La Cosmetique Maison, Nouvelle Tendance Entre Ecologie Et Loisir: Le Regard Du Pharmacien
La Cosmetique Maison, Nouvelle Tendance Entre Ecologie Et Loisir: Le Regard Du Pharmacien
FACULTE DE PHARMACIE
LE REGARD DU PHARMACIEN
Leslie LARDEAU
Née le 10 Octobre 1987 à Châteauroux
EXAMINATEURS DE LA THESE
Madame Dominique CHULIA, Professeur…………………………………..PRESIDENT
Madame Karine BEAUBRUN-GIRY, Maître de conférences……………………...JUGE
Madame Fabienne LAMARE, Docteur en pharmacie………………………………JUGE
UNIVERSITE DE LIMOGES
FACULTE DE PHARMACIE
LE REGARD DU PHARMACIEN
Leslie LARDEAU
Née le 10 Octobre 1987 à Châteauroux
EXAMINATEURS DE LA THESE
Madame Dominique CHULIA, Professeur…………………………………..PRESIDENT
Madame Karine BEAUBRUN-GIRY, Maître de conférences……………………...JUGE
Madame Fabienne LAMARE, Docteur en pharmacie………………………………JUGE
1
UNIVERSITE DE LIMOGES
FACULTE DE PHARMACIE
PROFESSEURS :
2
MAITRES DE CONFERENCES :
PROFESSEUR CERTIFIE :
3
REMERCIEMENTS
4
A mes parents,
Qui m’ont toujours soutenue pendant mes études et aidée à reprendre confiance en
moi durant les moments difficiles. Vous avez supporté mes « ça m’saoule ! »
pendant les révisions et mon impatience à chaque attente de résultats, c’est aussi
grâce à vous que je suis arrivée là ; je vous en suis infiniment reconnaissante.
A Yoann,
Celui qui illumine ma vie depuis quelques années et qui sait me redonner le sourire
quand le moral n’est pas au beau fixe ! Merci d’être à mes côtés.
5
SOMMAIRE
Introduction
1. Histoire de la beauté
1.1. Egyptiens, Grecs et Romains : une large utilisation des cosmétiques mais
des attentes différentes
1.3. Du XIXème siècle à nos jours : bienfaits et méfaits de l’essor industriel sur
les cosmétiques
1.4. Bilan
2.4. Bilan
6
Préambule aux parties 3 et 4
3.5. Bilan
4.6. Bilan
Conclusion
7
INTRODUCTION
L’idée de faire ses cosmétiques à la maison suit la route tracée par les remèdes
de grands-mères et s’insèrent parfaitement aujourd’hui dans les nouveaux rituels du
« home-made ». Combien d’entres nous ont une machine à pain, une yaourtière et
combien seraient tentés de pouvoir en faire de même avec leurs produits
cosmétiques ?
Fabriquer ses propres crèmes de jour et autres soins de beauté n’est pas récent
mais cette pratique avait été un peu mise de côté pendant quelques dizaines
d’années avec l’apogée de la chimie et de l’industrialisation. Aujourd’hui, la tendance
se porte vers l’écologie, les produits naturels et la floraison de labels « Agriculture
biologique ». Ainsi, les remèdes de grand-mères (masque à l’œuf, shampooing à
l’ortie…) reviennent au goût du jour et ont leurs adeptes. Mais les consommatrices
exigent aussi pour leurs produits cosmétiques une bonne qualité, elles composent
donc des recettes mêlant produits naturels et ingrédients spécifiques pour obtenir
leurs produits personnalisés « miracles » !
Quant aux conditions de réalisation, elles sont bien différentes entre une
entreprise cosmétique soumise à de nombreuses réglementations surtout au niveau
bonnes pratiques et le particulier qui peut chez lui préparer ses produits comme bon
lui semble, sans règle véritable. Il est donc important, pour assurer une production
satisfaisante de cosmétiques maison, que ces fabricants d’un nouveau genre
connaissent et respectent un certain nombre de règles élémentaires.
8
Afin d’illustrer l’ensemble de ces points, nous verrons dans une première partie
des notions sur l’évolution des cosmétiques et de leurs utilisations, depuis l’Egypte
ancienne jusqu’à nos jours.
9
Partie 1
Histoire de la beauté
10
1. Histoire de la beauté
Les produits cosmétiques sont très utilisés de nos jours, aussi bien par les
hommes que par les femmes. La mise en valeur du corps semble être une
préoccupation relativement récente, pourtant elle est très ancienne et remonte à
l’Antiquité. Auparavant, il y a quelques 100 000 ans, les hommes de Neandertal se
couvraient le visage et le corps d’ocres. Certes, le but recherché n’était sans doute
pas esthétique, puisqu’il s’agissait davantage d’une parure pour se dissimuler ou
intimider les animaux sauvages, mais ce sont, depuis l’apparition de l’homme, les
premières traces de produits appliqués sur la peau. [2]
Dans des sépultures égyptiennes datant de 3 000 ans avant JC, on note la
présence de produits cosmétiques. Il s’agit d’onguents parfumés préparés à partir
d’huiles végétales et d’herbes aromatiques. De nombreuses palettes à fard datant de
l’antiquité égyptienne sont conservées au musée du Louvre et même si la plupart ont
été recueillies dans des tombes, elles étaient manifestement utilisées aussi bien du
vivant de leurs propriétaires que lors des cérémonies mortuaires. [3]
11
Fig. 1 : Néfertiti, beauté légendaire [4]
Fig. 2 et 3 : Malachite et galène, deux roches à large utilisation cosmétique [6], [7]
Puis, c’est un sulfure naturel de plomb, la galène (figure 3), qui fut utilisé pour
donner un produit de couleur noire, aux reflets plus ou moins métalliques : le khôl.
Ce dernier, devenu un symbole de l’Egypte, était appliqué sur le bord de la paupière,
ainsi, à chaque mouvement palpébral, l’œil était balayé par l’onguent. En effet, en
plus de souligner le regard, il semblerait que le khôl permettait de protéger les yeux
de certaines maladies : la laurionite contenue dans le produit favoriserait l’action des
macrophages au niveau des foyers infectieux éventuels.[8]
12
1.1.2. La beauté grecque ou la notion de formes idéales
Ainsi, les femmes grecques ne se maquillent pas de façon tapageuse mais elles
prennent grand soin d’avoir une peau d’une couleur parfaite, en cherchant à
l’éclaircir si elle est trop sombre ou à la rougir si elle est trop claire, en utilisant par
conséquent, malgré tout, quelques soins cosmétiques. [3]
13
Le développement du commerce permit d’importer de nouvelles senteurs, et
parmi les principales épices et fragrances, on trouve le safran, la cannelle, l’encens
et la myrrhe. [3]
Parmi les huiles les plus employées, la « palme » revient aux huiles d’olives
pressées et d’amandes amères. En plus du parfum, une teinture de la peau peut être
obtenue avec des colorants comme la poudre d’orcanette. [3]
De plus, c’est dans la Grèce antique que les femmes ont commencé à se
blanchir le teint à la céruse, poudre blanche issue du carbonate de plomb,
excessivement toxique, mais très prisée. A cette époque pourtant, il avait déjà été
noté que la céruse provoquait un noircissement de la peau sous l’action des rayons
solaires et de la transpiration. [3]
Comme chez les grecs, les hommes doivent avoir la peau dorée et le corps
musclé. A l’inverse, les femmes présentent un teint le plus clair possible pour éviter
d’être assimilées à des paysannes, dont la peau est brunie par l’exposition au soleil
lors des travaux dans les champs. Les Romaines font, par conséquent, comme leurs
contemporaines grecques, grand usage de la vénéneuse céruse. Afin d’éviter
toutefois le teint blafard, d’autres couleurs viennent rehausser chaleureusement cette
pâleur : les joues sont colorées en rouge, les yeux soulignés d’un trait noir, les
sourcils bien marqués et les lèvres légèrement rosées.[3] La figure 5 nous présente
une femme romaine, au teint pâle et aux yeux et lèvres délicatement colorés.
14
Fig. 5 : Femme romaine, fresque de Pompéi [10]
15
Une autre coutume, héritée également des Grecs mais qui se développera
considérablement dans la Rome Antique, c’est l’art du bain. Les Romains se rendent
aux thermes pour l'hygiène corporelle et les soins du corps, mais elles sont de plus
un lieu de rencontre et de détente (sport, jeux). Certains viennent même pour y
parler affaires ou s’y restaurer. Parfois la présence de bibliothèques ouvertes au plus
grand nombre permet aussi un large accès à la culture. [3]
Pour les Romains, le bain représente à la fois un luxe et une nécessité. Tous s'y
rendent, sans distinction de classe sociale. Ils sont ouverts aux hommes et aux
femmes mais dans des parties différentes ou à des heures différentes. Les bains
publics (thermes) jouent donc un rôle important pour l'hygiène générale. À la fin de
l'Empire Romain, les bains deviennent mixtes. [3]
Lors des compétitions sportives et dans les thermes, les Romains s’enduisent le
corps d’huiles plus ou moins enrichies de parfums. Ils raclent ensuite leur peau à
l’aide d’un strigile, petit instrument utilisé afin de débarrasser le corps de la saleté et
autres peaux mortes. Strigile et flacons d’huiles (figure 7) ont été bien conservés
dans les ruines de Pompéi et certains sont maintenant exposés dans des musées.
16
Les parfums sont élaborés sans alcool, ni distillation, d’où une consistance
épaisse, appréciée des Romains qui « aiment à être non pas humectés mais
enduits.[13] » Une véritable passion est alors vouée aux senteurs et les plus riches
patriciens s’en imprègnent des pieds à la tête et vont même jusqu’à parfumer leurs
animaux. [3]
Le maquillage n’est que rarement employé, car il n’est pas approuvé par l’église
catholique, on lui préfère les soins de beauté pour la peau issus de la cuisine ou du
jardin, comme par exemple la pommade secrète pour l’embellissement du visage, à
base d’huile d’amandes douces et de graisse de rognons de veau (figure 8). On
utilise du lait caillé pour ôter les pustules du visage, du jus de concombre contre les
tâches de rousseur ou encore de l’ortie bouillie pour avoir un beau teint. Les
pellicules sont éliminées au jus de bettes et la peau nettoyée à la ciboule, à l’eau de
rose ou de citron. De nombreuses recettes de shampooings sont également
proposées par les médecins pour blondir les cheveux (avec du safran), pour éviter
leur chute (avec du sang de chauves-souris) ou encore pour les épaissir (avec de la
canne à sucre cuite dans de la lessive). La littérature montre que l’on utilisait surtout
17
le miel, la cire d’abeilles et l’huile d’amande douce pour réaliser crèmes et autres
onguents. [3]
18
Le rouge reste la couleur préférée pour rehausser le teint, il est fabriqué à partir
de cochenilles, de bois de santal, ou de cinabre –sulfure de mercure-. Ce dernier se
présente sous forme liquide ou en onguent par addition de cire ou de lard. Il est
nécessaire de chauffer le produit pour pouvoir l’étaler sur les joues ou les lèvres,
mais le résultat est durable. En effet, il est reconnu que la couleur persiste huit jours
même si on se lave quotidiennement le visage. Le teint, qui doit toujours être plus
blanc que neige est éclairci à la céruse, obtenue comme jadis à partir de plomb
dissout dans du vinaigre. [3]
19
l’exubérance de l’époque : le teint très pâle, les joues et les lèvres rougies et les
cheveux remontés en un chignon très volumineux.
Côté visage, le blanc est une fois de plus de rigueur car le teint doit être pâle et
lisse, sans imperfection. Quand cette divine couleur n’est pas obtenue grâce à la
céruse, elle l’est avec des produits dérivés du mercure et de l’arsenic, tout autant
toxiques. Le rouge est toujours employé pour rehausser la couleur et redonner vie à
ces teints blafards. Il est davantage appliqué sur les joues que sur les lèvres et on
obtient des teintes de plus en plus variées grâce à l’orcanette, le safran ou encore le
bois de santal. Mais, pour que les teintes soient plus vives et que les couleurs
tiennent davantage, on ajoute des substances métalliques comme le vermillon, le
cinabre ou le minium. Or ces additifs ont des effets délétères sur la santé : altération
du teint, coliques, troubles oculaires et neurologiques ou encore perte des dents. [3]
Toutefois, s’il est aisé de parvenir à une carnation optimale selon les standards
de l’époque, l’obtention d’un aspect lisse est beaucoup plus délicate ; en effet, les
conditions d’hygiène sont tellement déplorables que de nombreuses affections
dermatologiques s’accompagnent de pustules et dartres qui donnent à la peau un
aspect particulièrement disgracieux. La toilette est sèche, elle consiste uniquement
en des frictions et des changements de linge. Il est alors nécessaire d’atténuer les
odeurs corporelles à grands renforts de parfums aux notes riches et concentrées. [3]
20
1.3. Du XIXème siècle à nos jours : bienfaits et méfaits de l’essor
industriel sur les cosmétiques [2]
Le XIXème siècle voit naître les premières expositions universelles et avec elles,
leur flot de nouveautés : le télégraphe, le téléphone, la lumière électrique… En 1855,
Paris accueille son exposition universelle et la chimie est mise à l’honneur. On y
croise la reine Victoria qui éblouit la foule avec sa robe mauve… Cette couleur,
jamais arborée, intrigue. Et pour cause, la teinte vient juste d’être obtenue grâce à la
fabrication d’un colorant de synthèse – la mauvéine –. D’autres couleurs suivront et
la vision de la beauté et des parures va alors radicalement changer. [3]
21
Fig. 10 : Femme à sa toilette [18]
Il faudra attendre la fin du siècle et même le début du suivant avec la « loi sur
l’hygiène » de 1902 pour que les habitudes d’hygiène soient accessibles à
l’ensemble de la population. [17]
En 1920, la fabrication de la plupart des crèmes est basée sur la recette du cold
cream (cire, blanc de baleine, lanoline, eau de rose). Certaines, comme la célèbre
crème Nivea (mise sur le marché en 1911), sont encore commercialisées aujourd’hui
(figures 11 et 12). [3]
22
Fig. 12 : Publicités de la marque Nivea (à gauche en 1911 et à droite en 2011) [20]
23
Une concurrence acharnée fait rage entre les leaders du marché, par
conséquent, tous les grands noms de l’industrie cosmétique veulent trouver le
meilleur produit, la nouveauté qui va plaire à tous, d’où l’apparition d’une multitude
d’innovations : eye-liner, gloss, produits à base d’acides de fruits ou encore d’acide
hyaluronique. [3]
La fin du XXème siècle est marquée par l’apparition des silicones et leur utilisation
dans les formules cosmétiques, ils permettent des textures très agréables au
toucher, en particulier pour les soins du visage et les fonds de teint.
24
Avec toutes les innovations du domaine cosmétique, les compositions des
produits sont de plus en plus complexes. Malgré un souci constant de qualité et
d’innocuité recherché par les formulateurs, certains utilisateurs, dans une démarche
et tendance nouvelle écologique, délaissent ces produits d’origine majoritairement
synthétique pour s’intéresser à d’autres plus naturels.
Ces produits rencontrent de plus en plus d’adeptes, aussi, une enquête Plante
[24]
system (publiée par TNS Sofres, réalisée en 2007 sur 897 femmes âgées de 25
ans et plus) révèle qu’une femme sur trois est attentive à la composition des
cosmétiques et qu’une sur deux privilégie les produits à base de plantes. Ces
résultats sont encourageants pour les gammes « bio », qui représentent 7.5% du
marché des produits de beauté. Cependant, tous les industriels qui utilisent des
plantes ne cherchent pas à obtenir la certification « bio » mais ils s’inscrivent dans
une démarche plus écologique et limitent les composants d’origine synthétique
(comme par exemple les silicones, très agréables en application sur la peau mais
non biodégradables). [2]
Les produits issus des gammes « bio » sont susceptibles de présenter divers
logos (figure 13) aux significations variables :
25
Cosmétique écologique et/ou biologique (Charte COSMEBIO®)
Les ingrédients interdits dans les produits labellisés COSMEBIO® : les silicones, les
OGM, les conservateurs de synthèse, les colorants synthétiques, les parfums de
synthèse, les ingrédients issus du pétrole. Les procédés de fabrication doivent
respecter l'environnement. Les tests sur les animaux sont interdits. [25]
ECOCERT®
Organisme français de contrôle et de certification reconnu et encadré par les
pouvoirs publics. Ecocert® a défini une charte concernant les cosmétiques
écologiques et biologiques, garantissant une réelle pratique du respect de
l'environnement et le respect des normes d'exigences. Tous les cosmétiques
labélisés Ecocert® contiennent des ingrédients bio et ce selon les règles suivantes :
95% des ingrédients végétaux doivent être certifiés bio, le produit doit contenir au
minimum 10% de bio et le « pourcentage bio » réel est affiché sur l'étiquetage. Sont
interdits : les parfums et colorants de synthèse, les silicones, les dérivés du pétrole.
Seuls quelques ingrédients de synthèse indispensables et non encore disponibles en
origine naturelle sont autorisés. [25]
Nature et progrès®
Les cosmétiques détenant ce label ne contiennent pas de composés pétrochimiques,
de produits de synthèse, de parfums de synthèse ni de colorants de synthèse. Les
ingrédients végétaux sont forcément « bio ». Les parfums sont composés d'huiles
essentielles et les huiles végétales utilisées sont d'origine biologique. L'acide
ascorbique est autorisé comme conservateur. [25]
26
Fig. 13 : Les différents logos caractérisant l’aspect écologique ou biologique [25]
Mais certaines consommatrices vont plus loin dans cette démarche : elles
fabriquent leurs propres produits et ainsi se lancent dans la cosmétique maison.
1.4. Bilan
Les soins de beauté existent depuis des millénaires, ils ont évolué selon les
époques et les préoccupations des populations. Si, pendant longtemps, l’utilisation
des cosmétiques permettait de marquer son appartenance à une classe sociale,
aujourd’hui l’heure est plutôt à la lutte contre les signes du vieillissement. Il faut avoir
une peau fine, douce, sans imperfection, sans marque du temps visible et l’obtenir, si
possible, avec des produits les plus naturels qui soient.
27
Partie 2
Aspects règlementaires et
théoriques concernant la
cosmétique, maison ou industrielle
28
2. Aspects règlementaires et théoriques concernant la
cosmétique, maison ou industrielle
C’est le produit cosmétique réalisé par un particulier, chez lui, à ses fins
personnelles. Le produit obtenu ne peut en aucun cas être vendu.
29
2.2. Produits cosmétiques et législation [2]
Ainsi le produit cosmétique est destiné à une peau saine. Il a une action
physiologique mais n’est doté d’aucune allégation thérapeutique. Il n'est donc pas un
médicament. Le produit cosmétique ne soigne pas et n'est pas destiné à
diagnostiquer une maladie. Il ne doit cependant pas entraîner de conséquences
néfastes à la santé humaine s’il est correctement utilisé.
La liste des catégories de produits cosmétiques est fixée comme suit (d’après un
arrêté du 30 juin 2000) [27] :
- crèmes, émulsions, lotions, gels et huiles pour la peau (mains, visage, pieds,
notamment) ;
- masques de beauté, à l’exclusion des produits d’abrasion superficielle de la peau
par voie chimique ;
- fonds de teint (liquides, pâtes, poudres) ;
- poudres pour maquillage, poudres à appliquer après le bain, poudres pour l’hygiène
corporelle et autres poudres ;
30
- savons de toilette, savons déodorants et autres savons ;
- parfums, eaux de toilette et eaux de Cologne ;
- préparations pour le bain et la douche (sels, mousses, huiles, gel et autres
préparations) ;
- dépilatoires ;
- déodorants et antisudoraux ;
- produits de soins capillaires ;
- teintures capillaires et décolorants ;
- produits pour l’ondulation, le défrisage et la fixation ;
- produits de mise en plis ;
- produits de nettoyage (lotions, poudres, shampooings) ;
- produits d’entretien pour la chevelure (lotions, crèmes, huiles) ;
- produits de coiffage (lotions, laques, brillantines) ;
- produits pour le rasage (savons, mousses, lotions et autres produits) ;
- produits de maquillage et démaquillage du visage et des yeux ;
- produits destinés à être appliqués sur les lèvres ;
- produits pour soins dentaires et buccaux ;
- produits pour les soins et le maquillage des ongles ;
- produits pour les soins intimes externes ;
- produits solaires ;
- produits de bronzage sans soleil ;
- produits permettant de blanchir la peau ;
- produits antirides.
31
2.2.2. Mise sur le marché d’un produit cosmétique
Le système REACH, datant du 1er Juin 2007, décrit le règlement européen sur
l’enregistrement, l’évaluation, l’autorisation et la restriction des substances chimiques
(Registration, Evaluation, Authorisation and restriction of CHemicals). Son rôle est
32
d’évaluer les risques pour la santé et l’environnement des substances
commercialisées en Europe au-delà d’une tonne par an. Il s’agit également de limiter
les tests sur les animaux vertébrés. [29], [30]
Les actifs cosmétiques sont donc pleinement concernés par cette nouvelle
règlementation.
33
2.3. Produits cosmétiques : fabrication
Phase dispersante
Phase dispersée
L’ensemble est très instable et la stabilité de l’émulsion n’est possible que grâce
à l’ajout d’excipients spécifiques : les surfactifs.
34
[Link]. Les gels
Ce sont des solutions ou des dispersions épaissies grâce à des gélifiants. Les
gels sont généralement faciles à étaler et sont appréciés pour la sensation de
fraîcheur qu’ils procurent. Il existe des gels aqueux (hydrogels), huileux (oléogels) ou
alcooliques. [31], [32]
[Link]. Autres
Les mousses : ce sont des émulsions particulières où un gaz est dispersé dans
un liquide. Elles sont très utilisées pour le nettoyage de la peau. [31]
Les sticks : présentés sous forme de bâtons, ce sont en fait des pommades
enrichies en cires, elles présentent alors une consistance semi-solide. [31]
35
2.3.2. Les bonnes pratiques de fabrication
Les locaux et le matériel doivent être conçus, adaptés et entretenus afin d’y
effectuer sereinement les opérations convenues. Ils doivent être faciles d’entretien et
d’utilisation afin d’éviter toute atteinte à la qualité du produit. [33]
36
[Link]. Le personnel
Les soins maison sont souvent réalisés dans la cuisine familiale, celle-ci devra
donc être la plus propre possible avant d’y préparer ses produits cosmétiques. Le
plan de travail sera passé à l’alcool à 70° ou à 90°.
[Link]. Le matériel
37
rendement ou encore le prix seront très variables.[34] En cosmétique maison, ce sont
souvent les récipients et ustensiles de cuisine qui serviront à la préparation
cosmétique.
[Link]. La formulation
Les produits du laboratoire EVOLIFE® (figure 15) puisent leur richesse dans
l’eau thermale de la station d’Evaux-les-Bains. Celle-ci est concentrée en lithium,
strontium et manganèse, ce qui lui confère des propriétés dermatologiques uniques
pour la prise en charge des effets secondaires en chimio- et radio-thérapie. L’atelier
de formulation est restreint mais de nombreux produits y sont toutefois nés.
ETAPE 1 : choix du type de produit qu’il est souhaitable de réaliser, selon les
attentes des patients.
38
ETAPE 2 : choix des actifs, autres que l’eau thermale, en fonction de leurs propriétés
et contrôle de ces matières premières avant le début des premiers essais de
formulation - pesée, chauffage, mise sous agitation - (figure 16).
ETAPE 3 : Pour les émulsions, des agitateurs à mobiles variables (figure 17)
permettent d’obtenir, avec les actifs choisis, les textures souhaitées
39
Fig. 18 : Viscosimètre
Etape 5 : La répétition de ces étapes est souvent nécessaire pour obtenir le produit
souhaité.
Etape 7 : Enfin, si les résultats sont concluants, le passage vers une production
industrielle peut être envisagé. Dans ce cas, les fabricants vérifient que le produit soit
réalisable à grande échelle, qu’il corresponde aux attentes des utilisateurs et que sa
mise sur le marché soit rentable pour le laboratoire cosmétique.
Lorsqu’une formule est satisfaisante, elle est amenée à être développée à plus
grande échelle ; soit sous forme de recettes cosmétiques réalisables par le plus
grand nombre, soit par la production de centaines, voire de milliers d’exemplaires du
produit au niveau industriel.
40
Rappelons qu’une émulsion est une dispersion d’une phase dans une autre, non
miscible à la première. Ainsi, la préparation d’une émulsion peut se résumer par le
schéma suivant (figure 19) :
D’un point de vue technique (figure 20), la réalisation se fera en milieu industriel
par des techniques variables d’un laboratoire à un autre. Par exemple, les différentes
phases peuvent être pesées, mélangées, chauffées séparément dans de grandes
cuves à mélange avant d’être dispersées l’une dans l’autre dans une troisième cuve.
La phase solide, si elle existe, peut entrer dans le système seulement en dernière
position, où elle sera mélangée au reste de la préparation. L’ensemble est ensuite
stocké dans des cuves spécifiques avant le conditionnement. [34]
41
Fig. 20 : Schéma de production industrielle d’une émulsion [34]
A la maison, les constituants des deux phases sont pesés et mis à chauffer au
bain-marie (figure 21 a et b). Lorsque les deux phases sont à la même température,
elles sont dispersées l’une dans l’autre (figure 21c) avec un fouet ou un agitateur.
Enfin les conservateurs et autres actifs sont ajoutés (figure 21d), avant la mise en
pot. [35]
a b c d
Fig. 21 : Différentes étapes de préparation d’une émulsion à la maison [35]
42
L’utilisation de matériaux comme le verre ou le plastique assure l’étanchéité et
sont parmi les plus inertes vis-à-vis du contenu ainsi que l’innocuité et la sécurité
pour l’utilisateur. [32]
En cosmétique maison, c’est souvent le verre qui est privilégié car il est
réutilisable et résistant.
Les produits effectivement mis sur le marché doivent comporter les indications
suivantes (sur le conditionnement secondaire ou primaire) :
- dénomination et désignation du produit
- nom et adresse du fabricant ou du responsable de mise sur le marché
- poids ou volume exprimé en unités de mesures légales
- la date jusqu’à laquelle le produit conservera sa fonction initiale sans nuire à la
santé de l’utilisateur (pour les produits dont la durabilité est inférieure à 30 mois)
- le numéro de lot de fabrication
- la liste qualitative et quantitative des substances présentes dans le produit
- les précautions particulières d’emploi [2]
43
Fig. 22 : logo symbolisant la période après ouverture [2]
Lorsque le conditionnement est trop étroit et ne permet pas d’apposer toutes les
informations obligatoires, un logo représentant un livre ouvert (figure 23) indique qu’il
faut se référer à la notice intérieure. [2]
Crème de jour
Ingrédients :
44
2.4. Bilan
45
PREAMBULE AUX PARTIES 3 ET 4
Les actifs décrits dans la partie 3 sont issus du catalogue AROMAZONE® et les
caractéristiques des produits sont issues des fiches techniques correspondantes. De
même pour les recettes cosmétiques exposées en partie 4, elles sont inspirées de
leur livret, disponible sur Internet. Ainsi, les parties suivantes reflètent les données du
site AROMAZONE®. Il s’agit d’une étude de cas, mais aucunement d’une caution de
leurs données.
46
Partie 3
47
3. Ingrédients cosmétiques utilisés en cosmétique maison
Dans cette partie, seront présentés les divers actifs les plus couramment
rencontrés en cosmétique maison : extraits de plantes, actifs proprement dit et
principaux excipients utilisés pour donner la texture et l’aspect souhaités aux
préparations cosmétiques.
[Link]. Définition
Une huile essentielle doit être certifiée par sa composition et son origine. En
effet, une même plante peut fournir plusieurs huiles essentielles en fonction de
l’organe utilisé. Ainsi par exemple, l’oranger amer (Citrus aurantium) est à l’origine de
l’essence d’orange amère à partir du fruit, de l’essence de Néroli avec la fleur et de
l’essence de petit grain bigaradier lors de l’hydrodistillation de la feuille, des ramilles
[37]
et des petits fruits. Certains logos (figure 25) permettent de certifier l’origine
botanique et géographique d’une plante, c’est le cas des huiles désignées par les
logos HEBBD (Huile Essentielle Biologiquement et Botaniquement Définie) ou HECT
(Huile Essentielle ChemoTypée). Certaines peuvent être issues de l’agriculture
biologique, elles portent alors le logo AB (Agriculture Biologique).
48
Fig. 25 : Les différents logos visibles sur les flacons d’huiles essentielles certifiant
leurs qualités [38], [39]
Beaucoup d’huiles essentielles peuvent être utilisées, elles sont choisies selon
leurs propriétés et leur parfum, la quantité utilisée dans la formule cosmétique varie
de une à quelques gouttes. Ce sont des liquides huileux plus ou moins colorés et
parfumés. [35]
Cependant, bien que naturelles, les huiles essentielles ne sont pas dépourvues
de toxicité. Certaines (celles présentant un spectre d’absorption compris entre 290 et
400 nm), et ainsi tout particulièrement les essences d’agrumes peuvent être
photosensibilisantes. Il faut donc veiller à ne pas utiliser un soin qui en contient avant
une exposition solaire. [40]
Deux méthodes sont les plus couramment employées et les seules autorisées
(par définition d’une huile essentielle) : l’entrainement à la vapeur d’eau (ou
distillation) et l’expression à froid.
49
Fig. 26 : Description schématique de l’extraction d’huiles essentielles [39]
Après distillation, les huiles essentielles seront séparées, filtrées et stockées dans
des cuves hermétiques inaltérables avant d’être mises en flacons en verre opaque
brun ou bleu pour assurer leur conservation à l'abri de la lumière et de l'oxygène. [39]
L’expression
Il s’agit de presser l’écorce de certains fruits (ceux du genre Citrus) afin de
rompre les poches à essences. Ce procédé est mécanique et aboutit à la production
d’essences. Lorsque l’on parle du pamplemousse par exemple, il est donc préférable
de parler d’essence de pamplemousse plutôt que d’huile essentielle. [39]
50
[Link]. Principales huiles essentielles et utilisations
cosmétiques
Une huile essentielle polyvalente est compatible avec tous les types de peaux et
présente de multiples propriétés. Ainsi, lors des premiers achats de matières
premières, il peut être judicieux de choisir une huile essentielle de ce type pour
réaliser ses soins de beauté, sans dépenses superflues.
51
[Link].2. Huiles essentielles des peaux matures
52
Immortelle (Helichrysum italicum)
Propriétés : anti-hématome très puissante, tonique circulatoire, cicatrisante [35]
Particularité : Action anti-ecchymose remarquable [35]
53
Tea-tree (Melaleuca alternifolia)
Propriétés : purifiante, tonifiante, antiseptique [35]
Particularité : s’utilise également dans la prévention des brûlures cutanées causées
par la radiothérapie, en synergie avec l’huile essentielle de Niaouli [39]
Ce type d’extraction permet de révéler toutes les qualités d’un végétal, pureté,
activité, fragrance et ne met en jeu ni solvants chimiques, ni métaux lourds, ni
impuretés. [35]
Le CO2 est comprimé sous plusieurs dizaines de bars (figure 27) et chauffé entre
30°C et 40 °C maximum. La plante, introduite dans l'extracteur, est traversée par le
CO2 condensé qui va se charger ainsi en composés extraits. Ensuite, le CO2 est
détendu et il retrouve une forme gaz. L’ensemble passe alors dans un séparateur, où
l'extrait est récupéré par décantation alors que le CO2 est recyclé par condensation
pour être stocké de nouveau sous forme liquide. [41]
54
Fig. 27 : Schéma d’extraction de composés par CO2 supercritique [41]
Les extraits CO2 peuvent être obtenus à partir de fleurs ou de fruits et sont très
concentrés en actifs. Leur prix très élevé reste leur inconvénient majeur.
[Link]. Absolues
Les absolues sont très riches en molécules aromatiques donc elles sont très
utilisées en parfumerie. Quand elles ne sont pas diluées dans des huiles végétales
elles peuvent être incorporées aussi bien dans les préparations alcooliques comme
les parfums que dans les préparations huileuses comme les crèmes et les baumes.
Ces absolues, très concentrées, sont souvent très onéreuses mais heureusement
efficaces à de très faibles doses. [35]
Les absolues peuvent être sous forme liquide, solide ou pâteuse et sont de
couleurs très variables. Leur odeur est quant à elle toujours très prononcée. [35]
55
des fruits par exemple. La notion d’arôme s’applique en effet à tout principe odorant
qui émane de substances naturelles. [37]
[Link]. Définition
Les huiles végétales sont des liquides visqueux, de couleur et d’odeur variables
et sont essentiellement formées de triglycérides, c'est-à-dire de triesters du glycérol
et d’acides gras. Ces derniers peuvent être saturés, mono ou poly-insaturés. [32]
Ce sont les « insaturés » qui confèrent aux huiles les propriétés adoucissantes,
anti-âge, protectrices ou encore nourrissantes. Mais ces huiles sont dégradables en
particulier par le phénomène d’oxydation qui touche les huiles les plus riches en
doubles liaisons, donc les poly-insaturées. L’oxygène atmosphérique entraine la
formation de composés peroxydes qui par dégradation donnent des produits
secondaires (aldéhydes, cétones, dérivés hydroxylés). Ceci aboutit à un
rancissement et donc à une modification des caractères organoleptiques de l’huile.[32]
56
Certaines huiles très insaturées, sont riches en vitamine E de façon naturelle,
elles sont donc protégées de l’oxydation. C’est en particulier le cas de l’huile
d’argousier. [35]
Etape 1 : Nettoyage
Les graines sont débarrassées des impuretés : poussière, cailloux. [42]
Etape 2 : Laminage
Les enveloppes des fruits à coque sont éliminées grâce à un aplatisseur, les débris
sont éliminés par aspiration. [42]
Etape 4 : Filtration
L’huile qui s’écoule naturellement sera filtrée par divers procédés : toile coton, grille
inox, papier filtre, filtration stérilisante [42]
Ces diverses étapes sont illustrées par le schéma suivant (figure 28) qui
présente la fabrication d’une huile végétale de prune.
57
Ramassage des prunes
Nettoyage, Séchage
Nettoyage, séchage,
cassage des noyaux
Pression à froid
Huile vierge
Filtration stérilisante
Il s’agit de laisser macérer des plantes le plus souvent sèches ou des parties de
plantes (comme les gousses pour la vanille) dans une huile végétale neutre type
huile de sésame ou de tournesol, avant de procéder à une filtration. [26]
Ainsi, par exemple, le fameux monoï est en fait une macération de fleurs de
Tiaré (figure 29) dans une huile de coco. Cet actif nourrit la peau et possède un effet
raffermissant sur les tissus, il prévient la déshydratation de la peau et minimise
l'impact des agressions extérieures, comme celles du soleil. [26]
58
[Link]. Utilisations cosmétiques des huiles et macérats
Les propriétés et utilisations des huiles végétales et macérats huileux les plus
couramment utilisés sont décrites ci-dessous. Des données complémentaires,
comme la couleur, le parfum ou encore la sensibilité à l’oxydation, sont rassemblées
dans un tableau présent en annexe (annexe 3).
59
Coco (Cocos nucifera)
Propriétés : nourrissante, apaisante [35]
Utilisations : produits apaisants après solaire, soins des peaux sèches [35]
Remarque : lorsqu’elle est conservée à des températures basses, l’huile de coco se
présente sous forme de beurre solide [35]
60
Millepertuis (Hypericum perforatum) - Macérat huileux –
Propriétés : calmante, apaisante, antiprurigineuse, anti-inflammatoire [35]
Utilisations : soins après solaires, soins de massage antidouleur (arthrose) [35]
Remarque : huile végétale très photosensibilisante, donc à ne pas appliquer avant
une exposition solaire. [35]
61
Vanille (Vanilla planifolia) - Macérat huileux -
Propriétés : assouplissante, nourrissante, adoucissante, anti-déshydratation [35]
Utilisations : soins pour tous types de peaux mais principalement les peaux
sèches[35]
[Link]. Définition
Les beurres végétaux sont obtenus, comme les huiles, par pression des graines
oléagineuses de fruits comme la mangue, des fèves de cacao ou encore des noix de
karité. Ils sont plus ou moins solides à température ambiante mais fondent aux
alentours de 35°C, il est donc nécessaire de les conserver au frais. [35]
Ceci est d’autant plus recommandé qu’ils sont soumis également à l’oxydation
puisqu’il s’agit de corps gras. [35]
62
Karité (Butyrospermum parkii)
Propriétés : nourrissant, hydratant, cicatrisant, prolongateur de bronzage [35]
Utilisations : soins après soleil, soins des peaux sèches ou agressées, soins du
corps et des cheveux [35]
[Link]. Définition
63
- comme ingrédient d’une recette cosmétique
Du fait de leur forte proportion en eau, les hydrolats sont fragiles et sensibles aux
contaminations microbiennes. Ils doivent être conservés à l’abri de la lumière et de la
chaleur. [35]
64
Rose de Mai (Rosa centifolia)
Propriétés : astringente, apaisante, tonifiante, anti-âge, rafraîchissante [35]
Utilisations : soins pour tous types de peau, parfum agréable et caractéristique [35]
[Link]. Définition
Les ingrédients exfoliants sont de petits grains abrasifs, contenus dans les
cosmétiques, qui servent à éliminer les peaux mortes de l’épiderme. Ainsi, la peau
étant plus lisse, l’absorption des crèmes ou produits utilisés après le gommage est
favorisée. [35]
65
Les exfoliants sont obtenus par broyage pour certains (racine d’iris, coque de
noix…), ou simplement par prélèvement au niveau du fruit pour d’autres (pépins de
fraise, pulpe de coco). Enfin, une autre méthode d’obtention est utilisée pour les
perles de jojoba, la cire du végétal est transformée en microbilles puis colorée. [35]
Les exfoliants peuvent être incorporés dans des gels, des savons, des baumes,
des crèmes ou encore des beurres. La seule condition est d’adapter la dureté des
grains au type de peau et à la zone concernée. [35]
Autre notion à prendre en compte, le soin dans lequel est intégré l’exfoliant doit
être assez visqueux, afin de bien répartir l’ensemble des grains dans la
préparation.[35]
66
[Link]. Acides de fruits (AHA)
[Link]. Aosaïne
67
Concentration : 1 à 3 % [35]
[Link]. Relax’rides®
[Link]. Spiruline
68
[Link]. Vitamine C
[Link]. Allantoïne
L’allantoïne fait partie de la famille des imidazoles, elle présente des propriétés
cicatrisantes et est considérée comme substance apaisante. [40]
[Link]. Bisabolol
69
Concentration : 0,05 à 1 % [35]
70
[Link]. Miel en poudre
Il a été démontré que le zinc, même sous forme de sel, inhibe l’activité de la 5-
alpha réductase, le TNF-alpha et stimule les systèmes enzymatiques anti-
radicalaires. Ainsi, la production de sébum est diminuée. [40]
71
[Link]. Bacti’pur®
72
3.2.4. Soins minceur
[Link]. Caféine
La caféine est de loin l’actif le plus utilisé dans les produits cosmétiques
amincissants. Son double caractère hydrophile/lipophile lui assure le passage du
stratum corneum, une bonne pénétration épidermique et une bonne diffusion
dermique. Par ailleurs, la caféine utilisée par voie topique ne passe que très peu
dans la circulation générale. Elle présente une activité lypolytique sur les cellules
graisseuses et inhibe le transport du glucose dans les adipocytes. [40]
73
Concentration : 1 à 10 % [35]
[Link]. Correcteurs de pH
Acide lactique
Rôle : acidifiant [35]
Présentation : liquide incolore obtenu par fermentation du sucre [35]
Propriétés : permet de diminuer le pH de préparations cosmétiques trop basiques,
joue également un rôle dans l’hydratation de la peau [35]
Concentration : dosage au goutte à goutte en fonction du pH désiré [35]
Bicarbonate de sodium
Rôle : anti-acide [35]
Présentation : poudre blanche, fine [35]
Propriétés : permet d’augmenter le pH des préparations cosmétiques trop acides,
c’est aussi un abrasif doux et un actif déodorant [35]
Concentration : dosage très progressif en fonction du pH souhaité [35]
[Link]. DHA
74
Découverte en Allemagne dans les années 1920, la dihydroxyacétone est
actuellement la substance la plus répandue dans les autobronzants. La DHA
n’apporte aucune protection solaire. La coloration se développe rapidement et
disparait en cinq à sept jours par desquamation. Certaines publications semblent
indiquer une certaine génotoxiciité de la DHA, avec l’induction de dommages sur
l’ADN. Les conséquences cliniques d’une utilisation à long terme de ce type de
composé sont donc méconnues. [40]
Le terme d’excipient désigne les substances autres que les actifs entrant dans la
composition des cosmétiques. Leur ajout apporte une texture, une consistance ou
encore de la stabilité au produit. [36]
75
3.3.1. Les cires
Le mot cire (keros en grec, cera en latin) ne désignait à la base que la cire
d’abeille (la seule utilisée depuis l’antiquité). Actuellement, la définition s’est précisée
et désigne de façon plus générale les produits constitués par des esters d’acides
gras et d’alcools supérieurs. Il existe des cires animales, végétales, fossiles et
maintenant synthétiques. [32]
Elles sont utilisées dans les baumes, les rouges à lèvres ou encore les crèmes
types cérat ou cold cream.
76
Souvent un mélange de plusieurs cires est nécessaire pour obtenir la texture
optimale. Ainsi les rouges à lèvres sont souvent formulés avec de la cire de riz pour
la douceur, de la cire de carnauba pour la tenue et de la cire de candelilla pour la
résistance. [35]
77
Cire de riz (Rice bran wax)
Caractéristiques : pouvoir durcisseur faible, pouvoir filmogène faible [35]
Point de fusion : 78-82°C [35]
Utilisations : - épaississant et agent de texture en particulier pour les crèmes (la cire
de riz leur donne une texture fine et douce)
- augmentation de la résistance à la chaleur des sticks et rouges à
lèvres [35]
78
[Link]. Différentes gommes et leurs caractéristiques
La gomme arabique est très souvent utilisée, aussi bien en cosmétique, que
dans l’industrie alimentaire où elle est connue sous le nom E414. [46]
Elle est le produit durci à l’air, de l’exsudat visqueux naturel ou provoqué par
incision, du tronc et des branches de diverses espèces d’Acacia d’origine
africaine).[45]
Gomme adragante
Caractéristiques : gélification à chaud, pouvoir gélifiant plutôt faible, obtention d’un
gel légèrement opaque [35]
Utilisations : fabrication de gels corporels ou de gommages/masques gélifiés [35]
Remarque : la gomme adragante apporte une texture très douce aux préparations [35]
Gomme guar
Caractéristiques : gélification à froid ou à chaud, pouvoir gélifiant plutôt fort, obtention
d’un gel légèrement opaque [35]
Utilisations : fabrication de gels corporels, épaississement d’émulsions pour obtenir
par exemple des crèmes de texture gélifiée, stabilisation d’émulsions [35]
79
Gomme xanthane
Caractéristiques : gélification à froid ou à chaud, pouvoir gélifiant plutôt fort, obtention
d’un gel transparent [35]
Utilisations : préparation de gels, stabilisation d’émulsions [35]
Remarques : apporte un toucher doux et glissant à la préparation mais est
incompatible avec une conservation à l’extrait de pépins de pamplemousse [35]
[Link]. Définition
Les argiles sont des ingrédients d’origine minérale, aux propriétés naturellement
purifiantes, apaisantes et adoucissantes. Elles sont fréquemment utilisées dans des
masques ou des cataplasmes pour les soins du visage et du corps. [35]
80
[Link]. Principales argiles utilisées en cosmétique
Argile violette
Utilisée fréquemment pour la délicate couleur rosée qu’elle apporte aux soins
cosmétiques, elle permet également de redonner de l’éclat aux teints ternes et
fatigués. [35]
[Link]. Définition
Les surfactifs sont des composés amphiphiles caractérisés par la présence dans
leur molécule de deux parties : l’une hydrophile et l’autre lipophile (figure 31). En
présence de deux phases liquides non miscibles, l’une aqueuse, l’autre huileuse, ils
se placent à l’interface, où ils s’orientent afin que la partie hydrophile se trouve dans
l’eau et la partie lipophile dans l’huile. [32]
Ces composés sont capables de disperser les corps gras dans l’eau (pouvoir
détergent), de former des mousses, de stabiliser des émulsions ou encore de
favoriser le mouillage des surfaces. [32]
81
D’un point de vue classification, on peut distinguer :
- surfactifs anioniques : s’ionisent dans l’eau et possèdent un anion volumineux
- surfactifs cationiques : s’ionisent dans l’eau et possèdent un cation volumineux
- surfactifs amphotères : tantôt anioniques, tantôt cationiques selon le pH
- surfactifs non ioniques : leur partie hydrophile est neutre mais fortement polaire [32]
Une autre méthode permet de distinguer les surfactifs en fonction de leur degré
de lipophilie ou d’hydrophilie, c’est le HLB (Hydrophile Lipophile Balance). Celui-ci
permet, en principe, de prévoir le domaine d’utilisation de chaque surfactif. La valeur
du HLB est fonction de l’importance de la partie hydrophile (plus celle-ci est
importante, plus le HLB est élevé). [32]
La figure 32 permet de situer les surfactifs par rapport aux autres substances. Le
HLB des surfactifs est compris entre 1 et 50. Au dessus ou en deçà de ces valeurs,
ils sont trop solubles, soit dans l’huile, soit dans l’eau. [32]
82
De façon approximative, la valeur du HLB permet de déterminer les domaines
d’utilisation des surfactifs [32] :
- émulsionnants hydrophile/lipophile HLB compris entre 3 et 6
- mouillants HLB compris entre 7 à 9
- émulsionnants lipophile/hydrophile HLB compris entre 8 et 18
- détergents HLB compris entre 13 et 15
- solubilisants HLB compris entre 15 et 18
D’un point de vue pratique, elles s’emploient à chaud et sont dissoutes dans la
phase huileuse. Selon le type d’agitateur, il est possible d’obtenir des textures
83
variées, du fluide à la mousse en passant par la crème onctueuse, et les produits
obtenus peuvent être utilisés pour tous les types de peaux. [35]
Les co-émulsifiants
Utilisés seuls, les co-émulsifiants ne suffisent pas à stabiliser une émulsion. Ils
agissent en synergie entre eux ou avec les auto-émulsifiants. Ils peuvent aussi
apporter d’autres caractéristiques au produit. Par exemple, l’alcool cétylique, en plus
d’épaissir et enrichir les crèmes, assouplit et prévient la déshydratation de la peau.[35]
Ils sont le plus souvent introduits en phase huileuse à chaud. C’est le cas de
l’alcool cétylique, de la lécithine de soja ou encore de l’émulsifiant VE® (association
d'acide stéarique et de glycérol d'origine végétale). A noter que pour stabiliser une
émulsion avec ce dernier il faut la présence de l’émulsifiant MF® (association d'acide
stéarique et d'acide lactique d'origine végétale), dissout en phase aqueuse. [35]
Ils peuvent être présentés sous forme de poudre ou de liquide huileux (lorsqu’ils
sont dispersés dans un mélange glycérine/huile végétale). [35]
Pour préparer une émulsion à froid, le sucroester est ajouté à la phase huileuse
et de la gomme xanthane est nécessaire en phase aqueuse. L’ajout de cette
dernière permet de garantir la stabilité de l’émulsion et également d’améliorer le
glissant de la préparation sur la peau. La mise en présence des deux phases aboutit
à l’obtention d’un gel laiteux, fluide. Il faut noter que ce type d’émulsifiant peut très
bien s’utiliser à chaud, selon la méthode classique. [35]
84
Remarque : Ce sont des émulsifiants particulièrement doux, très bien tolérés même
par les peaux sensibles et appréciés pour leurs propriétés hydratantes et
émollientes. [35]
Les sucroesters forment une large gamme de HLB (de 1 à 16), ce sont donc de
très bons surfactifs. [47]
Les tensioactifs abaissent la tension superficielle entre deux surfaces, d’où par
définition diverses caractéristiques :
- pouvoir mouillant : facilité d’étalement d’un liquide sur un solide [35]
- pouvoir détergent : capacité à éliminer les salissures [35]
- pouvoir moussant : propriété que présentent certains tensioactifs, qui sont capables
d’incorporer une grande quantité d’air dans un petit volume de liquide [35]
- pouvoir émulsifiant
D’un point de vue pratique, les tensioactifs sont solubles dans l’eau, ils sont donc
ajoutés à la phase aqueuse. [35]
La « mousse de sucre® »
Forme : liquide visqueux trouble, inodore [35]
Caractéristiques principales : excellent pouvoir moussant, tensioactif très doux [35]
Remarque : le decyl glucoside (dénomination internationale correspondant à la
mousse de sucre) a un pH très basique, il peut donc être nécessaire d’acidifier la
préparation en fin de fabrication. [35]
Le HLB du decyl glucoside est compris entre 12 et 14, c’est un tensioactif non
ionique donc doux, et qui plus est bon détergent. [32]
La « mousse de babassu® »
Forme : liquide translucide, fluide, inodore [35]
Caractéristiques : très bon pouvoir moussant et relativement détergeant, adoucissant
cutané [35]
85
Remarque : tensioactif très apprécié dans les soins des cheveux car il possède des
propriétés lissantes capillaires [35]
La mousse de Babassu est issue de l’huile de babassu, provenant des noix des
arbres Orbignya oleifera, palmiers naturellement présents en Amazonie. [35]
Elle a pour dénomination internationale « Babassuamidopropyl betaïne », il s’agit
donc d’une bétaine, exemple de surfactif amphotère. Celui-ci sera donc cationique
ou anionique selon le pH. [35], [32]
L’huile de ricin sulfatée est un surfactif anionique ayant pour valeur de HLB 14,9 ;
ce qui correspond à des propriétés détergentes et solubilisantes. [32]
[Link]. Définition
86
La capacité à limiter les contaminations microbiennes grâce à un conservateur
est mesurée par un challenge test (réalisé par le fournisseur d’AROMAZONE®) : une
formule-type contenant hydrolat, huile végétale et le conservateur à tester est
soumise à l’attaque de diverses bactéries et champignons (Staphyloccocus aureus,
Pseudomonas aeruginosa, Candida albicans, Aspergillus niger) ; la préparation est
considérée acceptable lorsqu’il n’y a pas de prolifération microbienne ou fongique, en
référence à la Pharmacopée Européenne - Chapitre 5.1.3 pour les préparations pour
applications locales (Annexe 4) . [35]
Cosgard®
Conservateur synthétique (Complexe alcool benzylique/acide
déhydroacétique/eau) sous forme liquide, incolore à jaune, autorisé par Ecocert pour
conserver les soins cosmétiques issus de l’agriculture biologique. L’ajout de ce
produit peut diminuer légèrement le pH de la préparation. [35]
Naticide®
Conservateur aussi connu sous le nom « Plantaserv Q », ayant à l’origine un rôle
de fragrance dû à son parfum sucré vanille/amande, mais qui présente aussi des
87
propriétés antibactériennes et antifongiques. Il se trouve sous forme d’un liquide
fluide incolore à jaune [35]
Huiles essentielles
L’activité antimicrobienne de nombreuses huiles essentielles dans la conservation de
produits fabriqués a été confirmée. Celles qui possèdent le spectre d’activité
antibactérienne le plus large sont : la cannelle, l’eucalyptus, le niouli, l’origan et le pin
sylvestre. [40]
Cet actif est soluble dans l’huile mais est inclus dans la formule finie, à froid. Il
faut compter 0,02 à 0,2 % de vitamine E pour assurer une bonne action anti-
oxydante. [35]
88
3.3.6. Autres
Remarque : cet ingrédient supporte bien des températures élevées et peut ainsi être
inclus en phase huileuse et chauffé, avant l’émulsion. [35]
Glycérine
La glycérine est un composé hydratant, qui retient l’eau à la surface cutanée,
c’est aussi un agent adoucissant, très apprécié pour les émulsions, les gels douche
ou encore les shampooings. [35]
Elle se présente sous forme d’un liquide sirupeux limpide et incolore. [35]
89
végétal de lanoline, présentant les mêmes propriétés bénéfiques sans les
inconvénients, est préférable. La lanoline végétale est sous forme liquide, de couleur
brun orangé, soluble dans l’huile et peu soluble dans l’eau, elle s’insère donc dans la
phase huileuse. Il faut noter également que tout comme son homologue d’origine
animale, le substitut végétal de lanoline a un pouvoir lissant sur les rides et ridules,
d’où son utilisation comme actif anti-âge. [35]
Ils sont utilisés pour disperser les huiles essentielles dans l’eau, où elles sont
normalement insolubles. Ceci permet par exemple de solubiliser les huiles
essentielles dans l’eau du bain ou encore de les inclure dans des préparations riches
en phase aqueuse. Il existe des dispersants à base d’alcool ou de glycérine, ces
derniers étant en quantité majoritaire, ils permettent la solubilisation des huiles
essentielles. D’un point de vue dosage, il faut compter 4 gouttes de dispersant pour 1
goutte d’huile essentielle. [35]
90
Ainsi, retrouver des huiles essentielles, potentiellement dangereuses entre les
rayons d’un centre commercial, sans aucun conseiller formé sur la question, semble
inconcevable. Pourtant ceci est tout à fait possible et n’importe quel individu peut se
déclarer vendeur de matières premières aussi bien sur des marchés locaux que dans
des enseignes bien loin du monde des cosmétiques.
Toutes les autres huiles essentielles sont disponibles sans aucune législation
spécifique, d’où la nécessité de s’assurer de la qualité de ses fournisseurs.
91
3.4.2. Pharmacie
92
3.4.4. Internet
Sur Internet, peuvent aussi être achetés le matériel nécessaire aux préparations
cosmétiques (balance, mortier, batteur) et les articles de conditionnement (flacons,
pots, tubes).
[35]
Parmi les leaders du marché sur internet, on peut citer : AROMAZONE® ,
[50] [51]
BILBY&CO® , MACOSMETOPERSO® … Tous proposent huiles essentielles,
huiles végétales, hydrolats, actifs cosmétiques, excipients, matériel de fabrication,
conditionnements, livrets de recettes et documentations spécialisées.
3.5. Bilan
Après s’être formé sur les techniques de base et les ingrédients cosmétiques, il
est possible de passer à la pratique. Il peut s’agir au départ de simplement rajouter
des actifs à un produit préexistant, puis petit à petit de se lancer dans des
expérimentations plus complexes.
Il est important de se rappeler que les constituants, même les plus naturels, ne
sont pas anodins et peuvent provoquer des irritations cutanées voire des allergies.
Tous sont donc à manier avec précautions.
93
Partie 4
Passer à la pratique :
intérêts et risques
94
4. Passer à la pratique : intérêts et risques
Dans cette quatrième et dernière partie, seront donc présentées trois recettes
cosmétiques de trois niveaux différents adaptées du livret AROMAZONE® :
- une mousse nettoyante pour le visage (« niveau débutant ») [35]
- un gommage minceur aux algues (« niveau avancé ») [35]
- un fluide de jour lissant (« niveau confirmé ») [35]
95
cuillères doseuses ou mieux encore une balance électronique précise, un mixer
(également appelé batteur mousseur [35]) pour réaliser les émulsions. [23]
Il n’existe pas de kit ingrédients précis puisqu’ils seront fonction du type de peau
et des attentes de l’utilisateur, toutefois sont considérés comme nécessaires : de
l’eau de source en petits conditionnements, un émulsifiant, un gélifiant, une cire (par
exemple d’abeille), un conservateur et un anti-oxydant. Huiles végétales, huiles
essentielles, hydrolats et actifs divers seront au choix des consommateurs. [23]
Les instruments de pesée, les bols de chauffage, les fouets et autres spatules
utiles à la préparation, ainsi que le plan de travail sont soigneusement désinfectés à
l’alcool à 70° ou 90° (l’alcool à 70° est plus désinfectant mais moins volatil que celui
à 90°). [23]
96
~ 200 mL
Phase Ingrédients Quantité en %
(avec balance)
Extrait aromatique
B 0,10 0,2 grammes
« tarte au citron meringuée»
97
L’hydrolat d’hamamélis est purifiant, raffermissant et veinotonique, il est donc
particulièrement apprécié par les peaux mixtes à grasses ayant tendance aux
rougeurs. [35]
Une fois les ingrédients disponibles et l’étude de la formule faite, il est possible
de passer à la pratique.
98
Etape 1 : préparation et pesée des ingrédients
nécessaires (figure 33)
99
[Link]. Remarques
TECHNIQUE :
La réalisation de ce soin est très simple, cette recette peut donc être faite par un
novice en la matière. Elle ne nécessite ni temps de chauffage, ni émulsion ou autre
étape spécifique.
UTILISATION :
Lorsque l’on exerce une pression sur le flacon, c’est une mousse assez dense
qui s’échappe. Le parfum fruité est agréable et original. A l’application, le soin est
très doux et non agressif pour la peau. Il peut être utilisé quotidiennement.
Peaux matures :
Huile essentielle de Bois de rose (adoucissante et raffermissante) [35]
Hydrolat de sauge Salvia officinalis (régénérant, antioxydant) [35]
Extrait aromatique de grenade
100
4.4.2. Soin n°2 : le gommage corporel minceur aux algues
[Link]. La recette
~ 250 mL
Phase Ingrédients Quantité en %
(avec balance)
Huile essentielle
C 0,20 19 gouttes
de cèdre de l’Atlas
101
doucement dans la phase A en agitant vigoureusement. Le mélange blanchit et
s’homogénéise.
Accélérer le refroidissement en plongeant le bol dans un fond d’eau froide.
Ajouter les ingrédients de la phase C, un par un, en agitant bien entre chaque
addition.
Mettre en pot la préparation.
Etiqueter.
Les cristaux de menthol qui permettent d’obtenir un effet frais lors de l’application
sont également solubilisés dans la phase huileuse. [35]
102
Dans le tableau présentant les quantités mises en œuvre, il apparait, comme
précédemment, des approximations, et donc un manque de précision et de rigueur.
Une fois les ingrédients disponibles et l’étude de la formule faite, il est possible
de passer à la pratique.
103
Etape 3 : lorsque les deux phases sont à la
même température, la phase aqueuse est
ajoutée à la phase huileuse sous agitation
constante. L’émulsion prend forme et après
refroidissement, on obtient une crème
Fig. 38 : Formation de l’émulsion onctueuse blanche. (figure 38)
Enfin, lorsque tous les ingrédients ont été introduits, le soin est mis en pot et le
récipient est étiqueté (figure 40). La préparation est laissée au repos 24 heures.
104
[Link]. Résultat / Remarques
Ce soin présente une texture mousse, très agréable à l’application. L’aspect est
uniforme et les grains exfoliants sont bien dispersés dans l’ensemble de la
préparation. Lors de l’ouverture du pot, une délicate odeur de menthol rafraichissante
se dégage et persiste un peu après l’application.
TECHNIQUE :
D’un point de vue technique, cette préparation est assez simple à réaliser à partir
du moment où l’on maitrise la technique de l’émulsion à chaud. L’émulsifiant Olivem
1000® [35] permet d’obtenir facilement la texture crémeuse souhaitée.
Les actifs s’incorporent rapidement et s’homogénéisent facilement.
UTILISATION :
Au niveau de l’application, la préparation s’étale bien et se rince facilement. La
poudre de coques de noix est très abrasive mais permet d’éliminer rapidement les
peaux mortes. Enfin la sensation de fraîcheur liée au menthol est très agréable et
permet d’éviter les sensations de jambes lourdes.
[Link]. La recette
105
Proposition de conditionnement : flacon pompe 50 mL [35]
~ 250 mL
Phase Ingrédients Quantité en %
(avec balance)
A Huile végétale de rose musquée 30,00 15 grammes
106
[Link]. Etude de la formule
Une fois les ingrédients disponibles et l’étude de la formule faite, il est possible
de passer à la pratique.
107
Etape 1 : préparation des ingrédients, pesée
des constituants des différentes phases
(figure 41)
108
Pour terminer, le fluide obtenu est mis en flacon pompe et étiqueté (figure 45). Il
est laissé au repos 24h.
[Link]. Remarques
TECHNIQUE
L’obtention du gel à la rose est simple et rapide.
Au contraire, obtenir la phase huileuse demande nettement plus de patience. En
effet, l’ajout de l’huile végétale dans l’émulsifiant se fait quasi au goutte à goutte,
sous agitation importante. Si l’on est trop rapide, aucune gélification n’est possible et
une agitation continue ne résoud rien. La seule possibilité est d’insérer l’huile
végétale très lentement. D’un point de vue technique, l’émulsion à froid est donc
beaucoup plus compliquée à obtenir que celle à chaud.
UTILISATION
La texture est légère et glisse agréablement sur la peau. Le soin pénètre
rapidement et laisse un léger parfum abricoté.
Lorsque l’on maitrise un peu plus encore les actifs et leur mise en œuvre, il est
plaisant de créer ses propres recettes de soins cosmétiques. Ceci fait appel à des
notions encore différentes qui sont développées dans la partie qui suit.
109
4.5. Les ateliers pratiques
« Vague écologique oblige, les ateliers pour apprendre à faire ses produits de
beauté maison font des émules. Les séances sont encadrées par des chimistes
professionnelles car tout est une question de dosage. » [52]
Elle fait également une mise au point sur les huiles essentielles (propriétés,
sécurité, risques) et sur les « bonnes pratiques de fabrication des cosmétiques
maisons » (annexe 7). [35]
110
4.5.1. Les bases de la formulation cosmétique
Une crème est dite hydratante lorsque la phase aqueuse est en quantité
supérieure à la phase huileuse. Selon la teneur en huiles végétales et en émulsifiant,
on obtient des textures différentes (figure 46). [35]
HUILE VEGETALE
10 % 20 % 30 %
Fig.47 : Proportion des trois constituants pour chaque point du diagramme ternaire[32]
112
Dans tous les cas, les trois constituants de base doivent être choisis de façon
rigoureuse pour avoir une émulsion aux caractéristiques bien déterminées. La
question des proportions nécessaires se règle souvent par tâtonnement, on arrive à
la texture souhaitée pour une formule stable après plusieurs essais. [32]
A la fin, lorsque tous ont obtenu le produit correspondant à leurs attentes, les
flacons circulent entre les participants qui testent et réagissent sur les produits du
voisin.
Pour terminer, chacun repart avec le produit qu’il vient de réaliser et un bon de
réduction pour éventuellement passer par le magasin et faire quelques achats…
113
4.6. Bilan
La mise au point de ses propres recettes est en quelques sorte le but vers lequel
tendent bon nombre d’amateurs de cosmétique maison. En effet, choisir la
technique, le parfum, la couleur de la préparation et surtout les actifs permettant
d’obtenir un produit unique sont l’objectif final visé par tous les débutants en la
matière.
114
CONCLUSION
115
Il est également nécessaire de se rappeler que les ingrédients, aussi naturels
qu’ils soient ne sont pas anodins. Les huiles essentielles sont à manipuler avec
précaution car elles peuvent être irritantes, mais également comme tous les autres
composés, elles sont susceptibles d’entraîner des réactions allergiques. C’est
pourquoi, il est recommandé de réaliser un test cutané avec le produit afin de vérifier
que la peau ne présente ni irritation ni rougeur, signes d’une possible intolérance,
localement ou a distance du point d’application.
116
La création de produits de beauté maison, très en vogue actuellement, rencontre
de plus en plus d’adeptes. Toutefois, il leur est difficile de rivaliser avec l’industrie
pharmaceutique qui offre des larges gammes de produits de qualité, strictement
contrôlés pour leur efficacité et leur innocuité.
Rares sont donc les particuliers, connaisseurs, qui s’engagent dans cette
production, qui peut se révéler laborieuse, coûteuse et parfois dangereuse. Il s’agit
cependant d’une pratique intéressante et gratifiante, qui permet d’aboutir à des
produits uniques et personnalisables à souhait.
117
ANNEXE 1 : Extrait des œuvres de Boileau – Satire X – Les femmes [15]
118
ANNEXE 2 : Les huiles essentielles les plus utilisées [35]
Sesquiterpènes : béta-
Achillée millefeuille Fleuri, délicat,
caryophyllène, Bleu foncé
Achillea millefolium frais
germacrène-D
Doux,
Bois de rose Monoterpénols : linalol, Incolore à
légèrement
Aniba rosaedora géraniol jaune pâle
boisé
Sesquiterpènes :
(E)-béta-farnésène
Camomille Délicat,
Oxydes
allemande Bleu indigo discret,
sesquiterpéniques :
Matricaria chamomilla apaisant
oxydes d'alpha-bisabolol
A et B
Carotte Jaune orangé Légèrement
Sesquiterpénols : carotol
Daucus carota à brun fruité
Sesquiterpènes : alpha-
et béta-himachalène
Cèdre de l’Atlas
Cétones Jaune Chaud, boisé
Cedrus atlantica
sesquiterpéniques :
(E)-alpha-atlantone
Monoterpènes : alpha-
Ciste pinène, camphène Jaune clair à Ambré, boisé,
Cistus ladaniferus Monoterpénols : orange pâle chaud, tenace
(E)-pinocarvéol
Monoterpènes :
Citron
limonène, béta-pinène et Jaune vert Frais et fruité
Citrus limonum
gamma-terpinène
Monoterpénols :
Fleuri, délicat,
Géranium bourbon citronnellol, géraniol Jaune pâle à
stimulant et
Pelargonium roseum Esters terpéniques : verdâtre
calmant
formate de citronnellyle
119
Intense,
Esters terpéniques :
suave,
Immortelle acétate de néryle Jaune clair à
rappelant le
Helichrysum italicum Monoterpènes : limonène verdâtre
miel, très
Italidiones
apaisant
Monoterpénols : linalol,
Lavande vraie
terpinène-4-ol Frais, fleuri,
Lavandula Jaune pâle
Esters terpéniques : caractéristique
angustifolia
acétate de linalyle
Aldéhydes terpéniques :
Lemon-grass géranial, néral Jaune pâle à Frais, léger,
Cymbopogon citratus Esters terpéniques: vert pâle citronné
acétate de géranyle
Monoterpènes :
Mandarine Jaune à Fruité et
limonène, gamma-
Citrus reticulata orange délicat
terpinène
Frais, fruité,
Pamplemousse
Monoterpènes : limonène Jaune acidulé,
Citrus grandis
tonifiant
Petit grain Esters terpéniques : Incolore à
Sucré, fruité,
bigaradier acétate de linalyle jaune pâle
apaisant
Citrus aurantium Monoterpénols : linalol voire ambré
Monoterpénols : Fleuri,
Rose de Damas
citronnellol, géraniol, Jaune pâle sensuel,
Rosa damascena
nérol typique
Monoterpénols :
Frais,
Tea-tree terpinène-4-ol Incolore à
résineux,
Melaleuca alternifolia Monoterpènes : gamma- jaune clair
stimulant
terpinène
Sesquiterpènes : Fleuri,
Ylang-ylang germacrène-D, sensuel,
Jaune
Cananga odorata béta-caryophyllène, féminin,
alpha-farnésène entêtant
120
ANNEXE 3 : Les huiles végétales [35]
Odeur de noix
Abricot Jaune clair à Peu Toucher
et d’amande
Prunus armeniaca orangé sensible gras
amère
Amande douce Légèrement Odeur douce Peu Toucher
Prunus dulcis jaune caractéristique sensible gras
Argan Peu Toucher
Jaune Odeur douce
Argania spinosa sensible gras
Argousier
Peu Toucher
Hippophae Orangée Odeur fruitée
sensible plutôt sec
rhamnoïdes
Bourrache Jaune pâle à Odeur Toucher
Sensible
Borrago officinalis jaune verdâtre végétale gras
Carotte
Odeur Toucher
Daucus carotta Orange Sensible
végétale plutôt sec
- Macérat huileux -
Coco Odeur sucrée, Peu Toucher
Blanc à nacré
Cocos nucifera fruitée sensible assez sec
Framboise Odeur de Très Toucher
Jaune orangé
Rubus ideaus graine sensible sec
Grenade Odeur Peu Toucher
Jaune vif
Punica granatum biscuitée sensible visqueux
Jojoba
Odeur douce, Peu Toucher
Simmondsia Jaune clair
légère sensible sec
chinensis
Kukui Incolore à Très Toucher
Odeur neutre
Aleurites triloba jaune pâle sensible très sec
Odeur délicate
Macadamia Peu Toucher
Jaune à verte rappelant la
Macadamia ternifolia sensible sec
noisette
121
Millepertuis
Hypericum Rouge vif à Toucher
Odeur neutre Sensible
perforatum rouge foncé plutôt gras
- Macérat huileux -
Monoï
Odeur Peu Toucher
Gardenia tahitensis Blanc cassé
caractéristique sensible plutôt sec
- Macérat huileux -
Noisette Odeur de Peu Toucher
Jaune dorée
Coryllus avellana noisette sensible sec
Onagre Jaune à jaune Odeur douce Très Toucher
Oenothera biennis verte et agréable sensible plutôt sec
Odeur
Rose musquée Très Toucher
Orange foncé végétale, de
Rosa rubiginosa sensible plutôt sec
graine
Sésame Odeur de Peu Toucher
Jaune clair
Sesamum indicum sésame sensible sec
Vanille
Odeur douce Toucher
Vanilla planifolia Jaune Sensible
vanillée sec
- Macérat huileux -
122
ANNEXE 4 : Efficacité de la conservation antimicrobienne [55]
(Pharmacopée européenne)
123
124
ANNEXE 5 : Ingrédients pour préparations cosmétiques disponibles à la
COOPER® [48]
125
126
ANNEXE 6 : Déclaration d’engagement Atelier AROMAZONE® [35]
127
ANNEXE 7 : Mises en garde et précautions d’emploi [35]
128
ANNEXE 8 : Liste des ingrédients disponibles pour l’atelier formulation [35]
129
TABLE DES ANNEXES
130
TABLE DES ILLUSTRATIONS
131
Figure 29 : La fleur de tiaré (Gardenia tahitensis)
Figure 30 : Classification de divers exfoliants
Figure 31 : Représentation schématique d’un tensioactif
Figure 32 : Positionnement des surfactifs en fonction de leur HLB
Figure 33 : Ingrédients nécessaires à la préparation
Figure 34 : Aspect de la solution avant mise en flacon
Figure 35 : Mousse obtenue lors de l’utilisation du produit
Figure 36 : Ingrédients nécessaires à la préparation
Figure 37 : Chauffage au bain marie
Figure 38 : Formation de l’émulsion
Figure 39 : Aspect de la préparation après ajout des actifs
Figure 40 : Le produit fini après mise en pot et étiquetage
Figure 41 : Ingrédients nécessaires à la préparation
Figure 42 : Préparation de la phase huileuse
Figure 43 : Préparation de la phase aqueuse
Figure 44 : Aspect de la préparation
Figure 45 : Le soin obtenu après mise en flacon et étiquetage
Figure 46 : Variation de texture des crèmes selon les quantités d’émulsifiants et
d’huiles végétales
Figure 47 : Proportion des trois constituants pour chaque point du diagramme
ternaire
Figure 48 : Diagramme ternaire : zone des émulsions
132
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
[1] KURZ M.
La beauté home made
ELLE - Février 2011
[2] BARDOULAT M.
Les cosmétiques bio, leur histoire, leur création, leur futur
Ed. Alpen, Monaco, 2008
133
[9] Venus de Milo [EN LIGNE]
130 à 100 avant JC
Consulté sur [Link] le
27 Juin 2011
[14] de BLEGNY N.
Recette de « pommade secrète pour l’embellissement du visage ». [EN LIGNE]
Secrets concernant la beauté et la santé.
Tome second – Partie 25 - Chapitre III - Pommades secrètes pour l’embellissement
du visage Consulté sur
[Link]
cotemere=39419 le 14 Juin 2011
134
[15] Œuvres de Boileau [EN LIGNE]
Satire X – Les femmes – 442 pages
ED. GARNIER Frères, 1860
Consulté sur [Link] le 14 Juin 2011
135
[21] NARDELLO-RATAJ V., BONTE F.
Chimie et cosmétiques - Une longue histoire ponctuée d’innovations
L’actualité chimique, octobre-novembre 2008, n° 323-324, p. 10 à 12
[23] NICOUE-PASCHOUD M.
Mes cosmétiques naturels faits maison
Ed. Michel Lafond, Neuilly-sur-Seine, 2009
[26] HAMPIKIAN S.
Créez vos cosmétiques bio
Ed. Terre vivante, Mens, 2009
136
[30] LAFFORGUE C., THIROUX J.
Produits cosmétiques mode d’emploi
Ed. WOLTERS KLUWER FRANCE, Rueil-Malmaison, 2008
[34] LEVACHER E.
Phi 41 - Pharmacotechnie industrielle
Ed. IMT, Tours, 2006
[37] BRUNETON J.
Pharmacognosie – Phytochimie - Plantes médicinales
Ed. TEC&DOC, Paris, 2009
137
[38] Huiles essentielles Phytosun [EN LIGNE]
Consulté sur [Link] le 23 Septembre 2011
[45] DORVAULT
L’officine
Ed. Vigot, Paris, 1982
138
[47] Les sucroesters [EN LIGNE]
Consulté sur [Link] le 24 Septembre 2011
139
TABLE DES MATIERES
REMERCIEMENTS .................................................................................................................. 4
SOMMAIRE.............................................................................................................................. 6
INTRODUCTION ...................................................................................................................... 8
1. Histoire de la beauté ..................................................................................................... 11
1.1. Egyptiens, Grecs et Romains : une large utilisation des cosmétiques mais des
attentes différentes........................................................................................................... 11
1.1.1. L’œil égyptien ou l’avènement du khôl ........................................................ 11
1.1.2. La beauté grecque ou la notion de formes idéales ..................................... 13
1.1.3. A Rome : une grande attention portée aux soins du visage et du corps .. 14
1.2. Du Moyen-âge au Siècle des Lumières : plus de 1000 ans de variations
cosmétiques ...................................................................................................................... 17
1.2.1. L’Europe médiévale : entre religion et cosmétiques, des approches du
corps différentes ........................................................................................................... 17
1.2.2. La « Renaissance de la beauté » ................................................................... 18
1.2.3. Cosmétiques au siècle des Lumières ........................................................... 19
1.3. Du XIXème siècle à nos jours : bienfaits et méfaits de l’essor industriel sur les
cosmétiques ...................................................................................................................... 21
1.3.1. XIXème siècle : « la révolution hygiéniste » ................................................... 21
1.3.2. XXème siècle : le boom de l’industrie cosmétique ........................................ 22
1.3.3. XXIème siècle : nouvelles tendances et retour au naturel ............................ 25
1.4. Bilan ........................................................................................................................ 27
2. Aspects règlementaires et théoriques concernant la cosmétique, maison ou
industrielle ............................................................................................................................ 29
2.1. La cosmétique maison : définition ....................................................................... 29
2.2. Produits cosmétiques et législation .................................................................... 30
2.2.1. Qu’est-ce qu’un produit cosmétique ? ......................................................... 30
2.2.2. Mise sur le marché d’un produit cosmétique .............................................. 32
2.2.3. Des nouveautés concernant la législation cosmétique : le programme
REACH ......................................................................................................................... 32
2.3. Produits cosmétiques : fabrication ...................................................................... 34
2.3.1. Les différentes formes cosmétiques ............................................................ 34
[Link]. Les émulsions ............................................................................................. 34
[Link]. Les gels ........................................................................................................ 35
[Link]. Les pommades ............................................................................................ 35
140
[Link]. Les cérats .................................................................................................... 35
[Link]. Autres ........................................................................................................... 35
2.3.2. Les bonnes pratiques de fabrication ............................................................ 36
2.3.3. La fabrication de cosmétiques : comparaison entre le milieu industriel et
familial .......................................................................................................................... 36
[Link]. Le personnel ................................................................................................ 37
[Link]. Les locaux.................................................................................................... 37
[Link]. Le matériel ................................................................................................... 37
[Link]. La formulation ............................................................................................. 38
[Link]. Process de fabrication ................................................................................ 40
[Link]. Conditionnement et étiquetage ................................................................. 42
2.4. Bilan ........................................................................................................................ 45
PREAMBULE AUX PARTIES 3 ET 4 .................................................................................... 46
3. Ingrédients cosmétiques utilisés en cosmétique maison ......................................... 48
3.1. Les extraits de plantes .......................................................................................... 48
3.1.1. Les huiles essentielles ................................................................................... 48
[Link]. Définition ...................................................................................................... 48
[Link]. Méthodes d’obtention d’une huile essentielle ......................................... 49
[Link]. Composition des huiles essentielles ........................................................ 50
[Link]. Principales huiles essentielles et utilisations cosmétiques ................... 51
[Link].1. Huiles essentielles polyvalentes ................................................................ 51
[Link].2. Huiles essentielles des peaux matures ..................................................... 52
[Link].3. Huiles essentielles des peaux sensibles ou irritées .................................. 52
[Link].4. Huiles essentielles à action minceur ......................................................... 53
[Link].5. Huiles essentielles des peaux mixtes à grasses ....................................... 53
3.1.2. Les extraits autres que des huiles essentielles ........................................... 54
[Link]. Procédé d’extraction au CO2 supercritique ............................................. 54
[Link]. Absolues ...................................................................................................... 55
[Link]. Extraits aromatiques ................................................................................... 55
3.1.3. Les huiles végétales ....................................................................................... 56
[Link]. Définition ...................................................................................................... 56
[Link]. Procédé d’obtention d’une huile végétale ................................................ 57
[Link]. Cas particulier : les macérats huileux ....................................................... 58
[Link]. Utilisations cosmétiques des huiles et macérats .................................... 59
3.1.4. Les beurres végétaux ..................................................................................... 62
[Link]. Définition ...................................................................................................... 62
141
[Link]. Utilisations cosmétiques des principaux beurres végétaux ................... 62
3.1.5. Les hydrolats .................................................................................................. 63
[Link]. Définition ...................................................................................................... 63
[Link]. Utilisations cosmétiques ............................................................................ 64
3.1.6. Les exfoliants végétaux ................................................................................. 65
[Link]. Définition ...................................................................................................... 65
[Link]. Utilisations cosmétiques ............................................................................ 66
3.2. Les ingrédients spécifiques des différents types de peaux .............................. 66
3.2.1. Soins des peaux matures .............................................................................. 66
[Link]. Acide hyaluronique ..................................................................................... 66
[Link]. Acides de fruits (AHA) ................................................................................ 67
[Link]. Aosaïne ........................................................................................................ 67
[Link]. Coenzyme Q10 ............................................................................................ 67
[Link]. AlgoBoost Jeunesse® ................................................................................ 68
[Link]. Relax’rides® ................................................................................................ 68
[Link]. Spiruline ....................................................................................................... 68
[Link]. Vitamine C.................................................................................................... 69
3.2.2. Soins des peaux sensibles ............................................................................ 69
[Link]. Allantoïne ..................................................................................................... 69
[Link]. Bisabolol ...................................................................................................... 69
[Link]. Concentré de phytostérols ......................................................................... 70
[Link]. Extrait de petit houx .................................................................................... 70
[Link]. Extrait de vigne rouge ................................................................................ 70
[Link]. Miel en poudre ............................................................................................. 71
3.2.3. Soins des peaux mixtes à grasses ............................................................... 71
[Link]. Algo’Zinc® ................................................................................................... 71
[Link]. Bacti’pur® .................................................................................................... 72
[Link]. Oxyde de zinc .............................................................................................. 72
[Link]. Pierre d’alun ................................................................................................ 72
3.2.4. Soins minceur ................................................................................................. 73
[Link]. Caféine ......................................................................................................... 73
[Link]. Extrait de lierre grimpant ............................................................................ 73
[Link]. Extrait de fucus ........................................................................................... 73
3.2.5. Actifs particuliers ........................................................................................... 74
[Link]. Correcteurs de pH ....................................................................................... 74
[Link]. DHA .............................................................................................................. 74
142
[Link]. Cristaux de menthol .................................................................................... 75
3.3. Les excipients utilisés ........................................................................................... 75
3.3.1. Les cires .......................................................................................................... 76
[Link]. Définition et utilisations ............................................................................. 76
[Link]. Choix d’une cire .......................................................................................... 76
[Link]. Quelques cires et leurs caractéristiques .................................................. 77
3.3.2. Les gommes .................................................................................................... 78
[Link]. Définition et choix des gommes ................................................................ 78
[Link]. Différentes gommes et leurs caractéristiques ......................................... 79
3.3.3. Les argiles ....................................................................................................... 80
[Link]. Définition ...................................................................................................... 80
[Link]. Principales argiles utilisées en cosmétique ............................................. 81
3.3.4. Les surfactifs .................................................................................................. 81
[Link]. Définition ...................................................................................................... 81
[Link]. Les émulsifiants .......................................................................................... 83
[Link]. Les tensioactifs ........................................................................................... 85
3.3.5. Les conservateurs et anti-oxydants ............................................................. 86
[Link]. Définition ...................................................................................................... 86
[Link]. Les conservateurs principaux et leurs utilisations ................................. 87
[Link]. Un anti-oxydant naturel et majeur : la vitamine E .................................... 88
3.3.6. Autres .............................................................................................................. 89
[Link]. Les agents de texture, émollients ............................................................. 89
[Link]. Les dispersants ........................................................................................... 90
3.4. Où se procurer les matières premières ? ............................................................ 90
3.4.1. Personnes et organismes autorisés à vendre les matières premières ..... 90
3.4.2. Pharmacie........................................................................................................ 92
3.4.3. Magasins bio ................................................................................................... 92
3.4.4. Internet............................................................................................................. 93
3.5. Bilan ........................................................................................................................ 93
4. Passer à la pratique : intérêts et risques .................................................................... 95
4.1. Le choix des recettes ............................................................................................ 95
4.2. L’approvisionnement en matières premières ..................................................... 95
4.3. Avant de commencer : des conditions d’hygiène correctes ! ........................... 96
4.4. Réalisation des soins choisis ............................................................................... 96
4.4.1. Soin n°1 : la mousse nettoyante visage aux agrumes ................................ 96
[Link]. La recette ..................................................................................................... 96
143
[Link]. Etude de la formule ..................................................................................... 97
[Link]. Réalisation de la recette ............................................................................. 98
[Link]. Remarques ................................................................................................. 100
4.4.2. Soin n°2 : le gommage corporel minceur aux algues ............................... 101
[Link]. La recette ................................................................................................... 101
[Link]. Etude de la formule ................................................................................... 102
[Link]. Réalisation de la recette ........................................................................... 103
[Link]. Résultat / Remarques ............................................................................... 105
4.4.3. Soin n° 3 : la crème de jour anti-âge lissante aux acides de fruits .......... 105
[Link]. La recette ................................................................................................... 105
[Link]. Etude de la formule ................................................................................... 107
[Link]. Réalisation de la recette ........................................................................... 107
[Link]. Remarques ................................................................................................. 109
4.5. Les ateliers pratiques .......................................................................................... 110
4.5.1. Les bases de la formulation cosmétique ................................................... 111
4.5.2. Choix des ingrédients et réalisation de la crème ...................................... 113
4.6. Bilan ...................................................................................................................... 114
CONCLUSION ..................................................................................................................... 115
ANNEXE 1 : Extrait des œuvres de Boileau – Satire X – Les femmes ................................ 118
ANNEXE 2 : Les huiles essentielles les plus utilisées ......................................................... 119
ANNEXE 3 : Les huiles végétales ........................................................................................ 121
ANNEXE 4 : Efficacité de la conservation antimicrobienne ................................................. 123
ANNEXE 5 : Ingrédients pour préparations cosmétiques disponibles à la COOPER® ....... 125
ANNEXE 6 : Déclaration d’engagement Atelier AROMAZONE® ......................................... 127
ANNEXE 7 : Mises en garde et précautions d’emploi .......................................................... 128
ANNEXE 8 : Liste des ingrédients disponibles pour l’atelier formulation ............................. 129
TABLE DES ANNEXES ....................................................................................................... 130
TABLE DES ILLUSTRATIONS ............................................................................................ 131
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ................................................................................ 133
SERMENT DE GALIEN ........................................................................................................ 145
144
SERMENT DE GALIEN
- d’honorer ceux qui m’ont instruit dans les préceptes de mon art et de leur témoigner
ma reconnaissance en restant fidèle à leur enseignement ;
Que les hommes m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses.
145
LA COSMETIQUE MAISON, NOUVELLE TENDANCE
ENTRE ECOLOGIE ET LOISIR : LE REGARD DU PHARMACIEN
Home made cosmetics are fashionable and are even starting to become
trendy... After the peak of chemistry & industrialization, the actual trend is ecology
& natural care. Home remedies come back in fashion and have their followers, but
these new type of consumers, who are advised & passionate cosmetology
bloggers also expect good quality beauty products. Therefore, they perform
recipes mixing natural products and synthetic ingredients to obtain their
personalized beauty products.
Nevertheless, making up own homemade cosmetics raises a few questions:
regulations, respect of good use, supply, preservation, safety of use…
MOTS-CLES :
Cosmétique - Historique - Réglementation - Actifs cosmétiques - Excipients -
Fabrication - Formulation – Cosmétique maison