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Introduction Memoire Final

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INTRODUCTION GENERALE

Le terme banque dérivé de l’italien banco, désigne le banc sur lequel s’assoient
les changeurs pour exercer leur métier. Du V au VI siècle l’échange restait
d’ailleurs la fonction essentielle des banquiers.
Au sein de la zone francs la première définition de la banque fut elle qu’en a
donné la loi française du 14 juin ; reprise d’ailleurs en termes similaires par les
lois bancaires de l’UEMOA : sont donc considéré comme banque les
entreprises ou établissements qui font profession habituelle de recevoir les
publics sous forme de dépôt et autrement des fonds qu’il emplois pour leur
propre compte en opérations d’escompte, de crédit ou en opérations
financières. Autrement dit, la banque est un intermédiaire entre les agents
économiques à capacité de financement et ceux a besoin de financement. Elle
s’investit dans la collecte pour ceux qui ont un besoin sous forme de crédit.
L’entreprise est une organisation structurée et autonome, menant des activités
orientées vers la recherche du profit, dotée de ressources humaines,
matérielles et financières. En plus des ressources internes dont dispose
l’entreprise, des ressources financières externes peuvent être exigées. Elle aura
donc à solliciter des ressources externes, en l’occurrence le marché financier et
la banque.
La taille du système bancaire c’est considérablement améliorer au cours des
dernières années, aussi selon les données de la banque mondiale, le
financement bancaire du secteur privé ivoirien augmente graduellement
depuis 2012. Le rapport annuel de la BCEAO fait état également de la hausse
des crédits dans ce secteur. Une hausse attribuable à l’accroissement des
crédits ordinaires. Toutefois le secteur bancaire ivoirien est caractérisé par des
taux élevés de défaut de remboursements.
En Côte d’Ivoire l’article 173 du Code des impôts édition 2012 dispose comme
suit << sont considérées comme petites et moyennes entreprises les
entreprises réalisant un chiffre d’affaire annuel TTC inférieur à un milliard de
Francs CFA. >> Les petites et moyennes entreprises (PME) représentent plus de
95% de l’ensemble des entreprises et 60 à 70% de l’emploi ; ce sont elles qui
créent une grande partie des emplois dans l’économie de l’organisation de
coopération et de développement économique (OCDE).
En effet les PME occupent une place stratégique dans le processus de
développement dans les pays africains : elles offrent des emplois et contribuent
à la réduction de la pauvreté et à la lutte contre l’inégalité.
Dans l’espace OHADA elles font entre 12% et 27% du produit intérieur brut des
pays. Il est De ce fait, ce sont elles qui réalisent le gros de l’activité qui crée le
plus d’emploi. Elle constitue le socle sur lequel se construit l’économie d’un
pays surtout d’une jeune nation.
Cependant, selon les enquêtes menées par la Banque Mondiale, la majorité
des PME africaines considèrent l'accès au financement comme un frein majeur
au développement de leurs activités. De même, plusieurs études (Banque
Mondiale, 2006; Africapractice, 2005; FMI, 2004) montrent que les difficultés
d'accès au financement constituent le premier obstacle au développement des
PME africaines, assez loin devant les problèmes de corruption, de déficience
des infrastructures ou de fiscalité abusive. Malgré le rôle déterminant des pme
dans la lutte contre la pauvreté, elles éprouvent, dans la plus part des pays
africains au Sahara, d’énormes difficultés à se faire une place au soleil en raison
de l’absence ou du manque de financement, de l’absence de marché. Ces
difficultés sont depuis longtemps un enjeu majeur étant donné que le manque
de capitaux demeure la problématique dans plusieurs pays, en l'occurrence en
Côte d’ivoire. Pour la plupart des établissements financiers bancaires (dont la
NSIA-BANQUE CI), le problème de financement diffère selon qu’il s’agisse des
grandes entreprises ou des PME. Etant donné qu’au préalable, un financement
n’est accordé qu’après une étude de la santé financière de l’entreprise, celui
des grandes entreprises ne constitue pas un véritable danger pour les banques.
Ces entreprises sont même qualifiées d’entreprise de bonne signature. La
problématique du financement bancaire peut apparaître comme un sujet à
controverse entre les acteurs du système financier : d'une part, les dirigeants
d'entreprise qui se plaignent des conditions rigides des banques, et d'autre
part, les banques qui évoquent des insuffisances internes aux entreprises en
exigeant d'elles l'affectation de biens en garantie non toujours détenus.
Fort de ce constat, l'on est amené à se demander : Pourquoi est-il difficile pour
les établissements financiers bancaires (notamment la NSIA-BANQUE CI) de
financer certaines PME ? De cette question principale, découlent les questions
spécifiques suivantes :
- la question de la garantie peut-elle être mise en exergue pour expliquer le
problème de financement ?
- Quelles sont les autres facteurs qui contraignent le financement des PME?
Toutefois le secteur bancaire ivoirien est caractérisé par des taux élevés de
défauts de remboursements. Ainsi à l’instar des banques locales la NSIA COTE
D’IVOIRE est confronté aux problèmes de défaut de remboursements.
Cette situation vécue par la NSIA BANQUE CI et les banques confrères peut
s’expliquer par :
- Une forte asymétrie d’informations sur les demandeurs de crédit
- Un non-respect de l’orthodoxie en matière d’octroi de crédits
- Un octroi de crédits sur la base de documents non authentique
- Des lacunes dans l’évaluation du risque de crédit
- Une absence de suivi de l’affectation des crédits octroyés
- Une affectation de crédits par le client à un projet contraire à celui
formulé initialement dans la demande
Notre analyse doit donc répondre aux diverses interrogatoires suscitées par la
problématique. L’étude que nous menons a donc pour objectif principal de
faire ressortir les facteurs clés contraignant le financement des PME par les
établissements financiers bancaires, mais plus spécifiquement au sein de la
NSIA BANQUE-CI.
Pour atteindre cet objectif, nous nous fixons les sous-objectifs spécifiques
suivants :
-Analyser les facteurs prédominants dans le financement des PME;
- Présenter les autres facteurs contraignant le financement des PME par la
banque.
Nous aurons aussi à expliquer le processus de financement des PME par les
banques et amener les PME à maitriser les critères et conditions d’octroi de
crédit bancaire. Ensuite nous aurons à ficher les différents types de
financement proposés aux PME. Enfin, nous montrerons les limites du modèle
utilisée et ferons des propositions de solutions.
Face à ces objectifs, nous basons notre travail sur les hypothèses suivantes :
H1 : Le problème de financement est fonction essentiellement du niveau du
risque et de la garantie ;
H2 : Le problème de financement est fonction essentiellement du mode de
gouvernance et du tiré (grande entreprise avec laquelle la banque traite)
Dans un premier temps, nous avons procédé à la revue documentaire et à des
entretiens : il s’agit pour nous de collecter et d’exploiter la littérature
économique existante (les publications) en matière de réglementation et de
pratique de financement par des banques ;
Dans un second temps , nous avons étudié les types de financement proposés
aux PME et le modèle d’aide à la décision en matière de crédit utilisé par la
NSIA BANQUE ce qui nous a permis de relever les limites du modèle, enfin,
nous avons étudié les limites et proposer des solutions.
Notre travail s’articule en deux (2) grandes parties.
Dans une première partie, nous présentons le cadre théorique et
méthodologique.
Dans une seconde partie, nous présentons le cadre organisationnel et
conceptuel et dans une troisième partie, nous présentons le cadre analytique.

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