Limites et Dérivabilité en Mathématiques S1
Limites et Dérivabilité en Mathématiques S1
3
MATH S1 TD IUT d’Orsay — DUT Mϕ 2018-2019
�
c. Pour un nombre de la forme a b, la forme « la plus simple � possible�» sera celle�où
b est le�plus petit � 1
entier possible . On doit trouver A = 2 2, B = 3 3, C = 10 5,
D = 30 2, E = 60 1. E est plus familièrement connu sous le nom de 60.
I.2. Exercice
ex +e−x
a. Simplifier : (ex )5 e2 ; e−x
.
b. Démontrer que : �x � 1−e−x
x
R, eex −1
+1
= 1+e−x
.
ex −1 2f(x)
c. On pose f(x) = ex +1
. Montrer que f(2x) = 1+f(x)2
.
a. D’après (4) et (1), pour tout x dans R, (ex )5 e−2 = e5x−2 . D’après (1),
ex + e−x ex + e−x ex
= = e2x + 1.
e−x e−x ex
b. Pour tout x � R,
ex − 1 ex − 1 e−x 1 − e−x
= x = .
ex + 1 e + 1 e−x 1 + e−x
c. Calculons : pour tout x dans R, (les
x x parenthèses
2f(x) 2 eex −1
+1
2 eex −1
+1 (ex + 1)2 2(ex + 1)(ex − 1) ne sont pas
= x −1)2 = x −1)2 =
1 + f(x)2 1 + (e
(ex +1)2
1 + (e
(ex +1)2
(ex + 1)2 (ex + 1)2 + (ex − 1)2 facultatives)
2(e2x − 1)
=
e2x + 2ex + 1 + e2x − 2ex + 1
2 e2x − 1
= = f(2x).
2 e2x + 1
Commentaire : on va de l’expression la plus compliquée vers la plus simple (et pas Corrigé au
dans l’autre sens !). Il peut être judicieux de poser y = ex afin d’alléger les calculs. tableau par
Paul (2017)
I.3. Exercice
−3 � a + b � 3 ; −9 � a − b � −3 ; −20 � ab � −2 ;
5 a 1
− � � − ; 0 � (a + b)2 � 9.
1 � a2 � 25 ;
2 b 4
Observons que a2 + 2ab + b2 = (a + b)2 . L’encadrement de a2 + 2ab + b2 , à partir
de chacun des termes de la somme traité séparément, donne
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6 a
5
4
3
(b, a)
2
1
b
−4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4 5
−1
−5 � a/b � 2
−2
−3
−4
−5
−6
On pourra chercher des méthodes visuelles pour encadrer somme et différence (ce-
pendant elles ne présentent pas vraiment d’avantage par rapport à la méthode classique).
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I.4. Exercice
D1
4
D4 3
−4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4 5
−1
−2 D2
−3
D3 −4
−5
D5
D1 : y − 2x − 1 = 0
D2 :x+y−3=0
D3 : 3y − x + 9 = 0
D4 :y−2=0
D5 :x−2=0
I.5. Exercice
a. Droites demandées :
2. On rappelle que l’ensemble des entiers relatifs, noté Z, est
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d2
4
3
d3
2
−2 −1 0 1 2 3 4 5 6
d1 −1
−2
d4
−3
� Δ = b2 − 4ac
� � Si Δ > 0 alors il y a deux racines réelles ; celles-ci sont
� �
−b − Δ −b + Δ
x1 = et x2 = .
2a 2a
� Si Δ = 0 il y a une racine réelle (dite « double »), x1 = −b/(2a).
� Si Δ < 0 l’ensemble des racines réelles est vide. Néanmoins il y a toujours des
racines complexes (cf. le TD 3).
� Plusieurs méthodes :
� Ou bien, on identifie P comme un carré (éventuellement, à une constante
multiplicative près) à l’aide d’une identité remarquable. On peut arriver à
cette méthode en constatant que le discriminant est nul.
� Ou bien, on met P sous forme canonique (voir l’exercice suivant). Une facto-
risation est alors possible quand le discriminant est positif.
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Δ > 0, Δ = 0, Δ < 0,
a > 0. a > 0. a < 0.
I.7. Exercice
f(x) = 0 ⇐⇒ (x + 2)2 − 9 = 0
⇐⇒ (x + 2 + 3)(x + 2 − 3)
⇐⇒ (x + 5)(x − 1)
�
x = −5, ou
⇐⇒
x =1
⇐⇒ x � {−5, 1}.
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terme) du langage. En particulier ⇐⇒ ne doit pas être utilisé pour signifier une
égalité. Par exemple 2x ⇐⇒ 3 pour x réel n’a aucun sens (que ce soit au brouillon
ou au propre !).
c. Dans la question précédente, on a vu que pour tout x dans R, f(x) = 7(x + 5)(x − 1).
On en déduit le tableau de signes :
x −∞ −5 1 +∞
7 + + +
x+5 − 0 + +
x−1 − − 0 +
f(x) + 0 − 0 +
On peut aussi utiliser les théorèmes généraux : le coefficient de plus haut degré 7 est
positif et il y a deux racines distinctes, donc f(x) est négative entre ses deux racines
et positive ailleurs.
d. On a déjà montré que pour tout x dans R, f(x) = 7(x + 5)(x − 1).
e. Graphe de la fonction f. Sommet S(−2, −63).
84
63
Cf : y = f(x)
42
21
−6 −5 −4 −3 −2 −1 0 1
−21
−42
S
−63
I.8. Exercice
a. Les racines de f sont 2 et −3. Le signe est donné dans le tableau suivant :
x −∞ −3 2 +∞
f(x) − 0 + 0 −
Voici le graphe de f
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16
12
Cf : y = f(x)
8
−4 −3 −2 −1 0 1 2 3
−4
−8
−12
Une racine évidente de f est 3, et pour tout x dans R, f(x) = (x − 3)(x + 2).
Une racine évidente de g est 1, et pour tout x dans R, g(x) = (x − 1)(3x + 1).
Une racine évidente de h est 2, et pour tout x dans R, h(x) = (x − 2)(3x + 1).
3. On ne devrait pas interpréter trop littéralement la tournure « racine évidente » et encore moins
en faire un motif de fierté personnelle. Une racine est évidente si elle a été trouvée par une méthode
autre que systématique. Deux attitudes inefficaces : appliquer sans réfléchir la formule du Δ, ou perdre
du temps à chercher une racine qui, quand bien même on réussirait à l’attraper, n’aurait d’évidente que
le nom.
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I.10. Exercice
3
y = ex + 2 y = ex
2
y = ex+2 1
−4 −3 −2 −1 0 1 2 3
−1
−2
y = e−x − 3
−3
4
y = ln(x − 2) + 3
3
−1 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
−1
−2
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I.11. Exercice
y = e3x
4
y = 2e−x
3
2 y = 12 ex
1
x
y=e
−4 −3 −2 −1 0 1 2 3
−1
I.12. Exercice
a. Courbes demandées :
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3
y = x2 − 5 y = x2
2
y = (x + 3)2 1
−4 −3 −2 −1 0 1 2 3
−1
−2
y = −x2 + 2
−3
−4
−5
3
1
y= x−2
+3
2
−1 0 1 2 3 4 5
−1
c. Courbe demandée :
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3
y = 3 − ln(2x)
2
−1 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
−1
I.13. Exercice
a. Quand cette quantité est bien définie (c’est le cas pour x assez grand),
2x3 + 3x + 2 x3 2 + 3/x2 + 2/x3 2
−2 2 + 3/x + 2/x
3
= = x .
x5 − 2x2 + 1 x5 1 − 2/x3 + 1/x5 1 − 2/x3 + 1/x5
Quand x → +∞, le numérateur du terme de droite tend vers 2 (par somme de
limites) et le dénominateur vers 1. Par quotient,
2 + 3/x2 + 2/x3
lim = 2.
x→+∞ 1 − 2/x3 + 1/x5
b. Quand cette quantité est bien définie (c’est le cas pour x assez grand),
� � �
5 + 2/x2 − 1/x3 5 + 2/x2 − 1/x3
� +2 2x − 1 = xx2/2
3/2
5x3
� =x 1/2
� .
x +2 1 + 2/x2 1 + 2/x2
�
� x → +∞, le numérateur du terme de droite tend vers
Quand 5 et le dénominateur
vers 1. Par quotient puis produit,
�
lim �2
5x3 + 2x − 1
= +∞.
x→+∞ x +2
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2x + 1 2x + 1
lim+ = +∞ ; lim− = −∞.
x→1 x2+x−2 x→1 x2+x−2
La limite quand x → 1 n’existe pas 4 .
d. On factorise encore par le terme dominant : quand x est grand,
� �
1 + 10/x + 1/x2
�+210x + 1 = xx
x2
� .
x +1 1 + 1/x2
�
Donc x�+10x+1
2
= 1 par quotient. Ou encore, par composition des limites et continuité
�
de la fonction y �→ y,
x2 +1
� �
lim �2
x2 + 10x + 1
= lim
x2 + 10x + 1
= lim
�y = �1 = 1.
x→+∞ x +1 x→+∞ x2 + 1 y→1
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ex
lim = +∞.
x→+∞ x
ex/2
d. D’après la question précédente, par composition des limites, limx→+∞ x/2
= +∞. On
en déduit que
ex/2 (1/2) � ex/2
lim = lim = +∞, (6)
x→+∞ x x→+∞ x/2
par produit. Enfin,
ex ex/2 ex/2
�x � R+ , 2 =
�
x x
.
x
D’après (6) et par produit,
ex
lim = +∞.
x→+∞ x2
I.15. Exercice
a. Distribuons :
�x � R, x +exln x = exx + lnexx .
D’après le théorème des croissances comparées, limx→+∞ x
ex
. Par composition des
limites, on a aussi que limy→+∞ lneyy . Or
ln x ln x x
x
= .
e x ex
Ces deux facteurs étant de limite nulle en +∞, leur produit l’est également. Finale-
ment par somme,
x + ln x
lim = 0.
x→+∞ ex
Remarque. — Dans la suite, on invoquera directement les croissances comparées
pour justifier que limx→+∞ ln x/x = 0.
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c. D’après les prérequis sur les fonctions usuelles, nous savons que
�x � R, −1 � sin x � 1. (7)
Quand x est assez grand, x + ln x est positif, donc d’après (7) et en distribuant,
x ln x x + ln x x ln x
+ � � + .
x+1 x+1 x + sin x x−1 x−1
Or xln�x1 = lnxx x−1
x
; d’après le théorème des croissances comparées et par produit,
limx→+∞ x�1 = 0 � 1 = 0. Par somme, limx→+∞ x�x 1 + xln�x1 = 1. Nous avons encadré
ln x
x+ln x
x+sin x
entre deux fonctions de limite 1 ; d’après le théorème d’encadrement,
x + ln x
lim = 1.
x→+∞ x + sin x
NB (autre méthode) : En factorisant par le terme que l’on espère dominant (à savoir
x), on peut également écrire, pour tout x > 0,
x + ln x x 1 + ln x/x
= .
x + sin x x 1 + sin x/x
Cette méthode est un peu plus directe. Quoi qu’il en soit, on doit invoquer le théo-
rème des croissances comparées pour traiter le numérateur, et le théorème d’enca-
drement pour le dénominateur.
d. Commençons par montrer que
lim y2 ln y = 0. (8)
y→0+
Il s’agit d’une forme indéterminée a priori, mais si l’on pose t = ln y, alors c’est
encore limt→−∞ te2t , soit encore si l’on pose t = −s, lims→+∞ (−s)/es . D’après le
théorème des croissances comparées cette limite est nulle ; nous avons donc montré
(8). Finalement, limx→0+ sin x = 0+ ; par composition,
(8)
lim ln(sin(x)) sin2 (x) = lim+ y2 ln y = 0.
x→0+ y→0
1 + e−x /(3x)
= .
5(ln x)e−x + 2(ln x)e−x /x
Le numérateur a pour limite 1 et le dénominateur 0. Il s’ensuit que
3xex + 1
lim = +∞.
x→+∞ 5x ln x + 2 ln x
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�
ex 1/ x
x2018 1/x
x2 − ln x
x 1
�x �x
ln x −x ln x
1 x
1/x x2018
e−x e−1/x
x → +∞ x → 0+
f. Attention, le terme dominant ici est e−x (en haut) et 3e−x en bas car limx→+∞ −x =
−∞. Donc
e−3x + e−x e−x 1 + e−2x
lim = lim
x→+∞ e−2x + 3e−x x→+∞ 3e−x 1 + e−x /3
= 1/3.
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f est constante, donc continue, sur l’intervalle ]0, +∞]. D’autre part, x �→ −1/x
est continue sur R� + , et x �→ e est continue sur R, donc f est continue sur R+ par
x �
composition. Finalement, f est continue sur R si et seulement si les limites limx→0+ f(x)
et limx→0− f(x) existent 6 et sont égales. Déjà, limx→0− f(x) = 0. Ensuite, par composition
des limites,
lim+ e−1/x = lim ey = 0.
x→0 y→−∞
Nous avons ainsi vérifié que f est continue sur R. Voici l’allure de sa courbe représenta-
tive :
1
y = f(x)
−4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4
−1
II.2. Exercice
On adopte la même méthode que dans l’exercice précédent. Par somme et composi-
tion, f est continue sur ]−∞, 0[, sur ]0, 1[ et sur ]1, +∞[. De plus, f(0) = 1 et f(1) = 5,
donc f est continue sur R si et seulement si limx→0− f(x) = 0 et limx→1− f(x) = 5. Or
Donc f n’est pas continue sur R. C’est visible sur la courbe représentative :
6. On sait déjà que la limite quand x → 0− existe par définition de la continuité.
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5 f(1) = 5
2
lim f(x) = 1 + ln 2
x→1−
1
y = f(x)
−4 −3 −2 −1 0 1 2 3
−1
II.3. Exercice
Déterminer les réel a et b afin que les fonctions suivantes soient continues sur R
(vous tracerez leur graphique)
� � � −1 �
2x + 1 si x � 0 exp (x−1)2 si x < 1
f(x) = g(x) =
−x + a si 0 < x 2x + b si x � 1.
f est continue sur ]−∞, 0[ et sur ]0, +∞[ ; pour que f soit continue en 0, il faut et il
suffit que limx→0+ f(x) = f(0) = 1. C’est le cas si et seulement si a = 1. De même, g est
continue sur ]−∞, 1[ et sur
� −1]1, �+∞[. Pour que g soit continue sur R, il faut et il suffit
que 2 + b = limx→1− exp (x−1)2 = 0, c’est-à-dire b = −2.
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2
y = f(x)
1
a=1
−3 −2 −1 0 1 2 3 4
−1
−2
−3
2
y = g(x)
1
b = −2
−3 −2 −1 0 1 2 3 4
−1
−2
−3
II.4. Exercice
Les fonctions f1 , f2 et f3 sont continues et dérivables sur ]−∞, 0[ � ]0, +∞[ par produit
et composition. On ne s’intéresse donc à la continuité et la dérivabilité qu’en 0.
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y = f1 (x)
−2 −1 −1/π 1/π 1 2
−1
Le vide
apparent au
milieu du
1 graphe de f1
y=x est un
artefact.
y = f2 (x)
−2 −1 −1/π 1/π 1 2
y = −x
−1
y = x2
−2 −1 −1/π 1/π 1 2
y = f3 (x)
y = −x2
−1
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Tableau à mettre en lien avec le tableau des prérequis en bas de la page 10 du TD.
II.5. Exercice
Tracer dans un repère la courbe d’une fonction f vérifiant l’ensemble des propriétés
suivantes :
� f est continue sur R,
� f �(2) = 3,
� f �(4) = −1,
� f est une fonction paire, et
� f n’est pas dérivable en 1.
3
y = f(x)
2
−5 −4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4 5
−1
−2
−3
−4
II.6. Exercice
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Remarque. — Pour nous, toute fonction affine est une fonction de référence (même
si on pourrait encore l’écrire comme une composée d’une fonction linéaire x �→ ax et
d’une translation x �→ x + b.).
II.7. Exercice
Pour dériver f10 il peut être commode de la réécrire sous la forme f10 (x) = (5e2x + 3)2 .
Alors
� (x) = 20e2x (5e2x + 3) = 20e2x+ln(5e2x +3) .
f10
Pour dériver f11 , écrivons-la sous la forme d’un produit :
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a. Pour tout x � R et h � R�
+ , étant donné que f est paire,
d. Non. Par exemple si f(x) = x + 1, alors pour tout x � R, f � (x) = 1 ; donc f � est paire,
mais f n’est pas impaire.
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sin(x)
On définit la fonction tangente par : tan(x) = cos(x) .
a. Déterminer l’ensemble de définition de la fonction tangente.
b. Montrer que la fonction tangent est π-périodique.
c. Etudier la parité de la fonction tangente.
d. Déterminer la dérivée de la fonction tangente.
e. Déterminer une équation de la tangente à la fonction tangente au point d’abs-
cisse 0.
f. Dresser le tableau de variation de cette fonction sur l’intervalle ] − π2 : π2 [ (vous
déterminerez les limites aux bornes de l’intervalle) puis tracer la représentation
graphique de la fonction tangente.
a. tan(x) est définie tant que cos(x) ne s’annule pas, c’est-à-dire tant que x n’est pas
de la forme π/2 + kπ, k � Z. On écrit
Dtan = R \ {π/2 + kπ, k � Z} .
Tout comme les oeufs, l’équation (11) se cuisine de plusieurs manières : soit on utilise
cos2 x + sin2 x = 1 pour simplifier le numérateur, soit on développe et on ré-exprime
sin2 (x)/ cos2 (x) à l’aide de tan(x). Ainsi,
d. D’après la question précédente, la fonction tan est dérivable en 0 et tan � (0) = 1. Par
ailleurs tan(0) = 0, donc si T est 7 la tangente de tan en 0, alors une équation de T
est
T : y − x = 0.
T est figurée (en vert, pointillés) sur le graphe de la fonction tan à la suite de cet
exercice.
e. Par quotient,
lim − = +∞.
x→π/2
lim = −∞.
x→−π/2+
De plus, tan � est strictement positive sur ] − π/2, π/2[ d’après (12), donc tan est
strictement croissante sur cet intervalle. Voir le tableau 1 de variations.
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x −π/2 0 +π/2
tan � (x) = 1 + tan2 (x) + 1 +
tan(x) −∞ � 0 � +∞
Table 1 – Tableau de variations pour la fonction tan sur l’intervalle ] − π/2, π/2[.
3
y = tan(x)
2
T :y=x
1
−2
−3
−4
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Remarque. — On justifie a posteriori que π est la plus petite période de tan : cette
fonction restreinte à ] − π/2, π/2[ qui est de longueur π, est injective.
�
fonction
f1 (x) = �x
E
[0; +∞[
F
R
f2 (x) �
= x [0; +∞[ [0; +∞[
f3 (x) = �x2 + 1 R [0; +∞[
f4 (x) = x + 1 ] − ∞; 0] [0; +∞[
2
� R�+2π � ]0, 1]
1
f5 (x) = 1+x 2
f6 (x) = sin(x )2
0; 2 [0, 1]
2. Comment montrer qu’il y a exactement autant de nombres réels que de réels
dans l’intervalle ]0; 1[ ?
a. (f1 ) Si x et y dans R�
+ sont tels que x < y, alors
�y − �x = �y − �
x
> 0,
y+ x
� � � �
donc y > x. De plus dès que x > 0, x > 0 = 0. Nous avons ainsi montré
que f1 est strictement croissante sur E = [0, +∞[ (on aurait aussi pu la dériver).
De plus, f1 est continue sur E, qui est un intervalle. D’après le théorème de la
bijection (cours page 12), f1 réalise une bijection de E sur f(E) = [0, +∞[. En
particulier :
— f1 : E → F est injective.
— f1 : E → F n’est pas surjective (−1 n’est pas atteint).
— f1 : E → F n’est pas bijective. 03/10
(f2 ) Comme montré à la question précédente, f2 : E → F est bijective. En particulier —
f2 est injective et surjective. 06 /10
� �
(f3 ) f3 n’est pas injective : −2 � R, 2 � R, f3 (−2) = 5 et f3 (2) = � −2.
5 ; or 2 =
f3 n’est pas surjective : pour tout x � R,
� �
1 + x2 � 1 = 1.
En particulier l’élément 0 � F n’est pas atteint. A fortiori, f3 n’est pas bijective.
(f4 ) f4 est strictement décroissante (par composition) sur E, et continue (par com-
position) sur E. De plus E est un intervalle, donc d’après le théorème de la
bijection, f4 réalise une bijection de E sur f(E). Or limx→−∞ f4 (x) = +∞, et
f(0) = 1, donc f(E) est un intervalle (cours page 12) dont le plus petit élément
est égal à 1 et non majoré, c’est-à-dire f(E) = [1, +∞[. Nous avons ainsi montré
que f4 : E → F est une bijection.
7. Mais pourquoi donc sin / cos s’appelle-t-elle « tangente » ? Réponse au TD2...
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MATH S1 TD IUT d’Orsay — DUT Mϕ 2018-2019
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Figure 4 – Graphe de la fonction x �→ tan(πx−π/2) sur l’intervalle ]0, 1[. Cette fonction
réalise une bijection de ]0, 1[ sur R.
(f5 ) Le même raisonnement que dans la question précédente s’applique, pour nous
dire que f5 : E → F est une bijection.
(f6 ) f6 est dérivable sur R ; calculons :
�x � R, f6� (x) = 2x cos(x2).
En particulier, f � (x) > 0 pour tout x �]0, π/2[, donc f est strictement crois-
� comme
sante sur E. De plus f6 est continue, et E est un intervalle. On conclut
précédemment que f6 est une bijection de E sur [0, 1] = [f6 (0), f6 ( 2π/2)].
b. La fonction ]0, 1[→ R, x → � tan(πx − π/2) réalise une bijection de ]0, 1[ sur R (voir la
figure 4 occupant la page 29), ainsi qu’on le montre par exemple à l’aide du théorème
de la bijection.
Attention (Vu sur les copies). — Soient E et F deux ensembles, f : E → F une
fonction. On suppose que E se décompose sous la forme E = E1 � E2 . Il est incorrect
que si f est injective de E1 vers F et f est injective de E2 vers F, alors f est injective
de E vers F. Contre-exemple : f : {0, 1} → {0}, telle que f(0) = 0 et f(1) = 0. Voir aussi
l’avertissement page 19.
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