Cour Modélisation1
Cour Modélisation1
Modélisation des
processus I
Pour Master I MSI
Processus de diffusion dans une phase- Cinétique de précipitation dans les alliages métalliques
Cinétique de transformations phases à l’état solide
Introduction
L’objectif du présent court est l’étude de certain processus rencontrés en sciences des
matériaux. L’accent serai mis surtout sur les phénomènes rencontrés des traitements des
matériaux métalliques (traitement thermiques, traitement thermochimiques..etc).
Les méthodes étudiée peuvent également être étendues aux de l’élaboration des matériaux
( par solidification par exemple) ou bien à d’autre procédé tel que le soudage ou
assemblage.
Ceci permettra entre autre d’étudier la cinétique des transformations des phases qui
contrôlent les microstructures des matériaux et donc des propriétés macroscopiques.
Etant donné que la plupart de ces phénomènes ont dé jas objet de plusieurs modules
(unités d’enseignement), le présent module sera orienté plus vers l’aspect mathématique
des différents phénomènes mis en jeu.
2
CHAPITRE I
3
1.1 Système d’unités utilisées :
Considérant l’alliage binaire A-B où A est l’élément majoritaire (de référence). B est
l’élément d’addition (ou bien soluté). La teneur de B dans le système peut être exprimée de
plusieurs façons :
D’une façon analogue aux relation 1-4 , les valeurs correspondants à A, peuvent être
exprimés comme suit
= , %= x100 = et %= x100
Concentration de B:
Dans le présent manuscrit cette grandeur est mesurée en nombre de moles par unité de
volume, donc la relation suivante peut être établie.
= (1.6)
4
Où le terme VM représente le volume molaire du matériau considéré. Qui est le volume
occupé par une 1 mole du système. Si le système est monophasé (1 seule phase est en
présence), VM représente le volume molaire de la phase considérée.
Exemple1.1:
Solution
Pour déterminer la fraction molaire, on peut raisonner pour 100g de l’alliage. Soit nC et nFe le
nombre de mole de Carbone et de Fer contenu dans 100g de l’alliage.
On peut raisonner pour 100g de l’alliage. Pour 100g de l’alliage on a 0.5 g de C et 99,5 de Fe,
, ,
nous aurons donc = et = la fraction molaire de C serai donc :
!
5
",#
= $%
",# &&,# = 0,0229, et % = 2,229% (pourcentage atomique).
$% #'
La diffusion est un phénomène majeur en sciences des matériaux, plusieurs procédés sont
gouvernés par ce processus. Tel que traitement thermiques thermochimiques,
transformation de phases à l’état solide solidification …etc.
Prenant par exemple le cas de la cémentation gazeuse des aciers. Ce procédé est traitement
thermochimique qui consiste à placer la matériau à un mélange gazeux riche en carbone à
une température relativement élevée(T>900°C). Le carbone est d’abord transféré du gaz
vers la surface du solide. Ensuite C diffuse dans les matériaux (matrice austénitique). Ceci
représente un cas de diffusion (du carbone) dans une phase (Austénite).
6
1.3. Equation de diffusion dans une phase :
La diffusion est un phénomène qui met en jeu un processus de déplacement des atomes
(transfert de matière). Comme pour le cas du transfert de chaleur, ce processus est régi par
une équation aux dérivées partielles.
Le système étudié est une partie d’un matériau présenté dans la figure 2. L’élément B
Diffuse dans l’alliage A-B (A est majoritaire, B l’élément d’adition).
CB
T° Suffisamment
élevée
Profil de concentration à
un instant t2>t1
Profil de concentration à
Profondeur (z)
un instant t1
Figure 2
Les atomes de B vont se déplacer de la zone de la plus grande concentration vers les zones
correspondant à une plus faible concentration. On suppose que la diffusion est
unidirectionnelle c'est-à-dire que le déplacement des atomes B s’effectue dans une seule
direction (z) (La diffusion dans les autres directions de l’espace x et y n’est pas prise en
considération).
7
On définis le flux de B (noté * ) comme étant la quantité de matière de B qui traverse une
surface unité (égale à 1) par unité de temps . Où bien le flux est le nombre de mole B (ou
d’atomes) qui traverse traversent une la surface unité par unité de temps.
D’après la première loi de Fick ,le flux de matière (de B) est proportionnel au gradient de la
concentration. Ceci s’exprime à une profondeur z par la relation suivante:
0
* (,) = −/ 01
(1.7)
Le signe (–) traduit le fait que le flux de matière s’effectue de la zone de plus grande
concentration vers celle moins de concentration. La relation 1.7 est appelé la première loi de
Fick.
DB est appelé le coefficient de diffusion de B dans la phase dans laquelle la diffusion s’est
effectuée. Généralement DB dépend de la température et de la concentration en B.
Cependant, dans le cas où la teneur en B n’est pas très élevée DB peut être considéré
indépendant de la concentration (et donc il est supposé constant durant tout le processus de
diffusion). Cette hypothèse de DB constant est adoptée dans le présent manuscrit.
Figure 3
Considérons le volume dV (voir figure 3) , limité par les profondeur z et z+dz (tel que dz est
infiniment petit). Pendant un laps de temps dt, le nombre de mole de B à l’intérieur de dV
change d’une valeur change d’une valeur dN (en raison de la diffusion). dN peut être calculé
de 2 manières différentes.
23 = 2 . 25 = 2 . 2, 1.8
D’autre part, dN peut être obtenu par la différence de flux de B rentrant dans dV( au niveau
de la profondeur z ) moins le flux d’atomes quittant dV (au niveau de la profondeur z+dz). La
relation suivante peut donc être établie :
8
23 = (6 (,) − 6 (, + 2,))2 (1.9)
En combinant les relation (1.8) et (1.9) la relation suivante peut être établie :
8 : (1 81);: (1)
=− (1.10)
89 81
: (1 81);: (1)
Le terme 81
est tout simplement la dérivée de * (,) par rapport à z. la relation
1.10 deviens donc :
8 0:
=− (1.11)
89 01
En combinant les relations 1.11 et 1.7 la relation suivante peut être établis :
0 0 0
= </ = (1.12)
09 01 01
Dans le cas où DB est indépendant de z (ie indépendant de CB) l’équation 8 s’écrit comme
suit:
0 0%
=/ (1.13)
09 01 %
S’il n y a pas de risque de confusion, CB peut simplement être remplacé par C et DB par D.
L’équation (9) devient donc :
0 0%
09
= / 01 % (1.14)
L’équation 1.14 est l’équation aux dérivées partielles régissant le processus de diffusion de B
dans la phase considérée.
La résolution de l’équation veut dire trouver la valeur de la fonction à deux variables C(z,t)
en chaque position et à chaque instant.
La résolution de cette équation aux dérivées partielles (1.14) nécessite deux informations clé
qui sont :
- Les conditions initiales : Il faut connaitre les valeurs de la fonction C à l’instant t=0. C’est
à dire faut connaitre C(z,0) pour tout 0<z<L.
- Les conditions aux limites : il faut connaitre la valeur de C aux bord du domaine ( à z=0 et
z=L) à n’importe quelle instant t. C'est-à-dire, il faut connaitre C(0,t) et C(L,t).
La résolution de l’équation de diffusion dépend donc des conditions initiales et les conditions
aux limites qui eux même dépendent du problème spécifique. En général il y a deux
méthodes de résolutions : Méthodes analytiques et méthodes numérique.
9
1.4. Résolution analytique de l’équation de diffusion
La résolution analytique, veut que dire que C(z,t) est donnée par une expression
mathématique en fonction de z et t. Cette méthode résolution est possible si les conditions
suivante sont vérifiées :
Dans le cas où ces conditions sont vérifiées, C(z,t) peut être exprimé à l’aide d’une
fonction mathématique appelée fonction erreur .
La fonction erreur
La fonction erreur erf est définie pour chaque variable réelle u comme suit :
I ;G %
erf(D) = F 2H (1.15)
√E
Nous avons pour erf les propriétés suivantes : erf(0) = 0, erf(−∞) = −1 erf(+∞) = 1
0 MN ;I%
La dérivée de la fonction erf : 0I
=
√E
On peut démontrer que si les condition ci-dessus sont vérifié, C(z,t) s’exprime comme suit :
1
(,, ) =∝ +P QR < = (1.16)
√S9
∝ P sont des constantes qui peuvent êtres déterminées à partir des conditions initiales et
conditions aux limites.
1
Et A t=0 ; →∞ et donc d’après (1.16) C0=Cs+P donc P =C0-CS
√S9
10
(1,9); " 1
= 1 − QR < = (1.18)
U; " √S9
La cémentation est réalisée dans une atmosphère riche en carbone donnant lieu à une
teneur constante en surface égale à 1.5wt%.
Solution :
La solution analytique n’est disponible que pour des cas particuliers, dans le cas général on a
recours aux méthodes numériques : par exemple la méthode de différences finis.
La méthode numérique utilisée, dans ce cours, est celle des différences finis. Le principe de
la méthode est de remplacer les dérivées partielles par leurs différences finis
correspondantes.
Le principe de la méthode peut être expliquée par la figure 1.5 où une fonction f(z) est défini
0N
sur un intervalle [a,b]. On cherche à calculer la première et la deuxième dérivée de f. (ie 01
11
0% N
et 01 %
) par différenciation numérique au point i (correspondant à z=zi). Pour cela on utilise
les points voisins de i (qui sont i-1 et i+1). On suppose que zi-zi-1=zi+1-zi=h, avec h possède
une très petite valeur.
f(z)
La dérivé V01 W
0N
peut être calculée par différentiation de 3 façon, comme suit :
1X1Y
- différenciation à gauche
V
0N
W =
N(1YZ$ );N(1Y )
(1.19)
01 1X1Y [
- différenciation à droite
V0NW =
N(1Y );N(1Y\$ )
(1.20)
01 1X1Y [
- différenciation centrée.
V
0N
W =
N(1YZ$ );N(1Y\$ )
(1.21)
01 1X1Y [
Il faut noter que la troisième façon de dérivation (différenciation centrée), donne une
meilleure précision par rapport au 2 précédentes.
Utilisons cette méthode pour la résolution de l’équation aux dérivées partielles (1.16).
D’abord divisant le domaine dans lequel la diffusion est supposée se produire
(correspondant à 0z<L) en segments de même épaisseur (h), tel que c’est montré dans la
figure 1.7. Deux segments sont séparés par un nœud (les segments sont aussi appelés
cellules).
h h
Nœud Cellule
h (segment)
On suppose que le nombre de nœud est égale à n (donc le nombre de cellule va être égale à
n-1).
Le temps est également divisé en petit pas de sorte que chaque pas de temps sera égal à Δt.
Considérons un nœud quelques (par exemple le nœud i) et appliquons les relations 1.21 et
1.22 pour le cas de la fonction C. Les relations suivantes peuvent être établies à un instant t
donné :
V0 W =
(] ,9); (] ,9)
(1.23)
01 1X1Y [
V0 W
% (]; ,9); (],9) (] ,9)
= (1.24)
01 %1X1Y [%
La dérivé de C par rapport au temps peut également être calculée par différenciation.
L’expression suivante (1.25) peut être établie pour le nœud i en utilisant les concentrations
aux deux instant t et t+Δt.
V W
0
=
(],9 ∆9); (],9)
(1.25)
09 1X1Y ∆9
En remplaçant les expressions (1.24) et (1.25) dans l’équation de diffusion 1.14 ont obtient :
13
(^, + ∆ ) − (^, ) (^ − 1, ) − 2 (^, ) + (^ + 1, )
=/
∆ ℎ
Ce qui donnera :
La relation (1.26) est la forme discrétisée de l’équation de diffusion (1.14). Cette expression
permet de calculer la concentration au nœud i à l’instant + ∆ connaissant les
concentrations au temps précédent (t) pour les trois nœuds successive i-1, i, i+1.
Cette relation (1.26) permet donc de calculer la concentration en chaque nœud et à chaque
instant connaissant les conditions initiales et les conditions aux limites.
1- à l’instant t=0, la concentration dans chaque nœud est connue (donné par les
conditions aux initiales).
2- A l’instant suivant (t+Δt=Δt) La Concentration au nœud 1 est connue (donnée par les
conditions aux limite à z=0).
3- La concentration pour chaque nœud i (2<i<n-1) est donnée par la relation (1.26).
4- La concentration au nœud n est donnée par les conditions aux limites à z=L.
5- Le processus est répété pour le pas de temps suivant (c'est-à-dire pour l’instant
2Δt), en utilisant la relation (1.26).
6- Ce calcul est poursuivi jusqu’à ce que le temps de calcul devienne égal au temps final.
14
10
w%(Cr)
4
Ni-Cr (fcc_a1) 2
z 0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1
distance(cm)
15
Chapitre II
16
Introduction :
La précipitation est une transformation de phase qui donne naissance à une phase P
(appelée précipité) à partir d’une phase mère appelée matrice (M). La fraction de la phase P
est relativement faible par rapport à la Matrice. Dans le cas d’un système binaire A-B (Avec B
comme élément d’addition-soluté), La précipitation se produit lorsque la matrice est
sursaturée en B. C'est-à-dire qu’elle contient une quantité de B (en solution solide)
supérieure à celle correspondant à l’équilibre thermodynamique (selon le diagramme de
phase A-B)-.Autrement dit, on parle de sursaturation quant la teneur en B dans la matrice
est supérieure à la limite de solubilité de la phase M.
Matrice non
saturée
Matrice
Précipitation
sursaturée Précipité P
La précipitation joue un rôle pratique très important car elle donne lieu à un durcissement
considérable du matériau. Les propriétés mécaniques sont souvent améliorées par la
précipitation, car les précipités formés bloquent le mouvement des dislocations renforçant
ainsi la structure.
L’un des exemples les plus connu est la précipitation des carbures lors du traitement
thermique de revenu des aciers aux carbones ou des aciers alliés. En effet, après une
opération de trempe (à l’eau ou bien à l’huile) le matériau se trouve hors d’état d’équilibre
avec une phase martensitique sursaturée en carbone. Cet état microstructurale, est
caractérisé par sa fragilité. On procède souvent à un traitement de revenu à une
température entre 500°C et 600°C afin d’adoucir cette structure. La martensite sursaturée
commence donc à perdre son carbone en fonction du temps du traitement.
L’appauvrissement de la martensite en carbone est dû à la précipitation des carbures
(cémentite pour les aciers au carbone et les carbures alliés pour les aciers alliés). La
microstructure obtenue à la fin du traitement est formée d’une matrice martensitique avec
des fines précipités dispersés dans le matériau. Cette microstructure permet à la fois une
bonne ténacité et une dureté considérable.
17
Un autre exemple de processus de précipitation à l’état solide, est rencontré lors du
durcissement structural des alliages d’aluminium. En effet, aluminium à l’état pur ne
présente pass des propriétés mécaniques intéressantes. Cependant, avec des petits ajouts
avec des éléments d’addition tel que (Cu, Mg, Si), et avec un traitement thermique
approprié, il est possible d’augmenter
ugmenter la limite élastique, dureté, résistance à la fatigue et
d’autre propriétés mécaniques.
mécaniques
T°
Mise en solution
T=540°C
Précipitation de la phase a
T=300°C
Temps
18
Le traitement thermique s’effectue en 2 étapes
- Une première étape de mise en solution par un maintient isotherme (par exemple à
540°C). A la fin de cet étape, le système est monophasé (fcc_a1). En effet, on voit d’après
le diagramme d’équilibre qu’à cette température et avec cette composition on est dans
le domaine fcc_a1.
- Ensuite l’alliage est porté rapidement à la température de 300°C. A cette température la
matrice fcc_a1 est en sursaturation en cuivre. Le processus de précipitation est
enclenché par la formation des zones appelée ‘les zones Guinier-Preston’ qui vont par la
suite devenir des précipités a (phase Al2CU. La formation de fines précipitées a donne au
matériau des caractéristiques mécaniques intéressantes.
Le processus de précipitation n’est pas instantané mai il est plutôt évolutif en fonction du
temps. La vitesse avec laquelle le processus se produit dépend des considérations
thermodynamiques et cinétiques. La précipitation s’effectue en plusieurs étapes qui, en
réalité, peuvent interférer l’une avec l’autre :
- Etape de croissance : Durant cette étape, les germes qui deviennent stables (après leur
germination) commencent à croitre en fonction du temps. Cette croissance est
gouvernée par le mécanisme de diffusion dans la matrice (et également à l’intérieure du
précipité). En effet, dans la matrice autour (au voisinage) du précipité, la concentration
en B est moins importante que dans les zones éloignées du précipité. Il se crée donc un
gradient de concentration entre ces deux zone ce qui donne naissance un processus de
diffusion. C’est cette diffusion qui gouverne la croissance du précipité tel qu’on va
montrer plus dans ce chapitre.
19
Durant la coalescence les gros précipités ont tendance à croitre par contre les petits
précipités ont tendance à diminuer leur taille (dissolution) jusqu’à la leur disparition.
Cette étape est caractérisé par le fait la fraction totale des précipité reste presque
constante. Ceci conduit à ce que le nombre de précipités diminue considérablement
et une augmentation de la taille moyenne des précipités.
Ce processus traduit le fait que le système tend à minimiser son énergie de surface
pour s’approcher encore plus vers l’équilibre thermodynamique. Ce phénomène est
appelé l’effet de Gibbs-Tompson.
Il faut noter qu’en réalité, le déroulement de ces trois étape ne se fait pas séparément, mais
il ya plutôt chevauchement des 3 mécanismes. Par exemple, après que certain germes
stables sont déjà rentré en phase de croissance, le processus de germination continue à se
produire par la création (et disparation) de nouveau germes.
Dans le présent cours, dans le but de simplifier l’approche et pour mieux comprendre
chacune des mécanismes mise en jeu, on procède a étudier séparément les trois étapes.
2.3. Germination :
Les fluctuations thermiques locales qui apparaissent dans le système peuvent donner lieu à
la formation d’un germe. Un germe, par sa petite taille n’est pas encore un précipité. En
réalité, certains germes sont stables et vont donc croitre pour devenir un précipité. Par
contre d’autre germes sont instable et vont disparaitre par la suite. La condition qu’un
germe soit stable est que sa taille doit atteindre une valeur critique. Supposons que les
germes ont une forme sphérique et essayons de déterminer le rayon critique pour qu’un
germe soit stable.
Soit ∆b la variation de l’enthalpie libre d’un précipités en volume qui c’exprime comme
suit :
Afin que la précipitation soit possible ∆b doit être toujours négative (∆b < 0). ∆b est
une énergie par unité de volume , elle s’exprime donc par joule/m3.
Soit j l’energie de l’interface séparant le précipité et la matrice (qui toujours positive). j est
une énergie par unité de surface et s’exprime par l’unité joule/m2. La variation de
l’enthalpie libre totale est donnée par l’expression suivante :
20
kE
∆b = m l ∆b + 4om j (2.2)
l
R est le rayon du précipité qui est supposé de forme sphérique. L’enthalpie libre totale du
précipité (∆b) varie donc en fonction de la taille du précipité. Cette variation est donnée
dans la figure suivante (2.2) :
Figure 2.2
kE
Dans cette figue 2.2, la courbe (1) représente la variation du terme l
m l ∆b (équation 2.1)
et la courbe (2) représente le terme 4om j de la même équation. La courbe continue donne
la somme des deux termes (∆b totale).
La valeur maximale de ∆b est obtenue par dérivation par rapport à R. Elle est obtenue par la
résolution de l’équation suivante :
2∆b
=0
2m
q
Ce qui donne l’expression m = m ∗ = ∆r (2.3)
s
Cette grandeur est très importante dans le processus de germination. En effet, si un germe
possède un rayon supérieur à cette grandeur, il devient stable et va croitre par la suite. Par
contre si ce germe possède un rayon inférieure à m ∗ , le germe n’est pas stable et va
disparaitre.
21
En remplaçant cette expression de R dans la relation (2.3 ) l’enthalpie libre totale critique
du précipités peut être obtenue comme suit :
!Eqt
∆b ∗ = − (2.4)
l∆ru%
Vitesse de germination :
Supposons que le nombre de précipités par unité de temps à un instant donné est égal à N.
La vitesse de germination est obtenue par dérivation de N par rapport au temps.
3v = 89
8w
(2.5)
Les différents termes contenus dans cette expression (2.6) sont données comme suit :
P ∗ : Est un facteur qui donne la vitesse de formation des liaisons atomiques (liaison entre les
atomes formant le germe).
€: Constante de Boltzmann
T : Température en K°.
22
2.4. Croissance des précipités :
L’objectif recherché, dans cette section est de suivre l’évolution de la taille d’un précipité
quelconque. Après la formation d’un germe stable celui-ci commence à croitre, c'est-à-dire
son rayon augmente en fonction du temps. Comme ça été stipulé précédemment, cette
croissance est gouvernée par la diffusion du soluté B dans la matrice.
Considérons la situation présentée dans la figure (2.3). Le précipité P est de forme sphérique
de rayon R, est entouré d’une matrice M. La figure 2.3b donne le profile de concentration de
B suivant la direction radiale r (En prenant comme origine le centre du précipité).
Figure 2.3
8‚
Afin de calculer la vitesse de croissance et ainsi de calculer le rayon R, les hypothèses
89
suivantes sont adoptées :
Puisque la concentration dans le précipité est plus grande que celle dans la matrice, une
quantité de B (initialement dissoute dans la matrice) est consommée au voisinage de
précipité pour augmenter le volume du précipité. Par conséquent, la concentration aux
voisinages de P est plus petite que les zone lointaines de la matrice. Il s’établie donc un
gradient de concentration en B entre l’interface et du précipités et les zones éloigné ce qui
donne lieu à une diffusion de B vers le précipités.
0 0% 0
09
= / ƒ0M % + M 0M „ R<r<L (2.7)
Avec les constantes ∝ et P, sont des constantes à déterminer à partir des conditions aux
limite comme suit :
…
A r=R, (Q, ) = ˆ , en remplaçant dans (2.8) on obtient ˆ =∝ + ‚ . On obtient
P = m( ˆ − g)
‚ M;‚
(Q, ) − g =( ˆ − g ) M [1 − erf < =] (2.9)
√S9
24
Cette relation permet de déterminer la concentration C(r,t) pour chaque position r et
chaque instant t.
Dans la partie qui suit, on cherche à calculer la vitesse de croissance d’un précipité de rayon
8‚
R (donnée par la dérivée 89 ). Pour se faire, on considère la figure (2.4) montrant le précipité
à l’ instant t (avec un rayon R ) et à l’instant t+dt (correspondant à un rayon R+dR). Le
volume de précipité augmente d’une valeur de dV=4om 2m.
dV
R+dR
Figure 2.4
dNB= / V 0M W
0
. 2 . 4om (2.11)
MX‚
Avec le terme V 0M W
0
obtenu en dérivant l’expression (2.9) et en remplaçant r avec R, ceci
MX‚
donnera :
V0 W =( ˆ − g )(‚ +
‚
) (2.12)
0M MX‚ √ES9
25
Dans cette relation, le terme transitoire (contenant t-1/2) diminue rapidement et peut
donc être ignoré. Donc la relation (1.13) prend la forme suivante :
8‚ S ; • 8‚
‹= = Ou bien = Ω//m (2.14)
89 ‚ Œ; • 89
; •
Le terme Ω = est souvent appelé le facteur de sursaturation
Œ; •
L’évolution du rayon du précipité en fonction du temps peut être obtenue par intégration
de l’équation différentielle (2.14).
‚
9
’ m2m = ’ Ω/2
9"
‚"
m − m = 2Ω/( − )
Ou bien
m( ) = “m + 2Ω/( − ) (2.15)
Cette dernière relation (2.15) , permet de calculer la taille du précipité (en croissance),
en fonction de la taille du rayon initial pendant un intervalle de temps égal à (t-t0). Ce
calcul est possible pourvue que pendant ce temps Ω (ie, CM et CI ) reste constante.
La relation (2.15) qui gouverne la croissance du précipité suppose que Ω est constante (CI
et CM sont constants). Mai en réalité ces grandeurs changent avec le temps. En effet, la
valeur moyenne de CM diminue au fur et à mesure de l’apparition de nouveau germes et
la croissance des anciens. Ceci est compréhensible, car la précipitation appauvrit la
matrice.
26
kE
( g) ” =( g )] ]9]h• − 3. d l .m
l
(2.16)
La relation 2.16 peut également être utilisée même si les précipités ne sont pas de la
même taille. Dans ce cas R représente le rayon moyen.
La grandeur CI, correspond à la concentration en B dans phase matrice lorsque celle est
en contact avec la phase précipité. Ce contact suppose un équilibre thermodynamique
entre les deux phases et CI est donc obtenue à partir du diagramme de phase
(d’équilibre) A-B. Cependant, l’équilibre thermodynamique dépend de la courbure du
précipité (la valeur de CI est plus grande si R est plus petit). Mais dans les cas étudiés
dans ce cour (dans les exercices de travaux dirigés), et pour des fins de simplicité, l’effet
du rayon de courbure n’est pas pris en considération.
q Œ
ˆ = – exp — ‚ } ‚™ (2.17)
˜
L’une grandeurs très importante, dont il est intérressant de suivre l’évolution, est la
fraction volumique des précipités. Celle-ci est facilement calculée en divisant la somme
des volumes de tout les précipités sur le volume totale du systéme. Si on considére que
le volume du systéme est de 1m3, la relation suivante peut étre établie :
R = ∑w
|X (4o/3)m|
l
(2.18)
27
N est le nombre de précipités contenue dans 1m3 du systéme ( C’est la densité de
précipité défini précedemment). m| est le rayon du précipité k.
Dans le cas où tout les préciptés ont le méme rayon R, la relation 2.20 déviens :
kE
R= 3m l (2.19)
l
La relation 2.19 est valable meme si les précipités ne sont pas de la méme taille , dans ce
cas R représente le rayon moyen des précipités.
m−m =• ( − ) /l
(1.20)
28
‚ l
3 3 < $= (2.3)
‚%
Exemple :
Germination
1- Calculer le rayon critique pour la formation de d’un germe stable žŸ ainsi que le
l’enthalpie libre critique
critiq de précipitation. Sachant que l’énergie d’interface
précipités/matrice= 0,4048 joule/m2 .LaLa variation de l’enthalpie libre volumique ∆bx =
9 3
-2,97x10 joule/m .
premiers instants du processus (à t=8x10-4s).
2- Calculer la vitesse de germination aux premiers
Sachant que les paramètres de germination correspondant sont comme suit :
Nv= nombre de sites 1 25 sites/m3
tes de germinations possibles= 1x10
Z (Facteur de Zeldovich donnant les fluctuatons thermique)= 0,1147 (S-I)
P ∗ (Facteur donnant la vitesse de formation
formation des liaisons chimiques)= 1819,48 (S-I)
29
Le temps d’incubation correspondant : • = 0,0208 s
Croissance :
On cherche à étudier la croissance d’un germe stable sphérique ayant un rayon égale au
rayon critique.
On donne la limite de solubilité de Si dans fcc_a1 (à 400) est de 0,00282 (en fraction
molaire).
VM (/^ ¡¢ 2) =1x10-5 m3/mol. ( il faut noter que la phase Diamond contient que du
silicium
Coalescence :
A la fin de l’étape de croissance le nombre de précipités est égal à 1.5x1022 avec un rayon
moyen égal à 12nm.
30
Chapitre III
31
1.Introduction
Le chapitre précédent a été consacré à l’étude de la cinétique de précipitation qui est un cas
particulier des transformations de phases à l’état solide. Cette transformation se produit
quant la concentration de la soluté (élément d’adition B) est plus grande que la limite de
solubilité (en B ) dans la matrice. Cependant, la fraction de la phase naissante (le précipité)
reste faible par rapport à la phase mère.
Dans le présent chapitre, les transformations des phases à l’état solide vont êtres étudiées
dans leur forme générale. L’étude tiens compte du cas ou la transformation de phase est
massive c'est-à-dire qu’une part importante de la phase mère (ou sa la totalité) se
transforme en une autre phase (phase naissante).
32
Figure 3.1
Le point commun de ces transformations c’est qu’elles sont gouvernées par un processus de
diffusion à l’état solide. Il faut noter que la transformation martensitique ( qui ne s’effectue
pas par un mécanisme de diffusion ) n’est pas étudié dans ce cours.
Un intérêt particulier est donné à la transformation l’austénite → ferrite, car celle ci possède une
importance pratique lors de l’élaboration et les traitements thermique des aciers.
Cependant, les transformations de phases mettant en jeu la présence de 3 phases à la fois
(par exemple la transformation eutectoide) , ne sont pas considérées.
Les méthodes utilisées dans ce chapitre peuvent êtres étendues pour l’étude de la
solidification des alliages binaires (les transformations de phases (liquide →solide).
Cependant ces transformations ne sont pas complètement contrôlées par la diffusion, mais
ils mettent en jeu d’autres phénomènes tels que la convection dans le liquide. Pour cette
raison, la solidification n’est pas prise en considération dans le présent cours.
33
Considérons la situation présentée dans la figure (3.2) qui illustre une transformation de
phases dans un alliage binaire A-B. A l’instant t=0, le système est monophasé et il est
constitué d’une seule phase (phase 2- phase mère). Par la suite, il se forme une petite
couche de la phase naissante (phase 1) qui commence à croitre au dépend de phase 2. La
cinétique de transformation est contrôlé par la diffusion de B ce qui conduit à fait que la
concentration change en fonction la distance z (figure 3.2C). Mais contrairement à la
diffusion dans une phase, la concentration est caractérisée par une discontinuité au niveau
de l’interface entre les deux phases.
C0
Figure 3.2
A l’intérieure de chacune des deux phases, la diffusion s’effectue de la même façon que celle
qui a été suivie au chapitre 1. Cependant, pour la profondeur z=λ , la concentration dans la
phase 1 est égale à C12 et dans la phase 2 elle est égal à C21. Ces deux grandeur sont
différentes et sont obtenu en supposant qu’un équilibre thermodynamique est toujours
établi entre les deux phases au niveau de l’interface. Dans la majorité des cas le diagramme
34
d’équilibre indique que C12 est différent de C21 ceci explique la discontinuité observée de la
concentration.
Une notation indicielle a été adoptée, donc C12 et C21 ont la signification suivante :
0 $ 0% $
=/ 0<z< £ (3.1)
09 01 %
0 % 0% %
=/ £ <z<L (3.2)
09 01 %
Nous allons ensuite établir l’équation qui gouverne la vitesse de déplacement de l’interface
entre les deux phases.
On suppose que la position de l’interface est située à une distance £ (par rapport à l’origine)
à l’instant t. Cette position devient £ + 2£ à l’instant t+dt (voir figure 3.3).
Figure 3.3
Pendant le laps de temps dt le nombre de mole de B dans le volume dV change d’une valeur
de dNB. Calculons dNB de deux manières différentes :
35
23 = ( − )25 = ( − )2£ (3.3)
Il faut noter que 25 = ¤. 2£ = 2£ car la surface latérale est égale à 1. La relation (3.3)
traduit le changement de la concentration de concentration dans le volume due au
changement de phase dans dV.
D’autre part, dNB peut être calculé par la différence de flux des atomes de B qui arrivent
dans dV et
de ceux qui quitte ce volume dV. La relation suivante peut être écrite :
23 = [* (, = £) − * (, = £)]2 (3.4)
En égalisant les relations (3.3) et (3.4) et sachant que les flux J1 et J2 sont données par les
expressions suivantes :
0 $ 0 %
* (,) = −/ 01
et * (,) = −/ 01
= V(−/ (V−/
8¥ 0 $ 0 %
( − ) W )− W ) (3.5)
89 01 1X¥ 01 1X¥
Cette dernière équation est celle qui gouverne le déplacement de l’interface et qui donne la vitesse
de son déplacement.
La cinétique de transformation de phase est donc gouvernée par le système d’équations
différentielle (3.2), (3.3) et (3.5). Contrairement à la diffusion dans une seule phase (qui
est gouvernée par une seule équation différentielle) , une transformation de phase est
décrit par un système de 3 équations aux dérivées partielles.
Il faut noter que nous avons considéré uniquement le cas unidirectionnel, le cas de 2 et 3
dimensions sort du cadre du présent cours.
La résolution du problème ainsi posé (souvent appelé diffusion avec frontière mobile)
revient à résoudre l’équation de diffusion à l’intérieure de chacune des deux phases
(déterminer C1(z,t) et C2(z,t) ) et aussi déterminer la position de l’interface £ à chaque instant.
La résolution nécessite la connaissance des conditions initiales et les conditions aux limites. Ceci
peuvent êtres données comme suit :
Conditions initiales :
36
A z= £, C2(£,t)=C21 (dans la phase 2)
La résolution peut être effectuée soit par des méthodes analytiques ou bien numériques. La
résolution analytique est possible sous certaines conditions, par contre la résolution
numérique est plus générale mais elle n’est pas abordée dans ce cours.
Si c’est conditions sont vérifiées, C1 et C2 peuvent êtres exprimées en utilisant la fonction erf.
Les relations suivantes peuvent êtres écrites :
1
(,, ) =∝ + P erf ( ) (3.6)
“S$ 9
1
(,, ) =∝ + P erf — ™ (3.7)
“S% 9
¥ $% ; U
à z= £ on aura =∝ + P erf ( 9
) , ce qui donnera P = © (3.9)
“S$ ¦§¨ ( )
%“ª$ «
¥
- A z= £, C2=C21 donc =∝ + P erf ( )
“S% 9
- A z=L ( ou bien à , = ∞) , on aura =∝ + P
%$ ; " %$ ; "
P = © et ∝ = − © (3.10)
¦§¨ ( ) ¦§¨ ( )
%“ª% « %“ª% «
37
Il faut noter que ces coefficients (∝ , P , ∝ et P ), dépendent du temps car £ est une
fonction du temps. Cependant, lorsque la croissance est de la phase 2, s’effectue selon une
loi parabolique, ces coefficients deviennent indépendant du temps.
La croissance parabolique est souvent observée dans la pratique, elle se traduit par une loi
de la forme :
£ = •√ (3.11)
K est appelé la constante de croissance. Si cette expression (3.11) est remplacée dans les
relations (3.9) et (3.10), les coefficients , P , ∝ et P deviennent comme suit :
$% ; U %$ ; " %$ ; "
P = ¬ ,P = ¬ et ∝ = − ¬ (3.12)
¦§¨ ( ) ¦§¨ ( ) ¦§¨ )
%һ$ %һ% %һ%
0 $ …$ 1% 0 % …$ 1%
Des relations (3.6) et (3.7) on trouve : = exp (− kS 9) et = exp (− kS 9)
01 “ES$ 9 $ 01 “ES$ 9 $
…$ “S$ $
V/ 0 $
W = exp <− kS =
-%
(3.14)
01 1X¥ √E9 $
V/ 0 %
W =
…% “S%
exp (− kS )
-%
(3.15)
01 1X¥ √E9 %
En remplaçant les expression (3.13) , (3.14) et (3.15) dans la relation (3.5) l’équation suivante
peut être établie :
- …$ “S$ $ -% …% “S% -%
( − ) =− exp <− kS = + exp (− kS ) (3.16)
√E9 $ √E9 %
Dans cette équation (3.16) , les expressions de P et P sont données par l’équation (3.12).
Cette relation (3.16) est équation non linéaire dont l’inconnue est K (car tout les autres
termes sont connues). L’équation 3.16 ne possède pas de solution analytique mais peut être
résolue par une méthode numérique (par la méthode de Newton-Raphson par exemple).
38
3.4. Détermination analytique de la position de l’interface pour un cas particulier :
Dans ce cas on a : V/ V/
0 $ $% ; U 0 %
W
01 1X¥
=/ ¥
et W
01 1X¥
=0
2£ T −
( − ) =/
2 £
U ; $%
Ou bien : £2£ = / 2
$% ; %$
U ; $%
Après intégration on trouve £ = 2/
$% ; %$
(3.17)
U ; $%
Cette expression peut être écrites sous la forme : £ = • √ avec • = ®2/ On voit
$% ; %$
Un modèle simplifié est souvent appliqué dans la pratique est celui de Johnson-Mehl-
Avrami. Ce modèle est empirique (basé sur des résultats expérimentaux) mais il est très
efficace pour la prédiction de fraction de la phase naissante (phase 2) en fonction du temps.
D’après cette méthode, la fraction volumique (f) de la phase (2) est donnée par l’expression :
R = 1 − exp (−€ )
Les grandeurs k1 et n sont des constantes à déterminer (par exemple de considérations
expérimentales).
39
Master 1 MSI FGMGP
Dept SDM
On suppose qu’avant la formation de j′ que la matrice ferritique était déjà saturée en azote.
40
Exercice 2 :
On procède à étudier la transformation austénite → ferrite, dans un acier aux carbone Fe-C
Fe (
0.15w%) à la température de 777°C. Aux départ, l’alliage était complètement monophasé
(Fcc_a1). Quant le système est ramené à la température de 777°C, la phase BCC_A2 (ferrite) se
forme à gauche de Fcc_a1 et commence à croitre aux dépend de la phase mère Fcc_a1 (voire
figure ci-dessous)
L=2mm
41
On donne les informations suivantes :
A l’interface bcc_a2/fcc_a1 , la fraction molaire de C dans bcc_a2 est de 5,93x10-4 et la fraction de C
dans fcc_a1 est de 2,07x10-2.
Les volumes molaires : VM(bcc_a2)= VM(bcc_a2)=7.33x10-6 m3/mole
Coefficient de diffusion de C dans Fcc_a1=1.26x10-12 m2/s
La transformation de phase s’effectue de sorte la teneur en carbone
carbone dans la phase bcc_a2 reste
constante durant tout égale à 5,93x10-4).
ut le processus (la fraction de C dans Bcc_a2 reste égale
1- Ecrire l’expression de la concentration en carbone en fonction de la distance et du temps
(exprimé en mole/m3) pour chacune des deux phases.
phase
2- On suppose que la position de l’interface £ suit une loi parabolique en fonction de temps (de
type £ = • √ ). Donner (avec démonstration) l’équation non linéaire qui permet de calculer
la valeur de la constante de croissance K.
3- A l’instant
nstant t=100s et 1000s la position
pos de l’interface est de 80µm et 530 µm respectivement.
Calculer la constante de croissance
croi •.
4- Si on suppose que l’évolution de la fraction de bcc_a2 en fonction du temps suit une lois de
Avrami ( R 1 . exp +.€ -,, déterminer les constantes € et
type de Johnson-Mehl-Avrami
42
Exercice 3
VM(ferrite)=VM(austenite)=7x10-6m3/mole
43