux dans une première étape permettant d’éviter la
propagation des maladies, et acquérir en même temps l’expérience, les
moyens et les infrastructures permettant la compilation des données de
surveillance et la formulation de la législation.
4.10 Préparation à la gestion des crises
Les pays devraient considérer que la gestion des urgences sanitaires des
animaux aquatiques relève de la fonction régalienne des services
gouvernementaux.
Ainsi, afin de maîtriser et d’éradiquer rapidement et avec efficacité les
foyers de maladies animales aquatiques transfrontières (TAAD) et par
conséquent, afin de minimiser leurs impacts économiques et sociaux, les
pays devraient concevoir et tester des plans d'urgence nationaux (voir
FAO/NACA, 2000, 2001; OIE, 2005; Arthur et al., 2005; FAO, en
préparation).
Pour répondre avec célérité au déclenchement d’une épidémie ou à la
détection d'un pathogène grave il faut que les systèmes de surveillance des
maladies, de diagnostics et de notification sanitaire possèdent un niveau
d’efficacité avéré, et par conséquent que les pays aient une capacité
suffisante dans ces domaines. Des laboratoires nationaux de référence,
capables de diagnostiquer rapidement les maladies des animaux aquatiques,
devraient être créés.
Pour que le système de planification d'urgence soit efficace, les pays
doivent aussi lister tout ce dont ils auront besoin et s'assurer que le
personnel et l'équipement nécessaires pourront être rapidement déployés.
Un dispositif décisionnel clair, aux responsabilités clairement établies et à
l'autorité avérée, est essentiel. Les dispositions juridiques nécessaires à la
mise en œuvre des plans d'urgence doivent aussi être en place.
Bien que certains pays en développement ne soient pas en mesure de mettre
immédiatement en œuvre un plan d'urgence soigneusement conçu et
élaboré, un plan incomplet est toujours utile, car il permet une réaction plus
rapide en cas d’apparition de maladie. Il sert aussi de cadre solide pour le
24
développement futur d’un plan complet. Les pays devraient dans tous les
cas élaborer des plans qui correspondent à leur propre situation et à leurs
ressources.
Les pays devraient aussi reconnaître que la préparation des crises est une
activité permanente et que les plans d'urgence doivent être testés et mis à
jour de manière régulière.
Les plans doivent être basés sur les «pires» scénarios, dans lesquels un
pathogène nouveau, très virulent et à diffusion rapide est parvenu à s'établir
sur le territoire national.
Pour parer efficacement à toute éventualité, toutes les sphères politiques et
économiques doivent être impliquées, notamment le secteur privé et les
agences gouvernementales centrales et locales. La préparation des plans
d'urgence devrait donc associer et/ou prévoir de consulter les organismes
responsables et parties prenantes à tous les niveaux.
Les agences responsables devraient examiner la question de l'indemnisation
des aquaculteurs dont les stocks doivent être détruits dans le cadre des
efforts de contrôle et d’éradication d’une maladie.
Lorsqu’ils font face à des cas de propagation rapide ou nouvelle de
maladies, les pays devraient reconnaître la nécessité de réagir rapidement
alors que l'information n'est que partiellement disponible. Dans ces
conditions les pays devraient adopter une approche prudente et souple pour
mettre en permanence les décisions prises en adéquation avec les
informations disponibles.
Les pays voisins, en particulier ceux qui partagent des cours d’eau devraient
élaborer et promouvoir des mécanismes régionaux pour garantir que les
ressources financières adéquates, l’expertise et les moyens nécessaires
seront disponibles si une urgence sanitaire survenait, et notamment, que des
équipes d’intervention d’urgence pourront être déployées dans les pays
touchés.
4.11 Recherche
Les pays devraient reconnaître que la base de connaissances sur la santé des
animaux aquatiques est beaucoup moins complète que celle des animaux
terrestres. Dans de nombreux cas, même les maladies des espèces d'élevage
importantes ne sont que partiellement connues, en particulier dans les pays
25
en développement, où les informations sur les agents pathogènes et les
parasites des eaux nationales font défaut (voir FAO/NACA, 2000, 2001;
FAO, en préparation).
Les pays devraient donc entreprendre en priorité des études basiques sur les
maladies et pathogènes des principales espèces élevées et commercialisées.
En plus d’une surveillance ciblée sur certaines maladies répertoriées, il est
aussi utile d'avoir une large compréhension de la situation sanitaire
nationale en procédant à des enquêtes générales sur les agents pathogènes
(parasites, bactéries, virus, champignons) qui infectent les stocks natifs
d'animaux aquatiques, et en réalisant des enquêtes dont les résultats
permettront de renforcer l'évaluation et la maîtrise des risques de
biosécurité.
Les pays devraient aussi financer des recherches ciblées destinées à combler
les lacunes d'informations capitales identifiées lors du processus d'analyse
des risques (par exemple les voies de propagation des agents pathogènes, les
méthodes d'inactivation de l'infectiosité, la vaccination, les études
pathologiques de base sur les maladies émergentes, l'identification des
populations à risque, les effets de la transformation, du stockage et du
transport, la cartographie sanitaire).
La coordination et le partage des coûts, de l'effort de recherche et des
résultats entre les partenaires commerciaux et les pays élevant une même
espèce avec des technologies similaires, devraient être envisagés pour
accélérer la recherche, éviter la duplication des efforts et réduire les coûts.
4.12 Structure institutionnelle
En fonction des besoins, les pays devraient élaborer et adopter des lois et
règlements qui garantissent l’inocuité des mouvements nationaux et
internationaux d'animaux aquatiques vivants (voir FAO/NACA, 2000,
2001; FAO, en préparation).
Lors de son élaboration, les pays devraient s'assurer que la législation
sanitaire sur les animaux aquatiques est harmonisée avec la législation sur
les animaux terrestres et les plantes, sur la sûreté des aliments et sur la
protection de l’environnement, que ce soit au niveau local ou national.
La législation doit aussi être en conformité avec les accords internationaux
et régionaux, comme ceux de l'Organisation mondiale du commerce et de
l'Organisation mondiale de la santé animale.
26
Les pays doivent développer des infrastructures institutionnelles et de
laboratoire adéquates pour soutenir la maîtrise sanitaire des mouvements
d’animaux aquatiques vivants. Il s’agit notament des installations
d'inspection, des centres de quarantaine, des laboratoires de diagnostic, des
bureaux et laboratoires de terrain, des laboratoires de recherche, des
services en charge du contrôle officiel, etc. Pour aider à l’identification des
moyens existants et des besoins, les pays peuvent avoir intérêt à conduire
des évaluations institutionnelles nationales. De même, l'analyse coût-
bénéfice des investissements en infrastructures et formation devrait être
réalisée à un stade précoce.
Les pays devraient veiller à ce qu’une prospective et une planification
adéquates soient entreprises pour s’assurer que l'infrastructure physique et
la capacité technique sont suffisantes pour répondre aux besoins nationaux,
tout en évitant la duplication des efforts. Quand cela est possible, la
coordination avec des laboratoires vétérinaires privés ou publics existants
ou avec des universités et centres de recherche devrait être prise en
considération tant au niveau national que régional. Le développement des
infrastructures doit être clairement considéré en fonction des agents
pathogènes potentiellement importants et du risque socio-économique qu’ils
font courir au pays.
4.13 Développement des ressources humaines
Les pays devraient développer des ressources humaines adéquates pour
garantir la maîtrise des mouvements d’animaux aquatiques vivants. Ces
ressources incluent des décideurs politiques qualifiés et des cadres
supérieurs, des chercheurs, des agents de quarantaine, des vétérinaires, des
agents en charge du diagnostic, des analystes des risques, des
épidémiologistes, des agents d’assistance rurale et des aquaculteurs du
secteur privé. Leur formation devrait être conforme aux exigences et
priorités nationales.
Comme une contrainte majeure à la recherche dans les pays en
développement est le manque de scientifiques qualifiés, les pays devraient
soutenir la formation avancée des chercheurs dans des domaines-clés liés à
la résolution de problèmes sanitaires des animaux aquatiques.
Les services d’assistance rurale et les réseaux intégrés de surveillance, suivi,
notification sanitaire et diagnostic sont particulièrement importants pour la
réalisation des plans de gestion de crises. La formation de ces personnes
devrait donc être prioritaire.
27
Les pays devraient reconnaître l'importance et l'efficacité en termes de coût
du maintien sur des périodes prolongées d'un personnel compétent au sein
de leurs programmes de gestion sanitaire des animaux aquatiques. Ils
devraient donc s'assurer que les incitations professionnelles et financières
appropriées sont disponibles pour retenir les professionnels indispensables.
Conserver une telle expérience est un bénéfice inestimable pour le maintien
d'un programme cohérent de gestion sanitaire et la formation interne des
jeunes recrues.
4.14 Coopération régionale et internationale
Les pays devraient reconnaître qu'il existe de nombreuses possibilités
d'accroître la coopération régionale et internationale sur la maîtrise sanitaire
des mouvements d’animaux aquatiques vivants. Il s'agit notamment:
x de la rédaction et de la diffusion nationale et régionale de guides et
directives techniques de mise en œuvre;
x de l'harmonisation des cadres réglementaires, y compris pour les
procédures d'évaluation et de gestion des risques comme les
normes de certification et les procédures de quarantaine;
x de développer la collaboration en recherche entre le gouvernement,
les universités, les centres de recherche et organisations du secteur
privé;
x d’établir et soutenir les groupements régionaux et centres de
formation, ainsi que les laboratoires de diagnostic avancé;
x d’élaborer des mécanismes régionaux d'intervention d'urgence
suite à l’apparition de maladies graves afin d’aider les pays
demandant de l'aide;
x d’explorer les possibilités de zonage sanitaire au niveau sous-
régional; et
x de communiquer sur les avantages des approches coopératives et
intégrées en matière de gestion sanitaire des animaux aquatiques à
tous les niveaux et auprès de toutes les parties impliquées dans les
mouvements transfrontières.
28
Les pays devraient reconnaître que les avantages de la coopération régionale
et internationale sont nombreux et qu’ils comprennent, sans s'y limiter, la
construction d’un consensus entre pays d’une même région ou de régions
différentes; la mise en commun d’informations sur les maladies et agents
pathogènes et leur potentiel de dissémination; la mise en commun des
ressources rares (infrastructures et expertise) en évitant la duplication inutile
des efforts.
Les pays devraient promouvoir la coopération technique et la formation
bilatérale et multilatérale auprès des professionnels de la santé des animaux
aquatiques, des chercheurs et des institutions. La coopération entre des pays
ayant des capacités différentes est essentielle pour la génération et l'échange
d'informations et d'expertise.
Les systèmes de surveillance et de notification sanitaire régionale et
internationale, et les bases de données sur les agents pathogènes doivent être
soutenus.
Les pays devraient harmoniser leurs procédures nationales de certification
sanitaire, de quarantaine et de diagnostic au niveau régional et international.
Les pays partageant des bassins versants devraient reconnaître que les effets
négatifs résultant d'introductions et de transferts d'animaux aquatiques
vivants sont susceptibles d'avoir de graves conséquences non seulement
pour le pays importateur, mais aussi pour les autres pays partageant le
bassin versant. La consultation entre les pays voisins au cours du processus
d'analyse des risques et avant qu’une introduction ou un transfert ne soit
approuvé est donc essentielle. Le processus d'analyse des risques devrait
prendre en considération les ALOP de tous les pays susceptibles d'être
affectés par de tels mouvements.
Les organisations régionales et internationales devraient fournir aux pays
concernés par un mouvement transfrontières d’animaux aquatiques vivants,
toutes les informations pertinentes, ainsi que des conseils et des directives
afin que les risques de maladie soient réduits au maximum. En outre, ces
organisations devraient aider les pays à établir des consensus, à régler leurs
différends, à élaborer des approches concertées d'évaluation des risques et à
mettre en œuvre des stratégies pratiques de gestion sanitaire des animaux
aquatiques permettant de réduire le risque d'introduction et de propagation
des maladies.
29
5. GESTION SANITAIRE ET PROGRAMMES DE
BIOSÉCURITÉ AU NIVEAU DES FERMES
5.1 Introduction
Les conseils donnés dans ce chapitre portent sur le rôle que les exploitations
et groupements aquacoles peuvent jouer pour prévenir, combattre et
éradiquer les maladies animales aquatiques transfrontières. Des conseils
additionnels sur la gestion sanitaire au niveau des fermes pourront être
trouvés dans divers documents nationaux et régionaux.
Les pays devraient reconnaître que les fermes jouent un rôle clé dans la
prévention de la propagation des maladies. Pour cette raison, il est essentiel
que les agriculteurs et les groupements aquacoles respectent les principes de
la biosécurité lors des mouvements d’animaux aquatiques vivants. Il
faudrait aussi que la plupart des activités nationales (par exemple, la
surveillance sanitaire, le diagnostic, la quarantaine, la notification des
maladies, la communication, l'accès à l'information, la préparation de la
gestion des crises, etc.) soient déclinées au niveau des exploitations.
La mise en place d’une gestion collective et l’adoption de meilleures
pratiques de management (BMP) par les groupements aquacoles permettent
d’améliorer très signicativement la gestion des fermes, notamment sur le
plan sanitaire ou au niveau des comportements responsables lors des
mouvements d’animaux aquatiques vivants. Des expériences récentes l’ont
illustré. Leur principal avantage consiste dans le fait qu’elles impliquent la
participation directe des aquaculteurs concernés dans le cadre de pratiques
de gestion volontaires ascendantes («bottom-up») plutôt que descendantes
et imposées («top-down»).
5.2 Gestion collective par des groupements aquacoles
Il a été récemment démontré que la gestion collective par des groupements
de fermes était un moyen efficace pour renforcer l’autonomie des petits
agriculteurs ruraux. En plus, elle contribue à améliorer les pratiques
aquacoles, notamment celles ayant trait à la gestion sanitaire et au respect
de bonnes pratiques lors des mouvements d’animaux aquatiques vivants.
Les groupements de fermes aquacoles sont formés par des agriculteurs
installés dans une même zone et qui partagent souvent la même source
d'eau. La gestion collective par groupement offre ainsi une opportunité pour
l’adoption de meilleures pratiques, normalisées et partagées, notamment
pour le diagnostic, la maîtrise des maladies et la notification sanitaire.
30
5.3 Meilleures pratiques de gestion
Les meilleures pratiques de gestion (BMP) sont un ensemble de lignes
directrices et de procédures opérationnelles, produites, adoptées et
appliquées volontairement par les entreprises. Elles sont en général
élaborées par des aquaculteurs qui élèvent le même type d’espèce (par
exemple, des crevettes marines ou des poissons d'eau douce), dans la même
zone géographique et qui pratiquent un système d’élevage similaire.
Compte tenu de ses avantages, les pays devraient encourager l’adoption des
BMP comme moyen de promouvoir la sécurité des mouvements d’animaux
aquatiques vivants, la prévention des maladies, et l’amélioration de la
maîtrise et de la notification sanitaire.
5.4 Conformité avec la législation nationale
Les fermiers doivent être sensibilisés au respect de la législation nationale
en vigueur, ainsi qu’aux raisons pour lesquelles elle a été adoptée. Ils
doivent connaître les peines encourues en cas de non respect et les risques
sanitaires pour les animaux qu’ils élèvent. Il convient aussi d’insister tout
particulièrement sur le danger pour les entreprises des fermiers concernés en
cas de mouvements illégaux ou non-responsables d’animaux aquatiques
vivants, notamment pour les espèces exotiques.
5.5 Certification sanitaire
Les agriculteurs doivent être informés des différents types de certificats
sanitaires existants, des garanties qu'ils offrent, et de leur intérêt pour
prévenir les maladies et accroître la production. Il s'agit notamment
d’expliquer:
x La certification des exploitations et groupements agricoles comme
étant indemnes de maladies spécifiques (par exemple par le
zonage);
x la certification sanitaire des géniteurs, alevins ou postlarves (au
niveau individuel ou par lots d’animaux) comme étant indemnes de
maladies spécifiques;
x les certificats sanitaires internationaux;
x la signification et l’intérêt des stocks certifiés exempts
d’organismes pathogènes spécifiques (SPF), des stocks résistants à
31
des pathogènes spécifiques (SPR) ou des stocks à haut niveau
sanitaire (HH); et
x l’intérêt et les limites des tests diagnostiques utilisés pour produire
ces certificats (par exemple, les tests moléculaires des géniteurs et
juvéniles).
5.6 Prévention des maladies au niveau des fermes
La prévention des maladies au niveau des fermes est un élément clé pour
garantir la santé des stocks élevés et prévenir la propagation au niveau
national et international d'agents pathogènes graves.
Les pays devraient encourager les agriculteurs à respecter des procédures
sanitaires minimales, telles qu’exiger des certificats sanitaires pour les
animaux introduits sur les fermes, mettre en quarantaine les nouveaux
stocks, traiter de manière appropriée l’eau captée et l’eau rejettée, respecter
des mesures de biosécurité appropriées, et avoir recours de manière
responsable aux vaccins et produits chimiques, en particulier aux
antibiotiques.
La mise à sec régulière des installations de production aquacole devrait être
réalisée en routine, car il a été démontré qu’elle permet de briser le cycle de
vie des agents pathogènes et de restaurer les environnements locaux (voir
OIE, 2005).
Lorsqu’une maladie survient, un diagnostic rapide au niveau de la ferme est
indispensable pour maîtriser et éradiquer les pathogènes graves. Les
gestionnaires des fermes et leur personnel devraient par conséquent être
formés au diagnostic bord-d’étang, au minimum de Niveau 1 (voir
FAO/NACA, 2000), pour renforcer le dispositif basé sur des études plus
approfondies et des mesures de santé préventives réalisées par des
vétérinaires expérimentés et autres professionnels de la santé des animaux.
5.7 Surveillance et notification des déclenchements de maladies
Pour que les programmes nationaux de surveillance soient efficaces, il faut
pouvoir détecter tout niveau inhabituel de morbidité ou de mortalité au
niveau des fermes. Les aquaculteurs doivent donc être conscients de la
nécessité de rapporter sans délai de tels événements au personnel de terrain
de l'Autorité compétente. Des réseaux et moyens de communication entre
agriculteurs, agents de terrain, centres de diagnostic locaux, régionaux et
32
nationaux, Autorité Compétente et équipes nationales chargées de la gestion
des crises sanitaires doivent donc être opérationnels.
5.8 Préparation à la gestion de crise
Des plans d’urgence doivent être conçus et testés au niveau des fermes et
groupements aquacoles, de sorte que les aquaculteurs puissent réagir
rapidement pour stopper la diffusion de maladies graves directement au
niveau des fermes concernées. Le gouvernement et les organisations de
producteurs doivent prévoir des mécanismes permettant d’indemniser les
fermiers dont les animaux doivent être détruits.
5.9 Partage d’information et formation des producteurs
Les pays doivent prévoir de former et d'informer les producteurs et
groupements agricoles pour qu’ils soient capables d’identifier et de signaler
les foyers de maladie. Des informations sur les maladies graves
d'importance nationale ou régionale doivent être communiquées sous des
formats didactiques pouvant être diffusés aux groupements d'agriculteurs et
agents de terrain.
33
6. PRINCIPE DE PRECAUTION
Lors de l’évaluation des risques, les pays devraient en priorité estimer le
degré d'incertitude inhérent aux connaissances disponibles sur le
mouvement d'animaux aquatiques vivants soumis à demande d’autorisation
(par exemple sur l'état de santé et l’historique du stock, le statut sanitaire
des pays importateurs et exportateurs, etc.) (voir APEC, 2004; OIE, 2005).
Lorsque les informations disponibles sont insuffisantes pour permettre une
évaluation précise de ces risques, les pays devraient respecter le principe de
précaution, par lequel les deux pays, importateur et exportateur, agissent de
manière responsable et prudente pour éviter la propagation d'agents
pathogènes graves.
Le cas échéant, les pays devraient appliquer ce principe de précaution (1) en
instaurant des «mesures de prudence provisoires» qui restreignent le
commerce tant qu’une analyse des risques fiable n’a pas pu être réalisée
(par exemple interdiction temporaire, utilisation d'autres sources dont l'état
sanitaire est connu, utilisation de stocks SPF, désinfection en surface des
œufs, quarantaine stricte, etc.), (2) pendant l'évaluation des risques, lorsque
l'analyse de sensibilité révèle des lacunes sur des informations essentielles,
en exigeant des recherches ciblées sur les connaissances manquantes, et
(3) au cours de la maîtrise des risques, en adoptant des mesures de contrôle
destinées à réduire le risque à un niveau acceptable (Arthur et al., sous
presse).
Lorsque le principe de précaution est mis en oeuvre, les pays importateurs
devraient choisir les méthodes permettant d’atteindre le niveau requis de
protection temporaire, les moins restrictives pour le commerce. Ils ont aussi
l’obligation d’agir avec célérité pour obtenir les informations nécessaires à
l’achèvement de l'analyse des risques.
34
7. RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
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Trade (GATT), World Trade Organization, Geneva.
Ces Directives techniques sur la gestion sanitaire des mouvements responsables d'animaux
aquatiques vivants ont été élaborées en appui aux articles du Code de conduite pour une
pêche responsable de la FAO portant sur l’aménagement des pêcheries (Article 7),
le développement de l'aquaculture (Article 9), le commerce international (Article 11) et la
recherche halieutique (Article 12). Leur objectif est d'aider les pays à réduire le risque
d'introduction et de propagation de graves maladies transfrontières des animaux aquatiques
(MTAA) lors des mouvements internationaux et domestiques d'animaux aquatiques vivants.
Bien qu'elles traitent principalement de mouvements transfrontières internationaux, elles
sont aussi applicables aux mouvements domestiques entre provinces, régions
géographiques ou zones de statuts sanitaires différents.
ISBN 978-92-5-205711-6 ISSN 1020-5306
9 7 8 9 2 5 2 0 5 7 1 1 6
A1108F/1/09.11