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Simulation d'une chaîne OFDM sous Simulink

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Bimi Djimi Fettache
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Chapitre 4

Résultat et
simulation de
l’étude DE
L’OFDM
Préambule :

1 Réalisation de la chaîne de transmission sous


Simulink
Sachant maintenant que l'implémentation d'une chaîne de transmission OFDM
repose sur un calcul d'IFFT et de FFT, notre projet consiste à mettre en œuvre
cette chaîne à l'aide de l'outil Simulink disponible dans le logiciel Matlab. Nous
pourrons ainsi par simulation tester et valider nos différents choix d'architecture.

Au cours de cette partie, nous nous attacherons à suivre chronologiquement les


différentes étapes de notre processus :
 mise en œuvre d'une chaîne de transmission de référence
 modélisation du canal
 amélioration de la modulation QPSK
 introduction de code BCH et Reed Salomon
 influence du nombre de porteuse dans l'OFDM

Mise en œuvre d'une chaîne de transmission de référence


Afin de se familiariser avec l'outil Simulink que nous n'avions jamais utilisé
au- paravent, nous avons choisi d'implémenter une chaîne de transmission QPSK
sans OFDM.
Cette dernière nous servira ensuite de référence pour comparer les
performances de notre architecture OFDM.

Fig. 8 Architecture QPSK de référence

Un premier problème fut rencontré pour comparer les bits émis et les bits
reçus. En e et cette comparaison implique l'introduction d'un retard z−2 pour tenir
compte
du buffer présent dans notre chaîne. Es
= 6.8d
En vérifiant que le TEB obtenu pour un bruit blanc de rapport No

était bien de 10−3 conformément à la théorie, nous validions notre première structure sous
Simulink.

Création de la chaîne OFDM


Conformément aux exigences de l'implémentation numérique d'une chaîne de
transmission OFDM énoncée au chapitre 3, nous devions rajouter à la structure
précédente respectivement un traitement IFFT et FFT pour notre modulateur et
démodulateur. Ceci fut aisément réalisé à l'aide des blocks IFFT et FFT en
librairie de Simulink pour aboutir au schéma suivant :

Fig. 9 Architecture OFDM

L'ajustement du retard fut nécessaire pour synchroniser bits émis et bits reçus.

Modélisation du canal de transmission


Toute simulation d'une chaîne de transmission requiert une modélisation du
canal de transmission. Cette modélisation est fortement liée aux caractéristiques
du signal
et aux effets du canal (bruit, multi trajets, effet doppler) que l'ingénieur décide ou
non de prendre en compte.
Ayant dans la partie théorique insisté sur l'intérêt de l'OFDM pour des
transmissions à multi trajets, nous limiterons notre modélisation à :
 l'ajout d'un bruit blanc gaussien
 l'évanouissement d'une fréquence porteuse 10% du temps
Le bruit blanc gaussien est modélisé à l'aide du bloc AWGN de la librairie. Il
su t de renseigner le rapport C/N et la puissance d'entrée du signal pour
paramétrer ce bloc.
En revanche, pour la gestion de l'évanouissement d'une fréquence porteuse
10% du temps, n'ayant pas les connaissances nécessaires pour générer le filtre
numérique adéquat, il nous a fallu trouver un moyen de contourner la difficulté.
D'après l'étude théorique, chaque symbole en sortie du Mapper QPSK sera
porté par une sous porteuse de l'OFDM. Ainsi pour simuler un évanouissement
d'une porteuse, il nous suffit de multiplier le symbole concerné par 0. D'autre
part, pour générer cette évanouissement uniquement 10% du temps, nous
utilisons un générateur de bits aléatoires dont la probabilité d'émettre un 0 est
fixé à 10%.

Fig. 10 Bloc multitrajets


Fig. 11 OFDM avec modélisation du canal multitrajet

Nous allons maintenant comparer ses performances avec notre chaîne de


transmission de référence sans OFDM. Nous nous placerons dans les deux cas
suivants :
 bruit blanc gaussien sans évanouissement
 bruit blanc gaussien et évanouissement d'une fréquence porteuse 10%
du temps
Fig. 12 TEB en fonction de l'utilisation de l'OFDM et de l'évanouissement

Les résultats obtenus confirment bien l'intérêt de l'OFDM dans le cas de

canaux à multitrajets. En e et, pour une modulation QPSK, si la porteuse subit des

interférences destructives, la totalité du signal sera perdue. En revanche, dans le cas

de l'OFDM, le signal étant réparti sur plusieurs porteuses, il sera moins impacté.

Améliorations de la modulation QPSK


La constellation QPSK est basée sur un déphasage de π 4 entre les différents
symboles.

Deux répartitions des symboles sont envisageables :


répartition selon l'ordre binaire ;
répartition suivant le code de Gray (un seul bit est modifié à chaque
déphasage
π
de
4
Une simulation rapide à l'aide de notre chaîne QPSK de référence selon ces deux
Es
méthodes avec un rapport = 6.8dB constant aboutit aux résultats suivants :
No
14 Constellation en code de
Fig.

Fig. 13 Constellation binaire Gray

Fig. 15 TEB en ordre binaire Fig. 16 TEB en code de Gray

On observe un TEB 2/3 plus petit pour la répartition en code Gray. En e et une
légère avance ou un léger retard de déphasage pour l'ordre binaire entraîne une
fois sur deux, deux bits d'erreur. En revanche un même décalage de phase
n'entraîne qu'une seule erreur pour la répartition en code Gray.

Nous choisirons donc par la suite une modulation QPSK en code de Gray
pour notre architecture.

Introduction de codes concaténés BCH - Reed Salomon


A n de protéger notre système des erreurs dûes au bruit blanc gaussien et aux
multitrajets, nous avons mis en oeuvre une concaténation de deux codes RS et
BCH. A n de mettre en application le cours de TCA suivi cette année, nous avons
souhaité réaliser une structure vue en Bureau d'Etude.

Il s'agit d'une concaténation d'un code Reed Salomon (3, 7) avec un code BCH
(21, 31). Le code Reed Salomon portant sur le corps GF (8), il a donc fallu créer
des symboles de 3 bits avant d'entrer dans le code RS et reconvertir les symboles
de sortie sous forme binaire avant d'entrer dans le code BCH suivant.
Fig. 17 Structure du bloc codeur Reed Salomon(3,7) - BCH(21,31)

Le schéma en réception pour le décodage se déduit de manière évidente de


son pendant en émission.

L'introduction de ces deux codes sous Simulink ne fut pas chose facile, car ce
dernier considère le mot en sortie du code comme une trame de 31 bits. Pour
pouvoir être décoder en réception, cette trame ne doit pas être cassée dans notre
chaîne de transmission. Ayant besoin de 128 bits pour calculer notre IFFT nous
étions face à un problème puisque 128 n'est pas multiple de 31. Nous avons
contourné le problème en rajoutant un bit de pré xe à notre trame pour obtenir
une trame de 32 bits. Evidemment, ce bit devra ensuite être supprimé en
réception avant d'entrer dans le décodeur.

Fig. 18 Construction de la trame de 32 bits

Voyons maintenant l'influence de ces codes correcteurs par simulation. Nous


étudierons les trois chaînes suivantes :
OFDM sans code correcteur
OFDM avec BCH(21,31)
OFDM avec concaténation RS(3,7) et BCH(21,31)
Fig. 19 Influence des codes correcteurs sur le TEB

Les résultats des simulations valident notre architecture puisque l'introduction


de ce code concaténé réduit nettement le TEB pour un C/N constant.

Influence du nombre de porteuses dans l'OFDM


Un autre paramètre intéressant pour l'amélioration de notre modulateur est le
choix du nombre de porteuses N . On a déjà précisé que pour mettre en œuvre
les calculs rapides IFFT et FFT, N devait être une puissance de 2. Le choix de
N dépend de plusieurs facteurs : type de canal (variations rapides, longueur de la
réponse impulsionnelle..) et de la complexité que l'on veut bien accepter pour le
modulateur de Fourier. De plus, il faut faire en sorte que le canal ne varie pas au
sein d'un symbole OFDM a n de faciliter la démodulation.
Pour notre simulation, nous envisageons les trois architectures suivantes :
OFDM avec 64 porteuses ;
OFDM avec 128 porteuses ;
OFDM avec 256 porteuses.
Nous nous plaçons toujours dans le cas d'un évanouissement de l'une des
fréquences porteuses soit 10% du temps (premier graphe), soit 100% du temps
(second graphe).
Fig. 20 Influence du nombre de porteuses sur le sur le TEB

Contrairement à nos attentes, c'est l'architecture avec 64 porteuses qui semble


la plus robuste face aux imperfections du canal. Cependant il faut noter que ces
résultats sont liés à notre modélisation du canal ainsi que de l'évanouissement.
Une modélisation plus ne aurait sans doute conduit à d'autres résultats.

Compte tenu de tous ces résultats de simulation, voici le rappel des


caractéristiques choisies pour notre modulateur-démodulateur OFDM :
constellation QPSK en code de Gray ;
codes correcteurs concaténés Reed Salomon (3,7) avec BCH (21,31) ;
IFFT à 64 points.
Fig.21 Implémentation numérique de notre chaîne de transmission OFDM sur 64
porteuses
2 Améliorations envisageables
Nous savons que les qualités de l'OFDM reposent sur plusieurs points :
L’orthogonalité parfaite des différentes sous-porteuses ;
L’utilisation de canaux étroits et considérés plats.
Il faut donc veiller à ce qu'ils soient respectés une fois le système implémenté.

Un canal étroit étant plus sensible aux erreurs, il faut faire en sorte de
redonder les informations a n que la perte d'une sous-porteuse ne soit pas
préjudiciable, et également être capable de retrouver par égalisation les symboles
émis malgré les différences d'un canal à l'autre.

La simulation Simulink élaborée se place dans une situation idéale du point de


vue de l'orthogonalité et des canaux plats. L'effet Doppler n'est pas pris en
compte, les systèmes mobiles n'entrent donc pas dans le cadre de cette simulation.
La modélisation des multi trajets et l'absence de gestion particulière de leurs e ets
(égalisation et apprentissage) ne montre pas les réelles capacités de l'OFDM dans
les environnements perturbés auxquels cette technologie est destinée.

Préservation de l'orthogonalité
Dans la pratique, les porteuses sont modulées par des nombres complexes qui
changent d'un symbole à l'autre. Si la période d'intégration porte sur deux
symboles (cas des trajets retardés de la figure 1), on aura non seulement des
interférences entre symboles (ISI) à l'intérieur de la même porteuse, mais aussi
entre porteuses (ICI). Pour éviter ce phénomène, on ajoute un intervalle de garde
pour garantir que toutes les informations intégrées viennent du même symbole et
apparaissent constantes pendant sa durée.

La période du symbole TS est prolongée de manière à être supérieure à la


période d'intégration TI. Toutes les porteuses étant cycliques à l'intérieur de
TS, il en va de même pour l'ensemble du signal modulé. Le segment ajouté au
début du symbole pour former l'intervalle de garde est donc identique au
segment de même longueur à la n du symbole.
Tant que le retard d'un trajet par rapport au trajet principal (le plus court)
est inférieur à l'intervalle de garde, les composantes du signal à l'intérieur de la
période d'intégration viennent toutes du même symbole : le critère d'orthogonalité
est satisfait. Les brouillages ICI et ISI ne se produisent que lorsque le retard
relatif est plus long que l'intervalle de garde. La figure 22 illustre l'ajout d'un
intervalle de garde.
Fig. 22 Ajout d'un intervalle de garde

De nombreux autres éléments peuvent entraîner une perte d'orthogonalité


donc un brouillage ICI : erreurs dans l'oscillateur local (OL) ou dans les
fréquences d'échantillonnage du récepteur.
Nous n'avons pas pris en compte d'intervalle de garde dans la simulation. En
ef- fet, compte-tenu du modèle relativement rudimentaire de canal multitrajet,
l'intérêt aurait été relativement limité.

Égalisation et séquences d'apprentissage


La connaissance des Hk(t) qui caractérisent chaque canal est nécessaire à
l'égalisation dans la démodulation OFDM. Le processus visant à découvrir les
paramètres du canal est appelé estimation du canal. Il s'effectue par les
transmissions de séquences d'apprentissages sur différentes fréquences et à
différents instants. Le système de transmissions devient dynamique et beaucoup
plus complexe à modéliser.

Codage et entrelacement
Un des grands inconvénients des techniques OFDM est leur manque inhérent
de diversité. Les schémas OFDM ont sacrifié la diversité des schémas mono-
porteuses au pro t d'une égalisation simplifiée. En e et, lorsque qu'une sous-
porteuse est affectée d'une atténuation, l'information émise sur cette porteuse
est irrémédiablement perdue. En pratique, des schémas OFDM codés connus sous
le nom de COFDM (Coded OFDM) sont utilisés pour remédier à ces
inconvénients.

Des codages convolutifs et en blocs sont mis en place. Ils ne sauront pour
autant pas corriger un paquet d'erreurs survenu sur une des porteuses sans mesure
particulière.
Pour éviter la perte de symboles en cas de paquets d'erreurs, on répartit la
redon- dance sur les différentes porteuses, en entrelaçant les symboles codés en
fréquence. Ainsi une information perdue peut être récupérée grâce à des
Symboles modulés sur d'autres porteuses moins atténuées. Il s'agit alors
d'entrelacement fréquentiel.

Dans le cas de l'entrelacement temporel, l'information redondante est également


transmise à deux instants différents. Cela présuppose que l'environnement change
assez vite au cours du temps (déplacement du récepteur) pour que la valeur du gain
du canal à cette porteuse ait changée.
Si l'entrelacement fréquentiel n'introduit pas de délai supplémentaire pour
récupérer l'information, l'entrelacement temporaire introduit un délai de latence qui
peut présenter un inconvénient majeur pour les applications temps réel comme la
voix.

Dans le cadre de la simulation, des codes en blocs ont été mis en œuvre, sans
code convolutif. La première amélioration à apporter serait sans hésitation l'ajout
d'entrelaceur fréquentiel et d'un code convolutif, parfaits compléments d'un code en
blocs.

Conclusion
La simulation Simulink que nous avons réalisée a permis de mettre en relief les
intérêts d'une modulation OFDM d'un point de vue du taux d'erreur binaire, ainsi que
les paramètres de la chaîne de transmission primordiaux (nombre de porteuses,
rendement de code, choix de la constellation) à ajuster en fonction du canal et des
données à transmettre.

La complexité gagnée avec une égalisation simplifiée à l'extrême se fait au


détriment de la diversité. L'utilisation conjointe de codage et d'entrelacement permet
de remédier à ces inconvénients. L'enjeu actuel réside dans l'élaboration de systèmes
MIMO (Multiple Input Multiple Output) mettant en œuvre des processus de
diversité d'espace, par l'utilisation de plusieurs antennes et chemins pour véhiculer le
signal.

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