CLOUD COMPUTING : WEB ET EVOLUTION
WEB ET EVOLUTION
Le web est sans nul doute une technologie majeure du 21ème siècle. Et si sa nature, sa structure
et son utilisation ont évolué au cours du temps, force est de constater que cette évolution a
également profondément modifié nos pratiques commerciales et sociales. C’est outil de
communication extraordinaire mais aussi siège de nouveaux risques. Aujourd’hui de plus en
plus de personnes parlent de web 3.0, voire même 4.0 comme étant les prochaines phases de
l’évolution du Web. Les avis sont loin de converger quant à la chronologie ou aux concepts et
technologies propres à chaque étape. Mais une chose est sûre : l’accélération remarquable de
cette évolution est d’autant plus vertigineuse, dans la pratique, que bien des PME peinent à
intégrer la seule notion de web 2.0 ! Il est donc semblé utile de revenir sur l’évolution d’Internet
vous aider à mieux comprendre les enjeux et l’importance de cette transformation, ainsi que
son impact sur la manière de gérer préparer l’avenir.
1. Le Web 1.0 des années 90 (Le Web Passif ou Web traditionnel)
Commençons par le commencement. Il était une fois... le Web 1.0. Au début, l'Internet était un
espace où les rares personnes qui y avaient accès mettaient en ligne des documents statiques
(du HTML pur). À l’époque, il était principalement utilisé par des scientifiques. Ils utilisaient
ce support pour facilement partager leurs rapports avec la communauté. Petit à petit, le Net s'est
démocratisé mais il ne servait toujours qu'à héberger des sites statiques. Ceci s’explique très
facilement : il n’était pas possible de faire autre chose...
Dans le milieu des années 90, les connexions Internet n’étaient absolument pas comparables à
celles d’aujourd’hui. Une connexion 9600 bauds (mesure du nombre de symboles transmis par
seconde par un signal modulé) suffisait à ravir n’importe quel fana d’informatique. Les débits
ont progressé rapidement pour arriver à du 36k et même, le merveilleux pour l’époque, 56k !
Un autre point important est le forfait : l’Internet illimité paraît évident aujourd’hui. Or, les
mêmes tarifs qu’aujourd’hui ne procuraient que quelques heures mensuelles. La taille des pages
était alors une forte contrainte. Impossible alors d’imaginer des concepts de sites avec de
grosses images ou tout autre composant multimédia. Tout le monde aurait rigolé si quelqu’un
avait alors présenté YouTube.
Cette période correspond également au début du HTML (HyperText Markup Language). Ce
langage a été conçu pour permettre à tout un chacun d’écrire facilement des pages Web
composées de texte riche (gras, italique, titre...). Avec du recul, cela a été une grosse erreur car
le HTML n’a jamais été utilisé par le grand public et sa tolérance aux erreurs pose aujourd’hui
de nombreux problèmes aux développeurs. Les premières versions du HTML étaient très
pauvres. Il n’est pas possible de faire de la mise en page avancée. Ceci explique, le design
simpliste et pas vraiment esthétique des sites Web de l’époque (Figures 1, 2, 3 et 4).
Enfin, Internet était un média tout nouveau dont le potentiel n'était pas bien mesuré. Le trafic
n’était pas très significatif et peu accordaient de l'intérêt au Net.
Mais l’informatique est un domaine en constant changement, c’est d’ailleurs ce qui fait tout son
charme et son intérêt. Le Web n’est bien évidemment pas resté totalement statique très
longtemps...
2. Le Web 2.0 des années 2000 à 2009 (Le Web collaboratif)
Par : NSOM AMOU’OU MICHAEL L. 1
CLOUD COMPUTING : WEB ET EVOLUTION
Après le 1.0, il y a le 2.0, c’est ça ?
Et non, il y a d’abord eu une phase transitoire, appelée Web 1.5. Cette époque a démarré avec
l’apparition de scripts, pour la plupart en PHP, qui permettaient la gestion d’un site par des
personnes ne connaissant aucun langage de programmation. Ces scripts, connus sous
l'appellation de CMS (Content Management System en anglais), permettent de créer des pages,
des articles et offrent généralement la possibilité d’insérer des modules dans les pages
(emailling-list, flux RSS, heure et date, etc.). Aujourd’hui, les plus célèbres sont SPIP, Drupal,
Typo3, Joomla...
L’époque des scripts PHP, qui sont toujours d’actualité d’ailleurs, a été précédée par celle des
scripts CGI (en Perl, C.…) qui ont permis d’avoir les premières pages dynamiques et celle des
applets Java et des animations Flash qui, elle aussi, a contribué à développer la notion
d’interactivité sur la Toile.
Ensuite, sont nés les forums de discussions. Les forums sont des espaces d’échanges par le biais
de messages, ordonnés par fils de discussion. Il s’agit certainement de la première forme de site
où le contenu est intégralement généré par les utilisateurs eux-mêmes. Cette évolution va
rapidement en amener d’autres.
Enfin, le concept réellement précurseur du Web 2.0 est sans aucun doute le wiki. Celui-ci
pousse à son paroxysme le concept de User Generated Content, ou contenu généré par les
utilisateurs. Le concept est simple : tout utilisateur autorisé (parfois tout visiteur) peut ajouter
ou modifier une page. Comme pour les forums, les utilisateurs sont complètement actifs. Ce
concept est très souvent utilisé pour du travail collaboratif. En effet, il permet de facilement
rédiger des documentations, rapports et autres, en groupe. Il a aussi été utilisé à très grande
échelle comme par exemple le très célèbre Wikipédia.
Cette période a démontré que les utilisateurs sont très souvent volontaires pour participer à la
conception et l’évolution d’un site qu’ils apprécient.
Elle a également révélé la puissance du concept de User Generated Content. Par exemple,
Wikipédia est composé de pas moins d’un million d’articles toutes langues confondues.
Le principe ayant fait ces preuves, beaucoup ont décidé de le réutiliser. C’est ainsi que nous
sommes entrés dans l’ère du fameux Web 2.0.
3. Le Web 3.0 de 2010 à ? (Le Web sémantique)
Origine du Web 3.0
Dans sa version actuelle, le Web (Web 2.0) est essentiellement syntaxique (HTML). La
structure des données est bien définie mais le contenu reste non interprété sémantiquement par
des machines, l’interprétation se fait uniquement par l’être humain, c’est à lui de rechercher
l’information via un moteur de recherche. En effet, la signification du contenu du document
reste implicite et le document ne peut pas être manipulé à la base de cette signification.
La nouvelle génération de Web le web 3.0 (ou web sémantique) a pour ambition de lever cette
difficulté. Elle fait référence à la vision du Web comme un espace d’échange et d’exploitation
de ressources aussi bien par l’homme que par la machine.
Par : NSOM AMOU’OU MICHAEL L. 2
CLOUD COMPUTING : WEB ET EVOLUTION
Les utilisateurs sont déchargés d’une bonne partie de leurs tâches de recherche, de construction
et des combinaisons de résultats. Ces tâches seront accordées à des machines ayant la capacité
d’accéder aux contenus des ressources et d’effectuer des raisonnements.
Le Web sémantique, pour quels usages ?
Le premier cas d’utilisation du Web sémantique est la recherche d’informations. Ce qui
nécessite la description des données à propos des ressources disponibles, c’est-à-dire les
métadonnées. Le Web sémantique est basé sur le langage RDF destiné à la description des
ressources.
Les fonctions d’apprentissage à distance (e-Learning) sont très demandeuses de métadonnées
décrivant les objets éducationnels. Ainsi qu’un accès optimisé à ces objets pour évaluer leur
adaptation à l’utilisateur.
Le Web sémantique s’applique à des applications comme le commerce électronique afin de
décrire les produits au catalogue d’un marchand et faire face au problème de l’hétérogénéité
des sources d’informations décrites de manières différentes, et ceci en exprimant et en
exploitant des relations entre ces descriptions.
Dans le domaine des services Web, la description des ressources via les langages du Web
sémantique est devenue nécessaire pour palier le problème d’interopérabilité en phase de la
composition des services Web (c’est-à-dire qu’une sortie de l’un soit l’entrée d’un autre
service).
Les outils du Web sémantique
Le Web sémantique doit pouvoir être manipulé par les machines. Il est alors nécessaire de
disposer de langages pour :
• Exprimer les données et les métadonnées (RDF, RDF schéma)
• Exprimer les ontologies (OWL)
Notons bien que XML est le langage de base. Il a l’avantage d’être fait pour la communication
en réseau et de disposer de nombreux outils. Il est donc utilisé pour encoder les langages du
Web sémantique.
OWL est utilisé afin de représenter la signification des termes d’un vocabulaire et les relations
entre ces termes par rapport à un domaine. Cette représentation des termes et leurs relations
sont appelées une ontologie
RDF est un langage de manipulation et classification des métadonnées Web, afin de fournir des
informations sur les ressources Web et les systèmes qui les utilisent.
Perspective du Web 3.0
Le contenu qui a fait la valeur actuelle du Web 2.0 fera aussi la valeur du Web sémantique (web
3.0). Il est donc indispensable de disposer d’outils permettant de décrire sémantiquement les
ressources mises à disposition afin d’en exploiter au mieux toutes ses capacités.
Par : NSOM AMOU’OU MICHAEL L. 3
CLOUD COMPUTING : WEB ET EVOLUTION
Ces dernières années, l’internet a vécu plusieurs évolutions au fur et à mesure de l’ajout des
nouveaux besoins. Ainsi, après le web 2.0, et le web 3.0 qui ont modifié profondément le monde
du web, nous entrons dans une nouvelle ère dans la toile marquée par la naissance du web 4.0.
Cette nouvelle technologie a ouvert des nouvelles perspectives concrétisées par l’ajout et le
développement des nouvelles fonctionnalités.
4. Le Web 4.0 ou HyperWeb ou Web intelligent ou Web mobile ? de 2020 ? à ?
Introduction au Web 4.0
Pour pouvoir comprendre ce passage révolutionnaire vers le web 4.0, il est important de faire
un bref historique de l’évolution du web. L’évolution de l’internet a commencé avec le web 1.0
qui a contribué à la mise en ligne des données. Ensuite, le web 2.0 vient pour enrichir cette
masse de données en ligne par l’apparition des réseaux sociaux tels que Twitter, Facebook et
autres sites de partage : YouTube….
Ces outils permettent la communication et le partage des informations (Web participatif). A ce
niveau d’évolution, la valeur ajoutée était l’interaction entre les internautes et l’enrichissement
du contenu web par l’introduction des documents multimédias (image, son, vidéo…).
Nous passons ainsi d’une simple navigation et consultation des données vers un espace plus
interactif et riche où l’internaute gagne plus de pouvoir et devient un acteur collaboratif en
partageant ses données avec d’autres utilisateurs. L’évolution d’internet ne s’est pas arrêtée à
ce niveau, mais une nouvelle génération est actuellement en train de voir le jour.
Nous parlons ainsi du web 3.0 ou le web sémantique comme le qualifie certains auteurs. Ce
dernier, comme toute nouvelle technologie, a apporté des nouvelles fonctionnalités et services.
Avec cette nouvelle génération, nous passons à un web plus intelligent et intuitif.
L’intelligence dans ce cadre est marquée par l’intégration des informations personnalisées. Le
web 3.0 s’approche plus de l’internaute et de ses préférences en visant sa satisfaction. Celle-ci
est concrétisée par la mise en valeur de la pertinence des services offerts.
En fait, les utilisateurs bénéficient d’un contenu web contextuel qui convient à leurs profils.
Qu’est-ce que le Web 4.0 ?
Les apports successifs du web se poursuivent, et voilà aujourd’hui le web 4.0 est dévoilé. Nova
Spivack, patron de Radar Networks désigne le web 4.0 par le WebOS.
Il définit le Web 4.0 comme étant « la possibilité de travailler avec des outils uniquement en
ligne ».
Une autre définition vient de Joël de Rosnay, conseiller du président de la Cité des Sciences et
de l’Industrie de la Villette, qui le qualifie comme synonyme du « cloud computing » ou
informatique en nuages.
Par : NSOM AMOU’OU MICHAEL L. 4
CLOUD COMPUTING : WEB ET EVOLUTION
Wikipédia définit le cloud computing comme un concept qui fait référence à l’utilisation de la
mémoire et des capacités de calcul des ordinateurs et des serveurs répartis dans le monde entier,
et liés par un réseau, tel internet.
Ce terme tel qu’il est défini par Joël de Rosnay désigne la mise en communication des
différentes technologies tels que l’internet mobile, les environnements intelligents au service
de l’être humain. Ce dernier est considéré comme l’acteur central dans tout ce maillage ou
réseaux de communication.
Avec ce nouveau concept, nous passons de tout ce qui est réel vers le virtuel où la
communication, le partage d’informations et la participation massive dans les réseaux en ligne
atteint son max sur le plan social, industriel et politique.
En effet, c’est grâce à ce nouveau paradigme que nous parlons aujourd’hui de la médecine à
distance. Dans ce cadre, nous récitons un des exemples cités par Joël de Rosnay.
Dans cet exemple il présente le cas où nous pouvons nous servir du « cloud » pour la santé.
Ceci est fait en portant des vêtements comportant des puces électroniques détectant sur le corps
par des biocapteurs des informations pouvant être envoyées à des ordinateurs connectés à
internet via des techniques sans fil telles que le wifi.
Ces informations peuvent être utiles dans le cas où par exemple le porteur de ces vêtements
a un accident ou s’il est perdu.
Ce dernier peut être retrouvé grâce aux informations communiquées entre les différentes
technologies (biocapteurs, internet, satellites).
Autres avantages du Web 4.0?
Un autre avantage du web 4.0 déduit sur le plan économique qui s’illustre par le partage des
compétences entre les entreprises concurrentes pour pouvoir répondre plus efficacement aux
clients tout en assurant un gain en termes de coût et temps de réponse.
Prenons dans ce cas l’exemple des entreprises qui vendent les logiciels et d’autres qui
commercialisent le matériel informatique. La complémentarité des services offerts par ces deux
types d’entreprises les incite à adopter le principe du web 4.0 en communiquant et partageant
des informations entre eux pour assurer la compatibilité des produits qu’ils proposent.
Cet exemple résume le principe de certains nouveaux modèles économiques tel que le SaaS
(Software as a Service) ou le logiciel en tant que service. Il s’agit d’un concept basé sur l’idée
qu’il est plus bénéfique de s’abonner à un logiciel au lieu de l’acheter. Ce modèle permet de
délivrer les fonctionnalités logicielles sous la forme d’un service dont l’accès se fait à travers
un réseau de communication.
Ainsi, l’entreprise n’a plus besoin d’approches traditionnelles qui nécessitent l’installation des
logiciels en local et le paiement des licences. Parmi les applications de ce modèle nous citons
le gestionnaire de relation client CRM et la vidéo conférence. L’utilisation de ce modèle
économique permet d’améliorer la productivité de l’entreprise et de renforcer les compétences
de son équipe tout en minimisant le coût.
Par : NSOM AMOU’OU MICHAEL L. 5
CLOUD COMPUTING : WEB ET EVOLUTION
Le web 4.0 … Mais ?
Néanmoins, en dépit des tous ses avantages, le web 4.0 peut présenter certains dangers dont
le plus reconnu est le piratage des informations personnelles et professionnelles exposées sur la
toile. Alors la question qui se pose dans ce cas est : quels mécanismes de sécurité adopter pour
garantir la confidentialité et la sérénité de ces informations ?
Mais puisque le piratage provient d’un être humain, nous pouvons dire que la solution pour
cette contrainte de sécurité, qui peut freiner l’application du web 4.0 ou toute autre technologie
web, dépend de la conscience et la forte responsabilité des acteurs humains y intervenant.
A noter qu’aujourd’hui, le Web 4.0 serait à l’avance sur le Web 3.0 (Google Agenda, Google
Doc par exemple !) Une extension du Web 2.0 … Pas si sûr …
Enfin, et malgré toutes les contraintes liées au web 4.0, l’évolution du web continue, et nous
rêvons déjà du web 5.0 …
Par : NSOM AMOU’OU MICHAEL L. 6