Module Formation - Informatique
Module Formation - Informatique
MANUEL DE FORMATION
AN 2019
FORMATEUR :
Ces champs d'application peuvent être séparés en deux branches, l'une, de nature théorique,
qui concerne la définition de concepts et modèles, et l'autre, de nature pratique, qui s'intéresse aux
techniques concrètes d'implantation et de mise en œuvre sur le terrain. Certains domaines de
l'informatique peuvent être très abstraits, comme la complexité algorithmique, et d'autres peuvent
être plus proches d'un public profane. Ainsi, la théorie des langages demeure un domaine
davantage accessible aux professionnels formés (description des ordinateurs et méthodes de
programmation), tandis que les métiers liés aux interfaces homme-machine sont accessibles à un
plus large public.
Le monde change, de plus en plus vite, et l’école n’en finit pas de s’adapter à son nouvel
environnement pour répondre aux sollicitations conjointe de la société et des courants pédagogiques
réformiste.
Face à l’informatisation de la vie professionnelle, à la diffusion des technologies dans la vie
quotidienne, à la multiplication des sources d’information, l’école tente une nouvelle fois de digérer
ces changements pour continuer de remplir sa mission.
L’intégration pédagogique des Technologies de l’Information et de la Communication au
secondaire et dans le domaine de la pédagogie se fondent sur des principes variés et divers.
Pour que les Technologies de l’Information et de la Communication soient utilisées à bon
escient, l’enseignant doit les considérer comme faisant partie intégrante de la conception
pédagogique de son enseignement. En d’autres termes, l’usage des Technologies de l’Information et
de la Communication est pertinent si ceux‐ci permettent d’atteindre les objectifs clairement
identifiés; enrichissent les situations d’apprentissage et facilitent l’accès aux connaissances.
Former donc les enseignants à l’intégration pédagogique des Technologies de
l’Information et de la Communication, c’est les sensibiliser à la conception pédagogique qui est
celle de la Côte d’Ivoire, à savoir, l’Approche par les Compétences et la Pédagogie par
Objectifs.
Les Technologies de l’Information et de la Communication visent à :
‐ Améliorer la qualité de l’apprentissage en essayant de répondre aux questions suivantes :
Comment enseigner avec les TIC ? Comment enseigner les TIC ?
C’est pourquoi cette formation vient à point pour essayer d’outiller les formateurs de
l’informatique du privé à la pédagogie pour enseigner les TIC.
Dans le cadre des cours de didactique d’informatique, les élèves sont amenés à:
L’approche par compétences développe l’idée que l’élève apprend mieux dans l’action, c’est-
à-dire :
Le maître passe dans les rangs, attire l’attention sur les erreurs, corrige quelques
énoncés, répond aux sollicitations. Le moment venu, il met fin à l’activité. On lit les
énoncés obtenus, on les commente et on les corrige puis on range les travaux.
Constat
Cette approche de l’apprentissage par objectifs permet certes d’obtenir un produit répondant
à une consigne précise et mobilisant des savoirs (l’impératif) et des savoir-faire (formuler des
interdictions dans une situation donnée) mais l’activité est convergente : tous les élèves font la
même chose dans les mêmes conditions selon une consigne unique décidée par l’enseignant.
Par ailleurs, certaines compétences transversales énoncées ne peuvent être développées dans
des activités individuelles de ce type et dans des situations d’apprentissage de cette nature comme
c’est le cas de la classe B.
Evaluation
Si toute la classe a réussi « l’exercice », le maître rédige une appréciation sur le cahier
ou attribue une note et programme un autre objectif pour la journée suivante. Si un
grand nombre d’élèves ne réussit pas « l’exercice », le maître programme une révision
lors des journées-paliers et poursuit la réalisation des objectifs déjà planifiés pour la
journée suivante
Les élèves répondent aux questions posées par le maître et réfléchissent ensemble sur
la forme que prendra leur participation
Ils définissent les paramètres de la situation de communication : (qui va parler, écrire ?
à qui ? pour dire quoi ? où ?etc.).
Ils proposent des activités : produire des affiches, un dépliant, faire des dessins
accompagnés de légendes, construire un dialogue à dramatiser, écrire des panneaux
d’interdictions, élaborer un code de bonne conduite, etc.
Ils discutent les propositions, leur originalité, leur faisabilité, les difficultés
éventuelles, les ressources nécessaires, etc.
Ils choisissent parmi les propositions celles qui leur plaisent, qui sont accessibles… et
justifient leur choix.
Exemple :
G1→ dessins légendés
G2→ panneaux d’interdiction
G3→ un code de bonne conduite
G4→ un scénario à dramatiser
Constat
Les travaux terminés sont affichés. Ils sont présentés par leurs auteurs, commentés et
corrigés par les autres groupes. La mise au propre qui est une étape très importante est prise en
charge par chaque groupe qui peut mener ce travail soit à l’école au cours d’une séance ultérieure
soit hors de l’école. Les élèves s’organisent librement mais sont soumis à un contrat fixant la date
de remise des travaux et les modalités de présentation. La finalisation des travaux se traduit par leur
affichage en classe, dans la cour, leur publication dans le journal scolaire, etc.
Evaluation
Si au cours des activités, le maître a identifié des lacunes liées à des apprentissages non-
maîtrisés, il réalise une remédiation immédiate auprès des élèves concernés par ces erreurs ou
planifie une action de remédiation ciblée soit immédiate soit à court terme soit à long terme selon le
degré d’importance des erreurs.
« Certains diront qu’il y a une nette différence entre l’approche par objectifs et l’approche
par compétences, d’autres considéreront que l’approche par compétences recoupe certains aspects
de l’approche par objectifs. Pour ma part, je préfère considérer l’approche par compétences comme
une suite logique à l’approche par objectifs. » François Lasnier (Réussir la formation par
compétences)
INTRODUCTION :
La mission d’un enseignant (formateur) est de dispenser des savoirs, savoir-faire et savoir-
être à des apprenants afin d’assurer leur formation et/ou leur éducation.
Il convient ici de rappeler quelques repères :
l’élève (apprenant) vient à l’école pour apprendre
l’enseignant (le formateur) est payé pour enseigner (former)
l’élève et les parents sont en droit d’attendre de l’enseignant un minimum d’efficacité
cette efficacité, en supposant que l’enseignant maîtrise sa spécialité, dépend de sa
compétence en pédagogie, c’est-à-dire sa faculté à faciliter les apprentissages.
C’est pourquoi toute personne qui souhaite dispenser efficacement des enseignements a
besoin d’un minimum de connaissances pédagogiques.
REMARQUE:
Nous allons être le plus pratique possible, en ne nous attardant pas trop sur les notions
théoriques : Pédagogie Par Objectif (PPO), Formation Par Compétence (FPC) ou Approche Par
Compétence (APC). En tout état de cause, le second est le prolongement du premier.
1-1- JUSTIFICATION
Toute personne qui un travail à exécuter, poursuit toujours un ou des objectifs. C’est
pourquoi quelque soit la méthode choisie, pour pouvoir évaluer les apprentissages, il faut se fixer un
Objectif Pédagogique (OP) et concevoir un Outil d’Evaluation (OE).
Afin de hiérarchiser les objectifs, il est nécessaire de savoir qui l’on veut former
Afin de connaître celui que l’on doit former, il faut réaliser une ETUDEDEPOSTE ou une
Analyse de la Situation de Travail (AST), on en déduit les FONCTIONS, les TACHES et
les HABILETES.
Lorsque l’on traduit ces fonctions, ces tâches et ces habiletés en savoirs, savoir -faire et
savoir -être, on établit le « profil » de celui que l’on désire former ou (le référentiel
emploi).
Lorsque l’on traduit ces savoirs, savoir-faire, savoir-être en contenu de formation, on obtient
le REFERENTIEL de formation ou programme de formation.
On a l’habitude d’établir des relations entre :
OBJECTIF GENERAL (O.G) FONCTION
OBJECTIF INTERMEDIAIRE (O.I) TACHE
OBJECTIF PEDAGOGIQUE (O.P) HABILETE
NOTABENE : Un O.P n’a de raison d’exister que s’il permet d’évaluer un apprentissage.
Un O.G et un O.I s’expriment par un verbe à l’infinitif qui ne traduit pas nécessairement un
comportement observable.
Un O.P s’exprime par un verbe à l’infinitif qui traduit nécessairement un comportement
observable.
Un O.P doit être pertinent, réalisable, précis, univoque et concis.
PERTINENCE : Un O.P doit correspondre à une habilité qui doit être acquise par le
formé parce que utile pour l’exercice de son métier.
PRECISION : Un O.P doit avoir un caractère univoque (même sens pour tous).
NIVEAU ACTIVITES
1. CONNAISSANCE Mémoriser des informations, définir des terminologies, des techniques, etc.
2. COMPREHENSION Comprendre un article afin d’en faire un résumé
3. APPLICATION Utiliser les connaissances de l’apprenant pour les appliquer dans une situation concrète
(« la vraie vie »)
4. ANALYSE Demander à l’apprenant de disséquer un sujet, d’en expliquer les tenants et les
aboutissants
5. SYNTHESE Reformuler les parties d’un sujet ensemble mais d’une toute nouvelle manière en se
basant sur plusieurs sources
6. EVALUATION Juger la valeur d’un sujet dans un but spécifique
CONNAIT COMPRENDR
APPLIQUER ANALYSER EVALUER CREER
RE E
Être capable Être capable de Être capable Être capable Être capable Synthétiser.
de se saisir le sens d’utiliser des de décomposer de juger de la Être capable de
remémorer, littéral d’une idées, des un tout en ses valeur d’une fusionner les
de se communication, principes, des parties et idée, d’une parties ou les
souvenir de d’exprimer avec théories dans d’étudier les méthode, éléments d’un tout.
données ou ses propres mots des situations rapports que d’une C’est le niveau qui
de faits ce qu’on sait particulières et ces parties ont technique, etc. fait appel à la
appropriés concrètes entre eux à l’aide de créativité c’est –à-
critères dire générer de
appropriés nouveaux produits,
idées ou façons de
faire
CONNAI COMPREN
APPLIQUER ANALYSER EVALUER CREER
TRE DRE
Requiert Requiert la Requiert la Requiert Requiert Requiert
la connaissance compréhension l’application, la l’analyse, l’évaluation,
Mémoire et la compréhension l’application, la l’analyse,
connaissance et la compréhension et l’application, la
connaissance la connaissance compréhension et
la connaissance
CONNAIT COMPREND
APPLIQUER ANALYSER EVALUER CREER
RE RE
répéter, discuter, utiliser, différencier, Juger (à l’aide composer,
mémoriser, reformuler, employer, identifier, de critères), planifier,
définir, traduire, développer, trouver, estimer, désigner,
connaître, décrire, résoudre des analyser, évaluer, proposer,
énumérer, reconnaître problèmes, reconnaître, composer formuler,
rappeler, traduire, explorer, produire,
écrire interpréter, comparer réaliser
appliquer,
expliquer
2.1. DEFINITION :
La stratégie est la manière d’organiser les moyens et les méthodes pédagogiques facilitant
les apprentissages.
Certaines études ont montré que les êtres humains peuvent être classés en trois catégories
d’apprenants à savoir :
Dans l’élaboration des stratégies, il faut tenir compte de chaque catégorie en plus des lois
d’apprentissage. En effet, les audio retiendront plus facilement ce qu’ils ont entendu, alors que les
visuels seront « marqués » par ce qu’ils ont pu observer.
Présenter les éléments de la classe pour un concept concret ou des exemples concrets de ses
effets pour les concepts abstraits.
Faire émettre par les élèves, une définition approximative à partir des observations faites.
Présenter des éléments de la classe mêlés à d’autres qui ne lui appartiennent pas.
Demander de discriminer, c’est-à-dire d’identifier les éléments du concept à partir de la
définition hypothétique.
Faire émettre une nouvelle définition et faire noter la bonne définition.
Faire citer de nouveaux éléments du concept.
APPLICATION : choisir un exemple de concept dans la spécialité et bâtir une stratégie selon
cette démarche.
2-7-1- CONCEPTS
2-7-2- PRINCIPES :
Démarche à suivre :
1- Motivation : présenter une situation nécessitant une recherche de ce que l’on veut apprendre.
2- Réactiver les principes de base.
3- Guider les élèves vers la découverte du principe, en faisant appel aux méthodes, démarches,
supports et autres moyens adéquats.
4- Faire formuler le principe.
5- faire identifier des situations d’application.
EXEMPLES :
DOMAINE COGNITIF
OP2……………………………………………………………………………..
Les étapes de la préparation de la leçon sont identiques à celui du domaine cognitif. Cependant
la stratégie pédagogique est différente.
La stratégie utilisée à l’IPNETP (INSTITUT PEDAGOGIQUE NATIONAL DE
L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE) est le T.W.I (Training Within Industry) ou apprentissage
sur le tas.
N° ELEVE PROFESSEUR
01 Ecoute et observe Explique et exécute
02 Explique Exécute
03 Explique et exécute Ecoute, observe et contrôle
04 Exécute Contrôle
Entée :
Motivation
Titre
Objectif pédagogique
Vérification des pré-requis
Déroulement :
Micro-objectif (MO1) – Production élève 1 (PE1)
Démarche pédagogique 1
M.O.2- PE2
Démarche pédagogique 2
MO3, 4, etc. - PE3, 4, etc.
Sortie :
Synthèse finale
Evaluation formative
3.4. NOTIONDECONGRUENCE
L’Objectif Pédagogique (OP) et l’Outil d’Evaluation (OE) doivent être congruents. L’OE
mesure l’atteinte ou le degré d’atteinte de l’OP.
Au moment de sa conception, on peut s’apercevoir que l’OE peut entraîner un retour sur
l’OP et sa modification.
N.B : On peut aussi modifier l’Outil .d’Evaluation pour qu’il s’adapte à l’O.P.
1- Que devront savoir faire mes élèves à la fin des cours quant au sujet en question ?
2- Comment vais- je vérifier que mon objectif est atteint ?
3- Quel est l’état de la question à l’heure actuelle ?
4- Quelles sont les compétences que doivent posséder mes élèves pour que les
apprentissages prévus dans cette leçon se déroulent sans difficulté ?
5- Quelles sont les étapes par lesquelles il est souhaitable de passer ?
6- Comment saurai-je que mes élèves ont effectivement atteint chacune des étapes ?
7- A quel type d’apprentissage correspond chacune des étapes prévues ?
8- Quelle est la meilleure stratégie pour que chaque apprentissage s’effectue ?
9- Quels sont les moyens nécessaires pour faciliter chaque apprentissage ?
10- Où pourrai-je trouver ces moyens dont j’ai besoin ?
11- Comment sera organisé mon tableau final ?
1- Fiche d’identification
2- Fiche de déroulement
3- Fiche tableau
4- Préambule motivant
5- Fiche de stratégie
FICHE D’IDENTIFICATION
PROFESSEUR : SPECIALITE :
MATIERE :
ETABLISSEMENT :
LEÇON N°: DUREE : DATE :
OBJECTIF PEDAGOGIQUE :
TITRE :
TAXONOMIE : DOMAINE :
NIVEAU :
PREREQUIS :
SUPPORTS PEDAGOGIQUES :
BIBLIOGRAPHIE :
OBJECTIF
TITRE, SOUS-TITRES ET CONTENUS SI POSSIBLES BROUILLON
PEDAGOGIQUE
MOTIVER TITRE :
MO1 : 1-
MO2 :
2-
MO3 :
3-
MO4 :
4-
EVALUER
(Titre du MO)
TYPE D’APPRENTISSAGE :
METHODE :
DEMARCHE :
STRATEGIE CONTENU SUPPORT
TRANSITION :
1-1- DEFINTION
Motiver quelqu’un c’est créer chez lui un besoin, ou si celui-ci existe, c’est l’activer. Le sujet
motivé :
Est persévérant malgré les difficultés et les échecs
Reste longtemps au travail
Est tolérant à la frustration et au découragement
Manifeste une attention soutenue
1-2- JUSTIFICATION
Un sujet non motivé présente les signes suivants :
Distrait, donc n’enregistre pas les informations
Faible participation, d’où résultats insatisfaisants
1-3- EXEMPLES DE MOTIVATIONS
Le professeur évoque les raisons d’étude des élèves
Impose le calme
Pose un problème en relation avec les apprentissages du jour
Evoque le prestige personnel des élèves
Présente un film
Institue des prix les meilleurs élèves
I. TYPES DE MOTIVATIONS
Motivations intrinsèques
Ce sont des motivations dont l’origine est interne, à forte implication du sujet, forte
adhésion aux objectifs à atteindre. C’est une motivation permanente ou à long terme.
Motivations extrinsèques
Ce sont des motivations engendrées par des stimuli externes pour éveiller et capter
l’attention. Elles sont liées à la personnalité de l’enseignant. L’efficacité de courte durée.
Motivation de départ
Présenter une situation problème en rapport avec le cours du jour. Faire en sorte que le problème ait
un sens pour les apprenants. Il faut les impliquer en faisant appel à :
Leur vécu
Leur situation professionnelle
Leurs connaissances antérieures
Il faut amener l’élève à considérer que la situation actuelle n’est pas satisfaisante, donc à éprouver
un besoin.
Il faut amener l’élève à concevoir la solution susceptible de satisfaire ce besoin, c’est-à-dire
………………………………………………………………………………………………………
Motivation pendant le cours
Rappeler ou faire rappeler l’objectif
Renforcer positivement les bonnes réponses
Investir l’espace (déplacement, gestes)
Maquer les points importants par le ton de la voix et des gestes significatifs
Rendre les supports attrayants
Se faire accepter des élèves.
I. GENERALITES :
1-1- Définition :
Exemples :
J’ai acheté des tomates à 1000 francs (mesure), elles sont chères (évaluation).
Sur quoi applique-t-on la mesure ? - l’objet de la mesure est la tomate
Qu’est ce qui est mesuré ? - c’est le prix
Quel est le symbole ? - 1000
Quelle est l’unité ? - l’unité c’est le franc
Mesure :
Dans le domaine scolaire, la mesure consiste en toute activité qui vise à recueillir des
résultats ou des indices relatifs à des performances ou des opérations. C’est un constat ou
une observation.
Evaluation :
c’est une activité qui vise à analyser et à interpréter des résultats ou des indices provenant de
la mesure afin de prendre des décisions. Elle conduit à une décision.
Les éléments de distinction :
L’évaluation se sert du résultat de la mesure. Dans l’évaluation, on accorde une valeur au
résultat de la mesure d’où l’expression « jugement de valeur ». On situe ce résultat de la mesure
par rapport à une norme ou à un critère.
1-3-1- Types
Il existe deux types d’évaluation : l’Evaluation normative (EN) et l’Evaluation critériée
(EC).
L’évaluation normative consiste à interpréter le résultat ou la performance d’un individu
par rapport à celui (ou celle) d’un autre individu. Elle a pour but de les classer et conduire à des
décisions concernant le mérite, la promotion ou la certification.
L’évaluation critériée consiste à évaluer le niveau d’apprentissage d’un apprenant en
comparant sa performance à un critère préétabli. Elle conduit à des décisions concernant la
progression de l’apprentissage.
COMPARAISON
II. TERMINOLOGIE
Un outil d’évaluation a :
Un fond : relatif au contenu qui tient compte du programme
Une forme : présentation
Item particulier en raison de la longueur de la réponse à donner. Il est très précieux pour
mesurer l’aptitude des élèves à rédiger mais il est difficile à noter objectivement.
Il faut bien se rappeler que l’on va obligatoirement mesurer la maîtrise des mécanismes de
l’expression écrite ;
Rédiger la question clairement
Essayer de rédiger la réponse modèle à laquelle vous mettriez la note maximum
Identifier les éléments caractéristiques des mauvaises
Pour argumenter la fidélité, on peut mettre en place un barème très strict mais si c’est
vraiment possible, on peut aussi transformer l’item rédaction en un autre type d’item plus
facile à noter.
I. LOIS D’APPRENTISSAGE
Le questionnement
Les questions simples
Les questions d’investigation (hypothèse, suggestion, clarification, justification synthèse…)
Les questions échos, relais, miroir….
La relance …
L’expression : orale, gestuelle, vestimentaire
L’utilisation des différents supports
Remarque
On peut mettre en ouvre les techniques appropriées et ne pas atteindre les résultats
escomptés parce que les apprenants ne se sont pas sentis concernés par le cours. Il a donc manqué
quelque chose.
MAITRISE DU CONTENU
Poser des questions de compréhension Poser des questions de simple reproduction de mémoire
S’assurer que les élèves maîtrisent les avoirs et savoir-faire Rappeler des connaissances antérieures n’ayant aucun lien avec
nécessaires à la leçon du jour l’apprentissage du jour
Vérifier au moment où il le faut Rappeler l’acquis à un moment inadéquat, ce qui peut perturber
Faire constater le lien entre le pré-requis et la leçon la logique de compréhension
Rappeler l’acquis en ne le liant pas au cours
Apprêter tous les supports pédagogiques nécessaires à Interrompre le cours pour mettre en place un appareil ou aller
l’apprentissage (craie, tableau, appareils, documents, objets chercher un support hors de la salle de cours
réels, etc…) Improviser l’occupation du tableau en oubliant la fiche tableau
Disposer les supports de sorte à faciliter leur utilisation
Utiliser tous les supports prévus et nécessaires Oublier un support pourtant nécessaire
Exploiter toutes les possibilités du support Utiliser le support uniquement pour « orner » son cours
Exploiter le tableau tel que le prévoit la fiche-tableau Improviser l’occupation du tableau en oubliant la fiche-tableau
LOGIQUE DE DEROULEMENT
Aborder les étapes ou parties du cours nécessaires à l’attente de Laisser constater une inadéquation entre l’objectif et le nombre
l’objectif pédagogique d’étape
Aborder les étapes dans un ordre logique Oublier des parties, ce qui peut perturber la compréhension
Récapituler les parties quand il le faut Enchaîner les différentes parties du cours sans les différencier
Créer une transition entre les étapes du cours Aborder les parties sans montrer le lien qui existe, entre elles
Poser les questions n’appelant que les réponses attendues Poser des questions imprécises, équivoques, ambiguës ou non
Varier les questions adapté au niveau des élèves
Renvoyer la question d’un élève à la classe Utiliser la même force de question
Faire justifier la réponse donnée par son auteur ou d’autres Se précipiter pour répondre à la question d’un élève
élèves Considérer une réponse juste d’un élève comme le reflet de la
Solliciter la participation de l’ensemble de la classe compréhension de tous
Envoyer l’élève au tableau pour une démonstration o une Interroger une seule partie de la classe
résolution de problème, chaque fois que cela est possible Envoyer un élève au tableau pour simplement copier quelque
chose
MODULE 1 : METHODOLOGIE
DE PREPARATION D’UN COURS
Un Objectif Pédagogique doit posséder les qualités suivantes : pertinent, logique, précis,
réalisable, observable, mesurable.
ACTIVITE N° 1 :
A- Une série d’objectifs étant proposé, classer les en : Objectif Général (OG), Objectif
Intermédiaire (OI), Objectif Pédagogique (OP), Micro Objectif (MO) :
1-A partir d'un poste de travail informatique installé en réseau et branché sur internet. A l'aide de
logiciels de bureautique les plus courants sur le marché et de la documentation technique pertinente,
exploiter un poste de travail informatique (ordinateur).
2- A partir d'un poste de travail informatique installé, identifier correctement les équipements le
constituant.
3- A partir d'un poste de travail informatique installé et du logiciel Word, produire avec précision,
un document complexe par traitement de texte sous MS Word
4-. Réaliser un en-tête et un pied de page
5- A l’aide d'un poste de travail informatique installé et du logiciel Word, réaliser correctement un
document de type Modèle
6- A partir d'un poste de travail informatique installé et du logiciel Excel, créer identiquement les
tableaux qui vous ont été remis.
7- Modifier un graphique en deux dimensions
8- ........................................................................................................................................
9- ........................................................................................................................................
10- ......................................................................................................................................
OG OI OP MO
Type
Domain
OBJECTIFS Prérequis Niveau d’apprentissa Méthode Démarche
e
ge
1-
2-
3-
4-
5-
6-
ACTIVITE N°3 :
-Formuler un OP en informatique
-Elaborer un outil d’évaluation congruent à cet OP ;
-Effectuer le découpage de l’OP en MO ;
-Etablir la fiche de déroulement ;
-Choisir l’un des MO et rédiger votre stratégie (réaliser la fiche de stratégie).
ACTIVITE N°4 :
-Elaborer une évaluation formative de 5 minutes sur l’un des OP déjà formulé
-Elaborer une évaluation sommative de 2heures avec des items de chaque type.
ACTIVITE N°2 :
ACTIVITE N°3 :
MOTIVATION
Exemple de situation :
Le conseil général de Didiévi vient de doter le lycée de la ville d’un parc informatique (50
ordinateurs). Les élèves s’organisent en club TIC pour assurer la gestion et la maintenance du parc
informatique. Ayant reçu une formation initiale en informatique, les élèves sont amenés à brancher
les ordinateurs.
HABILETES CONTENUS
- la notion d’information ;
- la notion de traitement en informatique
- la notion d’informatique ;
- la notion de logiciels ;
- Connaitre
- le système de quantification de l’information sous forme numérique ;
- les unités de quantification de l’information numérique.
- le rôle d’un système informatique ;
- les constituants d’un système informatique ;
- des exemples de domaines d’applications ;
- Identifier
- le système de quantification de l’information sous forme numérique ;
- Distinguer - logiciels système et logiciels d’application ;
Exemple de situation :
HABILETES CONTENUS
- l’unité centrale
- Connaitre - la notion de périphérique
- quelques exemples de périphériques (souris ; clavier ; écran ; Clé USB)
- Distinguer - les périphériques d’entrée, de sortie et de stockage
- Identifier - les différents ports d’extension de l’unité centrale
Exemple de situation :
HABILETES CONTENUS
- Allumer - un micro-ordinateur ;
- le rôle d’un logiciel système ou système d’exploitation
- les éléments de l’interface principale (bureau)
- un fichier ;
- un dossier ou un répertoire ;
- Connaitre
- l’explorateur
- l’organisation des fichiers et des dossiers sur un lecteur / disque (notion
arborescence) ;
- le chemin d’accès à un fichier ou à un répertoire ;
- Identifier - un lecteur/disque ou répertoire racine (disque local) ;
- Distinguer - fichiers et dossiers
- Formater - un périphérique inscriptible ;
- Créer ;
- un dossier ;
- Déplacer ;
- un fichier;
- Supprimer.
- un dossier;
- Renommer
- un fichier.
- Gérer - ses documents à l’aide de l’explorateur.
- Arrêter - un ordinateur
Exemple de situation :
En fin d’année, le collège Municipal de Tafiré organise une remise de prix aux meilleurs
élèves. Le major de la classe de 6e 2 est choisi pour lire le discours des lauréats. Les élèves
s’organisent pour saisir un texte agréable à lire.
HABILETES CONTENUS
- le rôle d’un traitement de texte ;
- Connaître
- quelques logiciels de traitements de texte ;
- Démarrer
- un logiciel de traitement de texte ;
- Fermer
- Créer
- Sauvegarder - un nouveau document;
- Ouvrir
- Fermer - un document ouvert.
- Décrire - l’interface principale d’un logiciel de traitement de texte ;
Exemple de situation :
HABILETES CONTENUS
- les différents constituants d’un texte ;
- les attributs d’un fragment de texte ;
- Connaître
- la notion de mise en forme ;
- les caractères non-imprimables dans le texte ;
- Saisir - un texte au kilomètre ;
- Insérer - les caractères spéciaux
- Déplacer - le curseur dans un texte.
- Sélectionner
- Rechercher
- Couper
- Copier
- Coller - un fragment de texte.
- Insérer
- Remplacer
- Modifier
- Mettre en forme
Exemple de situation :
HABILETES CONTENUS
- Mettre en page - un paragraphe
- Faire - l’aperçu avant impression d’un document
- Enregistrer
- un document de texte.
- Imprimer
Exemple de situation :
Le ministère de l’Education Nationale de Côte d’Ivoire a décidé de mettre les résultats des examens
« en ligne ». Pour connaître leurs résultats, les candidats au BEPC et au BACCALAUREAT à
Korhogo, sont amenés à consulter le site du Ministère.
HABILETES CONTENUS
- la notion de réseau internet ;
- la notion de la toile (ou web) ;
- la notion de site web ;
- Connaitre - la notion d’adresse web (ou URL) ;
- le format d’une adresse web ;
- les conditions nécessaires pour naviguer sur le web ;
- les différents services offerts sur le web.
Exemple de situation :
HABILETES CONTENUS
- quelques logiciels de navigation ;
- Connaitre - la notion de lien hypertexte ;
- le rôle de quelques outils de navigation.
- Démarrer
- un logiciel de navigation.
- Fermer
- l’interface (ou fenêtre) principale d’un navigateur web ;
- Décrire
- les principaux outils d’un navigateur web ;
- Visiter - un site à partir de son adresse ou d’un lien hypertexte
- Copier - le contenu d’une page web.
- Enregistrer - le contenu d’une page web.
Chacun de ces documents doit être utilisé convenablement, avec la rigueur que nécessite le
remplissage d’un dossier de défense en justice.
a) - Présentation
Le cahier d’appel est un registre qui contient :
- les noms et prénoms de tous les élèves de la classe dans un établissement donné;
- les colonnes servant à marquer les absences des élèves ç chaque séance ;
- les jours de cours.
b) - Importance
Il permet de vérifier la présence et l’assiduité des élèves aux cours par l’administration
scolaire et les parents d’élèves. Il situe les responsabilités de l’administration de l’établissement, des
professeurs et des élèves en cas de situations litigieuses.
L’utilisation du cahier d’appel par le Professeur favorise une meilleure connaissance de ses
élèves notamment au plan socio-affectif.
c)- Utilisation
Le professeur doit toujours faire l’appel lui-même à chaque séance. Il doit y mentionner à
chaque séance, les absences (A) et les retards (R) des élèves, puis sa signature.
Remarque :
a)- Présentation
Le cahier de textes est aussi un registre attaché à une classe. C’est le baromètre du travail
quotidien ou le cahier de bord de la classe. Il est le reflet du travail du Professeur. C’est aussi le
premier document de référence pour évaluer le Professeur.
Le cahier de textes est constitué de :
- une page de garde réservée à l’administration ;
- une page d’instructions pour la tenue ;
- une page pour inscrire les noms et prénoms des Professeurs de la classe par discipline et leur
jour de réception (à remplir obligatoirement)
- une page réservée aux dates de contrôle des connaissances par discipline et per trimestre ;
- deux pages ou indiquer l’emploi du temps lié au travail personnel des élèves (devoirs de
maison, durée des leçons, exercices) par discipline ;
- une page ou coller l’emploi du temps de la classe;
- quelques pages réservées à chaque discipline.
b)- Importance
Le cahier de textes permet de contrôler:
- le respect et l’état d’exécution des programmes ;
- la conformité du programme et de la progression suivis par le Professeur ;
- la conformité des sujets d’évaluation avec le programme en vigueur ;
- la concordance du corrigé avec le sujet proposé aux élèves ;
- le respect du délai préconisé entre la date de l’évaluation et la date de correction du devoir ;
- le rythme et la nature des évaluations ;
- le suivi de la progression ;
- la régularité du professeur aux cours ;
- la rigueur pédagogique du professeur.
En plus du professeur, le Chef d’établissement qui vise le cahier de textes et même les Encadreurs
Pédagogiques chargés de la formation continue du professeur sont évalués à travers ce seul
document.
c) - Le contenu du cahier de textes
Le cahier de textes doit contenir :
- le plan annuel de travail du professeur (la progression) ;
- l’organisation du travail du professeur ;
- les dates des événements qui ont eu des répercussions sur les activités pédagogiques.
Le cahier de textes doit indiquer tout ce que le professeur a fait et dit d’officiel en classe.
Il doit indiquer aussi les raisons des absences du professeur ou de la non tenue des cours, les jours
où il a normalement cours avec la classe.
d)- Utilisateurs du cahier de textes
Ont droit et peuvent avoir recours au cahier de textes, tous les acteurs et partenaires du
système éducatif.
Il s’agit :
- du professeur ;
- du chef d’établissement (évaluer ou défendre le professeur et l’établissement) ;
- des élèves (pour s’informer des tâches programmées);
- des Encadreurs Pédagogiques (APR et CP) ;
- de l’inspection générale (IES et IGEN) ;
- des parents d’élèves (pour s’informer des actions menées par les professeurs).
N.B : Le chef de classe ne fait que transporter le cahier de textes entre l’administration et la
salle de cours. Mais il ne peut être tenu pour responsable des contenus où le professeur a
émargé.
La première page (pour la discipline) comporte la progression. Elle est indispensable pour juger le
reste du contenu du cahier.
Chaque colonne a son importance. Ne pas en remplir une, peut compromettre le professeur,
en cas de contentieux avec quelque acteur ou partenaire que ce soit.
A rendre
Date de
le ou à Plan du cours - Textes des devoirs ou Signature ou
la Pour le
corriger Interrogations écrites- Exercices Emargement
séance
le
Conclusion
Le cahier de textes est le premier document de référence, pour servir de preuve en faveur ou
contre le professeur dans ses rapports avec tous les acteurs et partenaires du système éducatif. Il
importe alors que sa tenue et l’élaboration de son contenu soient faites avec le plus grand soin et la
plus grande rigueur :
La rigueur que l’on mettrait à rédiger son dossier de défense en justice.
a)-Importance
Il sert à enregistrer les notes obtenues par les élèves aux différentes évaluations. Le
professeur doit y transcrire les notes, après la remise des copies aux élèves. Par mesure de
précaution, il prendra soin de répondre d’abord aux éventuelles réclamations des élèves. De sorte
que les notes transcrites dans le cahier ne soient pas surchargées.
Il permet à l’administration et aux Encadreurs Pédagogiques de :
- de contrôler le rythme et la nature des évaluations ;
- de gérer les conflits de notes entre apprenant(e)s et enseignants.
Il permet aux parents d’élèves de suivre l’évolution du travail de leurs enfants.
b)- Utilisation
Le Professeur doit :
- éviter les ratures, les surcharges et l’utilisation du blanco pour ne pas éveiller les soupçons ;
IE2- 6/11/10
DS1- 15/10/10
DS2- 02/11/10
IE1- 18/10/10
TP1- 8/11/10
TP2- 14/12/10
Moyenne
Nom et prénoms des élèves rang
noté /20
noté /20
noté /10
noté /10
noté /10
noté /10
sur /20
Elève 1
Elève 2
Elève 3
Elève 4
Elève 5
Elève 6
Elève 7
Document de liaison entre l’établissement et les parents d’élèves, le bulletin est rempli à la
fin de chaque trimestre (ou semestre). Chaque professeur doit y faire ressortir ses appréciations et
observations en fonction de la moyenne obtenue et du comportement adopté par l’élève en classe,
durant cette période.
Le professeur doit remplir les bulletins de notes avant la tenue du conseil de classe. Il
doit les remplir avec le plus grand soin. C’est le professeur qui s’engage par l’appréciation qu’il
porte par rapport au comportement de l’élève, face à sa discipline. C’est à la fois un droit et un
devoir que tout enseignant doit exercer, sans jamais les déléguer ou céder à quelque acteur que ce
soit.
Les parents doivent recevoir les bulletins de notes à la fin de chaque période d’apprentissage
(un trimestre ou semestre).
Document mémoire de la scolarité de chaque élève, il doit contenir tous les éléments de son
cursus scolaire. Comme le bulletin scolaire, chaque professeur doit remplir le livret scolaire (la
partie qui le concerne) avec la même rigueur. Le livret scolaire doit se remplir progressivement, à la
fin de chaque trimestre (ou semestre), pour éviter les oublis ou le remplissage à la hâte, toutes
choses qui sont à la base des erreurs.
Remarque :
A la différence du cahier de texte, du cahier de notes et du cahier d’appel, le bulletin de notes et le
livret scolaire dans leurs versions actuelles, ne sont pas accessibles pour tous. Si le parent reçoit les
bulletins pour être informé du travail de l’élève, c’est l’administration qui conserve le livret
scolaire. L’élève n’y a pas accès avant la fin de son cycle secondaire.
ARTICLE 16
La liberté d'opinion est reconnue aux fonctionnaires. Aucune distinction ne peut être faite entre ceux-ci en
raison de leurs opinions politiques, philosophiques ou religieuses.
Toutefois, l'expression de ces opinions ne peut mettre en cause les principes affirmés par la Constitution
et par le présent statut. Elle ne peut être faite qu'en dehors du service, avec la réserve appropriée aux
fonctions qu'exerce l'intéressé.
ARTICLE 17
Le droit syndical est reconnu aux fonctionnaires. Leurs syndicats professionnels régis par le droit du
travail peuvent ester en justice.
Toute organisation syndicale de fonctionnaires est tenue d'effectuer, dans le mois de sa création, le dépôt
de ses statuts et la liste de ses administrateurs, auprès du ministre chargé de l'Intérieur.
Les syndicats professionnels de fonctionnaires peuvent se pourvoir contre les actes réglementaires
concernant le statut du personnel et contre les décisions individuelles et collectives portant atteinte aux
intérêts collectifs des fonctionnaires.
ARTICLE 18
Le droit de grève est reconnu aux fonctionnaires pour la défense de leurs intérêts professionnels
individuels et collectifs. Il s'exerce dans le cadre défini par la loi.
ARTICLE 19
Les fonctionnaires bénéficient, dans l'exercice de leurs fonctions, d'une protection assurée par la
collectivité publique dont ils dépendent, conformément aux règles fixées par le Code pénal et les lois
spéciales.
Lorsqu'un fonctionnaire est poursuivi par un tiers pour faute de service, la collectivité publique est
responsable des condamnations civiles prononcées contre lui, dans la mesure où une faute personnelle
détachable du service ne lui est pas imputable.
ARTICLE 21
Il est tenu un dossier individuel par fonctionnaire. Il ne peut être fait état dans ce dossier, de même que dans
tout document administratif, des opinions ou des activités politiques, syndicales, religieuses ou
philosophiques de l'intéressé.
Dans la pratique cet article donne au fonctionnaire, le droit de participer aux décisions qui le concernent. A
cet effet le fonctionnaire qui doit passer devant le conseil de discipline a la possibilité de consulter son
dossier individuel pour bien organiser sa défense.
ARTICLE 22
Les fonctionnaires ont droit à :
● Un congé annuel, des autorisations spéciales d'absence et des permissions spéciales pour événements
familiaux ;
● Des congés de maladie
● Des congés de maternité et des périodes de repos pour allaitement, dans les conditions fixées par la
législation du travail s'agissant des femmes fonctionnaires.
- le congé de maladie
Il dure au maximum 06 mois renouvelable une seule fois. Il est accordé au vu d’un certificat médical mais
l’administration peut contrôler ce dernier et demander une contre expertise. Pendant ce congé le
fonctionnaire perçoit l’intégralité de sa rémunération.
Article. 45. - La disponibilité est la position du fonctionnaire dont l'activité est suspendue temporairement, à
sa demande, pour des raisons personnelles.
Article. 46. - Le fonctionnaire en disponibilité n'a droit à aucune rémunération. Il cesse également de
bénéficier de ses droits à l'avancement et à la retraite.
Article. 47. - La disponibilité ne peut être accordée que dans les cas suivants :
- Accident ou maladie grave du conjoint ou d'un enfant. Dans ce cas la durée de la disponibilité ne peut
excéder une année ; mais elle est renouvelable, après avis du Conseil de Santé;
- Pour suivre un conjoint fonctionnaire en service ou affecté à l'étranger; la durée est également d'une année
renouvelable à la demande motivée de l'intéressé ;
- Pour suivre un conjoint non fonctionnaire; la durée est alors d’un an renouvelable une seule fois;
- Pour convenances personnelles, la durée est d'un an renouvelable une seule fois.
Article. 48.- La femme fonctionnaire, chef de famille placée en disponibilité, pour accident ou maladie d'un
enfant perçoit la totalité des allocations familiales.
Article. 49. - Un décret en Conseil des ministres détermine les modalités de la mise en disponibilité et de la
réintégration des fonctionnaires intéressés.
Article. 52. - Il est attribué chaque année à tout fonctionnaire en activité ou en service détaché, une note
chiffrée, suivie d'une appréciation générale exprimant sa valeur professionnelle. Le pouvoir de notation
appartient au ministre ou au directeur de l'établissement dont dépend l'intéressé. Un exemplaire du bulletin
de notation est remis au fonctionnaire.
Article. 53 - Les modalités de notation des fonctionnaires sont fixées par décret en Conseil des ministres.
- De l'avancement
Article. 54. - L'avancement des fonctionnaires comprend l'avancement d'échelon et l'avancement de classe
qui ont lieu de façon continue d'échelon à échelon et de classe à classe, à l'intérieur de l'échelle de traitement.
L'avancement d'échelon est fonction à la fois de l'ancienneté et de la notation. L'avancement de classe a lieu
uniquement au choix au profit de fonctionnaires inscrits à raison de leur mérite à un tableau annuel
d'avancement après avis de la Commission administrative paritaire. La hiérarchie des classes, le nombre
d'échelons dans les différentes échelles de traitement ainsi que l'ancienneté moyenne exigée pour
l'avancement sont fixés par décret en Conseil des ministres.
Article. 56. - L'avancement des fonctionnaires placés dans la position de détachement pour exercer un
mandat public électif ou un mandat syndical ou une fonction ministérielle, a lieu sur la base de l'avancement
moyen des fonctionnaires de la catégorie à laquelle ils appartiennent
- De la promotion
Article. 57. - La promotion est le passage du fonctionnaire de son grade à un grade immédiatement
supérieur. Elle est faite par voie de concours internes, sauf dérogations prévues par décret
Article. 58. - Les modalités des concours qui doivent prendre en compte l'ensemble des éléments
d'appréciation de la valeur professionnelle du fonctionnaire, sont fixées par voie réglementaire.
Article. 59. - L'acquisition d'un diplôme, titre, ou attestation par un fonctionnaire en cours de carrière
n'emporte pas automatiquement son reclassement dans le grade supérieur.
Article. 60. - Les fonctionnaires méritants peuvent recevoir une distinction honorifique. Les conditions
d'attribution de cette distinction sont précisées par décret en Conseil des ministres.
De la rémunération
Article. 61. - En contrepartie du service fait, le fonctionnaire a droit à une rémunération comportant :
- Le traitement soumis à retenue pour pension ;
- L'indemnité de résidence ;
- Eventuellement des indemnités et prestations diverses instituées par un texte législatif ou réglementaire. Le
montant du traitement est fixé en fonction du grade, de la classe et de l'échelon du fonctionnaire.
Article. 62. - Le régime de rémunération et des avantages sociaux applicables aux fonctionnaires est
déterminé par la loi des Finances.
Article. 72. - Le fonctionnaire est d'office affilié à la Caisse générale de Retraite des Agents de l'Etat. Il
supporte, par prélèvement sur son traitement, les retenues prévues par les règlements en vigueur, pour le
régime des pensions civiles et exigibles en vue de la constitution du droit à pension.
1) Le statut particulier
Chaque enseignant relève d’un statut particulier propre à son corps d’appartenance et fixé par décret n 0 76-
22 du 09 janvier 1976. Ce statut a une incidence sur sa rémunération et ses avantages sociaux.
2) le droit de grève
Aucune limitation légale sur le droit de grève ne concerne le statut des personnels de l’Éducation nationale,
de ce fait les enseignants ne sont pas réquisitionnables, ils ne sont pas personnels d’autorité, contrairement
aux chefs de bureaux, et chefs d’établissements.
4) Le droit à congés
L’enseignant en activité a droit à plusieurs types de congés. Ils correspondent au calendrier établi par le
ministère de l’Éducation nationale. Les enseignants sont dispensés de leur service d’enseignement durant les
périodes de vacance des classes prévues au calendrier scolaire national triennal, arrêté par le ministre. Celui-
ci fixe également la date de rentrée scolaire des enseignants, laquelle précède d’une journée celle des élèves.
Cette prérentrée est le moment où l’emploi du temps est remis à chaque professeur. C’est également lors de
cette journée que les ultimes mises au point concernant l’organisation des enseignements durant l’année
scolaire sont réalisées.
Le calendrier scolaire prévoit enfin que les enseignants appelés à participer aux opérations liées aux
examens demeurent en service jusqu’à la date retenue pour la clôture de ces épreuves.
6) Le droit à la formation
La formation des personnels enseignants joue un rôle essentiel dans la mise en œuvre de toutes les politiques
pédagogiques. Elle peut être académique ou continue. La formation continue est offerte à tous par la DPFC
par l’entremise des structures d’encadrement. Ces structures sont les APFC, les coordinations disciplinaires,
les unités pédagogiques et les conseils d’enseignement. Les formations académiques sont dévolues aux
structures de l’enseignement supérieur où l’enseignant a la latitude de s’inscrire selon son profil.
8) Droit de retrait
L’enseignant a la latitude de se retirer d’une situation de travail et de cesser le service si celui-ci devient
dangereux. Il doit avoir un motif raisonnable et nécessaire, les conditions d’un danger grave et imminent. Il
en informe sa hiérarchie
CONCLUSION
L’Etat accorde à tout fonctionnaire des droits. Ces droits se présentent comme des obligations de l’Etat en
faveur du fonctionnaire. En retour l’Etat attend de ses agents qu’ils satisfassent ses droits. Les droits de
l’Etat représentent dans ce cas des obligations auxquelles ses agents doivent satisfaire.
EXERCICES
Exercice I
La formation des futurs enseignants à leurs droits a fait ressortir les dispositions et les statuts consignés dans
le tableau ci-dessous. Pour chaque disposition, mets une croix devant le statut auquel elle appartient.
Exercice II
Les fonctionnaires enseignants suivants sont dans des situations différentes. M. Akou désire être
momentanément libre pour préparer son diplôme d’ingénieur. Quant à M. Ziza, il souhaite le prolongement
de son congé après un an de traitement. Enfin Veuve Bona sollicite un congé pour rester auprès de sa fille
qui est dans un coma artificiel.
Donne les caractéristiques de la suspension d’activité à laquelle chacun a droit.
Bibliographie
- les dictionnaires Larousse, Wiktionnaire et la Toupie
- La LOI n° 92-570 du 11 septembre 1992 portant statut général de fonction publique ivoirienne
- Loi no 2015-532 du 20 juillet 2015 portant code de travail en Côte-d’Ivoire
- Convention collective interprofessionnelle du 19 juillet 1977
- DECRET N° 93-607 du 2 Juillet 1993, portant modalités communes d’applicationdu statut général de la
Fonction Publique.
- Arrêté du 12 mai 2010 portant déontologie, droits et devoirs des enseignants en France
- loi no 95-696 du 07 septembre 1995 relative à l’enseignement
- Droits aux congés, autorisations d’absence et permissions.
- Texte du 24/01/2017 tiré du statut général de la fonction publique de Côte-d’Ivoire intitulé :<< Quels sont
les droits et devoirs des fonctionnaires en Côte d'Ivoire ? >>
INTRODUCTION :
L’obligation ou le devoir est ce à quoi l’on est obligé par la loi et la morale. En contrepartie de tous les droits
que lui garantit l’Etat ivoirien, l’enseignant à l’instar des autres fonctionnaires a effectivement des devoirs
envers l’Etat et la société. La Loi n° 95-696 du 7 septembre 1995 détermine les principes fondamentaux qui
régissent le service public de l'Enseignement. En son Article 14, elle relève succinctement les devoirs de
l’enseignant comme suit :
« Les enseignants sont tenus d'assurer l'ensemble des activités d'apprentissage qui leur sont confiées. Ils
apportent une aide au travail des élèves et des étudiants, en assurent le suivi et procèdent à son évaluation. Ils
jouissent dans l'exercice de leurs fonctions, d'une entière liberté de pensée et d'expression, dans le strict
respect de la liberté de conscience et d'opinion des élèves et des étudiants. Cette liberté ne doit en aucun cas
aller à l'encontre des objectifs assignés aux établissements et des principes de tolérance et d'objectivité. »
Ces obligations peuvent être présentées en cinq parties.
I - Les devoirs d’ordre général :
1- l’obligation d’assurer le service : l’enseignant doit être physiquement présent à son poste de travail, (en
classe) et consacrer son temps à assurer son service et non à régler ses affaires personnelles, à recevoir des
visites, ou à lire des journaux ;
2- l’obligation du remplissage, au début de chaque année scolaire, du certificat de reprise de service qui
atteste qu'il démarre ou poursuit ses activités dans l'établissement.
3- l’obligation d’obéissance hiérarchique : il doit obéir à ses supérieurs hiérarchiques et exécuter les ordres
qui émanent d’eux. Il doit se conformer aux instructions de son chef. (Cependant, l’enseignant peut refuser
d’exécuter un ordre qu’il juge illégal ou dont l’exécution peut constituer une infraction pénale) ;
4- l’obligation d’obéissance à la loi ;
5- l’obligation de réserve ;
6- l’obligation de désintéressement (aucun intérêt propre);
7- le devoir de respect des Institutions ;
8- le devoir de participation aux affaires publiques ;
9- l’obligation de probité (bonté et honnêteté) ;
11- l’obligation d’amour de la patrie ;
12- l’obligation d’être ponctuel et assidu au travail.
5- l’obligation de se présenter, s'il est élu, aux réunions du Conseil Intérieur et du Conseil de Discipline.
III - Les devoirs d’ordre pédagogique
Le professeur est chargé de dispenser aux élèves des connaissances dans la discipline de sa spécialité et de
l'éducation générale de ces jeunes qui lui sont confiés. Pendant son cours, il est entièrement responsable de
chacun d'eux. Pour cela, il doit :
1- contrôler à chaque cours la présence de chaque élève en faisant l'appel et en visant le cahier de présence et
d'absence (arrêté n° 2471/ AP du 27 juillet 1968).
2- veiller à une tenue correcte du cahier de textes qui est un véritable cahier de bord attestant qu'il a
effectivement assuré sa tâche suivant toutes les directives pédagogiques.
3- tenir à jour le cahier de notes, document indispensable pour le Chef d'établissement chaque fois qu'il
rencontre un parent d'élève.
4- remplir correctement les bulletins et les livrets scolaires avant les conseils de classes (ne pas y faire des
ratures ou des surcharges) en y donnant des appréciations judicieuses.
5- participer obligatoirement aux activités pédagogiques (journées pédagogiques, visites de classes, classes
ouvertes, stages, séminaires ...).
6- participer effectivement aux jurys d'examens, tâches normales du professeur auxquelles il ne saurait se
soustraire (circulaire n° 03/ MEN/ DGEI du 22 mars 1972).
IV -Les devoirs d’ordre moral
L’enseignant doit avoir une conscience professionnelle. La conscience professionnelle est le fait d’assumer
ses devoirs professionnels avec honnêteté, dévouement et dignité.
1- L’honnêteté
L’enseignant a le devoir de faire son travail dans l’honnêteté à travers :
- la préparation effective des cours ;
- la correction des devoirs ;
- le respect des instructions officielles ;
- le renseignement régulier des documents de la classe ;
- le respect du contrat didactique.
2- Le dévouement
L’enseignant doit exercer sa profession avec amour, joie et abnégation (sacrifice) en faisant preuve
d’initiative et de créativité.
3- La dignité
L’enseignant doit être dans sa parole, dans sa tenue, dans sa conduite et dans toute sa personnalité, un bon
modèle pour l’enfant dont l’éducation lui a été confié par l’Etat. Il doit être ouvert avec ses élèves tout en se
gardant de toute familiarité.
Il doit avoir une moralité irréprochable, éviter la drogue, l’alcool, éviter de s’endetter et se quereller. Il ne
doit pas fumer en classe ni dans la cour de l’établissement.
Même en dehors de l’établissement, pour préserver son image de marque, de dispensateur de savoir, de
formateur de la société, il doit avoir toujours un comportement digne.
V - Les devoirs d’ordre juridique
Dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, les Nations Unies ont proclamé que chacun peut se
prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur,
de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou toute autre opinion, d’ origine nationale ou sociale, de
fortune, de naissance ou de toute autre situation.
L’enfant en raison de son manque de maturité physique et intellectuelle, a besoin d’une protection spéciale et
de soins spéciaux, notamment d’une protection juridique appropriée, avant comme après la naissance.
Le contrôle de la présence
Ordre général
de chaque élève
Ordre juridique
le respect de l’équité
Ordre spécifique
Il est évident que le comportement des enseignants a une importance particulière dans une société quelle
qu’elle soit, puisqu’ils forment l’avenir de celle-ci, à travers l’instruction et l’éducation de sa jeunesse. D’où
l’intérêt même du module proposé, à savoir, la déontologie de la fonction enseignante dont l’un des axes de
réflexion est l’éthique de la fonction enseignante : c’est donc l’avenir de notre nation et le nôtre propre, en
tant que nous en sommes membres, qui est en jeu. C’est pourquoi, il importe que les enseignants qui ont à
charge, la formation et l’encadrement du maillon faible de cette nation que constitue la jeunesse à travers les
élèves, soient convenablement outillés à cette fin. Dès lors, par leur exemplarité professionnelle et morale,
les enseignants pourront, d’une part, instruire et éduquer les élèves et, d’autre part, espérer obtenir leur
respect spontané. On déplore généralement le manque de respect dont font preuve certains élèves vis-à-vis de
leurs enseignants ; mais toute autorité morale, en-dehors d’un rapport de pouvoir arbitraire, se fonde sur la
dignité morale et sur les compétences de la personne qui la revendique, et qui « forcent » le respect de ceux
sur qui elle s’exerce. En d’autres termes, la fonction enseignante exige des vertus et des qualités. De même,
elle procède d’un ensemble de principes, c’est-à-dire d’une déontologie.
Partant, la question de la déontologie et de l’éthique n’a jamais cessé d’être constitutivement liée au métier
d’enseignant.
Que faut-il entendre par les termes de déontologie et d’éthique ? Quelle est la responsabilité de l’enseignant
dans son rapport avec les élèves ?
La déontologie regroupe l’ensemble des règles et des devoirs qui régissent une profession, la conduite de
ceux qui l’exercent et les rapports entre ceux-ci et leurs clients ou le public. Le mot déontologie désigne
l’ensemble des devoirs et des obligations imposés aux membres d’un ordre ou d’une association
professionnelle. Comme les règles de droit, les règles déontologiques s’appliquent de manière identique à
tous les membres du groupe, dans toutes les situations de la pratique. Une autorité (hiérarchique) est chargée
de les faire respecter et d’imposer des sanctions en cas de dérogation.
L’éthique porte sur les valeurs qui orientent et motivent nos actions. Elle s’intéresse à nos rapports avec
autrui. Autrement dit, l’éthique fait appel aux valeurs, aux normes ; elle est d’ordre moral.
Au niveau le plus général, la réflexion éthique porte sur les conceptions du bien, du juste et de
l’accomplissement humain. Elle répond alors à des questions comme :
L’enseignant est un fonctionnaire qui remplit une mission de « service public ». La notion de « fonction
publique » est définie par celle d’ « intérêt général ». En effet, la fonction publique n’est pas seulement un
statut et son but n’est pas de procurer la sécurité de l’emploi et un revenu régulier : le fonctionnaire, payé par
l’Etat, remplit un rôle qui est reconnu utile pour la collectivité nationale, il ne poursuit donc pas son intérêt
privé comme un commerçant ou toute autre profession privée, mais il est au service de l’intérêt de tous. En
tout état de cause, la primauté du service publique reste la recherche de l’intérêt général.
L’article 15 de la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789 indique ceci : « La société a le droit de
demander des comptes à tout agent de son administration ». En effet, dans la mesure où il gère une autorité
qui lui est déléguée par la société, le fonctionnaire ou l’enseignant doit rendre des comptes de sa gestion.
Par exemple, les familles ou les parents d’élèves confient leurs enfants à des fonctionnaires de l’Education
Nationale (les enseignants), qui sont rémunérés par les impôts que paient ces mêmes parents d’élèves ; le
fonctionnaire doit donc pouvoir justifier son salaire en rendant compte de son travail avec leurs enfants à
ceux-ci. C’est précisément le rôle du cahier de textes de la classe qui, en tant qu’auxiliaire pédagogique,
permet aux parents de savoir exactement ce que reçoivent leurs enfants en termes d’apprentissages au cours
de l’année scolaire.
Il est bon de savoir que les règles déontologiques sont posées clairement dans un code. En ce qui concerne
les enseignants, c’est le code de déontologie de la fonction publique (Loi n°92-570 du 11 septembre 1992
portant statut général de la Fonction Publique) qui les régit. Ce code traite notamment des principes
fondamentaux auxquels est soumis l’agent de l’Etat, dont l’enseignant. Les principes traditionnels du service
public ont été mis en place, depuis longtemps ; il s’agit des principes d’égalité, de continuité et
d’adaptabilité. Pour l’Education Nationale, ils sont complétés ou illustrés par d’autres principes tels par
exemple la neutralité, la responsabilité, la mutabilité ou encore la gratuité.
En ce qui concerne la dimension éthique du travail de l’enseignant, il est bon de noter que l’éducation se
donne tout entière comme un projet essentiellement éthique. L’enseignement est un travail interactif qui
suppose le dialogue et l’accompagnement. On ne peut s’engager dans l’enseignement sans viser
essentiellement le bien-être des élèves. Les enseignants possèdent une vision du monde qui leur est propre et
adoptent en classe des pratiques diverses, mais tous doivent conjuguer leurs efforts pour atteindre l’objectif
de réussite scolaire dans le respect des valeurs pédagogiques qui sous-tendent le système éducatif.
La relation interpersonnelle est faite de distance, mais aussi de proximité; distance et proximité affectives,
mais aussi physiques. Le statut de l’enseignant lui accorde un pouvoir sur ses élèves. De cela, il doit être
conscient. Il ne s’agit pas ici de coercition, mais d’une influence morale ou d’une autorité intellectuelle qui
est d’autant plus considérable que l’élève est jeune et sans expérience de la vie et, donc, plus vulnérable. Les
actes d’un enseignant ont souvent une influence insoupçonnée et imprévisible que même une analyse
réflexive approfondie ne permet pas de déceler. Il ne sera jamais trop bien formé pour exercer un regard
éthique vigilant sur sa pratique. Qu’on songe, par exemple, aux répercussions d’un jugement inapproprié,
même fait de bonne foi, ou à une évaluation erronée ou, même, à certaines maladresses verbales qui blessent
un être dans son estime de soi. Le respect des élèves, est assurément au cœur du quotidien de l’enseignant,
car il accompagne l’acte d’enseigner.
Ainsi, être bienveillant, c’est prendre soin d’autrui, c’est avoir compris qu’autrui est fragile et vulnérable, et
que nous sommes tous finalement fragiles et vulnérables. La bienveillance nous invite à apporter à l’élève,
confronté à l’inquiétude, à la désillusion et parfois même, disons-le, à la souffrance, une forme de réconfort.
L’enseignant n’est pas convié à devenir une assistante sociale bien évidemment, l’enseignant reste un
enseignant. Simplement, il n’a pas en face de lui des sujets abstraits mais des personnes. L’élève est aussi
une personne.
Comme on le voit, Le tact n’est pas simple habileté relationnelle, mais bel et bien vertu, car il s’y
manifeste une sensibilité à autrui où s’esquissent les premiers mots, peut-être d’abord les premiers silences,
d’une éthique de la parole.
Dès lors, l’enseignant doit être véritablement un modèle pour les élèves. Cette nécessaire exemplarité de
l’enseignant n’est rien d’autre que la fidélité à ces trois principes ou vertus. L’exemplarité n’est pas à
chercher du côté de la perfection mais, tout au contraire, du côté d’une fidélité silencieuse à ces quelques
grands principes. C’est précisément cette fidélité silencieuse, cet engagement obstiné qui rend l’enseignant
respectable aux yeux de ses élèves. Au demeurant, l’exemplarité de l’enseignant- et ce n’est pas un paradoxe
de dire cela - est une exemplarité ordinaire. Elle ne lui demande pas d’être un surhomme. Ainsi, tout
enseignant peut raisonnablement souscrire à cette conception de l’exemplarité en mesurant véritablement la
charge et le sens de la responsabilité de sa mission, qui en font l’éducateur par excellence.
A/ Les obligations
L'obligation de neutralité
Dans leurs enseignements, les enseignants du primaire et du secondaire public sont tenus au respect de cette
règle qui s'impose à tous. Le principe de laïcité s'applique également à tous les agents du service public
d'enseignement public et fait obstacle à ce qu'ils manifestent leurs croyances religieuses dans le cadre de
leurs enseignements. La neutralité est le devoir de mesurer ses mots et la forme dans laquelle ils sont
exprimés.
Gérer la classe, c’est avant tout s’en approprier l’espace et avoir la maîtrise des lieux :
- Ne pas rester assis derrière son bureau ;
- Se déplacer calmement dans la classe ;
- Eviter les espaces vides entre l’enseignant et les élèves (chaises et tables vides) ;
- Exiger le silence avant de prendre la parole ;
- Ecrire lisiblement au tableau (attention à l’orthographe). Utiliser rationnellement le tableau ;
- Remettre en l’état la salle en fin de séance (éclairage et mobilier)
L’enseignant n’oubliera pas que les élèves méprisent l’incompétence, la démagogie et la familiarité.
N.B : Construire ses cours, ce n’est pas photocopier une partie de manuel, la distribuer et la commenter ;
c’est penser un scénario de formation pour atteindre un objectif identifié dans une progression. L’élève
apprend et l’enseignant enseigne : ce sont deux acteurs ayant deux activités différentes. Tout enseignement
doit être basé sur des objectifs pédagogiques pour lesquels, l’enseignant utilisera des stratégies en ayant pour
seul souci, la transmission adéquate et rigoureuse, des savoirs à l’élève.
CONCLUSION
Il est impossible de distinguer, dans le cas de l’enseignant, ce qui renverrait à une déontologie
professionnelle et ce qui relève de la morale tout court. Car l’enseignement est peut-être le seul « métier » où
activité publique et vie privée, existence professionnelle et personnelle ne sauraient être dissociées.
Contrairement aux autres travailleurs, le professeur ou l’instituteur est enseignant toujours et partout, même
et surtout hors de la classe. L’enseignant doit pour ainsi dire être irréprochable dans sa tenue et sa conduite
privée.
Celui qui a accepté la mission d’éducateur doit mettre sa conduite en harmonie avec son enseignement. Son
travail est tout entier un don de soi. Il rime avec « vocation », « mission », « service », « apostolat », toute
chose qui signifie clairement le caractère sacerdotal, de l’activité enseignante. Si la notion de déontologie
évoque l’idée de devoirs spécifiques à une pratique déterminée, celle-ci est habituellement toujours liée à
celle de droits corrélatifs de ces devoirs. Or dans le cas de l’enseignant, il s’agit d’une éthique « sacrificielle
» qui l’invite à un sacrifice total et sans contrepartie de sa personne à sa tâche, à un dévouement sans retour,
à un complet oubli de soi-même.
Dès lors, parler d’une éthique de la fonction enseignante, revient à mettre l’accent sur certaines valeurs
fondamentales qui sont réaffirmées et mises en contexte, à savoir les valeurs de justice, d’égalité et d’équité,
auxquelles s’ajoutent les trois valeurs instrumentales, soit la cohérence, la rigueur et la transparence.
D’autres valeurs que sont par exemple, la probité (ne pas utiliser les moyens du service à des fins
personnelles), la patience et la tolérance que certains considèrent d’abord comme des qualités personnelles,
mais qui doivent être partagées par tous les enseignants, sont aussi essentielles pour un agir éthique dans
l’enseignement.
The approach by objectives focuses on achieving specific goals and emphasizes the acquisition of knowledge and skills like using the imperative mood, ensuring that all students perform the same activity under the same conditions. This method often neglects intellectual processes and is more about responding to precise directives . On the other hand, the approach by competencies encourages active student participation by integrating the learning process, promoting problem-solving, and developing both disciplinary and transversal competencies like critical thinking and cooperation. This approach engages students in meaningful activities that culminate in varied productions such as posters or dialogues .
In competency-based learning, teachers support students by acting as facilitators who provide guidance and resources, highlight errors as learning opportunities, and encourage peer collaboration and discussion. This helps students to overcome cognitive obstacles by constructing knowledge through interaction and comparison of different perspectives, thereby building a deeper understanding of complex concepts .
The approach by objectives focuses on achieving specific, predefined outcomes through structured activities that foster acquisition of knowledge (knowing what) and skills (knowing how). It involves precise instructions and uniform tasks for all students, emphasizing individual work on micro-competencies, but lacks in developing broader communication skills and teamwork . In contrast, the approach by competencies integrates skills across various contexts, involving students in setting goals, participating in group activities, and situational problem-solving that requires collaboration and innovative thinking. It empowers students to actively engage and apply their knowledge in diverse situations, developing both disciplinary and transversal competencies .
In a competency-based approach, the teacher acts as a facilitator and resource provider who guides students in self-directed learning, helps manage group activities, and encourages participation and collaboration . Meanwhile, in an objective-based approach, the teacher's role is more directive, focusing on delivering specific instructions, evaluating individual student work, and ensuring understanding through correction and repetition .
The competency-based approach is considered a natural progression from the objective-based approach because it builds on the foundational knowledge and skills that objectives aim to achieve, while expanding into more comprehensive learning processes. It integrates both knowledge and skill acquisition with the development of higher-order thinking skills and personal attributes, providing a more holistic educational experience that prepares students for real-world challenges .
The competency-based approach necessitates a curriculum design that focuses not only on content delivery but also on how students learn and apply knowledge in practical contexts. It requires flexibility in execution, allowing for differentiated instruction to meet diverse learning needs, and incorporates assessments that evaluate both process and outcomes. This approach leads to a more dynamic and student-centered curriculum, requiring educators to be adaptive and innovative in their teaching strategies .
The competency-based approach promotes individual autonomy by encouraging students to actively participate in their learning process, allowing them to set personal goals, make decisions, and reflect on their learning progress. Collaborative learning is promoted through group activities where students work together to negotiate, debate, and create solutions, thus developing both individual initiative and group coordination skills. This approach effectively balances self-directed learning with teamwork, preparing students for diverse future environments .
In the competency-based approach, teachers acting as facilitators are crucial as they guide the students in their learning journey without dictating solutions. Teachers manage classroom activities, help students set learning objectives, provide resources and tools, and assist in resolving conflicts and misconceptions. Their role as facilitators encourages students to take ownership of their learning process, promoting deeper engagement and a better grasp of both content and method .
In the objective-based approach, evaluation is often summative, focusing on whether specific objectives have been achieved by checking if students can replicate learned skills or knowledge. In the competency-based approach, evaluation is more formative and integrated into the learning process, assessing not only the end product but also the processes used by students to arrive at those results. This approach allows for ongoing feedback and is geared towards improving understanding and skills in a comprehensive manner .
Maintaining neutrality and objectivity is crucial for teachers to foster a fair and inclusive learning environment that respects diverse perspectives. It ensures that teaching practices align with educational values and principles, thus promoting equality and preventing bias or indoctrination. This behavior upholds the educational system's integrity and facilitates a balanced exchange of ideas .