Pratiques D'identification Des Animaux: Section 3
Pratiques D'identification Des Animaux: Section 3
SECTION 3
Pratiques d’identification
des animaux
M. BLEICH, SUISSE
2
Pratiques d’identification des animaux SECTION 3
En dépit des inconvénients évidents du mar- mièrement, pour savoir s’il est marqué ou non
quage, la technique reste bon marché et, pour et, deuxièmement, pour essayer de déchiffrer
cette raison, elle est toujours utilisée pour iden- les signes utilisés pour le tatouage. A cause de
tifier le propriétaire, en particulier dans les pays ces difficultés, les tatouages ne sont utilisables
en développement. Le seul intérêt du marquage que pour confirmer la propriété. Un autre incon-
est l’identification du propriétaire des animaux. vénient existe pour identifier des propriétaires
Il ne peut pas servir à identifier un animal à des successifs – alors qu’un animal peut être marqué
fins de gestion moderne et de traçabilité. Quand à différents endroits sur son corps pour identi-
il n’existe pas d’autre solution possible que le fier plusieurs propriétaires successifs, seules deux
marquage au fer rouge pour l’identification de la oreilles sont disponibles pour les tatouages.
propriété, les normes résumées dans l’encadré 3.1
devraient être rigoureusement appliquées. La gestion et la traçabilité
La nécessité d’identifier les animaux a évolué.
Marquage à froid Très souvent, la confirmation de la propriété
Le marquage à froid utilise l’azote liquide pour n’est plus la nécessité principale. Les animaux
porter un fer à des températures très basses pour eux-mêmes doivent être identifiés afin d’enregis-
marquer un animal. Il présente tous les incon- trer leur évolution de leur gain de poids, de leur
vénients du marquage à chaud – sauf qu’il est fertilité, de leur sensibilité aux maladies, etc. et
supposé être moins douloureux. Il est aussi cher faciliter ainsi la sélection et la gestion de l’éle-
et difficile à utiliser, et donc hors de portée des vage. L’identification des animaux est aussi utile
éleveurs plus pauvres. lors des démarches diagnostiques (par exemple
le contrôle de la brucellose) afin que les animaux
Tatouage qui se révèlent sérologiquement positifs puissent
La philosophie de base de l’utilisation des tatoua- être éliminés.
ges est l’identification de la propriété des ani- Plus récemment, est apparue la nécessité d’iden-
maux comme pour le marquage. Il n’existe pas tifier les animaux à des fins de traçabilité. Lors-
de contrôle centralisé pour la réalisation des qu’un problème est détecté sur un animal vivant,
tatouages, le nombre de symboles utilisables loin dans la chaîne de production, ou même dans
par individu ne permet pas l’identification indi- les dérivés de la viande provenant de l’animal
viduelle et, surtout, la lisibilité pose de gros pro- (par exemple la détection de résidus potentielle-
blèmes. Les animaux sont, en général, tatoués à ment dangereux dans les tissus ou une maladie
l’oreille, ce qui signifie qu’un animal doit d’abord comme l’encéphalite spongiforme bovine [ESB]),
être attrapé physiquement puis examiné, pre- il est devenu nécessaire de remonter la chaîne
de production pour établir quand et comment le
ENCADRÉ 3.1 Marquage au fer rouge problème est apparu. Des mesures peuvent être
prises pour résoudre le problème et redonner aux
consommateurs l’assurance que le contrôle qua-
Lorsque le marquage est utilisé comme preuve de propriété, les lité de la chaîne de production est en place.
normes suivantes devraient être appliquées: Diverses techniques de marquage sur ou dans
• Les caractères et symboles utilisés devraient être clairs et de grande le corps des animaux ont été développées pour
taille (au moins 7 cm de haut). répondre à ces besoins de gestion.
• Les caractères utilisés devraient être des chiffres et des lettres et
non des dessins, pour faciliter le stockage des données dans un Bouclage visuel
registre. Les boucles pour animaux – en général des bou-
• La marque devrait être placée à un endroit saillant sur le cuir, cles en plastique fixées aux oreilles – sont utilisées
comme sur le haut de la cuisse, la croupe ou l’épaule. depuis des décennies. De nombreux éleveurs
• Les animaux doivent être contenus fermement pour le marquage. ont utilisé des boucles écrites à la main comme
• Le fer de marquage doit être chauffé au rouge et appliqué sur la moyen de gestion. La longévité de ces boucles a
peau de l’animal pendant 3 à 5 secondes. longtemps été un problème, surtout parce que
• Le fer doit être de nouveau chauffé au rouge avant d’être utilisé sur les boucles tombaient ou s’effaçaient et deve-
un autre animal. naient illisibles.
• Les marques devraient être enregistrées auprès d’une autorité Cependant, de gros progrès ont été faits dans
centrale. la fabrication des boucles et il existe maintenant
des doubles boucles qui peuvent être impri-
Pratiques d’identification des animaux SECTION 3
Boucles code-barres
L’arrivée des codes-barres a apporté d’autres
progrès dans le développement des boucles auri-
culaires. Les boucles avec des codes-barres ont
tous les avantages des boucles visuelles pour leur
maintien et leur lisibilité – sauf que la lecture et
l’enregistrement sont effectués électroniquement
à l’aide d’un scanner ou d’un lecteur de codes-
barres. L’éventualité d’une erreur humaine est
alors éliminée. Cependant, un problème existe: la
présence de terre sur un code-barres rend celui-ci
souvent illisible, ce qui nécessiterait un éventuel
nettoyage de la boucle avant lecture.
Un autre inconvénient évident est le besoin
M. BLEICH, SUISSE
• Les moyens d’identification devraient être clairs • Le système d’identification doit être utilisé
et facilement lisibles (visuellement ou électroni- efficacement à grande échelle mais ne doit pas
quement). exiger une infrastructure dépassant les moyens
• L’identification utilisée doit être produite et de la communauté des éleveurs ou du pays qui
contrôlée de façon centralisée afin d’obtenir l’utilise.
une bonne qualité et une bonne lisibilité et
d’éliminer, dans la mesure du possible, toute FAIRE LE BON CHOIX
erreur humaine. Il est fondamental d’atteindre Etant donné que cet ouvrage est principalement
une qualité uniforme générale. destiné aux communautés d’éleveurs des pays
• Les moyens d’identification ne devraient pas en développement, il est maintenant possible de
être faciles à copier (pour éviter la contrefaçon) commencer à évaluer les méthodes existantes en
et ne devraient pas pouvoir passer d’un animal fonction des besoins des pays.
à un autre (pour éviter le vol de l’identification Désormais, l’identification est associée non seu-
et la fraude). Cela signifie que la boucle, le lement aux besoins de gestion mais aussi aux
transpondeur, le bolus ou tout autre moyen uti- exigences du commerce. Les nouveaux principes
lisé devraient se casser et devenir inutilisables si de traçabilité de l’animal et de ses produits sont
une personne essayait de les enlever d’un ani- maintenant pratique courante et augmentent le
mal pour les mettre sur un autre. La production besoin d’une identification individuelle. Les mesu-
centralisée du dispositif par des moyens sophis- res de surveillance et de contrôle des maladies
tiqués rendra aussi sa copie hors de portée d’un animales étant de plus en plus sophistiquées, elles
individu quelconque. nécessitent aussi une identification fondée au
• Les moyens d’identification devraient aussi moins sur le groupe, si elle n’est pas individuelle.
durer dans le temps – c'est-à-dire qu’ils doi- Les marques et les tatouages, avec tous les
vent pouvoir persister sur ou dans l’animal une inconvénients qui les accompagnent, ne devraient
longue période de temps. Cela peut signifier être utilisés que lorsqu’il n’existe aucune autre
de la naissance à l’abattage ou, dans le cas des solution possible pour identifier la propriété de
vaches laitières, toute leur vie de production. l’animal, et ils devraient être éliminés progressi-
En pratique, pour les boucles auriculaires, cela vement le plus tôt possible. Les méthodes fondées
signifie qu’il faut un taux de persistance élevé. sur les caractéristiques génétiques (le séquençage
• Les moyens d’identification ne devraient pas des acides aminés, les empreintes nasales, etc.)
provoquer de douleur ou de gêne pour l’ani- peuvent aussi être abandonnées pour les commu-
mal; ils ne devraient pas abîmer le cuir ou la nautés d’éleveurs des pays en développement en
viande ni constituer une porte d’entrée pour les raison de leur coût.
infections. L’identification ne devrait pas non Il reste donc les différentes sortes de boucles
plus contaminer la viande d’une quelconque et de microtranspondeurs. La meilleure méthode
manière. revient à l’association d’un transpondeur et d’une
• Le moyen d’identification devrait être facile à boucle (avec la boucle dans l’oreille et le trans-
mettre en place sur l’animal et ne pas nécessiter pondeur dans la boucle, sous la peau ou dans le
d’équipement coûteux ou sophistiqué; l’identi- rumen), mais elle est coûteuse. La technologie a
fication en elle-même ne devrait pas être exces- été testée et approuvée, mais son prix est peut-
sivement coûteuse. être excessif.
Bonnes pratiques pour l´industrie de la viande
L’option la plus rentable pour la plupart des Création et maintien d’un fichier des codes
pays en développement sera l’association des d’identification des animaux
boucles visuelles et des codes-barres ou les bou- Un fichier complet énumérant tous les codes
cles auriculaires visuelles seules. d’identification utilisés, en les reliant aux ani-
Il va sans dire que les boucles devront être maux, à leurs propriétaires et aux exploitations
fabriquées et distribuées de façon centralisée dans lesquelles ils se trouvent.
de manière à contrôler au maximum le système
d’identification et garantir les normes de qua- Création et attribution des codes
lité; elles devront être conçues pour être infal- Les propriétaires d’animaux seraient priés de
sifiables. En pratique, cela signifie l’utilisation faire une demande de codes pour identifier leur
soit d’une double boucle «mâle/femelle» dont troupeau; le bureau central attribuerait ces codes
les deux parties entrent l’une dans l’autre, soit de façon à ce que les animaux ou les groupes
d’une boucle pliable dont les deux parties se d’animaux soient identifiés un à un. Ainsi, des
replient. propriétaires différents ne pourraient pas avoir
Les éleveurs opteront probablement pour les les mêmes codes d’identification.
boucles en plastique plus grandes pour les bovins
et les buffles alors que les boucles pliables en alu- Détermination des normes et des méthodes
minium ou en bronze seront plutôt choisies pour d’identification des animaux
les moutons et les chèvres. Les petites boucles Le bureau central établirait aussi les normes et
en plastique en forme de bouton peuvent être les caractéristiques des moyens d’identification à
retenues pour les porcs et les boucles métalliques utiliser, par exemple pour les boucles auriculaires,
sont idéales pour les autruches. le bureau déterminerait le type, la taille, la cou-
Les exigences du marché et de la communauté leur et le code (alphanumérique ou code-barres)
des éleveurs doivent être associées aux considé- à utiliser.
rations économiques et pratiques pour faire le Les autres questions à aborder seraient l’âge
choix définitif. Il est important, cependant, de auquel un animal doit être identifié (à la nais-
ne pas diminuer les critères de façon à ne pas sance, au sevrage, ou en quittant la ferme de
compromettre l’intégrité du système. Utiliser naissance), et le niveau d’identification souhaité
des boucles bon marché qui tombent, laisser les (l’identification de groupe si les animaux portent
éleveurs écrire leurs propres boucles ou utiliser tous la même marque d’identification, ou l’iden-
des transpondeurs «recyclés» avec un taux élevé tification individuelle si un numéro d’identité
d’erreur affaiblira le système d’identification et unique est attribué à chaque animal).
le fera échouer.
Contrôle de la distribution des dispositifs
ÉTABLIR UN BUREAU CENTRAL d’identification
D’ENREGISTREMENT Il devrait exister un mécanisme pour contrô-
Outre les aspects techniques des méthodes d’iden- ler ou canaliser les commandes des dispositifs
tification, il faut aussi établir un bureau où les d’identification agrées depuis l’éleveur jusqu’au
codes d’identification du bétail peuvent être con- fabricant et vice-versa afin de s’assurer que les
servés. Une institution qui enregistre les marques codes d’identification soient utilisés correctement
ou les codes d’identification constitue un point conformément à la demande du bureau et que
de référence essentiel permettant ainsi d’établir les normes soient appliquées.
l’origine d’un animal. Cette institution détermine L’éleveur commanderait un certain nombre de
les moyens et les normes d’identification. dispositifs qu’il attribuerait ensuite aux animaux à
identifier. Dans le cas de l’identification individuel-
Fonctions d’un bureau central le, le code donné à chaque animal serait signalé à
L’organisation responsable d’enregistrer et de l’autorité responsable de l’enregistrement. L’auto-
conserver l’identification des animaux serait sous rité aurait un registre des codes d’identification
le contrôle de l’Etat (si cette identification était attribués à l’éleveur associé à une liste des codes
obligatoire) ou sous le contrôle d’une organisa- donnés par l’éleveur aux animaux.
tion privée (un syndicat agricole par exemple) si
le plan d’identification était volontaire et privé. Elaboration des codes d’identification
Un tel organisme aurait une ou plusieurs des La façon de composer les codes dépend du type
fonctions suivantes: de dispositif utilisé et du niveau d’identification
Pratiques d’identification des animaux SECTION 3
requis. Lorsqu’un système utilise les codes alpha- que l’animal est déplacé. Cela est d’autant plus
numériques visuels ou les codes-barres, il existe vrai lorsque les codes numériques uniques sont
une certaine latitude pour composer les codes préprogrammés dans les microtranspondeurs par
ce qui influera sur la facilité d’utilisation d’un les fabricants; composer les codes d’une façon
système. spécifique est alors impossible.
Si l’identification est nécessaire uniquement au
niveau du groupe et que le groupe à identifier Création d’un fichier
est le troupeau auquel un animal a appartenu Un fichier de codes pourrait être manuel ou infor-
immédiatement avant d’être abattu, le système matisé. Lorsque peu de fermes sont impliquées et
peut être très simple. Un code peut être composé que l’identification se fait uniquement au niveau
pour que, par exemple, une partie de ce code du troupeau, un système manuel présenterait peu
désigne le département où se trouve le troupeau, de problèmes. Par contre, lorsqu’un grand nom-
une autre partie désigne la ferme et une autre bre de troupeaux est concerné, et surtout lorsque
partie le propriétaire (si la ferme a plusieurs l’identification individuelle est nécessaire, l’utili-
propriétaires). Si une identification individuelle sation d’un système informatisé est inévitable.
de l’animal est requise, la partie finale du code Des logiciels pour ces fichiers existent dans le
pourrait identifier l’animal individuellement (voir commerce mais à des prix excessifs. Pour les pays
encadré 3.2). en développement, cela revient en général beau-
Lorsque les codes visuels sont utilisés et que coup moins cher (et c’est plus simple) de comman-
les symboles du code sont bien connus, l’origine diter la programmation d’un système adapté aux
d’un animal ou d’un groupe d’animaux serait besoins locaux.
facilement reconnue (au moins au niveau du Un fichier d’identification doit répondre au
département) sans avoir besoin de se référer au moins aux spécificités suivantes:
fichier central. • Le fichier devrait contenir une liste exhaustive
Lorsque l’identification individuelle est néces- ou une base de données de tous les codes déli-
saire pour toute la vie de l’animal et qu’il est vrés avec les noms des propriétaires d’animaux
possible que l’animal aille dans de nombreux agréés à qui ils ont été délivrés.
établissements au cours de sa vie, il importe peu • Le fichier devrait aussi contenir une liste de
que le code d’identification soit composé d’une toutes les propriétés et terres que possèdent les
façon particulière. Un code destiné à désigner propriétaires à qui les codes d’identification ont
une ferme donnée devient obsolète une fois été attribués.
AC 002 001
(symbole (numéro (identification
du département) d’enregistrement de la ferme) de l’éleveur)
Tous les animaux de cette ferme porteraient le code AC002001 s’ils appartiennent à l’éleveur A; Si
un autre éleveur, l’éleveur B, avait aussi des animaux sur cette ferme, ses animaux pourraient porter le
code AC002002, par exemple.
Pour franchir l’étape suivante, des chiffres supplémentaires pourraient être ajoutés pour identifier les
animaux individuellement sur ces fermes. Si l’éleveur B avait 20 bovins, ils seraient marqués avec des
codes allant, par exemple, de AC002002001 à AC002002020.
Si ces codes sont inscrits sur des boucles auriculaires, ils pourraient être présentés pour faciliter la
lecture en séparant le code de groupe ou de troupeau du numéro de série individuel de l’animal. Par
exemple, le quinzième animal de l’éleveur B serait identifié de la façon suivante:
AC002002
015
Bonnes pratiques pour l´industrie de la viande
10
11
locales et les besoins, il est temps de décider quel quoi devrait ressembler le dispositif en termes de
mécanisme d’identification spécifique devra être taille, de forme, de couleur et, le cas échéant, les
utilisé et de décrire le dispositif avec précision paramètres électroniques (encadré 3.3).
afin que les fabricants sachent ce qu’ils doivent Dans le cas de l’identification nationale des ani-
fournir. Dans un pays développé, il est tout à fait maux rendue obligatoire, un projet de loi devrait
possible qu’un système d’identification puisse être rédigé (encadré 3.4).
laisser le choix aux éleveurs entre différentes
options alors que dans un pays en développe-
ment avec plus de contraintes économiques, il
pourrait exister une seule option.
L’ensemble des spécifications décrit en détail à
• Etiquettes doubles (mâle et femelle) aplaties; de couleur jaune; avec une impression laser noire
(photo 3.5).
• Etiquette mâle plus petite (taille approximative de la partie imprimée de l’étiquette: 55 x 20 mm);
appliquée à l’extérieur de l’oreille (surface caudale).
• Etiquette femelle plus grande (taille approximative de la partie imprimée de l’étiquette: 55 x 35 mm);
appliquée à l’intérieur de l’oreille (surface crâniale).
• La partie mâle doit porter le logo du plan et les codes alphanumériques identifiant l’élevage d’origine
(caractères de 10 mm de hauteur) et le code de série pour identifier l’animal individuellement (carac-
tères de 8 mm de hauteur).
• La partie femelle doit porter le logo du plan et un code alphanumérique identifiant l’élevage d’origine
(caractères de 10 mm de hauteur) sous lequel il devrait y avoir un espace de 25 x 55 mm pour qu’une
information supplémentaire soit inscrite par l’éleveur, le cas échéant.
• Le code d’identification de l’élevage ne doit pas excéder 11 caractères et le code d’identification de
l’animal ne doit pas excéder 5 caractères.
• Les codes utilisés doivent être ceux de la base de données du plan d’identification.
• Les parties mâle et femelle doivent être réunies au moment de la mise en place de l’étiquette sur
l’oreille au moyen d’un applicateur adapté par un système de fermeture tel que les deux parties ne
peuvent être séparées sans endommager une ou les deux parties de l’étiquette.
12
Les programmes d’identification animale sont en général entrepris par des organismes privés – syndicats
d’éleveurs, groupements d’abattoirs, organisations de marketing et équivalents. La première étape
consisterait à étudier les exigences du marché concerné et les raisons pour lesquelles l’identification est
demandée. Par la suite, il faut évaluer la volonté et les capacités de la communauté des éleveurs à mettre
en place de bonnes pratiques d’identification.
A partir de ces constatations, un programme d’identification adapté peut être conçu. Lorsque l’on
désire créer un organisme d’enregistrement chargé de l’identification animale, il faut aussi décider si le
programme doit être obligatoire ou facultatif. Un programme obligatoire peut demander de rédiger le
règlement et la participation des services gouvernementaux pertinents.
Pour que le programme soit un succès, beaucoup de temps devra aussi être consacré à la diffusion
des informations et à la formation.
Une liste de vérification des activités à entreprendre pour mettre en œuvre un programme
d’identification est présentée ci-dessous.
ACTIVITÉ
Phase d’évaluation:
Besoins du marché
Compétences des éleveurs
Premières propositions de conception
Planification:
Identification et participation des dépositaires d’enjeux dans la planification
Normes d’identification
Inscription et contrôle (y compris la conception du logiciel)
Logistique de la distribution
Spécification des dispositifs
Conséquences financières et rapport financier
Organisation d’enregistrement central – structure, fonctions, ressources
Projet de législation/déclaration (si nécessaire)
Sensibilisation et formation:
Formulation du message d’information
Réalisation de la campagne d’information à travers les médias appropriés
Identification des catégories de personnes à former:
– éleveurs
– agents de vulgarisation
– réseau de la distribution
– autres
Elaboration des outils de formation adaptés
Fixation des dates et lieux de formation, réalisation de la formation
Phase de mise en œuvre:
Détermination de la date de mise en vigueur
Finalisation des logiciels nécessaires, achat de l’équipement
Création d’une organisation d’enregistrement
Création et analyse d’un registre
Appel d’offre pour les fabricants de matériel, choix des fabricants
Début du processus d’inscription, commande et distribution du matériel d’identification
Suivi de l’évolution
Pratiques d’identification des animaux SECTION 3
13
Résumé
Les deux principaux intérêts d’avoir un système d’identification des animaux sont la preuve de
propriété et le besoin de traçabilité et de gestion. Les exigences et le type d’identification sont
différents pour ces deux objectifs.
Dans les pays en développement, les boucles visuelles sont souvent les dispositifs choisis.
Un système d’identification des animaux doit comporter une autorité d’enregistrement centralisée
avec les fonctions suivantes:
• l’enregistrement et l’attribution des codes d’identification;
• le maintien d’un registre des codes, avec les éleveurs, les entreprises et les animaux auxquels ils
ont été attribués;
• l’institution de normes pour l’identification animale.
Pour l’identification, il existe une différence entre les normes et les spécifications:
• les «normes» se rapportent à un ensemble de critères que tout dispositif du système doit
remplir;
• les «spécifications» se rapportent à l’aspect et aux caractéristiques exacts du dispositif (qui
doivent correspondre aux normes).
L’identification des animaux par rapport à leur lieu d’origine devrait être maintenue.
Bonnes pratiques pour l´industrie de la viande
14
Bibliographie
Barcos, L.O. 2001. Recent developments in animal identification and traceability of animal products in
international trade. Rev. sci. tech. Off. int. Epiz., 20(2): 640-651 (disponible à l’adresse suivante:
http://www.oie.int/eng/publicat/rt/2002/BARCOS.PDF).
CE. 2001. Final report of a mission carried out in Uruguay from 25 to 29 June 2001 in order to evaluate
the situation with regard to outbreaks of foot and mouth disease. DG(SANCO)/3342/2001, Bruxelles.
(disponible à l’adresse suivante: http://europa.eu.int/comm/food/fs/inspections/vi/reports/uruguay/vi_rep_
urug_3342-2001_en.pdf).
FAO/OMS. 2004. Projet de Code d’usages en matière d’hygiène pour la viande. Dans le rapport de la 10e
session de la Commission du Codex sur l’hygiène de la viande. Alinorm 04/27/16. Rome (disponible à
l’adresse suivante: ftp://ftp.fao.org/codex/Alinorm04/AL04_16e.pdf).
Federation of Veterinarians of Europe (FVE). 1997. The “stable to table” approach to animal health,
animal welfare and public health. Bruxelles (disponible à l’adresse suivante:
http://juliette.nfrance.com/~ju15296/gvpdu/stabltbl.pdf).
McGrann, J. et Wiseman, H. 2001. Animal traceability across national frontiers in the European Union. Rev.
sci. tech. Off. int. Epiz., 20(2): 406-412 (disponible à l’adresse suivante:
http://www.oie.int/eng/publicat/rt/2002/MCGRANN.PDF).
USDA–APHIS. 1994. Animal identification practices in beef cow/calf herds. USDA report, janvier 1994
(disponible à l’adresse suivante: http://www.aphis.usda.gov/vs/ceah/cahm/Beef_Cow-Calf/chapa/chapid.pdf).
Van den Ouwelant, E.P. 2002. A systems approach to traceability in the meat sector, Université de
Wageningen, Pays-Bas. (thèse de M. Sc.)