Cours 2 Coho de Rham
Cours 2 Coho de Rham
Abdelhak Abouqateb
Master S3 2021-2022
1
I Définition : Pour toute variété V de dimension n, on définit
l’espace vectoriel gradué
H∗ (V ) = H0 (V ) ⊕ H1 (V ) ⊕ · · · ⊕ Hn (V )
2
I Définition : Pour toute variété V de dimension n, on définit
l’espace vectoriel gradué
H∗ (V ) = H0 (V ) ⊕ H1 (V ) ⊕ · · · ⊕ Hn (V )
H∗ (V ) = H0 (V ) ⊕ H1 (V ) ⊕ · · · ⊕ Hn (V )
5
Formes différentielles :
Soit V une variété différentielle de dimension n. Soit
p ∈ {1, . . . , n}.
6
Formes différentielles :
Soit V une variété différentielle de dimension n. Soit
p ∈ {1, . . . , n}. Une p-forme différentielle ω sur V est :
7
Formes différentielles :
Soit V une variété différentielle de dimension n. Soit
p ∈ {1, . . . , n}. Une p-forme différentielle ω sur V est :
8
Formes différentielles :
Soit V une variété différentielle de dimension n. Soit
p ∈ {1, . . . , n}. Une p-forme différentielle ω sur V est :
Soit ψ : V → W . On définit
ψ ∗ : Ωp (W ) → Ωp (V )
par la formule :
Et pour p = 0, on pose ψ ∗ (f ) = f ◦ ψ.
12
Image réciproque :
Soit ψ : V → W . On définit
ψ ∗ : Ωp (W ) → Ωp (V )
par la formule :
Et pour p = 0, on pose ψ ∗ (f ) = f ◦ ψ.
On a :
(ψ ◦ φ)∗ = φ∗ ◦ ψ ∗
13
Différentielle extérieure :
14
Différentielle extérieure :
15
Cohomologie :
On a la propriété :
d ◦d =0
Cohomologie :
On a la propriété :
d ◦d =0
On appellera p ième espace de cohomologie de de Rham de
V le quotient :
ker(d : Ωp (V ) → Ωp+1 (V ))
H p (V ) =
im(d : Ωp−1 (V ) → Ωp (V ))
Cohomologie :
On a la propriété :
d ◦d =0
On appellera p ième espace de cohomologie de de Rham de
V le quotient :
ker(d : Ωp (V ) → Ωp+1 (V ))
H p (V ) =
im(d : Ωp−1 (V ) → Ωp (V ))
La cohomologie de de Rham de V est l’espace vectoriel
gradué
n
M
H ∗ (V ) = H p (V )
p=0
Pour ψ : V → W , on a
ψ∗ ◦ d = d ◦ ψ∗
19
Pour ψ : V → W , on a
ψ∗ ◦ d = d ◦ ψ∗
H ∗ (ψ) : H ∗ (W ) → H ∗ (V )
20
Pour ψ : V → W , on a
ψ∗ ◦ d = d ◦ ψ∗
H ∗ (ψ) : H ∗ (W ) → H ∗ (V )
On a :
H ∗ (φ ◦ ψ) = H ∗ (φ) ◦ H ∗ (ψ)
21
Invariance par homotopie :
Définition Soit ι : W ,→ V une sous-variété plongée. On dira
que W est un retract par déformation de V s’il existe une
application différentiable r : V → W (rétraction) telle que :
1 r ◦ ι = IdW ,
2 ι ◦ r est homotope à IdV .
22
Invariance par homotopie :
Définition Soit ι : W ,→ V une sous-variété plongée. On dira
que W est un retract par déformation de V s’il existe une
application différentiable r : V → W (rétraction) telle que :
1 r ◦ ι = IdW ,
2 ι ◦ r est homotope à IdV .
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Invariance par homotopie :
Définition Soit ι : W ,→ V une sous-variété plongée. On dira
que W est un retract par déformation de V s’il existe une
application différentiable r : V → W (rétraction) telle que :
1 r ◦ ι = IdW ,
2 ι ◦ r est homotope à IdV .
24
Lemme de Mayer-Vietoris :
· · · −→ H p (V ) −→ H p (U1 ) ⊕ H p (U2 ) −→
δ
H p (U1 ∩ U2 ) −→ H p+1 (V ) −→ · · ·
où δ est l’opérateur connectant.
25
Dualité de Poincaré :
DV : H p (V ) → (Hcn−p (V ))∗
en posant : Z
< DV ([α]), [β] >= α∧β
V
Dualité de Poincaré :
DV : H p (V ) → (Hcn−p (V ))∗
en posant : Z
< DV ([α]), [β] >= α∧β
V
Théorème L’application DV est un isomorphisme linéaire.
1) Si V est connexe orientée.
En intégrant les n-formes à support compact sur V nous
obtenons un isomorphisme canonique
Z
∼
=
: Hcn (V ) −→ IR
V
R
L’élément θV ∈ Hnc (V) tel que V θV = 1 est appelé classe
fondamentale de V et noté [V ].
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1) Si V est connexe orientée.
En intégrant les n-formes à support compact sur V nous
obtenons un isomorphisme canonique
Z
∼
=
: Hcn (V ) −→ IR
V
R
L’élément θV ∈ Hnc (V) tel que V θV = 1 est appelé classe
fondamentale de V et noté [V ].
2) Si V est compacte connexe orientée.
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1) Si V est connexe orientée.
En intégrant les n-formes à support compact sur V nous
obtenons un isomorphisme canonique
Z
∼
=
: Hcn (V ) −→ IR
V
R
L’élément θV ∈ Hnc (V) tel que V θV = 1 est appelé classe
fondamentale de V et noté [V ].
2) Si V est compacte connexe orientée.
Les nombres de Betti, définis par bp = dim(Hp (V)),
satisfont les relations bp = bn−p .
30
1) Si V est connexe orientée.
En intégrant les n-formes à support compact sur V nous
obtenons un isomorphisme canonique
Z
∼
=
: Hcn (V ) −→ IR
V
R
L’élément θV ∈ Hnc (V) tel que V θV = 1 est appelé classe
fondamentale de V et noté [V ].
2) Si V est compacte connexe orientée.
Les nombres de Betti, définis par bp = dim(Hp (V)),
satisfont les relations bp = bn−p . En particulier
X X
χ(V ) = (−1)p bp = (−1)n (−1)n−p bn−p = (−1)n χ(V )
31
1) Si V est connexe orientée.
En intégrant les n-formes à support compact sur V nous
obtenons un isomorphisme canonique
Z
∼
=
: Hcn (V ) −→ IR
V
R
L’élément θV ∈ Hnc (V) tel que V θV = 1 est appelé classe
fondamentale de V et noté [V ].
2) Si V est compacte connexe orientée.
Les nombres de Betti, définis par bp = dim(Hp (V)),
satisfont les relations bp = bn−p . En particulier
X X
χ(V ) = (−1)p bp = (−1)n (−1)n−p bn−p = (−1)n χ(V )
32
Cohomologie et actions de groupes :
33
Cohomologie et actions de groupes :
g .α = Rg∗ (α)
Cohomologie et actions de groupes :
g .α = Rg∗ (α)
g .α = Rg∗ (α)
(H p (V ))G = H p (V )
.
G est connexe
(H p (V ))G = H p (V )
.
Autrement dit, l’action de G sur la cohomologie est triviale
G est connexe
(H p (V ))G = H p (V )
.
Autrement dit, l’action de G sur la cohomologie est triviale ; la
raison est que pour tout g ∈ G le difféomorphisme Rg est
homotope à l’identité de V (il suffit de considérer
γ : [0, 1] → G un chemin dans G reliant e et g et définir
ensuite l’homotopie H(t, x) = Rγ(t) (x) ).
39
Cohomologie des formes invariantes :
41
Cohomologie des formes invariantes :
42
Cohomologie des formes invariantes :
43
Cohomologie des formes invariantes :
44
m est définie par la formule
Z
m(α) = − F ∗ (α) ∧ (p2 )∗ (µG ),
G
45
m est définie par la formule
Z
m(α) = − F ∗ (α) ∧ (p2 )∗ (µG ),
G
ou encore
Z
1 k
m(α)x (X , ..., X ) = αg −1 x (g∗−1 Xx1 , ..., g∗−1 Xxk )µG
G
lemme m commute aux différentielles.
.
lemme m commute aux différentielles.
51
lemme m commute aux différentielles.
52
lemme m commute aux différentielles.
53
Cohomologie de l’espace projectif réel :
54
Cohomologie de l’espace projectif réel :
55
Cohomologie de l’espace projectif réel :
56
Cohomologie de l’espace projectif réel :
H p (IRPn ) ∼
= (H p (S n ))Z2
57
Par conséquent : H p (IRPn ) = 0 pour tout p = 1, · · · , n − 1.
Par conséquent : H p (IRPn ) = 0 pour tout p = 1, · · · , n − 1.
Pour p = n, nous avons H n (S n ) est la droite vectorielle
engendrée par la forme volume
n
X
ω= (−1)n xi dx1 ∧ · · · ∧ dx
ci ∧ · · · ∧ dxn+1
i=1
Par conséquent : H p (IRPn ) = 0 pour tout p = 1, · · · , n − 1.
Pour p = n, nous avons H n (S n ) est la droite vectorielle
engendrée par la forme volume
n
X
ω= (−1)n xi dx1 ∧ · · · ∧ dx
ci ∧ · · · ∧ dxn+1
i=1
H 2j ( CP
| n
) = IR et H 2j+1 ( CP
| n
) = 0.
Formes bi-invariantes :
Désignons par (Ω∗ (G ))LR l’espace des formes bi-invariantes
sur G groupe de Lie compact connexe. On a :
Hp ∼
= (Ωp (G ))LR .
71
Formes bi-invariantes :
Désignons par (Ω∗ (G ))LR l’espace des formes bi-invariantes
sur G groupe de Lie compact connexe. On a :
Hp ∼
= (Ωp (G ))LR .
L’application
Vp ∗ ω 7→ ωe définit un isomorphisme de (Ωp (G ))L
sur G ;
72
Formes bi-invariantes :
Désignons par (Ω∗ (G ))LR l’espace des formes bi-invariantes
sur G groupe de Lie compact connexe. On a :
Hp ∼
= (Ωp (G ))LR .
L’application
Vp ∗ ω 7→ ωe définit un isomorphisme de (Ωp (G ))L
sur G ; celle-ci va aussi induire par restriction un
isomorphisme de (Ω∗ (G ))LR sur l’espace ( p G ∗ )Ad des
V
p-formes alternées sur G qui sont invariante par la
représentation adjointe du groupe G ,
73
Formes bi-invariantes :
Désignons par (Ω∗ (G ))LR l’espace des formes bi-invariantes
sur G groupe de Lie compact connexe. On a :
Hp ∼
= (Ωp (G ))LR .
L’application
Vp ∗ ω 7→ ωe définit un isomorphisme de (Ωp (G ))L
sur G ; celle-ci va aussi induire par restriction un
isomorphisme de (Ω∗ (G ))LR sur l’espace ( p G ∗ )Ad des
V
p-formes alternées sur G qui sont invariante par la
représentation adjointe du groupe G , i.e. les formes ωe telles
que pour tout g ∈ G on a :
74
Et grace à la connexité de G V
nous obtenons une identification
entre (Ω (G )) et l’espace ( p G ∗ )ad des p-formes alternées
p LR
75
Et grace à la connexité de G V nous obtenons une identification
entre (Ω (G )) et l’espace ( p G ∗ )ad des p-formes alternées
p LR
76
Nous venons d’établir :
Théorème.
Pour tout groupe de Lie compact connexe G :
p
∼
^
H (G ) = ( G ∗ )ad
p
77
Nous venons d’établir :
Théorème.
Pour tout groupe de Lie compact connexe G :
p
∼
^
H (G ) = ( G ∗ )ad
p
Corollaire.
Pour tout groupe de Lie compact connexe G , H 1 (G ) est
isomorphe au dual de G/[G, G].
En particulier on a l’équivalence :
H 1 (G ) = 0 ⇔ [G, G] = G
78
Le groupe G étant compact, on peut alors munir l’espace G
d’un produit scalaire <, > invariant par la représentation
adjointe de G
Le groupe G étant compact, on peut alors munir l’espace G
d’un produit scalaire <, > invariant par la représentation
adjointe de G ; c’est-à-dire :
pour tous Y , X1 , X2 ∈ G.
Le groupe G étant compact, on peut alors munir l’espace G
d’un produit scalaire <, > invariant par la représentation
adjointe de G ; c’est-à-dire :
pour tous Y , X1 , X2 ∈ G. V
On peut ainsi définir ωe ∈ ( 3 G)∗ :
Corollaire
Les seules sphères qui sont des groupes de Lie sont S 0 , S 1 et
S 3.
Théorème de de Rham
88
Soit V une variété différentiable. Un p-simplexe singulier sur
V est la donnée d’une application σ : 4p → V .
89
Soit V une variété différentiable. Un p-simplexe singulier sur
V est la donnée d’une application σ : 4p → V . On appelle
p-chaine
P singulière réelle toute combinaison linéaire finie
c = σ aσ σ à coefficients réels (aσ ∈ IR) de p-simplexes
singuliers 4p .
90
Soit V une variété différentiable. Un p-simplexe singulier sur
V est la donnée d’une application σ : 4p → V . On appelle
p-chaine
P singulière réelle toute combinaison linéaire finie
c = σ aσ σ à coefficients réels (aσ ∈ IR) de p-simplexes
singuliers 4p . L’ensemble Cp (V ; IR) de telles p-chaines
singulières est un IR-espace vectoriel.
91
A tout p-simplexe σ sur V (p ≥ 1), et pour tout
i ∈ {0, 1, · · · , p} on peut définir le (p − 1)-simplexe
∂i σ = σ ◦ kip−1 .
92
A tout p-simplexe σ sur V (p ≥ 1), et pour tout
i ∈ {0, 1, · · · , p} on peut définir le (p − 1)-simplexe
∂i σ = σ ◦ kip−1 . En effectuant la somme alternée :
P p i
i=0 (−1) ∂i σ, nous obtenons une (p − 1)-chaine qu’on
notera ∂σ.
93
A tout p-simplexe σ sur V (p ≥ 1), et pour tout
i ∈ {0, 1, · · · , p} on peut définir le (p − 1)-simplexe
∂i σ = σ ◦ kip−1 . En effectuant la somme alternée :
P p i
i=0 (−1) ∂i σ, nous obtenons une (p − 1)-chaine qu’on
notera ∂σ. Nous pouvons ainsi définir un opérateur linéaire
94
A tout p-simplexe σ sur V (p ≥ 1), et pour tout
i ∈ {0, 1, · · · , p} on peut définir le (p − 1)-simplexe
∂i σ = σ ◦ kip−1 . En effectuant la somme alternée :
P p i
i=0 (−1) ∂i σ, nous obtenons une (p − 1)-chaine qu’on
notera ∂σ. Nous pouvons ainsi définir un opérateur linéaire
95
L’espace vectoriel dual C ∗ (V ; IR) = Hom(C∗ (V ; IR), IR) muni
de la différentielle transposée ∂ 0 , donnée par
< ∂ 0 T , c >=< T , ∂c >, est aussi un complexe différentiel.
96
L’espace vectoriel dual C ∗ (V ; IR) = Hom(C∗ (V ; IR), IR) muni
de la différentielle transposée ∂ 0 , donnée par
< ∂ 0 T , c >=< T , ∂c >, est aussi un complexe différentiel.
Les éléments de C ∗ (V ; IR) sont appelés cochaı̂nes sur V . La
cohomologie du complexe (C ∗ (V ; IR), ∂ 0 ) est appelée
cohomologie singulière réelle de V ; et notée H ∗ (V , IR).
97
A toute p-forme ω ∈ Ωp (V ), on peut associer la p-cochaı̂ne
IV (ω) définie par :
Z
IV (ω)(c) = ω.
c
98
A toute p-forme ω ∈ Ωp (V ), on peut associer la p-cochaı̂ne
IV (ω) définie par :
Z
IV (ω)(c) = ω.
c
99
A toute p-forme ω ∈ Ωp (V ), on peut associer la p-cochaı̂ne
IV (ω) définie par :
Z
IV (ω)(c) = ω.
c
100
A toute p-forme ω ∈ Ωp (V ), on peut associer la p-cochaı̂ne
IV (ω) définie par :
Z
IV (ω)(c) = ω.
c
101
A toute p-forme ω ∈ Ωp (V ), on peut associer la p-cochaı̂ne
IV (ω) définie par :
Z
IV (ω)(c) = ω.
c
103
Degré :
Soit f : V → W une application C ∞ entre variétés
différentielles connexes compactes orientées et de même
dimension n. On appelle degré de f et on note deg f le nombre
réel tel que
H n (f )θW = deg(f )θV
105
Application :
106
Théorème. [Brown-Sard] Pour toute application
différentiable f : V → W , l’ensemble des valeurs
régulières est dense dans W .
,
Théorème. [Brown-Sard] Pour toute application
différentiable f : V → W , l’ensemble des valeurs
régulières est dense dans W .
Revenons maintenant au cas où dim(V ) = dim(W ) = n et
soit y une valeur régulière de f . Pour tout x ∈ f −1 (y )
l’application Tx f est alors un isomorphisme, et par suite un
difféomorphisme local autour x.
,
Théorème. [Brown-Sard] Pour toute application
différentiable f : V → W , l’ensemble des valeurs
régulières est dense dans W .
Revenons maintenant au cas où dim(V ) = dim(W ) = n et
soit y une valeur régulière de f . Pour tout x ∈ f −1 (y )
l’application Tx f est alors un isomorphisme, et par suite un
difféomorphisme local autour x. En particulier les éléments de
f −1 (y ) sont des points isolés. La compacité de V implique
alors que f −1 (y ) est un ensemble fini {m1 , · · · , mk }.
,
Théorème. [Brown-Sard] Pour toute application
différentiable f : V → W , l’ensemble des valeurs
régulières est dense dans W .
Revenons maintenant au cas où dim(V ) = dim(W ) = n et
soit y une valeur régulière de f . Pour tout x ∈ f −1 (y )
l’application Tx f est alors un isomorphisme, et par suite un
difféomorphisme local autour x. En particulier les éléments de
f −1 (y ) sont des points isolés. La compacité de V implique
alors que f −1 (y ) est un ensemble fini {m1 , · · · , mk }. Il existe
des voisinages ouverts disjoints Di de mi et un voisinage
ouvert U de y tels que f −1 (U) = ∪ki=1 Di et la restriction de f
à Di soit un difféomorphisme sur U.
,
Théorème. [Brown-Sard] Pour toute application
différentiable f : V → W , l’ensemble des valeurs
régulières est dense dans W .
Revenons maintenant au cas où dim(V ) = dim(W ) = n et
soit y une valeur régulière de f . Pour tout x ∈ f −1 (y )
l’application Tx f est alors un isomorphisme, et par suite un
difféomorphisme local autour x. En particulier les éléments de
f −1 (y ) sont des points isolés. La compacité de V implique
alors que f −1 (y ) est un ensemble fini {m1 , · · · , mk }. Il existe
des voisinages ouverts disjoints Di de mi et un voisinage
ouvert U de y tels que f −1 (U) = ∪ki=1 Di et la restriction de f
n
Rà Di soit un difféomorphisme sur U. Soit ω ∈ Ωc (U) telle que
W
ω = 1,
Théorème. [Brown-Sard] Pour toute application
différentiable f : V → W , l’ensemble des valeurs
régulières est dense dans W .
Revenons maintenant au cas où dim(V ) = dim(W ) = n et
soit y une valeur régulière de f . Pour tout x ∈ f −1 (y )
l’application Tx f est alors un isomorphisme, et par suite un
difféomorphisme local autour x. En particulier les éléments de
f −1 (y ) sont des points isolés. La compacité de V implique
alors que f −1 (y ) est un ensemble fini {m1 , · · · , mk }. Il existe
des voisinages ouverts disjoints Di de mi et un voisinage
ouvert U de y tels que f −1 (U) = ∪ki=1 Di et la restriction de f
Rà Di soit un difféomorphisme sur U. ∗Soit ω P∈ Ωnc (U) telle que
W
ω = 1,nous obtenons ainsi que f (ω) = ki=1 ωi avec ωi
est l’image réciproque de ω par le difféomorphisme f|Di .
Théorème. [Brown-Sard] Pour toute application
différentiable f : V → W , l’ensemble des valeurs
régulières est dense dans W .
Revenons maintenant au cas où dim(V ) = dim(W ) = n et
soit y une valeur régulière de f . Pour tout x ∈ f −1 (y )
l’application Tx f est alors un isomorphisme, et par suite un
difféomorphisme local autour x. En particulier les éléments de
f −1 (y ) sont des points isolés. La compacité de V implique
alors que f −1 (y ) est un ensemble fini {m1 , · · · , mk }. Il existe
des voisinages ouverts disjoints Di de mi et un voisinage
ouvert U de y tels que f −1 (U) = ∪ki=1 Di et la restriction de f
Rà Di soit un difféomorphisme sur U. ∗Soit ω P∈ Ωnc (U) telle que
W
ω = 1,nous obtenons ainsi que f (ω) = ki=1 ωi avec ωi
est l’image réciproque de ω par le difféomorphisme f|Di . Il en
découle : Z X
f ∗ (ω) = ±1
V x∈f −1 (y )