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Calcul des arbres en génie mécanique

Ce document décrit le calcul des arbres, y compris leur définition, les matériaux utilisés et les influences des éléments montés dessus. Il fournit également des détails sur les aciers couramment utilisés pour la fabrication des arbres.

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ISET Nabeul --- Licence appliquée en génie mécanique CFM2.. --- Technologie de construction ---A.

U 2020/2021

1ère partie :

Leçon N°2 : Calcul des arbres


I- INTRODUCTION :
Un système technique est un ensemble structuré de constituants et de composants dont le but est la réalisation de
fonctions.
Le début du 19ème siècle est toujours présenté comme une étape décisive qui marque l’avènement du machinisme.
Depuis et jusqu’au milieu du 20ème siècle, c’est surtout la mécanique qui domine dans les systèmes techniques.

I-1-Définition d’un arbre :


Un arbre est une pièce rotative ou fixe, normalement de section circulaire, qui supporte généralement des
éléments de transmission tels que, engrenages, poulies, volants, manivelles, pignons pour chaînes etc. L'arbre est un des
éléments de machines fréquemment utilisé. Son rôle est multiple :
En général, il sert à transmettre la puissance d'une partie de la machine à une autre, mais il peut aussi servir à
assurer le positionnement d'un élément par rapport à un autre. A cause de sa géométrie et de ses fonctions, un arbre peut
porter différents noms tels que :
• Arbre de transmission : il transmet un couple d'un moteur à une machine ou à un élément de machine.
• Arbre de renvoi : il supporte des éléments de machines (engrenages, poulies...) et il transmet un couple entre
chaque élément.
• Essieu : arbre stationnaire ou rotatif, qui ne transmet pas de couple, mais qui sert au positionnement.
Suivant le rôle qui lui est affecté, l'arbre est soumis à des contraintes de flexion, de torsion ou à un chargement
complexe de torsion, de flexion et charge axiale de traction ou compression. Le calcul de prédétermination d’un arbre se
fait :
• à partir d’un calcul classique de RDM.
- à la résistance ;
- à la déformation
• à partir de la théorie de la fatigue ;
• à partir d’un calcul aux vibrations (vitesse critique).
Le critère choisi dépend de la géométrie et des spécifications imposées par la fonction éventuelle de l'arbre.

I-2- Influence des éléments montés sur un arbre :


Lorsque l'on conçoit un arbre, l'objectif visé, quel que soit le critère choisi, consistera toujours à chercher à
obtenir la construction la plus économique possible et la plus sûre. En d'autres termes, il s'agira d'obtenir l'arbre ayant le
plus petit diamètre possible. Quelles que soient les données qui ont servi de base au calcul (résistance, rigidité, fatigue ou
vitesse critique), le diamètre de l'arbre est grandement influencé par la distribution des moments fléchissant. Afin de
réduire le plus possible ces moments, il est avantageux de monter les éléments de transmission le plus prés que possible
des supports de l'arbre (ou des paliers).
Les arbres sont positionnés transversalement et axialement par des coussinets ou des roulements. A noter que
plusieurs éléments de transmission (embrayages, engrenages hélicoïdaux, engrenages coniques ainsi que les dilatations
thermiques, produisent des charges axiales qui peuvent, dans certains cas, être très importantes. Des butées doivent être
prévues pour reprendre ces charges.

I-3- Matériaux pour arbre :


En règle générale, on utilise des arbres en acier. Suivant les conditions d'utilisation, on peut envisager le choix de
différentes nuances.
Les paramètres conduisant au choix d'un matériau sont nombreux, on peut citer :
• Les dimensions souhaitées ;
• L’usinabilité ;
• La soudabilité ;
• L’aptitude aux traitements thermiques ;
• Les conditions mécaniques de fonctionnement : fatigue, chocs, usure, milieu ambiant...

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Il va de soi que le concepteur doit apprécier au plus juste le poids de ces différents paramètres pour choisir la
nuance appropriée au meilleur prix.
Le tableau qui suit donne les nuances les plus utilisées pour la fabrication des arbres. Ces aciers sont
recommandés car ils présentent le double avantage d'être couramment disponibles et d'avoir des caractéristiques
mécaniques et métallurgiques connues.

Aciers au carbone
Rr
Nuances Re (N/mm²) A% K
(N/mm²)
normalisées ou MPa (maxi) (daJ/cm²)
ou MPa

Aciers d'usage général

S 185 (A 33) 290 185 8 à 18 6


S 235 (E 24) 340 235 15 à 26 6
S 275 (E 28) 410 275 12 à 22 6
S 355 (E 36) 490 355 12 à 22 5
De construction mécanique
E 295 (A 50) 470 295 10 à 20 5
E 335 (A 60) 570 335 6 à 16 5
E 360 (A 70) 670 360 3 à 11 5
Pour cémentation
C 22 (XC 18) 410 à 980 255 à 600 8 à 15
Traitements thermiques - forgeage
C 25 (XC 25) 460 à 690 285 à 370 18 à 21
C 35 (XC 38) 570 à 830 335 à 490 16 à 20
C 40 (XC 42) 620 à 880 355 à 520 14 à 19
C 45 (XC 48) 660 à 930 375 à 580 13 à 18
C 50 (XC 50) 700 à 98O 395 à 600 12 à 17
Pour trempe superficielle
C40 (XC42TS)
Dureté de la couche trempée : 55 HRc
(Entre parenthèses : ancienne désignation).

Principaux aciers alliés

Caractéristiques mécaniques

Trempabilité
cémentation

Taille des
pièces
Exemple d’utilisation
Pour

Nuances
Rr Re K propriétés
A%
(daN/mm²) (daN/mm²) (daJ/cm²)

38 Cr 2 (38 C 2) 80-95 35-55 14-17 5 + P-M 


Chrome

46 Cr 2 (42 C 2) 65-110 40-65 12-15 4 + P-M 


41 Cr 4 (42 C 4) 80-120 56-80 11-14 4 ++ P-M 
100 Cr 6 (100 C 6) 85-125 55-85 10-13 4 ++ P   HRc  62
croissance
Aptitude
10 Ni Cr 6 (10 NC 6) 80-115 42-82 10-12 8-10 * + P
Nickel-
chrome

20 Ni Cr 6 (20 NC 6) 70-110 70-95 8-10 6-8 * ++ P


13 Ni Cr 14 (14 NC 11) 80-145 85-80 8-10 7-8 * + M 
30 Ni Cr 11 (30NC11) 70-110 45-70 12-18 7 ++ M 

20 Ni Cr Mo 7 (18NCD6) 80-150 70-90 8-10 5-6 * +++ G 


Ni + Cr + Mc

20 Ni Cr Mo 2 (20NCD2) 75-155 60-95 8-11 5-7 * ++ M 


16 Ni Cr Mo 13 (16NCD13) 85-155 65-95 8-1i 5-7 * ++ M 
34 Cr Ni Mo 6 (35NCD6) 85-130 85-90 10-13 6 +++ G 
36 Ni Cr Mo 16 (35NCD16) 100-175 80-125 9-11 5 ++++ G Trempable à l’air   
30 Cr Ni Mo 8 (30CND8) 90-145 70-105 10-12 8 ++++ G 
31 Cr Mo 12 (3oCD12) 90-130 70-90 10-12 5-6 +++ G Pour nitruration
Molybdène
Chrome-

25 Cr Mo 4 (25CD4) 75-110 45-75 12.-16 7 ++ M Soudabilité  


34 Cr Ni Mo 4 (34CD4) 70-120 50-85 11-15 6 ++ G 
42 Cr Mo 4 (42CD4) 75-130 55-90 10-14 5 +++ G 
50Cr Mo 4 (50CD4) 80-130 80-90 9-13 4.5 +++ G 

51 Cr V4 (50CV4) 70-135 50-95 8-14 4 +++ G 


41 Cr Al Mo 7 (40CAD6-12) 80-120 60-80 to-14 5 ++ M Pour nitruration  
Nuances divers

28 Mn (20 M5) 99- 76 35-15 19-21 8 + P Soudabilité  


20 Mn Cr 5 (20 MC5) 90-150 75-95 8-9 4-5 * + M 
55 Si 7 (55 S7) 70-130 50-90 9-13 4 ++ 
G
45 Si Cr Mo 6 (45 SCD6) 85-130 60-95 9-13 5 +++ 
13 Mn S 4 (13MF4) 78-114 54 9 4
Pour décolletage
11u S 6 (35 au 8) 88 -108 74 9 3.5
++++ : très forte
+++ : forte  Engrenage
 Pièces de frottement
++ : moyenne  Arbre, axes, tiges, leviers, fusées
 Pièces d’usure
+ : limite  Boulonnerie haute résistance
 Pièces de sécurité, résistance aux chocs
 Roulements
P : petite (   50)  Basse température
 Ressorts
M : moyenne (   100)  Pour trempe superficielle
G : grosse (   200)

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Principaux aciers inoxydables
Rr
Nuances Re (daN/mm²) A% K (daJ/cm²)
(daN/mm²)
Austénitiques
X2 Cr Ni 19-11
18.5 44 à 64
(Z 3 CN 19-11)
X4 Cr Ni 18-10
21.5 45
(Z 7 CN 18-09)
12
X4 Cr Ni 17-12
(Z 7 CND 17-11)
X6 Cr Ni Ti18-1o 49 à 69
20.5
(Z6 CNT 18-10)
X6 Cr Ni Mo Ti 17- 401
12 21.5 10
(Z6 CNDT 17-12)
X 30 Cr 13 Martensitiques
(Z 30 C 13) 68.5 83 à 103 10 2.5
X6 Cr 17 ferritiques
(Z 8 C17) 24.5 41 à 64 18

Bien sûr, cette liste n’est pas exhaustive ; il existe de très nombreuses autres nuances.
On peut utiliser dans d’autres cas des arbres en alliage d’aluminium ou en titane (aviation...) ou bien en matériaux
composites.

II- IDENTIFICATION DES EFFORTS APPLIQUES A UN ARBRE :


II-1- Efforts extérieures appliqués a un arbre :
Quel que soit le critère retenu, dans un premier temps il faut déterminer toutes les charges extérieures
appliquées à l'arbre.
Généralement on connaît la disposition et la nature des éléments réalisant la liaison pivot entre l'arbre et
le bâti et les efforts appliqués aux différents organes avec lesquels il est lié.
Afin de pouvoir calculer tous les efforts de liaison à l'aide de la mécanique des solides indéformables,
on modélise en première approche de manière isostatique la liaison pivot entre l'arbre et son support. Le
tableau ci-dessous donne le comportement et la modélisation des différents éléments couramment utilisés pour
la réaliser.

Eléments de liaisons Modélisation Torseurs associés

Une seule zone de contact


assure le guidage :
- Contact direct arbre alésage ; T1/ 2 O   X oMx  yYoyN Zz o z 
Roulements rapprochés  o o o
(Axe de rotation suivant x)

En A, rotule :
Deux zones de contacts A B
 X A x  YA y  Z A z 
assurent le guidage (deux  
Y
 0 A
éléments de liaisons)
Un seul élément assure l’arrêt En B, linéaire annulaire
axial de l’arbre X Y B y  Z B z 
 
 0 B

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En A, XA>0
 X A x  YA y  Z A z 
 
 0 
Chaque élément assure l’arrêt Y
En B, XB<0
axial de l’arbre dans un seul
sens  X B x  YB y  Z B z 
X  
 0 
En A, appui plan :
 YA y 
L’appui plan assure l’arrêt L x  N z 
 A A A
axial de l’arbre dans un seul
sens ou les deux sens En B, linéaire annulaire
X B x  Z B z
 
 0 B

Afin de déterminer les actions mécaniques exercées sur un arbre au niveau des liaisons, on isole l'arbre
et on applique le principe fondamental de la statique ou de la dynamique selon l'importance des effets d'inertie.

II-2- Efforts intérieures appliqués a un arbre (effort de cohésion) :


Si le torseur des efforts extérieurs est totalement connu, le torseur des efforts intérieurs permet de
déterminer l'évolution des différentes sollicitations appliquées à une poutre.
En un point quelconque G de l'axe d'une poutre on réalise une coupure fictive. La poutre est alors
formée de deux tronçons appelés 1 et 2, conformément à la figure ci-dessous (tronçon 1 : abscisse curviligne
inférieure à celle de G ; tronçon 2 abscisse curviligne supérieure a celle de G).
Par convention le torseur des efforts intérieurs ou de
cohésion est le torseur représentatif de l'action du
tronçon 2 sur le tronçon 1, réduit au point G.
On note

Ti G  T2 / 1 G
Avec G sur la ligne moyenne.
On peut déterminer la relation entre le torseur des efforts intérieurs et le torseur des efforts extérieurs appliqués
à chacun des tronçons 1 et 2, pour cela traduisons leur équilibre.
Equilibre de 1 :
Appliquons le PFS au tronçon 1 : Text / 1 G T2 / 1 G  0

Text / 1 G Ti G  0 D’où Ti G  Text / 1 G


Equilibre de 2 :
De la même manière. L’équilibre de 2 nous donne :
Text / 2 G T1 / 2 G  0
Text / 2 G  Ti  G  0 D’où Ti G Text / 2 G
Composantes du torseur de cohésion
 
N : Effort Normal sur (G, x) M t : Moment de Torsion sur (G, x)
N M t   
  Ty : Effort Tranchant sur (G, y ) M fy : Moment de Flexion sur (G, y )
 Coh   Ty M fy   
T M fz  Tz : Effort Tranchant sur (G , z ) M fz : Moment de Flexion sur (G , z )
G  z 

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Dans un repère local (G, x, v, w) lié à une section droite, de centre C et de normale x, ce torseur
s'exprime sous la forme :
Ri  Nx Tvv  Tww 
Ti G   
MG,i  Mt x  Mfv v  MfwwG
t

Pour les arbres, généralement toutes les sections droites sont circulaires. Dans ce cas tous les axes appartenant à
ces sections et passant par leurs centres, sont axes principaux d'inertie.
On fera en sorte de toujours choisir la base locale qui minimise le nombre de composantes du torseur des efforts
intérieurs.

 Ri  Nx  Tz 
Ti G   
t
 M G ,i  Mtx  Mfy G

II-3- Nature des Sollicitations


En fonction de « l’allure » du torseur de cohésion, une typologie des sollicitations est établie.
On appelle sollicitation simple l'état de contrainte d’une poutre dont le torseur de cohésion ne comporte qu'un
élément.

Nature des Effort Effort Moment Moment Torseur de


sollicitations Normal Tranchant de de Flexion cohésion
Torsion
Traction (N>0) Ty=0 Mfy=0 N 0
 
Compression (N<0) N Mt=0  Coh   0 0

F N
  E.  E.
L  0
S S L
0
Tz=0 Mfz=0 G 0 

Cisaillement simple Mfy=0 0 0


 
F T
    G. ; N=0 Ty ou Tz Mt=0  Coh   Ty 0
S S T 0
Mfz=0 G  z 
G : module d’élasticité transversal
Torsion simple
Ty=0 Mfy=0 0 M t 
M
 max i  t ;  
I0 N=0 Mt  Coh   0 0 
 
v Tz=0 Mfz=0 G 0 0 
M t  G. .I 0
Flexion pure 0 0 
Ty=0  
 max 
Mf z
; N=0 Mt=0 Mfy ou Mfz  Coh   0 M fy 
I Gz 0 M fz 
v
Tz=0 G  

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On appelle Sollicitation composée l’état de sollicitation d’une poutre soumise à plusieurs sollicitations
simples (par exemple : Traction + flexion pure).

Remarque : d’autres cas sont possibles

III- DIMENTIONNEMENT D’UN ARBRE :


Pour qu’un arbre résiste aux sollicitations dont il est disposé Coefficient de Conditions générales de calculs
sécurité (s) (sauf réglementation particulière)
il faut que les contraintes ne dépassent pas une valeur maximale
admissible, prenons le cas de traction :
𝜎 𝜎 𝑅 (Re : Résistance pratique élastique à Cas exceptionnels de grande légèreté.
1,5 à 2
l’extension / s : Coefficient de sécurité) Hypothèses de charges surévaluées.

Construction où l'on recherche la légèreté (aviation).Hypothèses


2à3 de calcul la plus défavorable (charpente avec vent ou neige,
engrenages avec une seule dent en prise ...).

3à4 Bonne construction, calculs soignés, haubans fixes.

Construction courante (légers efforts dynamiques non pris en


4à5
compte. Treuils.)

Calculs sommaires, efforts difficiles à évaluer (cas de chocs,


5à8
mouvements alternatifs, appareils de levage, manutention).

8 à 10 Matériaux non homogènes. Chocs, élingues de levage.

Chocs très importants, très mal connus (presses).


10 à 15
Ascenseurs.

Les conditions de résistance dans les cas de sollicitations simples sont : Rpg : résistance pratique au glissement

 max  Rpe  max  R pg


(cisaillement)
R pg
OU En pratique, on a 0,4 
R pe
 0,8 . On pourra

estimer Rpg = 0,5. Rpe

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III-1- démarche à suivre pour calculer ou vérifier le diamètre d’un arbre :

Quelle que soit la méthode de calcul employée, la démarche à suivre pour résoudre un problème est simplement
et sensiblement la même. Les étapes sont :
• Calculer les actions mécaniques, dans les différentes sections droites de la poutre
• Déterminer les torseurs des efforts de cohésion.
• Tracer les diagrammes des efforts de cohésion.
• Déterminer la section critique de la poutre (la plus dangereuse ou la plus sollicitée).
• Déterminer le moment idéal Mi :

M i  M f2  M 2t

• Calculer le diamètre nécessaire de la section critique pour résister à ces efforts, ou vérifier la sécurité à
cette section critique (si son diamètre est connu).
Le calcul de la contrainte nominale se fait avec la formule suivante :

y Mi y
  M 2f  M 2t   max adm
I GZ I GZ
Où : σmax adm : contrainte maximale admissible à la traction
IGZ : moment quadratique de la section de l’arbre.
Mf : moment de flexion maxi
Mt : moment de torsion maxi.
y : distance du point considéré % à la fibre neutre.
d  d4
Pour un arbre de section circulaire : y = , I GZ 
2 64

32
Donc  M f2  M 2t   max adm
d 3

On peut alors déduire la relation donnant le diamètre d'un arbre plein :

32
d3 M f2  M 2t
mad

III-2- vérification de l'arbre aux sollicitations (Critères de résistance) :

En partant du diamètre minimum (prédéterminé précédemment) on construit (arbre avec ses différentes
dispositions (rainures de clavettes, cannelures, épaulements, gorges,…). Pour la vérification de sa tenue en
fatigue, les concentrateurs de contraintes sont pris en compte par l'affectation des facteurs de concentration Kto
en torsion et Ktf en flexion. Le critère de résistance devient :

 eq  K tf  2  3K to  2  D

• Les valeurs des facteurs de concentration des contraintes sont données en annexe.
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• Valeurs approximatives des limites d'endurance : σD
- Aciers σD ≈ 0,5 σr pour σr ≤ 1400 Mpa
σD ≈ 700 Mpa pour σr > 1400 Mpa
- Fontes et Aciers coulés : σD ≈ 0,4 σr
- Alliages d'aluminium et de Magnésium
σD ≈ 0,4 σr forgé, laminé
σD ≈ 0,3 σr coulé
1- Critère de Von Mises
Pour les arbres de transmission, on ne tient compte que des effets des moments de flexion et de torsion. Les
effets de concentration des contraintes ne sont pas aussi considérés, mais on doit vérifier ces arbres aux
sollicitations dynamiques. La relation suivante est très utilisée pour une prédétermination du diamètre de
l'arbre :

 eq   2  3 2   max adm

Où : σ est la contrainte normale effective σ

Mt
τ est la contrainte tangentielle effective  .y
I0

σ max. adm= contrainte maximale admissible du matériau en traction

4N 32Mf 2 16M t 2
Ou bien  eq  (K tt  K tf )  3(K to )   max ad
d 2 d 3 d 3

2- Critère de Treska

 eq   2  4 2   max adm

4N 32Mf 2 16M t 2
Ou bien  eq  (K tt  K tf )  4(K to )   max ad
d 2
d 3
d 3

III-3- vérification de l'arbre à la déformation :

En plus de transmettre la puissance, les arbres servent à maintenir les positions relatives des divers
éléments de machines. La déformation latérale est plus critique lorsque des engrenages sont montés sur un arbre
ou lorsque ce dernier est supporté par des paliers. La déformation en torsion peut affecter le synchronisme ou le
déphasage des machines entraînées. Dans de tels cas, on détermine en général la dimension de (arbre en tenant
compte d'abord de sa rigidité et en vérifiant en suite sa résistance.

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1- Cas de flexion
La déformation en flexion s’exprime par :
Mf Gz Mf Gz 64
y ''  y ''  d4  Mf GZ dy
EI Gz d4 Ey lim
E
64
avec : MfGz : moment de flexion dans une section de l’arbre
IGz : moment quadratique de la section de l’arbre
E : module d’élasticité longitudinale du matériau
y’’ : dérivée seconde de l’équation de la déformée
Pour déterminer la flèche y il faut intégrer deux fois l’équation précédente.
Avec 𝒚 ylim
2- Cas de torsion
La déformation en torsion s’exprime par :

MtL MtL 32
  lim   lim d4 MtL
IG G d 4  lim G
G
32
avec : Mt :couple ou moment de torsion
IG : moment quadratique polaire de la section de l’arbre
G : module d’élasticité transversale du matériau
L : Longueur du tronçon d’arbre sollicité à la traction

IV- ANNEXE : Coefficients de concentration de contraintes

Ktt dans le cas de traction

Fig1. Arbre avec épaulement Fig2. Arbre avec gorge

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Kto dans le cas de torsion

Fig3. Arbre avec gorge

Fig4. Arbre avec épaulement

Fig5. Arbre plein percée

Fig6. Arbre creux percée


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Ktf dans le cas de flexion

Fig7. Arbre avec gorge de rayon r Fig8. Arbre avec épaulement

Fig9. Arbre (ØD) percée (Ød)

V- APPLICATION :
ARBRE D'ENTRÉE D'UN BROYEUR
Le dessin d’ensemble ci-après représente un arbre d'entrée d'un broyeur à cailloux de grande capacité. Sa
modélisation avec ses caractéristiques géométriques sont données sur le schéma simplifié ci- après.
Les caractéristiques mécaniques sont les suivantes :
Matériau : 55 Si 7.
Re = 600 Mpa ; Rr = 800 Mpa
L'étude qui suit a pour but de calculer le diamètre de cet arbre à partir des méthodes évoquées dans le cours.
f
sin 
N =750 tr/min ; b =640; c = 920 ; d = 250; 2R = 800; 2r=300; P = 200 Kw ; e  3.4 ;  = 21.8°;  = 10°; 𝛼 20°
Les liaisons entre l’arbre et le bâti en A et B sont réalisées par l'intermédiaire de bagues lisses, avec jeu.
Leur longueur autorise un léger rotulage. On modélisera la liaison pivot de manière isostatique par l'association
d’une rotule et d’un linéaire annulaire.

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Modélisation de l’arbre d’entrée d’un broyeur

L’action de la roue sur le pignon en D :


𝐴 0
𝜏 / 𝑅 0
𝑇 0
Les actions axiales A1, radiales R1, tangentielles T1 s’écrivent :
A1  DR / P sin  sin 
R1   DR / P sin  cos 
T1   DR / P cos 

Travail demandé : Représentation de l’action de la roue sur le pignon en D

1) Calculer les tensions des courroies.


2) Étudier l'équilibre de l'ensemble (poulie-arbre-roue) et calculer, à l'équilibre, les actions en A, en B et
en D.
3) Représenter les diagrammes des efforts sollicitant cet arbre.
4) Calculer son diamètre mini. (Cas de construction courante)
5) On se propose de choisir un autre matériau pour cet arbre tenant compte de l’encombrement qui exige un
diamètre max = 65mm. Justifier votre choix.

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V- EVALUATION : TOURET A MEULER
Le touret à meuler représenté par le schéma ci-dessous est entraîné par un moteur de 2500w tournant à
3000tr/mn.
L’entraînement se fait par deux courroies trapézoïdales pour lesquelles les lois de frottement permettent
d’écrire la relation T=16t entre les tensions.
La poulie motrice a même diamètre d=69mm que la poulie réceptrice et est disposée conformément au
schéma ci-dessous.

L’effort de meulage, appliqué en J, admet une composante axiale X .x, avec X=357 N, une composante
 
radiale Y.y, avec Y=100 N et composante tangentielle  Z.z
1/ Etablir un schéma faisant apparaître l’ensemble des efforts agissant sur l’arbre.
2/ Ecrire les équations d’équilibre de l’arbre (2).
3/ Déterminer les efforts exercés par les courroies sur la poulie réceptrice.
4/ En déduire l’effort tangentiel Z et les réactions aux paliers A et B.
5/ Représenter les diagrammes, de l’effort normal, tranchant, du moment fléchissant et du moment de torsion
de l’arbre (2), en déduire la section la plus sollicitée.
6/ Vérifier la résistance de l’arbre avec le critère de Von Mises si σmax adm=300Mpa
(Pas de concentration de contraintes).

CA=c=54
AB=b=90
BO=a=65
Ø 80…….

C A B O
Ø 72….
Ø 30 ….
Ø 35….

Echelle :1/2

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VI- CONSOLIDATION :
On considère le réducteur représenté sur le dessin d’ensemble suivant, la poulie d’entrée montée sur
l’arbre (20) n’est pas représentée

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On se propose d’étudier l’arbre de transmission (20) schématisé ci- dessous :

y T

Poulie d’entrée (31)


Roue dentée (8)
I
A B
t
x
O O1
J
K

z 45 45 25

Données:

- Moteur de puissance Pm = 7.5 KW et de vitesse en charge Nm = 1450 trs/mn

- Transmission poulie courroie: rapport i = 1 , T = t ef , f = 0,3 4


 Poulie (31) = 80 mm , rendement  = 0,75

- Roue dentée (8) : denture droite, d'angle de pression  = 20°,


Diamètre primitif Dp= 60 mm

- Arbre de transmission: matériaux 38 Cr 2


Guidage en rotation assuré par deux roulements à billes
Travail demandé :
1). Calculer les tensions des courroies.
2). Étudier l'équilibre de l'ensemble (poulie- arbre- roue) et calculer, à l'équilibre, les actions en A,
en B et en K.
3). Représenter les diagrammes des efforts sollicitant cet arbre.
4). Calculer son diamètre mini.
5). On se propose de choisir un autre matériau pour cet arbre tenant compte de
L’encombrement qui exige un diamètre max = 15mm.
* Correction de l’application : ARBRE D'ENTRÉE D'UN BROYEUR

Recherche des sollicitations dans l’arbre (Calcul des efforts extérieurs)


L’arbre isolé est soumis à :
 L’action de la courroie : Si on se place à la limite du glissement.
Cm  R.(T  t )
f .
Cm
T  t.e sin(  )  t  f .
sin(  )
R.(e  1)

3
P.30 200.10 .30 2546 ,48
où Cm    2546,48N .m  t  2652 ,58 N
 .N  .750 0 .4 * 2 .4
T=2652,58*3,4=9018,77N ; Cm= 2546,48 N.m; t = 2652,58N ; T = 9018,77N

Torseur de la courroie sur la poulie : 𝜏 / 𝜏 / 𝜏 /

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0 0 0 𝑅. 𝑇 0 0 0 𝑅. 𝑡
𝜏 / 𝑇𝑐𝑜𝑠𝛿 0 𝑇𝑐𝑜𝑠𝛿 0 ; 𝜏 / 𝑡𝑐𝑜𝑠𝛿 0 𝑡𝑐𝑜𝑠𝛿 0
𝑇𝑠𝑖𝑛𝛿 0 𝑇𝑠𝑖𝑛𝛿 0 𝑡𝑠𝑖𝑛𝛿 0 𝑡𝑠𝑖𝑛𝛿 0
0 Cm
 c / pc  (T  t).cos( ) 0

(T  t ).sin( ) 0 c
 (avec 𝐶𝑚 𝑅 𝑇 𝑡 )
0  Cm   0   c  
    𝐶𝑚    
 c/ p A
 (T  t ).cos( )  0    (T  t ).cos( )    0  
(T  t ).sin( )       
  0   (T  t ).sin( )   0  A
0 Cm 
 
 c / p c  (T  t ).cos( ) c.(T  t ).sin( ) 
(T  t ).sin( )  c.(T  t ).cos( )  A

 L’action de la roue sur le pignon en D:
 DR / p .sin( ).sin( )  DR / p .[Link]( ) 
 
 ro / pig  A
  DR / p .sin( ).cos( )  DR / p .d .cos( ) 
 
 DR / p .cos( ) DR / p .(d .sin( ).cos( )  [Link]( ).sin( )) 
A

Les actions axiales : A1  DR / p sin( ).sin( )


Les actions radiales : RB11 =  DR / p sin( ).cos( )
Les actions tangentielles : T1   DR / p cos( )
 L’action de la liaison en A (rotule unilatérale) :
X A 0
 
 ba / arb c  YA 0
Z 0  A
 A
 L’action de la liaison en B (linéaire annulaire) :

0 0 0  0   0   b   0 0 
           
 ba / arb B  YB 0  ba / arb A  YB  0    YB    0    ba / arb A  YB  Z B .b 
Z 0  B Z  0  Z   0   Z  YB .b  A
 B  B    B   A  B
 Appliquons le principe fondamental de la statique au point A :

0  DR / p .sin( ).sin( )  X A  0  0 
 
 R.(T  t )  DR / p .[Link]( )  0  0  0 
(T  t ).cos( )  D .sin( ).cos( )  Y  Y  0 
 R/ p A B 
 
c.(T  t ).sin( )  DR / p .d .cos( )  0  b.Z B  0 
(T  t ).sin( )  D .cos( )  Z  Z  0 
 R/ p A B

  c.(T  t ).cos( )  DR / p .(d .sin( ).cos( )  [Link]( ).sin( ))  [Link]  0
Que l’on peut écrire sous la forme suivante:
(1) A1  X A  0  0 
(2) R.(T  t )  r.T1  0 
 
(3)  (T  t ).cos( )  R1  YA  YB  0 
 
(4) c.(T  t ).sin( )  d .T1  b.Z B  0 
(5)  (T  t ).sin( )  T1  Z A  Z B  0 
 
(6)  c.(T  t ).cos( ) (d .R1  r. A1 )  [Link]  0
f
sin  .
(2) => 𝑇 𝑅 𝑇 𝑡 /𝑟 => 𝑇 𝑡 e 1 ; A.N : 𝑇 .
∗ 2652,58 ∗ 2,4 𝑇 16976,51 N

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Or T1   DR / p cos( )
=> DR/P = 18066 N
(1) => 𝑋 𝐷 / sin 𝛼 . sin 𝛾 ; A.N : 𝑋 18066. sin 20° . sin 21,8° 𝑋 2294,66 𝑁

𝐴 𝑋 => 𝐴 2294,66 𝑁

𝑅 𝐷𝑅/𝑃 sin 𝛼 . cos 𝛾 ; A.N : 𝑅 18066 sin 20° . cos 21,8° => 𝑅 5737 𝑁

. . . , . , , . ° , . ,
(4) => 𝑍 ; A.N : 𝑍 => 𝑍 -5042,33 N
,

. . . . , . , , . ° , . , . ,
(6) => 𝑌 ; A.N : 𝑌
,
𝑌 14819.47 N .

(3) => 𝑌 𝑇 𝑡 . cos 𝛿 𝑅 𝑌 ; A.N : 𝑌 9018,77 2652,58 . cos 10° 5737 14819.47
𝑌 2411,57 N .

(5) => 𝑍 𝑇 𝑡 . sin 𝛿 𝑇 𝑍 ; A.N : 𝑍 9018,77 2652,58 . sin 10° 16976,51 5042,33
𝑍 23124,32 N .
Le calcul statique donne :

y
Cm
YB x
ZB
T1 A1 C
D YA B
R1 XA t T
A
E ZA
z
Modélisation en poutre :

E A B C

Recherche des efforts de cohésion :


 Zone [E A] 0 xd
𝑁 2294,66 𝑁 𝑀 𝑇 . 𝑟 16976,51*0.15=2546.48 N.m
𝑇 5737 𝑁 𝑀 16976,51. 𝑥
𝑇 16976,51 𝑁 𝑀 5737. 𝑥 + 344,2
𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑥 0, 𝑀 344,2 𝑁
𝑇 𝑇 𝑇 17919,7 𝑁 ; 𝑀 𝑀 𝑀
𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑥 𝑑 250𝑚𝑚, 𝑀 4381,86 𝑁. 𝑚
 Zone [A B] 0 xb :
𝑁 0𝑁 𝑀 2546.48 𝑁. 𝑚
𝑇 14819,47 11494 3325,47 𝑁 𝑀 5042,33. 𝑏 𝑥 1105,47. 𝑐 𝑥
𝑇 6147,81 𝑁 𝑀 14819,47. 𝑏 𝑥 11494. 𝑐 𝑥

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𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑥 0, 𝑀 4381,86 𝑁
𝑇 𝑇 𝑇 6989,59 𝑁 ; 𝑀 𝑀 𝑀
𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑥 𝑏 640𝑚𝑚, 𝑀 3233,17 𝑁. 𝑚

 Zone [B C] 0  x  (c  b) :
𝑁 0𝑁 𝑀 2546.48 𝑁. 𝑚
𝑇 11494 𝑁 𝑀 1105,47. 𝑐 𝑏 𝑥
𝑇 1105,47 𝑁 𝑀 11494. 𝑐 𝑏 𝑥
𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑥 0, 𝑀 3233,17 𝑁. 𝑚
𝑇 𝑇 𝑇 11547.04 𝑁 ; 𝑀 𝑀 𝑀
𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑥 𝑐 𝑏 640𝑚𝑚, 𝑀 0 𝑁. 𝑚

N(N) E A B C

2294,66
T(N)
17919,7
11545
6989,59

Mt(Nm)
2546.48

Mf (Nm)
4381,86
3233

Les diagrammes représentatifs de l’évolution des différentes sollicitations sont donnés ci-dessus :
D’après les diagrammes représentatifs des différentes sollicitations, on remarque que la section la plus sollicitée
𝑀 4381.86 𝑁. 𝑚
est celle d’abscisse x=d, où
𝑀 2546.86 𝑁. 𝑚
Matériau 55 si7  Re  600 MPa  max adm  RPe 
Re 600
  120 MPa.
 Rr  800 MPa 5 5
 Calcul approximatif du diamètre :

y M i 32 Mi
    max adm
I GZ  d3                

Avec M i  M f2  M 2t

       𝑑 √4381.86 2546.86 0,075𝑚 75𝑚𝑚 


. .

 Vérification : Critère de Von Mises (acier dur)


. , . ,
√𝜎 3𝜏 3 = 3 𝜎
. , . ,
118444359,1 120000000 , condition vérifiée : le diamètre 75mm permet à l’arbre de résister en toute
sécurité, il reste à refaire le calcul en tenant compte des concentrations de contrainte.

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