Calcul des arbres en génie mécanique
Calcul des arbres en génie mécanique
U 2020/2021
1ère partie :
Aciers au carbone
Rr
Nuances Re (N/mm²) A% K
(N/mm²)
normalisées ou MPa (maxi) (daJ/cm²)
ou MPa
Caractéristiques mécaniques
Trempabilité
cémentation
Taille des
pièces
Exemple d’utilisation
Pour
Nuances
Rr Re K propriétés
A%
(daN/mm²) (daN/mm²) (daJ/cm²)
Bien sûr, cette liste n’est pas exhaustive ; il existe de très nombreuses autres nuances.
On peut utiliser dans d’autres cas des arbres en alliage d’aluminium ou en titane (aviation...) ou bien en matériaux
composites.
En A, rotule :
Deux zones de contacts A B
X A x YA y Z A z
assurent le guidage (deux
Y
0 A
éléments de liaisons)
Un seul élément assure l’arrêt En B, linéaire annulaire
axial de l’arbre X Y B y Z B z
0 B
Afin de déterminer les actions mécaniques exercées sur un arbre au niveau des liaisons, on isole l'arbre
et on applique le principe fondamental de la statique ou de la dynamique selon l'importance des effets d'inertie.
Ti G T2 / 1 G
Avec G sur la ligne moyenne.
On peut déterminer la relation entre le torseur des efforts intérieurs et le torseur des efforts extérieurs appliqués
à chacun des tronçons 1 et 2, pour cela traduisons leur équilibre.
Equilibre de 1 :
Appliquons le PFS au tronçon 1 : Text / 1 G T2 / 1 G 0
Pour les arbres, généralement toutes les sections droites sont circulaires. Dans ce cas tous les axes appartenant à
ces sections et passant par leurs centres, sont axes principaux d'inertie.
On fera en sorte de toujours choisir la base locale qui minimise le nombre de composantes du torseur des efforts
intérieurs.
Ri Nx Tz
Ti G
t
M G ,i Mtx Mfy G
Les conditions de résistance dans les cas de sollicitations simples sont : Rpg : résistance pratique au glissement
Quelle que soit la méthode de calcul employée, la démarche à suivre pour résoudre un problème est simplement
et sensiblement la même. Les étapes sont :
• Calculer les actions mécaniques, dans les différentes sections droites de la poutre
• Déterminer les torseurs des efforts de cohésion.
• Tracer les diagrammes des efforts de cohésion.
• Déterminer la section critique de la poutre (la plus dangereuse ou la plus sollicitée).
• Déterminer le moment idéal Mi :
M i M f2 M 2t
• Calculer le diamètre nécessaire de la section critique pour résister à ces efforts, ou vérifier la sécurité à
cette section critique (si son diamètre est connu).
Le calcul de la contrainte nominale se fait avec la formule suivante :
y Mi y
M 2f M 2t max adm
I GZ I GZ
Où : σmax adm : contrainte maximale admissible à la traction
IGZ : moment quadratique de la section de l’arbre.
Mf : moment de flexion maxi
Mt : moment de torsion maxi.
y : distance du point considéré % à la fibre neutre.
d d4
Pour un arbre de section circulaire : y = , I GZ
2 64
32
Donc M f2 M 2t max adm
d 3
32
d3 M f2 M 2t
mad
En partant du diamètre minimum (prédéterminé précédemment) on construit (arbre avec ses différentes
dispositions (rainures de clavettes, cannelures, épaulements, gorges,…). Pour la vérification de sa tenue en
fatigue, les concentrateurs de contraintes sont pris en compte par l'affectation des facteurs de concentration Kto
en torsion et Ktf en flexion. Le critère de résistance devient :
eq K tf 2 3K to 2 D
• Les valeurs des facteurs de concentration des contraintes sont données en annexe.
Prof : BEN AISSA Chokri Page 17
• Valeurs approximatives des limites d'endurance : σD
- Aciers σD ≈ 0,5 σr pour σr ≤ 1400 Mpa
σD ≈ 700 Mpa pour σr > 1400 Mpa
- Fontes et Aciers coulés : σD ≈ 0,4 σr
- Alliages d'aluminium et de Magnésium
σD ≈ 0,4 σr forgé, laminé
σD ≈ 0,3 σr coulé
1- Critère de Von Mises
Pour les arbres de transmission, on ne tient compte que des effets des moments de flexion et de torsion. Les
effets de concentration des contraintes ne sont pas aussi considérés, mais on doit vérifier ces arbres aux
sollicitations dynamiques. La relation suivante est très utilisée pour une prédétermination du diamètre de
l'arbre :
eq 2 3 2 max adm
Mt
τ est la contrainte tangentielle effective .y
I0
4N 32Mf 2 16M t 2
Ou bien eq (K tt K tf ) 3(K to ) max ad
d 2 d 3 d 3
2- Critère de Treska
eq 2 4 2 max adm
4N 32Mf 2 16M t 2
Ou bien eq (K tt K tf ) 4(K to ) max ad
d 2
d 3
d 3
En plus de transmettre la puissance, les arbres servent à maintenir les positions relatives des divers
éléments de machines. La déformation latérale est plus critique lorsque des engrenages sont montés sur un arbre
ou lorsque ce dernier est supporté par des paliers. La déformation en torsion peut affecter le synchronisme ou le
déphasage des machines entraînées. Dans de tels cas, on détermine en général la dimension de (arbre en tenant
compte d'abord de sa rigidité et en vérifiant en suite sa résistance.
MtL MtL 32
lim lim d4 MtL
IG G d 4 lim G
G
32
avec : Mt :couple ou moment de torsion
IG : moment quadratique polaire de la section de l’arbre
G : module d’élasticité transversale du matériau
L : Longueur du tronçon d’arbre sollicité à la traction
V- APPLICATION :
ARBRE D'ENTRÉE D'UN BROYEUR
Le dessin d’ensemble ci-après représente un arbre d'entrée d'un broyeur à cailloux de grande capacité. Sa
modélisation avec ses caractéristiques géométriques sont données sur le schéma simplifié ci- après.
Les caractéristiques mécaniques sont les suivantes :
Matériau : 55 Si 7.
Re = 600 Mpa ; Rr = 800 Mpa
L'étude qui suit a pour but de calculer le diamètre de cet arbre à partir des méthodes évoquées dans le cours.
f
sin
N =750 tr/min ; b =640; c = 920 ; d = 250; 2R = 800; 2r=300; P = 200 Kw ; e 3.4 ; = 21.8°; = 10°; 𝛼 20°
Les liaisons entre l’arbre et le bâti en A et B sont réalisées par l'intermédiaire de bagues lisses, avec jeu.
Leur longueur autorise un léger rotulage. On modélisera la liaison pivot de manière isostatique par l'association
d’une rotule et d’un linéaire annulaire.
CA=c=54
AB=b=90
BO=a=65
Ø 80…….
C A B O
Ø 72….
Ø 30 ….
Ø 35….
Echelle :1/2
y T
z 45 45 25
Données:
3
P.30 200.10 .30 2546 ,48
où Cm 2546,48N .m t 2652 ,58 N
.N .750 0 .4 * 2 .4
T=2652,58*3,4=9018,77N ; Cm= 2546,48 N.m; t = 2652,58N ; T = 9018,77N
0 0 0 0 0 b 0 0
ba / arb B YB 0 ba / arb A YB 0 YB 0 ba / arb A YB Z B .b
Z 0 B Z 0 Z 0 Z YB .b A
B B B A B
Appliquons le principe fondamental de la statique au point A :
0 DR / p .sin( ).sin( ) X A 0 0
R.(T t ) DR / p .[Link]( ) 0 0 0
(T t ).cos( ) D .sin( ).cos( ) Y Y 0
R/ p A B
c.(T t ).sin( ) DR / p .d .cos( ) 0 b.Z B 0
(T t ).sin( ) D .cos( ) Z Z 0
R/ p A B
c.(T t ).cos( ) DR / p .(d .sin( ).cos( ) [Link]( ).sin( )) [Link] 0
Que l’on peut écrire sous la forme suivante:
(1) A1 X A 0 0
(2) R.(T t ) r.T1 0
(3) (T t ).cos( ) R1 YA YB 0
(4) c.(T t ).sin( ) d .T1 b.Z B 0
(5) (T t ).sin( ) T1 Z A Z B 0
(6) c.(T t ).cos( ) (d .R1 r. A1 ) [Link] 0
f
sin .
(2) => 𝑇 𝑅 𝑇 𝑡 /𝑟 => 𝑇 𝑡 e 1 ; A.N : 𝑇 .
∗ 2652,58 ∗ 2,4 𝑇 16976,51 N
𝐴 𝑋 => 𝐴 2294,66 𝑁
𝑅 𝐷𝑅/𝑃 sin 𝛼 . cos 𝛾 ; A.N : 𝑅 18066 sin 20° . cos 21,8° => 𝑅 5737 𝑁
. . . , . , , . ° , . ,
(4) => 𝑍 ; A.N : 𝑍 => 𝑍 -5042,33 N
,
. . . . , . , , . ° , . , . ,
(6) => 𝑌 ; A.N : 𝑌
,
𝑌 14819.47 N .
(3) => 𝑌 𝑇 𝑡 . cos 𝛿 𝑅 𝑌 ; A.N : 𝑌 9018,77 2652,58 . cos 10° 5737 14819.47
𝑌 2411,57 N .
(5) => 𝑍 𝑇 𝑡 . sin 𝛿 𝑇 𝑍 ; A.N : 𝑍 9018,77 2652,58 . sin 10° 16976,51 5042,33
𝑍 23124,32 N .
Le calcul statique donne :
y
Cm
YB x
ZB
T1 A1 C
D YA B
R1 XA t T
A
E ZA
z
Modélisation en poutre :
E A B C
Zone [B C] 0 x (c b) :
𝑁 0𝑁 𝑀 2546.48 𝑁. 𝑚
𝑇 11494 𝑁 𝑀 1105,47. 𝑐 𝑏 𝑥
𝑇 1105,47 𝑁 𝑀 11494. 𝑐 𝑏 𝑥
𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑥 0, 𝑀 3233,17 𝑁. 𝑚
𝑇 𝑇 𝑇 11547.04 𝑁 ; 𝑀 𝑀 𝑀
𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑥 𝑐 𝑏 640𝑚𝑚, 𝑀 0 𝑁. 𝑚
N(N) E A B C
2294,66
T(N)
17919,7
11545
6989,59
Mt(Nm)
2546.48
Mf (Nm)
4381,86
3233
Les diagrammes représentatifs de l’évolution des différentes sollicitations sont donnés ci-dessus :
D’après les diagrammes représentatifs des différentes sollicitations, on remarque que la section la plus sollicitée
𝑀 4381.86 𝑁. 𝑚
est celle d’abscisse x=d, où
𝑀 2546.86 𝑁. 𝑚
Matériau 55 si7 Re 600 MPa max adm RPe
Re 600
120 MPa.
Rr 800 MPa 5 5
Calcul approximatif du diamètre :
y M i 32 Mi
max adm
I GZ d3
Avec M i M f2 M 2t