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Financement et défis des startups au Maroc

Le document décrit le rôle des startups dans l'économie marocaine. Il explique que de nombreuses mesures ont été mises en place pour soutenir l'innovation, mais que des améliorations sont nécessaires comme renforcer les liens entre universités et entreprises et faciliter l'accès au financement.

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Financement et défis des startups au Maroc

Le document décrit le rôle des startups dans l'économie marocaine. Il explique que de nombreuses mesures ont été mises en place pour soutenir l'innovation, mais que des améliorations sont nécessaires comme renforcer les liens entre universités et entreprises et faciliter l'accès au financement.

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INTRODUCTION

Les plus belles success-stories sont nées d’une idée révolutionnaire et surtout de
la persévérance d’un entrepreneur. Après les années 2000, marquées par
l’éclatement de la bulle internet et ses dérives spéculatives, le concept de startup
a aujourd’hui atteint l’âge de raison.

Si la composante de l’innovation et de la créativité est toujours très présente, les


process de management se sont, quant à eux, beaucoup rapprochés de ceux de
l’entreprise traditionnelle.

Au Maroc, l’écosystème des startups s’organise et se consolide, notamment


grâce au développement de nouveaux programmes de soutien.

Le Maroc compte beaucoup sur ces jeunes pousses pour redonner un élan à son
économie, ainsi qu’à ses emplois.

Le pays n’a jamais compté autant de start-ups et autant de projets innovants,


lesquels résultent d’une dynamique lancée il y a déjà quelques années et
commencent aujourd’hui à porter, petit à petit, leurs fruits.

Plusieurs acteurs publics et privés se mobilisent aujourd'hui pour soutenir le


développement de projets innovants qui finissent par représenter le pays aux
compétitions internationales.

Retour sur une dynamique à travers laquelle les start-ups marocaines se frayent
un chemin dans la cour des grands.

Alors quels sont les modes et les programmes de financement des startups ? et
quels sont les difficultés rencontrées lors de financement ?
INTRODUCTION
CHAPITRE1 : Généralités sur la start-up :
Section1 : Définition du terme Start-up
a. . La startup au Maroc
b. . La startup et ses éléments 
c. Quelques questions courantes 
Section2 : Le rôle de Start-up dans le tissu productif marocain
a. .
b. .

Section3 : Mesure de soutien et appui des startups


a. .
b. .

CHAPITRE2 : Les modes de financement des startups :


Section1 : Financement par des fonds propres
Section2 : Financement par des emprunts
Section3 : Les difficultés d’accès au financement des startups

CHAPITRE3 : Etude de cas : [Link]


CHAPITRE1 : Généralités sur la start-up :
Section1 : Définition du terme Start-up
a) La startup au Maroc:
Une startup est une entreprise temporaire, dont le rôle est de tester la viabilité
d’une idée innovante
La notion de startup doit se comprendre comme étant une entreprise en
démarrage recherchant à développer " un concept " innovant.
Un concept innovant ne signifie pas nécessairement la création d’un nouveau
produit ou d’un nouveau service, il peut également s’intéresser à l’amélioration
d’un produit existant.
La création du téléphone portable était un concept innovant
La création du smartphone, avec son appareil photo et ses différentes
applications était l’amélioration d’un produit existant.
Le caractère innovant d’une startup l’oblige à trouver des fonds pour garantir la
phase de recherche et de développement de l’idée dont elle est porteuse.
Quelques exemples incontournables de la réussite de startups :
Microsoft, Apple, Google, Facebook …
b) La startup et ses éléments :
La structure :
La souplesse de la structure d’une startup est un point essentiel.
Elle doit être réactive en s’adaptant rapidement à la demande du marché, à
défaut de quoi, tout l’effort qu’elle a demandé n’aura servi à rien.
Les besoins financiers :
La startup est une couveuse où se développe l’idée de son créateur.
Pour passer de la théorie à la pratique, elle a besoin d’investissements humains
et de matériels adaptés à ses besoins.
Elle fait souvent appel à des Capital-risqueurs, des personnes ou des sociétés
capables d’investir sur un concept.
La rentabilité :
La notion de rentabilité d’une startup est très différente de celle rencontrée à
l’égard d’entreprises traditionnelles.
La recherche et le développement de l’idée novatrice, peuvent aboutir à des
pertes ou des bénéfices importants.
La croissance :
La croissance rapide d’une startup est un gage de confiance, de dynamisme et
de bonne santé.
Un facteur déterminant pour les investisseurs.
L’après startup :
Lorsque la startup a fait ses preuves et devient rentable, elle doit choisir entre 2
issues :
Modifier sa structure juridique pour devenir une entreprise à part entière, en
réduisant les risques et en se concentrant sur les produits ou les services qu’elle
a développés
Se rapprocher d’une entreprise existante, pour envisager une fusion ou une
acquisition.
c) Quelques questions courantes :
La startup doit-elle être porteuse d’un nouveau produit ?
Non, il existe de nombreux exemples où des startups ont repensées des produits
existants en les améliorants et en répondants à une réelle demande.
A quel moment peut-on parler de rentabilité ?
Les concepts développés par les startups peuvent être plus ou moins
complexes, nécessitant des recherches et un développement plus ou moins long.
A qui s’adresser pour trouver des financements ?
Il faut bien reconnaître que la notion de startup au Maroc est encore à l’état
embryonnaire, l’administration n’ayant aménagée aucune condition particulière
pour inciter d’éventuels financiers à se pencher sur l’existence de ces structures.
Une startup peut-elle s’intéressée à tous les domaines ?
Cette question soulève régulièrement de nombreux débats.
Bien que l’on puisse considérer qu’une idée innovante suffit à créer une startup,
certains secteurs d’activités sont difficilement ouverts à un changement.
 La presse en règle générale
 La création de site web
 L’hébergement web …
Section2 : Le rôle de Start-up dans le tissu productif marocain

Innovation au Maroc, quel rôle pour les startups ?


« En 1996, la production scientifique au Maroc était la plus importante du
Maghreb, mais depuis 2009, le Maroc a été dépassé par les autres pays de la
région », révélait, en novembre 7 2013, une étude du Forum Euro-
méditerranéen des Instituts des Sciences économiques (FEMISE). Le Plan
Maroc Innovation, lancé en 2009, devait permettre la création d’un écosystème
de l’innovation au Maroc.
Qu’en est-il à l’heure actuelle ? Les entreprises et surtout les startups jouent-
elles pleinement leur rôle ?
Aujourd’hui, les départements de R&D constituent la principale source
d’innovation dans le monde, le budget alloué par un Etat à la recherche est donc
très important.
Aux Etats-Unis et en Suisse, il représente 3 % du PIB, le champion étant la
Corée du Sud avec 4,36 %. Pourtant, au Maroc, seul 0,8 % du PIB serait alloué
à la recherche scientifique. Or, s’il veut continuer à attirer les investisseurs
étrangers, le Royaume doit favoriser un climat propice à l’innovation.
5 000 brevets sont déposés en Suisse chaque année, contre 200 au Maroc
- Plusieurs mesures ont été mises en place au Maroc pour favoriser
l’innovation : les plans Emergence, Maroc Vert, et surtout le Plan Maroc
Innovation lancé en 2009. Celui-ci prévoyait le dépôt de 1 000 brevets
marocains et la création de 100 start-ups à l’horizon 2014.
- En 2011, un Fonds de soutien à l’innovation (FSI) doté d’une enveloppe de
380 millions de dirhams (MDH) a été créé, ainsi que le Centre marocain de
l’innovation (CMI), guichet unique du financement de l’Innovation.
- Fin 2013, sur 250 dossiers déposés, il est apparu que seulement 51 avaient
bénéficié d’un instrument de financement (Intilak, Tatwir ou Imtiaz). Un
résultat éloigné des objectifs initiaux du plan Maroc Innovation : le FSI devait
financer 800 projets d’ici 2014. A ce jour, sur les 380 MDH mis à disposition
du CMI, seuls 50 MDH ont été engagés.
- Alors qu’environ 5 000 brevets sont déposés en Suisse chaque année, « le
nombre de brevets déposés par des Marocains ne dépasse pas 200 par an »,
expliquait Mohamed Smani, directeur de l’Association R&D Maroc dans les
colonnes de l’Economiste le 26 septembre 2013. « 60 % des brevets
appartiennent à des inventeurs individuels et le reste à des institutionnels,
entreprises et universités. (…) Pour atteindre l’objectif, il faudrait que les
entreprises s’impliquent dans ce chantier. » Rapprocher universités et
entreprises En effet, pour stimuler l’innovation au Maroc, il faudrait que
davantage de ponts soient créés entre entreprises et universités. « Le Maroc doit
renforcer et professionnaliser les systèmes de formation, insiste Abdelaziz
Arfani, Directeur Technique chez Syngenta Maroc. Il 8
faut vraiment développer les partenariats public-privé en matière de R&D et
encourager la recherche privée en mettant des stations de recherche à
disposition. » La pénurie de chercheurs résulte de divers facteurs : formations
trop peu développées, faibles financements... Pour Sébastien Couasnet,
Directeur général d’Eléphant Vert Maroc S.A., entreprise spécialisée dans les
produits et services d’agriculture biologique, « les entreprises qui investissent
dans la R&D devraient bénéficier d’avantages fiscaux car cela leur permettrait
de recruter plus de chercheurs et d’augmenter leur capacité d’innovation ».
Sortes de crédits d’impôt recherche donc, rôle prétendu des instruments Intilak,
Tatwir et Imtiaz. Mais, d’après le directeur de l’Association R&D Maroc, ces
outils « font l’objet d’un contrôle tellement renforcé que les entreprises hésitent
à y recourir. De plus, l’innovation exige la confidentialité, un principe non
garanti dans le cas de Tatwir et d’Intilak ». Jean- Etienne Doré, DG délégué
d’Eléphant Vert au Maroc, soulève le problème du manque de plateformes de
pilote industriel dans le Royaume.
- « Aujourd’hui, sur la partie laborantine, nous trouvons satisfaction, mais dès
que l’on veut passer à l’échelle industrielle, nous sommes obligés d’aller à
l’étranger, ce qui coûte forcément plus cher et s’accompagne de complications
administratives ». Autre point soulevé, la problématique de la retenue à la
source (10 %) sur les prestations de service à l’étranger.
- Aéronautique, agronomie… les entreprises se lancent ! Plusieurs
multinationales ont développé des centres de recherche au Maroc et travaillent
avec les Universités marocaines. L’entreprise Syngenta a par exemple
développé son activité R&D au Maroc dès son arrivée dans le Royaume à
travers ses filiales Syngenta Agro, Syngenta seeds et sa station de R&D située à
Agadir. Aujourd’hui, elle travaille avec deux instituts, le Campus Horticole
d’Agadir, l’Ecole Nationale d’Agriculture de Meknès et diverses universités
nationales. Elephant Vert suit également cette voie, et compte « aller encore
plus loin en signant des accords de recherche et de partenariat avec les instituts
agronomiques qui travaillent dans le domaine des biotechnologies et de
l’agriculture », comme l’explique Sébastien Couasnet. L’entreprise ambitionne
aussi de mettre en place un cluster au sein de l’Agropolis de Meknès. 15
clusters à l’horizon 2015 dans les secteurs industriels et technologiques sont au
programme du Plan Maroc Innovation.
- Le Maroc dispose toutefois d’atouts non négligeables pour attirer les
investisseurs. « De nos jours, il est plus facile d’être innovant au Maroc que de
l’être en Europe, résume le DG délégué d’Eléphant Vert au Maroc. Là-bas, pour
faire valider notre produit en termes de normes, nous devrions dépenser, au
moins 1 million d’euros en agréments et procédures administratives sur 24
mois. C’est un frein. Notre marge de manœuvre est plus grande au Maroc ».
Alexandre Clavaud, Directeur Technique dans la filiale marocaine d’une
entreprise suisse, Ilem Maroc, a également témoigné lors du récent débat
organisé par la Chambre : « Au début le Maroc était exécutant et la Suisse
apportait des processus. Aujourd’hui, le modèle s’inverse. Nous mettons en
place des départements de R&D ici et innovons depuis le Maroc. Le niveau des
ingénieurs y est très bon, et n’a rien à envier à celui des ingénieurs issus
d’écoles européennes ».
- En 2014, Ilem a fait l’acquisition de F2S, société locale qui a créé le premier
boitier informatique sécurisé 100 % marocain. Aujourd’hui, c’est donc une
entreprise suisse qui fait la promotion d’un produit innovant marocain. Limites
Lente transformation du tissu productif : L’étude pointe du doigt la lente
transformation du tissu productif national. Il faut dire que la croissance de la
productivité du travail de l’économie nationale est restée modérée avec une
moyenne de 3% par an.
- La mobilité de l’emploi intersectorielle s’est faite globalement entre les
activités de faibles productivités. Par ailleurs, malgré l’amélioration
significative de l’intensité capitalistique, les structures économiques n’ont pas
encore été marquées par de profondes mutations. Aussi, le niveau de leurs
productivités reste-t-il faible limitant, de ce fait, les avantages qu’aurait
procurés la mobilité de l’emploi d’un secteur à un autre.
Section 3 : mesures de soutien et appui aux start-ups
Tous les ingrédients sont réunis pour que 2018 soit l’année du décollage effectif
de l’écosystème des start-ups : le gouvernement a lancé une série de mesures
fiscales destinées à encourager l’investissement dans les start-ups, tandis que les
investisseurs veulent mettre la main à la poche. 10

Qu’on se le dise d’emblée : Il faudra se montrer patient avant que l’économie


des start-ups n’apporte sa pleine contribution à la création de richesse et à la
résorption du chômage. L’écosystème entrepreneurial du Maroc en est encore à
ses balbutiements, et le pays ne va pas se muer en une Silicon Valley du jour au
lendemain. Ceci étant dit, les signaux positifs laissant penser

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