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UNIVERSITE DE SCIENCES ET TECHNOLOGIE HOUARI BOUMEDIENE

FGMGP DEPT SDM

Modélisation des
processus I
Pour Master I MSI

Par Ramdhane KOUBA


19/05/2015

Processus de diffusion dans une phase- Cinétique de précipitation dans les alliages métalliques
Cinétique de transformations phases à l’état solide
Introduction

L’objectif du présent court est l’étude de certain processus rencontrés en sciences des
matériaux. L’accent serai mis surtout sur les phénomènes rencontrés des traitements des
matériaux métalliques (traitement thermiques, traitement thermochimiques..etc).

Les méthodes étudiée peuvent également être étendues aux de l’élaboration des matériaux
( par solidification par exemple) ou bien à d’autre procédé tel que le soudage ou
assemblage.

Ceci permettra entre autre d’étudier la cinétique des transformations des phases qui
contrôlent les microstructures des matériaux et donc des propriétés macroscopiques.

Etant donné que la plupart de ces phénomènes ont dé jas objet de plusieurs modules
(unités d’enseignement), le présent module sera orienté plus vers l’aspect mathématique
des différents phénomènes mis en jeu.

L’unité d’enseignement sera divisée en 3 chapitres

1- Diffusion dans les solides


2- Modélisation des transformations des phases à l’état solides
3- Modélisation de la cinétique de précipitation.

2
CHAPITRE I

Diffusion dans les solides

Diffusion dans une phase

3
1.1 Système d’unités utilisées :

Considérant l’alliage binaire A-B où A est l’élément majoritaire (de référence). B est
l’élément d’addition (ou bien soluté). La teneur de B dans le système peut être exprimée de
plusieurs façons :

- Fraction massique de B: = (1.1)

mA et mB sont les masses de A et B respectivement


- Pourcentage massique : wB%=wBX100 (1.2)
- Fraction molaire (ou bien fraction atomique) = (1.3)

Tel que sont le nombre de moles de A et de B respectivement


- Pourcentage atomique (ou bien pourcentage molaire) xB%=xB.100 (1.4)

Remarque : La fraction atomique de B est identique à la fraction molaire.

D’une façon analogue aux relation 1-4 , les valeurs correspondants à A, peuvent être
exprimés comme suit

= , %= x100 = et %= x100

Les relations suivantes sont évidentes :

wA+wB=1 ; xA+xB=1 ; wA%+wB%=100 ; xA%+xA%=100 (1.5)

Concentration de B:

La teneur de l’élément B peut également être exprimée par la concentration. La


concentration de l’espèce B est la quantité de matière de B par unité de volume du système,
elle est notée CB.

Dans le présent manuscrit cette grandeur est mesurée en nombre de moles par unité de
volume, donc la relation suivante peut être établie.

= (1.6)

4
Où le terme VM représente le volume molaire du matériau considéré. Qui est le volume
occupé par une 1 mole du système. Si le système est monophasé (1 seule phase est en
présence), VM représente le volume molaire de la phase considérée.

En générale la valeur de VM dépend de la teneur en B. Cependant, pour des faibles


concentrations en B, VM peut être considéré indépendant de la concentration.

Par exemple dans un alliage Fe-C, à 700° C , VM(ferrite)=7.3x10-6 m3 /mole (indépendante


de la teneur en C). Et à 1000°C , VM(Austenite)= 7.3x10-6 m3 /mole (indépendante de la
teneur en C).

Exemple1.1:

Soit le système de Fe-C avec un taux de C de 0.5w%.

1- Déterminer le taux de carbone exprimé en fraction massique, fraction molaire et


pourcentage atomique.

2-A la T° de 900°C , le système est complètement austénitique, déterminer la concentration


du carbone dans l’austénite sachant qu’à cette T° le volume molaire de l’austénite est égal à
7,21cm3/mole.

- Dans le cas d’un alliage Fe-C à 3% de C(en pourcentage atomique) , donner le


pourcentage massique de carbone.

Les masses molaires C : 12g/mole et Fe : 56 g /mole

Solution

Fraction massique wc=w%C/100=0,005

Pour déterminer la fraction molaire, on peut raisonner pour 100g de l’alliage. Soit nC et nFe le
nombre de mole de Carbone et de Fer contenu dans 100g de l’alliage.

La fraction molaire du carbone est donnée par l’expression =

On peut raisonner pour 100g de l’alliage. Pour 100g de l’alliage on a 0.5 g de C et 99,5 de Fe,
, ,
nous aurons donc = et = la fraction molaire de C serai donc :
!

5
",#
= $%
",# &&,# = 0,0229, et % = 2,229% (pourcentage atomique).
$% #'

1.2. Diffusion dans une phase

La diffusion est un phénomène majeur en sciences des matériaux, plusieurs procédés sont
gouvernés par ce processus. Tel que traitement thermiques thermochimiques,
transformation de phases à l’état solide solidification …etc.

Prenant par exemple le cas de la cémentation gazeuse des aciers. Ce procédé est traitement
thermochimique qui consiste à placer la matériau à un mélange gazeux riche en carbone à
une température relativement élevée(T>900°C). Le carbone est d’abord transféré du gaz
vers la surface du solide. Ensuite C diffuse dans les matériaux (matrice austénitique). Ceci
représente un cas de diffusion (du carbone) dans une phase (Austénite).

Mélange C Diffusion de carbone Austénite Profondeur (z)


gazeux

Figure 1 : figure montrant la variation de la teneur en carbone en fonction de la


profondeur lors de la cémentation d’un acier

Nous remarquons d’après la figure 1 que la teneur en carbone change en fonction de la


profondeur (distance) et en fonction du temps en raison de la diffusion.

6
1.3. Equation de diffusion dans une phase :

La diffusion est un phénomène qui met en jeu un processus de déplacement des atomes
(transfert de matière). Comme pour le cas du transfert de chaleur, ce processus est régi par
une équation aux dérivées partielles.

Le système étudié est une partie d’un matériau présenté dans la figure 2. L’élément B
Diffuse dans l’alliage A-B (A est majoritaire, B l’élément d’adition).

Domaine monophasé (solution solide A-B)


avec gradient de concentration de B
S=1
B Profondeur (z)
Z

CB
T° Suffisamment
élevée

Profil de concentration à
un instant t2>t1

Profil de concentration à
Profondeur (z)
un instant t1

Figure 2

Les atomes de B vont se déplacer de la zone de la plus grande concentration vers les zones
correspondant à une plus faible concentration. On suppose que la diffusion est
unidirectionnelle c'est-à-dire que le déplacement des atomes B s’effectue dans une seule
direction (z) (La diffusion dans les autres directions de l’espace x et y n’est pas prise en
considération).

7
On définis le flux de B (noté * ) comme étant la quantité de matière de B qui traverse une
surface unité (égale à 1) par unité de temps . Où bien le flux est le nombre de mole B (ou
d’atomes) qui traverse traversent une la surface unité par unité de temps.

D’après la première loi de Fick ,le flux de matière (de B) est proportionnel au gradient de la
concentration. Ceci s’exprime à une profondeur z par la relation suivante:
0
* (,) = −/ 01
(1.7)

Le signe (–) traduit le fait que le flux de matière s’effectue de la zone de plus grande
concentration vers celle moins de concentration. La relation 1.7 est appelé la première loi de
Fick.

DB est appelé le coefficient de diffusion de B dans la phase dans laquelle la diffusion s’est
effectuée. Généralement DB dépend de la température et de la concentration en B.
Cependant, dans le cas où la teneur en B n’est pas très élevée DB peut être considéré
indépendant de la concentration (et donc il est supposé constant durant tout le processus de
diffusion). Cette hypothèse de DB constant est adoptée dans le présent manuscrit.

Figure 3

Considérons le volume dV (voir figure 3) , limité par les profondeur z et z+dz (tel que dz est
infiniment petit). Pendant un laps de temps dt, le nombre de mole de B à l’intérieur de dV
change d’une valeur change d’une valeur dN (en raison de la diffusion). dN peut être calculé
de 2 manières différentes.

23 = 2 . 25 = 2 . 2, 1.8

(car dV=S.dz=dz puisque S=1)

Dans cette relation (1.8) dC traduit le changement de la concentration à l’intérieure de dV


pendant le temps dt.

D’autre part, dN peut être obtenu par la différence de flux de B rentrant dans dV( au niveau
de la profondeur z ) moins le flux d’atomes quittant dV (au niveau de la profondeur z+dz). La
relation suivante peut donc être établie :

8
23 = (6 (,) − 6 (, + 2,))2 (1.9)

En combinant les relation (1.8) et (1.9) la relation suivante peut être établie :
8 : (1 81);: (1)
=− (1.10)
89 81

: (1 81);: (1)
Le terme 81
est tout simplement la dérivée de * (,) par rapport à z. la relation
1.10 deviens donc :
8 0:
=− (1.11)
89 01

En combinant les relations 1.11 et 1.7 la relation suivante peut être établis :
0 0 0
= </ = (1.12)
09 01 01

Dans le cas où DB est indépendant de z (ie indépendant de CB) l’équation 8 s’écrit comme
suit:

0 0%
=/ (1.13)
09 01 %

S’il n y a pas de risque de confusion, CB peut simplement être remplacé par C et DB par D.
L’équation (9) devient donc :

0 0%
09
= / 01 % (1.14)

L’équation 1.14 est l’équation aux dérivées partielles régissant le processus de diffusion de B
dans la phase considérée.

La résolution de l’équation veut dire trouver la valeur de la fonction à deux variables C(z,t)
en chaque position et à chaque instant.

La résolution de cette équation aux dérivées partielles (1.14) nécessite deux informations clé
qui sont :

- Les conditions initiales : Il faut connaitre les valeurs de la fonction C à l’instant t=0. C’est
à dire faut connaitre C(z,0) pour tout 0<z<L.
- Les conditions aux limites : il faut connaitre la valeur de C aux bord du domaine ( à z=0 et
z=L) à n’importe quelle instant t. C'est-à-dire, il faut connaitre C(0,t) et C(L,t).

La résolution de l’équation de diffusion dépend donc des conditions initiales et les conditions
aux limites qui eux même dépendent du problème spécifique. En général il y a deux
méthodes de résolutions : Méthodes analytiques et méthodes numérique.

9
1.4. Résolution analytique de l’équation de diffusion

La résolution analytique, veut que dire que C(z,t) est donnée par une expression
mathématique en fonction de z et t. Cette méthode résolution est possible si les conditions
suivante sont vérifiées :

- Conditions initiales constante : C(z,0)=constante =C0


- Conditions aux limites constantes : C'est-à-dire C(0,t)=constante =CS
- Le domaine étudier est suffisamment grand, (ie > ≫ √/ )
- Le coefficient de diffusion D est constant

Dans le cas où ces conditions sont vérifiées, C(z,t) peut être exprimé à l’aide d’une
fonction mathématique appelée fonction erreur .

La fonction erreur

La fonction erreur erf est définie pour chaque variable réelle u comme suit :
I ;G %
erf(D) = F 2H (1.15)
√E

avec H une variable quelconque.

Nous avons pour erf les propriétés suivantes : erf(0) = 0, erf(−∞) = −1 erf(+∞) = 1
0 MN ;I%
La dérivée de la fonction erf : 0I
=
√E

On peut démontrer que si les condition ci-dessus sont vérifié, C(z,t) s’exprime comme suit :

1
(,, ) =∝ +P QR < = (1.16)
√S9

∝ P sont des constantes qui peuvent êtres déterminées à partir des conditions initiales et
conditions aux limites.

A z=0, C=Cs et donc d’après la relation (1 ;16), ∝= T

1
Et A t=0 ; →∞ et donc d’après (1.16) C0=Cs+P donc P =C0-CS
√S9

En remplaçant dans la relation 1.16 la relation suivante peut être établie


(1,9); U 1
= QR < = (1.17)
"; U √S9

Cette dernière expression peut être transformée comme suit :

10
(1,9); " 1
= 1 − QR < = (1.18)
U; " √S9

Exemple 1.2 : Cémentation d’un acier:

Un procédé de cémentation de l’acier Fe-0.5%C est réalisé à la température de 900°C. A


cette température l’alliage est complètement austénitique. Le coefficient de diffusion de
Carbone dans l’austénite à 900° est de 1,277x10-10 m2/S.

La cémentation est réalisée dans une atmosphère riche en carbone donnant lieu à une
teneur constante en surface égale à 1.5wt%.

-Ecrire l’expression de la concentration en carbone (en mole/cm3) en fonction du temps et


de la profondeur z.

-Calculer la teneur en w% et x% à la profondeur de 20µm pour les temps 1S 100S 1h.

- Calculer le gain en mass pour une pièce cubique d’arrête 1cm.

Solution :

1.5. Résolution numérique de l’équation de diffusion par la méthode de différences finis :

La solution analytique n’est disponible que pour des cas particuliers, dans le cas général on a
recours aux méthodes numériques : par exemple la méthode de différences finis.

La solution analytique n’est pas possible dans les cas suivants:

- Coefficient de diffusion dépendant de la concentration (non linéarité)


- Conditions aux limites variables
- La concentration initiale n’est pas (ie . C0 varie en fonction de la profondeur).
- Le domaine étudié est restreint (L n’est pas infini).

Remarque : le cas où le coefficient de diffusion est variable (ie dépend de la concentration)


n’est pas traité dans le présent cours.

La méthode numérique utilisée, dans ce cours, est celle des différences finis. Le principe de
la méthode est de remplacer les dérivées partielles par leurs différences finis
correspondantes.

Le principe de la méthode peut être expliquée par la figure 1.5 où une fonction f(z) est défini
0N
sur un intervalle [a,b]. On cherche à calculer la première et la deuxième dérivée de f. (ie 01

11
0% N
et 01 %
) par différenciation numérique au point i (correspondant à z=zi). Pour cela on utilise
les points voisins de i (qui sont i-1 et i+1). On suppose que zi-zi-1=zi+1-zi=h, avec h possède
une très petite valeur.

f(z)

La dérivé V01 W
0N
peut être calculée par différentiation de 3 façon, comme suit :
1X1Y

- différenciation à gauche
V
0N
W =
N(1YZ$ );N(1Y )
(1.19)
01 1X1Y [

- différenciation à droite

V0NW =
N(1Y );N(1Y\$ )
(1.20)
01 1X1Y [

- différenciation centrée.
V
0N
W =
N(1YZ$ );N(1Y\$ )
(1.21)
01 1X1Y [

Il faut noter que la troisième façon de dérivation (différenciation centrée), donne une
meilleure précision par rapport au 2 précédentes.

La seconde dérivée de f par rapport à z peut être déterminée comme suit :


12
V N
0 % N(1YZ$ ); N(1Y ) N(1Y\$ )
01 %
W = [%
(1.22)
1X1Y

Utilisons cette méthode pour la résolution de l’équation aux dérivées partielles (1.16).
D’abord divisant le domaine dans lequel la diffusion est supposée se produire
(correspondant à 0z<L) en segments de même épaisseur (h), tel que c’est montré dans la
figure 1.7. Deux segments sont séparés par un nœud (les segments sont aussi appelés
cellules).

h h
Nœud Cellule
h (segment)

On suppose que le nombre de nœud est égale à n (donc le nombre de cellule va être égale à
n-1).

Le temps est également divisé en petit pas de sorte que chaque pas de temps sera égal à Δt.

Considérons un nœud quelques (par exemple le nœud i) et appliquons les relations 1.21 et
1.22 pour le cas de la fonction C. Les relations suivantes peuvent être établies à un instant t
donné :

V0 W =
(] ,9); (] ,9)
(1.23)
01 1X1Y [

V0 W
% (]; ,9); (],9) (] ,9)
= (1.24)
01 %1X1Y [%

Il faut noter que la notation (^, ) représente la concentration au nœud i à l’instant t

La dérivé de C par rapport au temps peut également être calculée par différenciation.
L’expression suivante (1.25) peut être établie pour le nœud i en utilisant les concentrations
aux deux instant t et t+Δt.

V W
0
=
(],9 ∆9); (],9)
(1.25)
09 1X1Y ∆9

En remplaçant les expressions (1.24) et (1.25) dans l’équation de diffusion 1.14 ont obtient :

13
(^, + ∆ ) − (^, ) (^ − 1, ) − 2 (^, ) + (^ + 1, )
=/
∆ ℎ
Ce qui donnera :

(^, + ∆ ) = Q (^ − 1, ) + (1 − 2Q) (^, ) + Q (^ + 1, ) (1.26)


S∆9
Avec Q=
[%

La relation (1.26) est la forme discrétisée de l’équation de diffusion (1.14). Cette expression
permet de calculer la concentration au nœud i à l’instant + ∆ connaissant les
concentrations au temps précédent (t) pour les trois nœuds successive i-1, i, i+1.

Cette relation (1.26) permet donc de calculer la concentration en chaque nœud et à chaque
instant connaissant les conditions initiales et les conditions aux limites.

Afin de déterminer, le profile de concentration (en fonction de profondeur). C'est-à-dire la


concentration en chaque nœud et chaque pas de temps, les étapes suivant peuvent êtres
suivies :

1- à l’instant t=0, la concentration dans chaque nœud est connue (donné par les
conditions aux initiales).
2- A l’instant suivant (t+Δt=Δt) La Concentration au nœud 1 est connue (donnée par les
conditions aux limite à z=0).
3- La concentration pour chaque nœud i (2<i<n-1) est donnée par la relation (1.26).
4- La concentration au nœud n est donnée par les conditions aux limites à z=L.
5- Le processus est répété pour le pas de temps suivant (c'est-à-dire pour l’instant
2Δt), en utilisant la relation (1.26).
6- Ce calcul est poursuivi jusqu’à ce que le temps de calcul devienne égal au temps final.

Exercice 4 : (homogénéisation d’un alliage Ni-Cr)

Une barre fabriquée en un Alliage Ni-Cr de longueur de 1cm. La composition initiale de la


barre est donnée dans la figure ci-dessous. On cherche à homogénéiser la pièce afin d’avoir
la même teneur en Cr dans toute la barre. Dans cet objectif on réalise un maintient
isotherme dans un four à la température de 1100°C.

On procède à résoudre l’équation de diffusion de Cr par la méthode de différence finis. On


divise la pièce de sorte que le nombre de cellules soit 100.

Ni=58,69 Cr=52 , VM=7x10-6m3/mol D(Cr)=5,95x10-15m2/S

14
10

w%(Cr)
4

Ni-Cr (fcc_a1) 2

z 0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1
distance(cm)

1- Ecrire l’équation de diffusion de Cr dans la barre sous sa forme discrétisée en


différences finis, en prenant un pas de temps Δt=2s.
2- Calculer la concentration en Cr aux 2éme nœuds et 3 nœuds à t=2s et t=4s.
3- Calculer la concentration aux nœud 100, à l’instant 2S,
4- Ecrire un algorithme permettant de résoudre le probléme.

15
Chapitre II

Modélisation des processus de précipitation à l’état solides dans

les alliages binaires.

16
Introduction :

La précipitation est une transformation de phase qui donne naissance à une phase P
(appelée précipité) à partir d’une phase mère appelée matrice (M). La fraction de la phase P
est relativement faible par rapport à la Matrice. Dans le cas d’un système binaire A-B (Avec B
comme élément d’addition-soluté), La précipitation se produit lorsque la matrice est
sursaturée en B. C'est-à-dire qu’elle contient une quantité de B (en solution solide)
supérieure à celle correspondant à l’équilibre thermodynamique (selon le diagramme de
phase A-B)-.Autrement dit, on parle de sursaturation quant la teneur en B dans la matrice
est supérieure à la limite de solubilité de la phase M.

Matrice non
saturée
Matrice
Précipitation
sursaturée Précipité P

La cinétique du processus de précipitation est gouvernée par le phénomène de diffusion de


B dans la matrice et également à l’intérieure des précipités. Pour cette raison, la
précipitation nécessite une température suffisante afin d’activer le processus.

La précipitation joue un rôle pratique très important car elle donne lieu à un durcissement
considérable du matériau. Les propriétés mécaniques sont souvent améliorées par la
précipitation, car les précipités formés bloquent le mouvement des dislocations renforçant
ainsi la structure.

L’un des exemples les plus connu est la précipitation des carbures lors du traitement
thermique de revenu des aciers aux carbones ou des aciers alliés. En effet, après une
opération de trempe (à l’eau ou bien à l’huile) le matériau se trouve hors d’état d’équilibre
avec une phase martensitique sursaturée en carbone. Cet état microstructurale, est
caractérisé par sa fragilité. On procède souvent à un traitement de revenu à une
température entre 500°C et 600°C afin d’adoucir cette structure. La martensite sursaturée
commence donc à perdre son carbone en fonction du temps du traitement.
L’appauvrissement de la martensite en carbone est dû à la précipitation des carbures
(cémentite pour les aciers au carbone et les carbures alliés pour les aciers alliés). La
microstructure obtenue à la fin du traitement est formée d’une matrice martensitique avec
des fines précipités dispersés dans le matériau. Cette microstructure permet à la fois une
bonne ténacité et une dureté considérable.

17
Un autre exemple de processus de précipitation à l’état solide, est rencontré lors du
durcissement structural des alliages d’aluminium. En effet, aluminium à l’état pur ne
présente pass des propriétés mécaniques intéressantes. Cependant, avec des petits ajouts
avec des éléments d’addition tel que (Cu, Mg, Si), et avec un traitement thermique
approprié, il est possible d’augmenter
ugmenter la limite élastique, dureté, résistance à la fatigue et
d’autre propriétés mécaniques.
mécaniques

La figure 2.1 montre le principe du traitement thermique de durcissement structural d’un


alliage Al-Cu, à 4w% de Cu.


Mise en solution

T=540°C
Précipitation de la phase a
T=300°C

Temps

Figure 2.1 principe du traitement thermique de durcissement structurale pour un alliage


all Al-4w%Cu.
Avec le diagramme de phase Al-Cu.

18
Le traitement thermique s’effectue en 2 étapes

- Une première étape de mise en solution par un maintient isotherme (par exemple à
540°C). A la fin de cet étape, le système est monophasé (fcc_a1). En effet, on voit d’après
le diagramme d’équilibre qu’à cette température et avec cette composition on est dans
le domaine fcc_a1.
- Ensuite l’alliage est porté rapidement à la température de 300°C. A cette température la
matrice fcc_a1 est en sursaturation en cuivre. Le processus de précipitation est
enclenché par la formation des zones appelée ‘les zones Guinier-Preston’ qui vont par la
suite devenir des précipités a (phase Al2CU. La formation de fines précipitées a donne au
matériau des caractéristiques mécaniques intéressantes.

2.2. Les différentes étapes du processus de précipitation :

Le processus de précipitation n’est pas instantané mai il est plutôt évolutif en fonction du
temps. La vitesse avec laquelle le processus se produit dépend des considérations
thermodynamiques et cinétiques. La précipitation s’effectue en plusieurs étapes qui, en
réalité, peuvent interférer l’une avec l’autre :

- Etape de germination : Cette étape correspond à la formation des germes de petites


tailles (appelé aussi embryons). Certains germes deviennent stables et vont croitre en
fonction du temps et d’autre sont instable et vont donc disparaitre par la suite. La
germination est dite homogène lorsque les germes apparaissent aléatoirement dans le
volume de la matrice. Quant les germes apparaissent dans sites privilégiés (par exemple
au joints de grains et aux dislocations) la germination est dite hétérogène. Dans la
pratique, c’est la gémination hétérogène qui est souvent rencontré.

- Etape de croissance : Durant cette étape, les germes qui deviennent stables (après leur
germination) commencent à croitre en fonction du temps. Cette croissance est
gouvernée par le mécanisme de diffusion dans la matrice (et également à l’intérieure du
précipité). En effet, dans la matrice autour (au voisinage) du précipité, la concentration
en B est moins importante que dans les zones éloignées du précipité. Il se crée donc un
gradient de concentration entre ces deux zone ce qui donne naissance un processus de
diffusion. C’est cette diffusion qui gouverne la croissance du précipité tel qu’on va
montrer plus dans ce chapitre.

- Etape de coalescence : La croissance des précipités par diffusion se poursuit jusqu’à ce


que la matrice ne devienne plus sursaturée. Après que l’excès de B dans la matrice est
complètement consommé, la croissance laisse la place à un autre processus qui est la
coalescence.

19
Durant la coalescence les gros précipités ont tendance à croitre par contre les petits
précipités ont tendance à diminuer leur taille (dissolution) jusqu’à la leur disparition.
Cette étape est caractérisé par le fait la fraction totale des précipité reste presque
constante. Ceci conduit à ce que le nombre de précipités diminue considérablement
et une augmentation de la taille moyenne des précipités.
Ce processus traduit le fait que le système tend à minimiser son énergie de surface
pour s’approcher encore plus vers l’équilibre thermodynamique. Ce phénomène est
appelé l’effet de Gibbs-Tompson.

Il faut noter qu’en réalité, le déroulement de ces trois étape ne se fait pas séparément, mais
il ya plutôt chevauchement des 3 mécanismes. Par exemple, après que certain germes
stables sont déjà rentré en phase de croissance, le processus de germination continue à se
produire par la création (et disparation) de nouveau germes.

De même, l’effet Gibbs-Thompson, responsable de la coalescence, existe également durant


l’étape de croissance. Mais ce processus est plus visible et plus marqué après la
consommation de l’excès de B dans la matrice.

Dans le présent cours, dans le but de simplifier l’approche et pour mieux comprendre
chacune des mécanismes mise en jeu, on procède a étudier séparément les trois étapes.

2.3. Germination :

Les fluctuations thermiques locales qui apparaissent dans le système peuvent donner lieu à
la formation d’un germe. Un germe, par sa petite taille n’est pas encore un précipité. En
réalité, certains germes sont stables et vont donc croitre pour devenir un précipité. Par
contre d’autre germes sont instable et vont disparaitre par la suite. La condition qu’un
germe soit stable est que sa taille doit atteindre une valeur critique. Supposons que les
germes ont une forme sphérique et essayons de déterminer le rayon critique pour qu’un
germe soit stable.

Soit ∆b la variation de l’enthalpie libre d’un précipités en volume qui c’exprime comme
suit :

∆b = (b)dMé ]f]9é − (b)gh9M] (2.1)

Afin que la précipitation soit possible ∆b doit être toujours négative (∆b < 0). ∆b est
une énergie par unité de volume , elle s’exprime donc par joule/m3.

Soit j l’energie de l’interface séparant le précipité et la matrice (qui toujours positive). j est
une énergie par unité de surface et s’exprime par l’unité joule/m2. La variation de
l’enthalpie libre totale est donnée par l’expression suivante :

20
kE
∆b = m l ∆b + 4om j (2.2)
l

R est le rayon du précipité qui est supposé de forme sphérique. L’enthalpie libre totale du
précipité (∆b) varie donc en fonction de la taille du précipité. Cette variation est donnée
dans la figure suivante (2.2) :

Figure 2.2
kE
Dans cette figue 2.2, la courbe (1) représente la variation du terme l
m l ∆b (équation 2.1)
et la courbe (2) représente le terme 4om j de la même équation. La courbe continue donne
la somme des deux termes (∆b totale).

La valeur maximale de ∆b est obtenue par dérivation par rapport à R. Elle est obtenue par la
résolution de l’équation suivante :

2∆b
=0
2m
q
Ce qui donne l’expression m = m ∗ = ∆r (2.3)
s

Cette grandeur est très importante dans le processus de germination. En effet, si un germe
possède un rayon supérieur à cette grandeur, il devient stable et va croitre par la suite. Par
contre si ce germe possède un rayon inférieure à m ∗ , le germe n’est pas stable et va
disparaitre.

21
En remplaçant cette expression de R dans la relation (2.3 ) l’enthalpie libre totale critique
du précipités peut être obtenue comme suit :

!Eqt
∆b ∗ = − (2.4)
l∆ru%

Vitesse de germination :

L’apparition de nouveaux germes est due principalement aux fluctuations thermiques


(changement local de T°). Il y a donc au fur et à mesure du temps, création continue de
nouveaux germes stables. La vitesse de germination est définie comme étant le nombre de
germes stables formés par unités de temps et par unités de volume du système.

Supposons que le nombre de précipités par unité de temps à un instant donné est égal à N.
La vitesse de germination est obtenue par dérivation de N par rapport au temps.

3v = 89
8w
(2.5)

La vitesse de germination dépend de plusieurs facteurs et paramètres. L’approche qui


permet une étude détaillée de ce processus s’appelle’ La théorie générale de germination’
qui est sujet vaste et dont les détails sort du cadre du présent cours. Pour cette raison sauf
les résultats important de cette théorie sont présentées.

D’après la théorie générale de la germination, la vitesse de germination lors de la


précipitation dans les binaires (A-B) peut être donnée par l’expression suivante :

3v = 3x yP ∗ exp <− |} = exp <− 9 =
∆r ~
(2.6)

Les différents termes contenus dans cette expression (2.6) sont données comme suit :

3x : Nombre de sites de germination possible

y: Un facteur qui quantifié les fluctuations thermiques ( fluctuations de Température) dans


le système (souvent appelé le facteur de Zeldovich ).

P ∗ : Est un facteur qui donne la vitesse de formation des liaisons atomiques (liaison entre les
atomes formant le germe).

€: Constante de Boltzmann

T : Température en K°.

• : Temps d’incubation (c’est le temps écoulé avant qu’un germe apparaît)

t : temps du processus ( le temps qui s’écolue, calculé à partir de l’instant de début de la


précipitation).

L’expression (2.6) est la relation principale permettant de calculer la vitesse de germination.

22
2.4. Croissance des précipités :

L’objectif recherché, dans cette section est de suivre l’évolution de la taille d’un précipité
quelconque. Après la formation d’un germe stable celui-ci commence à croitre, c'est-à-dire
son rayon augmente en fonction du temps. Comme ça été stipulé précédemment, cette
croissance est gouvernée par la diffusion du soluté B dans la matrice.

Considérons la situation présentée dans la figure (2.3). Le précipité P est de forme sphérique
de rayon R, est entouré d’une matrice M. La figure 2.3b donne le profile de concentration de
B suivant la direction radiale r (En prenant comme origine le centre du précipité).

Cp : Est la concentration dans le précipité (qui est supposée constante).

CM : Concentration dans la matrice dans les zones lointaines du précipité.

CI : Est la concentration dans la matrice au voisinage immédiat du précipité (pour r=R).

Diffusion de B ver P en raison


de gradient de concentration
le long de r(R<r<L)

Figure 2.3
8‚
Afin de calculer la vitesse de croissance et ainsi de calculer le rayon R, les hypothèses
89
suivantes sont adoptées :

- Le précipité est constitué d’une phase supposée stœchiométrique, c'est-à-dire que sa


composition est fixe (CP est constante). Ceci implique qu’il n y a pas de diffusion à
l’intérieure du précipité.
- La concentration dans la matrice à une distance suffisamment éloignée du précipité (CM )
reste constante pendant le laps de temps considéré.
- De même pour la concentration CI est supposée fixe.
23
- Le coefficient de diffusion dans la matrice est indépendant de la concentration
(D=constante).
- La fraction volumique de la matrice est suffisamment grande par rapport au précipités.
Ceci implique que L>>R (voir figure 2.3).

En adoptant ces hypothèses, le profile de concentration de B ressemble donc à celui


présenté dans la figure 2.3b.

Puisque la concentration dans le précipité est plus grande que celle dans la matrice, une
quantité de B (initialement dissoute dans la matrice) est consommée au voisinage de
précipité pour augmenter le volume du précipité. Par conséquent, la concentration aux
voisinages de P est plus petite que les zone lointaines de la matrice. Il s’établie donc un
gradient de concentration en B entre l’interface et du précipités et les zones éloigné ce qui
donne lieu à une diffusion de B vers le précipités.

La diffusion dans la matrice s’effectue suivant la direction radiale r, (diffusion sphérique et


non planaire). L’équation de diffusion (de Fick) suivant la coordonnée sphérique r s’écrit
comme suit :

0 0% 0
09
= / ƒ0M % + M 0M „ R<r<L (2.7)

D’une façon analogue à la diffusion plane (étudié en Chapitre1), la solution analytique de


l’équation (2.7) est disponible (pourvue que les hypothèses cité ci-dessus soit vérifiées). On
peut montrer que la concentration s’écrit en fonction de r et t comme suit :
… M;‚
(Q, ) =∝ + . [1 − erf < =] (2.8)
M √S9

Avec les constantes ∝ et P, sont des constantes à déterminer à partir des conditions aux
limite comme suit :

A r>>a ( Q = ∞) , C(r,t)=CM. En remplaçant dans 2.8 on obtient : ∝= g


A r=R, (Q, ) = ˆ , en remplaçant dans (2.8) on obtient ˆ =∝ + ‚ . On obtient
P = m( ˆ − g)

En remplaçant ∝ et P dans la relation 2.8, l’expression de la concentration C(r,t) peut être


donnée :

‚ M;‚
(Q, ) − g =( ˆ − g ) M [1 − erf < =] (2.9)
√S9

24
Cette relation permet de déterminer la concentration C(r,t) pour chaque position r et
chaque instant t.

Dans la partie qui suit, on cherche à calculer la vitesse de croissance d’un précipité de rayon
8‚
R (donnée par la dérivée 89 ). Pour se faire, on considère la figure (2.4) montrant le précipité
à l’ instant t (avec un rayon R ) et à l’instant t+dt (correspondant à un rayon R+dR). Le
volume de précipité augmente d’une valeur de dV=4om 2m.

dV

R+dR

Figure 2.4

Calculons la variation du nombre de mole de B contenu dans dV de deux manières


différentes :

dNB=dV.dC= 4om 2m‰ f − ˆ Š. (2 .10)

(Changement de NB due au changement de concentration dans dV)

dNB= / V 0M W
0
. 2 . 4om (2.11)
MX‚

(Changement de NB due au flux diffusionnel de B de la matrice vers le précipité)

Avec le terme V 0M W
0
obtenu en dérivant l’expression (2.9) et en remplaçant r avec R, ceci
MX‚
donnera :

V0 W =( ˆ − g )(‚ +

) (2.12)
0M MX‚ √ES9

En égalisant les deux expressions (2.10) et (2.11) et en tenant compte de (2.12), la


vitesse de croissance peut être obtenue comme suit :
/
‹=
8‚
=
S V
0
W =
; • S
Ž + <E9=
S
• (2.13)
89 Œ; • 0M MX‚ Œ; • ‚

25
Dans cette relation, le terme transitoire (contenant t-1/2) diminue rapidement et peut
donc être ignoré. Donc la relation (1.13) prend la forme suivante :
8‚ S ; • 8‚
‹= = Ou bien = Ω//m (2.14)
89 ‚ Œ; • 89

; •
Le terme Ω = est souvent appelé le facteur de sursaturation
Œ; •

L’évolution du rayon du précipité en fonction du temps peut être obtenue par intégration
de l’équation différentielle (2.14).

9
’ m2m = ’ Ω/2
9"
‚"

R s’écrit, alors, en fonction du temps comme suit :

m − m = 2Ω/( − )

Ou bien

m( ) = “m + 2Ω/( − ) (2.15)

Cette dernière relation (2.15) , permet de calculer la taille du précipité (en croissance),
en fonction de la taille du rayon initial pendant un intervalle de temps égal à (t-t0). Ce
calcul est possible pourvue que pendant ce temps Ω (ie, CM et CI ) reste constante.

Si , pendant la croissance, CI et CM prennent d’autres valeurs, La relation (2.15) peut être


encore réutilisée mais en considérant la nouvelle valeur de Ω. En plus, le R0 qui devait
être utilisé est le R obtenu lors du dernier calcul.

Actualisation des valeurs de CM lors de la croissance :

La relation (2.15) qui gouverne la croissance du précipité suppose que Ω est constante (CI
et CM sont constants). Mai en réalité ces grandeurs changent avec le temps. En effet, la
valeur moyenne de CM diminue au fur et à mesure de l’apparition de nouveau germes et
la croissance des anciens. Ceci est compréhensible, car la précipitation appauvrit la
matrice.

La nouvelle concentration moyenne peut être calculée connaissant le nombre de


précipités et leur rayon. Dans le cas ou tout les précipités sont de même taille et en
raisonnant par rapport à un volume de 1m3.

La relation suivante peut être établie :

26
kE
( g) ” =( g )] ]9]h• − 3. d l .m
l
(2.16)

Où ( g) ” représente la nouvelle concentration dans la matrice (mole/m3),


( g )] ]9]h• représente la concentration en dans la matrice au début de processus.

N est le nombre de précipités par m3 (appelé aussi densité de précipités)

La relation 2.16 peut également être utilisée même si les précipités ne sont pas de la
même taille. Dans ce cas R représente le rayon moyen.

Calcul de la concentration à l’interface -matrice/précipité-(CI).

La grandeur CI, correspond à la concentration en B dans phase matrice lorsque celle est
en contact avec la phase précipité. Ce contact suppose un équilibre thermodynamique
entre les deux phases et CI est donc obtenue à partir du diagramme de phase
(d’équilibre) A-B. Cependant, l’équilibre thermodynamique dépend de la courbure du
précipité (la valeur de CI est plus grande si R est plus petit). Mais dans les cas étudiés
dans ce cour (dans les exercices de travaux dirigés), et pour des fins de simplicité, l’effet
du rayon de courbure n’est pas pris en considération.

Dans le cas où on cherche à inclure cet effet (appelé l’effet de Gibbs-Thompson), la


relation suivante peut être utilisée :

q Œ
ˆ = – exp — ‚ } ‚™ (2.17)
˜

Où – représente la valeur de la concentration obtenu du diagramme d’équilibre.

j est l’inergie d’interface

5d volume molaire du précipité, mš est la constante des gaz , T : température en K°. R


rayon du précipité.

Dans les exercices proposés on suppose tout simplement CI=Ceq .

Fraction des précipités :

L’une grandeurs très importante, dont il est intérressant de suivre l’évolution, est la
fraction volumique des précipités. Celle-ci est facilement calculée en divisant la somme
des volumes de tout les précipités sur le volume totale du systéme. Si on considére que
le volume du systéme est de 1m3, la relation suivante peut étre établie :

R = ∑w
|X (4o/3)m|
l
(2.18)

27
N est le nombre de précipités contenue dans 1m3 du systéme ( C’est la densité de
précipité défini précedemment). m| est le rayon du précipité k.

Dans le cas où tout les préciptés ont le méme rayon R, la relation 2.20 déviens :
kE
R= 3m l (2.19)
l

La relation 2.19 est valable meme si les précipités ne sont pas de la méme taille , dans ce
cas R représente le rayon moyen des précipités.

2.5. Coalescence des précipités :

Le processus de précipitation conduit à la formation de précipités de différentes tailles.


La teneur de B dans la matrice diminue jusqu’à ce qu’il n y a plus de sursaturation dans la
matrice (Ω = 0) (où bien CM devient égal à CI=Ceq). Lorsque la sursaturation dans la
matrice disparait, la valeur de CI aux voisinage des pétit précipités sera plus grande que
CM. Ceci conduit à ce que la diffusion de B se fait dans le sens inverse (du petit précipité
vers la matrice). Les petit précipités ont tendance à la dissolution , et leur taille diminue
jusqu’à la disparition compléte (si leurs rayon devient inférieure au rayon critique).
Pendant ce temps les gros précipités vont grossir par l’apport de B provenant de la
dissolution des pétits précipités.

Le dévéloppement de la théorie de coalescence a montré que le grossissement des


(grands) précipités s’effectue selon une fonction de la racine cubique du temps. Ceci
s’exprime comme suit :

m−m =• ( − ) /l
(1.20)

Où R0 est le rayon initial (hérité de la phase de croissance) et t-t0 représente l’intervalle de


temps durant lequel la coalescence s’effectue.

Le nombre de précipités diminue fortement lors de la coalescence. Ce nouvelle nombre de


précipités par m3 peut être calculé en considérant que la fraction des précipités reste
constante durant cette période. La relation suivante peut être écrite :
kE kE
ml3 = ml3 (2.21)
l l

N1 et N1 sont le nombre de précipités à deux instants t1 et t2 différentes du processus de


coalescence (par exemple t1 t2 peuvent êtres considérés au début et la fin de la
coalescence). R1 et R2 sont les rayons moyens correspondants.

La relation (2.21) donne l’expression suivante :

28
‚ l
3 3 < $= (2.3)
‚%

Exemple :

Soit l’alliage Al-Si à 2% On procède à étudier


étud la précipitation de la phase Diamond_A4,
Diamond à
partir de la matrice fcc_a1 à la température isotherme de 400°C.

Germination

1- Calculer le rayon critique pour la formation de d’un germe stable žŸ ainsi que le
l’enthalpie libre critique
critiq de précipitation. Sachant que l’énergie d’interface
précipités/matrice= 0,4048 joule/m2 .LaLa variation de l’enthalpie libre volumique ∆bx =
9 3
-2,97x10 joule/m .
premiers instants du processus (à t=8x10-4s).
2- Calculer la vitesse de germination aux premiers
Sachant que les paramètres de germination correspondant sont comme suit :
Nv= nombre de sites 1 25 sites/m3
tes de germinations possibles= 1x10
Z (Facteur de Zeldovich donnant les fluctuatons thermique)= 0,1147 (S-I)
P ∗ (Facteur donnant la vitesse de formation
formation des liaisons chimiques)= 1819,48 (S-I)

29
Le temps d’incubation correspondant : • = 0,0208 s

Croissance :

On cherche à étudier la croissance d’un germe stable sphérique ayant un rayon égale au
rayon critique.

3- Calculer le rayon de ce précipité après 5 seconde de croissance, en considérant que


pendant se temps, la concentration dans la matrice (loin du précipité) et au voisinage
du précipité restent inchangées.
4- Donner la relation donnant la loi de variation de rayon du précipité en fonction du
temps. En considérant que pendant ce temps la concentration de la matrice (loin du
précipité reste inchangée). Calculer la taille du précipité après 5 secondes de
croissance. Et en considérant que la concentration en Cu dans la matrice (au niveau
de l’interface reste constante).

On donne la limite de solubilité de Si dans fcc_a1 (à 400) est de 0,00282 (en fraction
molaire).

VM(fcc_a1) (volume molaire de la matrice d’aluminium)= 1x10-5 m3/mole

VM (/^ ¡¢ 2) =1x10-5 m3/mol. ( il faut noter que la phase Diamond contient que du
silicium

Le coefficient de diffusion de Si dans la phase fcc_a1 est égal à 2,61x10-16 m2/s.

Masse molaires Si=28 Al=27

5- Après 5 secondes la concentration moyenne dans la matrice n’est plus la même.


Calculer cette nouvelle concentration sachant que le nombre de précipités à cet
instant est égal à N=2x1022/m3. (on considère que tout les précipités sont de la
même taille).
6- Calculer la taille des précipités à la fin des 10 prochains seconds. En considérant que
durant ces 10 seconde, la concentration dans la matrice reste constante.

Coalescence :

A la fin de l’étape de croissance le nombre de précipités est égal à 1.5x1022 avec un rayon
moyen égal à 12nm.

7- Donner la lois de variation du rayon moyen en sachant que la constante de


Coalescence KC est de 1x10-7(s-i) ,
8- Calculer le nombre de précipité/m3 après 5 h de coalescence.

30
Chapitre III

Modélisation de la cinétique des transformations des phases à


l’état solide

31
1.Introduction
Le chapitre précédent a été consacré à l’étude de la cinétique de précipitation qui est un cas
particulier des transformations de phases à l’état solide. Cette transformation se produit
quant la concentration de la soluté (élément d’adition B) est plus grande que la limite de
solubilité (en B ) dans la matrice. Cependant, la fraction de la phase naissante (le précipité)
reste faible par rapport à la phase mère.

Dans le présent chapitre, les transformations des phases à l’état solide vont êtres étudiées
dans leur forme générale. L’étude tiens compte du cas ou la transformation de phase est
massive c'est-à-dire qu’une part importante de la phase mère (ou sa la totalité) se
transforme en une autre phase (phase naissante).

Prenant l’exemple des aciers au carbone. Ce système présente plusieurs transformations de


phase à l’état solide (autre que la précipitation de la cémentite lors du revenu déjà étudiée
dans le chapitre précédent).

La figure suivante montre le diagramme d’équilibre Fe-C avec certaines transformations de


phase souvent rencontré en pratique.

1- Transformation Eutectoide : austénite →perlite(ferrite+cémentite)


2- Transformation massive de l’austénite → ferrite+austénite
3- Formation de la cémentite à partir de l’austénite : austénite→ austénite+cémentite.

Ces transformation sont obtenues soit en réalisant un refroidissement ou bien en raménant


l’alliage d’une haute température vers une température de transformation de phase (de
maintien).

D’autres transformations peuvent exister en chauffage :

- Transformation ferrite → austénite (la transformation inverse de 2


- Dissolution de la perlite (perlite → austénite)-transformation inverse de 1
- Dissolution de la cémentite (transformation inverse de 3).

32
Figure 3.1

Le point commun de ces transformations c’est qu’elles sont gouvernées par un processus de
diffusion à l’état solide. Il faut noter que la transformation martensitique ( qui ne s’effectue
pas par un mécanisme de diffusion ) n’est pas étudié dans ce cours.

Un intérêt particulier est donné à la transformation l’austénite → ferrite, car celle ci possède une
importance pratique lors de l’élaboration et les traitements thermique des aciers.
Cependant, les transformations de phases mettant en jeu la présence de 3 phases à la fois
(par exemple la transformation eutectoide) , ne sont pas considérées.

Les méthodes utilisées dans ce chapitre peuvent êtres étendues pour l’étude de la
solidification des alliages binaires (les transformations de phases (liquide →solide).
Cependant ces transformations ne sont pas complètement contrôlées par la diffusion, mais
ils mettent en jeu d’autres phénomènes tels que la convection dans le liquide. Pour cette
raison, la solidification n’est pas prise en considération dans le présent cours.

3.2. Equations régissant la cinétique des transformations des phases.

33
Considérons la situation présentée dans la figure (3.2) qui illustre une transformation de
phases dans un alliage binaire A-B. A l’instant t=0, le système est monophasé et il est
constitué d’une seule phase (phase 2- phase mère). Par la suite, il se forme une petite
couche de la phase naissante (phase 1) qui commence à croitre au dépend de phase 2. La
cinétique de transformation est contrôlé par la diffusion de B ce qui conduit à fait que la
concentration change en fonction la distance z (figure 3.2C). Mais contrairement à la
diffusion dans une phase, la concentration est caractérisée par une discontinuité au niveau
de l’interface entre les deux phases.

C0

Figure 3.2

A l’intérieure de chacune des deux phases, la diffusion s’effectue de la même façon que celle
qui a été suivie au chapitre 1. Cependant, pour la profondeur z=λ , la concentration dans la
phase 1 est égale à C12 et dans la phase 2 elle est égal à C21. Ces deux grandeur sont
différentes et sont obtenu en supposant qu’un équilibre thermodynamique est toujours
établi entre les deux phases au niveau de l’interface. Dans la majorité des cas le diagramme

34
d’équilibre indique que C12 est différent de C21 ceci explique la discontinuité observée de la
concentration.

Une notation indicielle a été adoptée, donc C12 et C21 ont la signification suivante :

- C12 est la concentration de B dans la phase 1 lorsque celle-ci est en équilibre


thermodynamique avec la phase 2.
- C21 est la concentration de B dans la phase 2 lorsque celle-ci est en équilibre
thermodynamique avec la phase 1.

La concentration C0 représente la concentration pour les grandes profondeurs (z>> λ) (voir


figure 3.2.

Les équations qui gouvernent le processus sont comme suit :

Diffusion dans la phase 1 :

0 $ 0% $
=/ 0<z< £ (3.1)
09 01 %

Diffusion dans la phase 2:

0 % 0% %
=/ £ <z<L (3.2)
09 01 %

Nous allons ensuite établir l’équation qui gouverne la vitesse de déplacement de l’interface
entre les deux phases.

On suppose que la position de l’interface est située à une distance £ (par rapport à l’origine)
à l’instant t. Cette position devient £ + 2£ à l’instant t+dt (voir figure 3.3).

Figure 3.3

Pendant le laps de temps dt le nombre de mole de B dans le volume dV change d’une valeur
de dNB. Calculons dNB de deux manières différentes :

35
23 = ( − )25 = ( − )2£ (3.3)
Il faut noter que 25 = ¤. 2£ = 2£ car la surface latérale est égale à 1. La relation (3.3)
traduit le changement de la concentration de concentration dans le volume due au
changement de phase dans dV.
D’autre part, dNB peut être calculé par la différence de flux des atomes de B qui arrivent
dans dV et
de ceux qui quitte ce volume dV. La relation suivante peut être écrite :

23 = [* (, = £) − * (, = £)]2 (3.4)

En égalisant les relations (3.3) et (3.4) et sachant que les flux J1 et J2 sont données par les
expressions suivantes :

0 $ 0 %
* (,) = −/ 01
et * (,) = −/ 01

La relation suivante peut être établie :

= V(−/ (V−/
8¥ 0 $ 0 %
( − ) W )− W ) (3.5)
89 01 1X¥ 01 1X¥

Cette dernière équation est celle qui gouverne le déplacement de l’interface et qui donne la vitesse
de son déplacement.
La cinétique de transformation de phase est donc gouvernée par le système d’équations
différentielle (3.2), (3.3) et (3.5). Contrairement à la diffusion dans une seule phase (qui
est gouvernée par une seule équation différentielle) , une transformation de phase est
décrit par un système de 3 équations aux dérivées partielles.

Il faut noter que nous avons considéré uniquement le cas unidirectionnel, le cas de 2 et 3
dimensions sort du cadre du présent cours.

La résolution du problème ainsi posé (souvent appelé diffusion avec frontière mobile)
revient à résoudre l’équation de diffusion à l’intérieure de chacune des deux phases
(déterminer C1(z,t) et C2(z,t) ) et aussi déterminer la position de l’interface £ à chaque instant.
La résolution nécessite la connaissance des conditions initiales et les conditions aux limites. Ceci
peuvent êtres données comme suit :

Conditions initiales :

A t=0, le système est monophasé (phase 2) avec une concentration C0 : C2(z,0)=C0.

Conditions aux limites :

A z=0, C1=Cs ou bine C1(0,t)=CS.

A z= £, C1(£,t)=C12 (dans la phase 1)

36
A z= £, C2(£,t)=C21 (dans la phase 2)

La résolution peut être effectuée soit par des méthodes analytiques ou bien numériques. La
résolution analytique est possible sous certaines conditions, par contre la résolution
numérique est plus générale mais elle n’est pas abordée dans ce cours.

3.3. Résolution analytique de problème de transformation de phase.

La résolution analytique est possible si les conditions suivantes sont vérifiées :

- Les concentrations CS, C12, C21 et C0 sont constantes.


- La longueur du domaine L est relativement grande par rapport à £
- Les coefficients de diffusion de B, D1 et D2 dans les deux phases (1) et (2) respectivement
sont constant

Si c’est conditions sont vérifiées, C1 et C2 peuvent êtres exprimées en utilisant la fonction erf.
Les relations suivantes peuvent êtres écrites :
1
(,, ) =∝ + P erf ( ) (3.6)
“S$ 9

1
(,, ) =∝ + P erf — ™ (3.7)
“S% 9

Les coefficients ∝ , P , ∝ et P sont à déterminer à partir des conditions aux limites


comme suit :

Dans la phase (1) :


A z=0, C1 =Cs donc ∝ = T (3.8)

¥ $% ; U
à z= £ on aura =∝ + P erf ( 9
) , ce qui donnera P = © (3.9)
“S$ ¦§¨ ( )
%“ª$ «

Dans la phase (2) :

¥
- A z= £, C2=C21 donc =∝ + P erf ( )
“S% 9
- A z=L ( ou bien à , = ∞) , on aura =∝ + P

De ces deux dernières relations on trouve :

%$ ; " %$ ; "
P = © et ∝ = − © (3.10)
¦§¨ ( ) ¦§¨ ( )
%“ª% « %“ª% «

37
Il faut noter que ces coefficients (∝ , P , ∝ et P ), dépendent du temps car £ est une
fonction du temps. Cependant, lorsque la croissance est de la phase 2, s’effectue selon une
loi parabolique, ces coefficients deviennent indépendant du temps.

La croissance parabolique est souvent observée dans la pratique, elle se traduit par une loi
de la forme :

£ = •√ (3.11)

K est appelé la constante de croissance. Si cette expression (3.11) est remplacée dans les
relations (3.9) et (3.10), les coefficients , P , ∝ et P deviennent comme suit :

$% ; U %$ ; " %$ ; "
P = ¬ ,P = ¬ et ∝ = − ¬ (3.12)
¦§¨ ( ) ¦§¨ ( ) ¦§¨ )
%һ$ %һ% %һ%

Détermination de la position de l’interface dans le cas d’une croissance parabolique :

Dans le cas d’une croissance parabolique (£ = • √ ) , la position de l’interface peut être


déterminé connaissant la constante K. Cette constante (K) peut être calculée en suivant les
étapes suivantes :

= •/2√ (3.13)
89

0 $ …$ 1% 0 % …$ 1%
Des relations (3.6) et (3.7) on trouve : = exp (− kS 9) et = exp (− kS 9)
01 “ES$ 9 $ 01 “ES$ 9 $

En remplaçant dans deux dernières expression par z= £ ont trouve :

…$ “S$ $
V/ 0 $
W = exp <− kS =
-%
(3.14)
01 1X¥ √E9 $

V/ 0 %
W =
…% “S%
exp (− kS )
-%
(3.15)
01 1X¥ √E9 %

En remplaçant les expression (3.13) , (3.14) et (3.15) dans la relation (3.5) l’équation suivante
peut être établie :
- …$ “S$ $ -% …% “S% -%
( − ) =− exp <− kS = + exp (− kS ) (3.16)
√E9 $ √E9 %

Dans cette équation (3.16) , les expressions de P et P sont données par l’équation (3.12).

Cette relation (3.16) est équation non linéaire dont l’inconnue est K (car tout les autres
termes sont connues). L’équation 3.16 ne possède pas de solution analytique mais peut être
résolue par une méthode numérique (par la méthode de Newton-Raphson par exemple).

38
3.4. Détermination analytique de la position de l’interface pour un cas particulier :

Supposons le cas particulier suivant :

- La concentration dans la phase (1) est linéaire


Le flux J2 au niveau de l’interface est nul (ie V/
0 %
- W
01 1X¥
= 0). Le flux est nul lorsque par
exemple la concentration dans la phase (2) est constante.

Dans ce cas on a : V/ V/
0 $ $% ; U 0 %
W
01 1X¥
=/ ¥
et W
01 1X¥
=0

En remplaçant ces expressions dans (3.5) on obtient :

2£ T −
( − ) =/
2 £
U ; $%
Ou bien : £2£ = / 2
$% ; %$

U ; $%
Après intégration on trouve £ = 2/
$% ; %$
(3.17)

U ; $%
Cette expression peut être écrites sous la forme : £ = • √ avec • = ®2/ On voit
$% ; %$

bien que la croissance est parabolique.

3.5. Modèle de Johnson-Mehl-Avrami :

Un modèle simplifié est souvent appliqué dans la pratique est celui de Johnson-Mehl-
Avrami. Ce modèle est empirique (basé sur des résultats expérimentaux) mais il est très
efficace pour la prédiction de fraction de la phase naissante (phase 2) en fonction du temps.

D’après cette méthode, la fraction volumique (f) de la phase (2) est donnée par l’expression :

R = 1 − exp (−€ )
Les grandeurs k1 et n sont des constantes à déterminer (par exemple de considérations
expérimentales).

39
Master 1 MSI FGMGP
Dept SDM

Série3 Cinétique des transformations à l’état solides

Exercice 1 : Nitruration gazeuse du fer pur.

Lors de la nitruration gazeuse du fer pure (à la température de 550°C), en plus de la zone de


diffusion (étudié dans le premier chapitre), il se forme également, une autre couche appelés la
couche de combinaison (voir figure ci-dessous). Dans cet exercice, on procède à étudier la
croissance de cette couche au dépend de la phase mère (la ferrite). On se place dans le cas où la
couche de combinaison est formée uniquement de la du phase j′( le nitrure de fer Fe4N).

Couche de combinaison Zone de diffusion (ferrite)


phase j′

On suppose qu’avant la formation de j′ que la matrice ferritique était déjà saturée en azote.

1- En supposant que la concentration dans la phase j′ correspond à un profile linéaire. Donner


l’expression de la position de l’interface £en fonction du temps (avec démonstration).
2- Calculer la position de l’interface (£) pour les temps 100 s et 10h.

On considère que le volume molaire de j′ et de la ferrite sont identique à la température de


nitruration (550°C) est égale à 7,25x10-6m3 /mole.

Le coefficient de diffusion de l’azote dans la phase j′ est égal à 1.33x10-15 m2/S .

On donne les grandeurs suivant : teneur en azote en surface=5.9w%.

A l’interface j Ÿ /∝ : la teneur de N dans j′ est de 5,727w% et la teneur de N dans ∝ est égale à


7.53x10-2w%.

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Exercice 2 :

Transformation de phase austénite → ferrite dans un acier au carbone.

On procède à étudier la transformation austénite → ferrite, dans un acier aux carbone Fe-C
Fe (
0.15w%) à la température de 777°C. Aux départ, l’alliage était complètement monophasé
(Fcc_a1). Quant le système est ramené à la température de 777°C, la phase BCC_A2 (ferrite) se
forme à gauche de Fcc_a1 et commence à croitre aux dépend de la phase mère Fcc_a1 (voire
figure ci-dessous)

£ Frontière mobile entre les


deux phases
Phase1 BCC_A2 Phase 2 FCC_A1
(Phase naissante) (Phase mère)

L=2mm

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On donne les informations suivantes :
A l’interface bcc_a2/fcc_a1 , la fraction molaire de C dans bcc_a2 est de 5,93x10-4 et la fraction de C
dans fcc_a1 est de 2,07x10-2.
Les volumes molaires : VM(bcc_a2)= VM(bcc_a2)=7.33x10-6 m3/mole
Coefficient de diffusion de C dans Fcc_a1=1.26x10-12 m2/s
La transformation de phase s’effectue de sorte la teneur en carbone
carbone dans la phase bcc_a2 reste
constante durant tout égale à 5,93x10-4).
ut le processus (la fraction de C dans Bcc_a2 reste égale
1- Ecrire l’expression de la concentration en carbone en fonction de la distance et du temps
(exprimé en mole/m3) pour chacune des deux phases.
phase

2- On suppose que la position de l’interface £ suit une loi parabolique en fonction de temps (de
type £ = • √ ). Donner (avec démonstration) l’équation non linéaire qui permet de calculer
la valeur de la constante de croissance K.
3- A l’instant
nstant t=100s et 1000s la position
pos de l’interface est de 80µm et 530 µm respectivement.
Calculer la constante de croissance
croi •.
4- Si on suppose que l’évolution de la fraction de bcc_a2 en fonction du temps suit une lois de
Avrami ( R 1 . exp +.€ -,, déterminer les constantes € et
type de Johnson-Mehl-Avrami

42
Exercice 3

Lors de la cémentation du Fe pure à la T° de 800°C, le matériau est d’abord en phase ferritique,


ensuite il se forme une couche j, qui commence à croitre au dépend de la ferrite.

- En supposant que la croissance de j est parabolique, (£ = • √ ) donner l’équation non linéaire


permettant de calculer K (avec démonstration).

On donne D1= 2,287x10-12m2/s (coefficient de diffusion de C dans j)

D2= 2x10-10 m2/s (coefficient de diffusion de C dans α)

VM(ferrite)=VM(austenite)=7x10-6m3/mole

La concentration aux interfaces (en fraction atomique)=x12=1,567 x10-2, x21=5,56x10-4.

La teneur en carbone est maintenu constante en surface (égale à 1w%).

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