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Cours 2 Coho de Rham

Ce document présente les concepts de base de la cohomologie de de Rham. Il définit les espaces de cohomologie de de Rham d'une variété et présente certaines de leurs propriétés comme l'invariance par homotopie et la dualité de Poincaré.

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Cours 2 Coho de Rham

Ce document présente les concepts de base de la cohomologie de de Rham. Il définit les espaces de cohomologie de de Rham d'une variété et présente certaines de leurs propriétés comme l'invariance par homotopie et la dualité de Poincaré.

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Cohomologie de de Rham -2-

Abdelhak Abouqateb

Université Cadi Ayyad


Faculté des sciences et Techniques Marrakech

Master S3 2021-2022

1
I Définition : Pour toute variété V de dimension n, on définit
l’espace vectoriel gradué

H∗ (V ) = H0 (V ) ⊕ H1 (V ) ⊕ · · · ⊕ Hn (V )

2
I Définition : Pour toute variété V de dimension n, on définit
l’espace vectoriel gradué

H∗ (V ) = H0 (V ) ⊕ H1 (V ) ⊕ · · · ⊕ Hn (V )

I Propriétés : En plus de l’invariance par homotopie et du


Lemme de Mayer-Vietoris. Dualité de Poincaré
I Définition : Pour toute variété V de dimension n, on définit
l’espace vectoriel gradué

H∗ (V ) = H0 (V ) ⊕ H1 (V ) ⊕ · · · ⊕ Hn (V )

I Propriétés : En plus de l’invariance par homotopie et du


Lemme de Mayer-Vietoris. Dualité de Poincaré

I Un théorème : Cohomologie des formes invariantes.


(Cohomologie d’un groupe de Lie compact connexe)
Formes différentielles :
Soit V une variété différentielle de dimension n.

5
Formes différentielles :
Soit V une variété différentielle de dimension n. Soit
p ∈ {1, . . . , n}.

6
Formes différentielles :
Soit V une variété différentielle de dimension n. Soit
p ∈ {1, . . . , n}. Une p-forme différentielle ω sur V est :

7
Formes différentielles :
Soit V une variété différentielle de dimension n. Soit
p ∈ {1, . . . , n}. Une p-forme différentielle ω sur V est :

B La donnée en tout point x ∈ V d’une p-forme multilinéaire


alternée ωx sur l’espace tangent Tx V , telle pour toute famille
X 1 , . . . , X p de champs de vecteurs sur V , l’application :
ω(X 1 , · · · , X p ) : x 7→ ωx (Xx1 , · · · , Xxp )
soit différentiable

8
Formes différentielles :
Soit V une variété différentielle de dimension n. Soit
p ∈ {1, . . . , n}. Une p-forme différentielle ω sur V est :

B La donnée en tout point x ∈ V d’une p-forme multilinéaire


alternée ωx sur l’espace tangent Tx V , telle pour toute famille
X 1 , . . . , X p de champs de vecteurs sur V , l’application :
ω(X 1 , · · · , X p ) : x 7→ ωx (Xx1 , · · · , Xxp )
soit différentiable

 Ecriture locale : Si (U, (x1 , · · · , xp )) est un système de


coordonnées locales, l’expression de ω sur U est donnée par :
X
ωU = fI dxI
I

où I = (i1 < . . . < ip ), fI ∈ C (V ) et dxI = dxi1 ∧ · · · ∧ dxip
9
Par recollement :

Si on part d’un recouvrement de V par des ouverts (Uα ) et


que l’on se donne sur une famille de p-formes différentielles ωα
telle que sur les intersections non vides Uα ∩ Uβ on a ωα = ωβ ,
alors il existe une forme différentielle globale ω sur V dont la
restriction à chaque Uα coı̈ncide avec Uα .
Par recollement :

Si on part d’un recouvrement de V par des ouverts (Uα ) et


que l’on se donne sur une famille de p-formes différentielles ωα
telle que sur les intersections non vides Uα ∩ Uβ on a ωα = ωβ ,
alors il existe une forme différentielle globale ω sur V dont la
restriction à chaque Uα coı̈ncide avec Uα .

On pose Ω0 (V ) = C ∞ (V ) et on désignera par Ωp (V ) l’espace


des p-formes différentielles sur V , et Ω∗ (V ) l’espace vectoriel
gradué :
M n
Ωp (V )
p=0
Image réciproque :

Soit ψ : V → W . On définit

ψ ∗ : Ωp (W ) → Ωp (V )

par la formule :

ψ ∗ (ω)(X 1 , . . . , X p )(x) = ωψ(x) (Tx ψ(X 1 ), . . . , Tx ψ(X p ))

Et pour p = 0, on pose ψ ∗ (f ) = f ◦ ψ.

12
Image réciproque :

Soit ψ : V → W . On définit

ψ ∗ : Ωp (W ) → Ωp (V )

par la formule :

ψ ∗ (ω)(X 1 , . . . , X p )(x) = ωψ(x) (Tx ψ(X 1 ), . . . , Tx ψ(X p ))

Et pour p = 0, on pose ψ ∗ (f ) = f ◦ ψ.
On a :
(ψ ◦ φ)∗ = φ∗ ◦ ψ ∗

13
Différentielle extérieure :

C’est l’opérateur linéaire


d : Ωp (V ) → Ωp+1 (V )
donné par :
p
X
0 p
dω(X , . . . , X ) = (−1)i X i (ω(X 0 , · · · , X
ci , · · · , X p ))+
i=0
X
(−1)i+j ω([X i , X j ], X 0 , · · · , X
ci , · · · , X p )
i<j

14
Différentielle extérieure :

C’est l’opérateur linéaire


d : Ωp (V ) → Ωp+1 (V )
donné par :
p
X
0 p
dω(X , . . . , X ) = (−1)i X i (ω(X 0 , · · · , X
ci , · · · , X p ))+
i=0
X
(−1)i+j ω([X i , X j ], X 0 , · · · , X
ci , · · · , X p )
i<j
Expression locale :
X ∂f
d(fdxI ) = dxk ∧ dxI
k
∂xk

15
Cohomologie :

On a la propriété :
d ◦d =0
Cohomologie :

On a la propriété :
d ◦d =0
On appellera p ième espace de cohomologie de de Rham de
V le quotient :
ker(d : Ωp (V ) → Ωp+1 (V ))
H p (V ) =
im(d : Ωp−1 (V ) → Ωp (V ))
Cohomologie :

On a la propriété :
d ◦d =0
On appellera p ième espace de cohomologie de de Rham de
V le quotient :
ker(d : Ωp (V ) → Ωp+1 (V ))
H p (V ) =
im(d : Ωp−1 (V ) → Ωp (V ))
La cohomologie de de Rham de V est l’espace vectoriel
gradué
n
M
H ∗ (V ) = H p (V )
p=0
Pour ψ : V → W , on a

ψ∗ ◦ d = d ◦ ψ∗

19
Pour ψ : V → W , on a

ψ∗ ◦ d = d ◦ ψ∗

Ce qui permet d’obtenir

H ∗ (ψ) : H ∗ (W ) → H ∗ (V )

20
Pour ψ : V → W , on a

ψ∗ ◦ d = d ◦ ψ∗

Ce qui permet d’obtenir

H ∗ (ψ) : H ∗ (W ) → H ∗ (V )

On a :
H ∗ (φ ◦ ψ) = H ∗ (φ) ◦ H ∗ (ψ)

21
Invariance par homotopie :
Définition Soit ι : W ,→ V une sous-variété plongée. On dira
que W est un retract par déformation de V s’il existe une
application différentiable r : V → W (rétraction) telle que :
1 r ◦ ι = IdW ,
2 ι ◦ r est homotope à IdV .

22
Invariance par homotopie :
Définition Soit ι : W ,→ V une sous-variété plongée. On dira
que W est un retract par déformation de V s’il existe une
application différentiable r : V → W (rétraction) telle que :
1 r ◦ ι = IdW ,
2 ι ◦ r est homotope à IdV .

Théorème Si W est un retract par déformation de V , alors :


W et V ont mêmes espaces de cohomologie de de Rham.

23
Invariance par homotopie :
Définition Soit ι : W ,→ V une sous-variété plongée. On dira
que W est un retract par déformation de V s’il existe une
application différentiable r : V → W (rétraction) telle que :
1 r ◦ ι = IdW ,
2 ι ◦ r est homotope à IdV .

Théorème Si W est un retract par déformation de V , alors :


W et V ont mêmes espaces de cohomologie de de Rham.

Exemple. Pour tout disque épointé Ḋ ⊂ IRn+1 , on a :

H ∗ (Ḋ) = H ∗ (IRn+1 \ {0}) = H ∗ (S n )

24
Lemme de Mayer-Vietoris :

Théorème Pour tout recouvrement de V par deux ouverts


{U1 , U2 }, il existe une suite exacte longue (naturelle) de
cohomologie :

· · · −→ H p (V ) −→ H p (U1 ) ⊕ H p (U2 ) −→
δ
H p (U1 ∩ U2 ) −→ H p+1 (V ) −→ · · ·
où δ est l’opérateur connectant.

25
Dualité de Poincaré :

Soit V une variété différentiable orientée de dimension n. Pour


tout p, on définit une application linéaire :

DV : H p (V ) → (Hcn−p (V ))∗

en posant : Z
< DV ([α]), [β] >= α∧β
V
Dualité de Poincaré :

Soit V une variété différentiable orientée de dimension n. Pour


tout p, on définit une application linéaire :

DV : H p (V ) → (Hcn−p (V ))∗

en posant : Z
< DV ([α]), [β] >= α∧β
V
Théorème L’application DV est un isomorphisme linéaire.
1) Si V est connexe orientée.
En intégrant les n-formes à support compact sur V nous
obtenons un isomorphisme canonique
Z

=
: Hcn (V ) −→ IR
V
R
L’élément θV ∈ Hnc (V) tel que V θV = 1 est appelé classe
fondamentale de V et noté [V ].

28
1) Si V est connexe orientée.
En intégrant les n-formes à support compact sur V nous
obtenons un isomorphisme canonique
Z

=
: Hcn (V ) −→ IR
V
R
L’élément θV ∈ Hnc (V) tel que V θV = 1 est appelé classe
fondamentale de V et noté [V ].
2) Si V est compacte connexe orientée.

29
1) Si V est connexe orientée.
En intégrant les n-formes à support compact sur V nous
obtenons un isomorphisme canonique
Z

=
: Hcn (V ) −→ IR
V
R
L’élément θV ∈ Hnc (V) tel que V θV = 1 est appelé classe
fondamentale de V et noté [V ].
2) Si V est compacte connexe orientée.
Les nombres de Betti, définis par bp = dim(Hp (V)),
satisfont les relations bp = bn−p .

30
1) Si V est connexe orientée.
En intégrant les n-formes à support compact sur V nous
obtenons un isomorphisme canonique
Z

=
: Hcn (V ) −→ IR
V
R
L’élément θV ∈ Hnc (V) tel que V θV = 1 est appelé classe
fondamentale de V et noté [V ].
2) Si V est compacte connexe orientée.
Les nombres de Betti, définis par bp = dim(Hp (V)),
satisfont les relations bp = bn−p . En particulier
X X
χ(V ) = (−1)p bp = (−1)n (−1)n−p bn−p = (−1)n χ(V )

31
1) Si V est connexe orientée.
En intégrant les n-formes à support compact sur V nous
obtenons un isomorphisme canonique
Z

=
: Hcn (V ) −→ IR
V
R
L’élément θV ∈ Hnc (V) tel que V θV = 1 est appelé classe
fondamentale de V et noté [V ].
2) Si V est compacte connexe orientée.
Les nombres de Betti, définis par bp = dim(Hp (V)),
satisfont les relations bp = bn−p . En particulier
X X
χ(V ) = (−1)p bp = (−1)n (−1)n−p bn−p = (−1)n χ(V )

Il en résulte que χ(V ) = 0 dès que dim(V ) est impaire.

32
Cohomologie et actions de groupes :

Soit V une variété différentiable sur laquelle opère


différentiablement (à droite) un groupe de Lie G .

33
Cohomologie et actions de groupes :

Soit V une variété différentiable sur laquelle opère


différentiablement (à droite) un groupe de Lie G . Pour tout
g ∈ G et α ∈ Ω∗ (V ) on pose

g .α = Rg∗ (α)
Cohomologie et actions de groupes :

Soit V une variété différentiable sur laquelle opère


différentiablement (à droite) un groupe de Lie G . Pour tout
g ∈ G et α ∈ Ω∗ (V ) on pose

g .α = Rg∗ (α)

Nous obtenons ainsi une action de G sur Ω∗ (V ).


Cohomologie et actions de groupes :

Soit V une variété différentiable sur laquelle opère


différentiablement (à droite) un groupe de Lie G . Pour tout
g ∈ G et α ∈ Ω∗ (V ) on pose

g .α = Rg∗ (α)

Nous obtenons ainsi une action de G sur Ω∗ (V ). Cette action


passe à la cohomologie et induit une action de G sur l’espace
de cohomologie H ∗ (V ).
G est connexe

Remarque. Si G est connexe alors pour tout p on a

(H p (V ))G = H p (V )

.
G est connexe

Remarque. Si G est connexe alors pour tout p on a

(H p (V ))G = H p (V )

.
Autrement dit, l’action de G sur la cohomologie est triviale
G est connexe

Remarque. Si G est connexe alors pour tout p on a

(H p (V ))G = H p (V )

.
Autrement dit, l’action de G sur la cohomologie est triviale ; la
raison est que pour tout g ∈ G le difféomorphisme Rg est
homotope à l’identité de V (il suffit de considérer
γ : [0, 1] → G un chemin dans G reliant e et g et définir
ensuite l’homotopie H(t, x) = Rγ(t) (x) ).

39
Cohomologie des formes invariantes :

Théorème. si G est compact alors l’inclusion


ι : (Ω∗ (V ))G ,→ Ω∗ (V ) induit en cohomologie un
isomorphisme de H ∗ ((Ω∗ (V ))G ) sur (H ∗ (V ))G .
Cohomologie des formes invariantes :

Théorème. si G est compact alors l’inclusion


ι : (Ω∗ (V ))G ,→ Ω∗ (V ) induit en cohomologie un
isomorphisme de H ∗ ((Ω∗ (V ))G ) sur (H ∗ (V ))G .

Puisque G est compact, il existe une unique r -forme


µG ∈ Ωr (G ) (où r désigne la
R dimension de G ), bi-invariante,
normalisée par la condition G µG = 1.

41
Cohomologie des formes invariantes :

Théorème. si G est compact alors l’inclusion


ι : (Ω∗ (V ))G ,→ Ω∗ (V ) induit en cohomologie un
isomorphisme de H ∗ ((Ω∗ (V ))G ) sur (H ∗ (V ))G .

Puisque G est compact, il existe une unique r -forme


µG ∈ Ωr (G ) (où r désigne la
R dimension de G ), bi-invariante,
normalisée par la condition G µG = 1.
Notons F : V × G → V l’action (supposée à droite) de G sur
V.

42
Cohomologie des formes invariantes :

Théorème. si G est compact alors l’inclusion


ι : (Ω∗ (V ))G ,→ Ω∗ (V ) induit en cohomologie un
isomorphisme de H ∗ ((Ω∗ (V ))G ) sur (H ∗ (V ))G .

Puisque G est compact, il existe une unique r -forme


µG ∈ Ωr (G ) (où r désigne la
R dimension de G ), bi-invariante,
normalisée par la condition G µG = 1.
Notons F : V × G → V l’action (supposée à droite) de G sur
V . Nous allons définir une rétraction
m : Ω∗ (V ) → [Ω∗ (V )]G .

43
Cohomologie des formes invariantes :

Théorème. si G est compact alors l’inclusion


ι : (Ω∗ (V ))G ,→ Ω∗ (V ) induit en cohomologie un
isomorphisme de H ∗ ((Ω∗ (V ))G ) sur (H ∗ (V ))G .

Puisque G est compact, il existe une unique r -forme


µG ∈ Ωr (G ) (où r désigne la
R dimension de G ), bi-invariante,
normalisée par la condition G µG = 1.
Notons F : V × G → V l’action (supposée à droite) de G sur
V . Nous allons définir une rétraction
m : Ω∗ (V ) → [Ω∗ (V )]G .On prend, pour α ∈ Ω∗ (V ), la
”moyenne” m(α) de tous les éléments (Rg )∗ α.

44
m est définie par la formule
Z
m(α) = − F ∗ (α) ∧ (p2 )∗ (µG ),
G

−G : Ω∗ (V × G ) → Ω∗ (V ) désignant l’intégration le long de la


R

fibre G de la première projection p1 : Ω∗ (V × G ) → V ,


p2 : Ω∗ (V × G ) → G désignant la deuxième projection.

45
m est définie par la formule
Z
m(α) = − F ∗ (α) ∧ (p2 )∗ (µG ),
G

−G : Ω∗ (V × G ) → Ω∗ (V ) désignant l’intégration le long de la


R

fibre G de la première projection p1 : Ω∗ (V × G ) → V ,


p2 : Ω∗ (V × G ) → G désignant la deuxième projection. La
valeur de m(α) en un point x de V est alors donnée par
l’intégrale Z
(Rg )∗ (α) x µG ,
 
m(α) x =
G
m est définie par la formule
Z
m(α) = − F ∗ (α) ∧ (p2 )∗ (µG ),
G

−G : Ω∗ (V × G ) → Ω∗ (V ) désignant l’intégration le long de la


R

fibre G de la première projection p1 : Ω∗ (V × G ) → V ,


p2 : Ω∗ (V × G ) → G désignant la deuxième projection. La
valeur de m(α) en un point x de V est alors donnée par
l’intégrale Z
(Rg )∗ (α) x µG ,
 
m(α) x =
G

ou encore
Z
1 k
m(α)x (X , ..., X ) = αg −1 x (g∗−1 Xx1 , ..., g∗−1 Xxk )µG
G
lemme m commute aux différentielles.

.
lemme m commute aux différentielles.

Il en résulte que m passe à la cohomologie.


.
lemme m commute aux différentielles.

Il en résulte que m passe à la cohomologie. Donc m∗ ◦ ι∗ est


l’identité dans H ∗ [Ω∗ (W )]G .
lemme m commute aux différentielles.

Il en résulte que m passe à la cohomologie. Donc m∗ ◦ ι∗ est


l’identité dans H ∗ [Ω∗ (W )]G .L’application ι∗ est donc
injective (et m∗ surjective).

51
lemme m commute aux différentielles.

Il en résulte que m passe à la cohomologie. Donc m∗ ◦ ι∗ est


l’identité dans H ∗ [Ω∗ (W )]G .L’application ι∗ est donc
injective (et m∗ surjective).
Pour la surjectivité, on montre que si la classe de cohomologie
d’une forme fermée α est invariante par G , alors α et m(α)
sont cohomologues

52
lemme m commute aux différentielles.

Il en résulte que m passe à la cohomologie. Donc m∗ ◦ ι∗ est


l’identité dans H ∗ [Ω∗ (W )]G .L’application ι∗ est donc
injective (et m∗ surjective).
Pour la surjectivité, on montre que si la classe de cohomologie
d’une forme fermée α est invariante par G , alors α et m(α)
sont cohomologues (On utilise le théorème de de Rham : si c
Rest un cycle sur
 W de même dimension que α, on montre que
c
m(α) − α = 0.)

53
Cohomologie de l’espace projectif réel :

Exemple 1.[Cohomologie de l’espace projectif réel IRPn ]

54
Cohomologie de l’espace projectif réel :

Exemple 1.[Cohomologie de l’espace projectif réel IRPn ]


L’espace projectif réel IRPn est l’espace des orbites de l’action
du groupe Z2 := {−1, +1} sur la sphère S n (le
difféomorphisme de S n associé à −1 étant l’involution
ν : x 7→ −x).

55
Cohomologie de l’espace projectif réel :

Exemple 1.[Cohomologie de l’espace projectif réel IRPn ]


L’espace projectif réel IRPn est l’espace des orbites de l’action
du groupe Z2 := {−1, +1} sur la sphère S n (le
difféomorphisme de S n associé à −1 étant l’involution
ν : x 7→ −x). La projection canonique π : S n → IRPn permet
d’identifier les formes sur IRPn aux formes sur S n qui sont
Z2 -invariantes,

56
Cohomologie de l’espace projectif réel :

Exemple 1.[Cohomologie de l’espace projectif réel IRPn ]


L’espace projectif réel IRPn est l’espace des orbites de l’action
du groupe Z2 := {−1, +1} sur la sphère S n (le
difféomorphisme de S n associé à −1 étant l’involution
ν : x 7→ −x). La projection canonique π : S n → IRPn permet
d’identifier les formes sur IRPn aux formes sur S n qui sont
Z2 -invariantes, et par application du théorème nous obtenons :

H p (IRPn ) ∼
= (H p (S n ))Z2

57
Par conséquent : H p (IRPn ) = 0 pour tout p = 1, · · · , n − 1.
Par conséquent : H p (IRPn ) = 0 pour tout p = 1, · · · , n − 1.
Pour p = n, nous avons H n (S n ) est la droite vectorielle
engendrée par la forme volume
n
X
ω= (−1)n xi dx1 ∧ · · · ∧ dx
ci ∧ · · · ∧ dxn+1
i=1
Par conséquent : H p (IRPn ) = 0 pour tout p = 1, · · · , n − 1.
Pour p = n, nous avons H n (S n ) est la droite vectorielle
engendrée par la forme volume
n
X
ω= (−1)n xi dx1 ∧ · · · ∧ dx
ci ∧ · · · ∧ dxn+1
i=1

Et puisque ν ∗ (ω) = (−1)n+1 ω, nous obtenons : H n (IRPn ) = 0


si n est paire et H n (IRPn ) = Vect{ω} si n est impaire (où ω
est la n-forme sur IRPn telle que π ∗ (ω) = ω).
Par conséquent : H p (IRPn ) = 0 pour tout p = 1, · · · , n − 1.
Pour p = n, nous avons H n (S n ) est la droite vectorielle
engendrée par la forme volume
n
X
ω= (−1)n xi dx1 ∧ · · · ∧ dx
ci ∧ · · · ∧ dxn+1
i=1

Et puisque ν ∗ (ω) = (−1)n+1 ω, nous obtenons : H n (IRPn ) = 0


si n est paire et H n (IRPn ) = Vect{ω} si n est impaire (où ω
est la n-forme sur IRPn telle que π ∗ (ω) = ω).
Notons aussi que si n est impaire, la forme ω est une forme
volume sur IRPn qui est alors orientable. L’espace projectif
n’est pas orientable dans le cas paire.
Cohomologie de l’espace projectif
complexe :
Exemple 2. [Cohomologie de l’espace projectif compelxe.]
Cohomologie de l’espace projectif
complexe :
Exemple 2. [Cohomologie de l’espace projectif compelxe.]
n
L’espace projectif complexe CP| est la base du S 1 -fibré
principal (fibration de Hopf) :
π : S 2n+1 → CP
| n
Cohomologie de l’espace projectif
complexe :
Exemple 2. [Cohomologie de l’espace projectif compelxe.]
n
L’espace projectif complexe CP| est la base du S 1 -fibré
principal (fibration de Hopf) :
π : S 2n+1 → CP
| n

Désignons par A un champ de vecteurs fondamental associé à


l’action de S 1 sur S 2n+1 .
Cohomologie de l’espace projectif
complexe :
Exemple 2. [Cohomologie de l’espace projectif compelxe.]
n
L’espace projectif complexe CP| est la base du S 1 -fibré
principal (fibration de Hopf) :
π : S 2n+1 → CP
| n

Désignons par A un champ de vecteurs fondamental associé à


l’action de S 1 sur S 2n+1 . On dira qu’une forme différentielle α
sur S 2n+1 est basique si elle est à la fois S 1 -invariante et
verticale : iA α = 0.
Cohomologie de l’espace projectif
complexe :
Exemple 2. [Cohomologie de l’espace projectif compelxe.]
n
L’espace projectif complexe CP| est la base du S 1 -fibré
principal (fibration de Hopf) :
π : S 2n+1 → CP
| n

Désignons par A un champ de vecteurs fondamental associé à


l’action de S 1 sur S 2n+1 . On dira qu’une forme différentielle α
sur S 2n+1 est basique si elle est à la fois S 1 -invariante et
verticale : iA α = 0. Il est facile de montrer que l’ensemble des
formes basiques Ω∗b (S 2n+1 ) est un sous-complexe du complexe
de de Rham
Cohomologie de l’espace projectif
complexe :
Exemple 2. [Cohomologie de l’espace projectif compelxe.]
n
L’espace projectif complexe CP| est la base du S 1 -fibré
principal (fibration de Hopf) :
π : S 2n+1 → CP
| n

Désignons par A un champ de vecteurs fondamental associé à


l’action de S 1 sur S 2n+1 . On dira qu’une forme différentielle α
sur S 2n+1 est basique si elle est à la fois S 1 -invariante et
verticale : iA α = 0. Il est facile de montrer que l’ensemble des
formes basiques Ω∗b (S 2n+1 ) est un sous-complexe du complexe
de de Rham et que l’injection π ∗ : Ω∗ ( CP | n
) ,→ Ω∗ (S 2n+1 )
définit un isomorphisme de Ω∗ ( CP | n
) sur Ω∗b (S 2n+1 ).
Cohomologie de l’espace projectif
complexe :
Exemple 2. [Cohomologie de l’espace projectif compelxe.]
n
L’espace projectif complexe CP| est la base du S 1 -fibré
principal (fibration de Hopf) :
π : S 2n+1 → CP
| n

Désignons par A un champ de vecteurs fondamental associé à


l’action de S 1 sur S 2n+1 . On dira qu’une forme différentielle α
sur S 2n+1 est basique si elle est à la fois S 1 -invariante et
verticale : iA α = 0. Il est facile de montrer que l’ensemble des
formes basiques Ω∗b (S 2n+1 ) est un sous-complexe du complexe
de de Rham et que l’injection π ∗ : Ω∗ ( CP | n
) ,→ Ω∗ (S 2n+1 )
définit un isomorphisme de Ω∗ ( CP | n
) sur Ω∗b (S 2n+1 ). Ainsi le
calcul de H ∗ ( CP
| n
) est ramené au calcul de la cohomologie de
∗ 2n+1
Ωb (S ).
Pour cela, on montre (exercice) que nous avons une suite
axacte courte :
ι 1 i
0 −→ Ω∗b (S 2n+1 ) −→ (Ω∗ (S 2n+1 ))S −→
A
Ω∗−1
b (S
2n+1
)→0

où le complexe du milieu est celui des formes S 1 -invariantes.


Pour cela, on montre (exercice) que nous avons une suite
axacte courte :
ι 1 i
0 −→ Ω∗b (S 2n+1 ) −→ (Ω∗ (S 2n+1 ))S −→
A
Ω∗−1
b (S
2n+1
)→0

où le complexe du milieu est celui des formes S 1 -invariantes.


En écrivant la suite exacte longue de cohomologie associée,
nous obtenons que pour tout j = 1, · · · , n on a

H 2j ( CP
| n
) = IR et H 2j+1 ( CP
| n
) = 0.
Formes bi-invariantes :
Désignons par (Ω∗ (G ))LR l’espace des formes bi-invariantes
sur G groupe de Lie compact connexe. On a :

Hp ∼
= (Ωp (G ))LR .

71
Formes bi-invariantes :
Désignons par (Ω∗ (G ))LR l’espace des formes bi-invariantes
sur G groupe de Lie compact connexe. On a :

Hp ∼
= (Ωp (G ))LR .

L’application
Vp ∗ ω 7→ ωe définit un isomorphisme de (Ωp (G ))L
sur G ;

72
Formes bi-invariantes :
Désignons par (Ω∗ (G ))LR l’espace des formes bi-invariantes
sur G groupe de Lie compact connexe. On a :

Hp ∼
= (Ωp (G ))LR .

L’application
Vp ∗ ω 7→ ωe définit un isomorphisme de (Ωp (G ))L
sur G ; celle-ci va aussi induire par restriction un
isomorphisme de (Ω∗ (G ))LR sur l’espace ( p G ∗ )Ad des
V
p-formes alternées sur G qui sont invariante par la
représentation adjointe du groupe G ,

73
Formes bi-invariantes :
Désignons par (Ω∗ (G ))LR l’espace des formes bi-invariantes
sur G groupe de Lie compact connexe. On a :

Hp ∼
= (Ωp (G ))LR .

L’application
Vp ∗ ω 7→ ωe définit un isomorphisme de (Ωp (G ))L
sur G ; celle-ci va aussi induire par restriction un
isomorphisme de (Ω∗ (G ))LR sur l’espace ( p G ∗ )Ad des
V
p-formes alternées sur G qui sont invariante par la
représentation adjointe du groupe G , i.e. les formes ωe telles
que pour tout g ∈ G on a :

ωe (X1 , · · · , Xp ) = ωe (Adg (X1 ), · · · , Adg (Xp ))

74
Et grace à la connexité de G V
nous obtenons une identification
entre (Ω (G )) et l’espace ( p G ∗ )ad des p-formes alternées
p LR

sur G qui sont invariante par la représentation adjointe de


l’algèbre de Lie G,

75
Et grace à la connexité de G V nous obtenons une identification
entre (Ω (G )) et l’espace ( p G ∗ )ad des p-formes alternées
p LR

sur G qui sont invariante par la représentation adjointe de


l’algèbre de Lie G, c’est-à-dire les formes ωe telles que pour
tout Y ∈ G on a :
p
X
ωe (X1 , · · · , Xk−1 , [Y , Xk ], Xk+1 , · · · , Xp ) = 0
k=1

76
Nous venons d’établir :

Théorème.
Pour tout groupe de Lie compact connexe G :
p

^
H (G ) = ( G ∗ )ad
p

77
Nous venons d’établir :

Théorème.
Pour tout groupe de Lie compact connexe G :
p

^
H (G ) = ( G ∗ )ad
p

Corollaire.
Pour tout groupe de Lie compact connexe G , H 1 (G ) est
isomorphe au dual de G/[G, G].
En particulier on a l’équivalence :

H 1 (G ) = 0 ⇔ [G, G] = G

78
Le groupe G étant compact, on peut alors munir l’espace G
d’un produit scalaire <, > invariant par la représentation
adjointe de G
Le groupe G étant compact, on peut alors munir l’espace G
d’un produit scalaire <, > invariant par la représentation
adjointe de G ; c’est-à-dire :

< [Y , X1 ], X2 >= − < X1 , [Y , X2 ] >

pour tous Y , X1 , X2 ∈ G.
Le groupe G étant compact, on peut alors munir l’espace G
d’un produit scalaire <, > invariant par la représentation
adjointe de G ; c’est-à-dire :

< [Y , X1 ], X2 >= − < X1 , [Y , X2 ] >

pour tous Y , X1 , X2 ∈ G. V
On peut ainsi définir ωe ∈ ( 3 G)∗ :

ωe (X1 , X2 , X3 ) =< [X1 , X2 ], X3 > .


Application :

Si on suppose maintenant que dim G ≥ 3 et que [G, G] = G,


nous déduisons que ωe 6= 0 et par suite H 3 (G ) 6= 0.
Application :

Si on suppose maintenant que dim G ≥ 3 et que [G, G] = G,


nous déduisons que ωe 6= 0 et par suite H 3 (G ) 6= 0.

Corollaire Soit G un groupe de Lie compact connexe de


dimension dimG ≥ 3. Si H 1 (G ) = 0, alors H 3 (G ) 6= 0
Application :

Si on suppose maintenant que dim G ≥ 3 et que [G, G] = G,


nous déduisons que ωe 6= 0 et par suite H 3 (G ) 6= 0.

Corollaire Soit G un groupe de Lie compact connexe de


dimension dimG ≥ 3. Si H 1 (G ) = 0, alors H 3 (G ) 6= 0

Corollaire
Les seules sphères qui sont des groupes de Lie sont S 0 , S 1 et
S 3.
Théorème de de Rham

Le théorème de de Rham établit une identification entre la


cohomologie de de Rham et la cohomologie singulière réelle.
Théorème de de Rham

Le théorème de de Rham établit une identification entre la


cohomologie de de Rham et la cohomologie singulière réelle.
Pour tout entier p ≥ 1, le p-simplexe standard dans IRp est le
compact 4p défini par :
p
X
4p = {(x1 , · · · , xp ) ∈ IRp / xi ≤ 1, et xi ≥ 0 pour tout i}.
i=1

Pour p = 0 on pose 40 = {0}.


Théorème de de Rham

Le théorème de de Rham établit une identification entre la


cohomologie de de Rham et la cohomologie singulière réelle.
Pour tout entier p ≥ 1, le p-simplexe standard dans IRp est le
compact 4p défini par :
p
X
4p = {(x1 , · · · , xp ) ∈ IRp / xi ≤ 1, et xi ≥ 0 pour tout i}.
i=1

Pour p = 0 on pose 40 = {0}.


On définit, pour tous p ≥ 0 et 0 ≤ i ≤ p + 1, l’application
kip : 4p → 4p+1 en posant :
kip (x1 , · · · , xp ) = (x1 , · · · x, xi−1 , 0, xi , · · · , xp ) si
1 ≤ i ≤ p + 1 et p ≥ 1.
kip (x1 , · · · , xp ) = (1 − pi=1 xi , x1 , · · · , xp ) si i = 0 et
P
p≥1
kip (x1 , · · · , xp ) = 1 si i = 0 et p = 0
kip (x1 , · · · , xp ) = 0 si i = 1 et p = 0.

88
Soit V une variété différentiable. Un p-simplexe singulier sur
V est la donnée d’une application σ : 4p → V .

89
Soit V une variété différentiable. Un p-simplexe singulier sur
V est la donnée d’une application σ : 4p → V . On appelle
p-chaine
P singulière réelle toute combinaison linéaire finie
c = σ aσ σ à coefficients réels (aσ ∈ IR) de p-simplexes
singuliers 4p .

90
Soit V une variété différentiable. Un p-simplexe singulier sur
V est la donnée d’une application σ : 4p → V . On appelle
p-chaine
P singulière réelle toute combinaison linéaire finie
c = σ aσ σ à coefficients réels (aσ ∈ IR) de p-simplexes
singuliers 4p . L’ensemble Cp (V ; IR) de telles p-chaines
singulières est un IR-espace vectoriel.

91
A tout p-simplexe σ sur V (p ≥ 1), et pour tout
i ∈ {0, 1, · · · , p} on peut définir le (p − 1)-simplexe
∂i σ = σ ◦ kip−1 .

92
A tout p-simplexe σ sur V (p ≥ 1), et pour tout
i ∈ {0, 1, · · · , p} on peut définir le (p − 1)-simplexe
∂i σ = σ ◦ kip−1 . En effectuant la somme alternée :
P p i
i=0 (−1) ∂i σ, nous obtenons une (p − 1)-chaine qu’on
notera ∂σ.

93
A tout p-simplexe σ sur V (p ≥ 1), et pour tout
i ∈ {0, 1, · · · , p} on peut définir le (p − 1)-simplexe
∂i σ = σ ◦ kip−1 . En effectuant la somme alternée :
P p i
i=0 (−1) ∂i σ, nous obtenons une (p − 1)-chaine qu’on
notera ∂σ. Nous pouvons ainsi définir un opérateur linéaire

∂ : Cp (V ; IR) → Cp−1 (V ; IR)

94
A tout p-simplexe σ sur V (p ≥ 1), et pour tout
i ∈ {0, 1, · · · , p} on peut définir le (p − 1)-simplexe
∂i σ = σ ◦ kip−1 . En effectuant la somme alternée :
P p i
i=0 (−1) ∂i σ, nous obtenons une (p − 1)-chaine qu’on
notera ∂σ. Nous pouvons ainsi définir un opérateur linéaire

∂ : Cp (V ; IR) → Cp−1 (V ; IR)

Lemme C∗ (V ; IR) est un compexe différentiel : ∂ ◦ ∂ = 0.

95
L’espace vectoriel dual C ∗ (V ; IR) = Hom(C∗ (V ; IR), IR) muni
de la différentielle transposée ∂ 0 , donnée par
< ∂ 0 T , c >=< T , ∂c >, est aussi un complexe différentiel.

96
L’espace vectoriel dual C ∗ (V ; IR) = Hom(C∗ (V ; IR), IR) muni
de la différentielle transposée ∂ 0 , donnée par
< ∂ 0 T , c >=< T , ∂c >, est aussi un complexe différentiel.
Les éléments de C ∗ (V ; IR) sont appelés cochaı̂nes sur V . La
cohomologie du complexe (C ∗ (V ; IR), ∂ 0 ) est appelée
cohomologie singulière réelle de V ; et notée H ∗ (V , IR).

97
A toute p-forme ω ∈ Ωp (V ), on peut associer la p-cochaı̂ne
IV (ω) définie par :
Z
IV (ω)(c) = ω.
c

98
A toute p-forme ω ∈ Ωp (V ), on peut associer la p-cochaı̂ne
IV (ω) définie par :
Z
IV (ω)(c) = ω.
c

Nous obtenons ainsi une application linéaire :


IV : Ω∗ (V ) → C ∗ (V ; IR).
appelé homomorphisme de de Rham.

99
A toute p-forme ω ∈ Ωp (V ), on peut associer la p-cochaı̂ne
IV (ω) définie par :
Z
IV (ω)(c) = ω.
c

Nous obtenons ainsi une application linéaire :


IV : Ω∗ (V ) → C ∗ (V ; IR).
appelé homomorphisme de de Rham.
Lemme L’opérateur IV commute aux différentielles et induit
donc par passage à la cohomologie un homomorphisme :
H ∗ (IV ) : HDR

(V ) → H ∗ (V ; IR).

100
A toute p-forme ω ∈ Ωp (V ), on peut associer la p-cochaı̂ne
IV (ω) définie par :
Z
IV (ω)(c) = ω.
c

Nous obtenons ainsi une application linéaire :


IV : Ω∗ (V ) → C ∗ (V ; IR).
appelé homomorphisme de de Rham.
Lemme L’opérateur IV commute aux différentielles et induit
donc par passage à la cohomologie un homomorphisme :
H ∗ (IV ) : HDR

(V ) → H ∗ (V ; IR).

Théorème Pour toute variété différentiable, l’homomorphisme


H ∗ (IV ) est un isomorphisme d’espaces vectoriels gradués.

101
A toute p-forme ω ∈ Ωp (V ), on peut associer la p-cochaı̂ne
IV (ω) définie par :
Z
IV (ω)(c) = ω.
c

Nous obtenons ainsi une application linéaire :


IV : Ω∗ (V ) → C ∗ (V ; IR).
appelé homomorphisme de de Rham.
Lemme L’opérateur IV commute aux différentielles et induit
donc par passage à la cohomologie un homomorphisme :
H ∗ (IV ) : HDR

(V ) → H ∗ (V ; IR).

Théorème Pour toute variété différentiable, l’homomorphisme


H ∗ (IV ) est un isomorphisme d’espaces vectoriels gradués.
corollaire
R Soit ω ∈ Ωp (V ) une forme différentielle fermée telle
que c ω = 0 pour tout cycle c ∈ Cp (V ; IR), alors ω est exacte.
102
Degré :
Soit f : V → W une application C ∞ entre variétés
différentielles connexes compactes orientées et de même
dimension n. On appelle degré de f et on note deg f le nombre
réel tel que
H n (f )θW = deg(f )θV

RAutrement dit, pourR tout ω ∈ Ωn (W ), on a


V
f ∗ (ω) = deg(f ) W ω.

103
Degré :
Soit f : V → W une application C ∞ entre variétés
différentielles connexes compactes orientées et de même
dimension n. On appelle degré de f et on note deg f le nombre
réel tel que
H n (f )θW = deg(f )θV

RAutrement dit, pourR tout ω ∈ Ωn (W ), on a


V
f ∗ (ω) = deg(f ) W ω.
Proposition
1 Si f , g : V → W sont homotopes alors deg(f ) = deg(g ).
2 deg(g ◦ f ) = deg(g ) · deg(f )
3 Si deg(f ) 6= 0 alors f est surjective.
4 Si f est un difféomorphisme, alors deg(f ) = +1 si f
préserve l’orientation et deg(f ) = −1 sinon.
Application :

Exercice Soit V une variété différentiable compacte connexe


orientée et f : S n → V une application C ∞ . Montrer que si
deg(f ) 6= 0, alors H p (V ) = 0 pour tout 1 ≤ p ≤ n − 1.

105
Application :

Exercice Soit V une variété différentiable compacte connexe


orientée et f : S n → V une application C ∞ . Montrer que si
deg(f ) 6= 0, alors H p (V ) = 0 pour tout 1 ≤ p ≤ n − 1.

Le degré est un entier relatif : L’argument se base sur une


propriété importante des valeurs régulières.
Soit f : V → W une application C ∞ entre variétés
différentiables (non nécessairement de même dimension) ; on
dira que y ∈ W est une valeur régulière de f si pour tout
x ∈ f −1 (y ) l’application linéaire tangente Tx f : Tx V → Ty W
est sujective. En particulier, tout point y qui n’est pas dans
l’image f (V ) est une valeur régulière.

106
Théorème. [Brown-Sard] Pour toute application
différentiable f : V → W , l’ensemble des valeurs
régulières est dense dans W .

,
Théorème. [Brown-Sard] Pour toute application
différentiable f : V → W , l’ensemble des valeurs
régulières est dense dans W .
Revenons maintenant au cas où dim(V ) = dim(W ) = n et
soit y une valeur régulière de f . Pour tout x ∈ f −1 (y )
l’application Tx f est alors un isomorphisme, et par suite un
difféomorphisme local autour x.

,
Théorème. [Brown-Sard] Pour toute application
différentiable f : V → W , l’ensemble des valeurs
régulières est dense dans W .
Revenons maintenant au cas où dim(V ) = dim(W ) = n et
soit y une valeur régulière de f . Pour tout x ∈ f −1 (y )
l’application Tx f est alors un isomorphisme, et par suite un
difféomorphisme local autour x. En particulier les éléments de
f −1 (y ) sont des points isolés. La compacité de V implique
alors que f −1 (y ) est un ensemble fini {m1 , · · · , mk }.

,
Théorème. [Brown-Sard] Pour toute application
différentiable f : V → W , l’ensemble des valeurs
régulières est dense dans W .
Revenons maintenant au cas où dim(V ) = dim(W ) = n et
soit y une valeur régulière de f . Pour tout x ∈ f −1 (y )
l’application Tx f est alors un isomorphisme, et par suite un
difféomorphisme local autour x. En particulier les éléments de
f −1 (y ) sont des points isolés. La compacité de V implique
alors que f −1 (y ) est un ensemble fini {m1 , · · · , mk }. Il existe
des voisinages ouverts disjoints Di de mi et un voisinage
ouvert U de y tels que f −1 (U) = ∪ki=1 Di et la restriction de f
à Di soit un difféomorphisme sur U.
,
Théorème. [Brown-Sard] Pour toute application
différentiable f : V → W , l’ensemble des valeurs
régulières est dense dans W .
Revenons maintenant au cas où dim(V ) = dim(W ) = n et
soit y une valeur régulière de f . Pour tout x ∈ f −1 (y )
l’application Tx f est alors un isomorphisme, et par suite un
difféomorphisme local autour x. En particulier les éléments de
f −1 (y ) sont des points isolés. La compacité de V implique
alors que f −1 (y ) est un ensemble fini {m1 , · · · , mk }. Il existe
des voisinages ouverts disjoints Di de mi et un voisinage
ouvert U de y tels que f −1 (U) = ∪ki=1 Di et la restriction de f
n
Rà Di soit un difféomorphisme sur U. Soit ω ∈ Ωc (U) telle que
W
ω = 1,
Théorème. [Brown-Sard] Pour toute application
différentiable f : V → W , l’ensemble des valeurs
régulières est dense dans W .
Revenons maintenant au cas où dim(V ) = dim(W ) = n et
soit y une valeur régulière de f . Pour tout x ∈ f −1 (y )
l’application Tx f est alors un isomorphisme, et par suite un
difféomorphisme local autour x. En particulier les éléments de
f −1 (y ) sont des points isolés. La compacité de V implique
alors que f −1 (y ) est un ensemble fini {m1 , · · · , mk }. Il existe
des voisinages ouverts disjoints Di de mi et un voisinage
ouvert U de y tels que f −1 (U) = ∪ki=1 Di et la restriction de f
Rà Di soit un difféomorphisme sur U. ∗Soit ω P∈ Ωnc (U) telle que
W
ω = 1,nous obtenons ainsi que f (ω) = ki=1 ωi avec ωi
est l’image réciproque de ω par le difféomorphisme f|Di .
Théorème. [Brown-Sard] Pour toute application
différentiable f : V → W , l’ensemble des valeurs
régulières est dense dans W .
Revenons maintenant au cas où dim(V ) = dim(W ) = n et
soit y une valeur régulière de f . Pour tout x ∈ f −1 (y )
l’application Tx f est alors un isomorphisme, et par suite un
difféomorphisme local autour x. En particulier les éléments de
f −1 (y ) sont des points isolés. La compacité de V implique
alors que f −1 (y ) est un ensemble fini {m1 , · · · , mk }. Il existe
des voisinages ouverts disjoints Di de mi et un voisinage
ouvert U de y tels que f −1 (U) = ∪ki=1 Di et la restriction de f
Rà Di soit un difféomorphisme sur U. ∗Soit ω P∈ Ωnc (U) telle que
W
ω = 1,nous obtenons ainsi que f (ω) = ki=1 ωi avec ωi
est l’image réciproque de ω par le difféomorphisme f|Di . Il en
découle : Z X
f ∗ (ω) = ±1
V x∈f −1 (y )

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