Micro-irrigation au Maroc : enjeux et contradictions
Micro-irrigation au Maroc : enjeux et contradictions
Alternatives Rurales(5)
[Link]- Octobre 2017
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Résumé
Depuis une dizaine d'années, le Maroc a engagé un plan ambitieux d'investissements dans le domaine
de l'agriculture. Dans un contexte où le potentiel de mobilisation de ressources supplémentaires est
marginal et où le déstockage annuel des nappes est de l'ordre d'un milliard de m3, l'expansion et
l'intensification de la production agricole irriguée sont officiellement compensées par des actions
d'économie de l'eau. Cet article remet en cause la réalité de ces économies tant au niveau de la
parcelle qu'à celui du bassin, met en exergue les contradictions entre politiques sectorielles de l'eau et
de l'agriculture, et souligne que les gains de productivité actuels doivent être évalués en regard d'un
déstockage accru des ressources souterraines et d'une plus grande vulnérabilité à la sécheresse.
Mots clés : micro-irrigation, goutte-à-goutte, intensification, intégration sectorielle
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comme la texture du sol, la couverture du sol ont trouvé que pour la viticulture et
par les cultures en place, et la densité des l'arboriculture, cultures assez espacées pour
goutteurs.2 lesquelles on pourrait s'attendre à une
réduction significative du terme (E), la
Même dans les cas où l’évaporation du sol (E)
réduction de l'évapotranspiration n'était que
se trouve diminuée, ce gain se trouve en
de 6% en moyenne (Thorenson et al., 2013),
réalité souvent compensé par une
une économie non négligeable.
augmentation de la transpiration (T): en effet,
la transpiration de la plante, dont dépend de Dans tous les cas, selon les types de sols, de
manière directe le rendement de la culture, culture et de conduite de l'irrigation, les
augmente généralement du fait d'une variations d'ET ne dépassent pas 10 à 15%,
meilleure alimentation de la plante (plus dans un sens ou dans l'autre. On peut donc
fréquente) qui évite les périodes de déficit et retenir qu'en ordre de grandeur, l’ET est en
de stress plus courantes en irrigation moyenne très peu affectée par le changement
gravitaire. Une mesure fine des différents de techniques d'irrigation (une « hypothèse de
termes du bilan et de la valeur globale de l'ET, neutralité » également retenue par Perry et
qui vont varier chaque année en fonction des Steduto, 2017, après avoir examiné la
conditions climatiques, est très difficile à littérature mondiale à ce sujet) : c'est la
mettre en place. distribution entre E (diminuée) et T (accrue)
qui est modifiée, l'hypothèse de
Ces difficultés ont pu être contournées en
l'augmentation de T étant fortement
utilisant des bilans énergétiques faits à partir
corroborée par les augmentations
d'images satellites, en comparant des champs
substantielles, voire spectaculaires, de
d'une même culture irrigués par gravitaire ou
rendement qui sont rapportées.
en goutte-à-goutte. Une étude menée dans le
Tadla, par exemple, a comparé 12 parcelles Changements de culture induits
d'agrumes (cinq irriguées par gravité et sept
La discussion ci-dessus considérait un
en goutte-à-goutte) et n'a trouvé des
changement de technologie sans changement
différences d'évapotranspiration (c'est-à-dire
de culture. En pratique, le passage au goutte-
de consommation en eau) que de 1%
à-goutte s'accompagne très souvent d'une
(Riverside, 2010).
intensification ou d'un changement complet
Une étude similaire menée dans l'État du New d'assolement. On observe souvent que les
Mexico aux Etats-Unis, a trouvé des agriculteurs introduisent une rangée
consommations en eau (ET) dans les champs supplémentaire d'arbres entre les lignes de
irrigués en goutte-à-goutte supérieures de 8% leurs vergers, irriguent des cultures
à 16% à celles trouvées pour des champs intercalaires, voire arrachent leurs arbres pour
irrigués en gravitaire, selon le type de culture planter de nouvelles variétés avec des
(Intera, 2013). En Californie, on a également densités bien plus élevées. Dans le Souss, par
trouvé que des champs d'amandiers irrigués exemple, on a pu observer que la densité des
en goutte-à-goutte présentaient des plantations de clémentine était passée de 200
consommations en eau supérieures de 10 à à 500, voire 800 arbres par hectare (BRLi et
15% par rapport aux champs irrigués par Agroconcept, 2013). Ces ajustements
d'autres méthodes (Burt et al., 2001). D'autres permettent une bien meilleure productivité
2
Pour plus de détails, voir Burt et al. (2001) et
Perry et al. (2009).
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grandes plaines irriguées sont en général les Social et Environnemental). Cette baisse des
zones les plus déficitaires (à part le Gharb et nappes est antérieure au développement du
les bassins du nord). Qu'elles aient fait l'objet goutte-à-goutte mais devrait être aggravée
d'aménagements de grande hydraulique, qui par celui-ci.
ne peuvent maintenant fournir en moyenne
Le PNEEI vise une "économie globale de
que 60 % des besoins en eau (El Gueddari et
l’ordre de 826 Mm3/an" (MAPM, 2007a) et
Arrifi, 2009), ou qu'elles soient directement
distingue la grande hydraulique basée sur la
exploitées à travers des puits et forages, ces
mobilisation d'eaux superficielles de
plaines montrent actuellement toutes des
l'irrigation privée qui dépend principalement
bilans déficitaires: il s'agit en particulier de la
des eaux souterraines et des puits et forages
plaine du Saïss, du Tadla, du Haouz, du Souss-
individuels. En grande hydraulique, les
Massa et du Draa, sans compter les petites
objectifs du PNEEI sont une amélioration de
nappes côtières. Le niveau d'eau dans ces
l’efficience d’irrigation à la parcelle de 40% et
nappes est un excellent indicateur de la
une diminution de 30% des apports d’eau
surexploitation des ressources en eau. Alors
dans les zones qui seront converties à
que les bassins correspondants sont exploités
l'irrigation localisée collective (soit environ
à 90%5 (FAO, 2014), toute augmentation
220 000 ha). Les économies d'eau escomptées
d'évapotranspiration se traduit en grande
dans les zones de grande hydraulique sont
partie par un déstockage équivalent des
estimées à 514 Mm3/an. Les études
nappes.
techniques reconnaissent toutefois que ces
Or, au niveau du Maroc et de l'aveu même de zones sont déficitaires et le resteront et que
la Ministre chargée de l'eau, le déstockage "l’économie d’eau ne permettra pas par
global est de l'ordre d'un milliard de mètres conséquent de dégager un excédent, mais
cubes par an ([Link], 2014), un qu'on aura par contre un usage plus productif
déstockage très probablement sous-estimé si des 514 Mm3/an qui étaient perdus".
l'on s'en tient à l'absence d'actualisation des
L'hypothèse faite est que la part des apports
chiffres sur l'irrigation privée. Bien que
en eaux superficielles qui retournaient au
l'imprécision de nombreux termes du bilan
cycle hydrologique à travers les infiltrations
hydrique ne permette pas des calculs très
étaient des « pertes ». En réalité, dans la
précis, Tanouti et Molle (2016) ont montré,
plupart des zones de grande hydraulique
par exemple, que le déstockage de la nappe
concernées, ces pertes par infiltrations sont
du Haouz dépasse probablement le double de
entièrement réutilisées par les agriculteurs (et
la valeur officiellement annoncée, soit 105
même au-delà, comme l'indique la baisse des
millions de mètres cubes par an (Mm3/an). Les
nappes). La situation est illustrée dans le
prélèvements diffus par les puits et forages
graphique simplifié ci-dessous (Figure 2). La
privés sont extrêmement difficiles à estimer et
figure de gauche représente le cas général de
peu d'efforts sont faits dans ce sens : il est
la grande hydraulique, où 50 unités d'eau sont
frappant de voir que cette irrigation privée
amenées par le canal et 50 autres par les puits
était estimée à 441 430 ha en 2004
et forages6. La moitié de ces apports est
(Oubalkace, 2007), et que cette valeur est
encore utilisée de nos jours (par exemple dans
6
le rapport de 2014 du Conseil Economique, Le raisonnement n'est pas affecté si l'on change
ces pourcentages ainsi que les taux d'infiltration
correspondants. On peut aussi faire figurer des
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A part le bassin du Sébou, dans lequel se trouve la pertes par colature mais il est rare que celles-ci ne
plaine du Saïss. soient pas ré-infiltrées ou réutilisées à l'aval.
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Arrosages Reconversion
excessifs en vergers
intensifs
Expansion Densification,
latérale avec rangée
d’arbres
intercalée
Figure 1. Changements induits par la microirrigation dans le Haouz (Tanouti et al., 2016)
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ET 50 ET 50
50
50 20
50
30 20 10 10
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ET 50 ET 50
100
70
20
50
Irrigation gravitaire Micro-irrigation
(bilan: -50) (bilan: -50)
Figure 3. Bilan à la parcelle après passage au goutte-à-goutte (irrigation à partir de la nappe)
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première dépassant même les pertes dans puis le périmètre irrigué. L’échelle d’espace
cette dernière. Cette situation générale est est importante car l’eau peut être considérée
bien illustrée par le cas de la plaine du Saïss. comme perdue à certaines échelles, mais
Dans les années 1970, les agriculteurs cette même eau ne le sera plus quand on
irriguaient 37 000 ha à partir d'une centaine passe à une échelle plus large. Ainsi, l’eau
de sources et de petits oueds. Il y a perdue à l’échelle d’une exploitation agricole
maintenant au moins 10 000 forages dans la n’est pas toujours une perte si on raisonne à
plaine et la plupart des sources ont vu leur l’échelle du bassin hydraulique. Ne doit être
débit se réduire de manière dramatique8, considérée comme une vraie perte d’eau, que
tandis que l'oued Fès est le plus souvent à celle qui est perdue sous l’effet de
sec. Au total, on irrigue maintenant environ l’évapotranspiration directe ou de la
50 000 ha (seulement) et ceci n'est possible transpiration par des mauvaises herbes et
qu'au prix d'un déstockage de l'aquifère autres phréatophytes, ou celle dont la qualité
d'environ 100 Mm3/an (Bouignane et est trop dégradée pour être réutilisée sans
Serrhini, 2015). Cette réallocation spatiale (et engendrer de coûts exorbitants.
sociale) de l'eau est typique des phénomènes
Cette clarification étant faite, le reste du
de fermeture de bassin par augmentation et
document est articulé autour de l'affirmation
compétition entre usages. L'irrigation
centrale que "c’est d’abord au niveau de la
localisée ne fait que l'accentuer par
parcelle que les économies d’eau doivent
augmentation de l'évapotranspiration.
être le plus recherchées, car c’est à ce niveau
que le gisement (aussi bien en termes de
volumes que de coût-efficacité) se trouve".
Le goutte-à-goutte et les
Une affirmation en parfaite contradiction
économies d'eau en débat avec le paragraphe ci-dessus, si l'on considère
la discussion présentée plus haut sur le bilan
de la nappe.
L'importance de ne pas confondre l'échelle
du système de distribution de la parcelle avec La possibilité pour les agriculteurs de
celle du périmètre irrigué ou du bassin réutiliser des économies faites sur les apports
hydraulique est clairement identifiée dans le bruts n'est pas abordée dans le rapport
document principal de 70 pages du PNEEI principal mais est évoquée dans une note de
(MAPM, 2007a). On y trouve en effet le synthèse: "Dans le domaine technique, les
paragraphe suivant : risques encourus concerneraient l’extension
des superficies irriguées, l’accroissement de
Quand on raisonne les pertes d’eau dans un
la consommation globale d’eau à l’échelle des
système, il faut d’abord se préoccuper de
exploitations, suite à une intensification trop
l’échelle d’espace dont on parle : on peut
poussée, ou encore une mise en valeur de la
ainsi, dans le cas de l’irrigation,
part des agriculteurs inférieure aux attentes"
successivement passer de la plante jusqu’au
(MAPM, 2007b).
bassin hydraulique en passant par le champ,
l’exploitation agricole, le secteur d’irrigation Les différentes études d'impact menées par
la FAO (2009, 2014) identifient ces risques en
8
Bouyarmane (2012), par exemple, a étudié la passant, et reconnaissent que "l’économie
source de Ben Kazza dans la plaine du Saïss, dont d’eau engendrée par l’irrigation localisée doit
le débit a été divisé par quatre depuis 1960, être nuancée par l’impact de la réduction de
poussant les agriculteurs à recourir aux eaux
souterraines.
l’alimentation des nappes par infiltration des
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eaux d’irrigation", en d'autres termes que le ajoutée, d’emplois..) par m3 d’eau" (Belghiti,
bilan de la nappe phréatique n'est pas affecté 2009); ou qu' "en agriculture irriguée, et
par le changement de technologie (comme contrairement à ce que l’on pourrait penser,
démontré plus haut). Réduire le déstockage une gestion économe de l’eau ne vise pas une
de la nappe ne peut se faire que par "une réduction de la consommation d’eau en soi
utilisation restreinte des points d’eau situés mais plutôt une meilleure valorisation de
dans les périmètres intéressés par le projet", l’usage de l’eau" (El Alaoui 2006), déplaçant
ce qui n'est plus du ressort de la technologie avec raison les objectifs de modernisation
mais de différentes mesures également vers le terrain de la productivité plutôt que
évoquées dans le document du PNEEI celui des économies en eau.
(MAPM, 2007a) et qui sont rapidement
Le potentiel d'économie d'eau identifié par
énumérées (campagne de sensibilisation,
les différents documents officiels ne
constitution d'un inventaire des points de
correspond donc pas à de vraies économies
prélèvement, installation de compteurs,
au niveau des systèmes ou des bassins, que
tarification volumétrique, mise en place de
l'on pourrait réallouer à d'autres usages sans
contrats de nappe). Ces mesures, toutes
impacter des utilisateurs déjà existants. Les
difficiles à mettre en place, sont d'un tout
chiffres donnés sont apparemment le résultat
autre ordre et ne sont pas commentées dans
de règles de trois entre des coefficients
cet article.
d'efficience actuels et désirés des réseaux de
En d'autres termes, ces éléments montrent distribution et d'irrigation. Même ainsi, les
que si les risques encourus et la « neutralité » valeurs données sont fluctuantes. Le PNEEI a
du goutte-à-goutte dans la question de la adopté une valeur cible d’économie d’eau de
conservation des nappes ont bien été 850 Mm3 (parfois arrondie à 1, voire 1,4
identifiés, ceux-ci n'ont pas été menés à leur milliard de m3), qui est devenu 1,6 et 1,7
conclusion logique et n'ont pas pu milliards de m3 d'économies d'ici à 2030 pour
contrebalancer un discours promotionnel la seule conversion de 900 000 ha au goutte-
basé sur une fausse conception des à-goutte dans le cadre de la Stratégie
« pertes », liée à une focalisation de l'analyse nationale de l'eau (Monitor Group 2008). Le
au niveau des réseaux de distribution et Conseil Economique, Social et
d'irrigation. Différents documents, Environnemental (2014) indiquait que le
interviews, ou discussions techniques lors de PNEEI atteindrait en 2020 80% de son
forums (par exemple le meeting de potentiel d'économie d'eau de 2 milliards de
l’association française d’irrigation et drainage mètres cubes. Plus récemment, le ministère
en Novembre 2014) montrent toutefois que de l'agriculture annonçait lors d'un séminaire
certains responsables marocains sont à Rabat que la reconversion au goutte-à-
conscients des contradictions inhérentes au goutte de 550 000 ha réaliserait 4 milliards de
programme de reconversion. m3 d'économies d'eau d'ici à la fin 2017
(L'Economiste, 2017).
D'autres mettent en avant que le "véritable
gisement d’économie d’eau dans des
situations de stress hydrique se situe au
niveau de l’amélioration de la productivité et
de la valorisation de l’eau. En d’autres
termes, il s’agit de produire d’avantage de
richesse (de production agricole, de valeur
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dans tous les cas l’intensification (plus haute tiennent pas compte du changement
densité en arboriculture, cultures climatique et des baisses annoncées.
intercalaires, irrigations plus fréquentes) et
Les ressources en eaux souterraines sont la
les changements de cultures (vers des
variable d'ajustement. Ces ressources
assolements plus consommateurs en eau,
couvrent 90% des besoins en eau potable et
typiquement les fruits et légumes) observés
sont utilisées pour l’irrigation de près de 40%
au Maroc aboutiront plutôt à un effet
de la superficie totale irriguée du Royaume,
opposé : l'augmentation des consommations
en contribuant à plus de 50% de la valeur
en eau.
économique produite correspondant (selon la
A cela il faut ajouter les incitations à Ministre de l'eau, citée par [Link], 2014).
l’expansion de l’agriculture irriguée (plus Leur préservation est donc essentielle et les
particulièrement dans les bassins en déficit actions du PMV devraient donc être
du Bouregreg, Oum Er Rbia, Tensift, Souss- raisonnées spatialement, en les limitant aux
Massa-Draâ, Tafilalet ou dans la plaine du zones où celles-ci sont compatibles avec l'état
Saïss), qui sont encore plus problématiques : de la ressource. Même si le Maroc assure un
l'expansion se produit au niveau de suivi de sa ressource en eau qui peut être
l'exploitation (pour les agriculteurs qui envié dans la région, la complexité des
réutilisent les gains du goutte-à-goutte pour interactions hydrologiques associées à la
irriguer des terres adjacentes) et au niveau fermeture des bassins demande le
du bassin, avec des investissements publics développement d'une capacité de suivi
dans de nouveaux périmètres irrigués, l'octroi hydrologique plus sophistiquée, à la hauteur
de subventions et d'autorisations de des enjeux actuels.
creusement de puits, et un accès facilité aux
En d'autres termes, si les avantages associés
terres revêtant un statut autre que la
à l'intensification et à la modernisation de
propriété privée.
l'agriculture ne doivent bien sûr pas être
Il est urgent de réaliser que, malgré tous les négligés, les changements en cours doivent
avantages qui peuvent leur être associés, être raisonnés, et encadrés, par des études
l’intensification et l’expansion de l’agriculture techniques à même de mieux estimer si et où
associées au goutte-à-goutte et encouragées de tels investissements sont souhaitables du
par le Plan Maroc Vert, conduisent à un point de vue des ressources en eaux
accroissement de la consommation d'eau par disponibles et de leur variabilité.
évapotranspiration, et que cela n'est possible
a) qu'en sollicitant toujours plus les bassins
« excédentaires » du Nord (Sebou et plus Pour en savoir plus
marginalement Loukkos), qui finiront par se
« fermer », b) en aggravant le déficit des
Agence de bassin hydraulique du Sébou,
principaux aquifères, et c) en augmentant la
2011. Etude d’actualisation du plan directeur
vulnérabilité de l'agriculture à la variabilité
d’aménagement intégré des ressources en
hydrologique: l'accroissement de
eau du bassin hydraulique de Sébou. Note de
l'arboriculture crée une demande rigide et
synthèse. Septembre.
structurelle qu'on ne pourra assurer en cas
de sécheresse prolongée, comme celle du Belghazi A, 2016. Les terres collectives
début des années 80. Plus inquiétant encore, irriguées seront immatriculées gratuitement.
les scénarios des PDAIRE pour 2030 ne Medias24, 14 Mars.
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