Synthese Philosophie MODERNE Et CONTEMPORAINE
Synthese Philosophie MODERNE Et CONTEMPORAINE
Philosophie moderne
Je me contente de répondre aux questions données par monsieur Pelletier pour cette partie
puisque ce sera l’une d’entre elles à l’examen. Il y a des éléments qui peuvent se retrouver
dans plusieurs questions, c’est normal car j’essaie d’être complète à chaque fois.
Descartes a écrit les Méditations, ce ne sont pas des résultats de réflexions mais c’est
un sujet qui médite qui découvre et progresse (sous forme de thèses).
Le but est d’établir quelque chose de ferme et constant dans les sciences une
norme.
Distinguer l’âme du corps et le démontrer, c’est établir que l’on peut connaître le
corps indépendamment de l’âme.
1
Par Sevasti Diakovasiliou
La généralisation des possibilités d’erreur est représentée sous forme d’un mauvais
génie qui emploie toute son industrie à me tromper.
Mauvais génie : incarnation de l’infinité de raisons possibles de douter d’un énoncé
(même celles que je ne sais pas).
Le sujet dispose d’un critère du faux mais ne dispose plus d’un critère du vrai au sens
d’une règle. Il ne dispose que d’un caractère du vrai.
A la fin des méditations, l’existence des choses matérielles est probable. Une
perception sensible ne me donnera qu’une certitude morale (vérité non justifiée de
type démonstratif).
Certitude morale >< Certitude métaphysique (supérieure)
vérité justifiée de façon
démonstrative, mathématique
L’argumentation du rêve est non levée.
Le scepticisme métaphysique ne peut être réfuté infailliblement : il n’y a que des
présomptions – concordantes – de l’existence des choses extérieures par la liaison
entre nos pensées, mais aussi par la variété et la vivacité de leur contenu ou encore
par leur caractère involontaire.
L’existence des choses extérieures repose sur notre pratique (usage du monde). Les
critères invoqués par Descartes justifient qu’il existe des choses extérieures à mon
esprit et non des choses matérielles en dehors de moi. Quelque chose en dehors de
mon esprit suscite des pensées. Il y a des connaissances qui resteront toujours
faillibles : celles qui nous paraissent plus évidentes.
On peut connaître les propriétés de quelque chose sans savoir si cette chose existe
réellement. Descartes garantit l’objet de la science pure indépendamment de
l’existence des choses matérielles.
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Par Sevasti Diakovasiliou
Enjeu du cogito :
Non pas de prouver l’existence du sujet méditant mais d’établir une première vérité
indubitable à partir de l’évidence de l’existence de mes pensées et du sujet des
pensées pour en former une première vérité.
avoir des pensée suppose que j’existe je suis est indubitable
que pour autant que je pense quelque chose : je
suis pensant (2e vérité indubitable)
Le point de départ de l’argument donné par n’importe quel acte de pensée (et non
pas par n’importe quel acte d’existence) indépendamment de son contenu.
La certitude d’un acte : acte de penser (et de douter, d’imaginer etc.) car il est
évident que c’est moi qui fait ces actes.
Dans l’hypothèse d’un malin génie, comment suis-je certain dans les deux cas ?
« Je suis, j’existe » sont des certitudes claires et distinctes et le malin génie ne peut
rien faire. Une illusion n’est jamais clairement claire et distincte.
- claire : identification d’un objet de pensée.
- distincte : identification complète.
On peut connaître les propriétés de quelque chose sans savoir si cette chose existe
réellement. Descartes garantit l’objet de la science pure indépendamment de
l’existence des choses matérielles.
Spinoza soutient que « l’esprit et le corps sont une seule et même chose ».
Expliquez cette proposition et les arguments qui la justifient. Ces arguments
sont-ils valides selon vous?
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Par Sevasti Diakovasiliou
Il y a deux hypothèses :
Hypothèse 1 : relation de causalité psycho-physique en tant qu’ils sont
réellement distincts.
Hypothèse 2 : aucune relation de causalité entre le corps et l’esprit car ce sont
deux expressions différentes d’une seule et même réalité traversée par un seul
et même type de causalité. Il y a un parallélisme corps-esprit. Il n’y a pas de
liens psycho-physique mais juste un parallélisme.
La deuxième hypothèse est celle que soutient Spinoza. Il rajoute que ceux qui sont
pour la première hypothèse n’ont pas de preuve.
Le fait que nous percevons une causalité psycho-physique ne signifie pas la relation
dans les choses.
Les dualistes pensent qu’il y a d’abord un phénomène du cerveau, puis vers la
conscience et pour finir vers le corps. Spinoza n’est pas d’accord avec cela. Il dit que
le corps et l’esprit concordent mais l’un n’influence pas l’autre.
Justifions le parallélisme :
Personne ne connaît à 100% le corps.
Il ne faut pas confondre l’ordre de nos perceptions et l’ordre des affects réels
que nous ignorons.
Dans la nature, il y a une cause nécessaire sur un corps et ce corps est capable de
produire les effets requis.
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Par Sevasti Diakovasiliou
L’amour est une joie accompagnée de l’idée d’une cause extérieure. L’amour
augmente la puissance d’agir.
L’idée ne correspond pas à l’objet car on peut se tromper sur l’idée de notre amour.
« Brandon (B) aime Kelly (K). Kelly aime Brandon, mais développe une passion
envahissante pour Axl (A), chanteur bien connu. Brandon devient jaloux, puis
quitte Kelly, qui est très triste. » Comment Spinoza expliquerait-il
l’enchainement de ces affects?
Toute notre vie affective devrait être expliquée naturellement par des relations de
causalité nécessaires. Tout affect (joie, amour etc.) doit pouvoir être définit du côté
du corps et de l’esprit.
Dans la nature, il y a une cause nécessaire sur un corps et ce corps est capable de
produire les effets requis.
« Brandon aime Kelly. » L’amour de Brandon pour Kelly est une idée de joie
accompagnée de l’idée d’une cause extérieure qui est Kelly. L’amour augmente la
puissance d’agir.
« Brandon est jaloux. » La jalousie est une idée de tristesse (affect négatif)
accompagnée de l’idée d’une cause extérieure : la passion de Kelly pour Axl.
« La passion de Kelly pour Axl. » L’amour (passion) de Kelly pour Axl est une idée
de joie accompagnée de l’idée d’une cause extérieure qui est Axl. L’amour augmente
la puissance d’agir. Mais elle ne connaît probablement pas Axl l’idée ne
correspond pas à l’objet car on peut se tromper sur l’objet de notre amour.
« Kelly aime Brandon, mais développe une passion envahissante pour Axl » les
affects changent car ils ne sont pas des états mais des variations.
« Kelly est triste lorsque Brandon la quitte. » La tristesse diminue la puissance
d’agir. Kelly s’est probablement trompée sur l’objet de son amour en développant
cette passion pour Axl.
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Par Sevasti Diakovasiliou
Spinoza
Pour Spinoza, le libre-arbitre n’est qu’une illusion. Il n’y a que des causes efficientes.
Tous dans la vie n’est le produit que de causes nécessaires desquelles nous naissons
ignorants.
Nous agissons en vue d’une fin car nous avons conscience qu’il y en a une mais nous
ignorons les causes réelles derrière cette conscience. L’esprit ne se réduit pas à la
conscience que nous en avons.
Pourquoi aime-t-on le café ? Parce qu’il y a un processus physique dans notre corps
mais nous n’en sommes pas conscients.
Aucun de nos actes n’est justifié par la conscience que l’on en a.
L’âne du libre arbitre : imaginez un âne qui est affamé et qui se trouve à égale distance de deux seaux
d’avoine. L’expérience de pensée dit que l’âme ne pourra pas se décider à aller soit à gauche ou à
droite car il n’a aucune raison d’aller plus à gauche qu’à droite. L’âme est donc dépourvue de libre-
arbitre. L’homme aurait le pouvoir d’agir et d’initier un mouvement même si toutes les conditions sont
égales de part et d’autres. Nous avons une capacité de juger indépendamment des circonstances.
Paradoxe : Si on prend un choix et qu’on est pas totalement convaincus, on ne se
sent pas libre.
avoir une puissance d’agir ≠ les choix (avant les actes) totalement libres de toute
détermination extérieure.
Expérience de Libet : Montrer qu’il y a toujours une activité neuronale qui précède la conscience de
nos actes. Nous avons un sujet qui a des électrodes sur le cerveau et on a demandé au sujet: de lever
la main et de noter en regardant une pendule le moment où la personne est consciente qu’elle est en
train d’appuyer sur le bouton et de noter le temps (heure) de la conscience. On remarque qu’il y a un
tout petit temps de décalage entre le temps de la conscience et le temps d’action.
Elle montre que l’action a lieu un peu après l’acte. L’activité du cerveau concernant les mouvements
qui a été mesurée par l’électrode a été mesurée avant la conscience. Avant que la personne ne le dise,
le cerveau était déjà en train d’activer le corps. Il y a des phénomènes du corps, de mouvements, qui
se produisent avant-même que l’on en ait une conscience intentionnelle.
Comment interpréter ces résultats :
Pas de libre arbitre car la source des actes n’est pas la
conscience.
Le libre arbitre n’existe pas
J’ai la conscience d’agir librement car je ne perçois rien d’autre qui ne me détermine
que moi-même mais j’ignore les causes efficientes qui agissent sur mon esprit au-
delà ce que je sais.
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Par Sevasti Diakovasiliou
Kant
Répondre à la question « qu’est-ce que l’homme ? », c’est répondre à la question de
l’espérance, du devoir et de la connaissance.
Le bonheur est la connaissance adéquate de son esprit et de son corps (plus je sais,
plus je suis heureux)
Usage nécessaire : volonté qui accomplit tous ce qui est nécessaire en vue
d’une fin.
Usage libre : n’a de justification qu’en elle-même. Une fin étrangère ne justifie
pas l’acte. La volonté n’est pas influencée par quelque chose d’extérieur.
Impératifs Impératifs
techniques : lorsque pragmatiques : la fin
la fin et les moyens visée est certaine et
sont précisément non-déterminée et
déterminés. « que les moyens sont
dois-je faire pour donc indéterminés
réparer ma et incertains. « que
voiture ? » ou « si tu faire pour parvenir
veux réussir ton au bonheur ? »
examen, étudie
bien »
REGLES CONSEIL LOI
Agir librement, c’est être à l’origine de ses propres actes agir d’après une loi que je
me donne moi-même.
Autonomie de la volonté : le sujet est le moyen d’une fin qu’il n’a pas choisie, ce qui
est différent du fait d’agir nécessairement (agir d’après un motif, une inclination, une
tendance que je n’ai pas choisie moi-même imposées à moi)
moral ≠ bonheur
subjectif, toujours contingent et c’est une projection de
l’imagination
rationalistes ≠ intuitionnistes
être conscient de son action = agir on a beau être conscients de nos
moralement choix moraux mais nous ne sommes
pas toujours conscients des principes
qui les justifient même si nous faisons
comme si nous étions conscients.
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Par Sevasti Diakovasiliou
Dans l’exemple du tramway, on préfère tuer une personne plutôt que cinq mais on ne
pense pas à si ça apporterait plus de mal…
Nous sommes incapables de connaitre les conséquences de nos actes.
Un acte n’est pas moral lorsqu’il n’est pas libre (lorsqu’il est hétéronome). Par ex :
vouloir ce qui nous fait plaisir et pas raison.
Être généreux ou honnête n’est pas moral en soi-même car cela dépend de
l’attention avec laquelle on accomplit cet acte.
Le vol est immoral parce que je ne peux pas universaliser la maxime. Le voleur
dépossède quelqu’un d’un droit de propriété et si j’universalise alors il n’y a plus
aucun droit de propriété. « si je vole, je me vole »
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Par Sevasti Diakovasiliou
Idée kantienne : envisager les conséquences possibles de mon acte si tout le monde
agissait comme ça.
Acte moral : pas possible dans le conséquentialisme car la maxime ne peut pas être
universalisée.
Tous les éléments qui font partie du bonheur sont en partie empiriques. Tous les
éléments qui font partie du bonheur sont en partie empirique. L’idéal d’un maximum
de bien-être présent et futur que je ne connais pas vraiment. La question du bonheur
est inévitable pour l’imagination. Personne ne peut dire en termes précis et
cohérents ce qu’il veut et désire véritablement.
Ces maximes ne valent pas par elles-mêmes mais parce qu’elles permettent d’établir
l’existence d’une cause infinie en dehors de mon esprit.
La règle générale de vérité soit elle-même infaillible : « On peut connaître les
propriétés de quelque chose sans savoir si cette chose existe réellement. Descartes
garantit l’objet de la science pure indépendamment de l’existence des choses
matérielles. »
Kant rejette le premier argument : l’existence n’est pas un prédicat et que l’on parle
de Dieu ou de 100 thalers, il s’agit d’une possibilité d’existence et non d’une
existence certifiée à 100%.
Mais Descartes rejette cela aussi car il a écrit « ma pensée n’impose aucune nécessité
aux choses ». Comment concilier ce qu’il dit ici et le premier argument ?
Descartes pense l’inséparabilité par l’essence autrement que sur le mode de
l’inclusion d’un prédicat dans un concept. L’existence n’est pas comprise dans le
concept mais elle est inséparable. Je peux penser à des choses qui n’existent pas.
Quand je pense à quelque chose, je ne pense pas un contenu mais aussi la manière
dont un objet pourrait exister.
Je peux penser :
Chimère existence impossible [contradiction]
Triangle existence possible [non-contradictoire]
Dieu existence nécessaire [le contraire est impossible]
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Par Sevasti Diakovasiliou
Les choses imposent le mode d’existence à ma pensée. Penser à Dieu, c’est penser à
un Dieu qui existe et ma pensée n’exprime alors que la nécessité inhérente à la chose
que je pense.
Les pensées sont des modes de l’esprit mais leur contenu n’est pas arbitrairement
inventé par moi-même puisque la manière dont mes objets existent est une donnée.
modalités : possible ou impossible /
nécessaire ou contingent
En revanche, Kant, (contrairement à Descartes) accepte l’inclusion d’un prédicat dans
un concept.
Les preuves d’existence de Dieu sont en réalité des conditions de possibilité
d’existence.
En conclusion : on peut penser que « Dieu existe comme x » et non que Dieu existe
tout court. Elles explicitent les conditions de pensabilité.
Les propositions :
Si les termes inanalysables comme A et B sont incompatibles, alors c’est faux.
Quelques soient les perfections « A et B sont compatibles », l’être tout parfait
est pensable.
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Par Sevasti Diakovasiliou
Nécessité absolue : Les choses arrivent/existent dans tous les cas, c’est
impossible autrement. Par ex : 3 x 3 = 9
Nécessité conditionnelle : Le fait que les choses arrivent nécessairement si
Dieu a prévu qu’elles arriveront ainsi.
Et la liberté humaine ?
Il n’y a pas de déterminisme absolu. La science n’établit que des régularités (on
n’exclut pas de contingence). Si je savais d’avance toutes les nécessités qui
s’appliquent à moi, mes actions seraient prévisibles et je ne serais pas libre. Dans la
mesure où nous ne connaissons rien de ce qui est prévu, des circonstances
particulières infinies qui entrent dans nos actions présentes, on ne peut pas savoir si
l’action arrivera avec ou sans concourt actif l’argument paresseux est réfuté.
J’ignore ce qui est prévu, en particulier si tel évènement arrivera grâce à/à cause de
moi.
Je ne peux pas justifier mon inaction car j’en ignore le détail. Je dois agir en
supposant que ma volonté est efficace.
Aucun philosophe n’a encore compris cette question car aucun n’a compris la nature
de nos connaissances.
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Par Sevasti Diakovasiliou
Les objets (de l’expérience sensible) se règlent sur nos facultés à connaître. Les maths
sont des connaissances à priori aussi car les objets de l’arithmétique valent aussi dans
l’expérience.
Il n’y a pas de connaissance métaphysique sur Dieu.
Dieu existence
Monde liberté
Esprit immortalité de l’âme
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Par Sevasti Diakovasiliou
Le problème de Molyneux
Supposez un aveugle de naissance, qui soit présentement homme fait, auquel on ait appris à
distinguer par l'attouchement un cube et un globe, du même métal, et à peu près de la même
grosseur, en sorte que lorsqu'il touche l'un et l'autre, il puisse dire quel est le cube, et quel est le
globe. Supposez que le cube et le globe étant posés sur une table, cet aveugle vienne à jouir de la
vue. On demande si en les voyant sans les toucher, il pourrait les discerner, et dire quel est le globe et
quel est le cube.
La nuance manquante de bleu
Supposons donc un homme qui ait joui de la vue pendant trente ans et qui soit devenu parfaitement
familier de couleurs de toutes sortes, sauf d'une nuance particulière de bleu, par exemple, qu'il n'a
pas eu l'occasion de rencontrer. Plaçons devant lui toutes les diverses nuances de cette couleur, à
l'exception de cette nuance inconnue, dans une gradation descendante de la plus foncée à la plus
claire. Il est évident qu'il percevra un vide là où la nuance de couleur doit se trouver […]. Cette
personne, par sa seule imagination, sera-t-elle capable de produire par elle-même l'idée de cette
nuance particulière, bien qu'elle ne lui soit jamais parvenue par ses yeux? Je crois que peu nombreux
sont ceux qui penseront qu'elle ne le peut pas.
La raison ne recueille pas seulement des propriétés aux objets, elle leurs impose une
forme aussi. Il n’y a de connaissance que pour les objets de l’expérience.
Soit on soutient :
Qu’elle verra les couleurs sans ne rien apprendre car elle sait déjà tout car
perception est un état de l’esprit réductible à un état physique du corps
(physicalisme).
Que lorsqu’elle verra les couleurs pour la première fois, elle va apprendre
quelque chose car la perception des couleurs ne se réduit pas à un état
physique.
Le soleil se lève tous les matins. Il s’est levé hier matin, il s’est levé ce matin aussi et j’en conclus donc
de façon empirique qu’il se lèvera demain aussi.
Si j’ai des connaissances astronomiques, je peux justifier que le soleil se lèvera bien demain et dans ce
cas, ce ne sera plus probable mais certain car mon information sera universelle et nécessaire.
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Par Sevasti Diakovasiliou
Il est impossible de trancher ce débat entre empiristes et rationalistes car les thèses
sont trop générales par rapport à la complexité du problème.
Philosophie contemporaine
Nietzsche
Fonctions
Au-delà de la fonction médicale, il part d’un constat de l’esprit. La philosophie a
toujours dû commencer par se travestir et se masquer (double langage de la
philosophie).
La philosophie a été présentée sous des masques tels que le libre-arbitre, l’idée d’une
humanité meilleure etc. qui sont des discours superficiels mais cela a été une des
conditions nécessaires à la naissance et au développement de la philosophie.
Pendant très longtemps, elle n’aurait pas été possible sans ça.
La philosophie aurait développé un langage ésotérique, plus secret dans lequel elle
s’est affirmé pleinement.
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Par Sevasti Diakovasiliou
La pensée et la vie elle-même vont dans le même sens. La pensée ne s’oppose pas et
ne juge pas la vie. Une pensée amplifie une vie et une vie qui vient donner corps à
une pensée. Seuls les présocratiques ont connu cette unité :
L’innocence affirmatrice, la simplicité de la relation corps et esprit.
Le corps trouvait dans la pensée une sorte de célébration et ses
renouvèlements.
La pensée trouvait dans le corps le lieu de son essence et de son affectivité.
Il attribue à Socrate le moment de basculement (pensée >< corps).
Le moment absurde où le masque de Socrate tombe est quand il va mourir, il dit
« rendre un coq à Asclépios » (Asclépios est le dieu de la médecine.) Cette expression
est un hommage au détachement du corps et de l’âme dans la mort.
Socrate est une figure profondément morbide : il invente le monde de l’au-delà, il y a
un héritage important de Socrate dans le christianisme et il développe une certaine
haine de la vie.
Nietzsche exprime une certaine colère contre ces dernières paroles risibles de
Socrate.
Lorsque des philosophes s’opposent, c’est que leurs vies s’opposent.
Nietzsche dit qu’il faut penser le corps et qu’à partir du corps repenser l’ensemble
des catégories métaphysiques.
Le corps est le lieu de diagnostic de la maladie.
Fonction de la conscience
La conscience est un phénomène tardif, le fruit d’une évolution d’un vivant. La
conscience était l’élément central de l’expérience chez les modernes. Nietzsche dit
qu’en pensant cela, il y a violence à la plupart des aspects de cette expérience
(expérience des affecte, expérience viscérale, expérience des forces qui traversent le
corps) conscience liée à l’évolution organique.
En mettant la conscience au centre de tout, on renvoie à des éléments préconscients
comme si toutes nos affections n’avaient que la conscience comme orientation, or
elle n’est qu’un instrument tel que l’estomac par exemple. La conscience devrait donc
être traitée comme n’importe quel autre organe. Il faut voir la conscience à partir du
corps et non l’inverse.
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Par Sevasti Diakovasiliou
La conscience est un phénomène secondaire qui recueille les éléments (déjà établis)
en amont. Elle présuppose une série d’actions, de traductions etc. qui se sont déjà
produites dans les actions corporelles activités inconscientes ou préconscientes
bien qu’elles soient sans conscience.
Pourquoi cela ? Car on le pose toujours à l’idée de conscience. « Activité corporelle
inconsciente » implicitement la conscience importe.
Toute l’organisation de notre vie se fait dans l’indifférence totale de la conscience.
Le monde dans lequel nous vivons est à l’image des actions que nous pouvons avoir
sur lui : un corps = une puissance d’agir (un monde).
« Tous ce qui entre dans la conscience sous forme d’unité. », nous n’en saisissons
qu’une apparence d’unité
La conscience est un effet et pas une cause.
La volonté de puissance
Qu’est-ce que le corps ?
Une collectivité d’êtres vivants - rien n’est unifié, c’est une société
d’innombrables êtres, comme on le dirait de sociétés en générale - Tous ce qui
est cellules, virus etc. ce sont des êtres interagissant les uns les autres. Ce sont
des relations dynamiques et mobiles. Les corps est une sorte de théâtre de
force où se jouent des alliances, des dominances, des soumissions etc. à
l’image de ce que nous voyons dans les sociétés humaines. Chaque être qui
constitue le corps vise son accroissement, sa possession, sa domination sur les
autres mais pas le maintien. Le corps n’est jamais stable, il n’est jamais le
même. Notre vie est une mort perpétuelle.
La volonté de puissance : rien n’est harmonieux, ni homogène dans le corps.
Chaque élément du corps est en violence avec toutes les autres parties du corps.
L’homme est une pluralité de forces hiérarchisée.
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Par Sevasti Diakovasiliou
Il n’y a paix que provisoirement et lorsque c’est le cas, c’est qu’une des
composantes a dominé l’autre.
Dans tout être, il y a une foule de consciences et de volontés. Aucune force ne
remonte à sa puissance propre. Il y a une valorisation des forces réactives dans la
philosophie contemporaine.
Il n’y a pas de démocratie idéale pour Nietzsche car la démocratie véhicule des
valeurs propres à ceux qui ont le moins de différences. Il voit un rapport très
compliqué. Il éprouve une haine globale pour ce plus grand nombre qui
l’emporte, pour les statistiques… L’opposition des singularités n’est jamais
harmonieuse mais il est nécessaire.
Le nihilisme contemporain
Nietzsche pense qu’aujourd’hui, nous sommes fascinés par les forces appauvries
nous avons perdu le sens des forces actives
Darwin a dit « la survie des plus forts », le fait que tout être vivant est sélectionné
de façon à survivre à un milieu plus ou moins hostile (Nietzsche dit qu’on accorde
trop d’importance au milieu !).
Survivre : conservation, adaptation
La force selon Darwin est la faiblesse selon Nietzsche. Pourquoi ? Parce que ce
sont des forces réactives car nous ne retenons que les capacités d’adaptation des
vivants.
Être adapté = ressembler à son milieu la nécessité relative par rapport au
milieu dans lequel ils sont.
Une force active est une force singulière, créatrice et qui n’affirme que sa propre
création.
Nihilisme : forces d’adaptations et de régulation qui prennent le pas sur les forces
primordiales de l’affirmation et de la création, pas seulement pour l’homme mais
aussi pour la Terre. La vie est réduite aux forces secondaires.
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Par Sevasti Diakovasiliou
Tous les personnages de cette énigme sont Zarathoustra lui-même sous des
perspectives hétérogènes.
Symbolique
Le plomb dans le cerveau symbolise les pensées pesantes.
Le double chemin à l’infini symbolise le retour éternel = tout reviendra à l’infini.
Lorsqu’il montre le haut du portique = question de mise à l’épreuve au moment où
elle est pensée.
Mais quelle épreuve ?
Et si un démon se glissait dans notre solitude et nous disait « cette vie, telle que tu la vis et que tu l’as
vécue, il faudra que tu la vives encore une fois et d’innombrables fois. Elle ne t’apportera rien de
nouveau chaque plaisir, douleur, pensée, soupir etc. avec la même succession et le même
enchaînement, y compris l’instant que tu vis maintenant avec moi »
La répétition des choses à l’infini (vision de l’éternel retour), ceci existait déjà chez les
Grecs tel Héraclite ou bien les orientaux, la seule différence c’est que chez eux, ce
n’était pas une mise à l’épreuve (c’était une cosmologie exclusive), alors que chez
Nietzsche, oui.
L’aspect ontologique est sélectif au niveau des êtres. Chaque être est évalué dans son
engagement à l’existence. Tout ne revient pas, revient uniquement ce qui mérite
d’être affirmé. Tous ce qui peut être nié (forces réactives, les demi-volontés etc.) est
rejeté par l’éternel retour car c’est une force centrifuge qui exclut le négatif. Le
dépassement du nihilisme est là.
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Par Sevasti Diakovasiliou
L’éternel retour est l’épreuve de transmutation des forces, le passage des forces
réactives vers les forces actives permettant le dépassement du nihilisme.
Bergson
Il est d’abord fasciné par les théories évolutionnistes, puis il les rejette. Il est obsédé
par les sciences contemporaines et leurs limites, de ce qu’elles ratent et pourquoi.
Bergson dit « Rien ne se répète jamais ». Même la réalité physique ne cesse de varier.
Et les sciences exactes ?
Il n’y a absolument pas de contradiction à dire que l’univers n’est jamais deux fois le
même, ni la psyché et que pourtant la science, la psychologie, la physique ont à faire
à des états qui ne changent pas !
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Par Sevasti Diakovasiliou
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Par Sevasti Diakovasiliou
Le savoir relatif est obtenu par l’analyse et le savoir absolu par l’intuition.
Nous avons bien l’expérience d’une absence d’une communication directe avec le
point de perspective d’un évènement, une coïncidence avec sa réalité la plus intime
la durée de notre vie à chaque moment.
Si nous approfondissons cette expérience :
Niveau 1 - images au présent : une image contraste avec toutes les autres. Par
exemple, si je bouge le corps, les images varient. Un autre corps est une autre
polarisation d’images.
Niveau 2 – souvenirs : nous trouvons lié à ces images, une multitude de
souvenirs de mémoire flottante. Il n’y a pas une seule perception au présent
qui ne soit pas accompagnée d’un souvenir. Il y a toujours des souvenirs dans
une perception.
A propos des images souvenirs, il dit que nous sommes accompagnés par tous
nos souvenirs, nous n’oublions rien. Rien ne disparait de la mémoire.
Parfois les parties de la mémoire sont recouvertes d’autres parties de la
mémoire et des souvenirs anciens peuvent revenir et une expérience d’il
y a 3h peut être obscure. Dans l’action en train de se faire, telle ou telle
mémoire peut être plus pertinente que l’autre. La mémoire se
recompose par rapport à l’action au présent.
Niveau 3 – anticipations : les images au présent et les souvenirs sont
accompagnés d’images d’anticipations. On perçoit quelque chose et on est en
attente de ce qui va suivre (image au futur).
Les perceptions sont au présent et il n’y a rien d’autre que ça. Le passé et le futur
n’existent qu’au présent dans la mémoire active. Le passé, le présent et le futur sont
des dimensions qui se rejouent en permanence au présent.
L’intuition est une opération par laquelle nous nous réinstallons dans le temps réel.
Elle n’est pas une faculté de connaissance mais un processus vivant à un changement
de perspectives complet sur le monde.
Etape 1 – La vision directe de l’esprit par lui-même (dégagée de toute théorie
scientifique portant sur ce point).
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Par Sevasti Diakovasiliou
Il n’y a rien au-delà de la durée, il n’y a rien de plus profond ni de plus vrai que la
substance des choses, leur réalité et leur durée.
L’intuition permet de passer à l’analyse des autres sujets qui lui ressemblent. Il n’y
a pas de différence qualitative entre la durée qui nous définit et celle de l’univers
en totalité. Penser intuitivement, c’est penser la durée.
Reproche de Bergson : Ceci n’est qu’un savoir relatif ! Pour avoir un savoir absolu, il
faut demander à Achille lui-même et lui il nous dirait que son mouvement est
continu – fait d’un seul acte général – mais de l’extérieur, ce mouvement peut être
distingué en parties mais il n’est pas fait de parties pour autant. Notre intelligence
peut distinguer des moments.
Zénon spatialise (point de départ, point d’arrivée, ligne).
Paradoxe de l’archer
Un archer doit atteint une cible avec une flèche. Zénon dit que la flèche n’atteindra jamais sa cible,
du point de vue de l’intelligence. Pourquoi ? Parce que la flèche doit passer par une série de
points le long d’une ligne ou de lieux, or ces points sont tous immobiles ce qui veut dire que la
flèche se trouve toujours immobile en chacun de ces moments car elle passe par des points
immobiles et son mouvement s’arrête en ce point. Donc, le présupposé derrière est que les points
sont immobiles et que la flèche s’identifie complètement à ces points.
Nous ne faisons que parler d’espace mais pas de durée.
La série de points par laquelle doit passer la flèche est une projection de
l’intelligence.
Les deux paradoxes se rejoignent sur la divisibilité infinie de la ligne parcourue par
Achille et l’idée d’immobilité des points et des arrêts que nous y projetons
spatialisation du temps.
Les paradoxes de Zénon sont l’expression la plus naturelle portée à l’absurde de
l’activité de l’intelligence. C’est d’ailleurs notre méthode habituelle.
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Par Sevasti Diakovasiliou
L’objet essentiel de la science est de nous rendre capable d’actions sur les choses.
Elle vise la généralisation de la science. Elle ne peut jamais être désintéressée et n’a
jamais changé dans son objet. Les sciences ne cherchent pas à connaître, ni à définir
la réalité mais des façons d’intervenir dans la vie.
Ce qui nous intéresse avec les paradoxes de Zénon, c’est le point d’origine et la
destination car nous voulons anticiper l’action et nous voulons savoir d’où ils
viennent pour interpréter.
Pragmatisme
Le pragmatisme trouve son origine dans un article de Pierce (« Comment rendre les
idées claires ? ») qui constitue un acte inaugural de ce mouvement.
Transformation des principales catégories de la métaphysique
Nouvelle théorie de la vérité
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Par Sevasti Diakovasiliou
Les sciences actives acceptent des artifices, des substances extérieures, on provoque
des effets. C’est toute la grande différence entre les sciences telles qu’elles sont
présentées et les sciences de laboratoires.
Comment nous emparer d’un corps ? Comment agir ? Questions scientifiques
C’est cela que vont reprendre les pragmatistes. James met à l’épreuve les états
psychiques, il expérimente les théories et les situations politiques.
Cette méthode est une méthode qui permet de dégager de nouvelles possibilités et
non d’analyser.
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Par Sevasti Diakovasiliou
Idées : instruments qui ont toujours des effets, même les mathématiques. Et par ces
effets, une idée trouve sa signification.
Une idée est toujours agissante. Nous donnons un assentiment aux idées qui nous
permettent d’agir. Nous disons qu’une idée est bonne lorsqu’elle nous mène à une
bonne action. Une idée est mauvaise lorsqu’elle ne mène pas à l’action indiquée.
James a dit que l’histoire de la philosophie est celle d’un conflit de tempéraments
humains. Les idées sont porteuses de tempéraments.
Peu importe si le monde est régi par la liberté ou le déterminisme, cela n’importe que
quand ça fait une différence dans notre expérience et cette différence doit nous
engager véritablement.
Nous n’évaluons les idées que parce qu’elles nous y obligent, elles ont des effets
vitaux, leurs effets pratiques par leurs expériences.
Tout geste est saturé d’idées. Si on a une vie à mener, il faut choisir les idées
adéquates à cette vie.
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Par Sevasti Diakovasiliou
quelque chose dans le monde qui corresponde car la vérité ne correspond à rien
dans l’expérience, ce n’est qu’un fantasme.
La vérité pure, selon les pragmatistes est une projection de l’esprit qui trouve ce qu’il
a placé lui-même dans les choses (à savoir l’invariance), c’est une image fantasmée,
changeante et elle se situe à la fin d’un processus de vérification.
James dit : les idées ne sont ni vraies, ni fausses mais elles le deviennent.
Une idée vrai peut être vérifiée, corroborée, alors qu’une idée fausse ne l’a jamais pu
et ne le pourra jamais. La forme de présences sensibles est celle de la fin du
processus.
Les idées devenues vraies, celles que nous construisons vont se rajouter dans notre
expérience immédiate. Une toute nouvelle idée s’ajoute aux anciennes comme si
chaque idée venait ajouter au monde une dimension supplémentaire et qu’il devenait
le lieu à partir duquel nous construisons de nouvelles idées. Aucune idée n’est
adéquate au monde.
FIN
Bonne étude et bonne réussite !
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