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Protection du Savoir-Faire et Secret des Affaires

Ce document décrit la protection du savoir-faire au sein des entreprises. Il explique comment le secret des affaires peut protéger le savoir-faire d'une entreprise et les mesures techniques et organisationnelles pouvant être mises en place.

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lazhar beghoura
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Protection du Savoir-Faire et Secret des Affaires

Ce document décrit la protection du savoir-faire au sein des entreprises. Il explique comment le secret des affaires peut protéger le savoir-faire d'une entreprise et les mesures techniques et organisationnelles pouvant être mises en place.

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Universite mohamed el bachir ibrahimi

Mini projet
de module
éthique
Responsable de module mr
asabi

Par
-
 Définition et contenu du savoir-faire
Entre la connaissance théorique de la solution technique à un problème et la
résolution effective de ce problème dans un cas concret avec toutes ses spécificités,
il existe un grand écart qui consiste en le savoir-faire des personnes expérimentées à
résoudre ce problème. Par exemple des ordonnancements de tâches, réglages fins de
machines, choix de produits particuliers selon des circonstances, non nécessairement
formalisés en mots, font partie du savoir-faire.

Le savoir-faire s'apparente jusqu'à un certain point à l'apprentissage profond en


intelligence artificielle, dans lequel la confrontation à d'innombrables cas réels
successifs de problèmes et des solutions qui "marchent", permettent de générer une
logique de solution non formalisée mais extrêmement efficace. Plus les problèmes
comportent de variables indépendantes, plus le savoir-faire devient essentiel au
fonctionnement des procédés.

 Une protection générale du savoir-faire à plusieurs facettes


Par principe, le savoir-faire échappe à la protection de la propriété intellectuelle, il n’est
pas brevetable, on ne peut pas le déposer comme marque. 
On peut toutefois protéger le savoir-faire au titre des droits d’auteur. Cela suppose de
démontrer le caractère original du savoir-faire, à savoir que le savoir-faire résulte d’une
création originale de son auteur, qui aura effectué des choix libres et créatifs[5]. Mais cela
n’est pas suffisant :  il est également nécessaire de démontrer l’antériorité de la
maîtrise par l’auteur du savoir-faire sur celle d’un éventuel usurpateur. Des dépôts
d’enveloppes Soleau auprès de l’INPI ou via études d’huissiers pourront ici être utiles.
Les accords de confidentialité permettent également de protéger le savoir-faire. Ils
imposent une obligation de garder le secret sur un certain nombre d’informations détaillées
par l’accord. Toutefois, ces accords ne lient que les personnes qui l’ont signé et n’ont pas
de portée générale auprès des concurrents par exemple. 
Le savoir-faire peut aussi être protégé par l’intermédiaire du secret de fabrique (Procédé
qui doit être utilisé industriellement ou utilisable et suffisamment élaboré pour permettre une
application immédiate[6]) ou des actions en concurrence déloyale et en contrefaçon[7].
Mais aucun de ces dispositifs législatifs ne visent spécifiquement la protection du savoir-
faire[8]. En raison des conditions précises de chaque régime, de nombreuses informations
constituant le savoir-faire d’une entreprise n’entrent pas dans le champ de protection.
Pourtant ces informations représentent un véritable avantage sur la concurrence en
apportant une plus-value à l’activité de l’entreprise.
Il en résulte qu'un certain nombre de lacunes apparaissent dans l’arsenal de protection à
disposition des entreprises afin de résister à l’espionnage industriel et au pillage de leurs
ressources.
C’est pour remédier à ces difficultés qu’une directive européenne[9], suivie par une
loi[10] relative à la protection du secret des affaires, ont étaient adoptées, et sont désormais
applicables en France.

 Une protection spécifique du savoir-faire par le secret des


affaires
La définition du secret d’affaire, compatible avec celle de savoir-faire, vient renforcer sa
protection.
En effet, la notion spécifique de « secret d’affaire » renvoie à une information[11] :
1° qui n’est pas, en elle-même ou dans la configuration et l’assemblage exact de ses
éléments, généralement connue ou aisément accessible pour les personnes familières de ce
type d’information en raison de leur secteur d’activité ;
2° elle revêt une valeur commerciale, effective ou potentielle, du fait de son caractère
secret ; 
3° elle fait l’objet de la part de son détenteur légitime de mesures de protection raisonnables,
compte tenu des circonstances, pour en conserver le secret.
Pour mémoire, la définition du savoir-faire au niveau européen[12] renvoie aux trois critères
généraux suivants :

 Le savoir-faire doit résulter de l’expérience commerciale et avoir été testé.


 Il doit être protégé par la confidentialité et ne doit pas être connu ou facilement
accessible.
 Le savoir-faire doit être utile, c’est à dire permettre un avantage certain par rapport
à la concurrence.

Dorénavant, toute divulgation d’un savoir-faire ayant fait l’objet de mesures de protection
permettant de bénéficier du secret des affaires pourra être attaquée car considérée comme
illicite et susceptible d'engager la responsabilité de l'auteur de cette divulgation. 
Une telle action sera envisageable dans les cas où :

 La divulgation intervient sans le consentement du détenteur légitime du secret ;


 Ou en violation d’une mesure de protection établie afin de protéger le secret ;
 Ou encore en cas de violation d’un accord de confidentialité ;
 Ou de comportement déloyal[13].

Le détenteur légitime du secret pourra alors saisir le juge afin d’obtenir la prévention ou
l’interdiction de toute forme d’atteinte au secret des affaires, la destruction partielle ou totale
de l’objet issu de la violation du secret, sa confiscation, voire sa remise partielle ou totale au
demandeur.
 Des dommages et intérêts pourront également être alloués afin de réparer tout
dommages subis par le détenteur du secret du fait de la divulgation. Seront pris en
compte les bénéfices réalisés par l’auteur de l’atteinte au secret des affaires, y
compris les économies d’investissements intellectuels, matériels et promotionnels
que celui-ci a retirés de l’atteinte[14]
 Les autres modes de protection  
Des outils techniques de protection du savoir-faire
La blockchain est une technologie pertinente pour assurer le suivi des échanges de
données. Ce système de registre décentralisé peut en effet assurer une traçabilité sans faille
du partage des données confidentielles.
S’appuyant sur un horodatage infalsifiable des consultations ou des extractions de données,
la blockchain permet en effet de savoir à tout moment, qui a eu accès à une donnée et à
quel moment. En cas de litige avec un concurrent, la blockchain pourrait ainsi par exemple
fournir la preuve de l’antériorité des droits d’auteur de l’entreprise sur son savoir-faire.
Dans le cadre d’une blockchain privée, la gestion des accès aux informations contenues
dans la blockchain peut être strictement contrôlée. Et puisque son contenu est totalement
crypté et impossible à modifier sans laisser de traces[15], le secret du savoir-faire sera bien
gardé. En raison de ses spécificités intrinsèques, la blockchain pourrait être considérée
comme « une mesure de protection raisonnable » pertinente afin de conserver le secret du
savoir-faire et bénéficier de la protection de la nouvelle loi sur le secret des affaires.
Au-delà de la blockchain, chaque acteur pourra avoir recours à différentes techniques de
chiffrage, de signature électronique ou encore de restriction d’accès mises au service de la
sécurité des données.

Des mesures organisationnelles de protection du savoir-faire


A ces mesures techniques de protection doivent être associées des mesures dites
organisationnelles. Il s’agit pour l’entreprise de formaliser et de mettre en œuvre un
« référentiel sécurité »[16] complet destiné à assurer la sécurité et la confidentialité des
données - et ce, qu’il s’agisse de données à caractère personnel soumises au Règlement
Général européen sur la Protection des Données du 25 mai 2018 ou de données
stratégiques de l’entreprise.
Politique d’habilitation, charte utilisateurs des systèmes d’information, formations &
sensibilisation du personnel aux enjeux de la confidentialité et de la sécurité des données
sont des exemples de mesures organisationnelles indispensables à la préservation du
savoir-faire et plus généralement à la protection du patrimoine informationnel de
l’entreprise[17].
La valorisation est le processus de détermination de la valeur actuelle (VA) d'un actif. Les
valorisations peuvent être réalisées sur des actifs (par exemple, les investissements dans
des titres négociables, tels que les actions et les droits connexes, les entreprises, ou des
actifs immatériels tels que les brevets et marques) ou un passif (par exemple, des
obligations émises par une société).
Les valorisations sont nécessaires pour de nombreuses raisons telles que l'analyse des
investissements, la budgétisation de capital, la fusion et l'acquisition, les comptes annuels,
l'imposition, les litiges1.
Puisque la valeur des choses fluctue au fil du temps, les valorisations sont toujours faites à
une date spécifique.
La valorisation des actifs financiers se fait généralement à l'aide de modèles2;

 Modèles en valeur absolue, ("Valorisation intrinsèque") qui permettent de déterminer


la valeur actuelle des flux de trésorerie futurs attendus d'un actif. Ces types de modèles
prennent deux formes générales: multi-période, telles que les modèles de flux de
trésorerie actualisés, ou d'une seule période tels que le modèle Gordon (qui, en fait,
souvent "télescope" les modèles multi-périodes). Ces modèles s'appuient sur les
mathématiques plutôt que de l'observation des prix.
 Modèles en valeur relative déterminent la valeur basée sur l'observation des prix de
marché d'actifs comparables, par rapport à une variable commune, comme le bénéfice,
les flux de trésorerie, la valeur comptable ou les ventes. Ce résultat sera souvent utilisé
pour compléter les modèles de valorisation intrinsèque.
 Modèles d'évaluation des options, dans ce contexte, sont utilisés pour valoriser des
éléments particuliers du bilan, ou de l'actif, lorsqu'ils ont les caractéristiques similaires à
une option. Des exemples du premier type sont des bons de souscription, options
d'achat d'actions et des investissements avec des options intégrées telles que les
obligations rachetables; les second type sont généralement des options réelles. Les
modèles de valorisation d'options les plus communs utilisés ici sont les modèles Black–
Scholes-Merton, et les modèles de treillis.
Lorsqu'un analyste estime que la valeur intrinsèque d'une stock option est plus grande que
son prix sur le marché, un analyste fait la recommandation d'un "buy". En outre, la valeur
intrinsèque d'un actif peut être soumise à l'opinion personnelle et varier selon les analystes.
Les Normes internationales de Valorisation incluent des définitions de base communes de la
valeur et de la pratique généralement acceptée des procédures de valorisation des actifs de
tous les types

 La valorisation d'une startup


Les startups comme Uber (valorisée à 48 milliards de dollars au début de 20173) ont des
valorisations post-money basées sur le prix que leur plus récent investisseur a mis dans la
société.
Le prix reflète que les investisseurs, pour la plupart, des entreprises de capital-risque, sont
prêts à payer pour une part de l'entreprise.
Elles ne sont pas cotées sur un marché boursier, ni valorisées sur la base de leurs actifs ou
des bénéfices, mais sur leur potentiel de réussite, la croissance, et éventuellement,
des bénéfices possibles4.
De nombreuses startups utilisent des indicateurs de croissance interne (par exemple le
nombre d'utilisateurs actifs) pour montrer leur potentiel de croissance, qui peut aider dans
leur valorisation.
Les investisseurs qui financent les startups sont des experts, mais ne sont pas infaillibles,
voir Bulle internet5.

 Outils pour valoriser une entrepris


Il existe différentes méthodes de valorisations très différentes. Parmi les plus populaires,
nous pouvons retenir :

 Méthode des Discounted Cashflow (DCF)


Dans le cadre d’une levée de fonds, d’une introduction en bourse, ou bien lors du rachat ou
de la cession d’une entreprise, une valorisation de cette dernière est nécessaire. Pour ce
faire, plusieurs méthodes existent. L’une d’elle, la méthode des Discounted Cash Flow (DCF)
actualise les revenus futurs afin d’estimer la valeur de l’entreprise.

Les étapes pour valoriser une entreprise grâce à la méthode DCF

1 - Identifier les flux de trésorerie à actualiser

À partir d’un business plan, l’analyste identifie les flux de trésorerie disponibles
correspondant au résultat d’exploitation (après imposition mais avant frais financiers) auquel
s’ajoutent les dotations aux amortissements, et se retirent les variations du besoin en fonds
de roulement ainsi que les investissements réalisés sur la période.

2 - Déterminer le taux d’actualisation

Le taux utilisé pour actualiser les flux de trésorerie disponibles correspond au coût moyen
pondéré du capital. Ce dernier dépend de la rentabilité exigée par les apporteurs de capitaux
pour financer l’entreprise, que ce soit par la dette ou par les fonds propres.
La précision du taux d’actualisation est un élément crucial de la méthode DCF car une faible
variation de ce dernier peut vite avoir de fortes conséquences sur le calcul de la valorisation
de l’entreprise. Il est généralement conseillé d’effectuer un test de sensibilité afin de mesurer
l’impact d’une variation du taux d’actualisation sur la valorisation calculée. Toutes choses
égales par ailleurs, plus la variation de valorisation sera faible, plus l’évaluation sera précise.

3 - Choisir l’horizon temporel

Un horizon temporel trop court conduit à ignorer une partie de l’information disponible, à
l’inverse un horizon trop long revient quant à lui à estimer des flux difficilement prévisibles.

4 - Calculer la valeur terminale de l’entreprise

Afin de prendre en compte l’activité de l’entreprise au-delà du business plan, on ajoute au


calcul de la valorisation la valeur terminale de l’entreprise. Cette dernière peut notamment
être évaluée grâce à la formule de Gordon et Shapiro qui détermine la valeur terminale à
partir de la dernière prévision de flux effectuée dans le business plan et d’une hypothèse
concernant le taux de croissance à l’infini.

Afin que la valorisation soit réaliste, il est nécessaire qu’à la période de calcul de la valeur
terminale, la rentabilité économique de l’entreprise soit proche de son coût du capital. Si tel
n’est pas le cas, il est pré férable d’étendre l’horizon du business plan.

 La méthode des multiples

La méthode des multiples consiste à produire une série de multiples, par exemple la valeur
d'une entreprise sur son chiffre d'affaire, la valeur d'un restaurant sur le nombre de couverts
faits par jour, en s’appuyant sur des données d’entreprises déjà estimées et comparables à
l’entreprise à estimer.

Pour être comparable quatre critères principaux sont à respecter :

 Il y a un risque comparable,
 Le secteur d’activité est similaire,
 L’ordre de grandeur du chiffre d’affaire est équivalent
 Et les taux de croissance sont comparables.

La méthode patrimoniale 
est utilisée pour déterminer la valeur d’une entreprise.

La méthode patrimoniale est adaptée aux activités capitalistiques (industrie, etc.), mais pas
aux sociétés comme les SSII et les sociétés de prestation de services dont la valeur
patrimoniale est faible.

Elle a pour inconvénient d’être peu prédictive.

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