Installations
d’aspiration de poussières
pour machines à bois fixes
ED 6101 AIDE-MÉMOIRE TECHNIQUE
L’Institut national de recherche et de sécurité (INRS)
Dans le domaine de la prévention des risques
professionnels, l’INRS est un organisme scientifique
et technique qui travaille, au plan institutionnel,
avec la CNAMTS, les CARSAT-CRAM-CGSS et plus
ponctuellement pour les services de l’État ainsi que
pour tout autre organisme s’occupant de prévention
des risques professionnels.
Il développe un ensemble de savoir-faire pluridisciplinaires
qu’il met à la disposition de tous ceux qui, en entreprise,
sont chargés de la prévention : chef d’entreprise,
médecin du travail, CHSCT, salariés. Face à la complexité
des problèmes, l’Institut dispose de compétences
scientifiques, techniques et médicales couvrant
une très grande variété de disciplines, toutes au service
de la maîtrise des risques professionnels.
Ainsi, l’INRS élabore et diffuse des documents
intéressant l’hygiène et la sécurité du travail :
publications (périodiques ou non), affiches,
audiovisuels, site Internet… Les publications
de l’INRS sont distribuées par les CARSAT.
Pour les obtenir, adressez-vous au service prévention
de la Caisse régionale ou de la Caisse générale
de votre circonscription, dont l’adresse
est mentionnée en fin de brochure.
L’INRS est une association sans but lucratif (loi 1901)
constituée sous l’égide de la CNAMTS et soumise
au contrôle financier de l’État. Géré par un conseil
d’administration constitué à parité d’un collège
représentant les employeurs et d’un collège
représentant les salariés, il est présidé alternativement
par un représentant de chacun des deux collèges.
Son financement est assuré en quasi-totalité
par le Fonds national de prévention des accidents
du travail et des maladies professionnelles.
Les Caisses d’assurance retraite et de la santé au travail (CARSAT),
les Caisses régionales d’assurance maladie (CRAM)
et les Caisses générales de sécurité sociale (CGSS)
Les Caisses d’assurance retraite et de la santé
au travail, les Caisses régionales d’assurance
maladie et les Caisses générales de sécurité sociale
disposent, pour participer à la diminution des
risques professionnels dans leur région, d’un service
prévention composé d’ingénieurs-conseils
et de contrôleurs de sécurité. Spécifiquement
formés aux disciplines de la prévention des risques
professionnels et s’appuyant sur l’expérience
quotidienne de l’entreprise, ils sont en mesure
de conseiller et, sous certaines conditions,
de soutenir les acteurs de l’entreprise (direction,
médecin du travail, CHSCT, etc.) dans la mise
en œuvre des démarches et outils de prévention
les mieux adaptés à chaque situation.
Ils assurent la mise à disposition de
tous les documents édités par l’INRS.
Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’INRS,
de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite.
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et d’une amende de 300 000 euros (article L. 335-2 et suivants du code de la propriété intellectuelle).
© INRS, 2011. Mise en pages : Bénédicte Chantalou/Yuruga.
Installations
d’aspiration de poussières
pour machines à bois fixes
Aide à la rédaction d’un cahier des charges
Ce document a été réalisé par un groupe de travail constitué de
Philippe Brouté (CARSAT Bretagne), Yves Caromel (CARSAT Nord-Est),
Bruno Courtois (INRS), Bernard Duffé (CARSAT Bourgogne et Franche-Comté),
Daniel Fouché (CARSAT Centre), Christian Hegwein (CARSAT Languedoc-Roussillon),
Patrick Karman (CARSAT Bourgogne et Franche-Comté), Claude Mialon (CARSAT Auvergne),
Pascal Schoch (CRAM Alsace-Moselle), Nicolas Tifine (CARSAT Rhône-Alpes),
Thierry Vilmont (CARSAT Centre-Ouest), Jean Vittonati (CRAM Île-de-France).
ED 6101
mai 2011
le captage sur machines portatives nécessite un réseau
Une installation d’aspiration des poussières sur machines à bois a pour objectif
d’aspiration spécifique à haute dépression. Le chapitre 4.3
de minimiser l’exposition des opérateurs sans créer de risques d’incendie ou
du guide ventilation n° 124 et l’aide-mémoire technique
d’explosion.
ED 60525 traitent spécifiquement de ces réseaux.
Le chef d’entreprise pourra exiger de la part de l’installateur du réseau d’aspira-
tion le respect d’un empoussièrement inférieur à 1 mg/m3. Sous réserve et en fonction des précisions relatives à l’envi-
Pour cela, l’installation sera constituée : ronnement de travail qu’il lui fournira, le chef d’entreprise
rd’un parc de machines toutes équipées de dispositifs de captage des poussières ; pourra exiger de la part de l’installateur du réseau d’aspira-
rd’un réseau de transport dimensionné de façon à ce que la vitesse d’air en tion le respect d’un empoussièrement inférieur à 1 mg/m3
conduit (20 m/s) permette d’éviter les dépôts de poussières et constitué de dans des conditions représentatives de l’activité. En outre,
matériaux permettant l’évacuation des charges d’électricité statique ; l’installateur devra demander et obtenir du chef d’entre-
rd’une unité de dépoussiérage et d’aspiration permettant d’assurer le débit prise toutes les précisions qu’il jugera utiles à l’atteinte de
d’air correspondant à l’utilisation du parc machines. Son fonctionnement sera l’objectif fixé. Les exigences fixées à l’installateur ne font pas
asservi à celui des machines. Elle sera installée à l’extérieur du local de travail
obstacle à la responsabilité du chef d’entreprise à l’égard
et le rejet de l’air se fera à l’extérieur du bâtiment.
de la santé et de la sécurité des travailleurs qu’il emploie.
Un dossier d’installation permettra le suivi des contrôles et de la maintenance
de l’installation.
3 Spécifications à la conception
1 Domaine d’application En premier lieu, il convient de procéder à une analyse du
poste permettant de choisir la machine en adéquation
Ce document est destiné aux chefs d’entreprises désireux avec la nature des opérations d’usinage envisagées, puis
d’équiper leur atelier d’une installation d’aspiration des de procéder aux aménagements judicieux du poste. La
copeaux et poussières de bois émis par les machines. Il conception du réseau doit prendre en compte le type
a pour objectif de les aider dans la rédaction d’un cahier des machines raccordées, leur localisation dans l’atelier
des charges relatif à la conception et à la réception d’une et leur nombre en fonctionnement simultané. Toutes les
telle installation. machines émettrices de poussières doivent être raccor-
dées au réseau d’aspiration.
Le domaine d’application du présent document est celui
des opérations d’usinage dans le secteur de la deuxième La liste des spécifications techniques recensées ci-après
transformation du bois. est indicative et non exhaustive, notamment en matière
d’incendie explosion (ATEX).
2 Objectif d’une telle installation 3.1. Dispositif de captage
sur les machines
Les travaux exposant aux poussières de bois figurent L’efficacité du captage sur les machines conditionne l’ef-
sur la liste des procédés cancérogènes1. Des mesures ficacité de toute l’installation et donc les niveaux d’em-
de prévention particulières sont donc applicables aux poussièrement aux postes de travail.
travailleurs exposés à ces poussières. Dans ce cadre, le
code du travail fixe une valeur limite d’exposition profes- L’efficacité des dispositifs de captage des machines exis-
sionnelle2 (VLEP) de 1 mg/m3. Le respect de cette VLEP tantes doit être contrôlée visuellement par l’installateur. Si
doit être vérifié annuellement. l’observation fait apparaître des insuffisances, le fournisseur
proposera les modifications nécessaires pour optimiser
Cette VLEP est toutefois à considérer comme un objectif les dispositifs de captage sans nuire aux autres disposi-
minimal de prévention, l’exposition des travailleurs devant tifs de protection (notamment des protecteurs contre les
être réduite au niveau le plus bas techniquement possible. Il risques mécaniques) (voir le chapitre 4.2.1 du guide ventila-
est donc indispensable de capter à la source les poussières tion n° 12) permettant de respecter l’objectif d’empous-
émises par les machines et de rejeter l’air à l’extérieur des sièrement de 1 mg/m3 au maximum.
locaux après séparation des poussières3. Rappelons que
Pour être efficace, un dispositif de captage doit satisfaire
1. Arrêté du 18 septembre 2000 du ministère chargé du travail modifiant
aux conditions suivantes :
l’arrêté du 5 janvier 1993. – être placé au plus près de la zone d’émission ;
2. Article R. 4412-149 du code du travail. – couvrir toute la zone de dispersion des particules. S’il
3. Les règles techniques de conception des machines fixées par l’article ne peut être placé directement dans la trajectoire d’éjec-
R. 4312-1 du code du travail via l’annexe 1 et résultant de la transposition
de la directive européenne 2006/42/CE prévoient que les machines soient tion, il faut utiliser des obstacles (capots, brosses, balais…)
conçues et construites de façon à limiter autant que possible les émissions pour dévier les particules ;
d’agents chimiques dangereux.
D’autre part, l’article R. 4412-69 prévoit que l’exposition aux agents cancéro-
gènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction soit réduite à un niveau 4. Seconde transformation du bois. Guide de ventilation n° 12, INRS, ED 750.
aussi bas qu’il est techniquement possible. L’article R. 4412-70 prévoit, entre 5. Installations d’aspiration de poussières pour des machines à bois portatives
autres, la mise en place de mesures de prévention collective. et pour le nettoyage. Aide à la rédaction d’un cahier des charges, INRS, ED 6052.
2
– mettre en œuvre une vitesse de reprise suffisante pour 3.3. Dépoussiérage et aspiration
empêcher le dépôt des particules dans le dispositif de
captage ; Cet ensemble est constitué d’un dépoussiéreur raccordé à
– ne pas contribuer à l’élévation du niveau de bruit. un ou plusieurs ventilateur(s). En cas de ventilateur unique,
celui-ci sera placé de préférence en air propre (après le
La démarche de conception d’un dispositif de captage dépoussiéreur). Le ou les ventilateur(s) permettra(-tront)
est définie dans le document INRS ED 8416. d’assurer le débit d’air nécessaire aux machines avec
une dépression suffisante compte tenu des pertes de
charge de l’installation et de la machine nécessitant la
3.2. Réseau de transport
plus forte dépression. La mise en route de l’aspiration
Il est destiné à transporter les sciures et poussières de bois doit être asservie au fonctionnement des machines. Le
depuis les machines jusqu’à l’unité de dépoussiérage et rejet de l’air se fera à l’extérieur.
d’aspiration. En fonction de la proportion des machines
susceptibles d’être en fonctionnement simultanément, Afin de prévenir les risques d’incendie ou d’explosion,
plusieurs types de réseaux peuvent être envisagés : il sera conçu pour fonctionner avec des poussières
t si pratiquement toutes les machines peuvent fonc- combustibles et installé à l’extérieur du bâtiment ou
tionner simultanément (au moins 8 sur 10) : il est possible dans un local dédié. Par ailleurs, un dispositif de décou-
de réaliser une installation classique dite en « épi ». Dans plage (chicane…) entre le dépoussiéreur et le réseau
ce cas, le débit d’aspiration à mettre en œuvre est égal à d’aspiration sera installé.
la somme des débits de toutes les machines. L’installation
sera équipée uniquement de registres de réglage ; Les organes de commande et de contrôle seront placés
t si moins de 8 machines sur 10 sont susceptibles de fonc- dans l’atelier et facilement accessibles.
tionner simultanément, il est possible :
– soit de réaliser une installation munie d’une entrée d’air Dans le cas exceptionnel où il n’y aurait d’autre solution
additionnelle depuis l’extérieur placée à l’extrémité du que d’installer le dépoussiéreur dans l’atelier :
conduit principal (avec prise d’air extérieure) permet- – le rejet de l’air devra malgré tout se faire à l’extérieur
tant de minimiser le débit d’air extrait de l’atelier et par du bâtiment ;
conséquent la consommation d’énergie de chauffage en – celui-ci devra être conçu et installé de façon à contenir
période froide. Il est nécessaire de prévoir des registres une explosion ou un départ d’incendie en son sein
de fermeture asservis au fonctionnement des machines, sans entraîner de risques pour les personnes présentes.
– soit de réaliser une installation d’aspiration à débit Attention notamment aux évents d’explosion du dépous-
variable permettant de minimiser le débit d’air extrait siéreur, qui doivent être installés avec une liaison vers l’exté-
de l’atelier et la consommation électrique du ventilateur. rieur dont les caractéristiques seront calculées.
La vitesse du ventilateur et donc le débit d’air varient en
fonction des machines en fonctionnement. La capacité de filtration (m3/h) doit toujours être supé-
rieure au débit d’air extrait par le ou les ventilateur(s).
Le choix entre ces différents types d’installation nécessite
une étude préalable. Le groupe de filtration peut être composé d’un cyclone à
haut rendement ou d’un dépoussiéreur à médias filtrants
Afin de limiter les risques d’incendie et d’explosion et permettant de satisfaire à la réglementation sur les rejets
de maintenir l’efficacité d’aspiration : dans l’atmosphère (voir le chapitre 4.5 du guide ventilation
– la vitesse de l’air dans les conduits sera suffisante n° 12). Le cyclone plus simple et nécessitant moins d’entre-
pour éviter les dépôts de sciures dans toutes les confi- tien sera privilégié hors des zones urbanisées.
gurations d’utilisation des machines (voir le chapitre 4.2.2 Les dépoussiéreurs à médias filtrants devront être équipés
du guide ventilation n° 12). La vitesse de transport visée d’un dispositif de décolmatage automatique (voir le
sera de 20 m/s ; chapitre 4.4 du guide ventilation n° 12).
– les différents éléments du réseau seront en matériaux
conducteurs (métalliques) avec une continuité électrique Le système d’évacuation des déchets devra permettre de
entre eux et reliés à la terre. Les conduits souples seront minimiser l’exposition des opérateurs. Plusieurs solutions
antistatiques et également reliés à la terre. peuvent être employées en fonction de la taille de l’instal-
lation et du mode d’élimination des déchets :
Des conduits lisses et rigides doivent être utilisés en prio- – bac rigide équipé d’un sac à usage unique ;
rité pour le raccordement des machines, les conduits – récupération gravitaire des déchets dans une benne
flexibles induisant de fortes pertes de charge. Il pourra fermée qui pourra être évacuée sans transvasement de
être nécessaire de prévoir des adaptateurs de forme ou son contenu ;
de diamètre pour relier les machines au réseau. – alimentation gravitaire ou au moyen d’une vis
d’Archimède d’une presse permettant de fabriquer des
Des piquages peuvent être prévus en divers points du briquettes qui pourront être valorisées (chauffage…).
réseau afin d’assurer le nettoyage des postes de travail
et de l’atelier (voir le chapitre 4.7 du guide ventilation n° 12). Rappelons que le recyclage de l’air dans l’atelier
entraîne des contraintes réglementaires et techniques
6. Conception des dispositifs de captage sur machines à bois, INRS, ED 841.
3
supplémentaires sur l’installation, nous le déconseillons ATEX8), rappelons qu’il appartient entre autres au chef
fortement (voir le chapitre 4.5 du guide ventilation n° 12). d’établissement :
– de délimiter les zones à risques ;
La sortie de l’air du dépoussiéreur sera conçue de façon à ne – d’entretenir les installations ;
pas être perturbée par le vent. Cela peut être réalisé par une – de prendre des mesures organisationnelles dont la
sortie verticale de l’air située au-dessus du toit de l’atelier. formation et l’information.
Les matériels électriques et non électriques fournis devront
Il convient de prévoir dès la conception des accès pour la donc être adaptés à chaque zone.
maintenance (échelles à crinoline, passerelles…).
Pour ce qui concerne ces risques, on se reportera utile-
ment à la brochure INRS ED 60219.
3.4. Compensation d’air
La compensation de l’air extrait est obligatoire pour
permettre un fonctionnement correct des aspirations et
pour éviter des courants d’air mal maîtrisés. 4 Information et formation
La compensation peut être naturelle par des ouvertures À la formation sur le risque poussière imposée par le code
existantes ou spécialement aménagées à cet effet dans du travail10 s’ajoute la formation assurée par le fournis-
des zones, si possible, éloignées des postes de travail. seur des équipements auprès :
– des futurs utilisateurs : fonctionnement et entretien de
Dans la plupart des cas, la compensation doit être réalisée premier niveau de l’installation d’aspiration ;
par une introduction mécanique au moyen d’un ventilateur – du personnel chargé de la maintenance : fonctionne-
raccordé à une gaine de diffusion. Dans ce cas, l’introduc- ment et entretien de l’installation (maintenance préven-
tion doit être asservie au fonctionnement de l’installation tive sur les filtres, le ventilateur…).
d’aspiration et l’air introduit doit être réchauffé pendant
les périodes froides.
L’air de compensation doit être soufflé à faible vitesse afin
que les vitesses d’air induites dans les zones de travail soient
5 Réception de l’installation
les plus faibles possibles et toujours inférieures à 0,40 m/s. Elle permet de s’assurer que les exigences du cahier des
charges sont bien respectées. Elle prévoira notamment le
mesurage des débits d’air extrait, des vitesses de transport,
3.5. Gestion des déchets
des pressions de chaque branche pour chaque machine
Le chef d’entreprise doit estimer le volume de déchets et des niveaux d’empoussièrement aux postes de travail.
produits et prévoir la façon de les valoriser ou de les Pour cela, la configuration de réception de l’installation
éliminer (voir le chapitre 4.4 du guide ventilation n° 12). sera définie : nombre et types de machines en fonctionne-
ment simultané, conditions représentatives des opérations
d’usinage. Les flexibles de raccordement des machines au
3.6. Bruit
réseau sont considérés comme faisant partie intégrante
Afin que l’installation de ventilation n’augmente pas de de l’installation.
façon significative le niveau sonore, le niveau de pres-
sion acoustique d’émission dû à la ventilation seule sera
inférieur à 75 dB(A) au poste de travail (suivant la norme
NF EN ISO 112027). 6 Dossier d’installation
Ce document prévu par le code du travail permet de
3.7. Risques incendie/explosion
conserver les caractéristiques de l’installation de ventila-
Les poussières de bois étant combustibles, les différents tion. Il sert à assurer un meilleur suivi de l’installation par
éléments de l’installation doivent être conçus de façon, la maintenance et la réalisation de contrôles périodiques.
d’une part à limiter les risques d’inflammation de pous-
sières qui peuvent être à l’origine d’incendies ou d’explo- L’installateur doit fournir les éléments nécessaires à la
sions, et d’autre part à limiter les conséquences d’un constitution du dossier d’installation de ventilation11 (voir
départ de feu ou d’une explosion dans le réseau ou dans le chapitre 4.9 du guide ventilation n° 12 et le guide ventilation
le dépoussiéreur. Des éléments techniques ont déjà été n° 1012). Il est conseillé au chef d’entreprise de demander
donnés dans les parties précédentes, pour plus d’infor- à l’installateur qu’il établisse ce document.
mations, il est possible de se reporter au chapitre 5.2 du
guide ventilation n° 12.
Afin de respecter les exigences de la réglementation rela- 8. Directive 1999/92/CE du 19 décembre 1999, transposée en droit français
par les deux décrets n° 2002-1553 et n° 2002-1554 du 24 décembre 2002,
tive aux atmosphères explosives (réglementation dite les deux arrêtés du 8 juillet 2003 et l’arrêté du 28 juillet 2003 complété par la
circulaire DRT n° 11 du 6 août 2003.
9. Incendie et explosion dans l’industrie du bois, ED 6021, INRS.
7. NF EN ISO 11202, Acoustique – Bruit émis par les machines et équipements 10. Article R. 4412-87 à 90 du code du travail.
– Mesurage des niveaux de pression acoustique d’émission au poste de travail et 11. Article R. 4212-7 du code du travail.
en d’autres positions spécifiées – Méthode de contrôle in situ. 12. Le dossier d’installation de ventilation, ED 6008, INRS.
4
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adressez-vous au service prévention de votre CARSAT, CRAM ou CGSS.
Services prévention des CARSAT et des CRAM
CARSAT ALSACE-MOSELLE CARSAT BRETAGNE CARSAT NORD-EST
(67 Bas-Rhin) (22 Côtes-d’Armor, 29 Finistère, (08 Ardennes, 10 Aube, 51 Marne, 52 Haute-Marne,
14 rue Adolphe-Seyboth 35 Ille-et-Vilaine, 56 Morbihan) 54 Meurthe-et-Moselle, 55 Meuse, 88 Vosges)
CS 10392 236 rue de Châteaugiron 81 à 85 rue de Metz
67010 Strasbourg cedex 35030 Rennes cedex 54073 Nancy cedex
tél. 03 88 14 33 00 tél. 02 99 26 74 63 tél. 03 83 34 49 02
fax 03 88 23 54 13 fax 02 99 26 70 48 fax 03 83 34 48 70
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(57 Moselle) CARSAT CENTRE CARSAT NORD-PICARDIE
3 place du Roi-George (18 Cher, 28 Eure-et-Loir, 36 Indre, (02 Aisne, 59 Nord, 60 Oise,
BP 31062 37 Indre-et-Loire, 41 Loir-et-Cher, 45 Loiret) 62 Pas-de-Calais, 80 Somme)
57036 Metz cedex 1 36 rue Xaintrailles 11 allée Vauban
tél. 03 87 66 86 22 45033 Orléans cedex 1 59662 Villeneuve-d’Ascq cedex
fax 03 87 55 98 65 tél. 02 38 81 50 00 tél. 03 20 05 60 28
[Link] fax 02 38 79 70 29 fax 03 20 05 79 30
prev@[Link] bedprevention@[Link]
(68 Haut-Rhin) [Link] [Link]
11 avenue De-Lattre-de-Tassigny
BP 70488 CARSAT CENTRE-OUEST CARSAT NORMANDIE
68018 Colmar cedex (16 Charente, 17 Charente-Maritime, 19 Corrèze, (14 Calvados, 27 Eure, 50 Manche,
tél. 03 88 14 33 02 23 Creuse, 79 Deux-Sèvres, 86 Vienne, 87 Haute-Vienne) 61 Orne, 76 Seine-Maritime)
fax 03 89 21 62 21 4 rue de la Reynie Avenue du Grand-Cours, 2022 X
[Link] 87048 Limoges cedex 76028 Rouen cedex
tél. 05 55 45 39 04 tél. 02 35 03 58 22
CARSAT AQUITAINE fax 05 55 45 71 45 fax 02 35 03 60 76
(24 Dordogne, 33 Gironde, cirp@[Link] prevention@[Link]
40 Landes, 47 Lot-et-Garonne, [Link] [Link]
64 Pyrénées-Atlantiques)
80 avenue de la Jallère CRAM ÎLE-DE-FRANCE CARSAT PAYS DE LA LOIRE
33053 Bordeaux cedex (75 Paris, 77 Seine-et-Marne, 78 Yvelines, (44 Loire-Atlantique, 49 Maine-et-Loire,
tél. 05 56 11 64 36 91 Essonne, 92 Hauts-de-Seine, 93 Seine-Saint-Denis, 53 Mayenne, 72 Sarthe, 85 Vendée)
fax 05 57 57 70 04 94 Val-de-Marne, 95 Val-d’Oise) 2 place de Bretagne
[Link]@[Link] 17-19 place de l’Argonne 44932 Nantes cedex 9
[Link] 75019 Paris tél. 02 51 72 84 08
tél. 01 40 05 32 64 fax 02 51 82 31 62
CARSAT AUVERGNE fax 01 40 05 38 84 [Link]@[Link]
(03 Allier, 15 Cantal, 43 Haute-Loire, [Link]@[Link] [Link]
63 Puy-de-Dôme) [Link]
48-50 boulevard Lafayette CARSAT RHÔNE-ALPES
63058 Clermont-Ferrand cedex 1 CARSAT LANGUEDOC-ROUSSILLON (01 Ain, 07 Ardèche, 26 Drôme, 38 Isère,
tél. 04 73 42 70 76 (11 Aude, 30 Gard, 34 Hérault, 42 Loire, 69 Rhône, 73 Savoie, 74 Haute-Savoie)
fax 04 73 42 70 15 48 Lozère, 66 Pyrénées-Orientales) 26 rue d’Aubigny
[Link]@[Link] 29 cours Gambetta 69436 Lyon cedex 3
[Link] 34068 Montpellier cedex 2 tél. 04 72 91 96 96
tél. 04 67 12 95 55 fax 04 72 91 97 09
CARSAT BOURGOGNE fax 04 67 12 95 56 preventionrp@[Link] – [Link]
et FRANCHE-COMTÉ prevdoc@[Link] - [Link]
(21 Côte-d’Or, 25 Doubs, 39 Jura, CARSAT SUD-EST
58 Nièvre, 70 Haute-Saône, CARSAT MIDI-PYRÉNÉES (04 Alpes-de-Haute-Provence, 05 Hautes-Alpes,
71 Saône-et-Loire, 89 Yonne, (09 Ariège, 12 Aveyron, 31 Haute-Garonne, 06 Alpes-Maritimes, 13 Bouches-du-Rhône,
90 Territoire de Belfort) 32 Gers, 46 Lot, 65 Hautes-Pyrénées, 2A Corse Sud, 2B Haute-Corse, 83 Var, 84 Vaucluse)
ZAE Cap-Nord, 38 rue de Cracovie 81 Tarn, 82 Tarn-et-Garonne) 35 rue George
1044 Dijon cedex 2 rue Georges-Vivent 13386 Marseille cedex 5
tél. 08 21 10 21 21 31065 Toulouse cedex 9 tél. 04 91 85 85 36
fax 03 80 70 52 89 tél. 0820 904 231 (0,118 €/min) fax 04 91 85 75 66
prevention@[Link] fax 05 62 14 88 24 [Link]@[Link]
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Services prévention des CGSS
CGSS GUADELOUPE CGSS LA RÉUNION
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tél. 05 90 21 46 00 – fax 05 90 21 46 13 tél. 02 62 90 47 00 – fax 02 62 90 47 01
[Link]@[Link] prevention@[Link]
CGSS GUYANE CGSS MARTINIQUE
Espace Turenne Radamonthe, Route de Raban, Quartier Place-d’Armes, 97210 Le Lamentin cedex 2
BP 7015, 97307 Cayenne cedex tél. 05 96 66 51 31 – 05 96 66 51 32 – fax 05 96 51 81 54
tél. 05 94 29 83 04 – fax 05 94 29 83 01 prevention972@[Link]
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COLLECTION DES AIDE-MÉMOIRE TECHNIQUES
Le document est destiné aux chefs d’entreprise
désireux d’équiper leur atelier d’une installation d’aspiration
des copeaux de poussières de bois émis par les machines
à bois fixes.
Il est un support à la rédaction du cahier des charges relatif
à la conception et à la réception d’une telle installation.
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pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles
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1re édition (2011) â réimpression mai 2012 â 2 000 ex. â ISBN 978-2-7389-1925-0 â Impression groupe Corlet S.A.